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Sondage : moins de dépenses des ménages en 2014

Sondage : moins de dépenses des ménages en 2014

mMuvaise nouvelle pour la croissance, les français vont reduire leurs dépenses en 2014 .  91% des personnes interrogées veulent être « plus responsables financièrement », selon un sondage Ipsos réalisé pour ING Direct dans onze pays européens et en Turquie. Pour les Français, les résolutions financières se concentrent principalement sur la réduction de leurs dépenses (38%) et l’épargne (38%).  Diminuer leur endettement est un enjeu moins central (21%) pour eux. En effet, celui-ci étant traditionnellement plus faible que dans d’autres pays européens, précisent les auteurs de l’étude. Plus de la moitié des Français interrogés estiment que la crise a eu des conséquences négatives sur leurs finances personnelles au cours des trois derniers mois. A l’inverse, les personnes interrogées dans les autres pays sont moins nombreuses que l’année dernière à estimer que la crise a affecté leur épargne (41% cette année contre 44% fin 2012). Enfin, plus du tiers des personnes interrogées en France (41%) estiment que le montant de leur épargne a diminué en 2013, alors que les Allemands ne sont que 30% à faire la même déclaration.

Automobile : rebond en décembre et stable en 2014

Automobile : rebond en décembre et stable en 2014  

Le marché automobile français a rebondi en décembre, soutenu par de bonnes performances des marques françaises qui ont permis de terminer un peu mieux que prévu une année 2013 difficile, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), qui s’attend à une stabilisation en 2014 mais à un niveau bas. En 2013, les immatriculations de voitures neuves ont diminué de 5,7% en données brutes, alors qu’elles étaient attendues en recul de 6%, à la faveur d’un rebond de 9,4% en décembre sous l’effet d’un calendrier favorable et de la perspective, au 1er janvier, d’un durcissement des malus et de la hausse de la TVA. « Les groupes français, qui ont fait beaucoup de volumes en décembre, ont tiré le marché vers le haut et permis de remonter la pente très déclinante de 2013″, a déclaré à Reuters François Roudier, porte-parole du CCFA. Les immatriculations du groupe Renault ont ainsi augmenté de 37,9% en décembre (en données brutes) et celles de PSA Peugeot Citroën de 10,6%. Elles ont en revanche baissé de 1,1% pour les marques étrangères, Volkswagen et Ford s’illustrant cependant avec des progressions de 9,9% et 12,9% respectivement. La hausse du taux normal de TVA, portée le 1er janvier de 19,6% à 20%, a participé à l’accélération des commandes en décembre, a déclaré Xavier Duchemin, directeur de Peugeot France, lors d’une conférence téléphonique, tout en ajoutant: « C’est un impact certes important mais pas totalement déterminant. » Au final, 2013 est la quatrième année consécutive de baisse du marché en France et constitue un point bas de 20 ans avec, pour la deuxième année de suite, moins de deux millions de voitures particulières immatriculées (1.790.473 immatriculations). « On est encore dans un marché très bas, et on pense qu’en 2014 le marché devrait être stable à un niveau bas. On y verra plus clair à la fin du premier trimestre 2014″, a dit le porte-parole du CCFA.

 

Croissance Amérique latine hausse en 2014

Croissance  Amérique latine hausse  en 2014

La croissance des pays d’Amérique latine et des Caraïbes se renforcera en 2014 à la faveur de la hausse de la demande mondiale qui favorisera leurs exportations, selon les prévisions publiées mercredi par une commission régionale des Nations Unies. La croissance dans la région atteindra 3,2% contre 2,6% attendu pour cette année, estime la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepalc). Les dépenses de consommation soutiendront également l’activité mais à un rythme moindre que par le passé. La Cepalc identifie comme risques latents la volatilité de l’économie mondiale, les financements externes plus coûteux et la détérioration des comptes courants. Le taux de croissance pour cette année a été revu en baisse par rapport à une estimation précédente de 3,0% faite en juillet. Le Brésil et le Mexique, les deux principales économies de la région, devraient se reprendre en 2014 après avoir été à la traîne cette année, selon la Cepalc. L’organisme basé à Santiago prévoit une croissance de 2,6% au Brésil en 2014, contre 2,4% en 2013. L’expansion serait bien plus forte au Mexique avec un produit intérieur brut en hausse de 3,5%, près de trois fois plus qu’en 2013 (+1,3%) mais moins qu’en 2012.A l’inverse, la croissance argentine devrait ralentir à 2,6% après celle de 4,5% attendue pour cette année.

 

Investissements : en panne en 2014

Investissements : en panne en 2014

Quelque 80% des PME ou entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises n’envisagent pas d’augmenter leurs investissements en 2014, surtout par manque de visibilité sur leurs carnets de commande, selon une étude publiée mardi. Le baromètre annuel de l’assureur crédit Euler Hermes fait pourtant apparaître que les entreprises sortent de la crise avec de bons fondamentaux, s’agissant notamment de leur structure financière, ayant mené les ajustements nécessaires pour s’adapter à la faiblesse de la demande. Leur frilosité fait que 2014 pourrait être une troisième année consécutive sans investissement en France, ce qui rendrait impossible le redémarrage des créations d’emplois espéré par le gouvernement. « Cette prudence extrême sur les investissements semble être le chaînon manquant d’une vraie reprise en France en 2014″, estime Ludovic Subran, responsable des études économiques d’Euler Hermes. L’assureur crédit table sur une croissance de 0,6% du PIB français en 2014 et n’a pas exclu qu’elle accélère à 0,8% si l’investissement venait à redémarrer. Mais parmi les 800 PME et ETI du panel de l’assureur crédit, seule une sur cinq envisage actuellement une hausse de ses investissements l’an prochain, contre une sur quatre en 2013. Pour les seules ETI, la proportion est d’une sur six en 2014 contre une sur trois en 2013. Elles invoquent un manque de débouchés et de visibilité pour justifier cette prudence : 80% des entreprises citent l’anticipation de l’activité future comme facteur déterminant de leurs décisions d’investissement, loin devant les conditions de financement (10%) ou les aides publiques (10%). Et près d’une sur deux déclare actuellement une visibilité de moins de six mois sur son carnet de commandes. Pour une sur trois, cette visibilité est même inférieure à trois mois. Au-delà de la décision d’investissement, c’est la qualité de celui-ci qui devrait continuer de se dégrader en 2014.

