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Gattaz, (Medef) remet maintenant en cause le pacte de responsabilité

Gattaz, (Medef)  remet maintenant en cause le pacte de responsabilité

Visiblement Gattaz s’est fait remonter les bretelles par nombre de patrons pour s’être engagé un peu vite à légard du pacte de responsabilité. On reproche surtout à ce pacte d’être trop tardif (il faudra des mois pour la mise en œuvre), trop complexe et pas à la hauteur de l’enjeu. Du coup il fait volte-face et dénonce ce qu’il avait encensé hier. Le reproche principal tient aux fameuses contreparties qui risquent d’annuler une grande partie de la promesse d’allégement de la fiscalité.  Le pacte de responsabilité aux entreprises de François Hollande semble avoir du plomb dans l’aile. Membre de la délégation qui accompagne le président de la République lors de sa visite d’État aux États-Unis, le président du Medef a dénoncé le pacte de responsabilité devant quelques journalistes. Lors d’un point presse informel à Washington, Pierre Gattaz a littéralement torpillé le grand compromis sur l’emploi voulu par le Président. Visiblement, Pierre Gattaz n’a pas digéré d’être incité de toutes parts à s’engager sur des contreparties chiffrées en terme d’emplois en l’échange d’une baisse des charges qui pèsent sur les entreprises. Le président du Medef souhaite beaucoup plus d’allégements de charges que prévu et il ne veut pas entendre parler de contreparties. « Il faut surtout arrêter de gérer par la contrainte. Je crois que c’est fondamental. Aujourd’hui, quand j’entends parler de contreparties dans le pacte, j’entends aussi des gens qui me disent : ‘On va vous contraindre, on va vous punir, on va vous mettre des pénalités’. Il faut arrêter ce discours qui est insupportable », a estimé le patron des patrons.   »Nous ne sommes pas dans une cour d’école. Et même dans une cour d’école américaine, ils sont toujours dans l’incitation positive. En France, je ne sais pas pourquoi, nous sommes toujours dans l’incitation négative, a-t-il poursuivi, expliquant qu’il attendait « maintenant du gouvernement », qu’il lui dévoile « en mars prochain, la trajectoire de baisse de la fiscalité sur les entreprises ». « Je suis extrêmement libre. Il n’y a pas de contreparties », a-t-il assuré.

 

Assurance-chômage: le montant et la durée des cotisations en cause

Assurance-chômage: le montant et la durée des cotisations en cause

18 milliards  de déficits  cumulés en 2013, 23 en 2014 pour le régime chômage vont justifier une nouvelle confrontation patronat-syndicats. Avec comme conséquences la remise en cause du montant des  indemnités. Il faudra trancher ou laisser filer ce déséquilibre. De toute évidence ce filet social est indispensable pour autant certaines dérives transforment l’ assurance en congés supplémentaires. Des dérives certes très minoritaires mais qui coûtent très cher. Et il ne faudra pas compter sur hypothétique reprise pour équilibrer les comptes annuels encore moins pour apurer la dette.  Les discussions sur l’assurance chômage ont déjà été repoussées en octobre en raison d’un embouteillage sur les dossiers sociaux. Ce sera donc pour janvier. L’enjeu est considérable. Il s’agit de mettre un terme au déficit du régime de l’assurance chômage (Unedic) qui se creuse tous les ans de 5 milliards d’euros. L’équation s’annonce difficile.  Côté patronat, on annonce d’ores et déjà qu’il va falloir discuter sans tabou avec en filigrane la question de la dégressivité des indemnités chômage, et évoquer le niveau des cotisations. Deux préalables qui ne vont pas du tout dans le sens des syndicats pour lesquels l’allocation chômage reste un filet de sécurité. Le gouvernement a déjà clairement affiché sa position: lui non plus ne veut pas rogner les indemnités, surtout pas en période de chômage de masse. Après les accords signés sur le marché du travail et sur la formation, ce sera la prochaine négociation-test de la méthode Hollande.

Sondage – pouvoir d’achat : baisse pour 63% des français, en cause les impôts

Sondage - pouvoir d’achat : baisse pour 63% des français, en cause les impôts

 

Selon le nouveau « Baromètre des projets » des Français Viavoice BPCE pour Les Echos et France Info, la tendance dans les ménages n’est pas à l’optimisme. Une large majorité (63 %) des personnes interrogées continuent à anticiper une baisse de leur pouvoir d’achat, dont un quart (23 %) une forte baisse. Au premier rang des  préoccupations, la hausse des impôts et notamment de la TVA , à 20% au 1er janvier. Ainsi, à la question « pour les trois prochains mois, quelles sont les dépenses qui vous préoccupent le plus pour votre pouvoir d’achat ? », 52% des sondés répondent « les impôts », loin devant « l’alimentation » (38%) et « l’électricité » (33%). Conséquence immédiate, les dépenses pour les fêtes de fin d’année seront globalement moins importantes que l’an dernier. Ainsi, 53 % des Français (+11 points en un an) se disent prêts à se serrer la ceinture. Dans le détail, les restrictions concernent d’abord les dépenses de vacances (58% des personnes interrogées). L’effort portera ensuite sur  les repas (51%). Le budget cadeaux reste en revanche relativement épargné, seuls 38 % des personnes interrogées envisagent de limiter leurs dépenses sur ce poste. « Signe de ces temps difficiles, enfin, la part des Français déclarant ne pas mettre d’argent de côté chaque mois progresse », révèle le sondage BPCE-Viavoice pour France Info et Les Echos publié ce jeudi.  Ainsi, en novembre, 31% des personnes interrogées déclarent ne pas mettre d’argent de côté, contre 26% en juin, quand 25% ont commencé à réduire leur épargne mensuelle. Un peu moins de 30 % (28%) des sondés disent qu’ils mettent autant de côté que les mois précédents. Ils sont seulement 12% à déclarer épargner d’avantage. « On a 40% des retraités, 40% des ouvriers qui déclarent ne pas mettre d’argent de côté. Dans le cadre de notre baromètre, c’est un record« , souligne François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice. Même si la période hivernale n’est pas la plus propice aux acquisitions immobilières, le placement dans la pierre n’est pas à l’ordre du jour non plus. A la question, « envisagez-vous d’acheter une maison ou un appartement au cours de trois prochains mois », la réponse est « Non » à 93%, contre 5% de « Oui » et 2% qui ne se prononcent pas.

