Archive pour le Tag 'emplois'

PSA : 400 suppressions d’emplois en Grande-Bretagne

PSA : 400 suppressions d’ emplois en Grande-Bretagne

Suppression 400 emplois environ dans l‘usine Vauxhall d‘Ellesmere Port, en Grande-Bretagne pour des questions de compétitivité mais aussi compte tenu de l’environnement du site qui fait peser des incertitudes notamment sur la fiscalité. “Les coûts actuels de fabrication à Ellesmere Port sont sensiblement supérieurs à ceux des usines référentes de PSA en France”, a déclaré à Reuters un porte-parole de PSA, confirmant des informations d‘Automotive News Europe. PSA a bouclé cet été le rachat à General Motors de sa filiale automobile européenne, Opel/Vauxhall. Opel doit présenter en novembre un plan de redressement, distinct de l‘annonce faite vendredi sur Vauxhall. L‘usine d‘Ellesmere est l‘un des deux sites de production de la compacte Astra en Europe, avec Gliwice en Pologne. Les 400 postes supprimés représentent environ un quart de l‘effectif total du site britannique, de 1.667 personnes. Inspiré du compactage des usines françaises de PSA ces dernières années, Vauxhall va passer de deux équipes de production à une seule courant 2018. “PSA affirme qu‘il est résolu à conserver l‘usine Astra d‘Ellesmere Port (…) et qu‘il a toute confiance dans la capacité et le talent des salariés (…) pour produire les améliorations nécessaires de sa performance financière”, a ajouté le porte-parole de PSA Au salon de l‘automobile de Francfort, mi-septembre, le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, avait indiqué réfléchir à plusieurs scénarios pour Vauxhall, afin de faire face aux inconnues provoquées par l‘annonce du Brexit.

Suppression d’emplois à GE : sanctions du gouvernement ?

Suppression d’emplois  à GE : sanctions du gouvernement ?

 

Après Nokia, c’est au tour de GE de ne pas tenir ses promesses d’emplois. Lors du rachat de la branche énergie d’Alstom par général électrique, l’entreprise américaine avait promis de créer 1000 emplois. Au lieu de cela  le groupe a annoncé en juillet qu‘il comptait supprimer 345 emplois sur les 800 que compte le site GE Hydro de Grenoble (Isère), un plan social qui pour les salariés contrevient aux engagements de création d‘emplois pris par le géant américain auprès du précédent gouvernement. “Le gouvernement sera extrêmement attentif à ce que General Electric respecte tous ses engagements et notamment la création nette de 1.000 emplois”, a déclaré le porte-parole du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l‘Assemblée nationale. S‘il a souligné que GE avait notamment l‘intention d‘investir à Belfort dans le développement 3D ou à Cherbourg (Manche) dans l’éolien, Christophe Castaner a jugé qu’“il faut accélérer”. “Le gouvernement a une arme pour cela, c‘est la pénalité de 50.000 euros par emploi manquant, que nous actionnerons pour faire en sorte que General Electric respecte les engagements qu‘il a donnés au gouvernement (précédent)”, a-t-il dit. “Il faut être très vigilant (…) parce que la situation des restructurations des activités hydro-électriques de ce groupe n‘est à la fois pas conforme aux engagements pris mais pas conforme non plus par rapport au projet industriel qui doit être le nôtre”, a poursuivi le secrétaire d‘Etat chargé des relations avec le Parlement. Au moment du rachat de la branche énergie d‘Alstom en 2014, GE s’était engagé à créer un millier d‘emplois avant 2018. L‘accord conclu avec Arnaud Montebourg, alors ministre de l‘Economie, prévoyait également des pénalités financières de 50.000 euros par poste non créé. Le secrétaire d‘Etat auprès du ministre de l‘Economie Benjamin Griveaux recevra à nouveau les acteurs concernés le 16 octobre, a précisé Christophe Castaner. Benjamin Griveaux est déjà engagé dans un dossier comparable, qui concerne le suivi des engagements pris par Nokia lors du rachat du franco-américain Alcatel-Lucent début 2016. Des engagements non tenus puisqu’il est prévu la suppression de 600 emplois  en 2018 et 2019, « soit 30% de tous les emplois hors Recherche et Développement », notent les élus. En 2015, lors du rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia, opération validée par le ministre de l’Économie, à savoir  Emmanuel Macron, la direction avait pris des engagements pour développer notamment la R&D. En contrepartie des 400 postes supprimés de l’époque, le groupe piloté aujourd’hui par Rajeev Suri s’était engagé à embaucher 500 personnes et à porter les effectifs à 2500 ingénieurs et chercheurs d’ici fin 2019.   Seulement, sur la première tranche de la campagne de recrutement, dont l’échéance est prévue pour la fin de l’année, « ils ont embauché seulement 120 personnes sur les 330 postes annoncés. On voit mal comment ils pourront tenir parole », insiste Bernard Trémulot. Une situation qui passe mal, y compris au niveau du gouvernement. Invité lundi sur France Inter, Benjamin Griveaux a reconnu que « manifestement, le compte n’y est pas », l’entreprise n’aurait « sciemment pas tenu la parole qu’elle avait donnée publiquement lors de l’opération de rachat ».   Lors de la dernière réunion du comité de suivi, au début du mois, l’équipementier finlandais a confirmé qu‘il tiendrait ses engagements en matière d‘emplois, sans pour autant renoncer au plan de suppression de près de 600 emplois qu‘il avait annoncé début septembre !