 

Veolia Eau : 700 postes menacés en 2014

Veolia Eau : 700 postes menacés en 2014

 

« Lors d’un comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire jeudi, la direction nous a annoncé la mise en place d’un PSE touchant entre 700 et 750 emplois dans les services support », a affirmé à l’AFP Franck Le Roux, délégué central CGT, premier syndicat chez Veolia Eau, qui compte 15.000 salariés.   »Le PSE doit avoir lieu en 2014 et comprendra un plan de départs volontaires, et s’il ne suffisait pas, des licenciements économiques, une première chez Veolia », a-t-il précisé.   »Cela fera plus de 2.000 suppressions de postes avec l’annonce de début de l’année », a assuré Christophe Gandhillon, délégué central FO.  Mais, pour la direction, le nombre total de départs sera inférieur: « On avait annoncé 1.500 départs en avril, cela sera 1.600 en tout avec, en plus, 500 personnes qui seront reclassées à l’intérieur du groupe pour faire d’autre tâches -notamment des travaux – que l’on sous-traitait avant », a précisé la direction.   »Il y a déjà eu environ 500 départs naturels depuis un an, et il y en aura 400 en 2014 qui seront accompagnés par des mesures d’âge s’il le faut », a ajouté la direction.  Confrontée à une détérioration de ses marges dans l’eau en France, Veolia Eau avait déjà annoncé en mars la suppression de 10% de ses effectifs français, soit 1.500 postes (1.250 sur les services d’exploitation et 250 sur les fonctions administratives), avec la volonté d’éviter « tout départ contraint ».  A propos des suppressions de postes annoncées en mars, la direction a expliqué aux élus du personnel lors du CCE extraordinaire du 28 novembre, que « les départs en retraite suffiraient à moduler l’emploi », indique M. Leroux.  Hervé Deroubaix, délégué central CFDT, a de son côté jugé « inacceptable » l’annonce de la restructuration par le nouveau patron de Veolia Eau, Alain Franchi, nommé en juillet. « Nous voulons un homme qui vient du sérail et non un mercenaire », a-t-il commenté.  Début janvier, une centaine de militants syndicaux CGT, CFDT, CFE-CGC et FO de Veolia s’étaient rassemblés devant le siège parisien de l’entreprise pour dénoncer une politique de réduction des effectifs aux « effets néfastes sur les conditions de travail ».  Un Conseil d’administration doit avoir lieu le 11 décembre où le projet de réorganisation du nouveau patron doit être validé, selon les syndicats. Un comité central d’entreprise suivra le 20 décembre.  Numéro un mondial dans l’eau, Veolia Environnement est aussi leader dans l’eau en France devant son grand rival Suez Environnement (Lyonnaise des Eaux), avec un chiffre d’affaires annuel de 3,4 milliards d’euros, soit 11,5% du total de Veolia.

 

Croissance France ; des risques de récession en 2014 ?

Croissance France ; des risques de récession en 2014 ?

 

Ce ne sera peut-être pas la récession en 2014 mais pas loin.   Personne ne peut en effet mesurer l’effet des hausses de fiscalité qui vont peser sur ménages et les entreprises. Une fiscalité qui a déjà amputé de 11 milliards les rentrées de TVA (donc l’activité) en 2013 et qui pèsera davantage en 2014. Pour les économistes de Reuters,  l’embellie promise de l’activité est loin d’être certaine ; même incertitude sur   le rééquilibrage budgétaire précisément du fait de l’insignifiance de la croissance  et d’économies sur les dépenses publiques qui demeurent encore très virtuelles.  François Hollande compte sur la reprise économique pour sortir d’une impopularité qui fragilise son action mais une embellie à court terme est loin d’être assurée, tout comme l’amélioration de l’emploi censée l’accompagner. Plusieurs indicateurs montrent que le rebond annoncé par l’exécutif a du plomb dans l’aile et de nombreux économistes jugent que les leviers pour redresser la situation font défaut. Profitant déjà à plein du délai accordé par l’Europe pour redresser ses comptes, la France ne dispose en particulier d’aucune marge de manoeuvre pour stimuler l’activité par la dépense ou des baisses d’impôts. Pire, certaines hausses sont encore à venir, comme celle de la TVA le 1er janvier. « On est clairement dans une phase de fragilité de l’économie française », explique Philippe Waechter, chef économiste de Natixis AM, en commentant les derniers indicateurs macroéconomiques mardi sur son blog. Si l’on analyse à la fois la chute des indicateurs PMI de Markit en novembre et la stagnation du climat des affaires sous sa moyenne, « on n’est pas du tout en phase d’accélération de la conjoncture », dit-il. « Et comme l’activité était très molle, ça ne suggère pas de signaux très forts sur le dernier trimestre 2013 et sur le début d’année 2014″, ajoute-t-il, en soulignant parallèlement des tendances négatives sur le front de l’emploi. Avant la publication de ces indicateurs, dont la version préliminaire avait fait dire à un économiste de Markit qu’ils auguraient d’une rechute de la France en récession, la Banque de France et l’Insee avaient annoncé prévoir un net rebond de l’économie au quatrième trimestre, après le repli du troisième. Les économistes invitent également à la prudence sur les chiffres de l’emploi, après la baisse du nombre de chômeurs inscrits en catégorie « A » en octobre, saluée par l’exécutif comme le début de l’inversion promise de la courbe du chômage. « Ce recul ne concerne pas les catégories en sous-emploi, les plus de 50 ans, ni le chômage de longue durée. Il s’agit donc d’une inversion encore très partielle de la courbe du chômage », a ainsi souligné Hélène Baudchon, de BNP Paribas. Si les problèmes dont souffre l’économie française sont connus, tout comme les leviers pour les résoudre à moyen terme, les ressorts à court terme manquent, estiment des économistes. Du fait de l’absence de marge de manoeuvre budgétaire notamment, « il paraît difficile de mettre en place une politique économique qui évite la poursuite de la contraction du secteur exposé à la concurrence internationale à court terme », explique Patrick Artus, de Natixis, dans une note. D’autant que la maîtrise accrue des dépenses publiques, sur laquelle le gouvernement compte désormais exclusivement pour rééquilibrer les comptes publics est encore largement à faire. Et que les hausses d’impôts n’ont pas eu leur plein effet. « Nous nous inquiétons pour l’activité après la fin de l’année, quand les hausses d’impôts affecteront le revenu des ménages et le coût du travail des entreprises », note ainsi Dominique Barbet, chez BNP Paribas, jugeant cette perspective encore plus inquiétante que les signaux négatifs de novembre sur l’activité des entreprises et l’emploi. Un risque qui pourrait fragiliser la perception de la France par ses partenaires et les marchés, auprès desquels le pays continue de jouir d’une situation très favorable qui l’aide à tenir ses dépenses et à réduire ses déficits. Certains signes de divergence apparaissent, et plus seulement avec l’Allemagne. Pour Patrick Artus, « la France n’a pas une économie qui se redresse, alors que dans les autres pays de la zone euro on voit des signes d’amélioration ». Selon Denis Ferrand, directeur général de Coe-Rexecode, « en France, l’activité industrielle subit depuis trois ans une lente érosion dont aucun indice ne permet d’anticiper l’enrayement ». « Ces signes d’une atonie persistante de l’investissement productif sont probablement les plus préoccupants pour le potentiel de croissance industrielle de la France relativement à ses partenaires européens », ajoute-t-il.