Mutuelles étudiants remises en cause

Mutuelles étudiants remises en cause

La Cour des comptes, qui publie demain mardi 17 septembre un rapport sur la sécurité sociale, émet en tous cas des critiques sur le fonctionnement des mutuelles étudiantes. La gestion de l’assurance maladie étudiante est confiée aujourd’hui à deux réseaux de mutuelles : La Mutuelle Des Etudiants (LMDE) et le réseau régional emeVia. Au total, 1,7 million d’étudiants doivent payer une cotisation (211 euros cette année) dans l’une de ces deux mutuelles. Selon le pré-rapport de la Cour publié en juillet dernier par le journal Le Monde, mettre fin aux cotisations obligatoires permettraient de faire économiser 69 millions d’euros à la CPAM, l’assurance maladie.  Pour assurer la mission de service public des mutuelles, l’assurance maladie leur verse chaque année 54,77 euros par affilié, soit 92 millions d’euros. Un chiffre trop élevé pour une efficacité bien trop faible dénonce la Cour des comptes. Selon elle, la LMDE accumulerait les retards dans le traitement des feuilles de soins et ne répondrait qu’à un appel téléphonique sur 14. La mutuelle affichait d’ailleurs un déficit record de 23 millions d’euros en 2011. Quant aux mutuelles régionales, elles mettraient 3 fois de temps que la CPAM pour actualiser les cartes vitales de ses affiliés. « Les mutuelles étudiantes paraissent significativement moins productives que les caisses primaires », juge la Cour des comptes. Une conclusion que conteste Cédric Chevalier, président du réseau emeVia. « En 2012, un affilié coûtait en moyenne 65,8 euros ans les 50 CPAM les plus performantes alors que les mutuelles étudiantes ne touchent que 52 euros pour gérer la santé d’un étudiant. Dire que le régime étudiant coûte plus cher que le régime général est faux », expliquait-il sur ma Chaîne étudiante. Pour autant, les mutuelles tente de se rattraper en profitant de la possibilité qui leur est offerte de cumuler des activités commerciales à celles de gestion de l’assurance maladie.Ainsi, le paiement de la cotisation à la sécurité sociale, qui se fait le jour de l’inscription à l’Université, est une bonne occasion pour les mutuelles de vendre leur complémentaire santé facultative. Et pour un étudiant de 18 ans mal conseillé, la limite entre cotisation à la sécurité sociale et souscription à une complémentaire santé reste flou. En 2012, l’UFC-Que Choisir dénonçait des pratiques commerciales douteuses encore en vigueur sur les campus français. Afin de mettre fin à ces abus, le Sénat se prononçait en décembre dernier pour la création d’une mutuelle étudiante unique.La Cour des comptes prône quant à elle un assouplissement du régime. Selon les Sages, la délégation de service public aux mutuelles est une bonne chose, mais les étudiants devraient avoir la possibilité de rester rattachés au régime de leurs parents s’ils le désirent.

 

La guerre des œufs : en cause les prix à la production

La guerre des œufs : en cause les prix à la production

 

 

5 centimes seulement par œuf payé au producteur et revendu en moyenne 30 centimes ! De quoi déclencher une guerre des œufs. En cause aussi la surproduction qui imposerait des mesures de régulation.   »Les cours sont toujours en-dessous du prix de revient », explique Sébastien Saliou, producteur à Louannec (Côtes d’Armor). Pourtant, « on est dans la période la plus importante de l’année, avec les commandes des collectivités, après les vacances », souligne ce trentenaire, à la tête avec son frère et son père d’une exploitation de quelque 82.000 poules en batteries et 6.000 en plein air.  Cet +effet rentrée+, combiné avec des mesures de mise à l’écart de 15 millions d’oeufs décidées par l’interprofession après les quatre actions de destruction d’oeufs dans le Finistère et les Côtes d’Armor, a certes fait grimper les prix depuis début août.  Ils sont ainsi passés de 4,50 euros les 100 unités à environ 5,50 en moyenne, alors que les prix de revient s’établissent entre 6,50 et 7 euros, selon les producteurs, dont la grogne dure depuis plusieurs mois. La faiblesse des cours ne permet pas de couvrir leurs coûts de production et d’amortir des investissements liés à une directive européenne sur le bien-être animal. Pour s’en sortir, Yohann, un producteur du Morbihan, n’a eu d’autre choix qu’une solution extrême, assure-t-il: abattre ses 24.000 poules, dont il n’aurait dû se débarrasser qu’en septembre. « Je perds moins d’argent comme ça », affirme-t-il. « Je remettrai des poules en octobre. Mais si la crise n’est pas résolue, la banque va me réclamer mes annuités. Et si je ne paye pas, je perds ma maison, mes terres et je mets ma famille à la rue », s’emporte cet exploitant qui s’est lancé il y a deux ans et a investi un million d’euros.Sébastien Saliou, envisage aussi de se défaire de 27.000 têtes, tout en renégociant ses annuités avec sa banque. « C’est plus tenable », lance Yohann. Le constat est partagé par les membres du collectif à l’origine des quatre actions de destruction d’oeufs. Le collectif avait décidé de les suspendre dans l’attente d’une réunion de crise le 13 août à Rennes avec le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.  Mais mardi, à l’issue d’une réunion à Ploumagoar, près de Guingamp, certains de ses membres ont annoncé qu’ils les reprendraient si d’ici jeudi 5 septembre les cours ne grimpent pas.  Une menace réitérée mercredi après une réunion en préfecture de Bretagne du Comité de suivi régional de la filière mis en place à la demande de M. Le Foll.  Menace sérieuse ou coup de bluff ? En tous les cas, le sentiment de colère et d’exaspération est bien réel. D’autant qu’un million de poules pondeuses supplémentaires vont arriver dans des exploitations, assure le collectif, dans le contexte de surproduction. Quelque 14,5 milliards d’oeufs par an sont produits en France, dont près de la moitié en Bretagne, selon la direction régionale de l’Agriculture.  Par ailleurs, des exploitants sont « aujourd’hui sous pression de la part des GMS (la grande distribution, ndlr) qui ont tendance à revoir les prix des contrats » (à la baisse), a souligné mercredi le préfet de Bretagne, Patrick Strzoda.  Pour le collectif, la solution d’urgence pour la remontée des cours passe par la réduction de 5% de la production au niveau national, en attendant que des solutions pérennes pour l’avenir de la filière soient mises en place. M. Le Foll a demandé à deux inspecteurs généraux de travailler sur ce sujet. Leur rapport est attendu début octobre.  Le collectif, dorénavant baptisé +pour le maintien de la production d’oeufs en Bretagne+, a proposé aussi jeudi la création d’une caisse de péréquation, qui indemniserait « les éleveurs en cas de crise ».