80000 emplois créés au second trimestre (INSEE)

80000 emplois créés au second trimestre (INSEE)

D’avril à juin, l’économie française a enregistré 81.400 créations nettes d’emplois, dont 76.800 dans le privé (+0,4%) et 4.600 (+0,1%) dans la fonction publique. Sur le seul deuxième trimestre, l’emploi a poursuivi sa baisse dans l’industrie (-2.800 postes ou -0,1%), qui n’a pas été en situation de créations nettes depuis début 2001, mais a poursuivi son rebond amorcé en début d’année dans la construction (+4.800 ou +0,4%). Il est resté vigoureux dans les services avec 67.000 créations nettes d’emploi (+0,6%) après 47.900 au premier trimestre (+0,4%), grâce à l’intérim (23.200 emplois créés). Sur les douze mois à fin juin, les créations nettes d’emplois atteignent 303.500, soit une hausse de 1,2% sur la période, dont 276.300 dans le privé et 27.200 dans la fonction publique. Dans un communiqué distinct, l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) fait état d’une hausse du salaire moyen par tête de 0,4% sur le trimestre en France et de 2,0% sur un an, un rythme nettement supérieur à l’inflation (+0,1%, sur le trimestre et +0,7% sur un an).

Emplois aidés : faire le tri mais pas les supprimer

Emplois aidés : faire le tri mais pas les supprimer

 

 

La ministre du travail est sans doute raison de vouloir réformer les emplois aidés dont l’efficacité est jugée discutable aussi bien par la Cour des Comptes que par le gouvernement. Pour autant il faut constater une grande diversité d’emplois soutenus financièrement par l’État. Certains sont complètement artificiels et ne pourront déboucher ni sur des emplois pérennes ni sur des emplois dans le secteur marchand. Par contre d’autres sont utiles pour favoriser la réinsertion professionnelle ; ce que voulait laisser une heure de rendez-vous mais pourquoi se fusionner une analyse de radio Chris MDC quoi on dirait c’est, c’est loin CMV assez surpris de : CMV assez j’ai même la formation qui pourrait leur être situé ne remplacera jamais les conditions concrètes du travail à moins d’articuler cette formation avec un processus d’insertion dans l’entreprise. Enfin certains emplois aidés sont efficaces dans le secteur marchand mais ils peuvent correspondre uniquement à un effet d’aubaine pour les entreprises.  Avant d’envisager une réforme sera sans doute nécessaire de procéder à un audit pointu de chacune des catégories d’emplois soutenus financièrement Alors que les Associations et les collectivités locales protestent depuis quelques jours contre la diminution du dispositif des contrats aidés financièrement par l’Etat, la ministre du Travail Muriel Pénicaud monte au créneau pour défendre la mesure décidée par le gouvernement. « C’est faux de dire qu’on va les supprimer: on va les cibler sur les personnes les plus éloignées de l’emploi et dans les secteurs où il y en a le plus besoin, notamment pour l’accompagnement des élèves handicapés, l’outre-mer et l’urgence en matière sociale et sanitaire », déclare la ministre dans un entretien publié sur le site internet du Monde. Mesure phare du quinquennat de François Hollande, les emplois d’avenir sont des contrats aidés, à temps plein et de longue durée, destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés. Ils incluent un projet de formation. Pour le gouvernement, qui prévoit une enveloppe de 310.000 contrats aidés en 2017 contre 459.000 signés en 2016 et une nouvelle baisse en 2018, ces contrats « subventionnés par l’Etat » sont « précaires, souvent à temps partiel » et ne peuvent être « l’instrument majeur de la politique de l’emploi ». »Coûteux et pas efficace » Plutôt que dans les contrats aidés, la ministre préfère « investir dans la formation, dans le développement des compétences et c’est l’objet du grand plan d’investissement « compétences que nous lancerons à l’automne », a-t-elle dit récemment. Ainsi, près de 15 milliards d’euros sur cinq ans devraient être consacrés à la formation, soit « potentiellement un million de personnes en formation chaque année », précise-t-elle.

 

Services à la personne : des milliers d’emplois ?

Services à la personne : des milliers d’emplois ?