Péages autoroutes : augmentations limitées en 2014 ?

Péages autoroutes : augmentations limitées en 2014 ?  

 Les hausses des tarifs attendues le 1er février prochain devraient être très modérées. Entre 1 et 1,5%, contre 2,1%, en moyenne, l’an dernier. Soit entre 50 et 75 centimes pour un trajet Paris-Bordeaux. Contactés, les exploitants du réseau (Vinci, ASF, Sanef, APRR) n’ont pas souhaité confirmer ces chiffres, mais reconnaissent que des négociations sont en cours. Chaque année, les exploitants fixent leurs prix en fonction du taux de l’inflation (de 0,70 %) et des investissements nécessaires à l’entretien de leur réseau. Et à chaque échéance, un bras de fer s’engage avec le ministère des Transports. Mais cette année, la raison supérieure de l’État l’aurait emporté. Cette hausse, si elle se confirme, serait la plus faible depuis dix ans. Au risque pour Bercy, qui encaisse 40% des recettes des péages, de réduire ses rentrées fiscales. Le solde couvre les frais de fonctionnement (à hauteur de 15%) et les remontées aux actionnaires de dividendes et aux banques de remboursements sur les emprunts souscrits par les exploitants pour racheter les parts de l’État lors des privatisations des autoroutes en 2006. Les calages ne sont pas encore intervenus. Les sociétés comptent mettre en avant la hausse de 0,4 point de la TVA au 1er janvier. Et la hausse de 50% au printemps de la redevance domaniale. Cette taxe annuelle versée en juillet à l’État par les sociétés d’autoroutes a gonflé de quelque 100 millions d’euros et est reversée à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf). Elle a été attaquée par les sociétés d’autoroutes devant le Conseil d’État.

Livret A: baisse du taux en 2014 ?

 

Livret A: baisse du taux  en 2014 ?

Le taux du livret A pourrait subir une nouvelle baisse début 2014. Du coup la rémunération sera presque nulle. L’inflation réelle (impôts compris) sera de l’ordre de 1%, comme le taux du livret A (à peu près du même ordre. Une raison supplémentaire pour faire diminuer le volume de collecte. D’autant que les menaces de taxation de l’épargne ne sont pas encore dissipées dans l’esprit des épargnants.  Il s’agit d’une conséquence indirecte de la faible inflation mesurée. Le livret A, le produit d’épargne préféré des Français, pourrait voir sa rémunération diminuer une nouvelle fois, lors de la prochaine révision de son taux, le 1er février prochain. Explication: le taux du livret repose sur une formule de calcul qui se base sur l’inflation hors tabac augmentée de 0,25%. Selon l’Insee, la hausse des prix hors tabac se situait à 0,5% en octobre. A supposer que l’inflation reste à ce faible niveau dans les prochains, le taux du livret A, actuellement à 1,25% pourrait donc théoriquement baisser à 1%, voire 0,75%, comme l’expliquent Les Echos, ce vendredi 15 novembre. Le quotidien cite un cabinet, Pair Conseil, qui anticipe une inflation à 0,67%. Néanmoins, cette baisse reste théorique. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer peut choisir de suivre cette formule ou, au contraire, de s’en écarter. Dans ce second cas de figure, le ministre de l’Economie a le dernier mot. En août dernier, l’exécutif avait ainsi décidé de faire baisser la rémunération du livret A de 1,75% à 1,25%, alors que l’application stricte de la formule aurait abouti à un taux de 1%.De plus, la collecte du produit d’épargne marque actuellement le pas. En septembre dernier, le livret A a même enregistré une décollecte de 1,56 milliard d’euros. Du jamais-vu depuis presque deux ans. Une nouvelle baisse de sa rémunération pèserait encore plus sur la collecte. Et, dans la mesure où les encours du livret A servent en grande partie à financer le logement social, on imagine mal l’exécutif laisser s’appliquer la formule si elle aboutit à une forte diminution du produit d’épargne.

 

 

Emplois : menaces sur 60 000 entreprises en 2014

Emplois : menaces sur 60 000 entreprises en 2014

Selon la Coface, l’un de principaux assureurs de crédit en France, ce serait environ 61.500 entreprises qui devraient fermer pendant l’année. Le ministère de l’Economie prédit une multiplication des plans sociaux dans les mois à venir. Des dizaines de milliers d’emploi industriels sont menacés. Dans la somme des entreprises menacées pour 2014, tous les types d’entreprises sont susceptibles de subir la loi de la crise. Les grosses entreprises et les PME devraient être durement touchées. Néanmoins, ce sont surtout les Très Petites Entreprises (TPE), celles qui emploient moins de 10 salariés, qui devraient constituer le gros des défaillances. Il n’empêche que quelques gros dossiers vont occuper le gouvernement dans les prochains mois. Selon les informations d’Europe 1, dix sociétés sont sous très haute surveillance au ministère de l’Economie. Parmi elles, deux noms ont filtré. On parle notamment des cristalleries d’Arc à St Omer dans le Nord-Pas-de-Calais mais aussi de Euriware, une filial d’Areva, spécialisée dans l’informatique. Le problème, c’est qu’à force de fermetures d’usine, les plans sociaux commencent à peser sur les chiffres de Pôle Emploi. Jusque là, ils ne pesaient que pour 4% des entrées dans le chômage. La tendance commence à s’inverser. Faute de voir une vraie reprise s’installer, le patronat avoue que de nombreuses entreprises commencent à tailler dans leurs effectifs permanents. Des effectifs qui étaient jusque là préservés.

