Archive pour le Tag 'emploi'

Page 17 sur 20

Evasion fiscale: mode d’emploi

Evasion fiscale:  mode d’emploi

 

Pour les grandes sociétés la mesure la plus simple consiste à  faire  surfacturer des prestations part une filiale étrangère ou la fiscalité est plus faible (externalisation des profits) ou l’inverse,  sous facturer une prestation  par une société française à sa filiale étrangère (internalisation des déficits). Pour les petites entreprises qui n’ont pas de filiales, il suffit de créer des sociétés bidon à l’étranger et de procéder de la même manière. Ce que proposait  la société France Offshore pour séduire les petits patrons. Son dirigeant et une banque lettone, soumise à une caution record de 20 millions d’euros, sont aujourd’hui au cœur d’une vaste enquête pour fraude fiscale. Alors que les investigations ne sont pas terminées, France Offshore est soupçonnée d’avoir permis à des centaines de PME de soustraire aux radars du fisc plus de 300 millions d’euros, au travers d’une nébuleuse de sociétés-écrans. La banque lettone Rietumu, soupçonnée d’avoir hébergé les fonds, avait été mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée en décembre 2012. Après avoir récupéré via la justice lettone une montagne de données sur ces comptes, le juge d’instruction du pôle financier de Paris Guillaume Daïeff a imposé à la banque une caution de 20 millions d’euros. Ce qu’a confirmé le 2 juillet la cour d’appel de Paris, selon une source judiciaire.  France Offshore avait pignon sur rue, et son patron, Nadav Bensoussan, ne craignait pas de défendre son modèle dans les médias. Réduire sa fiscalité? « Il n’y a rien de plus simple », répondait-il à l’AFP en octobre 2010. « Quelqu’un qui vend des chaussettes sur internet peut en un clic changer l’adresse de la société et la mettre dans un pays où l’imposition est beaucoup plus légère. » Mais, selon une source proche du dossier, France Offshore ne proposait rien d’autre que de « l’évasion fiscale en kit », des solutions adaptées à chacun. En témoigne la variété de ses clients: un chasseur de têtes, une entreprise faisant de l’import-export avec la Chine, un coiffeur, des petites sociétés informatiques, énumère une source proche de l’enquête, qui décrit ce dossier comme « l’affaire de la fraude fiscale de Monsieur tout le monde ».  C’est d’un contrôle fiscal en octobre 2008 chez France Offshore que sont nés les soupçons qui ont entraîné trois ans plus tard l’ouverture d’une information judiciaire sur des faits présumés allant de 2007 à 2011. Selon la source proche du dossier, l’un des montages proposés permettait aux entreprises de sortir de leur bilan une partie de leur chiffre d’affaires, au moyen de fausses facturations réalisées par les sociétés créées par France Offshore. Ces fonds, qui échappaient à l’impôt français, étaient transférés à la Rietumu sur des comptes ouverts au nom des sociétés offshore. Les PME françaises récupéraient une carte bleue de la Rietumu. Les investigations sur commission rogatoire internationale en Lettonie ont déjà permis d’identifier au sein de la banque 314 comptes de clients de France Offshore, selon la source proche du dossier. Des dizaines d’autres sont en cours d’identification.  Une des particularités de ce dossier est l’implication présumée d’une banque de l’Union européenne dans ce montage, ce qui explique le montant de la caution. « Le système bancaire ne fonctionne que parce qu’il repose sur la confiance des dépositaires et des autres opérateurs », explique Ulrika Delaunay-Weiss, magistrate au parquet national financier, dont une des priorités, depuis sa création en février, est la lutte contre la fraude fiscale. « A partir du moment où une banque a un comportement en marge des règles fixées par les Etats et participe à une fraude organisée visant à faire échec à la collecte de l’impôt ou à la lutte contre la blanchiment, c’est toute la société qui se trouve profondément déséquilibrée », a-t-elle ajouté, tout en rappelant que l’ensemble des personnes mises en examen sont présumées innocentes. Contactés, les avocats de Nadav Bensoussan n’ont pas souhaité faire de commentaire. La banque Rietumu et ses conseils non plus. A ce stade, 14 personnes ont été mises en examen dans l’enquête, dont Nadav Bensoussan, la banque Rietumu en qualité de personne morale, deux avocats et plusieurs anciens employés de France Offshore. Les clients, quant à eux, peuvent faire l’objet d’un redressement fiscal ou d’une enquête pénale distincte.

