Archive pour le Tag 'emprunt'

Emprunt France : 250 milliards en 2021 comme en 2020

Emprunt France : 250 milliards en 2021 comme en 2020

En gros la France empruntera à nouveau environ 300 milliards en 2021. Une somme qui correspond à peu près au 10 % de déficit du budget par rapport aux PIB.

Grâce à l’action de la banque centrale européenne, les taux sont à peu près nuls. La France emprunte donc sans frais supplémentaires. Reste qu’elle ne rembourse avec les nouveaux emprunts que les intérêts des dettes précédentes. L’Agence France Trésor envisage d’émettre 260 milliards d’euros d’obligations à moyen et long terme, un montant net des rachats et inchangé par rapport à 2020; il faudra cependant y ajouter des emprunts de court terme d’au moins une vingtaine de milliards.

La charge financière de la dette est prévue à 37,1 milliards d’euros l’an prochain, contre 36,2 milliards pour 2020. Une somme assez comparable mais qui évidemment est inquiétante puisqu’elle est en passe de devenir bientôt le premier budget de l’État alors qu’on ne rembourse que les intérêts financiers et que le capital n’est remboursé qu’avec d’autres emprunts.

EDF: un méga emprunt « vert »… qui le plombe en Bourse

EDF:  un méga emprunt « vert »… qui le plombe en Bourse

 

Compte tenu de la situation financière d’EDF il n’est pas étonnant que le lancement de sa très grosse émission d’obligations convertibles en actions ait   pesa sur le cours de l’entreprise. En outre, il s’agissait d’un emprunt d’un montant assez considérable de 2,5 milliards.

Visiblement le caractère vert de l’emprunt n’a pas convaincu les observateurs de la solidité financière de l’entreprise. «  le cours de son action accusait en effet la plus forte baisse du SBF 120, pénalisé (-7,81% à 8,15 euros) par l’effet potentiellement dilutif de cette première émission d’obligations convertibles du groupe.

En outre, la chute de la production d’électricité nucléaire en août 2020, qui s’établit à 22,9 TWh, en baisse de 4,8 TWh par rapport à celle d’août 2019, en lien principalement avec les impacts de la crise du coronavirus, a également contribué à faire reculer le titre, selon des analystes.

Le côté vert de l’emprunt peut aussi faire douter compte tenu du flou de l’affectation.

« Il est trop tôt pour dire à quels projets précis ces fonds seront alloués », a indiqué EDF, interrogé par l’AFP. Mais cette émission obligataire permettra à l’électricien d’atteindre son objectif, fixé en 2015, de doubler sa capacité nette installée de production d’énergies renouvelables pour la porter à 50 gigawatts en 2030.

 

Emprunt Coronabond perpétuel ?

Emprunt Coronabond perpétuel ?

Jean Matouk, Professeur des Universités, Économiste et ancien Président de banque   reprend à son compte l’idée surprenante d’un emprunt perpétuel . Une réflexion qui mérite la lecture mais qui fait un peu vite l’impasse sur les réajustements de parité monétaire et  le réveil de l’inflation qui pourraient bien changer la donne.

 

« L’Europe existe ! Les décisions sur lesquelles les ministres des finances sont parvenus à s’entendre le 7 mai sont loin d’être négligeables : 340 milliards d’euros, dont 240 milliards par le Mécanisme européen de stabilité, à condition qu’il s’agisse de financements relatifs à la santé, et 100 milliards par la Commission à travers le SURE, ou fonds d’aide pour les emplois et les travailleurs. Je ne compte pas, dans ces mesures novatrices, les 200 milliards par la Banque européenne d’investissement, qui, malgré leur ampleur importante, restent quand même dans le champ classique. La novation représente 3% du PIB européen. Le soutien à l’économie, puis sa relance après la pandémie, que tous les Etats envisagent, offre l’occasion d’installer financièrement l’Europe et ses Etats dans le long terme.