 

EUROPE : prévisions de croissance en baisse en 2014 à 1.1%

EUROPE : prévisions de croissance en baisse en 2014 à 1.1%

Reprise économique en 2014 plus lente qu’estimé au printemps en raison de la faiblesse de la demande privée comme de l’investissement ;  l’inflation restera nettement inférieure à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) au cours des deux prochaines années, estime la Commission européenne. Les nouvelles prévisions économiques d’automne de l’exécutif communautaire fournissent de nouveaux arguments aux partisans d’une baisse des taux d’intérêt de la BCE, à 48 heures de sa réunion mensuelle. Le scénario d’un assouplissement de la politique monétaire dans la zone euro s’est considérablement renforcé depuis l’annonce jeudi dernier d’une hausse des prix de 0,7% seulement sur un an en octobre, son plus bas niveau depuis près de quatre ans, qui a fait ressurgir les craintes d’une spirale déflationniste. Les professionnels des marchés monétaires interrogés par Reuters ces derniers jours s’attendent toutefois à des taux inchangés jeudi. La Commission a revu en légère baisse sa prévision de croissance 2014 pour les 18 pays qui utiliseront la monnaie unique (la Lettonie l’adoptera le 1er janvier), à 1,1% contre 1,2% attendu il y a six mois, après une contraction de 0,4% cette année. Pour 2015, elle anticipe une accélération à 1,7%.Depuis les prévisions de printemps présentées début mai, La zone euro a annoncé avoir renoué avec la croissance au deuxième trimestre, et le rythme de la reprise devrait s’accélérer au fil des trimestres. Mais les services de la CE ont dû revoir en baisse leurs hypothèses en matière de demande privée et d’investissement, alors que leurs prévisions de demande publique demeurent inchangées.

 

Taxe carbone » : pas en 2014, en 2015

« Taxe carbone » : pas  en 2014, en 2015

Une taxe carbone (rebaptisée contribution climat énergie) comme la pause fiscale en 2013, 2014, ou 2015 ? Une taxe qui va rapporter 2.5 milliards en 2014 et 4 en 2015 mais qui ne pèsera ni sur les entreprises, ni sur les ménages ! On se demande alors pourquoi il y aura une taxe. Officiellement pour reverdir la fiscalité sur l’énergie. En réalité on va plomber un peu plus les dépenses contraintes ( notamment des plus modestes » et faire semblant de compenser avec des détaxes gadget ou pire fictives. Les explications alambiquées de Martin, le ministre de l’écologie sont édifiantes.  Philippe Martin est le troisième ministre de l’Écologie de l’ère Hollande. Pour sa première grande émission, le successeur de Delphine Batho a choisi RTL, au lendemain de la conférence environnementale. Le socialiste commente notamment la confirmation de la mise en place d’une contribution climat énergie.  La « contribution climat énergie », traditionnellement désignée sous le terme de « taxe carbone », concernera l’essence, le gazole, le charbon, le gaz naturel, ainsi que le fioul lourd et domestique, comme l’a confirmé le Premier ministre.  « Cette contribution climat énergie est une première. Pour la première fois, alors que d’autres pays l’ont fait depuis longtemps, notamment les pays d’Europe du Nord, nous allons introduire une composante carbone et verdir une fiscalité qui est existante », assure Philippe Martin. Pour la première fois, nous allons verdir une fiscalité existante Philippe Martin. Il explique : « Quand vous achetez un litre de super, vous avez dedans une taxe perçue et qui est basée sur le volume. Cette taxe est d’environ 60 centimes. Elle était uniquement calculée sur le volume. Avec la contribution climat-énergie, nous allons baisser cette ‘part volume’, qui descendra par exemple à 59 centimes, et nous allons introduire une part basée sur les émissions de CO2. » « Cela veut dire que la taxe qui sera payée sur un litre de super par la personne achetant ce litre en 2014 sera strictement identique, il n’y aura pas de changement », insiste-t-il. Cette taxe sera mise en œuvre en 2014, et représentera 2,5 milliards d’euros en 2015 et 4 milliards en 2016. Beaucoup se demandent qui va payer : les automobilistes ? les entreprises ?  Sur ce point, Philippe Martin explique : « Pour qu’il y ait un effet – y compris d’ailleurs dans la façon dont les gens se conduiront sur leur façon de consommer – il faut une trajectoire, et c’est ce qui est prévu. » « Le Président a énoncé un principe clair, lorsque l’on fait une progression sur une fiscalité écologique, on doit faire dans le même temps la baisse d’une autre fiscalité, notamment sur le travail », affirme-t-il. « Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qui est une baisse sur le coût du travail, sera en partie financé par cette contribution climat-énergie. »

Croissance : seulement 0.5% en 2014 (BFM Business)

Croissance : seulement 0.5% en 2014 (BFM Business)

 

