Archive pour le Tag 'emploi'

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Emploi salarié : encore en recul en 2013

Emploi salarié : encore en recul en 2013

De plus en plus de demandeurs mais de moins en moins d’emplois, l’inversion de la courbe du chômage n’est pas pour 2013. La nouvelle était attendue, elle n’en reste pas moins mauvaise. Au premier trimestre 2013, l’emploi salarié s’est replié de 0,1% soit 20.300 emplois en moins, selon les chiffres de l’Insee publiés ce jeudi 16 mai. Au quatrième trimestre 2012, ils avaient déjà chuté de 44.600. Dans le détail, l’emploi dans l’industrie et dans la construction sont en baisse au premier trimestre 2013 (respectivement -0,4 % et -0,3 %). L’emploi du tertiaire dans son ensemble est stable. Hors intérim, l’emploi marchand diminue de nouveau ce trimestre (-31 700 postes, soit -0,2 %). Bonne nouvelle néanmoins, l’emploi intérimaire, réputé précurseur des évolutions du marché de l’emploi, augmente légèrement ce trimestre (+11 400 postes, soit +2,2 %), alors qu’il était en baisse depuis mi-2011. Depuis un an, l’intérim a perdu 46.500 postes, soit 8,2 % de ses effectifs.

Emploi : Montebourg satisfait; de lui-même, comme toujours !

Emploi : Montebourg satisfait , de lui-même, comme toujours !

 

Arnaud Montebourg a affirmé avoir sauvé près de 85% des emplois menacés, grâce à des politiques de « donnant-donnant » avec les groupes, dans un entretien au journal Le Monde. « Durant cette année de combat nous avons traité plus de 500 dossiers et préservé 65.031 emplois sur les 76.809 qui étaient menacés », a-t-il dit dans l’édition du quotidien datée de dimanche-lundi. « Notre travail est de prendre un à un les dossiers sans abandonner une seule de nos entreprises », a-t-il ajouté reconnaissant toutefois que l’ »Etat n’a pas a un pouvoir divin mais il peut obtenir beaucoup ».S’exprimant sur le cas du constructeur PSA, le ministre a souligné que certes 8.000 emplois allient être perdus, mais « notre rôle est de garantir un avenir aux 90.000 autres salariés du groupe ».  Quant aux accusations d’avoir plié devant la famille Peugeot et accepté des suppression d’emplois, il a rétorqué que « le gouvernement ne s’écrase devant personne » et dit avoir mené « une politique de donnant-donnant » avec la direction du groupe. Au sujet de l’usine sidérurgique de Florange, qui finalement vient de fermer ses portes malgré sa farouche opposition, M. Montebourg a reconnu que les choix du gouvernement se sont imposés à lui. « Sur Florange, le Premier ministre a fait des choix et ils s’imposent à moi. J’avais présenté ma démission, puis décidé, à la demande du Président de la République, de rester à mon poste de combat ». Dans ce dossier tout n’est pas perdu, selon lui. « La nationalisation temporaire » évoquée à plusieurs reprises, « reste sur la table ». « C’est un outil à la disposition de tout gouvernement souverain qui est d’ailleurs utilisé par des pays comme le Japon ou la Nouvelle-Zélande », a ajouté M. Montebourg. Concernant Renault, le ministre a souligné que le gouvernement avait réussi à négocier pour relocaliser une partie de la production du groupe en France. Il reconnaît que des sacrifices sont malgré tout demandés aux salariés mais il y a des contreparties. « Le travail du gouvernement c’est de trouver des compromis », dit-il.

Emploi : Renault va embaucher à Flins

Emploi : Renault va embaucher à Flins

  »C’est une bonne nouvelle pour l’usine, pour Renault, pour la France ». Invité de l’émission C’est arrivé cette semaine, samedi sur Europe 1, Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, a commenté la décision de produire la prochaine Micra de Nissan à l’usine de Flins, dans les Yvelines, une « conséquence de l’accord de compétitivité » signé en mars avec les syndicats.  Le site de Flins « produit aujourd’hui un peu plus de 120.000 voitures par an, donc le fait de rajouter 80.000 voitures, cela ne peut pas se faire avec le nombre de personnes aujourd’hui dans l’usine », a développé Carlos Ghosn, ajoutant : « on va être obligés d’embaucher ». Pour l’heure, l’usine emploi 2.650 CDI, 750 intérimaires et 200 personnes en mission venues d’autres sites de Renault. D’après un responsable syndical FO, l’arrivée de la Micra sur les chaînes de montage de Flins devrait conduire à l’embauche d’une équipe supplémentaire, soit environ 1.000 personnes. La CGT avait, quant à elle, émis des doutes sur la volonté d’embaucher. « Je me méfie des effets d’annonce, et j’attends de voir si les Micra représenteront vraiment un volume supplémentaire pour Flins, et si elles ne vont pas remplacer une partie des Clio produites sur place », a ainsi réagi vendredi Ali Kaya, représentant CGT du site de Flins. Carlos Ghosn semble ainsi s’engager à « ajouter » la production de Nissan Micra à celle de Clio, sans la remplacer.   »Dans tous les cas, la décision de Nissan a été basée sur des purs critères économiques », a expliqué Carlos Ghosn. « L’autre option, c’était de continuer à produire la Micra en Inde et l’exporter en Europe. Il a fallu à tout prix battre cette hypothèse », a indiqué le PDG pour qui la décision prise par le groupe a « un sens économique ». Selon lui, « il y a un intérêt à produire là ou on veut vendre : cela élimine des couts de logistique et souvent quelques barrières douanières ».Carlos Ghosn a aussi estimé que d’autres acteurs du secteur automobile pouvaient être « tentés » par une production en France, et affirmé : « c’est une très grande chance pour Renault de montrer sur un cas très précis que produire en France, c’est attractif ».