 

Cadres : pas de reprise de l’emploi

Cadres : pas de reprise de  l’emploi

Le nombre de recrutements de cadres devrait atteindre 163.200 cette année en France, soit le même niveau qu’en 2013 (163.400), selon l’estimation publiée vendredi par l’Association pour l’emploi des cadres (APEC). « Il faudra attendre 2015 et surtout 2016 pour retrouver un potentiel de reprise, et les niveaux d’embauches d’avant crise, proches de ceux observés en 2008″, explique Jean-Marie Marx, directeur général de l’APEC, dans un communiqué Les recrutements atteindraient ainsi 181.900 l’an prochain (+11%) et 199.700 en 2016 (+10%). Les jeunes issus de l’enseignement supérieur et les seniors auront davantage de difficultés cette année, sur un marché qui va rester favorable aux cadres ayant de un à 15 ans d’expérience, poursuit l’APEC.

Emploi : 21.700 postes encore détruits

Emploi : 21.700 postes encore détruits

Drôle d’inversion du chômage, drôle de retournement économique puisque 21.700 postes ont été détruits au premier trimestre 2014, selon l’Insee. Tous les secteurs d’activité sont concernés. L’économie française a recommencé à détruire des emplois au premier trimestre 2014 dans le secteur marchand, selon des données définitives de l’Insee publiées ce vendredi 13 juin. Pas moins de 21.700 postes (-0,1%) ont disparu. Dans son estimation provisoire, publiée mi-mai, l’Institut de la statistique avait évalué à 23.600 le nombre de postes détruits au 1er trimestre. Tous les secteurs d’activité sont concernés par ces pertes d’emploi, mais l’intérim est particulièrement frappé.  Au total, sur un an, quelque 44.400 postes ont été rayés de la carte (-0,3%), malgré une légère reprise des créations d’emplois à la fin de l’année dernière.

 

Aux Etats-Unis : reprise de l’emploi

Aux Etats-Unis : reprise de l’emploi

 

La première économie mondiale a créé 217.000 emplois le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Travail, alors que les économistes de Wall Street interrogés par Reuters attendaient en moyenne 218.000 créations d’emplois, contre 282.000 (révisé) en avril, son niveau le plus élevé en plus de deux ans. Les chiffres de mars et avril ont été revus en baisse de 6.000 au total par rapport aux annonces précédentes. « Cela tend à prouver que le premier trimestre a été une anomalie pour l’économie et que l’on retrouve un rythme correct de créations d’emplois. Globalement, ce rapport est plutôt bon », note John Canally, économiste chez LPL Financial à Boston. Wall Street a ouvert en hausse après ces chiffres et l’indice Dow Jones a inscrit un nouveau record historique dans les premiers échanges. Malgré un ralentissement par rapport au chiffre exceptionnel du mois d’avril qui avait bénéficié d’un effet de rattrapage après une phase de ralentissement liée à la vague de froid, les créations d’emploi ont dépassé en mai les 200.000 pour le quatrième mois d’affilée, un élément déterminant de confirmation de la reprise. L’économie américaine a désormais récupéré les 8,7 millions d’emplois perdus pendant la récession, souligne le département du Travail. Au total, les Etats-Unis ont créé 8,8 millions de postes par rapport au point le plus bas touché par le marché du travail en février 2010.

Emploi: la CFDT allume le Medef

Emploi: la CFDT allume le Medef

 