 

Accident ferroviaire en Espagne : en cause la vitesse

accident ferroviaireen Espagne : en cause la vitesse

Le virage A Gandeira, près de Saint Jacques de Compostelle, est bien connu des cheminots : le train à grande vitesse emprunte la voie classique. Il faut impérativement réduire la vitesse, passer de plus de 200 à 80 km/h en quelques instants. Ce qui n’a pas été, semble-t-il, le cas . C’est l’une des plus graves tragédies ferroviaires de l’histoire de l’Espagne. Et surtout la première qui se passe sur une ligne à grande vitesse.  Enfin, presque à grande vitesse : la ligne Madrid-Ferrol n’est pas entièrement équipée ; par endroits, elle emprunte des voies classiques. Ce qui n’est pas sans poser quelques menus problèmes : l’écartement des rails n’est pas le même. C’est pour cela que les trains Alvia sont conçus pour s’adapter aux deux normes : les lignes à grande vitesse sont aux normes internationales (1435mm d’écartement) , tandis que les voies classiques sont larges de 1668mm. Les trains s’adaptent automatiquement en roulant. A moins d’un dysfonctionnement ? Quoi qu’il en soit, pour franchir sans dommage le virage A Gandeira, près de Saint Jacques de Compostelle, là où a eu lieu l’accident, le conducteur du train doit réduire considérablement sa vitesse, passer en quelques instants de 200-220 km/h à 80 km/h. Ce qui n’a pas été le cas… Ou alors le conducteur a commencé à freiner trop tard. Le jour de l’inauguration de la voie, le 10 décembre 2011, le train avait déjà fait une embardée, provoquant une belle frayeur chez les passagers. Ce jour-là on avait beaucoup parlé de l’inertie du train, de la difficulté à faire descendre rapidement la vitesse…  Qui plus est, le conducteur ne bénéficie, à cet endroit, d’aucune aide extérieure : le tronçon n’est pas connecté à l’ERTMS, le Système européen de surveillance du trafic ferroviaire, qui empêche les trains de dépasser la limite maximale…

 

Consommation des ménages : +0.5% en mai, en cause le prix des denrées alimentaires

Consommation des ménages : +0.5%  en mai, en cause le prix des denrées alimentaires

 

La consommation des ménages français en biens a augmenté de 0,5% en mai par rapport au mois précédent du fait d’un rebond des achats alimentaires, selon les données publiées vendredi par l’Insee.  La baisse du mois d’avril a été révisée à -0,5% contre -0,3% annoncé auparavant. Seize économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre en baisse de 0,1% en mai, leurs prévisions s’échelonnant entre -1,0% et +0,2%. Dans un communiqué, l’Insee fait état d’une hausse de 0,4% des dépenses en bien durables le mois dernier, après +1,3% en avril, due notamment à l’automobile (+0,9% après +2,0%). Les achats en équipement du logement ont en revanche baissé légèrement (-0,1% après +0,4%). Les achats de textile cuir ont quant à eux baissé de 1,5%, après un rebond de +1,5% en avril. Après une forte hausse en mars (+2,6%) et une chute en avril (-3,4%), la consommation en produits alimentaires a rebondi de 1,4% en mai. Les dépenses de consommation des ménages en énergie se sont légèrement contractées (-0,3%) après quatre mois consécutifs de hausse liée aux températures plus basses que d’habitude.

Consommation de bière en baisse : en cause la hausse des prix

Consommation de bière en baisse : en cause la hausse des prix

Les Français boivent de moins en  moins de bière. Fin octobre 2012, l’Assemblée nationale faisait voter une hausse de 160% des taxes sur la bière, soit environ cinq centimes pour un verre de 25 centilitres, en réduisant cette augmentation pour la production des petites brasseries.  L’application de cette nouvelle fiscalité a fait flamber les prix : ils ont augmenté de 14% en grande surface depuis le début de cette année. Blonde, brune, ambrée ou fruitée : aucune variété n’est épargnée.  Conjugués au mauvais temps, les effets de la taxe se répercutent dans les cafés. Ils affichent une baisse de 15% de la consommation en six mois. Les cafetiers sont inquiets : la bière représente plus du tiers de leurs revenus.  Les Français sont loin d’être de gros buveurs de bière. Avec 30 litres par an et par habitant, notre pays se classe 26ème sur 27 en Europe. On en boit trois fois moins que les Belges, les Allemands et les Anglais, et cinq fois moins que les Tchèques. Notre préférée reste majoritairement la bière blonde. Mais de plus en plus, on aime découvrir les spécialités : la bière blanche plus désaltérante, ou la bière ambrée. Une chose à savoir : plus une bière a de goût, plus elle contient d’alcool. Côté production, les deux leaders en France sont Kronenbourg et Heinekein. Ces deux entreprises ne sont pas françaises, mais elles fabriquent en France, avec des produits français.