Emploi : 80% des embauches en CDD

Emploi : 80% des embauches en CDD

 

. Selon la caisse nationale des Urssaf, l’Acoss, les embauches en contrat à durée indéterminée (CDI) ont chuté de 6% au premier trimestre 2013. C’est plus que le recul moyen des embauches sur la même période (-0,5%), et davantage aussi que celui des embauches en contrat à durée déterminée (CDD) de plus d’un mois (-1,1%).  La préférence des entreprises pour les contrats très courts, qui ne requièrent que peu de visibilité, est encore plus flagrante sur un an: les embauches en CDI ont chuté de 12,7%, celles en CDD de plus d’un mois de 2,6%, tandis que les signatures de contrats de moins d’un mois progressent de 6,9%. Le recul des recrutements en CDI concerne aussi bien les petites entreprises (moins de 20 salariés) que les plus grosses, et tous les secteurs d’activité. En revanche, les petites entreprises ont repris en début d’année leurs recrutements en CDD de plus d’un mois (+1,6% après -1,2%). La préférence des employeurs pour les recrutements en CDD ne date pas d’hier. En dix ans, la part de ces contrats dans les embauches est passée de 71,3% à 81,7%. Initialement prévu pour pallier un surcroît d’activité ou remplacer un salarié absent, le CDD est de plus en plus souvent utilisé comme une variable d’ajustement. En période de crise, les entreprises se séparent en effet d’abord des salariés en CDD et des intérimaires, dont elles ne renouvellent pas les contrats, plutôt que de leurs salariés permanents. La fin de CDD représente ainsi le premier motif d’entrée à Pôle emploi, très loin devant les licenciés économiques.  La taxation des CDD, négociée par les partenaires sociaux dans le cadre de l’accord pour la sécurisation de l’emploi, vise à remédier à cette dualité du marché du travail français dénoncée dans de nombreux rapports: d’un côté des salariés en CDI dont l’emploi est très protégé, et de l’autre, des travailleurs contraints d’enchaîner les contrats précaires. Le CDI reste cependant le contrat de travail le plus fréquemment utilisé, près de 80% des salariés y étant toujours soumis.

 

Europe et France : massacre organisé de la croissance et de l’emploi

Europe et France : massacre organisé de la croissance et de l’emploi

 

L’Europe et la France s’enfoncent  dans la récession ; pour autant, on ne change pas de politique, pire on l’accentue. A l’inverse du Japon (qui retrouve la croissance), de la Chine ou encore des Etats Unis qui ont décidé de s’engager dans la guerre des monnaies avec des politiques monétaires plus qu’accommandante. En clair,  on choisit de soutenir la croissance (notamment les exports). En Europe et en France, c’est la doctrine de l’austérité qui domine ; une politique qui mène à l’échec et surtout au massacre de l’emploi. Un vrai cercle vicieux puisque les déficits ne s’améliorent  pas (la preuve dès janvier en France) mais qu’en plus on assèche l’activité économique. La problématique est pourtant simple, moins d’activités,  c’est moins de rentrées fiscales, plus de dépenses sociales (retraites, chômage etc.), donc de plus grands déséquilibres budgétaires. Les exemples les plus caricaturaux sont ceux de la Grèce et de l’Espagne où le chômage dépasse les 25% (et de l’ordre de 50% chez les jeunes). L’union européenne n’a rien compris ; pas étonnant elle est dirigée par des fonctionnaires (comme en France) qui n’ont qu’une idée approximative de l’économie réelle. Le pacte budgétaire est une folie. Certes à terme, les équilibres doivent être mieux maitrisés mais pas sur une période aussi courte et de manière contra cyclique. Une preuve de l’incompétence totale des dirigeants qui se couchent  devant l’Allemagne qui pourtant sera touchée elle aussi (et l’est déjà) ; une Allemagne  qui ne veut pas bouger en raison de son contexte électoral. En bref, rien ne changera  en Europe avant la fin 2013 (date des élections allemandes). Il faudrait pourtant décaler d’au moins cinq ans les objectifs du pacte budgétaire (obsolète avant d’être appliqué)  et faire de la croissance la seule priorité du moment. Ce qu’a compris le Japon qui abreuve l’économie de liquidités monétaires alors que sont endettement dépasse tous les records (200% du PIB). L’immobilisme de la BCE (l’hypocrisie de Draghi) et de la gouvernance européenne comporte des risques considérables sur le plan économique, social mais aussi politique. A l’image de l’Italie, il faut s’attendre à de rejets massifs des organisations politiques installées qui font de l’austérité la seule philosophie de politique économique. Avec des majorités introuvables.  La France est  aussi un bon exemple de cette absurdité. Des impôts encore des impôts qui tuent compétitivité et consommation. Presque tous les jours de nouveaux prélèvements obligatoires sont inventés. Pendant ce temps là,  le solde de chômeurs croit de manière exponentielle, les usines ferment,  l’activité stagne ou régresse (officiellement croissance zéro mais on sera en dessous comme d’habitude quand il s’agit de prévisions officielles). En face de cela,  quelle réaction ? Rien, le vide absolu ou alors pire, le mensonge, comme lorsqu’on affirme qu’on va inverser la courbe du chômage fin 2013. La facture politique sera  lourde ; ce qui est le plus grave, le plus dramatique même, c’est  la facture sociale. Le risque politique le plus probable, c’est  le rejet de cette Europe par les populations et une période d’incertitude qui accélérera le déclin économique.