Ce que prétendent Gattaz et  quatre personnalités importantes du monde de l’entreprise et de la banque qui recommandent  de mieux articuler les dépenses des ménages avec les aides fiscales. Il s’agit d’un aspect financier incontournable mais qui fait l’impasse sur les conditions d’exercice du métier. Paradoxalement, les besoins sont immenses mais l’offre s’adapte mal à la demande. Effectivement il faut sans doute revoir le dispositif fiscal dans la mesure où le recours par les ménages à des services privés évite souvent de mobiliser des services publics (exemples, maison de retraite ou hôpitaux pour les personnes âgées, crèches pour les enfants). Les caractéristiques du métier sont très diverses mais d’une manière générale l’aide à la personne souffre d’un manque de reconnaissance. Alors que les besoins augmentent, que la demande progresse il est parfois difficile de recruter du personnel disponible et qualifié. En cause des conditions de rémunération théorique relativement basse et des rémunérations réelles encore davantage. Par exemple pour l’aide à la personne concernant les personnes âgées les temps d’attente et de trajets sont parfois supérieurs autant de services rémunérés. Avec la crise, nombre de personnes âgées ont réduit le temps de leur demande : un quart d’heure le matin et un quart d’heure le soir parfois. Bref pour des temps de travail réel très supérieur à 35 heures les assistantes de vie par exemple gagnent souvent moins de 1000 € avec en plus l’inconvénient de changer leur voiture tous les cinq ans surtout en zone rurale où  les lieux d’intervention sont très éloignés mais aussi en zone urbanisée avec la congestion automobile urbaine. De très nombreux emplois peuvent être créés au bénéfice des intéressés mais aussi de la collectivité encore faudrait-il engager une réflexion sur la problématique de cet été activité. Le problème du recrutement est aussi central, pour les raisons déjà évoquées il est souvent plus facile d’embaucher des travailleurs étrangers que des Français. Les signataires de la tribune dont Pierre Gattaz doivent  donc élargir le champ de la réflexion. Pour eux Il s’agit simplement de « trouver une solution au problème de trésorerie des ménages lié au décalage dans le temps du remboursement du crédit d’impôt auquel ils ont droit, avancé lors de leur consommation de services à la personne. » « Chaque ménage ayant recours à des services à la personne deviendrait de facto porteur de créances fiscales, celles-ci pouvant dès lors être mobilisées auprès d’établissements bancaires pour bénéficier d’une avance, comme cela est couramment pratiqué dans le monde des entreprise, celles-ci pouvant bénéficier d’une facilité de la part de leur banquier au regard de leurs factures en attente de règlement. »

 

Voici ci-dessous la tribune rédigée par Pierre Gattaz, président du Medef, Maxime Aiach, président de la Fédération du service aux particuliers (FESP), Marie-Anne Barbat-Layani, directrice-générale de la Fédération bancaire française (FBF), Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal ETHIC, Entreprises à taille humaine, indépendantes et de croissance et Léonidas Kalogeropoulos, porte-parole des Chantiers de l’entreprenalisme.

Moralisation: le groupe LR veut garder les emplois familiaux !

Moralisation: le groupe LR veut garder les emplois familiaux !

La loi de moralisation n’est certes pas une merveille mais apporte  cependant quelques améliorations pour éviter les dérives financières des responsables politiques. Parmi ces améliorations : l’interdiction des emplois familiaux. Or les députés les Républicains ont introduit un recours contre cette décision qu’ils considèrent comme une discrimination à l’embauche.  plus faux-cul tu meurs ! En effet les Républicains veulent pérenniser les petites combines qui consistent à arrondir leurs fins de mois en embauchant un membre de leur famille comme collaborateur y compris avec une production plus ou moins fictive. On notera d’ailleurs que les députés les républicains n’ont pas  l’exclusivité de ce petit arrangement financier ;  nombre d’autres parlementaires sont aussi concernés au parti socialiste ou encore au MoDem. Pour preuve le récent ministre de la justice lui-même, ancien sénateur vient d’être pris la main dans le sac avoir embauché ces deux filles dont une d’ailleurs se trouvait  physiquement à Londres. Du coup le ministre de la justice a perdu son portefeuille ministériel et le poste qu’il convoitait au conseil constitutionnel. Le recours des Républicains concerne aussi le flou concernant le projet de création d’une banque de la démocratie. Une contestation plus légitime celle-là car on voit mal pourquoi il conviendrait de mettre en place une structure bancaire spécifique pour les politiques, une nouvelle cathédrale administrative qui couvrirait en fait peu de monde. Une autre solution plus simple aurait été ouvrir un petit guichet à la caisse des dépôts ou de prévoir une garantie de l’État dans les autres établissements bancaires. 

Croissance États-Unis : création d’emplois toujours satisfaisante

Croissance États-Unis : création d’emplois toujours satisfaisante

La bonne tenue des créations d’emplois pourrait témoigner d’une croissance encore soutenue aux États-Unis  Le gouvernement publie vendredi son rapport officiel sur l’emploi qui devrait voir le taux de chômage retomber d’un dixième de point de pourcentage à son plus bas niveau en 16 ans à 4,3%, selon les projections des analystes. Ils prévoient que l’économie américaine a créé 181.000 emplois en juillet, un rythme qui apparaît toujours très dynamique, après les 222.000 embauches nettes en juin. Le rapport sur l’emploi sera regardé de près par les marchés financiers car c’est le premier grand indicateur pour le mois de juillet, qui lui-même débute le 3e trimestre. Au deuxième trimestre, l’activité économique a accéléré avec une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 2,6% en rythme annuel après un premier trimestre hivernal morose (+1,2%). Reste que cette croissance qui fait du yo-yo interroge sur les perspectives d’avenir. En juillet par exemple on a constaté une nette baisse des ventes d’automobiles