Sondage -Municipales Paris : NKM menace Hidalgo, en cause le mécontentement général

Sondage -Municipales Paris : NKM menace Hidalgo, en cause le mécontentement général

 

 

Une surprise la remontée de NKM liée sans doute au contexte local mais aussi au mécontentement des couches moyennes en général vis-à-vis da la politique économique du gouvernement. Anne Hidalgo (PS) arriverait en tête au premier tour des municipales à Paris si l’élection avait lieu dimanche avec 37% des voix, devant Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP, 35%), qui progresse de 7 points depuis janvier, selon un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD à paraître dimanche.  A la question « pour laquelle des listes suivantes y aurait-il le plus de chances que vous votiez? », une liste conduite par la première adjointe au maire sortant Bertrand Delanoë est première avec 37% des suffrages, un point de moins par rapport à un sondage identique effectué en janvier.  Une liste conduite par Nathalie Kosciusko-Morizet obtiendrait 35% des voix, contre 28% en janvier. Tous les autres concurrents sont loin derrière.  Au deuxième tour, la candidate socialiste l’emporterait haut la main, par 54% des voix contre 46% à sa rivale (56% contre 44% en janvier).  A la question de savoir si Nathalie Kosciusko-Morizet sort « renforcée, affaiblie ou ni renforcée, ni affaiblie de cette primaire », 28% jugent « renforcée », 18% « affaiblie », et 54% ni l’un ni l’autre.  Sondage réalisé du 5 au 7 juin auprès d’un échantillon de 855 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1.006 personnes, représentatif de la population de la ville de Paris âgée de 18 ans et plus.   »La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’interviewé(e)) après stratification par arrondissement » souligne l’étude.

 

Sécu: le déficit augmente, en cause le chômage

Sécu: le déficit augmente, en cause le chômage

Moins de croissance, davantage de chômage et moins de recettes de la sécu. Le cercle vicieux vaut pour tout ; Après avoir amorcé un fléchissement depuis deux ans, le déficit du régime général de la Sécurité sociale devrait à nouveau se creuser en 2013, atteignant 14,3 milliards d’euros, principalement en raison de la conjoncture économique.  Cette nouvelle prévision de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) est supérieure à ce que le gouvernement avait escompté et indiqué dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) votée en fin d’année.  Le déficit avait alors été fixé à 11,4 milliards d’euros pour 2013 (11,7 milliards en tenant compte des remarques du Conseil constitutionnel, postérieures).  Dans le détail, les comptes de la branche maladie se dégraderaient fortement par rapport aux prévisions, à -7,9 milliards d’euros (-5,1 milliards prévus), estime la CCSS dans la synthèse de son rapport obtenue par l’AFP.  Pourtant, les dépenses de santé devraient être contenues en 2013, malgré un surcoût lié à l’épidémie de grippe, virulente en début d’année.  La progression de l’Ondam (objectif national des dépenses d’assurance maladie) a été fixé à +2,7% pour 2013. Or, les dépenses devraient être inférieures de 200 millions d’euros à cet objectif.  Le solde de la branche retraite s’établirait à -3,5 milliards et celui de la famille à -3,2 milliards. Seule la branche accidents du travail présenterait un excédent de 300 millions. « La réduction des déficits amorcée en 2011-2012 connaîtrait un coup d’arrêt en 2013″, car « les recettes sont affectées par le ralentissement très sensible de la masse salariale », souligne la CCSS.  En effet, le régime général est financé par les revenus du secteur privé au travers des cotisations et de la CSG (Contribution sociale généralisée).  Mais la hausse du chômage et donc le ralentissement de la masse salariale, prive le régime d’une partie de ses recettes.  Le taux de chômage a bondi à 10,4% au premier trimestre 2013, soit 0,3 point de plus qu’au trimestre précédant, atteignant un niveau inégalé depuis 1998, selon les chiffres de l’Insee publiés jeudi.  La progression de la masse salariale serait limitée à 1,3% en 2013 alors que le budget de la Sécu est basé sur une croissance de 2,3%.  Pourtant, les mesures décidées en 2012 par le gouvernement, comme la hausse du forfait social, ont apporté de nouvelles recettes, de l’ordre de 6 milliards d’euros, ce qui a permis de « compenser en partie » le ralentissement constaté par ailleurs.  En 2013, l’augmentation des prestations de retraite serait plus forte qu’en 2012 (4,2%), selon la CCSS, en raison d’un « pic de départs », lié à la montée en charge de la réforme de 2010 et à une augmentation des départs anticipés.  Mais paradoxalement, alors que le gouvernement a entamé une réforme des retraites, le déficit de la branche retraite est réduit par rapport à 2012 grâce notamment à la hausse des cotisations retraite, pour financer le départ à 60 ans des salariés ayant commencé à travailler tôt.  Les prestations familiales quant à elles ralentiraient en 2013, après la forte augmentation de 2012 liée notamment à la majoration de l’allocation de rentrée scolaire.  Le déficit de la branche famille se creuserait malgré tout de 700 millions d’euros, subissant l’impact du ralentissement de la masse salariale.  Le gouvernement a présenté cette semaine sa réforme de la politique familiale qui devrait permettre d’économiser 1,1 milliard d’euros en 2014 dans l’objectif de rétablir l’équilibre en 2016.  Hors régime général, le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) qui finance le minimum vieillesse et les cotisations retraite des chômeurs, présenterait un déficit de 3 milliards d’euros, contre 2,5 milliards prévus.  En ajoutant le FSV, le déficit global est quasiment stable, à 17,3 milliards d’euros, par rapport à 2012 (17,5 milliards).  Il avait atteint 28 milliards en 2010, puis 20,9 en 2011.

 

Wall Street : en baisse ; en cause : des indicateurs décevants

Wall Street : en baisse ; en cause : des  indicateurs décevants

Selon des résultats définitifs, le Dow Jones Industrial Average, qui avait atteint la veille un nouveau record historique, a lâché 42,47 points, à 15.233,22 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, a reculé de 6,38 points, à 3.465,24 points.  L’indice élargi S&P 500, qui était parvenu mercredi à battre son record pour la quatrième séance consécutive, a fini en baisse de 0,50% (-8,31 points), à 1.650,47 points.  Les indices sont passés dans le rouge en fin d’échanges après avoir passé la plus grande partie de la séance en territoire positif.   »Le marché, qui a aligné les records ces derniers jours, était prêt techniquement pour un léger recul », a remarqué Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.   »Hormis peut-être les très bons résultats de (l’équipementier en télécoms) Cisco, rien n’était très bon », a relevé de son côté Andrew Fitzpatrick, de Hinsdale Associates. « La plupart des indicateurs se sont révélés décevants et ont donné au marché une raison de vendre ».  Les nouvelles inscriptions au chômage ont notamment montré une hausse marquée la semaine dernière aux Etats-Unis (+9,75%), supérieure à la prévision médiane des analystes.  Les mises en chantier de logements aux Etats-Unis ont, quant à elles, chuté de 16,5% en avril après deux mois consécutifs de hausse, accusant leur plus forte baisse depuis février 2011.  Autres indicateurs décevants: l’activité manufacturière de la région de Philadelphie (nord-est des Etats-Unis) a nettement chuté en mai et les prix à la consommation, entraînés par la baisse des prix de l’essence, ont poursuivi leur recul en avril.

Hollande : un an et déjà discrédité, en cause la sociologie du PS

Hollande : un an et déjà discrédité, en cause la sociologie du PS

En moins d’un an Hollande a torpillé son quinquennat et discrédité la gauche. Le premier anniversaire de son élection à l’Elysée, le 6 mai 2012, a donc un goût amer pour François Hollande avec un niveau record d’insatisfaits et une crise qui perdure, anéantissant ou différant ses promesses économiques et sociales.  Le chef de l’Etat, qui a commencé son quinquennat sans état de grâce, se retrouve un an plus tard à la tête d’un pays au bord de la récession, voire en récession, frappé également par une crise morale et sociétale. Avec pour sanction une impopularité record à ce stade du mandat présidentiel. Seuls 24 à 26% des personnes sondées récemment se disent toujours satisfaites de son action.les facteurs explicatifs : la crise bien sûr, une politique contradictoire et en arrière plan la sociologie du PS. La crise qui s’approfondit a jeté un voile noir sur le changement promis, Hollande n’est pas responsable seul de cette crise mais il a voué lui-même l’avoir sous-estimé, ce qui constitue une grave erreur de diagnostic et une marque d’incompétence ; second élément négatif, sa politique économique, un jour on fiscalise un autre on défiscalise, finalemenet on privilégie quand même l’austérité tout en développant de discours sur la croissance et l’inversion du chômage. Résultat final, la récession, le chômage et des déficits plus importants. En cause évidemment la sociologie du PS et de ses dirigeants . La plupart des fonctionnaires aisés (certains très riches), des pros de la politique qui n’ont qu’une idée très vagues des réalités socioéconomiques et sans réelle formation dans ce domaine. Pros de la politique (la plupart n’ont pratiquement  jamais travaillé) mais  amateur en matière de compétences. Comme au PS où on ne rencontre pas au sein des principaux dirigeants  de techniciens, d’ingénieur, d’ouvrier, d’employé du privé, de patron, d’agriculteur ou encore de  syndicaliste. En plus une absence totale de doctrine ; en fait on amalgame d’anciens  marxistes, des écolos politisés, des socio libéraux, des ultralibéraux, des nationalistes et surtout beaucoup d’arrivistes dont l’envie de pouvoir (et d’argent) fait office de philosophie. Enfin, le PS n’est pas un parti mais un club d’élus q n’a jamais réfléchi de manière approfondie sur aucun sujet (sauf quelques experts qui parlent dans le désert type Rocard). .

Croissance Chine : ralentie, en cause les exportations

Croissance Chine : ralentie, en cause les exportations

 

 Le secteur manufacturier a vu sa croissance ralentir en avril en raison notamment de la première baisse des commandes à l’exportation en sept mois, montrent les résultats définitifs de l’enquête menée par HSBC auprès des directeurs d’achats, qui semble indiquer que la récession européenne et le ralentissement américain mettent en péril la reprise du pays. L’indice PMI HSBC définitif est ainsi ressorti à 50,4 le mois dernier, contre 51,6 en mars et 50,5 en estimation « flash ». La barre de 50 sépare croissance et contraction. Cet indice, centré sur les entreprises du secteur privé de taille moyenne, est conforme à l’indice PMI officiel, calculé par le Bureau national de la statistique et centré sur les grandes entreprises publiques. Le recul des deux indices PMI est susceptible de susciter des interrogations concernant les risques à court terme pesant sur la deuxième puissance économique mondiale. « La croissance ralentie du secteur manufacturier en avril confirme la fragilité de la reprise chinoise (…) », a estimé Qu Hongbin, économiste en chef chargé de la Chine chez HSBC.

 

Patrimoine : la « cagnotte » parlementaire en cause

Patrimoine : la « cagnotte »  parlementaire en cause

 

. Depuis l’an dernier, 130 000 euros sont attribués à chaque député, quelle que soit son étiquette politique. Les patrons de groupe reçoivent 260 000 euros, et le président de l’Assemblée Nationale perçoit 520 000 euros. Le dispositif fait l’objet de nombreuses critiques sur son opacité. Claude Bartolone, le président de l’Assemblée, a annoncé la publication d’ici à la fin de l’année des organismes bénéficiaires de la générosité des députés. Près de 130 élus ont devancé l’appel, faisant la transparence sur l’utilisation de leur manne. René Dosière, député PS de l’Aisne spécialiste des finances publiques, est bien évidemment pour la suppression de cette enveloppe. « Le plus simple, explique-t-il, c’est de la supprimer. On peut créer une association donc on est le président. On peut financer une collectivité dont on est le maire. Donc on voit que les critères n’étant pas bien bordés, cette réserve parlementaire conduit à beaucoup de critiques. Donc je pense que le plus simple est effectivement la suppression ». Ce n’est pas le même avis du côté de l’UMP où le député de la Manche Philippe Gosselin, milite pour le maintien de cette enveloppe qu’il juge indispensable. « J’aide la banque alimentaire, des associations culturelles, des restaurations de patrimoine ou des petites collectivités locales qui ont des petits projets qui ne sont pas financés par ailleurs. Donc abandonner la réserve parlementaire, c’est abandonner certaines associations et collectivités sur le bas-côté et ne pas permettre qu’elles réalisent un certain nombre de projets et c’est bien dommage ».

Où Hollande recrute ses ministres ou la sociologie du PS en cause

Où Hollande recrute ses ministres ou la sociologie du PS en cause

 

L’affaire Cahuzac n’est pas seulement un accident mais un révélateur de la sociologie de la classe politique y compris au PS. Parmi les dirigeants du PS, aucun ouvrier, aucun agriculteur, aucun chef d’entreprise, aucun syndicaliste, aucun employé du privé ; pour l’essentiel des fonctionnaires et des élus proches des milieux d’affaires (Strauss-Kahn par exemple). Du coup,  une coupure totale avec les réalités économiques et sociales qui explique une grande partie de l’inefficacité de la politique économique mais aussi l’injustice sociale. Exemple le plus significatif, la fameuse taxe à 75% inventée le matin d’un meeting de Hollande qui techniquement ne tient pas la route ; elle n’existe  que pour justifier l’austérité imposée à tous les français non concernés par l’imposition bidon sur le riches. Une taxe qui doit rapporter 500 millions en théorie mais que les entreprises vont s’efforcer de contourner grâce à la complexité perverse de l’appareil fiscal. En fait, c’est peut être 100 ou 200 millions que produira cette taxe quand ce sont des dizaines de milliards que paieront la plupart des contribuables et des consommateurs. Non seulement Hollande (et son équipe)  ne comprend rien à l’économie mais il est de fait complice avec les grands intérêts financiers. Un seul exemple, Hollande a plié devant Mittal ;  à Florange, on sait très bien que l’usine est condamnée à fermer définitivement. Hollande suit bêtement la ligne politique de Bruxelles même s’il s’en défend, son pacte européen de croissance est une escroquerie, sa boite à outils pour redresser la croissance une illusion. Le PS ne se redressera pas après cette affaire d’autant qu’il risque d’y en avoir d’autres si la presse enfin décomplexée fait enfin son travail (ce qui n’a pas été le cas avec Cahuzac soupçonné depuis plusieurs mois). Le séisme politique est inévitable, les extrêmes seront les grands bénéficiaires mais ce sera encore davantage le chaos politique avec une impossibilité de gouverner comme en  Italie. Le président de la république « exemplaire » a recruté ses amis dans la superstructure du PS sorte de syndicat corporatiste des oligarques avides de pouvoir et parfois malheureusement aussi d’argent. La crise est bien entendu d’abord économique et sociale mais tout autant politique et culturelle.

Impôts locaux : relative stabilité en 2013, en cause les élections

Impôts locaux : relative stabilité en 2013, en cause les élections

 

Les élections approchent, Pas étonnant dans ces conditions que les maires aient opté pour la stabilité. «Dans la plupart des communes, les taux d’imposition ne devraient pas augmenter en 2013. Et là où il y aura des hausses, elles devraient être limitées, de l’ordre de 0,5 %», estime Philippe Laurent, président UDI de la commission des finances de l’Association des maires de France (AMF). Ainsi, toutes les grandes villes – Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes – laissent inchangés les taux d’imposition en 2013. Une décision qui concerne les impôts levés par le bloc communal, soit la taxe d’habitation, la part communale de la taxe foncière sur le bâti et la taxe foncière sur le non-bâti. Nombre de métropoles régionales, comme Rouen, Angers, et de villes moyennes, comme Châtellerault, Niort, Saint-Nazaire, Agen, Cagnes, ont elles aussi choisi la stabilité. Quimper, qui relève de 2 % le taux de la taxe d’habitation et du foncier non bâti et de 3 % celui de la taxe foncière, fait plutôt figure d’exception. « Les Français veulent moins d’impôts mais toujours plus de services municipaux. C’est la quadrature du cercle ! » Les départements sont l’autre strate de collectivités qui prélèvent des impôts sur les ménages, en l’occurrence une part de la taxe foncière sur le bâti. Ils devraient être tout aussi raisonnables. «Nous avons mené une enquête qui révèle que 70 % des départements maintiendront leur taux d’impôt inchangé en 2013. Chez les autres, la hausse ira de 0,5 % à 2 %», précise-t-on à l’Assemblée des départements de France (ADF). Toutefois, même un heureux ménage situé dans une commune et un département où les taux n’augmenteront pas verra sa facture de taxe d’habitation ou de taxe foncière progresser de 1,8 % en 2013. Explication: les impôts locaux s’obtiennent en multipliant une base – les valeurs locatives – par un taux d’imposition. Or le Parlement revalorise chaque année ces valeurs locatives. Et en 2013, il a fixé le curseur à 1,8 %. Surtout, rien ne dit que la relative sagesse des trois derniers millésimes – 2011, 2012, 2013 – suffira à faire oublier aux contribuables le début de mandat. Le matraquage a été violent dans certaines villes. À Paris, les taux d’impôt ont grimpé de 9 % en 2009 et de 8 % en 2010. À Nice, de 14,8 % en 2009. Désormais, les ménages sont réfractaires à tout nouveau relèvement. Selon un sondage CSA pour BFMTV et Le Figaro publié le 7 mars, les préoccupations des Français pour leur commune portent en priorité sur les impôts locaux (45 %), devant la lutte contre la délinquance (37 %). De fait, selon l’association Forum pour la gestion des villes, la taxe d’habitation et la taxe foncière dépassent souvent chacune les 900 euros par an pour les familles de deux enfants des villes de plus de 100 000 habitants. Les élus sont conscients de cela. «Nous savons que les ménages et les entreprises ne sont pas en forme», admet-on à l’ADF. «Les Français veulent moins d’impôts mais toujours plus de services municipaux. C’est la quadrature du cercle!», grince Philippe Laurent. De fait, les collectivités n’ont qu’une solution pour maintenir des comptes à l’équilibre tout en gelant les impôts: dépenser moins. Les départements s’y sont mis, les communes pourraient suivre. Certains le déploreront, d’autres s’en réjouiront