Ces emprunts par les Etats vont venir s’ajouter à leurs dettes respectives et, même si la Commission a levé (temporairement ?) la limite autorisée de 60% du PIB pour les dettes publiques, il est bien clair que celles-ci vont bondir hors de cette limite dans les prochains mois. Dans son ensemble, la dette publique de la zone euro en 2019 était à 86,5% de son PIB. C’était relativement peu vis-à-vis de la dette des Etats-Unis, à  120%, qui va probablement augmenter à 140% en 2020, et du Japon à 234%. Mais les dettes de certains pays de la zone euro dépassaient allègrement, dès 2019, les 100% de leur PIB. Admettons que la France augmente sa dette de 150 milliards, soit 6,5% de son PIB, la portant donc à 106/107%, on peut estimer qu’avec des hausses similaires par rapport au PIB, les dettes publiques dans les autres pays de la zone seraient fin 2020, Espagne 107% Belgique 112%, Chypre 115%, Portugal 129%, Italie 145% et Grèce 190%. Au total 95/97% du PIB de l’Union européenne de 13.000 milliards d’euros soit  1.300 à 1.500 milliards à refinancer.

Que les créances viennent du MES, du SURE, ou d’autres sources, il est donc évident que les dirigeants de l’Union et des Etats doivent songer aux modes de réduction de cette dette. Elle est tout à fait soutenable après une « guerre » comme celle menée contre le covid19, comme des dettes plus importantes l’ont été après les deux  guerres mondiales. Mais elles doivent diminuer à terme. Comment ?

Plusieurs voies sont possibles, alternativement ou en combinaison.

Il est évidemment possible de recourir à l’impôt. Compte tenu de la montée des inégalités, un impôt spécial, provisoire, sur les hauts patrimoines  et/ ou sur les hauts revenus est le plus évoqué et politiquement inévitable. Mais un tel impôt n’est concevable, au sein de l’Union européenne, où, au moins de la zone euro, que s’il est décidé conjointement et identique dans les 19 ou 27 pays. Un pas  vers « plus d’Europe » serait aussi souhaitable, sous la forme d’un supplément de taxe sur les transactions financières au-delà de celui actuellement préparé par l’OCDE, pour l’ensemble des pays développés. Mais un tel impôt, pour la France, par exemple, pourrait difficilement fournir plus de 10 ou 20 milliards d’euros. La voie fiscale, politiquement souhaitable, est donc insuffisante.

Au-delà, chaque Etat peut d’abord recourir à une dette publique nationale à très long terme voire perpétuelle. La France a eu plusieurs fois recours à de tels emprunts. Emprunt de la Libération de 164 milliards de francs, Emprunt de la Caisse nationale de l’énergie (CNE) 1946 pour indemniser les actionnaires des sociétés de gaz et électricité, Emprunt Pinay de 1952 indexé sur l’or. L’emprunt CNE 1946 a permis de financer largement la reconstruction des équipements électriques, gaziers et ferrés après la guerre. Il était amortissable en cinquante ans et portait intérêt à 3%, les porteurs des obligations recevant en sus de l’intérêt une sorte de prime de 1% du chiffre d’affaire d’EDF. Comme, par souci d’équilibre social,  le Comité d’entreprise de EDF. L’emprunt étant amortissable par tranches, les derniers porteurs se sont évidemment régalés.  Pour l’Etat  le coût  total fut de 96 milliards de francs (environ 150 millions d’euros) , avec un coût annuel de 4 milliard de francs (600 millions d’euros)  dont le « pouvoir d’achat » fut évidemment rogné à l’os par l’inflation postérieure. Pour la petite histoire, la CNE devant disparaître avec la fin de l’emprunt, il avait été proposé de la transformer en Caisse nationale de l’environnement, destinées à financer notamment les investissements dans les énergies renouvelables et l’isolation de l’habitat. Mais, ce que certains appellent l’« Etat profond », la haute administration, peu perspicace, fit échouer le projet.

L’Etat peut faire de même aujourd’hui, sans avoir, cependant, à horizon proche, l’opportunité d’une inflation correctrice, avec un emprunt à 50 ans, lui aussi amortissable par tranches annuelles, ou perpétuel, aujourd’hui à 2%, avec clause éventuelle de « revoyure », destiné à rembourser tout ou partie des emprunts passés, éventuellement ceux du MES ou du SURE.

Autre idée : pour alléger la dette de chaque Etat, aujourd’hui, réduisant donc son endettement de départ avant les nouvelles dettes, on re-propose ici que les banques des Etats de la zone euro  annulent toutes une part égale de  leurs créances sur les Etats, à proportion égale du bilan pour chaque banque, et d’un montant total  égal en faveur de chaque Etat, avec autorisation exceptionnelle de la BCE donnée aux banques d’amortir ces pertes sur 10 ou 20 ans.

De même la Commission européenne pourrait, ne serait-ce que pour financer ces 100 milliards émettre un emprunt  « Europe », lui aussi à très long terme, voire perpétuel, avec augmentation, à due proportion, du Budget européen. Il intéresserait certainement les épargnants européens  notamment allemands. La Banque centrale européenne pourrait aussi lancer, en lieux et place d’une part de son passif actuel, un emprunt à très long terme.

Cette grave pandémie, offre à l’Europe, où est née, puis s’est relancée – il faut sans cesse le rappeler aux descendants de ces pionniers ! -  la démocratie, d’où sont partis aussi  l’écologie, et le mouvement féministe, renaissent désormais, une nouvelle  économie plus soucieuse de l’humain, une  économie plus soucieuse de la vie que de la performance. Elle offre aussi l’occasion de consolider à très long terme cette nouvelle économie, par un  grand « ménage » financier public.

États-Unis : un emprunt de 3.000 milliards dollars au deuxième trimestre

États-Unis : un emprunt de 3.000 milliards  dollars au deuxième trimestre

Les États-Unis vont emprunter au deuxième trimestre beaucoup plus que sur une seule année Exactement de 2.999 milliards, ce montant est plus de cinq fois supérieur à ce que le Trésor a jamais emprunté sur un seul trimestre, en 2008, et il est aussi supérieur au montant maximal jamais emprunté sur l’ensemble d’une année fiscale, 1.800 milliards en 2009. La somme est énorme et pose des interrogations sur les perturbations que cela pourrait apporter sur les marchés financiers qui pourraient être asséchés et très bousculés par l’ampleur de ses emprunts.

Mélenchon : la relance par l’impôt, l’emprunt et l’inflation

Mélenchon : la relance par l’impôt, l’emprunt et l’inflation

 

 

Bien qu’il s’en défende Mélenchon reprend les vieilles méthodes socialistes qui consistent à augmenter les dépenses sans les recettes équivalentes. Paradoxe,  Mélenchon qui souhaitait  ne pas remboursait la dette (plus de 2000 milliards soit environ 33 000 € par habitant) prévoit de faire un emprunt de 100 milliards. Et bien sûr il promet la croissance, la réduction du chômage l’augmentation des salaires. l’embauche de nombreux fonctionnaires.  Les prélèvements obligatoires (c’est-à-dire le tout d’impôt) dont la France détient déjà le record du monde avec 46 % passerait à 50 %. Le miracle de ce bouclage économique de coin de table c’est  qu’il aboutirait à une réduction du déficit public. On se demande bien comment !  Finalement un programme qui n’est pas trop éloigné de celui du front national. Les divergences par ailleurs assez fondamentales se situent essentiellement sur le terrain sociétal. Mélenchon promet donc ramener le taux de chômage de 10% aujourd’hui à 6% en 2022 et promet une croissance de la richesse nationale supérieure à 2% par an dès l’année prochaine. Des prévisions largement supérieures à celles du gouvernement actuel, de la Commission européenne ou du FMI. Mais l’équipe de Jean-Luc Mélenchon justifie ce sursaut économique par « l’efficacité » de son programme, « l’Avenir en commun ». Très vite après son arrivée à l’Élysée, Jean-Luc Mélenchon débloquerait  100 milliards d’euros d’investissements, financés par l’emprunt. Lors d’une émission entièrement consacrée au chiffrage et de son projet et retransmise en direct sur YouTube et Facebook, le candidat a expliqué qu’il s’agit « d’injecter une masse suffisante qui remette en route l’activité ».  Parallèlement, quelque 173 milliards d’euros supplémentaires seront ajoutés, sur l’ensemble du quinquennat, à la dépense publique actuelle, compensés notamment par la suppression du pacte de responsabilité ou la lutte contre la fraude fiscale. L’équipe d’experts du candidat compte en outre sur une forte progression des recettes (190 milliards d’euros sur cinq ans), liée à la baisse du chômage, mais aussi à un taux d’inflation qui bondirait de proche de zéro aujourd’hui à plus de 4% à la fin du quinquennat.  Ce cadrage prévoit également l’augmentation des salaires de six points en moyenne, avec notamment une augmentation du Smic net de 173 euros par mois, quelque 3,5 millions d’emplois créés, dont 2 millions dans le secteur marchand. Il prévoit également une augmentation du taux de prélèvements obligatoires, passant de 45% du PIB aujourd’hui à 49,2% en 2022, compensé par de meilleurs services publics.  Effet vertueux de cette politique économique, le déficit public (Etat, protection sociale et collectivités territoriales) serait réduit de 3,3% en 2016 à 2,5% du PIB à la fin du quinquennat. Mais en dérogeant à la règle européenne des 3% en 2018, où il se creuserait à 4,8%. Et la part de la dette publique passerait de 95,8% du PIB à l’heure actuelle à 87% en 2022, après également un sursaut à 96,8% en 2018.

