Archive pour le Tag 'emplois'

Emplois fictifs d’assistants parlementaires : la grande hypocrisie

Emplois fictifs d’assistants parlementaires : la grande hypocrisie

 

 

Ce fameux scandale des emplois fictifs d’assistants parlementaires constitue en réalité une vaste hypocrisie. En effet dans la plupart des partis des assistants parlementaires de députés   français et européens ont également une casquette politique. Une partie de ces assistants parlementaires travaillent pour le parti à temps partiel ou à temps complet. Il n’y a donc pas seulement le Front National et le MoDem qui sont dans cette situation mais  à peu près toutes les autres organisations. De toute manière,  le député ne sort pas de rien, les candidatures ex nihilo  de futurs n’existent pratiquement pas surtout pour les européennes en raison du mode de scrutin. Les députés bien que représentants de leurs électeurs conservent  bien entendus des relations étroites avec leur parti politique. Les élus eux-mêmes travail autant pour leurs mandats électifs que pour leur parti. Et il en va donc de même pour certains assistants parlementaires. Le même phénomène existe dans le monde syndical ou nombre de permanents ne travaillent  pas exclusivement pour l’entreprise qui les a détachés à des fins syndicales, ils travaillent  pour certains aussi pour leur fédération, ou leur organisation interprofessionnelle. La question n’est donc pas de savoir pour qui travaille l’assistant parlementaire mais si le travail existe  réellement. De toute façon, il sera toujours très complexe de démêler les différentes activités des assistants parlementaires comme d’ailleurs des députés. Le vrai scandale c’est lorsqu’un n’assistant parlementaire ne fournit aucun travail comme dans le cas de l’affaire Fillon. Il est évident que dans cette histoire il y a aussi beaucoup de règlements de comptes entre partis, à l’intérieur d’un même parti ou même avec des individus évincés. Un ancien collaborateur d’un eurodéputé MoDem, dit avoir été témoin d’un système d’emplois fictifs au sein du parti centriste. «J’ai vu que des parlementaires, à plusieurs, finançaient des temps partiels d’assistants parlementaires qui ne fournissaient aucun travail pour le député», explique cet ancien collaborateur parlementaire qui a passé cinq ans au Parlement européen, entre 2004 et 2009. Sous couvert d’anonymat, il ajoute que les députés européens MoDem en question auraient été astreints par le parti à embaucher ces assistants, sous peine de ne pas être investis aux prochaines élections. «Les députés qui ont été contraints de jouer ce jeu se rendaient compte au bout de quelques mois de législature que l’assistant ne fournissait pas de travail», indique-t-il. «Les parlementaires, conscients du risque juridique, réclamaient avec beaucoup de difficulté que l’assistant, de temps en temps, se manifeste, transmette une note sommaire sur un sujet ou une petite revue de presse, qui permettrait d’apporter une preuve qu’un travail a bien été effectué, au cas où il y aurait des contrôles», poursuit-t-il. Le témoin est catégorique: «Il s’agissait bien d’emplois à temps partiel fictifs. François Bayrou ment quand il dit le contraire». En faite d’en enquête on aurait relevé une quinzaine de cas, ce qui est très loin sans doute de la vérité mais ne change pas le questionnement sur la pertinence d’une enquête judiciaire sur un sujet très connu.

 

Emplois fictifs MoDem

Emplois fictifs MoDem

Selon le site Francetvinfo, une dizaine de salariés du siège, sur la période 2009-2014, pourraient être concernés par les soupçons d’emplois fictifs au MoDem . Le parquet de Paris a reçu mercredi un « signalement » sur de potentiels emplois fictifs du MoDem, le parti du ministre de la Justice François Bayrou, au Parlement européen, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Selon le Point, à l’origine de cette information, le témoignage vient d’un ancien salarié de la formation centriste qui dit avoir été en partie rétribué pendant un an par des fonds provenant de l’enveloppe normalement allouée à la rémunération des assistants parlementaires de Jean-Luc Bennahmias. L’auteur du signalement dit n’avoir jamais en travaillé « en particulier » pour cet ancien eurodéputé du MoDem, toujours selon Le Point. « Plusieurs eurodéputés centristes et collaborateurs nous ont confirmé, sous le couvert de l’anonymat, l’existence d’un tel système. Certains nous ont même dit se tenir à la disposition de la justice », écrit l’hebdomadaire sur son site internet. Le parquet de Paris a ouvert fin mars une enquête préliminaire pour « abus de confiance » portant sur une vingtaine d’eurodéputés, dont la centriste Marielle de Sarnez, nommée le mois dernier ministre chargée des Affaires européennes, et leurs collaborateurs. La procédure a été ouverte à la suite d’une dénonciation de Sophie Montel, députée européenne du Front national, un parti lui-même soupçonné d’avoir mis sur pied un vaste système pour rémunérer indûment ses salariés avec des fonds européens.

L’économie française continue de créer des emplois mais pas assez

L’économie française continue de créer des emplois mais pas assez

L’économie française continue de créer des emplois mais sur un rythme bien insuffisant pour réduire de manière significative le chômage. À ce rythme, e il faudra une quinzaine d’années pour nous guérir du sous-emploi. En cause évidemment la croissance ; on ne peut en effet faire de miracle avec une croissance du PIB inférieur à 1,5 %. Donc L’économie française a connu un huitième trimestre consécutif de créations nettes d’emplois marchands, avec 49.400 nouveaux postes (+0,3%) au 1er trimestre, grâce au dynamisme des services et de l’intérim, selon une estimation de l’Insee publiée ce vendredi. Sur un an, le secteur marchand (privé non agricole) a créé 198.300 emplois salariés (+1,2%), pour atteindre 16,23 millions de postes, son plus haut niveau de 2008. De janvier à mars, le secteur tertiaire (+44.200 hors intérim, +0,4%) et l’emploi temporaire (+12.000, +1,8%) ont vu leurs effectifs croître. Les services, principale locomotive de l’emploi privé, sont en progression constante depuis fin 2013. Quant à l’intérim, avec 668.500 salariés, il flirte désormais avec son record de 677.500 atteint début 2007. Ces deux secteurs font plus que compenser les nouvelles destructions de postes dans l’industrie (-4.800, -0,2%) et dans la construction (-2.000, -0,2%), dont l’érosion des effectifs se poursuit. Les usines ont perdu près d’un million de postes depuis début 2001, les chantiers plus de 200.000 depuis fin 2008. Les tendances sont identiques sur l’année, avec une forte progression de l’emploi tertiaire (+147.500, +1,3%), de l’intérim (+83.200, +14,2%), et des baisses dans l’industrie (-23.300, -0,7%) ainsi que dans la construction (-9.100, -0,7%). Cet indicateur concerne principalement les postes salariés du secteur privé non agricole.

Penelope : emplois fictifs dans un ministère dès 1980 !

Penelope : emploi fictif dans un  ministère dès 1980 !

 

Chaque jour ou presque apporte une nouvelle page au feuilleton des affaires Fillon. Ce dernier avait d’abord affirmé que son épouse avait bénéficié d’un salaire fictif seulement à partir de 1998. Il avait ensuite admis la date de 1986. Maintenant on apprend que Penelope a même bénéficié d’un salaire fictif dans ce ministère des 1980 quand Fillon travaillait au sein du cabinet du ministre de la défense, Joël le deux. Les enquêteurs se sont aperçus que Penelope Fillon n’aurait pas commencé à travailler en 1997 à l’Assemblée nationale, rapporte le Canard enchaîné, ce mercredi. Selon ce journal, elle aurait été embauchée le 1er avril 1980 comme « personnel non titulaire de l’Etat » pour un ministère « inconnu ». Elle aurait été payée 6.000 francs brut par mois, et cela pendant quinze mois. Jusqu’à l’arrivée de François Mitterrand à l’Elysée en mai 1981.  Selon l’hebdomadaire, François Fillon  »s’est débrouillé pour que sa fiancée décroche un job de collaboratrice au sein d’un ministère parisien », alors qu’il était chef de cabinet adjoint du ministre de la Défense, Joël Le Theule.  Après avoir affirmé fin janvier que sa femme avait commencé à travailler pour lui en 1998, le vainqueur de la primaire de la droite s’est ensuite contredit, affirmant que la collaboration avait débuté en 1986.Mais lundi, Mediapart a révélé que Penelope Fillon aurait été rémunérée par l’Assemblée nationale dès 1982, par le biais de « contrats d’études ou de missions commandées » par celui qui était alors député de la Sarthe. Penelope Fillon a elle aussi été mise en examen, le 28 mars, pour « complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de bien sociaux et recel d’escroquerie aggravée ».

Commerzbank (banque allemande) : 7.800 emplois supprimés

Commerzbank (banque allemande) : 7.800 emplois supprimés

 

La saignée des effectifs continue dans le secteur bancaire partout en Europe et même  dans le monde. Cette fois il s’agit dune banque  allemande  Commerzbank a informé son comité d’entreprise que 7.800 postes seront supprimés en Allemagne dans le cadre d’une restructuration annoncée en 2016, écrit le Handelsblatt mardi. Citant un document du comité d’entreprise, le quotidien financier ajoute que les coupes toucheront la quasi-totalité des fonctions de la deuxième banque allemande et observe que le comité d’entreprise veut davantage d’informations avant d’engager la négociation. Commerzbank avait publié en février un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes mais elle jugeait qu’il lui fallait faire encore davantage d’efforts pour renouer avec une croissance durable. Le phénomène touche en particulier actuellement les banques européennes.  Plus de 30% des effectifs bancaires devraient disparaître en Europe d’ici 2025. Selon une étude de Citi, mais d’autres avancent le chiffre de 50%. En cause la révolution des moyens de paiement avec en particulier l’utilisation des Smartphones, la banalisation des banques en ligne et l’accentuation de la numérisation des opérations bancaires. Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Les réductions d’effectifs vont devoir encore s’accentuer et s’accélérer si le secteur bancaire européen veut améliorer sa rentabilité et se rapprocher des niveaux atteints par les banques américaines, estiment des investisseurs. « Nous interprétons les suppressions de postes comme le signe d’un changement structurel et pas seulement conjoncturel vers des banques de plus petite taille », a dit Jamie Clarke, qui codirige la recherche macroéconomique de la société de gestion Liontrust. Moins d’un tiers des banques de la zone euro présentaient une structure leur permettant d’espérer dégager une rentabilité satisfaisante sur la durée contre 80% des banques américaines, selon une étude sur 300 grandes banques internationales publiée l’année dernière par le Fonds monétaire international. « Les banques américaines ont presque toutes fait ce qu’il y avait à faire et sont sur une pente ascendante », dit Chris Wheeler, analyste sur le secteur bancaire chez Atlantic Equities. La baisse des effectifs peut certes résulter de cessions d’activités en bloc sans se traduire nécessairement pas des destructions d’emploi. Mais les changements technologiques poussent les banques à fermer des agences ou à migrer vers des systèmes moins intensifs en main-d’œuvre. « Nous sommes dans un marché durablement baissier pour l’emploi dans le secteur bancaire parce que nous voyons que la technologie et l’automation détruisent finalement des postes dans la banque de détail », dit à Reuters Xavier VanHove, associé de la société de gestion THS Partners. De nombreuses banques européennes sont en pleine réflexion sur le sort de leurs activités de banque d’investissement avec des activités de marché particulièrement sur la sellette car gourmandes en fonds propres et aux marges comprimées par les évolutions technologiques. Et c’est évidemment la banque de détail qui serait la plus touchée. Les 37.000 agences qui font travailler 220.000 salariés sont aujourd’hui trop nombreuses. Avec 1 agence pour 1.720 habitants, la France (et l’Europe du sud en général) est trop bien pourvue. L’étude relève que dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’aux Pays-Bas, le nombre d’agences bancaires par habitant est trois fois moins important qu’en Espagne et en Italie. Et deux fois moins qu’en France. Les experts de Citi voient donc les banques françaises se mettre progressivement au niveau scandinave. Ce qui suppose de réduire de moitié leur réseau d’ici à 2025.

Emplois fictifs de Pénélope : Fillon a truqué les preuves

Emplois fictifs de Pénélope : Fillon a truqué les preuves

 

Il est clair que François Fillon ne pouvait fournir de preuves concernant l’emploi de Pénélope. Du coup, il a vraisemblablement fabriqué des preuves de la présence de sa femme à l’assemblée nationale  et de son travail L’enquête sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et de deux enfants du candidat de la droite à la présidentielle a été élargie aux chefs « d’escroquerie aggravée » et de « faux et usage de faux », a-t-on appris de source proche du dossier. Les enquêteurs se demandent si des documents signés par François Fillon et son épouse ne sont pas des faux établis a posteriori et destinés à justifier la réalité du travail effectué, précise le Monde, qui a révélé l’information. Le parquet national financier a accordé le 16 mars aux juges d’instruction chargés de l’affaire un réquisitoire supplétif pour qu’ils élargissent leurs investigations à des soupçons « d’escroquerie aggravée, de faux et usage de faux », souligne la source proche du dossier. Le même réquisitoire supplétif concerne également un possible trafic d’influence, mais seul ce dernier chef avait alors été révélé. Supposé Selon Le Monde, les enquêteurs s’interrogent notamment sur une feuille de calcul retrouvée à l’Assemblée nationale et qui comporte le nombre d’heures effectuées par Penelope Fillon à une date indéterminée. Ce qui lui vaut un chef d’inculpation supplémentaire pour faux et usage de faux. Après l’affaire concernant Penelope Fillon et de deux ses enfants, la justice s’est emparé de l’affaire des costumes de luxe offerts à François Fillon, le PNF ayant accordé le 16 mars un réquisitoire supplétif pour trafic d’influence.