 

Entreprises : marges au plus bas depuis 1985, en cause les charges sociales

Entreprises : marges au plus bas depuis 1985, en cause les charges sociales

 

 

Un nouveau changement de cap , c’est le pronostic de l’économiste C. Saint Etienne mais avant 18 mois ; premier cap, le gouvernement dépense dès son arrivée, deuxième cap on passe à l’austérité, troisième à venir : l’allégement de la fiscalité. «D’ici dix-huit mois le gouvernement fera marche arrière sur la plupart des décisions fiscales prises depuis son arrivée!» Ce pari lancé à la cantonade par l’économiste Christian Saint-Étienne devant des clients fortunés de la banque privée Cholet Dupont est osé, politiquement. Mais censé, économiquement. L’étude de l’Insee sur l’état de l’économie française fin 2012 est sans appel: un pouvoir d’achat des ménages en repli de 0,8 %, un taux de marge des entreprises à 27,7 % – au plus bas depuis 1985… Ni les premiers ni les seconds n’ont plus les moyens de relancer l’économie. Pas plus que les collectivités locales, qui assurent les deux tiers de l’investissement public et vont voir leurs budgets sérieusement écornés par l’État au cours des deux prochaines années. L’évolution du PIB sur longue période achève de s’en convaincre: depuis septembre 2011, trimestre après trimestre, la croissance est nulle ou légèrement négative. Ce qui correspond très exactement au moment où le gouvernement Fillon a lancé son plan rigueur de plus de 11 milliards d’euros – essentiellement sous forme de hausse d’impôts – largement amplifié, ensuite, par celui de Jean-Marc Ayrault. L’erreur économique se mesure aussi à l’aune de la comparaison internationale. Selon les calculs établis par l’OCDE, la France est le deuxième pays développé (derrière la Belgique) ayant le «coin fiscal le plus élevé», autrement dit où les taxes pesant sur les salaires (impôts, charges…) sont les plus fortes. Certes, l’écart avec nos proches voisins, l’Allemagne en particulier, n’est pas aussi élevé qu’on ne le pense. Il n’empêche: entre 2011 et 2012 la fiscalité a augmenté de 0,30 point dans l’Hexagone, alors qu’elle a baissé ou juste légèrement progressé dans les dix pays de l’OCDE pratiquant la fiscalité la plus élevée. En moyenne, ces deux dernières années, le «coin fiscal» a progressé trois fois moins vite dans l’OCDE qu’en France. Dis autrement, non seulement notre pays affiche les impôts les plus élevés au monde, mais en plus il est celui qui les a le plus augmentés. Même l’argument selon lequel ces hausses d’impôts étaient nécessaires pour résorber les déficits ne tient plus. La Cour des comptes elle-même l’a reconnu dans son dernier rapport annuel: depuis la loi de finance initiale pour 2012, l’État a pris 85 mesures d’un montant supérieur à 100 millions d’euros, rendant toute estimation des futures recettes fiscales hautement aléatoire. Qu’ils soient justes ou non n’est plus la question. L’économie française est bien trop fragile aujourd’hui pour absorber une telle charge d’imposition. Le gouvernement promet une stabilité sur le quinquennat? C’est une baisse dont il a besoin pour éviter la mort par étouffement de toute activité.

 

Cahuzac: la crédibilité du gouvernement en cause, un remaniement indispensable

Cahuzac:   la crédibilité du gouvernement en cause, un remaniement indispensable

 

Le gouvernement est gravement affecté dans sa crédibilité et l’affaire Cahuzac c’est la goutte qui fait déborder le vase ; En premier lieu, c’est d’abord l’échec pour tous les objectifs économiques : croissance, chômage, déficit, dette. De ce point de vue, l’année 2013 sera catastrophique avec une stagnation (au mieux ) de l’économie, une augmentation du chômage qui passera de 10 à 11%, un déficit budgétaire qui sera au mois de 4% et une dette qui va avoisiner les 100% du PIB. Second élément et qui découle du précédent, la popularité de Hollande et de son gouvernement s’écroule ; 80% condamnent sa politique économique et il n’est plus soutenu que par 30% environ des français. Une telle dégringolade après moins d’un an de pouvoir est rarissime. A cet égard, le contexte de crise internationale ne peut tout expliquer. La faute majeure de Hollande c’est d’avoir promis la lune pendant la campagne ; ensuite d’avoir étouffé le peu de compétitivité qui restait en alourdissant la fiscalité. La réalité,  c’est qu’il n’y a pas de doctrine économique au PS (il n’y en a jamais eu) et Hollande slalome entre la bureaucratie, la fiscalité et les  dépenses. Finalement une politique à son image, floue. L’affaire Cahuzac va coûter cher car elle traîne depuis des mois ; elle a cependant  bénéficié de la bienveillance des médias ; pas sûr qu’en éclatant brutalement la gestion de ce problème ait été très efficace. Cahuzac était en effet en charge de faire passer la pilule de l’austérité; Par précaution juridique et sémantique les médias soulignent  que Cahuzac bénéficie de la présomption d’innocence; Juridiquement c’est vrai mais on voit mal pour quoi les autorités judicaires auraient ouvert une enquête vis-à-vis d’un important ministre de la république s’il n’y a avait des éléments possibles d’accusation ; De ce point de vue Cahuzac n’a pas démissionné , on l’a contraint car bien évidemment l’Elysée a connaissance du dossier judicaire. Prétendre le contraire,  c’est ne rien comprendre au fonctionnement de l’Etat français. Notamment à la complicité entre le pouvoir judicaire et le pouvoir politique.  C’est le gouvernement qui est affecté mais aussi la démocratie car le discrédit sur la classe politique va encore s’amplifier. Une nouvelle chute dans les sondages sera le prix  à payer de ce nouvel accroc dans la « république exemplaire » que voulait Hollande.  Hollande n’aime pas trancher, il va attendre la nouvelle batterie de sondage ; ils seront très mauvais et il n’aura plus qu’à renvoyer le gouvernement dans les pires conditions.