La CFDT n’a sans doute pas tort d’allumer le Medef même si l’environnement est difficilement compatible avec des avancées sur l’emploi. En fait personne ne sait combien d’emplois peuvent être créés avec des allégements fiscaux, ce qui est sûr c’est que le chômage, lui, va continuer d’augmenter avec le coût actuel du travail. A cet égard les promesses en matière d’emplois de Gattaz comme celles du gouvernement n’ont aucune crédibilité. Du coup Laurent Berger, le patron de la confédération qui sera reconduit dans ses fonctions la semaine prochaine, pousse un « coup de gueule » contre le patronat. Berger reproche au Medef de jouer la montre dans la mise en œuvre du Pacte de responsabilité. « Les négociations avec le patronat patinent, sauf dans la métallurgie. Je ne sais toujours pas comment les entreprises utiliseront les 20 milliards d’euros du crédit d’impôt compétitivité et emploi », lance-t-il. Et d’ajouter:  » le Medef dit vouloir attendre le contenu de la loi de finances rectificative de juin avant d’avancer. Donc rien n’avance ». Gel des aides? La CFDT: > créée voici 50 ans > 865.000 adhérents > 52% d’hommes > 65% dans le privé et 35% dans le public > 29,71% des voix aux élections professionnelles contre 30,6% pour la CGT et 18,3% pour FO. Laurent Berger affirme que  » le patronat fait de la surenchère ». « Il explique semaine après semaine ce qu’il faut faire pour sauver l’économie et les emplois, et quand on lui demande de dégager des marges financières, il demande encore autre chose et se comporte en lobbyiste. A quoi cela rime-t-il ? » Le patron de la CFDT menace donc: « si rien n’a bougé avant la conférence sociale de juillet, j’en tirerais des conclusions et je demanderais au gouvernement de revenir sur sa politique de soutien aux entreprises. Il faut être logique et cohérent ». Laurent Berger revient également sur la question des seuils sociaux, François Rebsamen, le ministre du Travail, ayant annoncé la semaine dernière qu’il n’était pas hostile à les suspendre plusieurs années pour voir si cela permettrait de créer des emplois. « Ce n’est pas au ministre du Travail d’ouvrir ce dossier, comme s’il répondait à une injonction du patronat », estime-t-il puisqu’une discussion sur le dialogue social est prévue dans les prochaines semaines. Il ne ferme cependant pas la porte à une expérimentation. « 

Pôle emploi condamné à verser 23.373 euros à un ex salarié

Pôle emploi condamné à verser 23.373 euros à un ex salarié

 

On savait déjà que Pôle emploi ne servait à rien pour les chômeurs mais on ignorait que cette administration ne respectait pas la réglementation pour ses propres salariés. Pôle emploi a été condamné par les prud’hommes à verser 23.373 euros à une de ses ex-salariées qui a enchaîné des contrats aidés pendant quatre ans sans être accompagnée dans sa recherche d’emploi. Pôle emploi n’a pas souhaité faire de commentaire. Requalifiée en CDI. La plaignante, âgée de 59 ans, a travaillé en tant qu’agent administratif à l’agence Pôle emploi de Chelles (Seine-et-Marne) du 1er novembre 2007 au 31 octobre 2011, en contrat d’avenir puis en contrat unique d’insertion (CUI). Dans son jugement prononcé le 10 avril, le conseil de prud’hommes de Paris a ordonné la « requalification » de ces contrats en contrat à durée indéterminée (CDI), « en l’absence de démonstration par l’employeur du respect des obligations (…) de formation et d’accompagnement professionnel », et a requalifié la rupture de contrat en « licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse ». La directrice de l’agence déboutée. Pour la défense de Pôle emploi, la directrice de l’agence de Chelles, tutrice de la salariée, avait fait valoir que la plaignante « avait accès aux propositions de postes » de Pôle emploi, selon le jugement. La directrice territoriale déléguée de Pôle emploi a pour sa part assuré avoir fait parvenir « deux numéros d’offre d’emploi » à la plaignante le 31 octobre 2011, au dernier jour de son dernier contrat avec Pôle emploi. « Ces faits ne peuvent être analysés comme des actions d’accompagnement personnalisé », leur oppose le jugement. Un jugement pour « tous les contrats aidés ». Bénéficiant d’aides publiques, les contrats aidés prévoient un accompagnement professionnel et des actions de formation professionnelle de la part de l’employeur. Ces contrats sont destinés à favoriser le retour à l’emploi des personnes rencontrant des difficultés d’insertion professionnelle. Le syndicat SNU Pôle emploi Ile-de-France, qui a accompagné les démarches de l’ex-salariée, a affirmé mardi dans un communiqué que « ce jugement a vocation à s’appliquer à tous les contrats aidés de Pôle emploi ».

Sondage Impact pacte de responsabilité sur l’emploi : seulement 16% des DRH y croient

Sondage Impact pacte de responsabilité sur l’emploi : seulement 16% des DRH y croient

Le baromètre « Défis RH 2014″ publié ce mardi 20 mai a été réalisé par ANDRH-Inergie pour Entreprise & Carrières. Selon ce sondage, les directeurs de ressources humaines (DRH) ne croient pas à l’effet du pacte de responsabilité sur les emplois. Ils sont 37% à penser que la baisse des charges du pacte de responsabilité présenté par le gouvernement ne va engendrer à court terme « aucun changement significatif ». Le pacte de responsabilité comprend les 20 milliards du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et 10 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales sur les salaires compris entre le Smic et 3,5 fois le Smic. Le gouvernement en attend jusqu’à 500.000 emplois créés à l’horizon 2017. 16% des DRH croient à cette hypothèse.  Un quart d’entre eux estime que la baisse des charges pourrait « produire à court terme » des investissements, un autre quart croit en une politique de rémunération plus attractive, et 24% y voient une augmentation des marges. Un an après la promulgation de la loi sur la sécurisation de l’emploi, ils ne sont plus que 19% à penser que cette réforme répond à l’objectif de flexibiliser l’emploi, contre 54% en avril 2013. La loi sur la sécurisation de l’emploi promulguée en juin 2013 accorde plus de flexibilité aux entreprises (accords de maintien dans l’emploi, mobilité interne, refonte des procédures de licenciement) et crée de nouveaux droits pour les salariés (droits rechargeables au chômage, compte individuel formation, encadrement des temps partiels). L’enquête révèle aussi que 23% des DRH considèrent que cette loi permet de sécuriser le parcours professionnel des salariés. Ils étaient 44% l’année dernière. Seuls 17% estiment que la loi de sécurisation de l’emploi peut leur permettre de « maintenir des emplois malgré des difficultés conjoncturelles ». Ils sont un peu mois d’un quart (23%) à considérer que cette loi favorise la mobilité interne.

 

Éducation : la fac pour la moitié des jeunes après le bac et pôle emploi pour nombre d’entre eux.

Éducation : la fac pour la moitié des  jeunes après le bac et pôle emploi pour nombre d’entre eux.

En Allemagne on privilégie la filière apprentissage (à tous les niveaux de formation), en France c’est l’université. En dépit du taux d’échec (exemple un tiers seulement obtiendront leur licence ou encore seulement 3% des bacs pro pourront aller au bout de leurs études supérieures). L’université représente le premier choix de 47% des jeunes ayant formulé au moins un vœu d’inscription dans l’enseignement supérieur sur le portail Admission post-bac (APB), selon un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur. Le portail a été rénové cette année, permettant non seulement aux futurs bacheliers mais aussi aux étudiants de première année souhaitant se réorienter de s’y inscrire. La secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso a aussi lancé un numéro vert pour guider les jeunes et leurs familles dans leurs démarches. « L’édition 2015 d’APB intégrera, pour chaque formation, une information sur les débouchés (taux de poursuite d’études et taux d’insertion professionnelle) », précise par ailleurs le ministère.  Pour 2014, à l’issue de la première phase d’admission, 762.400 candidats ont effectué au moins un vœu, soit une hausse de 7,4% sur un an. Pour leur premier vœu, 47% des candidats ont choisi l’université (licence et IUT), 34,63% les Sections de techniciens supérieurs (STS), 7,94% les classes préparatoires aux grandes écoles, environ 4% des écoles (ingénieurs, commerce, architecture…) et 5% d’autres formations. « Je serai satisfaite le jour où les 63% des inscrits à l’université y seront par choix, et non par défaut », affirme Geneviève Fioraso dans un entretien au Parisien de ce vendredi. « Il y aura toujours des élèves qui demandent l’université en deuxième choix parce qu’ils ont d’abord postulé dans une filière très sélective. C’est normal. Mais il faut réduire ce différentiel », estime-t-elle.

L’emploi à domicile victime du matraquage fiscal

L’emploi à domicile victime du matraquage fiscal

 

 

L’emploi à domicile, le « fameux » gisement d’emplois, plonge victime du matraquage fiscal et de la crise. En fait les particuliers réduisent le nombre et le temps des prestations, par ailleurs le travail au noir se développe de manière considérable.  L’emploi à domicile est reparti en nette baisse fin 2013 en France après sa stabilisation de milieu d’année, tant du point de vue du nombre d’employeurs que du volume d’heures déclarées, selon les statistiques diffusées vendredi par l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale). Le nombre de particuliers employeurs est ainsi tombé sous la barre des deux millions pour atteindre 1,99 million au 4e trimestre 2013, soit une baisse de 1,1% sur trois mois et de 3,2% par rapport à la même période de 2012. Dans le même temps, les heures déclarées ont diminué de 2,9% par rapport au 3e trimestre 2013 et de 6,1% par rapport au 4e trimestre 2012.  La masse salariale nette versée aux employés s’est contractée pour sa part de 2,6% sur le trimestre et de 5,7% en glissement annuel. Sur l’ensemble de 2013, elle a atteint 5,018 milliards d’euros contre 5,275 milliards en 2012, soit une baisse de 4,9%. L’emploi à domicile est en baisse depuis deux ans du fait de la crise mais aussi de la suppression par le gouvernement Fillon d’un abattement de cotisation pour les particuliers déclarant leurs salariés au régime réel puis celle par son successeur socialiste de la possibilité de déclarer les employés au forfait.  Le plafonnement des niches fiscales à 10.000 euros de réduction d’impôt a également joué. Tous ces facteurs contribuent au développement dans ce secteur du travail dissimulé, dans une proportion toutefois difficile à évaluer.

 

Emploi à domicile : nouveau recul

Emploi à domicile : nouveau recul

L’emploi à domicile, la fameuse « filière d’avenir », recule encore ; En cause le matraquage fiscal, la baisse du pouvoir d’achat de certains ménages, l’attentisme et le développement du travail au noir. Des conséquences largement prévisibles mais non prise en compte par le gouvernement.  L’emploi à domicile perd donc encore du terrain et la Fédération des particuliers-employeurs (Fepem) s’en alarme, ce mercredi 2 avril. Selon les chiffres qu’elle a compilés, la baisse du nombre de particuliers employeurs, entamée en 2012 (-1,8%), s’est accentuée en 2013, à 3%. Les nounous, employés de ménages, jardiniers et autres auxiliaires de vie ont non seulement été moins nombreux (-6%), mais ils ont également travaillé moins longtemps (-5% d’heures travaillées). Même les assistantes maternelles, profession traditionnellement moins sujette aux fluctuations, ont vu leur masse stagner sur l’année écoulée. Peut-être même reculer. Ce serait une première. Le secteur de l’emploi à domicile connaissait une belle croissance depuis le début des années 2000. Il a commencé à stagner en 2010-2011 avant de reculer, depuis 2012. En cause: la crise, bien sûr, qui pèse sur les budgets des ménages. Mais aussi, l’alourdissement des charges sur l’emploi à domicile. Ce secteur connaît depuis 2012 un détricotage de ses avantages fiscaux: suppression de l’abattement sur les cotisations des employeurs particuliers, de la possibilité de déclarer le salarié « au forfait », et hausse de la TVA…La réintroduction d’un abattement de 75 centimes par heure travaillée, en janvier 2013, n’a pas permis de relancer la machine. L’Acoss publiera ses statistiques officielles ce vendredi. Elles devraient confirmer cette tendance. La Fepem dénonce, elle, une généralisation du travail au noir et réclame des mesures pour relancer l’emploi déclaré. La Fédération estime que 50.000 postes pourraient être créés.

 

France : pas de vraie reprise de la croissance et de l’emploi

France : pas de vraie reprise de la croissance et de l’emploi  

Rien n’indique une vraie reprise, ni le climat général dans les entreprises ou chez les ménages. L’investissement ne redémarre pas vraiment et la demande se tasse à l’étranger. Oui, si l’on en croit le dernier indice PMI Markit des directeurs d’achat, qui indique après plusieurs mois maussades un rebond à son plus haut niveau depuis 31 mois en mars. Reste que cet indicateur n’a pas été très fiable ces derniers mois. Une faiblesse qui s’explique en partie par la taille étroite de l’échantillon interrogé: 700 entreprises, contre plus de 8.000 pour l’Insee. Que disent, alors, les baromètres de l’Institut national de la statistique? A peu près tous la même chose: il y a bien eu une accélération de la marche des affaires à l’automne 2013 et jusqu’en janvier, mais cette accélération marque le pas depuis.  Dans le bâtiment, le climat des affaires reste proche des très bas niveaux atteints mi-2009, au cœur de la récession. Il faut remonter à la récession de 1993 et à la rechute de 1996 pour retrouver des niveaux d’activité encore plus bas. Dans le commerce de gros, les intentions de commandes des professionnels reculent et aucune amélioration ne se dessine sur le front des embauches. Chez les détaillants également, les prévisions de ventes sont nettement retombées depuis le début de l’année. Dans les services, les chefs d’entreprise restent pessimistes pour les prochains mois. Dans l’industrie manufacturière, enfin, la production, les carnets de commandes globaux, et les stocks stagnent. Et si les patrons sont un peu moins pessimistes que dans les autres secteurs pour les prochains mois, c’est exclusivement grâce au surcroît de demande venu de l’étranger. S’il y a reprise, elle est donc davantage en train de s’affaiblir que de se renforcer. Et il est difficile de croire à une nouvelle accélération compte tenu du nombre de freins qui restent serrés.  L’investissement ? Les capacités de production tournent encore à un rythme très inférieur à la moyenne de longue période dans l’industrie, la situation financière des entreprises n’a jamais été aussi dégradée depuis 30 ans (les marges ont fondu d’un tiers) et les conditions de financement, notamment auprès des banques, restent restrictives. Les exportations? La demande de nos grands partenaires faiblit, les exportateurs français perdent des parts de marché (nos ventes progressent moins vite que la demande de nos partenaires) et l’euro a dépassé largement le niveau qui les pénalise, soit 1,25 dollar traditionnellement) Quand aux ménages, ils se sont montrés légèrement plus confiants en mars, notamment sur leur situation financière future. Mais pour une seule raison que le Social Ecorama de BFM Business (le baromètre qui mesure le climat des affaires à partir de l’humeur des réseaux sociaux) met bien en évidence: le recul de l’inflation qui améliore le pouvoir d’achat. Car pour le reste, notamment l’emploi et le poids des impôts, les Français restent très pessimistes.

SFR: des promesses, encore des promesses pour l’emploi !

SFR: des promesses, encore des promesses pour l’emploi !

 

Après Numericable c’est Bouygues qui surenchérit en matière de promesse d’emplois. Comme le gouvernement tente de saborder le regroupement SFR- Numericable, il faut parler «  gauche ». En réalité c’est la conjoncture et le marché  qui décideront du volume d’emplois mais Bouygues prêt à tout pour gagner la bataille autour de SFR. Après avoir relevé son offre, et alors que Vivendi est toujours en négociations exclusives avec Numericable, le groupe de BTP et de télécoms réitère noir sur blanc ses promesses en termes d’emploi. Pas de licenciement économique collectif, pas de plan social, pas de plan de départ volontaire non plus. Le tout pendant 36 mois. Quand on sait à quel point les doublons sont nombreux entre Bouygues et SFR -boutiques, personnel administratif, techniciens-, les engagements de Martin Bouygues ont de quoi surprendre. D’autant que ces promesses, écrites noir sur blanc, seront tenues même en cas d’ »évolutions de marché ou de revirements économiques ». Une façon de marquer sa différence face à Numericable, qui a lui aussi publié ses engagements, mais qui s’est laissé cette porte de sortie.  Petit tacle additionnel en direction du câblo-opérateur: « une telle restriction viderait de tout son sens tout engagement en matière d’emploi ». « Ridicule », soupire-t-on dans le camp Numericable. Nul ne peut prédire l’avenir, et en cas de crise financière majeure par exemple, que fera Martin Bouygues ? Au fond cette nouvelle surenchère de promesses montrerait surtout le désespoir de Bouygues, taraudé parce qu’un proche du dossier appelle l’ »ombre de Xavier Niel ». Car si c’est Numericable qui s’empare de SFR, Bouygues se retrouve seul, isolé, une proie potentielle pour Free.

 

Chômage : recul de l’emploi intérimaire

Chômage :  recul de l’emploi intérimaire

 

Net recul de l’emploi intérimaire sur un an. L’organisation patronale qui regroupe les différentes agences d’intérim explique dans son rapport qu’en un an, l’emploi intérimaire a reculé de 2,4%. C’est dans le bâtiment et les travaux publics que la baisse est la plus forte, presque 10 % entre février 2013 et février 2014. Et pas question d’accuser la météo. Le temps a été plutôt clément cet hiver. Ce ralentissement des embauches d’intérimaires sur les chantiers est le simple reflet de l’activité économique très faible. Seul point annexe qui a pu jouer, la proximité des élections municipales. Les élus sont en-effet beaucoup plus prudents en fin de mandat et évitent les travaux qui occasionnent des nuisances. Mais au-delà du BTP, les services, le commerce et les transports, sont aussi touchés par une baisse de l’emploi intérimaire. « La reprise n’arrive toujours pas d’autant plus que mes 3 premières semaines de mars sont mauvaises. Nous sommes obligés de décevoir un certain nombre de demandeurs d’emplois qui ne trouvent pas de missions« , explique François Roux, le délégué général de Prismemploi. « Mais paradoxalement, détaille-t-il, il y a encore des métiers sur lesquels on n’arrive pas à recruter car sans doute jugés peu attractifs comme l’hôtellerie et la restauration. » Et parmi les autres secteurs où il manque toujours des intérimaires il y aussi certaines branches de l’industrie, comme l’aéronautique. Dans cette dernière, on manque, par exemple, de soudeurs suffisamment qualifiés.

 

Pacte de responsabilité : moitie pour l emploi et moitié pour la compétitivité

Pacte de responsabilité : moitie  pour l emploi et moitié pour la compétitivité

 

Finalement pour ne mécontenter personne, la baisse des charges aura deux objectifs ( qui en fait se rejoingnent). . Les petites entreprises préfèrent les baisses sur les bas salaires car elles en comptent davantage, tandis que les plus grandes veulent doper leur compétitivité en touchant les hauts. Le Medef a proposé de conserver le CICE et les allègements « Fillon » et de diviser par deux les cotisations famille d’ici 2017, pour baisser le coût du travail sur toute l’échelle des salaires.   »Nous préconisons une mesure simple qui consisterait à affecter les 10 milliards d’allègements supplémentaires à une baisse uniforme des cotisations famille, applicable à tous les salaires », plaident mardi Jean-François Dehecq, vice-président du Conseil national de l’industrie, Frédéric Saint-Geours, président du Groupe des fédérations industrielles et Philippe Varin, président du Cercle de l’industrie dans une tribune dans le quotidien Les Echos.  François Hollande a demandé mardi dans un discours sur l’emploi des jeunes une mise en oeuvre rapide du « pacte de responsabilité », appelé à être présenté au Parlement fin avril. « L’Etat va faire connaître très rapidement les allègements du coût du travail et ensuite il aura à faire en sorte les employeurs puissent avoir la visibilité indispensable sur leurs prélèvements et les conditions de leur activité », a-t-il dit. « Il faut que ce soit cristallisé à la fin du mois, maintenant il faut qu’on aille vite », insiste son entourage.

 

Etats-Unis: croissance de l’emploi

Etats-Unis: croissance de l’emploi

175.000 nouveaux emplois ont été créés aux Etats-Unis en février, a annoncé ce vendredi 7 mars le département américain du Travail. C’est plus que ce que prévoyaient les observateurs, et d’autant plus étonnant vu le mauvais temps qui a sévi outre-Atlantique à cette époque. L’hiver glacial, ponctué de tempête de neige a clairement eu un impact sur l’emploi: l’enquête auprès des ménages, à partir de laquelle est extrait le taux de chômage, a montré que 601.000 personnes ayant un emploi sont restées chez elles en raison des intempéries. C’est un nombre sans précédent pour un mois de février depuis 2010.  Les créations d’emplois plus nombreuses que prévu pourrait conforter la Réserve fédérale dans le bien-fondé de sa politique de réduction des rachats d’actifs. Quoique le taux de chômage, lui, est légèrement remonté en février. Il a augmenté de 0,1 point à 6,7%. Mauvaise surprise en revanche sur le front des exportations: le déficit commercial américain a poursuivi sa hausse en janvier, à la surprise des analystes, selon les chiffres du département du Commerce publiés vendredi. En données corrigées des variations saisonnières, il s’est élevé à 39,1 milliards de dollars, en progression de 0,3% par rapport au mois de décembre, dont le chiffre a en outre été révisé en hausse. C’est presque deux milliards de plus que la prévision médiane des analystes, qui tablaient sur un net recul à 37,3 milliards de dollars.

1...151617181920



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol