Archive pour le Tag 'emploi'

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Sondage Emploi : Macron le plus réformateur

Sondage Emploi : Macron le plus réformateur

Emmanuel Macron est la personnalité politique qui incarne le plus aux yeux des Français le « camp de la réforme » en matière de politique de l’emploi et de lutte contre le chômage, devant Alain Juppé, Marine Le Pen et Manuel Valls, selon un sondage Elabe publié mardi. 33% des personnes interrogées citent le ministre de l’Economie, selon cette étude réalisée pour RMC. L’ex-Premier ministre et maire de Bordeaux est lui cité par 26%, devant la présidente du FN (22%) et le Premier ministre (20%).  Nicolas Sarkozy arrive en cinquième position (13%), devant François Hollande, ex aequo avec François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon (12%), Bruno Le Maire (11%), François Fillon (9%), et Cécile Duflot (5%).  Le sondage a été réalisé les 5 et 6 janvier par internet auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Banque : l’emploi bientôt dans la situation de la sidérurgie ?

Banque : l’emploi bientôt dans la situation de la sidérurgie ?

Nombre d’experts considèrent  qu’en Europe et en France en particulier les effectifs  devraient être réduits de la moitié dans les 10 ans ;  un phénomène qui touche d’ailleurs l’ensemble du monde. En cause l’amplification de la digitalisation, le développement des banques en ligne et le nouveau développement de moyens de paiement (par mobile notamment). Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Malgré le poids grandissant de la finance dans nos sociétés, le secteur bancaire n’est pas épargné par les baisses d’effectifs. L’agence Bloomberg observe dans un article que les banques ont supprimé environ 600.000 postes à travers le monde depuis la crise économique de 2008. Parmi les institutions aux coupes les plus sévères, l’américaine Citigroup, présente dans plus de 100 pays, a supprimé plus d’un tiers de ses effectifs, soit près de 140.000 salariés. Comme dans beaucoup d’autres banques, les plans sociaux se sont enchaînés, aussi bien en salle de marché qu’en agence. Et ce mouvement n’est apparemment pas près de s’arrêter. Citigroup a encore prévu 2000 licenciements d’ici à 2016. La banque HSBC, quant à elle, a annoncé la suppression de 25.000 postes avant 2017. En Europe, l’allemande Deutsche Bank prévoit un plan d’économie de 4,7 milliards d’euros et 26.000 licenciements d’ici à 2018. Côté français, Société générale, notamment touchée par l’affaire Kerviel, a supprimé des milliers de postes depuis 2008. Elle prévoit désormais la fermeture de 400 agences sur les 2221 qu’elle compte d’ici à 2020, soit 20% de son réseau. La restructuration passera par le «non-remplacement» de 3000 départs à la retraite, promet la banque. Cette situation fait néanmoins peser un climat lourd dans l’entreprise. Le 9 décembre, dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, le syndicat Force Ouvrière reproche à la banque le paradoxe entre son «absence totale de reconnaissance à l’égard des salariés» et ses très bons résultats (1126 milliards d’euros au troisième trimestre de 2015). La crise des subprimes a touché de plein fouet le secteur financier et les taux d’intérêt durablement bas affectent la rentabilité globale des banques. Mais les évolutions en œuvre sont aussi la marque d’une tendance plus profonde: la digitalisation en cours dans le milieu bancaire. De nombreuses opérations historiquement réalisées par des salariés sont désormais automatisées. En salle de marchés, les achats/ventes d’actions d’entreprises, de devises ou encore de «credit default swap» (produits dérivés financiers par lequel le vendeur garantit l’acheteur en cas de défaillance d’une tierce partie) sont de plus en plus dévolus aux ordinateurs.  En outre, l’utilisation du «Big Data» (traitement informatique de données massives) en banque d’investissement permet de mieux identifier les besoins des clients. La division de banque d’entreprise et institutionnelle (CIB) de BNP Paribas, qui emploie 29.000 personnes, a annoncé en novembre dernier qu’elle étudiait le Big Data dans le cadre de son programme de réduction massif des coûts.  D’après une étude publiée par la Fédération bancaire française (FBF), plus de la moitié (52%) des Français se rendaient dans leur banque plusieurs fois par mois en 2010. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 21%, soit une personne sur cinq.

Une prière pour l’emploi (Medef)

Une prière pour l’emploi (Medef)

Inquiet que le nouveau plan pour l’emploi qui doit être annoncé par Hollande le 18 janvier ne constitue qu’un ensemble de mesures cosmétiques le Medef demande des mesures d’urgence et d’ampleur, il en appelle au soutien de « l’ensemble des partis politiques » et à « une mobilisation générale » dans un esprit d’unité nationale. Cette initiative rare unit le Medef, l’Association française des entreprises privées (Afep) qui compte les 115 plus grandes multinationales du pays, Croissance plus, Ethic, EDC (patronat chrétien), le Cercle de l’industrie et le mouvement des entreprises de taille intermédiaire.  Réforme du contrat de travail, suppression des charges dans les petites sociétés, auto-entreprise… Les signataires – qui représentent la majeure partie de l’économie française – ont ciblé cinq propositions, « un socle minimal » selon eux, touchant à l’embauche et au coût du travail. Ils espèrent que le chef de l’Etat ne se borne pas à des effets d’annonce. « Hollande a promis un plan mais il y a un risque de se retrouver avec des mesurettes. Il n’y aura pas d’autre occasion d’agir en profondeur avant 2017″, pointe un haut responsable patronal. Parmi les dispositifs, la création d’un « contrat de travail agile » est le plus sensible. Les syndicats y sont hostiles. Par le passé, le gouvernement a retoqué cette mesure. La promotion de « nouvelles formes d’activités indépendantes » fait aussi débat. Les signataires de la lettre ouverte devraient rencontrer un écho plus favorable sur d’autres points : la suppression de

« Une loi d’urgence » pour l’emploi (Medef)

« Une loi d’urgence » pour l’emploi (Medef)

 

Le Medef s’inquiète des mesures cosmétiques qu’envisage de prendre le gouvernement pour faire baisser les statistiques du chômage. Le président de l’organisation réclame un véritable électrochoc et non des mesures partielles et conjoncturelles ne débouchant pas sur un véritable emploi. Le président du Medef réclame donc une « loi d’urgence » pour l’emploi « dès janvier ou février » en France et craint que le plan anti-chômage de François Hollande ne comporte « des demi-mesures conjoncturelles qui risquent de faire un flop ». Lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre, le chef de l’Etat a notamment annoncé un programme de formation de 500.000 chômeurs aux métiers d’avenir et de nouvelles aides à l’embauche pour les PME. Il devrait préciser ces mesures le 18 janvier lors de ses vœux aux forces économiques. « A quoi bon former les chômeurs si on ne se donne pas les moyens de créer de l’emploi ? Il faut un électrochoc et un vrai traitement économique de l’emploi. Cela doit passer par une loi d’urgence dès janvier ou février qui envoie un signal fort aux entreprises mais aussi aux investisseurs étrangers », déclare Pierre Gattaz dans un entretien aux Echos diffusé mardi sur le site internet du quotidien économique. « Le risque est qu’on reste, comme depuis 30 ans, dans un traitement social du chômage, avec des demi-mesures conjoncturelles qui risquent de faire un flop », déclare-t-il. Constatant que « le marché du travail est bloqué, verrouillé », le président de l’organisation patronale plaide pour « un plan d’urgence économique comme il y a eu un plan d’urgence contre le terrorisme. » « La France est peut-être convalescente, elle est loin d’être guérie. Et ce n’est pas avec des mesures comme la pénibilité que cela va aller mieux », poursuit-il. Le Medef propose pour alternative quatre mesures : des CDI sécurisés, « qui prévoient en amont les conditions de séparation », et des CDI de projets; la barémisation des indemnités prud’homales; des baisses de charges; la création d’un nouveau type de contrat de professionnalisation. En remplacement de la future prime à l’embauche, Pierre Gattaz juge plus efficace un dispositif « zéro charge » sur les embauches de salariés dans les PME de moins de 250 salariés, et sur les alternants dans toutes les entreprises, « avec des exonérations totales les deux premières années puis une montée progressive sur cinq ans pour atteindre le taux normal. »

« Pour un Grenelle de l’emploi »( Frédéric Lefebvre)

 

Sans doute enfin conscient de la gravité de la situation économique est surtout interpellé par les préoccupations des Français exprimées dans les sondages à propos du chômage, le président de la république a déclaré lors de ses vœux qu’il faisait du chômage sa préoccupé priorité. Reste à savoir si comme d’habitude pour répondre à cet enjeu majeur on va se contenter de mesures cosmétiques ou prendre les moyens pour réellement mobiliser tous les acteurs économiques sur cette question. Ce que souhaite en tout cas Frédéric Lefebvre député LR précédemment dans une posture d’apparatchik mais qui depuis des mois semble avoir réalisé son coming out et remet en cause les vieilles pratiques politiques. (Interview le Figaro)

Croyez-vous, comme beaucoup le disent à gauche comme à droite, que la politique va désormais changer, comme vous le réclamez depuis plusieurs mois?
« Concorde nationale, union sacrée, pacte républicain… » Les formules s’enchaînent. Les élans de sincérité se mêlent aux arrières pensées.  Certains en profitent pour recycler leurs vieilles propositions de changement de mode de scrutin sans lequel rien, disent-ils, ne serait possible.  D’autres ressortent « l’UMPS » comme un épouvantail à électeurs. Tout cela, ce sont des diversions.

Que faut-il faire?
Et si on écoutait tout simplement nos compatriotes qui, depuis trente ans ne cessent, de plus en plus nombreux à chaque occasion électorale, de nous signifier leur colère, leur ras le bol du système? Et si on remisait ce vieux logiciel droite-gauche, tout élimé et ô combien dépassé? Et si chacun de nous, hommes et femmes politiques, nous retrouvions le sens de notre engagement au service des citoyens.  Car les faits sont là : 29 millions d’électeurs sur 45 refusent ce vieux système que je dénonce depuis des années. Ecoutons-les. Tenons compte de leur ébullition au lieu de les laisser s’évaporer. Ramenons ces citoyens dans les tribunes de la politique où il n’y a plus aujourd’hui que les « supporteurs »! Bref, changeons d’attitude. Additionnons-nous autour de quelques priorités qui n’ont pas le temps d’attendre les grandes échéances. Nos différences sont une richesse. Ne les gommons pas. J’insiste : sachons-les ajouter pour combattre l’insécurité et le chômage.

C’est là un discours que vous tenez depuis longtemps, mais c’était presque en solitaire…
Le 3 avril dernier sur France 2, j’invitais le président de la République à convoquer en urgence droite et gauche, syndicats et patronat, pour aboutir ensemble à définir des mesures d’urgence contre le chômage. On m’a répondu effectivement que c’était trop tôt, que la situation politique n’était pas mûre… Entre les deux tours des élections régionales, sur iTélé,  j’ai demandé que les nouveaux élus régionaux se saisissent dès leur élection de la lutte contre le chômage, en se donnant six mois – hors limite administrative classique, au niveau des bassins de vie, avec une partie  des  84 milliards de la formation professionnelle – pour arrêter un plan d’urgence contre le chômage. Après les régionales, Jean Pierre Raffarin a réitéré, très justement, la demande d’une action au-delà des frontières partisanes. Et le Premier ministre Manuel Valls, vient enfin d’accepter le principe d’un travail en commun. Les choses bougent.

En faisant quoi?
Je demande que soit organisé, sur le modèle de ce que « notre » majorité avait su réaliser en 2007 avec le Grenelle de l’environnement, un Grenelle de l’emploi, qui réunisse nos nouveaux présidents de régions, tous les rapporteurs du Parlement –de cette majorité comme de l’ancienne- qui ont travaillé et travaillent sur les questions d’emploi, les actuels et anciens ministres de l’Economie et du Travail, les syndicats et le patronat, les associations de défense des chômeurs et aussi les « think tank » ayant fait des propositions sur la question. Une mobilisation générale pour le  travail et contre le chômage s’impose. Ce n’est pas d’un front contre le FN dont le pays a besoin, mais d’un front anti chômage.

Vous pensez être suivi?
Ne nous perdons pas en conjectures sur la nécessité ou non d’une coalition gouvernementale. C’est le meilleur moyen d’échouer. Ne laissons surtout pas les partis politiques et le débat politico-médiatique broyer cet élan. Retroussons nous les manches, et vite!

Emploi : peu de changement pour l’INSEE en 2016

Emploi : peu de changement pour l’INSEE en 2016

 

L’INSEE ne prévoit pas des miracles en matière d’évolution du chômage seulement quelques dizaines de milliers d’emplois supplémentaires en 2016. Il en faudra davantage pour inverser sérieusement la courbe du chômage à moins évidemment de parquer les chômeurs de manière massive dans des formations plus ou moins bidon. Ceci étend l’idée de mettre les chômeurs en formation qualifiante constitue une bonne mesure à condition aussi qu’il y ait d’équation entre ces formations et l’offre d’emploi. Pour 2016, donc pas de miracle on passerait d’un taux de chômage de 10,2 à 10 %, une évolution à la marge qui pourrait aussi être influencée par la manière dont on compte le nombre de chômeurs. La croissance sera de 1,1% en 2015 selon l’Insee qui dans sa note de conjoncture a confirmé ses prévisions. Pour 2016, l’Insee prévoit une amélioration sur le front de l’emploi. L’Institut national de la statistique confirme sa prévision de croissance pour 2015. Elle sera de 1,1%. L’Insee prévoit ensuite une petite accélération : +0,4% au premier trimestre 2016, pareil au deuxième. Cela aura un impact positif sur l’emploi Pas question encore de parler d’une inversion de la courbe du chômage, mais tout de même. Le marché de l’emploi devrait connaitre une légère embellie d’ici le milieu de l’année prochaine. D’après l’Insee, 35.000 emplois seraient créés dans les secteurs marchands sur les six premiers mois contre 46.000 sur l’ensemble de l’année 2015.

 

Un « pacte républicain pour l’emploi » ?

 

Un « pacte républicain pour l’emploi »?

Après le résultat des élections régionales qui ont montré la progression du FN, plusieurs responsables politiques ont affirmé que désormais « rien ne sera plus comme avant. » Malheureusement les logiques d’appareil ont rapidement repris le dessus et les louables intentions ont été remisées dans un placard. Quelques leaders toutefois sans doute davantage conscients de l’état de délabrement du système politique et au-delà de la démocratie semblent  avoir prit conscience de la nécessité de dépasser des clivages par ailleurs souvent artificiels. Xavier Bertrand dans le nord , Estrosi en PACA, NKM, ou encore Jean-Pierre Raffarin ont lancé quelques pistes de rénovation politique. Raffarin en particulier qui propose un pacte républicain pour l’emploi. Il part du constat simple et très pertinent que pour l’essentiel le mécontentement qui s’est exprimé à travers les votes pour le FN prend son origine dans la question centrale du chômage. Hors  sur cette question les différents gouvernements de gauche comme de droite ont échoué jusque-là. Ainsi en 15 ans par un seul emploi dans le secteur marchand privé n’a été créé. En gros on plafonne toujours autour de 16 millions. En cause notamment le coût du travail,  surtout depuis les 35 heures. Des 35 heures qui ont plombé brutalement la compétitivité en alourdissant de façon considérable les coûts de production. On a certes créé trois à 400 000 emplois dans le public à la suite de ces 35 heures mais cette disposition a malheureusement entraîné la suppression d’environ 1,5 millions d’emplois dans le secteur marchand privé ;  de nombreux aspects méritent d’être pris en compte pour s’attaquer sérieusement la question du chômage : la formation initiale, la formation permanente, la flexibilité des conditions de travail, la durée du travail aussi le salaire minimum enfin la fiscalité qui tue la compétitivité. Sur cette question l’union des forces ne sera pas inutile et -même indispensable pour réaliser les réformes structurelles nécessaires. Jean-Pierre Raffarin a donc fait sensation ce mercredi matin en proposant aux Socialistes de travailler main dans la main contre le chômage, dans une interview au journal Le Monde. Le raisonnement de l’ancien Premier ministre est simple : le FN prospère notamment chez les jeunes, à cause du chômage. Il faut donc s’attaquer aux racines du mal. Cependant, le Républicain ne veut pas d’une coalition non plus. Il s’agit d’un pacte sur ce dossier précis. Chiche ! lui a répondu en fin de matinée Manuel Valls. Voilà ce que le Premier ministre a écrit sur Twitter : « Tous rassemblés pour en finir avec le chômage. OK avec Jean-Pierre Raffarin, »

Aucun emploi marchand créé en 15 ans : pourquoi ? À cause des 35 heures

Aucun emploi marchand créé en 15 ans : pourquoi ?  À cause des 35 heures

 

Au cours des 15 ans écoulés la France n’a pas créé un seul emploi salarié dans le  secteur marchand. En gros le pays est scotché depuis 2000 autour de 16 millions d’emplois du secteur marchand, secteur  qui crée essentiellement  la croissance, donc l’emploi ;  en cause bien sûr l’évolution structurelle de la nature des emplois et des processus de production. La France a ainsi perdu de très nombreux emplois industriels du fait de la robotisation, de la délocalisation de certaines productions. Des pertes d’emplois qui ont été compensées par la création de postes dans les services ;  du point de vue macro économique il faut toutefois observer que la croissance moyenne n’a pas dépassé 1 % par an, ce qui correspond à peu près à l’amélioration de la productivité. Dit autrement la productivité annule  la faible croissance annuelle d’où l’impérative nécessité pour la France de dépasser ce taux de 1 % de croissance annuelle est d’atteindre le seuil de 1,5 % pour recommencer à créer un seul solde positif d’emplois. L’incapacité de la France à recréer des emplois trouve surtout  sa source dans la décision de ramener la durée du travail à 35 heures. Une mesure qui d’après la gauche aurait créé 400 000 emplois, surtout dans le public. Mais qui inversement en a supprimé de l’ordre  de 1,5 millions d’emplois dans le privé. Un calcul facile à faire puisque brutalement la productivité a été affectée d’au moins 10 % avec les 35 heures dans le privé. Certains feront objecter que cela a été l’occasion de revoir les processus de production voire d’améliorer la productivité mais de toute façon de telles évolutions se seraient produites, ce qui  a été le cas dans nombre de pays étrangers. On pourra évidemment ergoter à la marge mais les 35 heures ont constitué une véritable catastrophe économique pour le pays.   C’est la double peine pour la France, les 35 ont engendré un cout budgétaires significatif par ailleurs ils ont plombé la compétitivité sans parler de la banalisation de la culture RTT difficilement mesurable mais qui a sécrété un poison mortel dans l’économie et pour longtemps.). Du coup comte tenu  de l’évolution de la démographie le chômage s’est envolé. Il a créé des trous énormes dans tous les comptes publics :  sécurité sociale, retraite, chômage, budget de l’État et des collectivités locales ;  pour boucher les trous on n’a rien trouvé de mieux que d’augmenter la fiscalité qui a plombé encore un peu plus la compétitivité bref le cercle vicieux cercle vicieux dont on n’est pas prêt de sortir si l’on se réfère aux programmes de tous les candidats aux présidentielles pour 2017 dans la caractéristique commune et d’ignorer tout de l’économie

FED : hausse des taux grâce à l’emploi

FED : hausse des taux grâce à l’emploi

 

La FED va pouvoir s’appuyer sur les très bons résultats de l‘emploi pour engager sa première hausse des taux (voisins de zéro actuellement). Parallèlement la croissance se montre très solide et la FED ne peut plus arguer de la situation intérieure pour reculer encore l’échéance. Ceci étant cette hausse des taux pourrait être très timide car l’environnement international; lui, se dégrade  Le marché du travail américain a été encore plus dynamique qu’attendu en novembre, un nouveau signe de bonne santé de l’économie qui laisse le champ libre à la Réserve fédérale pour relever ses taux lors de sa prochaine réunion de politique monétaire, dans moins de deux semaines.  L’économie a créé 211.000 postes le mois dernier, a annoncé le ministère du Travail vendredi, et les chiffres de septembre et octobre ont été révisés en hausse, de 35.000 au total, par rapport aux estimations antérieures. Le taux de chômage, lui, est resté stable à 5,0%, son plus bas niveau depuis sept ans et demi, malgré une légère remontée, à 62,5%, du taux de participation à la population active, qui mesure la part des Américains en âge de travailler qui occupent ou recherchent activement un emploi.  Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 200.000 créations d’emploi en novembre et un taux de chômage inchangé.   »On a franchi le dernier obstacle à une hausse de taux. La Fed guettait une évolution positive des salaires et c’est un peu ce qu’on observe. Il n’y a absolument rien dans ce rapport qui puisse empêcher la Fed de relever les taux », a commenté Chris Gaffney, président d’EverBank World Markets. Ceci étant d’autres mesures de l’évolution du marché du travail surveillées avec attention par la Fed sont plus mitigés. La mesure large du taux de chômage incluant les personnes qui ont renoncé à chercher un poste et celles qui travaillent à temps partiel contre leur gré a ainsi augmenté d’un dixième de point, à 9,9%.

COP21 : une fumisterie

Paris- COP21 : une fumisterie

 

Cop 21 l’accord qui se voulait historique concernant le climat est en fait une vaste fumisterie ; En premier lieu, il ne s’agit pas de lutter contre le réchauffement climatique puisqu’on autorise officiellement une hausse de 2 degré d’ici la fin du siècle. En fait en l’état des contributions actuelles,  ce sera entre 2.7 et 3.5 degrés en plus selon les experts. Du coup l’argumentaire a changé ; Puisqu’on ne peut atteindre cette limitation de deux degrés, on l’acte en prévoyant d’ores et déjà des clauses de révision ; De toute manière,  Cop 21 était voué à l’échec dès le départ puisqu’on a décidé que les objectifs et les moyens seraient définis entièrement par chaque pays. La faiblesse du processus réside aussi dans le fait d’avoir confié la présidence de la conférence à la France et à Hollande qui veut utiliser cet événement pour se refaire une santé en matière de popularité. Du coup il est prêt a à accepter n’importe quelle concession du moment où tous les Etats signent  l’accord. C’est ce qui vient de se passer en Chine.  La Chine et la France ont en effet signé lundi une déclaration commune sur la lutte contre le réchauffement climatique comportant l’exigence d’une révision des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) tous les cinq ans. La France, organisatrice de la conférence sur le climat (COP21), espère qu’une telle clause fera partie du premier accord universel sur les changements climatiques qu’elle souhaite voir signé en décembre à Paris. La Chine, premier émetteur de GES et chef de file des 134 pays en développement et émergents du G77, dont l’assentiment est crucial, était jusqu’ici réservée sur une telle clause mais en réalité qui n’engage à rien.  Or les objectifs nationaux de réduction des GES transmis à l’Onu par 155 des 195 pays participants à la COP21 font envisager un réchauffement de la planète d’environ 3°C, a souligné François Hollande, lors d’une conférence de presse commune avec Xi Jinping à Pékin. « Cette révision périodique est indispensable pour revenir progressivement vers la trajectoire compatible avec la limitation à deux degrés du réchauffement de la planète », a fait valoir le président français. Dans leur déclaration commune, la France et la Chine conviennent que « l’accord de Paris comportera des dispositions permettant aux parties (…) d’actualiser régulièrement leurs contributions déterminées au niveau national ». Elles se disent également « favorables à ce qu’une revue complète ait lieu tous les cinq ans sur les progrès accomplis ». Elles plaident même pour que soit décidée l’instauration d’un « dialogue facilitateur » permettant de recenser ces progrès dès 2017-2018 et de renforcer la lutte contre le réchauffement avant même 2020. La France et la Chine affichent par ailleurs leur entente sur les questions également cruciales du financement de l’adaptation des pays les plus vulnérables au réchauffement climatique ou de la mise en place d’un marché du carbone. Le seul problème c’est qu’on ne sait pas comment réunir es 150 milliards nécessaires !

Consommation ménages stable, croissance à 1% et emploi à plat pour 2015

Consommation ménages stable, croissance à 1% et emploi  à plat pour 2015

 

La consommation porte à bout de bras  la croissance et l’année devrait se terminer avec une hausse du PIB d’ordre de 1% seulement. Du coup il ne faut pas s’étonner que l’emploi ne connaisse pas de miracle ; 10 000 emplois seulement créés en septembre dans le privé (zéro dans le public). (Mais 25 000 chômeurs  en moins compte tenu du bricolage méthodologique de Pôle emploi). C’est évidemment peu pour résorber un chômage qui concerne plus de 5 millions de personne officiellement. (En réalité 7 à 8 millions avec les chômeurs aidés).  Cette  consommation des ménages français en biens est ressortie stable en septembre et en hausse de 0,7% sur l’ensemble du troisième trimestre, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’Insee prévoit 0,2% de croissance du PIB au troisième trimestre puis 0,4% au quatrième (prévision sans doute surestimée). La consommation des ménages demeure le principal moteur de l’économie française, contribuant pour un peu plus de 50% au PIB, et son léger repli au deuxième trimestre avait accompagné la stagnation de l’ensemble de l’activité. L’Insee a révisé en outre l’évolution des dépenses de consommation pour août à +0,1%, après l’avoir annoncée stable. Les 13 économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,2% en septembre. En septembre, la consommation a été portée par les achats de bien durables (+1,4%), en particulier ceux d’automobiles (+2,3%) et malgré un repli des dépenses en biens d’équipement du logement (-0,3%). Sur le trimestre, la dépense en biens durables ressort en hausse de 1,0%. Les dépenses en textile, habillement et cuir ont reculé en septembre (-0,4%) après avoir été stables en août, mais affichent une forte hausse sur le trimestre (+2,0%). a consommation de produits alimentaires recule pour le troisième mois d’affilée, à -0,6% en septembre et -0,2% sur le trimestre. Les premiers résultats de la croissance du troisième trimestre seront publiés le 13 novembre.

Emploi: une enquête qui concurrence l’INSEE

Emploi:  une enquête qui concurrence l’INSEE

 

Il est clair que enquête cde l’INSEE n’a guère d’intérêt (comme nombre d’autres productions  d’ indicateurs) sur le plan conjoncturel. Enna matière d’emploi les chiffres de l’INSEE ne soient disponibles que des mois après.  Les estimations sur les créations nettes d’emploi dans le secteur privé publiées par l’Insee n’étaient disponibles que sur une base trimestrielle, avec une première estimation publiée 45 jours après la fin du trimestre concerné et des chiffres actualisés diffusés environ 25 jours plus tard.dou l’intérêt de cette enquête d’un institut américain( !) qui éclaire un peu le marché du travail. Première observation on observe l’emploi et non le nombre de chômeurs, ce qui est plus pertinent. Deuxième observation concernant les résultats en septembre 1 000 emplois ont été créés dans le privé (dans le public pratiquement on n’a pas frée d’emplois nouveaux NDLR). Or Pôle emploi faiat apparaitre une diminution de 25 OOO emplois. Conclusion a  artificiellement faiat disparaitre des chômeurs des statistiques officielles ce que ne dément pas Pôle emploi qui a changé de méthodologie en juillet, ni le gouvernement qui a parqué des demandeurs d’emplois dans des stages ou des contrats aidés…forcément temporaires. Reste cependant que la  situation du marché de l’emploi en France montre de nouveaux signes d’amélioration, selon une nouvelle enquête sur le marché du travail lancée mercredi par ADP et dont la méthodologie est comparable à celle de son enquête américaine.  Automatic Data Processing (ADP), spécialiste de l’externalisation de la gestion des ressources humaines, publie chaque mois aux Etats-Unis une estimation des créations d’emploi dans le secteur privé très suivie car considérée comme un bon indicateur avancé des chiffres mensuels de l’emploi publiés le surlendemain par le département du Travail. Le premier rapport national sur l’emploi en France d’ADP fait état de 11.000 créations nettes d’emploi dans le secteur privé non agricole au mois de septembre après +8.600 en août et +17.500 en juillet.

Plan emploi banlieue de Hollande : 5 euros par habitant !

Plan emploi banlieue de Hollande : 5 euros par habitant !

 

 

 

Officiellement on compte 1500 quartiers sensibles qui regroupent 11 millions d’habitants avec des taux de chômage de l’ordre de 20%. Pour résoudre le problème Hollande « en campagne » à La Courneuve (où il a été chahuté)  a lancé  le gadget de «  l’agence France entrepreneurs » dotée de 60 millions pour toute la France. Ce qui fait 5 euros par habitant ! Pas étonnant si  François Hollande a reçu mardi un accueil agité à La Courneuve, banlieue populaire de Seine-Saint-Denis où il a annoncé la création de la fameuse « Agence France entrepreneurs », destinée à coordonner l’aide aux entreprises dans les territoires dits fragiles.  Dix ans après la flambée de violences de 2005 dans les banlieues, le chef de l’Etat a lancé un appel au développement économique dans les territoires touchés par le chômage.   »Il n’y a pas de quartiers perdus dans la République, pas une France périphérique à côté de la France des villes (…). Non, il y a une France dans laquelle l’égalité doit être assurée », a-t-il déclaré. Avant d’entrer dans une pépinière d’entreprises pour y prononcer son discours, François Hollande a été copieusement hué par des personnes qui étaient venues l’attendre.   »Le changement, c’est quand ? On vit dans la misère à La Courneuve », a crié un homme à l’adresse du président, entouré d’un important service d’ordre. « Je viens dix ans après ce qui s’était produit, ce drame terrible de Clichy, les émeutes qui avaient eu lieu », a dit François Hollande à des journalistes à son arrivée. « On doit mettre de l’apaisement. On doit mettre aussi de la cohérence et de la solidarité. »  L’agence entend rationaliser les aides aux projets et les faire parvenir dans les zones défavorisées du pays pour favoriser la création d’entreprises, aider les très petites entreprises et promouvoir l’innovation. Avec 5 euros par habitant, la création d’emplois dans les quartiers difficiles est assurée !

Pacte de responsabilité : pas assez efficace pour l’emploi (Valls)

Pacte de responsabilité : pas assez efficace pour l’emploi (Valls)

 

Une sorte d’aveu de manuel Valls sur le peu d’effet du pacte de responsabilité sur l’emploi. Déjà après les premières évaluations on commence à douter d’efficacité du CICE mais maintenant c’est le pacte de responsabilité qui est mis en question par Valls. Pas étonnant il n’ya que 14 branches sur 50 qui ont signé des accords et prix des engagements. De toute manière un pacte auusi général et pas ciblé du tout ne pouvait produire des miracles. Au mieux on a peut-être réussi à maintenir quelques emplois. On voit pal par ailleurs quels types d’engagement formels pourraient prendre les entreprises faute de croissance suffisante ; ce sont les carnets de commandes qui influencent  les politiques d’embauche,  pas les dispositifs étatiques fussent-ils pour réduire la fiscalité. Et de toute manière puisque ce pacte était très général il aurait plus simple, trop simple,  de diminuer la fiscalité sans formalité bureaucratique. Manuel Valls est donc  revenu sur les effets du pacte de responsabilité. Les employeurs ont pris « trop peu » d’engagements en échange des aides obtenues dans le cadre du pacte de responsabilité, a-t-il déclaré. « Seules 14 des 50 branches qui emploient le plus ont conclu un accord », a-t-il indiqué lors de son discours de clôture de la 4e conférence sociale. « C’est trop peu. Je l’ai déjà dit plusieurs fois. On ne peut pas en rester là ».

 

 

Remontée des taux par la Fed : reportée à cause de l’emploi ?

Remontée des taux par la Fed : reportée à cause de l’emploi ?

Lors de sa dernière réunion officielle  la Fed a décidé de ne rien décider. Pourtant les chiffres tant de la croissance que de l’emploi étaient  satisfaisants. Or c’est en fonction de l’évolution de l’emploi qu’on devait gérer la politique des taux. Mais la présidente de la Fed a utilisé le prétexte- sans doute de manière judicieuse- la de la dégradation de la croissance internationale. Les très récents chiffres de l’emploi aux États-Unis semblent lui donner raison car la tendance de création d’emplois s’est nettement affaiblie au États-Unis.  Les entreprises ont nettement ralenti les créations de postes ces deux derniers mois aux Etats-Unis et les salaires ont baissé en septembre, une évolution qui alimente les doutes sur la capacité de l’économie à supporter l’impact d’une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale d’ici la fin de l’année.  Les créations d’emploi hors agriculture n’ont atteint que 142.000 en septembre, alors que les économistes interrogés par Reuters en attendaient en moyenne 203.000. Les chiffres de juillet et d’août ont été révisés en baisse et font ressortir 59.000 créations de moins qu’estimé auparavant.  Le chiffre cumulé des deux derniers mois est le plus faible enregistré depuis plus d’un an et il pourrait conforter le scénario d’une décélération de la croissance américaine, en raison notamment des doutes sur la santé de l’économie chinoise.  Le secteur manufacturier américain a ainsi supprimé 9.000 postes en septembre après 18.000 en août. Celui des mines et de l’énergie, qui souffre de la chute des cours de nombreuses matières premières, en a perdu 10.000, septembre marquant son neuvième mois consécutif de baisse des effectifs.  « L’économie n’est pas aussi protégée que certains voulaient bien le croire », résume Brian Jacobsen, responsable de la stratégie d’investissement de Wells Fargo Funds Management.  Le taux de chômage, calculé sur la base d’une enquête distincte de celle servant à mesurer les créations de postes, est resté inchangé en septembre à 5,1%, comme attendu. La même enquête montre que 350.000 personnes sont sorties de la population active le mois dernier.

 

 

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