Aménagement du territoire : presque la moitié des emplois dans 12 métropoles

Aménagement du territoire : presque la moitié des emplois dans 12 métropoles

La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

Les emplois fictifs de Marine Le Pen

Les  emplois fictifs de Marine Le Pen

 

Le rapport de l’office européen  met à mal sa défense, selon Mediapart et Marianne, pour qui la candidate est soupçonnée d’avoir notamment fabriqué un faux contrat de travail pour Thierry Légier, son chauffeur. Elle aurait même reconnu les faits devant l’OLAF. Ce qu’elle conteste maintenant.  La publication jeudi d’extraits du rapport d’enquête de l’Office européen de lutte contre la fraude (Olaf) par Mediapart et Marianne, a placé la candidate à la présidentielle sur la défensive. « Il n’y a absolument rien de fictif, ni d’emplois fictifs, ni rien de tout cela, dans ce dossier », a-t-elle déclaré vendredi sur France Bleu. Selon Marine Le Pen, les soupçons de l’Olaf ont été nourris par une simple régularisation comptable dont elle dit avoir fourni « toutes les preuves », sans pour autant être entendue par l’organisme européen. Le rapport de l’Olaf est désormais entre les mains de la justice française, qui a ouvert le 15 décembre dernier une information judiciaire pour abus de confiance, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé dans l’enquête sur ces soupçons de fraude relative à l’emploi par le FN d’assistants parlementaires. Marine Le Pen dénonce depuis le début de la procédure une « opération politique » montée notamment par l’ancien président du Parlement européen Martin Schulz et par l’Olaf, contre lequel elle a porté plainte à Bruxelles. Elle dit assumer le fait d’avoir salarié son garde du corps Thierry Légier et sa chef de cabinet Catherine Griset, affirmant qu’ils l’assistaient à la fois au Front national et au Parlement européen. Mais le rapport de l’Olaf met à mal sa défense, selon Mediapart et Marianne, pour qui la candidate est soupçonnée d’avoir notamment fabriqué un faux contrat de travail pour Thierry Légier. Le garde du corps aurait été rémunéré par l’Union européenne de septembre à décembre 2009 – 1.620 euros net par mois pour 12 heures de travail par semaine – puis de octobre à décembre 2011 – près de 7.240 euros net par mois pour un trois quarts temps. Mais lors de son premier contrat, Thierry Légier était également le garde du corps de Jean-Marie Le Pen, selon l’Olaf qui révèle la « contradiction » et l’ »impossibilité matérielle » d’un tel emploi du temps. Concernant la deuxième période d’embauche, Marine Le Pen aurait expliqué qu’elle « n’avait pas employé M. Légier pendant ces trois mois », l’objet de cette opération ayant été d’obtenir du Parlement « la régularisation de dépenses antérieures qui n’avaient pas été payées par ce dernier. » Mais pour le Parlement européen, aucun contrat n’a été accepté comme moyen de régularisation, l’Olaf estime donc que « le bulletin de salaire (…) constituerait un faux ».

 

Téléphonie: 22 millions d’emplois avec la 5G ?

Téléphonie: 22 millions d’emplois avec la  5G ?

Une étude dont rend compte BFM montrerait que la téléphonie mobile 5G, (très haut débit) serait susceptible de créer 22 millions d’emplois dans le monde dont 400 000 en France. Sans doute faut-il démonter les fantasmes qui alimentent la vision d’un monde où l’emploi disparaîtrait avec la digitalisation. Inversement, spéculer sur les nouvelles technologies d’information pour tirer l’emploi ne paraît non plus guère pertinent. Comme l’indique nombreux d’experts un peu sérieux, la digitalisation qui va pénétrer la plupart des secteurs économiques va sans doute provoquer des mutations structurelles importantes tant concernant la nature des qualifications que le nombre d’emplois. Des activités, des emplois, des qualifications vont disparaître tandis que d’autres seront créées. Ajoutons à cela que 50 % des produits et services qui seront consommés d’ici une trentaine d’années sont aujourd’hui inconnus. Du coup, les transformations vont affecter les processus de production et de distribution tout autant que la nature même des produits et services. Quant à quantifier réellement l’impact sur l’emploi, c’est faire de la prospective au doigt mouillé. Il en est sans doute de même avec cette étude d’impact de la 5G (par parenthèse notons que certains territoires français en sont aujourd’hui au niveau de la 0G puisque figurant dans les zones blanches !). Indiscutablement la 5G  représente une avancée considérable à tel point qu’elle pourrait même remettre en cause l’utilité du très coûteux câble qui de toute façon ne touchera que les zones relativement denses. Cependant les projections d’emplois quantifiés méritent  d’être prises avec des pincettes d’autant que l’étude a été commandée par Qualcomm,  une entreprise américaine dans le domaine de la technologie mobile.  À quelques jours de l’ouverture du Mobile World Congress (MWC), le salon mondial des technologies mobiles qui se tiendra à Barcelone fin février, cette étude d’IHS Markit commandée par Qualcomm sur l’impact de la 5G sur l’économie mondiale devrait faire parler au-delà du secteur des télécoms. Elle prévoit qu’en 2035, la 5G, nouvelle norme mobile qui sera lancée dans trois ans pèsera plus de 12.300 milliards de dollars (11.564 milliards d’euros) en production tous secteurs confondus et permettra de créer 22 millions d’emplois.  Pour le cabinet, la plupart des technologies qui permettront à atteindre ces chiffres n’en sont encore qu’à leur début. Certaines n’existent pas encore. Il s’agit de la robotique, des voitures autonomes, des objets connectés, des nouveaux modes de consommation et de divertissement. C’est ce qui explique que l’ensemble des secteurs économiques tirera profit du potentiel des réseaux 5G. La construction générera 742 milliards de dollars, l’hôtellerie atteindra 562 milliards de dollars et la santé 119 milliards de dollars. Mais la plus grosse part sera générée par l’industrie manufacturière avec 3.364 milliards de dollars devant l’informatique et les télécommunications  (1.421 milliards de dollars). Le commerce est en troisième place avec 1.295 milliards de dollars. Ce sont les chiffres hors norme que prévoient les 3.500 décideurs et spécialistes tous secteurs confondus qui ont été interrogés pour cette étude. Et comme IHS le signale, le montant total est même supérieur au total de la consommation cumulée en Chine, au Japon, en Allemagne, au Royaume-Uni et en France en 2016. En termes de revenus, la 5G générera en 15 ans 3.500 milliards de dollars (3.300 milliards d’euros), soit « approximativement le chiffre d’affaires cumulé des 13 premières entreprises sur la liste Fortune Global 1000 de 2016. Cette liste comprend Walmart, State Grid, China National Petroleum, Royal Dutch Shell, ExxonMobil, Volkswagen, Toyota, Apple, Berkshire Hathaway et Samsung », indique IHS afin de donner une échelle qui permette d’évaluer l’ampleur du phénomène. La Chine et les États-Unis sont les pays qui tireront les plus gros revenus, avec respectivement 984 et 719 milliards de dollars (925 et 675 milliards d’euros). Mais l’Europe n’est pas en reste comme l’indique une étude réalisée en septembre dernier par la Commission européenne.  Dans ce rapport de prévision des avantages socio-économiques de la 5G pour 2025, l’Europe pourrait atteindre 113,1 milliards d’euros par an dans les secteurs de l’automobile, la santé, le transport et l’énergie. « Les investissements d’environ 56,6 milliards d’euros seront susceptibles de créer 2,3 millions d’emplois en Europe », précise le rapport européen. Comme IHS Markit le signale, l’Allemagne est en tête. En 2035, le pays devrait générer plus de 200 milliards de dollars (188 milliards d’euros) de revenus et créer 1,2 million d’emplois. Pour la France, ce sera 85 milliards de dollars (80 milliards d’euros) et 396.000 emplois. En termes de revenus, c’est mieux que la Grande-Bretagne qui atteindra 76 milliards de dollars (71,5 milliards d’euros). En revanche, les Britanniques créeront 605.000 emplois, selon l’étude.

Davantage d’emplois : un mensonge, davantage d’emplois précaires

Davantage d’emplois : un mensonge, davantage d’emplois précaires

 

Par quel miracle la France aurait elle créé des emplois nets en 2016 avec seulement 1.1% de croissance ? On ne trouvera pas la réponse dans les grands médias qui ont repris bêtement la dépêche du gouvernement et de l’INSEE qui annonce le record de création d’emplois marchands depuis 2007 : 191.700 postes dans le secteur marchand (1,2%) en 2016, soit la meilleure performance sur le front de l’emploi privé depuis 2007, selon une estimation de l’Insee publiée vendredi. Cet indicateur concerne principalement les postes salariés du secteur privé non agricole. Et la ministre du travail de claironner  «Le redressement de notre économie est aujourd’hui pleinement confirmé: le soutien aux entreprises a permis à celles-ci de retrouver des marges qui leur permettent d’investir de façon très dynamique et de recréer de l’emploi à un rythme que nous n’avions pas connu depuis neuf ans  Cette estimation du nombre de créations d’emploi est en outre supérieure à celle de la hausse de la population active en 2016 (+126.000 selon l’Insee), ce qui laisse donc présager une baisse du chômage. Dit encore le gouvernement ». Mais d’une certaine manière,  il s’agit d’une baisse en trompe-l’œil car si effectivement les chômeurs de catégorie A  (c’est-à-dire sans aucune activité) a  diminuée depuis  trois mois, dans le même temps on constate que le nombre d’inscrits à pôle emploi incluant les précaires (catégorie B et C) a globalement augmenté. On ne peut donc parler réellement d’inversion de la courbe du chômage d’autant que ce chômage aura progressé de près de 600 000 depuis 2012). La diminution constatée provient aussi de deux autres phénomènes : d’une part du plan de formation, d’autre part des mesures d’aide à l’embauche pour les bas salaires. Un plan de formation évidemment utile voire indispensable mais qui a permis aussi d’exclure des statistiques les chômeurs intéressés. Par ailleurs,  les embauches de personnel à  bas salaire bénéficiant d’aides de l’État ne sont pas forcément pérennes. Conclusion, l’année 2016 n’est pas réellement marquée par l’inversion de la courbe du chômage espérée par l’exécutif depuis 2013. Certes Depuis le début de l’année, les effectifs de la catégorie A ont reflué de 133.500 et le cumul des inscrits dans les catégories A, B et C a diminué de 28.000. amis e nombre d’inscrits en catégorie D – qui regroupe les demandeurs d’emploi non tenus de rechercher un emploi, en raison par exemple d’une formation ou d’une maladie – a augmenté de 4,3% sur un mois, soit 14.100 personnes supplémentaires, pour un total de 338.300. Les effectifs de cette catégorie sont notamment alimentés par le plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi annoncé par François Hollande mi-janvier. Ils affichent un bond de 21,9% sur un an, avec 64.100 inscrits supplémentaires depuis le début de l’année. La baisse du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A en novembre a principalement concerné les moins de 25 ans, avec un recul de 2,3% du nombre d’inscrits. A 472.700, le nombre de jeunes inscrits à Pôle emploi revient ainsi à un plus bas depuis mai 2011. Alors où est me miracle alors que la croissance est tout juste supérieur à 1%. Il ya les emplois aidés  pas forcément pérennes aussi surtout la mutation des emplois de moins en moins de CDI et de plus en plus de CDD et d’emplois d’intérim. Des emplois précaires souvent partiels (des petits boulots) qui se substituent à des emplois plus surs comme les CDD.

Emplois en hausse mais surtout des petits des petits boulots

 

Emplois en hausse mais surtout des petits des petits boulots

 

Les incertitudes économiques se traduisent en emplois plus précaires avec la montée de l’intérim et des CDD dont la durée est de plus en plus courte. Jusque là  le rythme de croissance de l’emploi intérimaire était  considéré comme un indicateur avancé de la situation générale de l’emploi mais il se substitue de plus en plus à des embauches en CDD et CDI et ne peut plus être révélateur de la conjoncture économique. Pour preuve, l’intérim  a progressé  6,7% en 2016 alors que la croissance est tout juste au dessus de 1%. ,. Le nombre de chômeurs, lui, a bien baissé d’environ 50 000 en un an mais les autres catégories (petits boulots) ont augmenté, sans parler des emplois soutenus et des chômeurs en formation qui ont changé de catégorie statistiques. Bref l’emploi précaire progresse notamment l’intérim.  Cette progression de l’intérim, qui fait suite à une hausse de 4,4% en 2015, correspond à la création de 36.500 emplois en équivalent temps plein sur l’ensemble de l’année et a concerné toutes les régions métropolitaines. Tous les grands secteurs ont contribué à alimenter la progression de l’intérim l’an dernier, l’emploi intérimaire dans le BTP ayant renoué avec la croissance après deux années particulièrement difficiles, souligne Prism’emploi, qui regroupe plus de 600 entreprises de recrutement et d’intérim. La croissance de l’emploi intérimaire a été particulièrement marquée en 2016 dans les transports, avec une hausse de 14,3% après celle de 7,2% relevée en 2015.La progression des effectifs intérimaires s’est également révélée dynamique l’an dernier dans le BTP (à +8,1% contre -6,4% en 2015), les services (+7,3% après +5,7%) et l’industrie (+5,4% après +5,1%). L’évolution de l’emploi intérimaire a en revanche nettement ralenti dans le commerce, avec une hausse limitée à 1,5% l’an dernier, contre une progression de 9,9% en 2015. La hausse de l’intérim accompagne la progression des CDD de plus en plus courts.  Pour les nouveaux emplois, de plus en plus de CDD, de plus en plus courts et qui débouchent de moins en moins sur des CDI. Le résultat du coût du travail aussi des incertitudes économiques.  Le nombre des embauches en CDD de moins d’un mois a progressé de 166% en quinze ans et ces contrats débouchent de moins en moins sur un CDI. C’est le constat majeur qui ressort de deux études distinctes, l’une de l’Unédic, l’autre de France Stratégie, que l’AFP a pu consulter. Selon les données collectées par l’assurance-chômage, de 2000 à 2016, les embauches en CDD d’un mois ou moins sont passées d’un peu plus de 1,5 million par trimestre à plus de 4 millions, tandis que celles de plus d’un mois n’ont pas bougé (environ 1 million). Ce document a été présenté aux partenaires sociaux mercredi 25 janvier lors d’une réunion de diagnostic du marché du travail, préalable à une éventuelle reprise des négociations sur l’assurance chômage.  Malgré cette tendance au raccourcissement des CDD, la part globale de ces contrats dans l’emploi reste stable sur cette période, à 9%, alors que les CDI représentent 76% de l’emploi total. Arts et spectacles, édition et audiovisuel, activités pour la santé, hôtellerie-restauration, immobilier et enseignement privé notamment sont les secteurs qui ont eu, en 2012, le plus recours à des contrats de moins d’un mois, voire quelques jours. L’étude de l’Unédic, qui gère l’assurance chômage, souligne aussi le « poids croissant » de la réembauche. En 2012, 84% des CDD de moins d’un mois étant des réembauches par un ancien employeur. « Dans certains secteurs, certains employeurs s’entendent implicitement avec leurs salariés sur la possibilité d’embauches successives avec parfois des engagements d’exclusivité », observe l’Unédic, sans plus de précisions. Un exemple dans uen socité chargé de la sécurité du Maine et Loire, certains salariés en sont à 7 CDD successifs !!!!!

 

Automatisation : 10% des emplois exposés

 Automatisation : 10% des emplois exposés

On comprend que le conseil d’orientation  pour l’emploi, instance rattachée au Premier ministre,  tente de déminer le terrain des suppressions d’emplois liés à la numérisation et à la robotisation ;  cela d’autant plus que ces deux phénomènes conjugués nourrissent les peurs aussi tous les fantasmes. Certains considérant même que le travail va disparaître et qu’il faut lui substituer un revenu universel. D’autres au contraire qui mettent  la numérisation et notamment la connectique à toutes les sauces par souci sans doute de modernité ou tout simplement de mode. La vérité est sans doute plus complexe et tout dépend aussi de l’échelle de temps retenu. Pour les 30 à 40 ans à venir près de la moitié des produits et services sont inconnus, autant de produits actuels seront concernés par des évolutions liées à la numérisation. Il est donc vraisemblable que le comité d’orientation de l’emploi s’est  fixé une échéance moins lointaine en indiquant que moins de 10% des emplois sont « très exposés » aux mutations technologiques et présentent donc le risque d’être supprimés, mais près de la moitié devront évoluer, estime le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) dans un rapport publié jeudi. Seule une « faible part », soit « moins de 10% », des emplois ont « un indice d’automatisation élevé »: ils « cumulent des caractéristiques qui les rendent vulnérables au vu des avancées technologiques actuelles », c’est-à-dire qu’ils présentent un « risque de suppression », explique le COE dans une vaste étude sur les impacts de la nouvelle vague d’innovations (intelligence artificielle, robotique, objets connectés, impression 3D, traitement des données de masse dit « big data »…).Ces emplois « très exposés » aux technologies d’automatisation sont le plus souvent des métiers manuels et peu qualifiés, notamment de l’industrie: ouvriers non qualifiés, agents d’entretien, caissiers, énumère le Conseil, instance rattachée au Premier ministre. A eux seuls, les agents d’entretien représentent 21% de l’ensemble des emplois exposés (320.000), détaille-t-il. Une part bien plus grande des emplois, près de 50%, pourraient en revanche « voir leur contenu évoluer ». Il s’agit aussi de métiers peu qualifiés mais davantage dans le secteur des services: conducteurs, agents d’exploitation des transports, agents de maîtrise de l’hôtellerie et de la restauration, aides à domicile… « Notre rapport met en garde contre des analyses frustres et partielles qui ne s’intéressent qu’aux destructions brutes d’emplois, et contre l’idée que le progrès technique s’attaque à des métiers dans leur globalité: non, il a un impact sur le contenu de certaines tâches », explique à l’AFP Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du COE.  »Il s’agit des mêmes personnes, mais elles feront des choses différentes, et les évolutions vont dans un sens de complexification et d’addition de compétences », ajoute-t-elle. Pour le COE, des « mécanismes de compensation » peuvent « réduire, voire compenser intégralement les pertes d’emplois initiales ». Le potentiel de créations d’emplois directs est, selon lui, « significatif » dans le numérique, « plus mesuré à court terme » dans la robotique, « compte tenu principalement de la faible taille du secteur actuellement en France ». Ce volume des créations d’emplois n’est néanmoins pas chiffrable. « On sait ce qu’on perd, pas ce qu’on gagne. Mais au cours des vingt dernières années, où l’on assiste déjà à une numérisation accélérée, le volume global de l’emploi sous l’effet des technologies a plutôt augmenté », analyse Mme Carrère-Gée. Le fait d’assister à des progrès technologiques « qui défient l’imagination » créent dans le débat public « un mélange de frayeur sur un ‘futur sans emploi’, et de rêve d’une société où l’on ne travaillerait pas », poursuit-elle. Selon elle, « ce n’est ni l’un, ni l’autre, rien n’est écrit ».

Créations d’emplois : reprise au troisième trimestre

Créations d’emplois : reprise au troisième trimestre

 

Sur la tendance l’augmentation des nouveaux demandeurs d’emploi du fait de la démographie pourrait être compensée par la création nette d’emplois. Une tendance qui en grande partie responsable de  la légère diminution du chômage (avec le de formation). Certes la création d’emplois nouveaux n’est pas exceptionnelle mais elle constitue un élément positif. 120 000 emplois pourraient donc être créés en 2016, chiffres insuffisants bien sûr face aux trois 3,5 millions de chômeurs mais une évolution encourageante. Reste à savoir si cette tendance va se prolonger en 2017 avec un environnement économique international encore moins favorable qu’en 2016. La croissance du nombre d’emplois doit à l’intérim ce qui au témoigne des incertitudes des entreprises vis-à-vis de l’avenir. Au troisième plus de 50 000 emplois ont été créé. Déjà au trimestre précédent, 29.400 postes nouveaux postes avaient été enregistrés. C’est le sixième trimestre consécutif de hausse. Sur un an, au total, les créations nettes d’emplois ont atteint 178.700 (+1,1%). Or, la population active progressant « naturellement » d’environ 120.000 personnes par an, il y a donc eu assez de postes pour « absorber » ces nouveaux entrants, ce qui explique, en partie, la récente baisse du nombre des demandeurs d’emploi. Ce mouvement de créations d’emplois est essentiellement dû à l’intérim (29.500 postes de plus au troisième trimestre, soit une progression de 5%), un phénomène classique en période de reprise molle. Aux deux trimestres précédents l’intérim était plutôt resté stable. Sur un an, l’intérim augmente nettement avec 49.000 emplois créés, soit une hausse de… 8,8%. En revanche, même si la baisse est moins marquée, dans l’industrie, pas de miracle, le secteur continue de détruire plus d’emplois qu’il n’en crée (-4.700, soit -0,2%, après – 7.500 au deuxième trimestre). Dans la construction, le nombre d’emplois reste quasi stable (- 300, après – 1.900 au trimestre précédent). Sur un an, l’emploi diminue de 26.200 et de 6.800 dans la construction. Une fois encore donc, l’emploi est soutenu par le tertiaire. Hors intérim, l’emploi dans ce secteur continue de progresser (+26.600, soit +0,2% après +39.000 au trimestre précédent). Sur un an, ce secteur a tout de même créé 211.700 postes….

PSA 2.000 emplois supprimés : pourquoi ?

PSA 2.000 emplois supprimés : pourquoi

 

 

 

Le groupe PSA qui a bien failli disparaître en 2014 à effectivement retrouvé une rentabilité financière. Pour autant l’avenir n’est pas assuré compte tenu de l’évolution des marchés, témoin le fait que PSA est en train de se faire doubler par Renault en Europe concernant les immatriculations. En cause un renouvellement de gamme insuffisant, la baisse des immatriculations diesel aussi le contexte international notamment relatif au Brexit.  Sur les neuf premiers mois de l’année, PSA a ainsi immatriculé près de 520 000 voitures particulières neuves en France. Soit une progression de 2,6 % dans un marché en croissance moyenne de 6,3 %, selon les dernières données publiées par le Comité français des constructeurs automobiles. Au cours de la même période, Renault en a immatriculé près de 485 000, avec une progression depuis le début de l’année de 9,2 %. En septembre, la marque au losange a même doublé son rival en termes de volume de vente. PSA a en effet connu une forte baisse par rapport à septembre 2015 (de 6,8 %), plombé notamment par les contre-performances de ses marques Citroën (- 13,5 %) et DS (- 12,2 %). Alors que Renault voit ses ventes bondir de 8,2 %. La donne est sensiblement la même sur le marché européen. Renault, qui bénéficie en ce moment du renouvellement d’une grande partie de sa gamme, a doublé son concurrent français en septembre, lui ravissant la seconde place européenne derrière l’allemand Volkswagen. Ses ventes ont ainsi progressé sur le dernier mois de 18,7 %, alors que PSA chutait de 5,2 %, par rapport à septembre 2015. Du coup, le nouveau plan prévoit environ 2.000 départs, essentiellement via des mobilités externes sécurisées et des dispenses d’activité pour les fins de carrière, mais aucun licenciement. « PSA poursuit la même politique, nous sommes depuis plusieurs années sur une tendance régulière de départs chaque année », observe Xavier Lelasseux, représentant CFDT chez PSA. « Nous aimerions plutôt que le groupe consacre cette énergie à mieux former les gens aux métiers de demain tant l’automobile a besoin de nouvelles compétences. » Les mesures présentées au CCE ne se traduiront pas automatiquement et dans la foulée par autant de suppressions de postes, car les salariés senior restent inscrits à l’effectif jusqu’à leur retraite tandis que certains ayant opté pour une mobilité externe pourront théoriquement revenir chez PSA si l’expérience ne s’avérait pas concluante. « Tout se fera sur la base du volontariat, et il y aura une certaine compensation en terme de CDI et d’alternants », a souligné de son côté Franck Don, représentant CFTC. Le groupe PSA, dont la France pèse toujours 68% de l’effectif mondial pour la division automobile, compte en effet recruter 1.000 personnes en CDI et 6.000 jeunes en alternance sur trois ans, la durée du nouvel accord de compétitivité signé en juillet dernier. Malgré à chaque fois un effet retard, l’effectif de Peugeot Citroën Automobiles France diminue toutefois bel et bien chaque année. Au 31 décembre 2015, il était tombé à 54.649 salariés – hors usines réintégrées dans le périmètre du groupe – contre 57.790 en 2014 et 61.882 en 2013, soit une baisse d’environ 3.000 personnes par an. Interrogé sur les derniers chiffres d’effectifs, le directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon a refusé de faire un commentaire. « Le plan ‘Push to pass’, c’est d’abord l’agilité, ce n’est pas d’être statique, ni en terme de performance ni en terme de métier », a-t-il simplement répondu. « C’est bien de déployer notre plan de croissance en bougeant un petit peu les lignes pour aller vraiment au plus près du client (…) Et bien sûr, nous devons le faire dans les meilleurs conditions de compétitivité. » Le nouveau plan stratégique de PSA a pris le relais du plan de redressement « Back in the race », qui a permis à PSA de sortir de la grave crise financière qu’il a traversée en 2012 via un plan d’économies drastique et le recentrage de l’activité sur les marchés et les modèles les plus rentables. Le groupe, qui ne donne pas de prévisions pour 2016, vise une marge opérationnelle courante moyenne de 4% pour la division automobile sur la période 2016-2018 et une cible à 6% en 2021, ainsi qu’une croissance de 10% du chiffre d’affaires à changes constants entre 2015 et 2018.

(Avec Reuters)

Emplois : ça se tasse aux Etats-Unis

Emplois : ça se tasse aux Etats-Unis

La croissance de l’emploi se tasse au États-Unis témoignant ainsi de l’affaiblissement de la croissance. Du coup les perspectives d’augmentation des taux la Fed s’éloigne encore un peu plus. Pas certain non plus que ces taux remontent en 2017 comptes tenus de perspectives de croissance nettement en repli et finalement proche de la croissance qui sera celle de l’Europe, c’est-à-dire une croissance relativement molle. Les créations d’emploi ont ralenti de manière inattendue en septembre aux Etats-Unis, pour un troisième mois consécutif, ce qui pourrait affaiblir les arguments en faveur d’une prochaine hausse des taux de la part de la Réserve fédérale. Le nombre de créations d’emploi non-agricole a atteint 156.000 le mois dernier, après 167.000 en août, chiffre révisé en hausse par rapport aux 151.000 donnés en première estimation, a annoncé vendredi le département du Travail. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à 175.000 créations de postes en septembre. Pour juillet et août, les chiffres révisés montrent que l’économie américaine a créé 7.000 emplois de moins sur ces deux mois par rapport aux précédentes estimations. Le taux de chômage a augmenté d’un dixième de point le mois dernier, à 5,0%, ce qui est dû en partie à un afflux d’Américains sur le marché du travail. « C’est suffisamment bon pour ne pas alimenter les inquiétudes sur un glissement des Etats-Unis » dans une récession économique, a commenté Michael Jones chez RiverFront Investment Group. Ce rapport mensuel sur l’emploi est le dernier avant la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed le 1er et le 2 novembre. La probabilité d’un tour de vis monétaire à cette occasion paraît très faible en raison de la proximité de cette réunion avec l’élection présidentielle américaine du 8 novembre.

(Avec Reuters)

Le Cice a sauvé ou créé « probablement » 50.000 ou 100.000 emplois….. ou rien du tout

Le Cice a sauvé ou créé « probablement » 50.000  ou  100.000 emplois….. ou rien du tout

 

 

Très libéral pendant toute une période pour servir les intérêts de Valls, France Stratégie tourne à gauche dans le cadre de la campagne électorale ; Exemple l’évaluation du CICE. Encore une évaluation tout à fait fantaisiste d’un organisme (France Stratégie, ancien commissariat au plan)  rattaché au Premier ministre. Une évaluation fortement teintée politiquement puisqu’elle conclut que le CICE aurait soit sauvé, soit créé 50 000 à 100 000 emplois. Notons d’abord l’ampleur de la fourchette qui démontre à l’évidence qu’il s’agit de calcul de coin de table destiné surtout à montrer l’efficacité du CICE. De toute manière,  ces types d’évaluation reposent le plus souvent sur la méthode du doigt mouillé. Scientifiquement il est impossible de mesurer avec précision l’effet  d’une mesure économique tout simplement parce qu’on ne dispose pas d’une période de référence. Pour être pertinen, t il faudrait en effet comparer la même période sans CICE avec la même période avec CICE. Tout ce qu’on sait  que ce fameux CICE,  mal ciblé et mal ficelé ( il a peu profité aux PME ),  constituait quand même une mesure de baisse de la fiscalité. Une baisse de fiscalité qui a forcément contribué à améliorer la trésorerie des entreprises et en même temps l’emploi. Le reste est littérature car il est impossible de faire un chiffrage des mesures.  L’effet baisse du coût du travail du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi a permis de sauver ou de créer 50.000 à 100.000 postes en France au cours des deux première années de son existence, selon les approximations  du comité de suivi du Cice. Le rapport est un empilement de bla-bla avec chiffres et graphiques mais qui ne répondent pas avec pertinence à la question de son impact réel sur l’emploi ; témoin les précautions oratoire sur l’  évaluation.  « Deux grandes questions méthodologiques émergent de ce bilan annuel. La première est de savoir dans quelle mesure le CICE doit être appréhendé comme une réduction du coût du travail. L’analyse détaillée de ses mécanismes opérationnels et de la perception qu’en ont les acteurs économiques conduit à s’interroger sur la pertinence de son assimilation à une baisse du coût du travail. Le fait que les entreprises semblent le destiner en priorité à l’investissement renforce cette interrogation. Ce point sera important pour la démarche d’évaluation car celle-ci devra déterminer de quelle manière le CICE a pu affecter l’emploi : principalement via un effet direct de la réduction du coût du travail, à l’instar des allègements généraux de cotisations sociales ? Ou plutôt en conséquence de ses effets sur les comportements d’investissement et de fixation des prix ? La deuxième question est de savoir si les écarts entre les montants estimés de CICE sur la base des données sociales et les montants comptabilisés fiscalement résultent de différences de comportement entre entreprises. L’enjeu sera par ailleurs de savoir si c’est la créance, et son anticipation, qui affectent les décisions économiques, ou si les effets de trésorerie prédominent »

 

Autre précaution oratoire du rapport de 2016 :

«  Le comité de suivi du Cice admet que des incertitudes pèsent sur l’évaluation de l’impact de ce dispositif. » Il estime cependant, sans doute au pif, que le Cice « a conduit à une amélioration sensible des marges des entreprises » et juge « probable un effet direct de l’ordre de 50.000 à 100.000 emplois créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014. » La commission des finances du Sénat avait dressé dans un rapport rendu public en juillet un bilan très mitigé du Cice, jugé trop complexe et à l’efficacité incertaine pour un coût budgétaire élevé.

(vivent les sciences économiques !)

Petite progression d’emplois salariés en France

Petite progression d’emplois salariés en France

En dépit d’une croissance de zéro au second trimestre la France a enregistré des  créations nettes d’emplois marchands, avec 24.100 nouveaux postes (+0,2%) au 2e trimestre. Pas suffisant évidemment pour améliorer la situation du chômage compte tenu de l’évolution démographique. Sur un an, le secteur marchand a créé 143.300 emplois salariés (+0,9%), pour atteindre 16,04 millions de postes, un niveau inédit depuis début 2012, selon les chiffres de l’Insee. D’avril à juin, seuls les services ont créé des emplois (+37.800 hors intérim, +0,3%). Le secteur, principale locomotive de l’emploi privé, est en progression constante depuis fin 2014. Ces créations suffisent à compenser largement de nouvelles destructions dans l’industrie (-9.700, -0,3%) et dans la construction (-3.500, -0,3%), deux secteurs durablement sinistrés. Les usines ont perdu près d’un million de postes depuis le 2e trimestre 2001, les chantiers près de 200.000 depuis fin 2008.  Quant à l’emploi intérimaire, qui a atteint un pic fin 2015, il s’est légèrement replié sur le trimestre, avec 500 postes supprimés (-0,1%). Il en avait déjà détruit 1.000 au 1er trimestre. L’intérim reste toutefois largement dans le vert sur un an, avec 35.500 postes supplémentaires (+6,5%). Sur l’année écoulée, le tertiaire hors intérim a progressé de 155.100 postes (+1,4%), tandis que l’industrie et la construction en ont respectivement perdu 33.900 (-1,1%) et 13.400 (-1,0%). Les chiffres positifs de l’emploi sur le trimestre sont à contre-courant des autres indicateurs économiques, alors que la croissance a marqué le pas (+0%) et que les embauches ont fléchi (-2,2%). Cet indicateur concerne principalement les postes salariés du secteur privé non agricole.

Economie française : de grandes entreprises mais peu d’emplois

Economie française : de grandes entreprises mais peu d’emplois

 

En France l’emploi repose à 80 % sur les entreprises de taille intermédiaire et les PME. Certes les grandes entreprises sont à l’origine d’une grosse majorité de la valeur ajoutée, des investissements et des exportations mais créent  finalement peu d’emplois D’après l’INSEE l’économie française repose essentiellement sur 3000 entreprises. . Problème toutefois elle ne génère que 20 % des emplois. En cause la sous-traitance sur nombre de PME et la délocalisation d’emplois. Du coup ce sont surtout les PME qui sont créatrices d’emplois mais des PME structurellement fragiles et insuffisamment tournées vers l’exportation contrairement à ce qui se passe en Allemagne. La majorité des entreprises françaises sont des ETI et 40% sont des entreprises industrielles, relève l’Insee. Elles contribuent à 20% de l’emploi français. 52% de la valeur ajoutée, 70% des investissements et 83 % des exportations de l’Hexagone proviennent d’un « noyau dur » d’entreprises: seulement 3.000 sur les 3,3 millions des secteurs principalement marchands hors agriculture et services financiers, selon une étude publiée mardi 15 mars par l’Insee. En 2013, elles ont réalisé 509 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit près d’un quart du produit intérieur brut français, souligne l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).  Elles employaient 5,1 millions de salariés en équivalent temps plein, soit 43 % des salariés de ces secteurs et près de 20 % de l’emploi total en France. Parmi ces 3.000 entreprises, 240 sont des grandes entreprises, 2.030 entreprises de taille intermédiaire (ETI) et 590 des petites et moyennes entreprises (PME) – ces dernières étant le plus souvent, selon l’Insee, des unités légales portant l’investissement de plus grandes structures, notamment des co-entreprises. Près de 40% d’entre elles sont par ailleurs des entreprises industrielles, observe l’Insee, soulignant que « les entreprises industrielles demeurent un moteur essentiel de l’économie nationale, même si l’industrie en France connaît un lent repli ». Le commerce (560 entreprises sur les 3.000), les services aux entreprises (390) et les transports et l’entreposage (170) se placent derrière l’industrie sur le plan de l’emploi, de la valeur ajoutée et de l’export. E revanche, une grande majorité des sociétés du secteur principalement marchand « contribuent assez peu à la valeur ajoutée et aux investissements », pointe l’Insee.

 

SFR : suppression de 5000 emplois

SFR : suppression de 5000 emplois

Patrick Drahi prévoirait d’ouvrir un plan de suppression de postes chez SFR portant sur environ 5000 emplois -soit le tiers des effectifs de l’opérateur- rapporte Le Monde, ce mercredi 27 juillet. Selon les informations du quotidien, « la directrice des ressources humaines, Florence Cauvet, a confirmé mardi 26 juillet aux organisations syndicales que le groupe avait pour objectif de ramener l’effectif de l’opérateur télécom de 14 300 salariés à 9 000 personnes d’ici la fin 2017, ce qui revient à supprimer environ 5 000 emplois. » Des suppressions de postes qui interviendraient à partir du 1er juillet 2017, c’est-à-dire au terme de l’accord de maintien de l’emploi signé avec les pouvoirs publics en 2014.  Cette annonce vient confirmer les propos tenus fin juin à New York par Patrick Drahi, qui a pris le contrôle de SFR en 2014. Le magnat avait alors évoqué le « sureffectif » du groupe télécoms. Lors du rachat de SFR par Numericable, une garantie de maintien de l’emploi de trois ans avait été conclue. Elle prend fin le 1er juillet 2017.

 

(Avec challenge et AFP)

35 heures : 350 000 emplois créés mais 1 million supprimé

35 heures : 350 000 emplois créés mais 1 million supprimé

Encore un rapport (secret) qui tente de démontrer que les 35 heures ont été bénéfiques pour la création d’emplois et qui affirme que la réduction du temps de travail n’a pas affecté la compétitivité des entreprises. La direction de l’IGAS se n’a toutefois pas autorisé la sortie officielle de ce rapport considérant que l’étude ouvrait «  n’était pas assez travaillée ». Deux inspecteurs généraux des affaires sociales (Igas) ont en effet rédigé un rapport qui n’est jamais paru. Ce rapport, dont Le Monde a eu connaissance, explique que la réduction du temps de travail a pu favoriser la création d’emplois. Et que la durée légale du travail salarié à 35 heures n’a pas pénalisé l’économie française, contrairement à ce que disent ses nombreux détracteurs.  Ainsi, selon ce rapport, les lois sur les 35 heures ont permis la création de 350.000 postes entre 1998 et 2002. Par ailleurs, cette durée légale du travail n’a pas fait couler la compétitivité des entreprises. « Les politiques du temps de travail » peuvent engendrer « des pistes d’amélioration (…) qui ne doivent pas être négligées » estime ce rapport. Première observation l’inspection générale des affaires sociales n’est pas spécialement qualifiée pour évaluer l’impact de mesures économiques. La démonstration est très spécieuse en effet si effectivement autour de 350 000 emplois ont été créés relativement rapidement par contre du fait précisément de la perte de compétitivité, c’est de l’ordre de 1 million d’emplois qui ont été supprimés de 2002 à 2015. Seconde observation d’ordre méthodologique. L’étude de l’Igas fait un calcul très approximatif car il faudrait comparer avec le  nombre d’emplois créés à la même époque sans les 35 heures. Surtout il faut prendre en compte le nombre d’emplois qui ont été supprimés du fait de la perte de compétitivité de l’économie. Ce n’est sans doute pas un hasard si nous connaissons 5 millions de chômeurs aujourd’hui.  C’est la double peine pour la France, les 35 ont engendré un cout budgétaires significatif par ailleurs ils ont plombé la compétitivité sans parler de la banalisation de la culture RTT difficilement mesurable mais qui a sécrété un poison mortel dans l’économie et pour longtemps.). La Direction du budget a évalué ce coût des allègements de cotisations liés aux 35 heures  entre «11 et 13 milliards» par an depuis 2006 et à 12,8 milliards en 2013, dans le rapport parlementaire de décembre sur l’impact des 35 heures. Cette estimation est proche de celle de la Dares, qui avance pour sa part le chiffre de 12 milliards. Sur la période 2003-2013, la facture cumulée s’élève à 118,3 milliards d’euros, soit l’équivalent de près de quatre budgets annuels de la Défense… Ce calcul n’est cependant pas aisé à établir. Car les allégements Fillon (22,8 milliards en 2013) ont absorbé progressivement depuis 2003 toute une série de dispositifs, qui avaient pour objectif de réduire les charges sur les bas salaires (ristourne Juppé), puis d’accompagner le passage aux 35 heures (loi Robien en 1996, lois Aubry I et II en 1998 et 2000). À ce coût de 12,8 milliards, il faudrait ajouter celui de la défiscalisation des heures supplémentaires, mise en place par Sarkozy en 2007 et supprimée par Hollande en 2012. La logique voudrait aussi que soit pris en compte l’impact de cette loi sur les créations d’emplois, qui ont des répercussions positives pour les caisses de l’État et de la Sécu. La Direction du budget juge trop hasardeux d’effectuer le calcul. L’Insee affirme que les 35 heures ont entraîné 350.000 créations de postes entre 1997 et 2002. Parallèlement, la RTT aurait entraîné la création de 53.000 emplois entre 2002 et 2005 dans le secteur public, essentiellement à l’hôpital, pour un coût de quelque 2 milliards en 2005, selon un rapport parlementaire de 2004. À cela s’ajoute le coût des heures supplémentaires (1,4 milliard en 2012, uniquement pour la fonction publique d’État). Et des jours stockés dans les comptes épargne-temps. Au-delà des aspects budgétaires, le bilan économique est sans équivoque puisque depuis 2002 (les 35 heures ont été. Selon Michel Didier, président de l’institut Coe-Rexecode, c’est l’impact des 35 heures sur le coût salarial - la d à partir de 2000) la croissance de la France était moins fort que dans les pays comparables entraînant une très forte augmentation du chômage. La durée du travail a baissé mais pas les salaires, ce  qui explique la perte de compétitivité de la France, comme en témoigne la baisse de la part des exportations françaises dans celles de la zone euro depuis le début des années 2000.

 

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