L’observatoire de BFM business est plus pessimiste que Bercy, il prévoit seulement 0.5% de croissance au lieu de 0.9% en 2014. En cause, l’absence de rebond de l’investissement, une consommation poussive, un manque de compétitivité et un climat général ‘. Le gouvernement a présenté, mercredi 11 septembre, son budget 2014, appuyé sur une prévision de croissance de 0,9% l’an prochain. Ce n’est pas une prévision exagérément optimiste puisqu’elle suppose une croissance de 0,2% à 0,3% « seulement » au cours de chaque trimestre jusqu’à la fin de 2014. Un rythme sensiblement inférieur à celui enregistré lors des sorties de récession de 1975, 1980, 1992, 2009. Et pourtant, ce diagnostic nous paraît bien optimiste car il suppose que, même si la reprise est modeste, reprise il y ait. C’est le principal point de divergence entre Bercy et l’Observatoire de BFM Business. Oui la récession est bel et bien finie, mais non, les conditions d’une véritable reprise ne sont pas réunies. C’est ce qu’indique par exemple « social Ecorama », le baromètre élaboré par BFM business, Sas et Inbox, qui nous avait permis d’annoncer la fin de la récession dès le printemps: si l’on sent un certain soulagement du côté des ménages, les patrons restent très inquiets  Nos autres indicateurs exclusifs indiquent de leur côté qu’il y a bien une reprise dite « technique » provoquée par un arrêt du déstockage, voire une reconstitution des stocks des entreprises, mais qu’au-delà, la consommation continue de reculer et que l’investissement ne repart pas. Et pour la suite ? le premier paramètre à prendre en compte est notre capacité à rebondir. Or la France est victime de l’effet édredon : l’importance des filets sociaux empêche un véritable effondrement dans les périodes de récession, mais elle limite l’ampleur des rebonds. Nous redémarrerons donc moins vite que le reste de l’Europe. Le deuxième paramètre à intégrer est notre croissance potentielle : or compte tenu des savoir-faire détruits pendant la crise et du sous-investissement passé, celle-ci ne dépasse plus guère 0,5%. C’est un rythme qui nous paraît difficilement dépassable aujourd’hui. D’abord parce que l’ampleur du chômage, la hausse de la pression fiscale, la rigueur salariale et la préférence pour l’épargne limiteront à presque rien la contribution de la consommation à la croissance. L’investissement sera de son côté contraint par la fragilité de la situation financière des entreprises (leur rentabilité est la plus faible de toute l’Europe) alors que les capacités de production restent globalement sous utilisées. L’environnement international ne sera pas très porteur, avec des pays émergents moins en appétit d’un côté, et des concurrents d’Europe du Sud de plus en plus redoutables de l’autre. Et puis il y a la politique économique: son manque de lisibilité est un obstacle réel à la reprise, notamment pour les entreprises : on leur dit plus de hausse de la fiscalité, mais il y a la pénibilité, et puis quid de l’écotaxe, de la formation professionnelle, de l’assurance chômage ?  Enfin ce scénario est un scénario central qui comporte bien plus d’aléas à la baisse qu’à la hausse. Difficile, du côté des bonnes surprises, de tabler sur autre chose qu’une chute des matières premières ou de l’euro.  La liste des mauvaises surprises potentielles est bien plus longue : crise des pays émergents, conflit au Moyen orient, contrecoup du resserrement monétaire américain, regains de difficultés dans les pays du sud de la zone euro. Au final, c’est plus de consolidation que de reprise qu’il faudra parler en 2014.

 

Barème impôt sur le revenu : indexation rétablie rétablie en 2014

Barème impôt sur le revenu : indexation rétablie rétablie en 2014

 

Après le désamorçage des retraites ; celui des impôts sur le revenus avec le rétablissement de la désindexation  … mais en 2014 (désindexation mise en place par la droite en 2012 et maintenu par la gauche en 2013). « Je vous annonce ce soir que l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sera rétablie, alors qu’elle avait été supprimée par nos prédécesseurs », a déclaré M. Ayrault lors d’une conférence de presse.   »Plus largement, les efforts d’économies engagés et qui se poursuivent permettent de tendre en 2014 vers une quasi-stabilisation des prélèvements obligatoires », a-t-il assuré.  Indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation signifie prendre en compte la hausse des prix pour le calcul de l’impôt. Ce mécanisme permet d’éviter qu’un contribuable ne paie plus d’impôts par le seul jeu de l’inflation.  Cette indexation avait été levée par le gouvernement de François Fillon pour l’impôt sur les revenus 2011, payé en 2012.  La gauche avait maintenu cette mesure d’austérité pour l’impôt sur les revenus 2012, que les contribuables français doivent acquitter avant le 16 septembre 2013 et qui augmente de ce fait du montant de l’inflation de 2012 (celle-ci s’est établie à 2% en moyenne sur l’année et à 1,2% en glissement annuel de janvier à décembre), sauf pour les deux premières tranches.  Dans le programme de stabilité présenté en avril par la France à Bruxelles, le gouvernement prévoyait une augmentation des prélèvements obligatoires de 0,3% du produit intérieur brut.  Cette annonce du Premier ministre, à un mois environ de la présentation du prochain budget, intervient en plein débat sur le « ras-le-bol fiscal » en France.

Grèce : nouvelle aide nécessaire en 2014 d’après la Buba

Grèce : nouvelle aide nécessaire en 2014 d’après la Buba

 

La banque centrale allemande s’attend à ce que la Grèce ait besoin au plus tard début 2014 d’un nouveau soutien financier de ses partenaires européens, rapporte dimanche l’hebdomadaire Der Spiegel, citant un document de la Bundesbank. L’information pourrait relancer le débat en Allemagne sur l’attitude de la chancelière Angela Merkel, soupçonnée par certains de minimiser délibérément la situation financière de la Grèce pour ne pas compromettre ses chances de remporter les élections du 22 septembre. Ses opposants, à commencer par Peer Steinbrück, le chef de file du Parti social-démocrate (SPD), l’accusent ainsi de dissimuler aux contribuables les risques de voir l’Allemagne contrainte de financer une nouvelle aide à Athènes. La Grèce a déjà utilisé 90% des quelque 240 milliards d’euros d’aides que lui ont promis l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) depuis le début de la crise, alors que le plan d’assistance est censé durer jusqu’à la fin 2014. Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, assurent régulièrement que le redressement de la Grèce est en bonne voie et rejettent l’hypothèse de la nécessité d’une nouvelle aide ou d’un allègement de la dette grecque. Dans le document cité par le Spiegel, présenté comme un rapport de la Bundesbank destiné au ministère allemand des Finances et au FMI, la banque centrale prédit que les Etats européens « vont certainement s’accorder sur un nouveau plan d’aide à la Grèce » d’ici début 2014 au plus tard, explique l’article. Ni la Bundesbank ni le ministère allemand des Finances n’étaient disponibles dans l’immédiat pour commenter ces informations. La Buba, ajoute l’hebdomadaire, qualifie en outre d’ »extrêmement élevés » les risques liés au plan d’aide en cours et critique le feu vert donné le mois dernier au versement à Athènes d’une enveloppe de 5,8 milliards d’euros, une décision qu’elle juge « motivée par des intérêts politiques ».

