Archive pour le Tag 'Empreinte'

L’empreinte carbone en France : en augmentation

L’empreinte carbone  en France : en augmentation

En dépit des discours et des promesses,  l’empreinte carbone augmente. En 2016, l’empreinte carbone de la demande nationale est estimée à 689 millions de tonnes de CO2e (Mt CO2e), soit 10,7 tonnes par habitant. En volume, elle a augmenté de 13 % entre 1995 et 2016 d’après  le Commissariat général au développement durable dans une étude publiée ce mercredi, et intitulée «Ménages & Environnement – Les chiffres clés. Edition 2017». Dans une précédente étude le Commissariat général au développement durable avait chiffré l’empreinte nationale à 531 Mt de CO2 pour l’année 2012, et celle de chaque Français à 8,4 tonnes.  La composante CO2 de l’empreinte carbone de la France représente les émissions de CO2 induites, en France et à l’étranger, par la consommation de ses habitants. Sur la période 1995-2015, la composante CO2 de l’empreinte carbone a augmenté de 11,7 % alors que dans le même temps, les émissions de CO2 en France métropolitaine ont diminué de 14,4 %. Cette croissance de l’empreinte carbone incombe notamment à l’augmentation des émissions de CO2 associées aux importations (+ 76 %). En 2015, ces dernières représentent 55 % de la composante CO2 de l’empreinte carbone. Ramenée à l’habitant, cette dernière s’élève à 8,3 tonnes (t) par personne, soit 58 % de plus que la quantité de CO2 émise par personne sur le territoire national (5,2 t). Pour les seules  émissions de gaz à effet de serre (GES) les voitures particulières (VP) s’émettent à 69,5 millions de tonnes équivalent CO2 en 2014, soit 15,2 % des émissions totales de GES. Elles sont légèrement supérieures à leur niveau de 1990 malgré leur hausse de 16 % observée entre 1990 et 2003, concomitante à celle (+ 28 %) de la circulation des VP en France. La baisse des émissions obtenue depuis 2003 découle de la stagnation de la circulation (404,6 milliards de véhicules-kilomètres parcourus en 2014), couplée à la diminution de la consommation unitaire des VP (6,47 litres aux 100 km en 2014, soit près de 1,7 litre de moins qu’en 1990. (Notons que les marques annoncent  uen consommation de 3 à 4 litres). Bref,  la France set encore loin d’être le pays exemplaire de la COP 21 !

 

Empreinte carbone : priorité au transport et au logement

Empreinte carbone : priorité au transport et au logement

Pas vraiment une découverte, le transport et le logement, la priorité à accorder pour lutter contre la production de carbone. La mobilité,  en favorisant les transports collectifs et le logement, par une meilleure isolation thermique.  D’après les « échos », l’empreinte carbone (émission de CO2) est liée à notre consommation. Et elle peut être sensiblement réduite si l’on agit en priorité les deux secteurs « les plus impactants ». A savoir : le bâtiment et la mobilité, avec une baisse supérieure à 35% en 2030 (par rapport à 2007) pour le premier et supérieure à 25% pour le second. L’Ademe constate que les dépenses des ménages français ont connu « une hausse sans précédent depuis plus de cinquante ans ». Ce niveau élevé de consommation  va de pair avec une augmentation de notre empreinte environnementale : énergie, carbone, eau, consommation de ressources, recul de la biodiversité…. Pour l’alléger, il faut « faire évoluer notre système de +production-consommation+ et changer nos habitudes et routines de citoyens-consommateurs », souligne-t-elle. Objectif : « passer d’une société de la quantité à une société de la qualité ». Comment faire ? Concrètement, l’Ademe recommande notamment d’ «améliorer le confort et l’efficacité thermique » des logements, de réduire la part des maisons individuelles dans les constructions neuves au profit du petit collectif (50/50 en 2030 contre 58/42 aujourd’hui). En matière de mobilité, elle préconise un usage accru des transports en commun. Il faudrait qu’ils représentent 28% des déplacements en 2030 contre 21% actuellement. Parallèlement, il faudra aussi d’encourager le vélo, la marche, l’autopartage et le covoiturage. Il faudra également que l’industrie automobile développe de nouvelles motorisations d’ici à 2030 avec «une part de marché pour les véhicules neufs de 10% de véhicules électriques et 22% d’hybrides rechargeables». L’Ademe recommande en outre d’allonger la durée de vie des équipements électriques et électroniques tout en améliorant leur efficacité énergétique. Dans le cadre d’une « économie circulaire », il faudrait développer davantage les filières de récupération et de valorisation de ces équipements.  L’agence appelle à enfin à réduire drastiquement le gaspillage alimentaire, à chaque étape de la chaîne alimentaire, « en visant une baisse de 60% de 2007 à 2030« .

 




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