Dégradation du Royaume-Uni par Moody’s, en cause l’austérité et la récession

Dégradation du Royaume-Uni par Moody’s, en cause l’austérité et la récession

L’austérité a fini par avoir raison de la croissance, du coup la Grande Bretagne qui donnait des leçons à  l’Europe (parfois avec raison) sont punie par une agence de notation. Les coups de mentons de Cameron n’y ont rien changé.  La Grande-Bretagne, solidement arrimée à sa livre-sterling et à sa florissante place financière, paraissait relativement à l’abri mais elle a fini par retomber dans le collimateur des agences de notation après une nouvelle rechute de son économie à la fin 2012.  Abaissant la note d’un cran à Aa1, Moody’s évoque « la faiblesse continue des perspectives à moyen terme » de la Grande-Bretagne, et dit désormais s’attendre à ce que l’activité économique atone du pays « s’étende à la deuxième moitié de la décennie ».  Le Royaume-Uni a fait un premier pas vers une nouvelle récession en accusant une contraction de son produit intérieur brut de 0,3% au quatrième trimestre 2012.  Si la morosité se confirmait sur les trois premiers mois de l’année, la Grande-Bretagne connaîtrait sa troisième récession depuis le début de la crise financière en 2008-2009.   »Plusieurs facteurs se combinent mais il y a principalement un processus de désendettement du secteur privé et public qui a sans aucun doute étouffé la croissance », a indiqué à l’AFP Sarah Carlson, analyste en chef de Moody’s pour la Grande-Bretagne, évoquant également une « inflation élevée » qui pèse sur les ménages.  Selon Moody’s, la dégradation de la situation dans la zone euro, un des principaux partenaires commerciaux de la Grande-Bretagne, a également « eu des retombées négatives » de l’autre côté du Channel.  A l’heure où le gouvernement conservateur de David Cameron s’est lancé dans un vaste plan d’austérité, l’agence de notation s’inquiète également du niveau de la dette britannique et souligne le « défi » posé par l’assainissement budgétaire.  Selon le FMI, la dette publique britannique devrait se creuser en 2013 pour atteindre 93,3% du PIB.   »La trajectoire de la dette ne devrait pas s’inverser avant 2016″, abonde Mme Carlson.  Dans son communiqué, l’agence a toutefois tenu à souligner la solidité de l’économie britannique, « hautement compétitive » et « bien diversifiée » et a relevé de « négative » à « stable » la perspective du pays.   »Le risque de contagion (par la zone euro, ndlr) est limité par la politique monétaire indépendante (du Royaume-Uni, ndlr) et par le fait que la livre sterling bénéficie du statut de monnaie de réserve internationale », souligne Mme Carlson.  La décision de Moody’s met le gouvernement britannique dans « l’embarras » mais elle ne devrait avoir qu’un « effet limité » sur l’économie du pays, a renchéri Howard Archer, analyste chez IHS Global Insight.   »Etant donné le peu de pays qui sont encore notés triple A, la perte de cette note ne représente pas un stigmate aussi important et ne fait pas peser une menace sur la confiance des marchés aussi significative que par le passé », a ajouté M. Archer, dans une note.  Londres peut toutefois s’attendre à subir le feu des deux autres grandes agences de notation. Mi-décembre, Standard and Poor’s (SP) avait annoncé qu’elle envisageait de priver le Royaume-Uni de son triple A et Fitch juge « négative » la perspective du pays.

 

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Pacte de stabilité : remis en cause en France et ailleurs 2013

Pacte de stabilité : remis en cause en France et ailleurs 2013

A peine signé, le pacte de stabilité est déjà remis en cause dans les faits. De toute évidence, les pays européens très endettés ne pourront tenir les objectifs y compris la France. La commission européenne par la voix de son commissaire aux affaires économiques a d’ailleurs convenu qu’il fallait sans doute donner un peu plus de temps à l’Espagne qui s’enfonce en matière de croissance, d’emploi mais aussi de dettes. Ramener le déficit français à 3% est à la fois illusoire et dangereux ; c’est aussi ce que pense maintenant  la directrice générale du FMI ;  s’exprimant à Davos, elle a non seulement estimé l’objectif français de ramener le déficit public à 3% «extraordinairement ambitieux», mais a aussi appelé les Européens à décider «collectivement» de «prendre un peu plus de temps plutôt que d’avancer à marche forcée» pour rétablir les finances publiques. «L’effet des plans d’austérité sur la croissance est plus fort que ce que nous avions anticipé il y a trois ou quatre ans», a-t-elle concédé, en rappelant que l’Espagne avait pâti d’être allée trop vite dans la rigueur l’année dernière. En faiat la France se prépare à dépasser son objectif de déficit mais voudrait bien que l’Europe l’y encourage d’une manière ou d’une autre. Dans les faits pour la croissance, l’objectif de 0.8% ne pourra être atteint puisqu’on connaitra la stagnation… au mieux.  «Si la croissance devait tomber au-dessous de 0,5% en 2013, nous ne ferions pas de nouvel ajustement budgétaire; on ne peut pas demander plus aux Français cette année», confiait-on récemment à l’Élysée.  À Bruxelles, le gouvernement compte ensuite insister sur les efforts menés pour améliorer le déficit structurel – celui qui ne tient pas compte des effets de la crise et des événements ponctuels. En fait un concept très approximatif qui autoriserait des déficits nettement plus importants que prévus. Progressivement la FMI d’abord, la commission européenne ensuite, la France enfin semblent prendre conscience que l’austérité à marche forcée tue la croissance et l’emploi.

 

 

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