Obligation verte : ça reste un emprunt !

Obligation verte : ça reste un emprunt !

 

 

 

On peut évidemment se féliciter que certains emprunts soient de plus en plus orientés en direction des investissements liés à la croissance verte. Pour autant, la France qui son s’enorgueillit  d’avoir lancé les premiers emprunts d’État verts  au monde (mais après la Pologne quand même) devrait sans doute faire preuve de davantage de modestie. En effet un emprunt reste un emprunt et viendra s’ajouter à la dette française faute de ressources suffisantes pour le rembourser. Pourtant le gouvernement considère que le lancement de ces deux emprunts présente un caractère historique et que  les ambitions françaises sont sans commune mesure avec l’obligation assimilable d’Etat (OAT) de 750 millions de dollars et d’une maturité de cinq ans annoncée en décembre par la Pologne. L’Agence France Trésor (passée, selon Michel Sapin, d’une « hésitation suspicieuse » à une hésitation bienveillante » pour finir par un « enthousiasme dans l’action ») ne souhaite pas divulguer d’objectif chiffré.  « Avec cette obligation en euros, nous espérons susciter l’engouement d’autres Etats européens, ou d’autres entreprises, pour plus d’obligations, encore plus vertes et plus responsables », confie ainsi Michel Sapin, qui souligne que cette obligation verte devra permettre à la France de se financer au même coût, voire à un coût moindre, qu’avec des OAT classiques. « Nous pourrions bénéficier d’un effet de marché avantageux, lié aux règles qui suscitent de la demande verte», se prend-il à espérer. Avec cette obligation verte, la France, déjà à l’origine de 20% des émissions mondiales de green bonds, entend contribuer au bon fonctionnement du marché grâce à la grande qualité de crédit et à la liquidité de l’actif. Encore une fois reste qu’il faudra rembourser ce nouveau type d’obligations. De ce point de vue, avec un endettement dépassant  2000 milliards,  la France a certainement atteint et même dépassé ses capacités d’emprunt surtout si la tendance à la remontée des taux ce confirme. On peut aussi se poser la question de la pertinence de l’affectation de ses obligations vers la croissance verte. Peut-être aurait-il été plus utile de contraindre la totalité des emprunts à comporter une part d’orientation de croissance verte ce qui serait économiquement, financièrement et écologiquement plus cohérent. Sinon on risque de faire coexister des investissements au service d’une croissance verte et d’autres qui vont à l’encontre au contraire des préoccupations environnementales.

Immobilier : un apport de 20 000 euros, un emprunt de 200 000 et un revenu de 4 000 euros.

Immobilier : un apport de 20 000 euros, un emprunt de 200 000 et un revenu de 4 000 euros.

 

Même si le marché s’est amélioré en raison surtout des taux il n’en reste pas moins que la question de la solvabilité des candidats à l’acquisition est toujours posée. Surtout pour les primo accédants sans fortune personnelle. En effet en moyenne le prix de l’acquisition est de l’ordre de 220 000 euros avec un apport de l’ordre de 20 000 euros. Il faudra donc un emprunt de 200 000 euros. Sur 20 ans cela représente des mensualités de l’ordre de 1000 euros. En théorie un revenu de 3000 euros suffit pour obtenir cet emprunt (la charge ne peut dépasser 33% du revenu). Mais dans les faits les banques exigent davantage, près de 4000 euros et avec des caractéristiques durables des emplois (en clair par exemple pas de CDD) qui garantissent le remboursement du prêt. Du coup nombre de primo accédants se trouvent écartés de l’emprunt, donc de l’acquisition. 20.729 euros en moyenne en 2016, contre 57.735 euros en 2015 et 70.000 euros en 2014. L’apport personnel moyen des ménages emprunteurs est en chute libre sur les deux dernières années, selon l’emprunteur «publié le 16 novembre 2016 par le courtier en crédit meilleurtaux.com. Le phénomène est en plus insolite l’apport personnel moyen a baissé « pour la première fois depuis 2004 » en 2015, comme le précise Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.com. La transaction moyenne s’établit donc à 220.428 euros au total, soit une baisse de 17.529 euros par rapport à l’année précédente qui reflète une baisse générale des prix du marché immobilier. Cette tendance cache toutefois de fortes disparités entre les régions.

François Hollande : encore un nouvel emprunt

François Hollande : encore un nouvel emprunt

Hollande a donc annoncé une « troisième levée de fonds » pour poursuivre les investissements dans le pays ( dans le cadre du grand emprunt). Au fait pourquoi un telle annonce, pourquoi un grand emprunt dont la troisième tranche annoncée par Hollande pourraiat atteindre de 30 à 30 milliards ? En fait la France emprunte déjà tous les jours. Bon an, mal an 70 milliards pour boucher les trous du budget et environ 100 milliers pour rembourser la dette ( autour de 2000 milliard et 100% du PIB). Certes il faut soutenir les investissements mais pourquoi encore un nouvel instrument qui n’est qu’une enveloppe vide pour s’endetter davantage.  En fait un trou pour boucher d’autres trous. De ce point de vue cette idée initiale  d’un emprunt supplémentaire de Juppé et de Rocard ( qu’on a connu plus en forme) n’est pas celle du siècle.  Il faut continuer de « favoriser l’investissement dans notre pays », a plaidé François Hollande. Aussi, le Président a annoncé jeudi « une troisième levée » de fonds pour le « grand emprunt, pour que nous puissions avoir cette capacité de poursuivre, au-delà de 2017, ce que nous avons déjà engagé depuis plusieurs années ». « Nous n’avons pas encore fixé l’enveloppe – faut-il que nous ayons déjà consommé toutes celles qui ont été d’ores et déjà dégagées – mais nous ferons avec M. Schweitzer (Louis Schweitzer, le Commissaire général à l’investissement, NDLR) l’évaluation », a-t-il précisé lors d’une visite d’entreprise en Isère. « Nous avons fait déjà deux levées de grands emprunts qui ont permis de créer le PIA, le programme d’investissements d’avenir », a également rappelé le chef de l’Etat. Louis Schweitzer avait plaidé le 9 mars pour lancer un troisième « Programme d’investissements d’avenir » (PIA), en vantant les résultats des deux précédents, dotés au total de 47 milliards d’euros. « A l’horizon de 2017, il n’y aura plus de ressources suffisantes donc nous lèverons une fois encore (…) de nouveaux fonds pour apporter aux entreprises françaises qui sont dans l’innovation, l’exportation et la transition énergétique, les moyens de pouvoir assurer leur développement et donc de créer de l’emploi », a poursuivi François Hollande. Le principe du PIA, financé notamment par un grand emprunt, avait été lancé en 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, puis repris par la gauche en 2013. Son idée est de promouvoir « l’excellence » en France, que ce soit en finançant des projets de recherche ou en apportant du capital à des start-up. Une commission présidée par les anciens Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard avait identifié six axes stratégiques majeurs : enseignement supérieur et formation, recherche, modernisation industrielle, développement durable, économie numérique, santé et biotechnologies.

 




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