 

Hausse impôts sur le revenu en 2014 avec le gel du barème

Hausse impôts sur le revenu en 2014 avec le gel du barème

 

Le ministère du Budget envisagerait une reconduction du gel du barème de l’impôt sur le revenu (IR) dans le projet de budget 2014 en épargnant toutefois les tranches inférieures, rapportait ce mardi Le Parisien-Aujourd’hui en France. Citant une source proche du dossier, le quotidien indique qu’il ne s’agit à ce stade que d’une proposition du ministère et que la mesure, qui permettrait de rendre l’impôt sur le revenu plus progressif, « n’est pas encore arbitrée ». Le ministère du Budget n’a pas confirmé les informations du quotidien. « Nous sommes constamment en train de travailler sur le projet de budget et il n’y a absolument pas de décision de prise, cela fait partie d’un ensemble global. Tous les ans, l’indexation du barème, en totalité, en partie, avec la décote, etc., fait partie des sujets récurrents sur lesquels on aura à s’exprimer au début du mois de septembre », a déclaré le rapporteur général du Budget, Christian Eckert (PS). Lors de son intervention du 14 juillet, François Hollande avait indiqué qu’il recourrait « dans l’idéal, le moins possible » à des augmentations d’impôts l’an prochain. Son gouvernement a prévu pour 2014 un effort de 20 milliards d’euros pour réduire les déficits publics, dont six milliards de hausses de prélèvements. Selon le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, ces hausses seront conçues pour « le plus possible épargner les ménages modestes et les classes moyennes et faire en sorte que les efforts demandés aux entreprises ne pèsent pas sur leur compétitivité ». Les ménages avec enfants les plus aisés seront déjà touchés en 2014 par la baisse du quotient familial annoncé début juin. Introduit pour les déclarations 2012 par le gouvernement de François Fillon, le gel du barème de l’impôt sur le revenu, dont le niveau des tranches était auparavant indexé sur l’inflation, a été reconduit par le nouveau pouvoir socialiste pour 2013. Selon la Cour des comptes, il a augmenté le rendement de l’IR de 1,6 milliard d’euros.D’après Le Parisien, seules les deux plus basses tranches de l’impôt sur le revenu, qui en compte six, seraient à nouveau indexées sur l’inflation en 2014 dans le projet du ministère du Budget. Les recettes de l’impôt sur le revenu ont atteint 59,5 milliards d’euros en 2012, soit 13,5% de plus qu’en 2011. La loi de finances 2013 votée à la fin de l’an passé, tablait sur 71,9 milliards, soit une nouvelle hausse de plus de 20%. Mais le gouvernement a revu ses ambitions en baisse d’un milliard d’euros, à 70,9 milliards, dans le programme de stabilité remis au printemps à la Commission européenne pour tenir compte de l’impact de la conjoncture dégradée. Sur les cinq premiers mois de l’année, le rythme de progression des rentrées d’impôt sur le revenu était de 14,6%.Seraient concernés 3 millions de foyers fiscaux qui déclarent en fin d’année plus de 30 000 euros de revenus. Entre 30 000 et 50 000 euros, cette hausse ne dépassera pas quelques dizaines d’euros. Joél Laus est le rédacteur en chef du guide pratique du contribuable. Si le gouvernement valide cette poursuite du gel des barèmes, la hausse concernera surtout les contribuables « qui perçoivent 50 000 euros par an à un ou à deux ». Pour ceux-là, la hausse annuelle devrait tourner autour de 160 à 200 euros. La facture sera en revanche plus salée pour les personnes qui déclarent dans les 700 000 euros, puisqu’ils auront à payer « entre 3000 et 3700 euros de plus par an ». Si une telle mesure devrait rapporter selon le Sénat 800 millions d’euros « toute seule, elle ne va pas remplir les caisses de l’Etat prévient Joél Laus, qui précise : l’impôt sur le revenu rapporte 60 milliards d’euros, donc un milliard de plus, ça ne fait qu’1/60e. En revanche, pour ceux qui vont devoir payer, ça va faire beaucoup ».

 

Nouvelle hausse du chômage en 2014 (OCDE)

Nouvelle hausse du chômage en 2014 (OCDE)

Dans son rapport annuel « Perspectives de l’emploi » publié mardi, l’Organisation de coopération et de développement économiques prévoit un taux de chômage en hausse continue qui atteindrait 11,2% (11,6% en incluant les Dom) au 4e trimestre 2014.  Si ces projections se concrétisent, le record enregistré à deux reprises en 1994 et 1997 (10,8% en métropole et 11,3% en incluant les Dom) serait dépassé dès le deuxième semestre 2013.  L’OCDE indique que le « chômage durablement élevé et persistant » et que « le marché du travail français peine à se redresser ».  A l’avant-veille d’une réunion des ministres du Travail du G20 à Moscou, l’OCDE appelle ainsi Paris à « s’attaquer à certains défis structurels qui continuent de persister sur le marché du travail ».   »Si le taux de chômage en France est légèrement plus faible que dans la zone euro (12,2% en moyenne, tirée à la hausse par la Grèce et l’Espagne, ndlr), il reste élevé en comparaison » des 34 pays de l’OCDE (8% en moyenne), et notamment de son voisin allemand, selon l’organisme. Outre-Rhin, le chômage devrait en effet passer en deçà des 5% fin 2014, selon ses projections.   »La part des jeunes qui ne sont ni en emploi, ni scolarisés, ni en formation, a augmenté de 2,8 points entre 2007 et 2012″, relève également l’organisation internationale, qui appelle à investir dans une stratégie améliorant les taux d’emploi à la fois des jeunes et des seniors, les deux catégories d’âge les plus frappées.   »Les emplois d’avenir et les contrats de génération, dispositifs ciblés sur les jeunes et les seniors, sont une première avancée en ce sens », estime l’organisme international, qui appelle toutefois à « des réformes plus structurelles permettant d’améliorer durablement les taux d’emploi à tous les âges ».  L’OCDE évoque aussi la loi sur la sécurisation de l’emploi, votée au printemps, qui vise à offrir plus de flexibilité aux entreprises (modulation du temps de travail et des salaires en cas de difficultés conjoncturelles, réforme des procédures de licenciement…) et tout en sécurisant les salariés (renchérissement du coût de certains contrats courts, droits rechargeables à l’assurance chômage…).  Selon elle, cette réforme « va dans la bonne direction en créant des nouveaux outils de flexibilité qui devraient permettre une plus grande création d’emplois dans le moyen terme ».   »Cependant, beaucoup reste à faire pour réellement réduire le dualisme du marché du travail en France » entre contrats courts et contrats longs, dit-elle. « En 2011, 78% des recrutements et 71% des cessations d’emploi correspondaient au début ou à la fin d’un CDD », est-il souligné.  Estimant que la « reprise » économique est en cours, François Hollande a réaffirmé dimanche son « engagement » d’inverser la courbe du chômage à la fin de l’année, remis en cause par nombre d’économistes, mais aussi par les prévisions de l’Insee et du Fonds monétaire international.   »Je me bats » pour l’emploi, a affirmé le chef de l’Etat lors son interview du 14 juillet, alors que le nombre de demandeurs d’emploi sans activité est de 3,26 millions, un record historique. « La politique, ce n’est pas de la magie, c’est une volonté, c’est une stratégie, c’est une cohérence », a-t-il poursuivi énumérant les dispositifs mis en place en faveur de l’emploi.  Il y aura « 100.000 emplois d’avenir d’ici la fin de l’année, et 70.000 contrats de génération au début de l’année prochaine », a promis François Hollande, évoquant aussi le plan d’urgence de formation de chômeurs destiné à pourvoir, d’ici la fin de l’année, « 35.000 emplois » qui ne trouvent pas preneurs.  A défaut de voir le taux de chômage mesuré par l’Insee refluer au quatrième trimestre, le gouvernement guette un reflux des inscriptions à Pôle emploi, le deuxième indicateur qui mesure le chômage. Celui-ci, beaucoup plus volatil, a déjà marqué une pause inattendue en mai.

 

Salaires fonctionnaires : pas augmentation en 2014

Salaires fonctionnaires : pas augmentation en 2014

 

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a confirmé mardi matin que le gel du point d’indice des fonctionnaires serait reconduit en 2014. « A l’heure où je vous parle, c’est effectivement la position que nous avons prise », a-t-elle dit sur France Info. « Pour l’instant, dans la préparation du budget 2014, nous n’avons pas pris le choix de dégeler le point d’indice (ndlr, qui n’a pas été augmenté depuis 2010) ». « C’est vrai que les fonctionnaires sont à la fois déçus et inquiets sauf que, en même temps, ils comprennent que l’ensemble des négociations que nous avons ouvertes (…) leur permettent peut-être aussi d’avoir un certain nombre de progrès », notamment sur les plus basses rémunérations, a ajouté la ministre. Marylise Lebranchu avait évoqué la prolongation du gel du point d’indice lors d’un récent déplacement en Auvergne. Celle-ci était implicite dans la loi de programmation budgétaire pluriannuelle votée fin 2012 et actualisée en avril dans le cadre du programme de stabilité envoyé à la Commission européenne qui prévoit un effort budgétaire de 20 milliards d’euros en 2014, dont 14 milliards sur les seules dépenses de l’Etat. Une hausse de 1% du point d’indice de la fonction publique augmenterait la masse salariale de l’Etat de quelque 800 millions d’euros. Six syndicats de la fonction publique (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC et CGC) ont brandi début juin la menace d’une grève à la rentrée pour réclamer une revalorisation du point d’indice qu’ils jugent nécessaire et défendre le régime de retraite des fonctionnaires.

 

Allemagne : équilibre budgétaire en 2014

Allemagne :  équilibre budgétaire en 2014

Le déficit structurel de l’Etat fédéral, c’est-à-dire toiletté d’un certain nombre d’éléments exceptionnels, va tomber à zéro, après 8,8 milliards d’euros prévus cette année. C’est ce déficit structurel qui fait foi pour le calcul du plafond d’endettement, la « règle d’or » budgétaire allemande qui a fait école en Europe.  Avec ce budget « historique », l’Allemagne « conserve son rôle central de garante de la stabilité en zone euro », s’est félicité le ministre de l’Economie Philipp Rösler lors d’une conférence de presse. « Beaucoup (en Europe) nous envient », a-t-il ajouté.  Si le gouvernement allemand s’attribue la paternité de l’évolution positive de son budget, ce sont principalement la bonne santé de l’économie et du marché du travail qui contribuent à remplir les caisses de l’Etat. Il n’en reste pas moins que le volume total du budget 2014 est, à 297 milliards, légèrement inférieur à celui de cette année (302 milliards d’euros).  Prenant en compte les éléments exceptionnels, et notamment les aides de l’Allemagne à ses partenaires européens malmenés par la crise de la dette, le déficit budgétaire va tomber l’an prochain à 6,4 milliards d’euros, son niveau le plus bas depuis 40 ans selon le ministère des Finances. Il est prévu à 17,1 milliards d’euros cette année.  C’est principalement à cause de la contribution de l’Allemagne au mécanisme d’aide européen MES que le pays sera l’an prochain légèrement dans le rouge, a expliqué le ministre des Finances Wolfgang Schäuble. En 2014, Berlin versera 4,3 milliards au MES.  A l’horizon 2015, les services de M. Schäuble tablent sur des comptes fédéraux à l’équilibre, et en 2016 sur un excédent de 5 milliards.  Le déficit public, celui pris en compte par le Pacte européen de stabilité, comprend quant à lui le déficit de l’Etat, celui des Etats régionaux, des communes et des caisses de sécurité sociale. En 2012, l’Allemagne a dégagé à ce niveau un excédent de 0,1%, selon un chiffre provisoire publié mi-janvier.

 

Moscovici : « pas de nouveaux impôts en 2013 » mais en 2014

Moscovici : «  pas de nouveaux impôts en 2013 » mais en 2014

 

Moscovici redit qu’il n’y aura pas d’impôts nouveau en 2013 mais comme il veut atteindre les 3% de déficit en 2014, il y en aura forcément en 2014 ; A noter qu’il craint pour le climat politique «  le ressenti d’austérité », expression généralement utilisée pour la météo quand le temps est jugé plus mauvais encore qu’il n’est. Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, la France devrait voir son déficit public déraper en 2013 à 3,7% du PIB au lieu des 3% prévus.   »Les règles doivent exister, mais il faut en faire un usage qui ne casse pas les ressorts de la croissance », a expliqué le ministre français. « C’est la raison pour laquelle nous ne voulons pas ajouter l’austérité à la récession ». Un ajustement supplémentaire « serait une très mauvaise chose pour l’économie française », a-t-il insisté. « Nous serons amenés à demander un prolongement du délai du retour à 3% », a-t-il dit.  En revanche, « en 2014, nous nous engageons à être sous les 3% et pour cela il faudra des réformes structurelles », a ajouté le ministre. Il n’a pas donné d’objectif chiffré plus précis, expliquant qu’ »aucun chiffre n’a été évoqué » avec le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.  Interrogé récemment, ce dernier n’a pas exclu de repousser à 2014 l’objectif d’un déficit à 3% pour la France. Lundi soir, il a rappelé que « le pacte de stabilité et de croissance n’est pas stupide » et peut être assoupli lorsque des pays font face à des difficultés économiques exceptionnelles.  M. Moscovici a salué cette position, soulignant qu’il ne s’agissait « pas d’indulgence ». « Je ne la demande pas », a-t-il dit, car « ce serait une mauvaise chose » et cela reviendrait à « appeler au laxisme ». Mais les règles européennes doivent comporter une dose de « flexibilité », ou plutôt une « interprétation intelligente », a-t-il fait valoir.   »S’il n’y a qu’un ressenti d’austérité, on peut produire des votes extrêmes préjudiciables à la stabilité européenne », a-t-il ajouté.

 

Immobilier reprise en 2014 ? Pas sûr !

Immobilier reprise en 2014 ? Pas sur !

Les professionnels de l’immobilier (comme les prévisionnistes pour l’économie générale) utilisent la méthode Coué. Puisque la reprise n’a pas eu lieu en 2013, elle aura lieu en 2014. Pourquoi 2014 ? En faia c’est peu vraisemblable car le marché est littéralement bloqué ; il faudrait pour cela que les prix baissent (ce qui commence) afin de resolvabiliser les acheteurs dont les revenus doivent atteindre 4500 euros par mois (en moyenne). pour remplir les critères bancaires.  A l’occasion de la sortie de l’étude annuelle du Crédit Foncier sur l’évolution du marché immobilier résidentiel, Bruno Deletré, son directeur général, livre ses analyses au Figaro..

Club Immo : Quels enseignements tirez-vous de votre étude sur le marché résidentiel ?

Bruno Deletré : Si l’on dresse le bilan 2012, nous constatons tout d’abord que nous sommes dans un environnement qui devrait être très favorable puisque les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas, autour de 3,23 % en moyenne, fin 2012. Toutefois, le marché est en fort recul. La production de  prêts immobiliers  a représenté un volume de 115 milliards d’euros l’an dernier, c’est-à-dire une chute de 30% par rapport à 2011. Le nombre de transactions immobilières dans l’ancien a été de 650.000, soit une baisse annuelle de 20%. Quant à la construction de logements neufs, avec 345.000 logements, nous sommes là aussi en recul de l’ordre de 20%.  En ce qui concerne l’évolution des prix, dans les zones tendues comme Paris intra-muros ou la Côte d’Azur, les prix ne progressent plus. Nous sommes à un point d’inflexion.  En revanche, dans les zones moins tendues, hors métropole, nous avons déjà assisté à des baisses importantes entre 5 et 10%.

 

Club Immo. Quelles sont les perspectives pour 2013 ?

Bruno Deletré: Elles ne sont pas extrêmement florissantes. La conjoncture économique difficile,  l’augmentation du chômage, le niveau élevé des prix sont autant de facteurs très négatifs pour l’activité immobilière. Nous prévoyons autour de 575.000 transactions cette année dans l’ancien, 325.000 constructions neuves et un plus de 100 milliards de volume de prêts immobiliers. Le marché immobilier va ainsi rester,  en retrait, atteindre un point bas, pour probablement repartir ensuite en 2014 et dans les années suivantes. En ce qui concerne l’évolution des prix, le cœur de Paris, la Côte d’ Azur, le Genevois, mais aussi au sein des quartiers les mieux placés des grandes métropoles, la baisse des prix devrait se situer en 0 et 5%.  Sur la région Ile-de- France et les autres grandes métropoles, nous anticipons un repli de l’ordre de 5% et hors métropole jusqu’à moins 10%. Cette perspective de baisse de prix apporte une respiration au marché après des hausses continues durant de nombreuses années.

 

Club Immo. Qu’est-ce qui permettrait justement de relancer le marché ?

Bruno Deletré: C’est la question que se posent tous les professionnels puisque les enjeux sont importants en termes de croissance économique et donc d’emploi. Nous n’avons pas d’emprise sur les facteurs macro-économiques dont dépend l’évolution du marché immobilier.  Cela dit, je pense qu’il est important de rétablir une forme de confiance. Ce que l’on voit, c’est qu’au-delà des vicissitudes de la conjoncture, il y a de la part des intervenants sur le marché, qu’il s’agisse  des acheteurs ou des vendeurs, une crainte devant l’avenir et je crois que les professionnels peuvent contribuer à rétablir cette confiance. A ce titre, le Crédit Foncier, est très  présent sur le secteur de l’accession sociale à la propriété, en s’appuyant sur les leviers de financement déjà existants. Nous avons d’ailleurs augmenté notre part de marché de distributeur de crédits immobiliers, passant de 5 à 6% en 2012 (la part de marché dans le prêt à l’accession sociale, est passée de 37 % à 43 %.).

 

Club Immo : Comment accompagner davantage cette accession sociale à la propriété ?

Bruno Deletré : Il y a tout d’abord des dispositifs publics. Certes, il y en a moins puisque le déficit budgétaire doit être réduit et c’est une priorité pour notre économie. Dans ce contexte, il faut réserver les fonds dont dispose l’Etat à  ceux qui en ont le plus besoin. C’est ce qui a été avec le Prêt à taux zéro + 2013, en rétablissant des plafonds de ressources plus exigeants ou en redéfinissant les différés de remboursement. Quant à la priorité sur le neuf, elle est logique, par rapport au dispositif dans l’ancien qui a coûté assez cher et a été interrompu. Si les pouvoirs publics disposaient de  plus de moyens, il serait pertinent d’instaurer  un PTZ sous conditions de travaux.

 

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