Accord emploi : test politique pour le gouvernement

Accord emploi : test politique pour le gouvernement

 

Test politique pour le gouvernement avec les manifestations contre l’accord emploi, test aussi pour peser le poids respectif du syndicalisme réformisme et du syndicalisme radical. Pour protester contre l’accord syndicats-patronat sur la flexibilité du travail, qui sera présenté mercredi en conseil des ministres, la CGT et Force ouvrière ont appelé à manifester, mardi. Pour les deux syndicats, ce texte aurait pour principale conséquence de fragiliser la situation des salariés face aux patrons. Du côté de l’Elysée, pour que les ministres soient efficaces dans la pédagogie du texte, un argumentaire va leur être distribué mercredi, en conseil des ministres, selon les informations d’Europe 1.  Dans l’exécutif, certains font de cette manifestation un test majeur. Les stratèges de François Hollande vont donc décortiquer les cortèges pour savoir quel bataillon bat le pavé : public ou privé. « S’ils sont nombreux, il faudra mieux expliquer l’accord », confie un proche du président. De manière plus générale, un ministre de haut rang s’inquiète d’un climat social dégradé à cause du chômage et redoute « une implosion sociale ». Mais d’autres, au sommet de l’Etat, parie sur une faible mobilisation et raille la présence de l’aile gauche dans le cortège. « Cela ne va pas changer la face du monde », tacle un conseiller.. Cet accord, le chef de l’Etat souhaite en faire un totem de sa politique, un symbole de son action sociale-démocrate. « Quel sera le progrès attendu ? Pour les salariés : de nouveaux droits, l’accès à une complémentaire santé. Du côté des entreprises, désormais il y aura des accords majoritaires pour éviter les licenciements. Voilà ce qu’une politique d’emploi cohérente peut être capable d’engager pour lutter contre le chômage », a-t-il déclaré, lundi.

 

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Hollande: marche arrière sur l’emploi

Hollande : marche arrière sur l’emploi

La promesse date du 9 septembre 2012: « Nous devons inverser la courbe du chômage d’ici un an », lance alors le chef de l’Etat sur TF1. « Nous devrons y parvenir coûte que coûte », renchérit-il dans ses voeux aux Français le 31 décembre. Deux mois plus tard, changement de ton: « S’il n’y a pas d’objectif, il n’y a pas de volonté et moi je ne me résigne pas », affirme samedi François Hollande. Nettement moins optimiste après les prévisions alarmantes de la Commission européenne, il lie cette fois l’inversion de la courbe à une anticipation de la reprise de la croissance, qui n’est pas prévue avant 2014.  Le président semble également revenir sur une trêve fiscale l’an prochain, indiquant qu’en 2014, la réduction du déficit public passera « d’abord par des économies » mais aussi « subsidiairement par des prélèvements supplémentaires ».  Tandis que l’opposition brocardait un président « prestidigitateur » qui « n’a pas cessé de mentir aux Français depuis plusieurs mois », plusieurs ministres ont réfuté tout changement de cap, au prix d’argumentations parfois compliquées.  Ainsi, Jérôme Cahuzac (Budget) a expliqué qu’il allait falloir trouver « 6 milliards d’euros de recettes » supplémentaires en 2014 pour conserver « la stabilité fiscale », tout en refusant de parler d’augmentation d’impôts.  Depuis Berlin, le ministre du Travail, Michel Sapin, a assuré pour sa part que « même avec une croissance plus faible que celle que nous escomptions, les politiques de l’emploi nous permettront d’inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année 2013″.  A l’Elysée, le conseiller politique de François Hollande Aquilino Morelle admettait « un correctif ».  Toutefois, indiquait-il à l’AFP, « même si l’objectif d’inverser la courbe du chômage est rendu plus difficile par une conjoncture économique dégradée, tout sera mis en oeuvre pour l’atteindre ». Quant à la fiscalité, « l’objectif c’est la stabilité des prélèvements obligatoires en 2014″.  Avec une prévision de croissance pour 2013 ramenée de 0,8% à 0,1% et l’abandon de la réduction du déficit public à 3% du PIB, « il devient difficile de donner des objectifs assurés sur l’emploi », confiait un autre proche du chef de l’Etat. Concernant les perspectives fiscales, « le +subsidiairement+ a un sens » soulignait-il: « Pour le président, la priorité ce sont les économies budgétaires, une augmentation des impôts viendrait en complément mais il ne la souhaite pas ».  Face à l’aggravation de la conjoncture, une intervention prochaine du président de la République est en tout cas régulièrement évoquée par son entourage. « C’est vraisemblable, mais pas encore arrêté », a indiqué Aquilino Morelle. « La forme est encore à déterminer, il faut trouver une bonne opportunité mais il devrait s’expliquer devant les Français », affirmait un autre proche.  D’autant que dans l’opinion, l’infléchissement du discours de François Hollande pourrait être mal ressenti.  Inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année était « une promesse faible, a minima, et le recul de François Hollande sur ce sujet risque de beaucoup inquiéter les Français », analyse Gaël Sliman (BVA), en soulignant que l’effet positif de l’intervention militaire au Mali dans les sondages a été « très bref ».  D’autre part, la perspective de nouvelles hausses d’impôts pourrait avoir « un impact très négatif, en particulier auprès des classes moyennes inférieures qui ne bénéficient pas du système redistributif », souligne-t-il.  Pour Frédéric Dabi (Ifop), le président Hollande « a fait un petit pas en arrière » sur l’emploi, mais « sans renier son engagement et il garde un discours volontariste ». En revanche, selon le politologue, en matière fiscale, « il sort de sa trace » et « la pilule risque d’être difficile à faire avaler aux Français ».

 

Chômage :record historique

Chômage :record historique

 

 

Le record historique atteint en janvier 1997 pourrait être dépassé mardi. Primo, l’effet du rouleau compresseur de la crise qui, depuis un an, fait gonfler de plus de 25.000 personnes, en moyenne chaque mois, les inscrits en catégorie A. Secundo, l’actualisation chaque fin février des coefficients de correction des variations saisonnières et des jours ouvrables qui ont servi à redresser les séries des douze mois précédents. Cette révision peut avoir des effets importants, notamment en cas de forte hausse du chômage, comme en 2012 (+284.500 inscrits). En 2009, certains mois annoncés en baisse ayant été revisés à la hausse, le nombre de chômeurs avait mécaniquement enflé de près de 25.000. Soit, d’un seul coup, 5,7 % de chômeurs en plus! Et tertio, à cause d’une modification des règles de gestion des radiations depuis le 1er janvier. «Ce changement aura pour effet de diminuer les sorties au titre des radiations et, donc, d’augmenter d’autant le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois», prévient déjà le ministère du Travail qui estime l’impact de la hausse attendue «entre 10.000 et 30.000».

 

 

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Croissance, emploi, déficit, dette, aucun objectif ne sera atteint

Croissance, emploi, déficit, dette, aucun objectif ne sera atteint

 

Les  uns après les autres les objectives macros économiques tombent. Hier,  Hollande a officiellement annoncé le renoncement aux 0.8% de croissance en 2013. Il ne fixe même plus d’objectif et attend les prévisions de Bruxelles, le volontarisme fait place au réalisme et même à la déprime. Du coup, il faut aussi renoncer aux 3% de déficit en 2013, en fait on sera théoriquement  autour de 3.5% mais ne n’est pas certain car la croissance de 0.2 ou 0.3% n’est pas certaine come ne sont pas certaines les réductions de dépenses ( notamment sociales suite au chômage). Renoncement aussi, évidemment à cause de la croissance de  l’objectif de redressement de la courbe du chômage, en fait il faudra compter avec 300 à 500 000 chômeurs en plus. On attendra sans doute encore quelques mois pour le confirmer pour ne pas annoncer toutes les mauvaises nouvelles en même temps. Dernier grand objectif, l’endettement ; lui non plus ne sera pas tenu et on va nettement dépasser les 90% du PIB en 2013. Le seul espoir désormais c’est que Bruxelles se montre compréhensif pour ne pas contraindre Hollande à engager davantage d’austérité. Malheureusement pour le gouvernement l’effet Mali et mariage homo qui a mobilisé les médias est terminé ;  on revient aux dures réalités économiques et sociales. En fait le gouvernement ne sait plus quoi faire car sil engage une nouvelle phase d’austérité, sa popularité risque de s’effondrer alors qu’il a y déjà au moins 60% de mécontents. D’où l’appel de Hollande en Grèce qui veut davantage de croissance et pas seulement l’austérité. Il parlait évidemment pour la Grèce mais tout autant pour la France à l’adresse de l’UE. On croyait pourtant que la crise de la zone euro était terminée et qu’on avait décidé d’un plan croissance ; On reverra sans doute la copie lors du prochain sommet européenne !

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Le coût du travail tue l’emploi en France

Le coût du travail tue l’emploi en France

 

Ce ne sont pas les employeurs qui le disent mais l’OCDE, le coût du travail en France tue l’emploi. Le coût du travail en France reste «élevé» et «réduit les possibilités d’emploi, en particulier pour les travailleurs jeunes et peu qualifiés». Tel est le verdict sans concession du rapport sur la croissance présenté par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) vendredi à Moscou où se tient la réunion des ministres des Finances du G20, sous présidence russe cette année. Depuis le sommet de crise à Pittsburgh (États-Unis) en 2009, les rapports de l’OCDE qui mesurent l’avancée des réformes structurelles et émettent des recommandations pays par pays, figurent à l’agenda des réunions du G20. S’agissant de la France, l’OCDE recommande de «laisser diminuer le coût minimum du travail par rapport au salaire médian, en particulier pour les jeunes». À moyen terme, il faut «alléger encore les cotisations de Sécurité sociale tout en réduisant les dépenses publiques et les dépenses fiscales inefficientes». Dans son plaidoyer d’inspiration résolument libérale, l’organisation du château de la Muette est toutefois favorable à des hausses d’impôts. C’est le cas des taxes environnementales, sujet sensible auquel s’attelle prudemment le gouvernement Ayrault. L’OCDE plaide aussi pour une hausse des impôts immobiliers et des droits de succession, que le gouvernement Fillon avait abaissés et que Jean-Marc Ayrault a augmentés. Le rapport a été bouclé suffisamment tard pour saluer la signature, le mois dernier, essentiellement par le Medef et la CFDT, de l’accord sur l’emploi. L’assouplissement du marché du travail va dans le sens préconisé par l’OCDE: des CDI et des licenciements plus flexibles pour, en principe, faciliter les embauches. Pour les économistes du château de la Muette, la France «doit réformer l’indemnisation du chômage de façon à ce qu’elle soit généreuse à court terme puis dégressive dans le temps, et plus limitée pour les chômeurs âgés». Le rapport tire également un coup de chapeau à la réforme des retraites de 2010. Le manque de concurrence dans l’économie française, également fustigé dans le rapport de Jacques Attali (2007), est pointé par l’OCDE comme un frein «à la productivité et à l’emploi». Sont visés, entre autres et à demi mots, EDF et GDF Suez qui ont conservé dans l’énergie, la mainmise sur leur marché respectif. Sur ce chapitre de la concurrence, «aucune mesure importante n’a été prise», résume sèchement le rapport. À l’échelle macroéconomique, la situation de l’Hexagone n’est guère enviable. En réalité, l’OCDE montre que l’écart du PIB de la France par habitant par rapport à la moyenne des 17 pays en tête de l’organisation (qui compte 34 États, avancés et émergents) date d’avant la crise de 2008 puisqu’il s’est creusé tout au long des années 1990. Depuis il s’est stabilisé, autour de 15% sous cette moyenne. Exprimée en revenu par habitant, la situation des Français, comparée aux 17 meilleurs pays de l’OCDE s’est dégradée depuis 2009. Elle se situe plus de 15% sous la moyenne.

 

 

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Déficit, dette, croissance, emploi : aucun objectif ne sera tenu

Déficit, dette, croissance, emploi : aucun objectif ne sera tenu

Après le constat sans concession de la Cour des comptes, le gouvernement doit en fait renoncer à ses principaux objectifs macro économiques. D’abord la croissance, prévue à 0.8% mais qui risque d’être en dessous de 0.5%. Ensuite le déficit public, prévu à 3%. Tenir cet engagement dans un contexte de croissance révisée à la baisse signifierait une cure d’austérité supplémentaire: 0,1 point de croissance en moins par rapport à un scénario prévu, c’est un milliard d’euros en plus à trouver pour les caisses de l’État. Et pour financer les quelques milliards manquants, il faudrait que le gouvernement taille davantage dans les dépenses ou augmente de nouveau les impôts cette année. Bref, qu’il remette une couche supplémentaire de rigueur. Mais ce n’est pas ce que réclament les sages de la rue Cambon, pourtant peu enclins d’habitude à se montrer conciliants sur les impératifs de finances publiques. Alertant sur «l’effet récessif des mesures de redressement lorsqu’elles s’accumulent», le premier président de la Cour, Didier Migaud, préconise plutôt de mettre en œuvre des réformes qui engendreront de véritables économies et de se concentrer sur «le déficit structurel» – celui qui ne tient pas compte des aléas conjoncturels. Bercy, dans sa réponse à la Cour des comptes, «maintient» certes son objectif d’un déficit à 3 % cette année, mais officieusement l’exécutif reconnaît qu’il compte bien faire émerger l’argument des «efforts structurels», lors de la discussion qui doit avoir lieu au printemps avec Bruxelles. En gros, on ne change pas d’objectif l’objectif mais on change de thermomètre (plus précisément on ne mesure plus la même chose). La dette, elle va mécaniquement continuer de grimper pour passer les 90% du PIB en 2013. Enfin et surtout l’emploi va se dégrader, l’inversion de la courbe du chômage est une illusion fin 2013 car il faudrait dépasser1.5% de croissance. En bref aucun objectif ne sera tenu. Reste à habiller politiquement ce changement de cap auquel d’ailleurs personne ne croyait au départ.

 

 

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Etats-Unis : légère amélioration de l’emploi privé

Etats-Unis : légère amélioration de l’emploi privé

Le département du Travail a annoncé vendredi avoir recensé 157.000 créations de postes le mois dernier et les statistiques révisées des deux mois précédents montrent 127.000 créations de plus qu’annoncé jusqu’à présent. Le taux de chômage a cependant augmenté à 7,9% contre 7,8% en décembre. Ces chiffres suivis de très près font également ressortir une augmentation du salaire horaire et une croissance soutenue des effectifs dans la construction et la distribution. Wall Street a ouvert en nette hausse une heure après leur publication, une progression également favorisée par d’autres indicateurs économiques jugés encourageants, sur l’activité industrielle et le moral des ménages. L’indice Dow Jones a même franchi la barre symbolique des 14.000 points pour la première fois depuis octobre 2007. Deux jours après l’annonce d’une baisse surprise du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis au quatrième trimestre, ces chiffres sont de nature à apaiser les craintes d’une rechute en récession. Le PIB américain s’est contracté de 0,1% en rythme annualisé sur la période octobre-décembre selon la première estimation publiée mercredi, principalement en raison d’un net ralentissement du mouvement de reconstitution des stocks des entreprises et d’une chute des dépenses militaires.  

 

 

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Emploi: la bataille « pas terminée » pour Ayrault ; tu m’étonnes !

Emploi: la bataille « pas terminée » pour Ayrault ; tu m’étonnes !

Alors que l’Unedic annonce 185 000 chômeurs supplémentaires pour 2013, le Premier ministre français a jugé que la bataille pour l’emploi n’était « pas terminée » et n’était « pas encore gagnée », même si  les chiffres des demandeurs d’emplois pour le mois de décembre sont stables (après nettoyage des listes de Pôle emploi). En fait le Fmi annonce une récession en 2013 et il ne faut donc guère compter sur une amélioration. « Il ne faut pas tirer des conclusions des chiffres d’un mois », a déclaré Jean-Marc Ayrault devant la presse, en marge d’un déplacement au Chili. « Le chômage a augmenté depuis 20 mois consécutifs », a-t-il relevé. Cette stabilité des chiffres « doit nous motiver davantage contre le chômage, c’est à dire réussir cette bataille de l’emploi. Et ça, ça demande beaucoup d’efforts et cette bataille n’est pas terminée, elle n’est pas encore gagnée », a-t-il relevé.

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ONU : Croissance mondiale ralentie et pas de redressement de l’emploi avant 2017

ONU : Croissance mondiale ralentie et pas de redressement de l’emploi avant 2017

Il faut évidemment prendre ces prévisions de croissance de l’ONU avec une grande prudence puisque depuis deux ans, on ne cesse de les revoir en baisse ; par ailleurs on n’exclut pas une éventuelle récession.  La croissance mondiale devrait donc s’élever à 2,4% en 2013 et 3,2% en 2014, a estimé mercredi la CNUCED (Conférence des Nations-Unies pour le commerce et le développement), dans son rapport intitulé « Situation et perspectives de l’économie mondiale en 2013″. Cette prévision de croissance reste bien en-deçà des performances de l’économie mondiale d’avant crise, a relevé Alfredo Calcagno, responsable des études macro-économiques de la CNUCED.  Selon lui, le risque de « tomber dans une nouvelle récession ne peut pas être exclu », notamment si la crise de l’euro s’aggrave, ou si l’économie chinoise connaît une brusque décélération.  La situation est particulièrement inquiétante sur le plan de l’emploi, où il ne faut pas s’attendre selon lui à un redressement avant 2017.  Quatre ans après le début de la grande crise financière internationale, l’économie mondiale a toujours du mal « à s’en remettre », relève la CNUCED.  En 2012, l’économie mondiale s’est à nouveau affaiblie, avec 2,2 % de croissance, après 2,7% en 2011. La CNUCED avait estimé début 2012 qu’elle atteindrait au maximum 2,6%.  Certains pays sont à nouveau tombés en récession en 2012, et pour d’autres, déjà en difficulté, la situation s’est encore aggravée, avec un taux de chômage supérieur à 20%, comme dans les pays d’Europe du Sud.  Globalement, les pays développés devraient croître de 1,1% en 2013 et de 2,0% en 2014.  La situation devrait être meilleure aux Etats-Unis avec +1,7% estimés en 2013 et 2,7% en 2014.  Concernant le Japon, la croissance devrait rester faible avec +0,6% cette année et +0,8% en 2014.  Dans l’Union Européenne, la CNUCED relève que 5 pays ont été en récession en 2012. Le taux de chômage dans la zone euro a atteint un niveau record de près de 12%, soit un point de pourcentage de plus qu’en 2011.  C’est en Grèce et en Espagne que la situation s’est le plus dégradée, avec plus d’un quart de la population sans emploi.  Selon la CNUCED, les pays développés devraient avoir comme principale priorité en 2013 la création d’emplois durables et abandonner les politiques d’austérité budgétaire. La CNUCED a réclamé plusieurs fois l’abandon de telles politiques, qu’elle juge contre-productives.  Dans les « économies en transition », soit les pays de la CEI (ex-pays de l’Est, Communauté des Etats indépendants), le sud-est de l’Europe et la Russie, la croissance est restée  relativement soutenue en 2012, avec un taux de 3,5%. En 2013, cette croissance devrait s’élever à 3,6% et en 2014 à 4,2%.  La CNUCED relève notamment que la Russie connait une situation de plein-emploi, avec une inflation modérée, en dépit d’un faible rendement des cultures.  En Chine, la croissance devrait s’élever cette année à 7,9% (7,7% en 2012) et à 8,0% en 2014.  Globalement, la croissance devrait être plutôt bien orientée en Asie du Sud et du Sud-est, avec +6,0% en 2013 et +6,3% en 2014.  En Amérique Latine, la situation devrait aussi s’améliorer en 2013, avec +3,9% en +4% l’année suivante. En 2012, la croissance en Amérique Latine a été de 3,1%.

 

Emploi: accord syndicats- patronat

Emploi: accord syndicats- patronat

 

Après Trois mois de négociations, syndicats et patronats ont conclu un accord vendredi Destiné à offrir plus de souplesse aux entreprises et davantage de protection aux salariés, cet accord « marque l’avènement d’une culture du compromis après des décennies d’une philosophie de l’antagonisme social », s’est félicitée Laurence Parisot, présidente du Medef.  Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a lui aussi salué « un accord ambitieux » estimant que l’emploi était le « gagnant ».  Ce qu’on a obtenu n’est pas la perfection » mais « je donnerai un avis positif la semaine prochaine à mon bureau confédéral », a affirmé de son côté Joseph Thouvenel (CFTC).  Pour Marie-Françoise Leflon (CFE-CGC), « l’accord est équilibré ».  Pour être ratifié, un accord national interprofessionnel ne doit pas rencontrer l’opposition de plus de deux des cinq syndicats.  La CGT et FO se sont quant à elle clairement opposées au texte: « l’accord est inacceptable de notre point de vue », a déclaré Agnès Le Bot (CGT), qui a prévenu que « la partie n’était pas finie ».   »C’est un jour sombre pour les droits des salariés », a estimé Stéphane Lardy (FO) dénonçant un texte qui « renforce la précarité » et une négociation qui a « loupé sa cible ».  Alors que les discussions piétinaient depuis le 4 octobre, le patronat (Medef, CGPME, UPA) a ouvert la voie au compromis vendredi matin en lâchant du lest sur la taxation de certains CDD, casus belli des syndicats.  Cette mesure figurait parmi les engagements du candidat Hollande, et dans la feuille de route du gouvernement pour lutter contre la précarité, alors que le recours aux CDD de moins d’un mois a explosé (+88% entre 2000 et 2010).  Côté flexibilité, figurent notamment l’encadrement des accords permettant de baisser salaires et/ou temps de travail en cas de difficulté, des mesures pour faciliter et « déjudiciariser » les licenciements et la possibilité de restructurer sans plan social via une mobilité obligatoire.  En contrepartie, de nouveaux droits sont octroyés aux salariés et aux chômeurs: généralisation d’une complémentaire santé, limitation des temps partiels ou encore droits rechargeables à l’assurance-chômage.  A défaut de compromis « historique » réclamé par François Hollande avant fin 2012, l’exécutif attendait un « accord ambitieux », considérant cette réforme comme primordiale pour lutter contre le chômage, qui touche 3,13 millions de Français. La France, scrutée par les agences de notation et Bruxelles, est l’un des derniers pays en Europe à engager une telle réforme.  Ce compromis conforte également le chef de l’Etat, qui a érigé le dialogue social en moteur de réformes. Cet accord intervient cinq ans jour pour jour après celui sur la modernisation du marché du travail, à l’origine de la rupture conventionnelle, qui a mis fin depuis à plus d’un million de CDI.  Depuis l’échec de 1984, il n’y avait pas eu de nouvelle tentative de réformer en profondeur le marché du travail.

Flash : L’emploi s’écroule au 3T

Flash : L’emploi s’écroule  au 3T

Selon l’Insee, 41.700 postes ont été détruits au troisième trimestre, dans les secteurs marchands, dont les trois quarts dans l’intérim.

Fonctionnaires : mal payés parce que trop nombreux

Fonctionnaires : mal payés parce que trop nombreux

1800 euros pour un agent de la fonction publique locale, c’est peu puisqu’il s’agit d’une moyenne. En cause, le fait que les effectifs totaux de fonctionnaires ont augmenté d’environ 1.5 millions  en 30 ans (surtout dans les collectivités locales). Résultat une certaine prolétarisation. Pour l’Etat, les rémunérations, c’est un peu mieux.  Mieux vaut travailler pour le compte de l’État que pour une région ou une commune. C’est l’une des conclusions que l’on peut retirer à la lecture du rapport annuel «sur l’état de la fonction publique et les rémunérations» établi par le ministère de l’Économie et des Finances en annexe de la loi de finances de 2013. «Sur le périmètre France entière, un agent de la ­fonction publique de l’État a perçu en moyenne en 2010 un salaire net de 2459 euros, soit une augmentation sur un an de 0,8 % en euros constants (en tenant compte de l’inflation, NDLR), note ce document très détaillé de près de 200 pages. Un agent de la fonction publique territoriale a perçu quant à lui un salaire net mensuel de 1800 euros, en baisse de 0,2 %.» Entre les deux, un fonctionnaire d’un établissement public de santé touche pour sa part 2205 euros par mois (+ 0,6 % en euros constants). À titre de comparaison, le salaire net moyen mensuel en France, secteurs privé et public confondus, s’est établi en 2010 à 2 082 euros ­ (+ 0,5 %). Au total, un salarié français sur cinq travaille dans la fonction publique au 31 décembre 2010, soit 5,229 millions de personnes. Il faut y ajouter 142.600 bénéficiaires d’emplois aidés, sous forme de contrats d’avenir, contrats emploi solidarité ou emplois jeunes.

 

 

Deux ans après avoir acheté le site de Strasbourg General Motors envisage de le vendre, 1.000 emplois concernés

Deux ans après avoir acheté le site de Strasbourg General Motors envisage de le vendre, 1.000 emplois concernés

Moins de deux ans après l’avoir racheté pour un euro symbolique, General Motors envisage de vendre son site de Strasbourg, qui fabrique des boîtes de vitesse et emploie environ 1.000 personnes, faute de nouveau projet susceptible d’en assurer la pérennité.   »Parallèlement à la recherche active d’une solution interne permettant d’affecter de nouveaux programmes du groupe à son site de Strasbourg, General Motors Company (GMC) a décidé de lancer une évaluation complète et détaillée du site de GM Strasbourg en vue d’une vente potentielle de cette unité », a annoncé GMC dans un communiqué mercredi.  Les repreneurs potentiels devront présenter « un projet solide et crédible de nature à préserver l’activité et les emplois de l’usine et du centre de recherche de Strasbourg », a ajouté le constructeur américain. « Un conseiller financier indépendant a été mandaté à cet effet », a-t-il poursuivi.  GM Strasbourg a fabriqué en 2011 quelque 280.000 boîtes automatiques six vitesses, majoritairement exportées « hors d’Europe », précise le communiqué.  Passé en 2008 sous la coupe de Motors Liquidation Company (MLC) -la structure chargée de liquider les actifs de GMC après son dépôt de bilan-, GM Strasbourg avait été racheté en septembre 2010 par son ancienne maison mère pour un euro symbolique.  Le constructeur américain s’était engagé, en contrepartie de sacrifices consentis par les salariés, à assurer à l’usine un carnet de commandes jusqu’en 2014 et à lancer de nouveaux produits pour pérenniser l’activité au-delà.  Mais cette recherche de nouveaux produits n’a pour l’instant pas porté ses fruits, ainsi que l’a fait savoir mercredi la direction de GM Strasbourg aux représentants syndicaux.   »Nous avons eu une réunion du comité d’entreprise ce matin (mercredi, ndlr). GM a du travail pour nous jusqu’en 2014, mais, pour ce qui est d’un nouveau projet, ils n’ont rien trouvé », a expliqué à l’AFP Jean-Marc Ruhland, délégué syndical CFDT (majoritaire).  Selon M. Ruhland, GM Strasbourg a conclu en 2010 un accord commercial avec le constructeur BMW, mais cet accord est en passe de se terminer, BMW privilégiant désormais les boîtes automatiques à huit ou neuf vitesses.  L’usine fournissait par ailleurs les marchés américain, asiatique et indien, mais de manière « transitoire », a expliqué le représentant syndical. « On nous a donné ces volumes en attendant de trouver de nouveaux projets, mais on ne va pas fabriquer durablement des produits pour les pays low cost », a-t-il relevé.  GMC avait annoncé en février avoir investi plus de 300 millions d’euros dans la construction d’une nouvelle usine de boîtes de vitesses au Brésil, a-t-il noté.  L’annonce du projet de GMC de vendre son usine strasbourgeoise a suscité l’inquiétude et la colère des salariés, d’autant que le site a été largement bénéficiaire en 2010 et 2011, selon les syndicats.   »Ils ont pressuré les salariés, les ont contraints à accepter des sacrifices. C’est nous qui avons sué pour faire les bénéfices de Strasbourg », a protesté Roland Robert, délégué syndical CGT.  Les salariés avaient accepté, dans le cadre du rachat de leur usine, un gel des salaires sur deux ans, l’absence d’intéressement jusqu’en 2013 et la perte de sept jours de RTT, a-t-il rappelé.  GMC a perdu en Europe 700 millions de dollars en 2011 et 250 millions au premier trimestre 2012. Son PDG Dan Akerson avait affirmé en février qu’il faudrait réduire les capacités du groupe sur le vieux continent.

 

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