Brexit : 40.000 emplois britanniques en jeu

Brexit : 40.000 emplois britanniques en jeu

Le cabinet de conseil Oliver Wyman estime que la perte d’accès au marché unique devrait conduire les banques installées au Royaume-Uni (hors activités de détail) à déplacer entre 35.000 et 40.000 emplois vers l’Union européenne, contre 31.000 à 35.000 jobs anticipés à l’automne dernier. « Les équipes de direction pourraient trouver des raisons commerciales de relocaliser plus d’activité au sein de l’UE au fil du temps, par exemple pour encourager la collaboration au sein des équipes de vente, des traders, des spécialistes de la gestion du risque, tout en maintenant une proximité avec les clients », fait valoir l’étude d’Oliver Wyman. Des mesures qui seront prises avant la date fatidique de mars 2019 afin d’éviter l’effet « bord du précipice« , fait valoir le cabinet de conseil. En outre, Oliver Wyman, qui avait travaillé l’an dernier pour TheCityUK, le lobby de la finance londonienne, évalue entre 30 et 50 milliards de dollars le besoin en capitaux pour renforcer le bilan des nouvelles filiales européennes établies par les banques actuellement implantées au Royaume-Uni, soit une hausse de 15% à 30% des fonds propres actuellement alloués au continent européen par les grandes banques d’investissement.

Brexit : 1.000 emplois bancaires pour Paris par les banques françaises

Brexit : 1.000 emplois bancaires pour  Paris par les banques françaises

 

Pour l’instant content de tenu des incertitudes relatives aux négociations du brexit, les banques étrangères hésitent encore à transférer leurs activités de Londres à Paris. À défaut des banques étrangères, ce sera donc les banques françaises qui rapatrieront des emplois de Londres vers Paris. Au lendemain de l’annonce officielle du choix de Francfort par Citigroup, après celui de Morgan Stanley, la Fédération bancaire française (FBF), présidée par le directeur général de Crédit Agricole SA, vient d’annoncer une bonne nouvelle pour la place de Paris. Encore à transférer leurs activités de Londres à Paris « Les grands groupes bancaires français [...] ont confirmé au ministre [de l'Economie, Bruno Le Maire] qu’ils choisiront naturellement Paris dans ce cadre [le Brexit, Ndlr]. Ce sont près d’un millier d’emplois qui pourraient être concernés, dont l’effet d’entrainement est d’au moins trois emplois indirects pour un emploi direct », indique la FBF dans un communiqué. Soit un potentiel de 3.000 emplois indirects en plus. Cependant, le lobby bancaire déclare que  « le dimensionnement des équipes qui s’installeront à Paris dépendra aussi des décisions réglementaires sur les conditions d’exercice des activités financières dans l’Union européenne, de la réglementation des activités de marché et de la localisation des infrastructures de marché [notamment les chambres de compensation, Ndlr] qui sont des enjeux majeurs. » Et cette organisation membre du Medef ajoute à l’attention du ministre de l’Économie : « La France doit aussi rassurer en matière de prévisibilité et de stabilité de sa politique fiscale. La trajectoire qui figurera dans les lois budgétaires de la rentrée sera donc essentielle, sur l’impôt sur les sociétés comme sur l’ensemble des prélèvements obligatoires. ». Cette déclaration intervient à la suite d’une rencontre ce vendredi à Bercy entre Bruno Le Maire et le comité exécutif de la FBF qui réunit la fine fleur du secteur bancaire français  « Les activités  de banque de financement et d’investissement (BFI) sont déjà massivement implantées à Paris et dans la région Ile-de-France, avec près de 41.000 salariés, comme leurs filiales de gestion d’actifs qui emploient plus de 16.000 salariés », plaide le lobby bancaire.

85% des emplois seront nouveaux en 2030

85% des emplois seront nouveaux en 2030

 

D’après des experts de l’«Institut pour le Futur» basé à Palo Alto, 85% des emplois en 2030 n’existent même pas encore aujourd’hui. De quoi relancer le débat complexe relatif au contenu du travail et à ses modalités d’exécution. Dès lors,  il semble bien difficile de spéculer sur ce qui restera comme  emplois. Cette étude rejoint d’autres qui estiment que plus de la moitié des produits fabriqués et vendus d’ici 15 à 20 ans sont aujourd’hui inconnus. Un seul exemple pour s’en persuader, la révolution extraordinaire de la consommation des biens support de l’information et de la télécommunication. Il y a une trentaine d’années personne n’imaginait que les ordinateurs, Smart forme et autres technologies de l’information envahiraient  les foyers mêmes dans les pays les moins développés. De la même manière bien difficile d’imaginer quelle place pour apprendre demain la télémédecine, le télétravail ou encore le télé apprentissage. Ce sont de nombreux métiers qui vont être concernés par cette  transformation progressive, impactés par le numérique et la robotisation, qui sera plus efficace que l’homme, même pour de nombreuses tâches intellectuelles. Selon les experts participants, nous entrons en effet dans la seconde phase du développement numérique. Après la première étape, qui est la simple imitation de la pensée logique, les prochaines années verront l’avènement d’une véritable intelligence cognitive, capable d’imaginer des solutions, d’interpréter des données, même imparfaites, comme le font les humains actuellement. La troisième phase, selon l’étude, sera tout bonnement l’apparition de l’«être humain virtuel», pour après 2030 néanmoins. Ce qui est donc en jeu, pour l’homme, c’est donc de se recentrer sur ce qu’il peut (encore) faire mieux que la machine. L’étude fait sur ce point un constat important: «la capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra plus que le savoir déjà appris». On ne perfectionnera plus son art dans un métier, mais on perfectionnera sa capacité à être rapidement satisfaisant dans de nouveaux métiers. Selon un sondage réalisé par Dell auprès de 4000 décideurs de haut rang autour du monde: d’après lui, près de la moitié d’entre eux ne savent à quoi ressemblera leur industrie d’ici trois ans. Conséquence de cette incertitude, 45% d’entre eux craignent d’être «obsolètes» d’ici trois à cinq ans. Si ces décideurs se sentent menacés, qu’en est-il alors pour un simple employé du tertiaire, dont les responsabilités sont moins fortes et impliquent moins d’analyse ? Toutes ces interrogations doivent donc rendre très prudent sur le futur des emplois à la fois sur leur volume, leur contenu et leur modalité d’exécution.

Collaborateurs parlementaires : le Sénat mange son chapeau sur les emplois familiaux

Collaborateurs parlementaires : le Sénat mange son chapeau sur  les emplois familiaux

 

Oubliant très vite l’affaire Fillon, les sénateurs ont d’abord repoussé le texte sur la suppression des assistants familiaux …avant de manger leur chapeau suite à la réprobation générale.  Réunie en séance extraordinaire pour étudier le texte, la chambre haute a provoqué un tollé en rejetant cette mesure dans la nuit de mardi à mercredi. Mais, face à la polémique, un nouveau vote s’est tenu dans la nuit de mercredi à jeudi, et l’amendement de retrait de Pierre-Yves Collombat (RDSE, à majorité PRG) a finalement été retiré. Un amendement soutenu par de nombreux sénateurs PS !  Excédé par l’épisode, Philippe Bas, le président de la Commission des lois et le rapporteur du texte, était monté au créneau pour exiger un nouveau vote sur le sujet en clôture de la discussion du texte. Durant le travail en commission, ce dernier avait promis un travail constructif avec le gouvernement conformément à la tradition du Sénat. Et la question de l’interdiction des emplois familiaux ne faisait aucune difficulté. «C’est ce que l’on appelle un vote accidentel, très fréquent pendant les séances de nuit», soupire un bon connaisseur du Sénat. «Mais ça décrédibilise tout le travail fait au Sénat, d’autant que l’interdiction des emplois familiaux a été votée pour les ministres! Ce n’est pas cohérent, il faut reprendre tout cela», conclut cette source. De leur côté, les détracteurs de la mesure affirmaient que «la priorité est plutôt de s’assurer que les moyens alloués aux parlementaires pour rémunérer leurs collaborateurs soient utilisés à rémunérer des personnes qui assistent effectivement les parlementaires dans leurs fonctions, plutôt que d’introduire des dispositions discriminantes dont les effets sur l’amélioration du travail législatif sont hypothétiques». Idem pour Catherine Tasca (PS) qui, si elle considère que le «texte part d’une bonne intention», souligne que «l’enfer est pavé de bonnes intentions». «Nous critiquons depuis des années la tentation de légiférer d’après des faits divers. Là nous avons un texte tiré de l’affaire des emplois de la famille Fillon», a dénoncé l’élue des Yvelines. «Plus que d’emplois familiaux, il s’agit d’emplois fictifs et hors normes», a-t-elle accusé, avant d’être rejointe par ses collègues Maurice Antiste (PS) et Hervé Maurey (UC).

Interdiction des emplois familiaux : le Sénat contre

Interdiction des emplois familiaux : le Sénat contre

 

Avec des arguments plus que discutables le Sénat s’est opposé à l’interdiction des emplois familiaux pour les parlementaires. Pour le Sénat, ce n’est pas le caractère familial de l’assistant qui est critiquable mais l’absence de travail effectif. Une justification relativement douteuse car avec ce principe chaque élu national ou local pourrait justifier de l’embauche d’un membre de sa famille comme directeur de cabinet, secrétaire général ou simplement comme conseiller. La vérité c’est que souvent l’emploi d’un membre de la famille constitue un complément de rémunération non négligeable pour le parlementaire, complément qui s’ajoute aux autres avantages financiers ou en nature, officiels ou officieux. Ceci étant,  si le statut de collaborateur était mieux défini (en termes de diplôme et d’expérience), il est clair que nombre de collaborateurs familiaux actuels ne pourrait être recrutés. Encore une fois le Sénat ne manifeste pas une grande volonté de modernité et de solidarité. Notons par exemple qu’à l’issue d’un seul mandat le sénateur touchera une retraite d’environ 2000 € qui s’ajoutera bien sûr aux autres retraites. Pour s’opposer à l’interdiction des emplois familiaux on trouve une large majorité au sénat notamment chez les sénateurs de gauche ; exemple Jacques-Yves Collombat (RDSE, à majorité PRG) qui estime que « cette disposition n’offre pas une solution satisfaisante à l’objectif du texte, qui vise à rétablir la confiance des citoyens dans l’action publique ».  « La priorité est plutôt de s’assurer que les moyens alloués aux parlementaires pour rémunérer leurs collaborateurs soient utilisés à rémunérer des personnes qui assistent effectivement les parlementaires dans leurs fonctions, plutôt que d’introduire des dispositions discriminantes dont les effets sur l’amélioration du travail législatif sont hypothétiques », a-t-il ajouté. « Alors que ce texte part d’une bonne intention, je ne le voterai pas : l’enfer est pavé de bonnes intentions », a déclaré Catherine Tasca (PS) qui par parenthèse touchera aussi sa retraite de ministre. « Nous critiquons depuis des années la tentation de légiférer d’après des faits divers. Là nous avons un texte tiré de l’affaire des emplois de la famille Fillon », a poursuivi l’élue des Yvelines. « Plus que d’emplois familiaux, il s’agit d’emplois fictifs et hors normes », a-t-elle accusé. « Il suffirait plutôt d’encadrer les emplois familiaux comme le fait le Sénat », a-t-elle proposé. « Ce n’est pas le fait d’employer des membres de sa famille qui est blâmable, c’est de le faire de manière fictive », a renchéri Maurice Antiste (PS). « Au lieu d’abattre le troupeau à cause de quelques brebis galeuses, instituons un véritable contrôle », a lancé Hervé Maurey (UC), qualifiant la disposition gouvernementale d’« excessive » et « discriminatoire ».

 

 

Emplois fictifs d’assistants parlementaires : la grande hypocrisie

Emplois fictifs d’assistants parlementaires : la grande hypocrisie

 

 

Ce fameux scandale des emplois fictifs d’assistants parlementaires constitue en réalité une vaste hypocrisie. En effet dans la plupart des partis des assistants parlementaires de députés   français et européens ont également une casquette politique. Une partie de ces assistants parlementaires travaillent pour le parti à temps partiel ou à temps complet. Il n’y a donc pas seulement le Front National et le MoDem qui sont dans cette situation mais  à peu près toutes les autres organisations. De toute manière,  le député ne sort pas de rien, les candidatures ex nihilo  de futurs n’existent pratiquement pas surtout pour les européennes en raison du mode de scrutin. Les députés bien que représentants de leurs électeurs conservent  bien entendus des relations étroites avec leur parti politique. Les élus eux-mêmes travail autant pour leurs mandats électifs que pour leur parti. Et il en va donc de même pour certains assistants parlementaires. Le même phénomène existe dans le monde syndical ou nombre de permanents ne travaillent  pas exclusivement pour l’entreprise qui les a détachés à des fins syndicales, ils travaillent  pour certains aussi pour leur fédération, ou leur organisation interprofessionnelle. La question n’est donc pas de savoir pour qui travaille l’assistant parlementaire mais si le travail existe  réellement. De toute façon, il sera toujours très complexe de démêler les différentes activités des assistants parlementaires comme d’ailleurs des députés. Le vrai scandale c’est lorsqu’un n’assistant parlementaire ne fournit aucun travail comme dans le cas de l’affaire Fillon. Il est évident que dans cette histoire il y a aussi beaucoup de règlements de comptes entre partis, à l’intérieur d’un même parti ou même avec des individus évincés. Un ancien collaborateur d’un eurodéputé MoDem, dit avoir été témoin d’un système d’emplois fictifs au sein du parti centriste. «J’ai vu que des parlementaires, à plusieurs, finançaient des temps partiels d’assistants parlementaires qui ne fournissaient aucun travail pour le député», explique cet ancien collaborateur parlementaire qui a passé cinq ans au Parlement européen, entre 2004 et 2009. Sous couvert d’anonymat, il ajoute que les députés européens MoDem en question auraient été astreints par le parti à embaucher ces assistants, sous peine de ne pas être investis aux prochaines élections. «Les députés qui ont été contraints de jouer ce jeu se rendaient compte au bout de quelques mois de législature que l’assistant ne fournissait pas de travail», indique-t-il. «Les parlementaires, conscients du risque juridique, réclamaient avec beaucoup de difficulté que l’assistant, de temps en temps, se manifeste, transmette une note sommaire sur un sujet ou une petite revue de presse, qui permettrait d’apporter une preuve qu’un travail a bien été effectué, au cas où il y aurait des contrôles», poursuit-t-il. Le témoin est catégorique: «Il s’agissait bien d’emplois à temps partiel fictifs. François Bayrou ment quand il dit le contraire». En faite d’en enquête on aurait relevé une quinzaine de cas, ce qui est très loin sans doute de la vérité mais ne change pas le questionnement sur la pertinence d’une enquête judiciaire sur un sujet très connu.

 

Emplois fictifs MoDem

Emplois fictifs MoDem

Selon le site Francetvinfo, une dizaine de salariés du siège, sur la période 2009-2014, pourraient être concernés par les soupçons d’emplois fictifs au MoDem . Le parquet de Paris a reçu mercredi un « signalement » sur de potentiels emplois fictifs du MoDem, le parti du ministre de la Justice François Bayrou, au Parlement européen, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Selon le Point, à l’origine de cette information, le témoignage vient d’un ancien salarié de la formation centriste qui dit avoir été en partie rétribué pendant un an par des fonds provenant de l’enveloppe normalement allouée à la rémunération des assistants parlementaires de Jean-Luc Bennahmias. L’auteur du signalement dit n’avoir jamais en travaillé « en particulier » pour cet ancien eurodéputé du MoDem, toujours selon Le Point. « Plusieurs eurodéputés centristes et collaborateurs nous ont confirmé, sous le couvert de l’anonymat, l’existence d’un tel système. Certains nous ont même dit se tenir à la disposition de la justice », écrit l’hebdomadaire sur son site internet. Le parquet de Paris a ouvert fin mars une enquête préliminaire pour « abus de confiance » portant sur une vingtaine d’eurodéputés, dont la centriste Marielle de Sarnez, nommée le mois dernier ministre chargée des Affaires européennes, et leurs collaborateurs. La procédure a été ouverte à la suite d’une dénonciation de Sophie Montel, députée européenne du Front national, un parti lui-même soupçonné d’avoir mis sur pied un vaste système pour rémunérer indûment ses salariés avec des fonds européens.

L’économie française continue de créer des emplois mais pas assez

L’économie française continue de créer des emplois mais pas assez

L’économie française continue de créer des emplois mais sur un rythme bien insuffisant pour réduire de manière significative le chômage. À ce rythme, e il faudra une quinzaine d’années pour nous guérir du sous-emploi. En cause évidemment la croissance ; on ne peut en effet faire de miracle avec une croissance du PIB inférieur à 1,5 %. Donc L’économie française a connu un huitième trimestre consécutif de créations nettes d’emplois marchands, avec 49.400 nouveaux postes (+0,3%) au 1er trimestre, grâce au dynamisme des services et de l’intérim, selon une estimation de l’Insee publiée ce vendredi. Sur un an, le secteur marchand (privé non agricole) a créé 198.300 emplois salariés (+1,2%), pour atteindre 16,23 millions de postes, son plus haut niveau de 2008. De janvier à mars, le secteur tertiaire (+44.200 hors intérim, +0,4%) et l’emploi temporaire (+12.000, +1,8%) ont vu leurs effectifs croître. Les services, principale locomotive de l’emploi privé, sont en progression constante depuis fin 2013. Quant à l’intérim, avec 668.500 salariés, il flirte désormais avec son record de 677.500 atteint début 2007. Ces deux secteurs font plus que compenser les nouvelles destructions de postes dans l’industrie (-4.800, -0,2%) et dans la construction (-2.000, -0,2%), dont l’érosion des effectifs se poursuit. Les usines ont perdu près d’un million de postes depuis début 2001, les chantiers plus de 200.000 depuis fin 2008. Les tendances sont identiques sur l’année, avec une forte progression de l’emploi tertiaire (+147.500, +1,3%), de l’intérim (+83.200, +14,2%), et des baisses dans l’industrie (-23.300, -0,7%) ainsi que dans la construction (-9.100, -0,7%). Cet indicateur concerne principalement les postes salariés du secteur privé non agricole.

Penelope : emplois fictifs dans un ministère dès 1980 !

Penelope : emploi fictif dans un  ministère dès 1980 !

 

Chaque jour ou presque apporte une nouvelle page au feuilleton des affaires Fillon. Ce dernier avait d’abord affirmé que son épouse avait bénéficié d’un salaire fictif seulement à partir de 1998. Il avait ensuite admis la date de 1986. Maintenant on apprend que Penelope a même bénéficié d’un salaire fictif dans ce ministère des 1980 quand Fillon travaillait au sein du cabinet du ministre de la défense, Joël le deux. Les enquêteurs se sont aperçus que Penelope Fillon n’aurait pas commencé à travailler en 1997 à l’Assemblée nationale, rapporte le Canard enchaîné, ce mercredi. Selon ce journal, elle aurait été embauchée le 1er avril 1980 comme « personnel non titulaire de l’Etat » pour un ministère « inconnu ». Elle aurait été payée 6.000 francs brut par mois, et cela pendant quinze mois. Jusqu’à l’arrivée de François Mitterrand à l’Elysée en mai 1981.  Selon l’hebdomadaire, François Fillon  »s’est débrouillé pour que sa fiancée décroche un job de collaboratrice au sein d’un ministère parisien », alors qu’il était chef de cabinet adjoint du ministre de la Défense, Joël Le Theule.  Après avoir affirmé fin janvier que sa femme avait commencé à travailler pour lui en 1998, le vainqueur de la primaire de la droite s’est ensuite contredit, affirmant que la collaboration avait débuté en 1986.Mais lundi, Mediapart a révélé que Penelope Fillon aurait été rémunérée par l’Assemblée nationale dès 1982, par le biais de « contrats d’études ou de missions commandées » par celui qui était alors député de la Sarthe. Penelope Fillon a elle aussi été mise en examen, le 28 mars, pour « complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de bien sociaux et recel d’escroquerie aggravée ».

Commerzbank (banque allemande) : 7.800 emplois supprimés

Commerzbank (banque allemande) : 7.800 emplois supprimés

 

La saignée des effectifs continue dans le secteur bancaire partout en Europe et même  dans le monde. Cette fois il s’agit dune banque  allemande  Commerzbank a informé son comité d’entreprise que 7.800 postes seront supprimés en Allemagne dans le cadre d’une restructuration annoncée en 2016, écrit le Handelsblatt mardi. Citant un document du comité d’entreprise, le quotidien financier ajoute que les coupes toucheront la quasi-totalité des fonctions de la deuxième banque allemande et observe que le comité d’entreprise veut davantage d’informations avant d’engager la négociation. Commerzbank avait publié en février un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes mais elle jugeait qu’il lui fallait faire encore davantage d’efforts pour renouer avec une croissance durable. Le phénomène touche en particulier actuellement les banques européennes.  Plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.

Emplois fictifs de Pénélope : Fillon a truqué les preuves

Emplois fictifs de Pénélope : Fillon a truqué les preuves

 

Il est clair que François Fillon ne pouvait fournir de preuves concernant l’emploi de Pénélope. Du coup, il a vraisemblablement fabriqué des preuves de la présence de sa femme à l’assemblée nationale  et de son travail L’enquête sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et de deux enfants du candidat de la droite à la présidentielle a été élargie aux chefs « d’escroquerie aggravée » et de « faux et usage de faux », a-t-on appris de source proche du dossier. Les enquêteurs se demandent si des documents signés par François Fillon et son épouse ne sont pas des faux établis a posteriori et destinés à justifier la réalité du travail effectué, précise le Monde, qui a révélé l’information. Le parquet national financier a accordé le 16 mars aux juges d’instruction chargés de l’affaire un réquisitoire supplétif pour qu’ils élargissent leurs investigations à des soupçons « d’escroquerie aggravée, de faux et usage de faux », souligne la source proche du dossier. Le même réquisitoire supplétif concerne également un possible trafic d’influence, mais seul ce dernier chef avait alors été révélé. Supposé Selon Le Monde, les enquêteurs s’interrogent notamment sur une feuille de calcul retrouvée à l’Assemblée nationale et qui comporte le nombre d’heures effectuées par Penelope Fillon à une date indéterminée. Ce qui lui vaut un chef d’inculpation supplémentaire pour faux et usage de faux. Après l’affaire concernant Penelope Fillon et de deux ses enfants, la justice s’est emparé de l’affaire des costumes de luxe offerts à François Fillon, le PNF ayant accordé le 16 mars un réquisitoire supplétif pour trafic d’influence.

Aménagement du territoire : presque la moitié des emplois dans 12 métropoles

Aménagement du territoire : presque la moitié des emplois dans 12 métropoles

La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

Les emplois fictifs de Marine Le Pen

Les  emplois fictifs de Marine Le Pen

 

Le rapport de l’office européen  met à mal sa défense, selon Mediapart et Marianne, pour qui la candidate est soupçonnée d’avoir notamment fabriqué un faux contrat de travail pour Thierry Légier, son chauffeur. Elle aurait même reconnu les faits devant l’OLAF. Ce qu’elle conteste maintenant.  La publication jeudi d’extraits du rapport d’enquête de l’Office européen de lutte contre la fraude (Olaf) par Mediapart et Marianne, a placé la candidate à la présidentielle sur la défensive. « Il n’y a absolument rien de fictif, ni d’emplois fictifs, ni rien de tout cela, dans ce dossier », a-t-elle déclaré vendredi sur France Bleu. Selon Marine Le Pen, les soupçons de l’Olaf ont été nourris par une simple régularisation comptable dont elle dit avoir fourni « toutes les preuves », sans pour autant être entendue par l’organisme européen. Le rapport de l’Olaf est désormais entre les mains de la justice française, qui a ouvert le 15 décembre dernier une information judiciaire pour abus de confiance, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé dans l’enquête sur ces soupçons de fraude relative à l’emploi par le FN d’assistants parlementaires. Marine Le Pen dénonce depuis le début de la procédure une « opération politique » montée notamment par l’ancien président du Parlement européen Martin Schulz et par l’Olaf, contre lequel elle a porté plainte à Bruxelles. Elle dit assumer le fait d’avoir salarié son garde du corps Thierry Légier et sa chef de cabinet Catherine Griset, affirmant qu’ils l’assistaient à la fois au Front national et au Parlement européen. Mais le rapport de l’Olaf met à mal sa défense, selon Mediapart et Marianne, pour qui la candidate est soupçonnée d’avoir notamment fabriqué un faux contrat de travail pour Thierry Légier. Le garde du corps aurait été rémunéré par l’Union européenne de septembre à décembre 2009 – 1.620 euros net par mois pour 12 heures de travail par semaine – puis de octobre à décembre 2011 – près de 7.240 euros net par mois pour un trois quarts temps. Mais lors de son premier contrat, Thierry Légier était également le garde du corps de Jean-Marie Le Pen, selon l’Olaf qui révèle la « contradiction » et l’ »impossibilité matérielle » d’un tel emploi du temps. Concernant la deuxième période d’embauche, Marine Le Pen aurait expliqué qu’elle « n’avait pas employé M. Légier pendant ces trois mois », l’objet de cette opération ayant été d’obtenir du Parlement « la régularisation de dépenses antérieures qui n’avaient pas été payées par ce dernier. » Mais pour le Parlement européen, aucun contrat n’a été accepté comme moyen de régularisation, l’Olaf estime donc que « le bulletin de salaire (…) constituerait un faux ».

 

12345...7



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol