Archive pour le Tag 'emploi'

Pas d’amélioration de l’emploi en 2018 (Banque de France)

Pas d’amélioration de l’emploi en 2018 (Banque de France)

 

Si effectivement la croissance devrait encore un tout petit peu s’améliorer en 2018 par contre il ne faut guère envisager de progrès pour  le chômage qui selon la Banque de France devrait toujours être proche de 10 % (exactement 9,6 %). La Banque de France reprend les hypothèses économiques qui semblent faire consensus avec une perspective de croissance pour 2018 qui pourraient tutoyer les 2 % (1,8 %). Ceci étant,  cette croissance ne sera pas suffisante pour absorber un nombre significatif de chômeurs et réduire le taux d’inactivité. Certes le petit regain de croissance permettra sans doute de créer encore de l’ordre de 150 à 200 000 emplois nets par an mais parallèlement il y aura une nette diminution des emplois aidés et la démographie fera gonfler le nombre de demandeurs d’emploi. Sans parler des dispositions de la loi travail qui dans un premier temps vont favoriser la  suppression d’emploi. Ce n’est sans doute qu’à partir de 2019 et 2020 que la loi pourra générer des effets bénéfiques. Dans un premier temps, on  va adapter un peu mieux les effectifs ce qui permettra d’obtenir une meilleure compétitivité et d’augmenter chiffre d’affaires et profits. Ensuite seulement les capacités de production et l’emploi suivront. Pour la banque de France « Après trois années de croissance modérée », l’activité devrait « accélérer » fortement cette année pour atteindre 1,8%, soit son plus haut niveau depuis 2011 (La Banque de France tablait jusqu’à présent sur une hausse du produit intérieur brut de 1,6% pour 2017, 2018 et 2019), s les bons résultats en matière d’investissement des entreprises, ajoutés au « dynamisme de la demande mondiale et à la baisse des taux d’intérêts justifient faire preuve d’un peu  plus d’optimisme tant pour les entreprises que pour l’emploi. « Après plusieurs années exceptionnellement négatives », l’activité ne devrait plus être « freinée par le commerce extérieur », estime ainsi l’institution monétaire, qui anticipe un « rattrapage des performances décevantes observées jusqu’au début 2017 ». Selon ce scénario, les exportations devraient repartir de l’avant, en particulier en 2018 (+5,9%). Les parts de marchés de la France devraient ainsi se redresser, et le commerce extérieur cesser de pénaliser l’économie tricolore. Les mesures fiscales annoncées par le gouvernement, comme la baisse de la taxe d’habitation, et surtout les perspectives plus favorables sur le front de l’emploi privé, devraient par ailleurs soutenir le revenu des ménages, permettant à la consommation de rester « robuste ». Selon la Banque de France, le taux de chômage ne devrait pas diminuer en 2018 (9,6% de la population active), en raison de la baisse des emplois aidés. Mais il devrait bel et bien reculer en 2019 et 2020, de l’ordre de 0,4 point par an.

Emploi : Une dynamique des métropoles douteuse

 

La dynamique de l’emploi des métropoles sur les zones périphériques est remise en cause par une note de France-Stratégie qui reprend une étude de l’université de Nanterre. La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. Mais les zones périphériques des grandes métropoles ne bénéficient pas non plus d’uen grande dynamique de l’emploi.   Une étude du laboratoire EconomiX de l’université de Nanterre, rend compte de la situation des douze plus grandes aires urbaines de France, hors Île-de-France, pour évaluer l’effet d’entraînement de la métropole sur l’emploi des zones qui la bordent. Si la dynamique de la métropole sur l’emploi à l’échelle locale est clairement soulignée par les économistes(*), des disparités apparaissent selon les collectivités étudiées. Les auteurs de la note distinguent quatre groupes de villes.

  • Trois métropoles - Lyon, Nantes et Aix-Marseille - « partagent leur dynamisme avec les territoires régionaux avoisinants ». Dans ces grandes villes,  »la métropole et les territoires proches semblent s’inscrire dans une logique de codéveloppement », rappelle France Stratégie.  »Elles se caractérisent par une forte dynamique de leur zone d’emploi mais aussi des zones d’emploi contiguës et parfois des zones d’emploi plus éloignées de leur région d’appartenance », ajoute l’organisme.
  • Bordeaux et Rennes font également partie de ce groupe, mais « dans une moindre mesure ». Rennes est « dans une situation particulière » : située « en bordure de la région Bretagne », elle fait davantage bénéficier de son dynamisme la région Pays-de-la-Loire que sa propre région.
  • Le deuxième groupe rassemble des métropoles - Lille, Toulouse et Montpellier – dont le « dynamisme en matière d’emploi ne s’observe pas dans les territoires régionaux environnants ». Par exemple, les zones d’emploi autour de Lille ne profitent pas de sa vitalité, « pâtissant » d’un « positionnement sur des secteurs peu dynamiques ».
  • A l’inverse, le troisième groupe se compose de villes dont la « dynamique d’emploi » est  »plus faible » que celle des territoires avoisinants. C’est le cas de Grenoble et de Strasbourg. Pour Grenoble, si sa zone d’emploi affiche une croissance « dans la moyenne nationale », les territoires qui l’entourent s’en sortent mieux, profitant du dynamisme de Lyon et d’autres pôles comme Annecy et Chambéry.
  • Enfin, Rouen et Nice forment le quatrième groupe. Ces deux territoires sont « en difficulté sur le plan de l’emploi», aussi bien au cœur de leur métropole qu’aux alentours.

« Lorsqu’on analyse les dynamiques régionales en distinguant les zones d’emploi des métropoles, celles qui les entourent et les autres zones d’emploi de la région, on n’observe pas d’effets d’entraînement particulièrement sensibles. »

L’emploi salarié dans les zones d’emploi des douze métropoles a augmenté de 0,65% par an entre 2009 et 2014, « alors qu’il a stagné dans les autres zones d’emploi régionales, y compris les zones d’emploi contiguës ». En résumé, l’emploi salarié « dans les zones d’emploi situées à la périphérie des douze métropoles étudiées n’a pas augmenté davantage que dans le reste du territoire en moyenne ».

L’emploi : en hausse modeste partout en France

 L’emploi : en hausse modeste partout en France

 LINSSSE  indique dans une étude publiée ce lundi, que pour la première fois depuis 2006, l’emploi augmente dans toutes les régions. À noter surtout qu’il s’agit de l’emploi salarié puisqu’au contraire les emplois des micros entrepreneurs diminuent. À noter aussi la baisse récurrente dans l’industrie. Ces bons résultats, qui interviennent dans un contexte de croissance modérée, révèlent que 27,6 millions de personnes occupaient un emploi, salarié ou non à la fin de l’année 2016. La croissance du nombre d’emplois salariés et non salariés a été particulièrement dynamique en Occitanie (+1,6%) et Pays de la Loire (+1,5%) entre 2015 et 2016. Ces deux régions ont bénéficié « d’une croissance particulièrement soutenue de l’emploi dans le secteur tertiaire ».  L’augmentation est plus modeste en Corse, en Ile-de-France et à La Réunion mais supérieure à la moyenne nationale (+0,9%). A l’inverse,  l’emploi augmente modérément, moins qu’en moyenne nationale, en Normandie et dans le quart nord-est de l’Hexagone (Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Hauts-de-France), ainsi qu’en Guadeloupe, Martinique et Guyane. Les experts de l’Insee ont noté que cette hausse moins prononcée dans ces régions peut s’expliquer par une baisse de l’emploi dans la construction plus forte qu’en moyenne nationale. En outre,« l’industrie, qui continue de décliner, est très présente dans les quatre régions métropolitaines ». Dans les autres régions (Centre-Val-de-Loire, Nouvelle-Aquitaine, Bretagne, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur), l’emploi augmente à un rythme proche de la moyenne nationale. Comme ailleurs, « il est dynamisé par le tertiaire marchand, excepté en Provence-Alpes-Côte d’Azur : dans cette région, la hausse de l’emploi dans ce secteur, plus lente qu’en moyenne nationale, est compensée par un recul moins prononcé des effectifs dans la construction et dans l’industrie. »

Meilleur retour à l’emploi des chômeurs

Meilleur  retour à l’emploi des chômeurs 

 

Meilleur retour à l’emploi, selon une étude publiée mercredi par l’opérateur public. Pôle emploi et l’institut BVA ont suivi les parcours de demandeurs d’emplois qui se sont inscrits sur ses listes en décembre 2014, et les a comparés aux parcours de ceux inscrits en décembre 2012, 2010 et 2008. Résultats: 41,8% du panel 2014 occupaient un emploi en juin 2015, six mois après l’inscription à Pôle emploi, 49,7% en décembre 2015, 12 mois après l’inscription, et 57,8% en juin 2016, 18 mois après l’inscription. De décembre 2014 à juin 2016, 81,6% du panel a occupé au moins un emploi. Ces taux sont tous supérieurs à ceux des trois panels précédents, en particulier par rapport à celui de décembre 2012 (écarts de +3,0 à +6,3 points). L’embellie est notamment liée à « l’amélioration de la situation du marché du travail », explique l’étude de Pôle emploi. Selon l’Insee, la France a enregistré 131.000 créations nettes d’emplois en 2015 et 120.000 au 1er semestre 2016. « On est dans une période conjoncturelle plus favorable, mais cela ne suffit pas à expliquer toute la hausse du taux de retour à l’emploi. On constate également une amélioration de l’efficacité de Pôle emploi », estime-t-on chez l’opérateur, qui met notamment en avant les bienfaits de la « personnalisation de l’accompagnement » dispensé aux demandeurs d’emploi.

Emploi: amélioration pas avant 2 ans (Lemaire)

Emploi: amélioration pas avant 2 ans (Lemaire)

Bruno Lemaire le ministre de l’économie et des finances a fait preuve de réalisme vis-à-vis de l’évolution possible du chômage. Il considère en effet il n’y aura pas d’amélioration significative avant deux ans. Il a sans doute raison. Plusieurs facteurs explicatifs en cause, d’abord le niveau de la croissance. Certes l’activité générale a retrouvé un peu de dynamisme cependant c’est encore trop peu pour des créations d’emplois significatives. En effet la croissance en 2017 va s’améliorer mais elle sera comprise entre 1,8 et 2 %, on espère un % du même ordre en 2018. Ce n’est sans doute qu’en 2019 que les réformes engagées et la conjoncture internationale permettront à la France d’aller au-delà de ces 2 %. Deuxième élément,  nombre d’entreprises était encore en surcapacité de moyens de production ; de ce fait les embauches  sont encore trop rares et s’effectuent par le biais de CDD voire de recours à l’intérim. Autre élément,  la diminution assez drastique des emplois aidés qui permettaient cette de donner des statistiques de chômage davantage présentables mais des mesures forcément éphémères. Dernière raison,  la question récurrente de la compétitivité y compris des plus qualifiés lesquels subissent  encore des charges sociales difficilement supportables par rapport à la concurrence internationale. D’où l’idée du ministre de l’économie d’alléger aussi ses charges. Notons aussi que les réformes décidées par Macron mettront du temps à ce concrétiser, il faudra sans doute au moins un à deux ans avant d’en mesurer les effets concrets tant sur l’activité que sur l’emploi. Invité dimanche de l’émission « Le Grand Rendez-vous » d’Europe 1/Les Echos/Cnews, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a estimé qu’il faudra deux ans pour obtenir « une amélioration en profondeur de l’emploi dans notre pays », alors que le chômage est reparti à la hausse au troisième trimestre. « C’est vrai qu’il y a eu au cours du dernier mois une nouvelle augmentation du chômage », a-t-il reconnu, mais selon lui, « les signaux sont encourageants (et) la transformation en profondeur viendra d’ici deux ans ». Selon lui, une baisse des charges salariales au-delà de 2,5 Smic pourrait aider à renforcer la compétitivité de l’industrie en France. « Je crois qu’il faut maintenant que nous réfléchissions à un allègement de charges au-dessus de 2,5 Smic pour nos entreprises industrielles qui veulent exporter », a-t-il estimé. Il a jugé ceci nécessaire face à un déficit commercial qui continue de se creuser et face aux 1,4 million d’emplois industriels perdus en France ces 25 dernières années. « Il faut innover plus, investir plus, et se poser la question du coût du travail sur les salariés plus qualifiés », a-t-il ajouté. « C’est un choix que je fais d’ouvrir le débat, je ne dis pas que la décision est prise », a-t-il poursuivi, en précisant que cela ne pourrait pas se faire dès 2018. « Ce sont des décisions qui seront prises par le premier ministre (Edouard Philippe) et le président de la République (Emmanuel Macron) », a-t-il souligné. Bruno Le Maire a également insisté sur la nécessité d’investir dans l’innovation, notamment afin de permettre à l’Europe de rester dans la course à l’espace face aux concurrents américains et chinois. Dans ce secteur, Arianespace fait face à la concurrence de l’Américain SpaceX, qui recourt à des lanceurs réutilisables pour réduire les coûts de lancements des satellites. Il a cité la décision de sanctuariser le Crédit impôt recherche (CIR), qui « est une façon de rester dans la course pour l’innovation », et le fonds pour l’innovation de rupture qui sera créé début 2018 avec 10 milliards d’euros grâce à des cessions de participations publiques.

Emploi des jeunes : la France à 19 ème position en Europe

Emploi des jeunes : la France à 19ème position en Europe

Selon  le centre de recherche (KOF) de l’école polytechnique de Zurich (EPFZ) la France, le classement indique qu’elle a perdu deux places entre 2014 et 2015, passant de la 14e place à la 16e place malgré une légère amélioration de l’indice (4,86 en 2014 contre 4,88 en 2015, sur une échelle de 1 à 7). Et depuis la crise de 2008, la situation de la France est loin de s’arranger (22% de taux de chômage en juin). Après avoir connu un indice se situant à 5,09 en 2007, le pays connaît une baisse régulière de cet outil malgré cette récente hausse. Plus grave encore, l’évolution de cet indicateur depuis 1990 illustre une vraie détérioration du marché du travail pour les jeunes. Et même si le chômage des jeunes est en baisse en France ces derniers trimestres, il s’élève à 22,4% au sens du bureau international du travail à la fin du mois de juin pour cette catégorie, contre 9,2% au niveau national selon les dernières données de l’Insee. La dernière publication de l’école suisse a confirmé la première position du Danemark, qui affiche un score de 5,79 en 2015, en légère progression par rapport à 2014. Viennent ensuite la Suisse (5,71), l’Autriche (5,48), l’Allemagne (5,47) et les Pays-Bas (5,44). Ce classement des quatre premiers pays demeure inchangé entre 2014 et 2015. D’après les auteurs de l’étude, les principales différences entre les quatre pays leaders reposent sur « la dimension ‘Système de formation’, l’Autriche et l’Allemagne réalisant des scores nettement inférieurs à ceux du Danemark et de la Suisse dans ce domaine ». Les Pays-Bas, qui se situent au cinquième rang avec 5,44 points,  »présentent aussi une marge d’amélioration sur le plan éducatif. » La situation des jeunes Allemands a retenu l’attention de l’institut suisse. « Parmi les pays de l’UE  à 28, l’Allemagne affiche l’évolution la plus impressionnante entre 2010 et 2015, en ce qui concerne les indicateurs ‘taux de chômage’,  ‘taux NEET’ (**) et ‘taux d’éducation formelle’ ». D’après la dernière livraison du KOF, les jeunes Allemands ont connu une réelle amélioration sur le front de l’emploi. De plus en plus sont engagés dans une formation, et « sur le marché du travail, les jeunes sont nettement moins exposés au chômage ou à l’inactivité ». Ces signes encourageants ne doivent pas faire oublier que les jeunes actifs allemands sont confrontés à une précarisation du marché du travail et un risque de pauvreté accru. La libéralisation du marché du travail, permise par les réformes « Hartz » mises en oeuvre en 2003 et 2005 sous Gerhard Schröder, a favorisé le développement des mini-jobs faiblement rémunérés.  Le taux de pauvreté a augmenté nettement entre 2000 et 2005, de 12,5% à 14,7%. La hausse est particulièrement marquée pour les personnes en emploi et plus encore pour celles au chômage.

 

Wauquiez : retraite pour emploi fictif ?

Wauquiez : retraite pour emploi fictif ?

Vauquiez est pris la main dans le sac avec cette affaire de retraite pour un emploi fictif  au conseil d’État. Pendant 18 ans,  il aura bénéficié de la retraite du conseil d’État sans y avoir été présent puisque détaché pour des fonctions électives. Cette situation n’est pas illégale, elle s’applique même à tous les fonctionnaires élus, nationaux ou locaux. Hollande lui-même bénéficie d’une retraite de la Cour des Comptes alors qu’il n’y a pratiquement jamais mis les pieds. Ces retraites s’ajoutent évidemment avec les avantageuses retraites d’élus.  Cette pratique est parfaitement légale, dans la mesure où elle ne tombe pas sous le coup de la loi Cahuzac sur la moralisation de la vie politique. Adopté en 2014, le texte oblige effectivement les parlementaires et les ministres à se mettre en disponibilité, et non plus en détachement, de leurs postes de fonctionnaires «à compter du premier renouvellement de l’assemblée (…) suivant le 31 mars 2017». Mais, à cette date, Laurent Wauquiez avait déjà abandonné son mandat de parlementaire pour se consacrer pleinement à la présidence de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Qu’importe pour le patron des députés PS, Olivier Faure, qui a accusé l’élu LR de «perpétuer la tradition des emplois fictifs». «Faites ce que je dis pas ce que je fais», ajoute-t-il, en allusion à la dénonciation régulière de «l’assistanat» par Laurent Wauquiez. Selon nos informations, Laurent Wauquiez a l’intention de porter plainte contre le socialiste. Dans un communiqué consulté par Le Figaro, Laurent Wauquiez se défend: «Je ne suis pas dupe du calendrier de ce genre d’attaques en pleine période de reconstruction de l’opposition», glisse-t-il, laissant entendre que ces révélations ont pour but de fragiliser sa candidature à la présidence de LR. «Mais je n’ai aucun problème à faire la totale transparence sur ma situation», assure-t-il toutefois. «Je suis aujourd’hui dans le régime du détachement prévu par la loi. Je ne perçois évidemment aucune rémunération du Conseil d’État. Comme la loi le prévoit pour tous les élus en détachement, je dois cotiser au régime des pensions civiles de l’État. Il est important de préciser d’une part qu’il ne s’agit pas d’un régime spécial de retraite, d’autre part que tous mes droits à la retraite sont évidemment ouverts par des cotisations que je paye réellement. Cette situation ne m’est pas propre, c’est l’application stricte de la loi pour tous les élus locaux en détachement», détaille enfin l’élu LR. Contrairement à Laurent Wauquiez, plusieurs élus de sa génération ont quitté les postes qu’ils occupaient dans la fonction publique afin de se consacrer pleinement à leur carrière politique. C’est notamment le cas d’Emmanuel Macron, qui a annoncé sur Mediapart, en novembre dernier, qu’il allait renoncer à la haute fonction publique et rembourser à l’État l’argent qu’il lui devait. Bien avant lui, en 2012, c’est l’actuel ministre énarque de l’Économie, Bruno Le Maire, qui avait ouvert la voie et s’en était à l’époque expliqué dans Le Monde . Quelques années plus tard, la polytechnicienne Nathalie Kosciusko-Morizet lui a emboîté le pas, comme l’avait révélé Le Point , en quittant ses fonctions d’ingénieur des ponts, des eaux et des forêts. Enfin, c’est Valérie Pécresse qui confiait au Figaro Magazine , en novembre 2015, qu’elle renonçait elle aussi à son poste dans la haute administration.

 

Accès à l’emploi après formation en baisse (Pole emploi)

Accès à l’emploi après formation en baisse (Pole emploi)

On se souvient que le dernier gouvernement avait largement encouragé la mise en formation de chômeurs dans le but sans doute de faciliter leur réinsertion sociale mais tout autant de peser sur les chiffres du chômage. Pour preuve seulement un peu plus de la moitié des chômeurs formés retrouve un emploi. En cause évidemment une croissance trop faiblarde pour peser de manière significative sur les offres d’emploi  mais aussi parfois des formations relativement peu qualifiantes et pas forcément adaptées aux réalités du marché. Pôle emploi a en effet constaté une baisse sensible des taux d’accès à l’emploi après une formation, selon des chiffres consultés jeudi par l’AFP, une tendance qui coïncide avec la mise en place du plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi. Entre janvier et mai 2017, six mois après une formation financée ou rémunérée par Pôle emploi, 54,9% des bénéficiaires ont accédé à un emploi, 28,3% à un emploi durable (CDI ou contrat de plus de six mois), selon un tableau de bord présenté mercredi au conseil d’administration de l’opérateur. Ces taux sont respectivement en baisse de 3,5 et 2,1 points sur un an.

Moral des patrons : optimistes mais attentistes sur l’emploi

Moral des patrons : optimistes mais attentistes sur l’emploi

 

 

 

Les patrons sont plus confiants, même si on constate  un léger tassement ; c’est évidemment uen bonne nouvelle car une partie non négligeable de la croissance repose sur une vision plus optimiste des perspectives économiques. Pour autant cette évolution de l’état d’esprit ne se traduit pas encore en volonté nette d’embaucher. D’une certaine manière, dans ce domaine, les patrons sont attentistes. Ils attendent la concrétisation dans les textes et dans la pratique des orientations du nouveau gouvernement et en particulier des précisions concernant le budget 2018. D’après l’enquête d’Opinion Way pour CCI France/La Tribune/ Europe 1, les 604 dirigeants d’entreprises restent optimistes en juin. Certes, après le pic de confiance observé en mai, l’indicateur s’effrite un peu, de quatre points, pour s’élever à 112. Néanmoins, l’optimisme reste le premier qualificatif employé par les chefs d’entreprise pour caractériser leur situation (39%), devant la confiance (36%). «  Ces deux qualificatifs caractérisent plus particulièrement les chefs d’entreprise de 10 salariés ou plus (respectivement 52% et 58%)  », Précise l’étude. Confiants et optimistes, les chefs d’entreprise sont toujours plus nombreux à estimer que la situation actuelle est correctement orientée (32%, + 5 points). Ils se montrent confiants pour l’avenir de leur entreprise dans les douze prochains mois (69%), notamment les chefs d’entreprises de 10 salariés ou plus (94%). «   Cet enthousiasme en constante progression est à mettre en perspective avec la satisfaction à l’égard du nouveau Président de la République. Près de deux mois après l’élection d’Emmanuel Macron, les trois quarts des dirigeants d’entreprise (75%) se montrent satisfaits de son action, notamment ceux évoluant dans le secteur du commerce (82%) et étant à la tête d’entreprises de 10 salariés ou plus (85%)  », Note l’enquête. Cependant cet optimisme ne semble pas assez fort pour faire progresser les embauches. Ainsi, seuls 6% des chefs d’entreprises – une proportion stable par rapport à mai – entend recruter. Seul point positif, ils ne sont plus que 2%, contre 4% en mai, à anticiper des suppressions de postes.

Emploi : un léger mieux

 

Emploi : un léger mieux

L’INSEE constate que le niveau de chômage est toujours élevé avec un taux de l’ordre de 10 % de la population active soit au moins 3 millions de personnes. L’institut statistique note cependant une légère amélioration en 2015 et 2017. À ce rythme il faudrait encore une quinzaine d’années pour résorber le stock de chômeurs. Après les 124.000 créations nettes enregistrées en 2015, la tendance se confirme en 2016, avec 255.000 créations nettes recensées par l’Insee dans l’édition 2017 de l’Insee Références Emploi, chômage, revenus du travail*. Cette amélioration ne relève que de l’emploi salarié pour ces deux années, alors que c’est l’emploi non-salarié qui avait surtout progressé sur les années 2010-2013, porté notamment par la montée en puissance du statut d’auto-entrepreneurs. Cette évolution est liée au fait que l’augmentation du coût du travail a ralenti, selon l’Insee. «Jusqu’en 2012, son évolution moyenne était proche de + 3 % par an. Le coût du travail n’augmente depuis 2013 que d’un peu plus de 1 % par an», en raison notamment du CICE, du Pacte de responsabilité et de solidarité (PRS) et de la prime à l’embauche dans les PME. Ces mesures ont «favorisé l’enrichissement de la croissance en emploi», selon l’Insee. Résultat, le chômage a baissé en 2016. C’est même la première baisse du taux de chômage annuel depuis 2009. Il s’établit à 10,1% de la population active au sens du BIT en France, après avoir augmenté de 2,1 points de 2007 à 2016. Cela représente 3,0 millions de personnes au chômage. Les chiffres de l’Insee varient de ceux de Pôle emploi, qui comptabilise différemment les demandeurs d’emploi, comme nous vous l’expliquons dans notre tableau de bord du chômage mis à jour chaque mois.

 

Jeunes diplômés : l’emploi s’améliore

Jeunes diplômés : l’emploi s’améliore

 

Les jeunes diplômés des grandes écoles (de commerce ou d’ingénieurs) connaissent de moins en moins la crise, à en croire l’enquête publiée ce mardi 13 juin par la Conférence des grandes écoles. Tous les indicateurs sont à nouveau au vert, après un creux atteint il y a trois ans. « Ce sont les meilleurs résultats depuis la crise financière », s’est félicité Peter Todd, directeur général d’HEC. Seuls 11,6% des diplômés de 2016 cherchaient encore un emploi début 2017, un taux en recul de trois points en un an, et de 5 points en deux ans. Inversement, 86,5% disposaient d’un emploi ou d’un volontariat, un pourcentage en hausse de 3,4 points en un an, et de six points en deux ans. La précarité recule aussi: parmi ceux qui ont un emploi, 79,1% sont en CDI, une proportion en hausse de 2 points en un an, et de 5,3 points en deux ans.

Créations d’emplois : perspectives de reprise

Créations d’emplois : perspectives de reprise

 

 

Pour la rentrée, la France pourrait retrouver une perspective de création de 200 000 emplois par an, soit une progression encore supérieure à 2016. En 2016 l’économie française a créé 187 200  postes , en net, dans le secteur marchand . En revanche, l’industrie et la construction continuent de détruire plus d’emplois qu’elles n’en créent. C’est une performance inédite depuis 2007, selon les chiffres définitifs de l’Insee publiés jeudi 9 mars. L’économie française a créé 187 200 postes, en net, dans le secteur marchand (+ 1,2 %) sur l’ensemble de l’année 2016. Ces chiffres viennent confirmer à quelques milliers près les estimations provisoires de février (191 700 emplois). Le dernier trimestre de 2016 s’est bien terminé, avec 64 400 créations nettes d’emplois dans les secteurs marchands non agricoles (+ 0,4 % par rapport au trimestre précédent), soit le septième trimestre consécutif de hausse, précise l’Insee. le nouveau baromètre ManpowerGroup des perspectives d’emploi pour le 3è trimestre 2017 -baromètre réalisé dans 43 pays et territoires, du 19 avril au 2 mai, auprès de 58.000 employeurs issus d’entreprises privées et d’organismes publics, dont 1003 employeurs de France- dont Le Figaro dévoile les principaux résultats pour l’Hexagone, le solde net d’emplois attendu dans le commerce est «le plus important depuis 14 ans», c’est-à-dire depuis le lancement de l’étude en 2003: +11% des intentions d’embauche, soit 9 points de plus comparé au trimestre précédent et 12 points par rapport au 3è trimestre de 2016. Une première donc, qui confirme que l’emploi semble bel et bien reparti en France, avec une tendance proche des 200.000 créations de postes par an selon les données provisoires de l’emploi salarié qui doivent être confirmées ce mardi matin. D’ailleurs, dans une étude publiée à la mi avril concernant les besoins de main-d’œuvre sur le territoire, Pôle emploi faisait également état d’intentions d’embauches au plus haut depuis 2002. L’hôtellerie-Restauration est particulièrement bien orientée, avec des perspectives d’embauche en progression de 8% et un solde net d’emploi qui grimpe de 6 points par rapport au trimestre précédent. «Le secteur regagne du terrain et observe une forte dynamique», note ainsi ManpowerGroup. Suivent les secteurs des Services publics (+2%), de l’Industrie Manufacturière et du Transport et Logistique, qui sont tous deux en croissance de 1%. Seuls les employeurs de secteur de l’Agriculture, de la Forêt, de la Chasse et de la Pêche sont les plus pessimistes sur leurs intentions d’embauche au trimestre prochain avec une prévision de recrutements qui plonge de 6% et un solde net d’emploi qui dégringole de 11 points sur un an. Globalement, les employeurs interrogés en France font état d’intention d’embauches positives, la prévision nette d’emploi après correction des variations saisonnières atteignant +2% et confirmant «la tendance positive observée depuis maintenant 5 trimestres consécutifs». Au 3è trimestre 2017, les effectifs devraient donc croître dans 5 des 10 secteurs d’activité étudiés. Pour la période comprise entre juillet et septembre, 7% des employeurs interrogés entendent renforcer leurs effectifs alors que 3% d’entre eux prévoient de les réduire. Ainsi, près de 9 employeurs sur 10 n’anticipent aucune évolution de leurs effectifs au cours du prochain trimestre. «Des perspectives d’embauche si positives dans deux secteurs clés de la consommation -le commerce et l’hôtellerie-restauration- traduisent une confiance renouvelée dans l’avenir et attestent que la France se relève après des périodes de doutes et de morosité, traduit Alain Roumilhac, Président de ManpowerGroup France. Il est par ailleurs intéressant d’observer que le moral des employeurs est également au beau fixe au niveau EMEA puisque 23 des 25 pays prévoient d’accroître leurs effectifs au cours du prochain trimestre.

 

Etats-Unis, tassement de l’emploi

Etats-Unis, tassement de l’emploi

 

 

 

-Signe des doutes sur l’ampleur de la croissance,  l’économie américaine a créé seulement 138.000 emplois non agricoles le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Travail. Les chiffres de mars et d’avril ont été révisés en baisse pour afficher 66.000 créations d’emplois de moins qu’annoncé au départ. Le nombre de créations d’emplois d’avril a été ramené de 211.000 à 174.000 et celui de mars de 79.000 à 50.000.Des interrogations demeurent sur ampleur de la croissance surtout après les chiffres assez décevants  du premier trimestre.  La croissance en rythme annualisé était de 1,2 % au premier trimestre pour. Au quatrième trimestre, la croissance avait été de 2,1%. « La deuxième estimation donne une image plus exacte du degré de ralentissement au début de l’année mais la principale inquiétude sur la croissance de la consommation privée demeure », a déclaré Michael Papen, économiste en chef chez Barclays. Le gouvernement a révisé à la hausse son estimation initiale de la croissance de la consommation des ménages, mais a revu en forte baisse la constitution de stocks des entreprises. La faiblesse constatée au premier trimestre ne fait pas les affaires de Donald Trump qui a promis de doper l’économie américaine. Lors de la campagne présidentielle, le magnat de l’immobilier avait dit vouloir porter la croissance annuelle à 4%. L’administration républicaine table aujourd’hui sur une croissance de 3%, qu’elle juge plus réaliste. Pour développer l’économie, Trump a proposé un programme basé notamment sur des baisses d’impôts et des investissements dans les infrastructures. Mais les analystes craignent que cette politique, si elle se concrétise, provoque une surchauffe de l’économie compte tenu de la faiblesse de la productivité et du manque de main d’oeuvre dans certains secteurs. Si la croissance semble avoir retrouvé un peu de son élan au début du deuxième trimestre, la faiblesse des investissements des entreprises, la modeste hausse des ventes au détail et le déficit commercial au mois d’avril suggèrent qu’elle pourrait ne pas être robuste. Le département du Commerce a annoncé vendredi que les commandes de biens durables hors défense et aéronautique, considérées comme un bon baromètre des projets d’investissement des entreprises, sont restées inchangées en avril, pour le deuxième mois d’affilée. La croissance des dépenses des ménages, qui représentent plus des deux tiers du PIB, s’est faite à un rythme annualisé de 0,6%, au lieu de 0,3% en première estimation, mais reste à son niveau le plus faible depuis le quatrième trimestre 2009, après le rythme soutenu, de 3,5%, constaté au quatrième trimestre.

 

Emploi : l’intérim toujours en hausse

Emploi : l’intérim toujours en hausse

 

Le rythme de croissance de l’emploi intérimaire, considéré comme un indicateur avancé de la situation générale de l’emploi, s’est stabilisé en avril, selon le barème Prism’emploi publié mardi. Le mois dernier, l’emploi intérimaire a enregistré une progression de 8,2% par rapport à avril 2015, comme le mois précédent.   »Sur les quatre premiers mois de l’année 2017, le travail temporaire progresse ainsi de 8,3% et continue de contribuer au dynamisme du marché de l’emploi », souligne Prism’emploi, qui regroupe plus de 600 entreprises de recrutement et d’intérim. Tous les grands secteurs ont contribué à alimenter la progression de l’intérim en avril.  Le mois dernier, la croissance de l’emploi intérimaire a ralenti dans le BTP (+7,6% contre +11,9% en mars) et dans les services (+6,3% après +7,7%). La progression des effectifs intérimaire s’est en revanche accentuée dans l’industrie (+7,1% après +6,7% en mars), dans le commerce (+7,3% après +5,0%) et dans les transports (+17% contre 14,7%). Avec une progression globale de 10%, « le secteur tertiaire se situe au-dessus de la tendance des autres grands secteurs », observe Prism’emploi.

Emploi cadres : assez stable

Emploi  cadres : assez stable 

 

Au cours des trois premiers mois de l’année, la proportion d’entreprises signalant une augmentation de leurs volumes de recrutement par rapport à la même période de l’année précédente est comparable à celle relevée un an plus tôt (38%), tandis que la proportion d’entreprises déclarant des embauches moins nombreuses recule de quatre points, à 21%. D’après le baromètre trimestriel de l’Association pour l’emploi des cadres, 59% des entreprises interrogées ont recruté au moins un cadre au cours des trois premiers mois de l’année, soit quatre points de plus qu’un an plus tôt, « un niveau parmi les plus élevés depuis la création du baromètre trimestriel », est-il précisé. « Ce haut niveau semble installé, puisque cela fait maintenant quatre trimestres que cet indicateur est au moins égal à 57% », souligne l’Apec. Alors que les entreprises restent relativement prudentes sur leurs prévisions d’embauches au deuxième trimestre, le degré de certitude des intentions de recrutement s’inscrit en nette hausse par rapport à 2016. Sur les 55% d’entreprises envisageant d’embaucher au moins un cadre au deuxième trimestre (comme un an plus tôt), près des trois quarts (73%) se déclarent certaines de recruter, contre 68% il y a un an. Pour l’Apec, « ces bons résultats sont en phase avec la tendance haussière des recrutements » annoncée dans ses prévisions pour 2017, publiées en février. Au premier trimestre, le principal moteur du recrutement est resté le remplacement des départs (48%, -4 points sur un an), devant le développement de l’activité, en légère progression (27%, +1 point).

Sondage : Macron le plus efficace pour l’emploi

Sondage : Macron le plus efficace pour l’emploi

Selon un sondage Ifop pour Keljob et Explorimmo publié mardi. Emmanuel Macron apparaît comme le candidat le plus fédérateur. 25% des sondés font confiance au candidat d’En marche! Pour relancer l’emploi, 15% à François Fillon ou Marine Le Pen, 9% à Jean-Luc Mélenchon et 7% à Benoît Hamon. Les autres candidats recueillent entre 0 et 2%. Emmanuel Macron arrive également devant en matière d’éducation-formation et de logement, les deux autres thématiques explorées par ce baromètre. Ces résultats sont d’ailleurs cohérents avec un précédent sondage du 10 mars dans lequel l’ex-ministre de l’Économie figurait également comme le candidat le plus crédible pour faire reculer le chômage, devant François Fillon.

 (*)Pour ce baromètre, un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas) a été interrogé en ligne du 16 au 20 mars.

Les effets du CICE sur l’emploi impossibles à mesurer

Les effets du CICE sur l’emploi impossibles  à mesurer

Il se confirme que les effets du CICE sont difficiles à quantifier. Ce que révèle encore un rapport de France Stratégie, un organisme rattaché à Matignon qui pilote ce comité de suivi avec les partenaires sociaux, des parlementaires et des représentants de l’administration.

«La fourchette avancée dans le rapport de septembre dernier, de l’ordre de 50.000 à 100.000 emplois créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014, demeure valide, voire pourrait être un peu élargie» Selon un document de France Stratégie Le CICE aurait aussi réduit le nombre de défaillances d’entreprises, tandis que certaines sociétés l’auraient utilisé pour baisser leurs prix, ce qui aurait amélioré les marges de leurs clients. Mais ces deux effets «ne peuvent être quantifiés précisément», souligne France Stratégie, pour qui «les entreprises ont utilisé le CICE de façon très différente les unes des autres». Très libéral pendant toute une période pour servir les intérêts de Valls, France Stratégie a tourné à gauche dans le cadre de la campagne électorale ; Exemple l’évaluation du CICE. Encore une évaluation tout à fait fantaisiste d’un organisme (France, ancien commissariat au plan)  rattaché au Premier ministre. Une évaluation fortement teintée politiquement puisqu’elle conclut que le CICE aurait,  soit sauvée, soit créé 50 000 à 100 000 emplois. Notons d’abord l’ampleur de la fourchette qui démontre à l’évidence qu’il s’agit de calcul de coin de table destiné surtout à montrer l’efficacité du CICE. De toute manière ces types d’évaluation reposent le plus souvent sur la méthode du doigt mouillé. Scientifiquement il est impossible de mesurer avec précision l’effet  d’une mesure économique tout simplement parce qu’on ne dispose pas d’une période de référence. Pour être pertinent il faudrait en effet comparer la même période sans CICE avec la même période avec CICE. Tout ce qu’on sait  que ce fameux CICE,  mal ciblé et mal ficelé,  constituait quand même une mesure de baisse de la fiscalité. Une baisse de fiscalité qui a forcément contribué à améliorer la trésorerie des entreprises et en même temps l’emploi. Le reste est littérature car il est impossible de faire un chiffrage des mesures.  L’effet baisse du coût du travail du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi a permis de sauver ou de créer 50.000 à 100.000 postes en France au cours des deux première années de son existence, selon les approximations  du comité de suivi du Cice. Le rapport est un empilement de bla-bla avec chiffres et graphiques mais qui ne répondent pas avec pertinence à la question de son impact réel sur l’emploi ; témoin les précautions oratoire sur l’  évaluation.  « Deux grandes questions méthodologiques émergent de ce bilan annuel. La première est de savoir dans quelle mesure le CICE doit être appréhendé comme une réduction du coût du travail. L’analyse détaillée de ses mécanismes opérationnels et de la perception qu’en ont les acteurs économiques conduit à s’interroger sur la pertinence de son assimilation à une baisse du coût du travail. Le fait que les entreprises semblent le destiner en priorité à l’investissement renforce cette interrogation. Ce point sera important pour la démarche d’évaluation car celle-ci devra déterminer de quelle manière le CICE a pu affecter l’emploi : principalement via un effet direct de la réduction du coût du travail, à l’instar des allègements généraux de cotisations sociales ? Ou plutôt en conséquence de ses effets sur les comportements d’investissement et de fixation des prix ? La deuxième question est de savoir si les écarts entre les montants estimés de CICE sur la base des données sociales et les montants comptabilisés fiscalement résultent de différences de comportement entre entreprises. L’enjeu sera par ailleurs de savoir si c’est la créance, et son anticipation, qui affectent les décisions économiques, ou si les effets de trésorerie prédominent »  «  Le comité de suivi du Cice admet que des incertitudes pèsent sur l’évaluation de l’impact de ce dispositif. » Il estime cependant, sans doute au pif, que le Cice « a conduit à une amélioration sensible des marges des entreprises » et juge « probable un effet direct de l’ordre de 50.000 à 100.000 emplois créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014. » De son côté, La commission des finances du Sénat avait dressé un bilan à charge et  très politique dune sénatrice communiste ; bilan qui traduit un manque de compétence économique aussi un manque de sérieux de la part du Sénat qui nous a habitué à des rapports autrement pertinents. Mais il fallait sans doute accepter que la sénatrice communiste manifeste son opposition au gouvernement. Pourtant elle n’est pas particulièrement bien placée pour parler de réussite et d’évaluation économique si l’on en juge par la gestion de la ville dont elle est maire, Saint-Pierre-des-Corps en Indre-et-Loire ; une ville  complètement sinistré tant sur le plan économique que sur le plan social et dans un état d’aménagement urbain lamentable. Tout est fait pour que cette ville soit occupée par le maximum de pauvres pour permettre la réélection d’un communiste avec la complicité des socialistes.  S’il est clair que le CICE (Entré en vigueur le 1er janvier 2013) présente de graves insuffisances en matière de ciblage (certains secteurs qui en ont bénéficié n’étant pas soumis à la concurrence internationale et certaines PME n’en ayant pas assez profité) par contre la condamnation du dispositif paraît particulièrement excessive. Le dispositif  permet aux entreprises d’alléger leur masse salariale pour les salaires inférieurs à 2,5 SMIC. Son taux était de 4% en 2014. Il a grimpé à 6% cette année et culminera à 7% l’année prochaine, comme l’a récemment annoncé François Hollande, le chef de l’Etat.  En s’ajoutant aux allègements de charges sur les bas salaires, le CICE a permis l’allègement de la masse salariale des entreprises, réduisant le coût du travail. La sénatrice communiste considère que le CIC.E. n’a pas renforcé la compétitivité notamment du secteur manufacturier. Difficile de l’affirmer car les fait de ce type de mesure ne peut se faire sentir qu’à moyen et long terme,  en outre il est toujours complexe de procéder à l’évaluation pour ce type de mesure. Le CICE. a permis de restaurer certaines marges et au-delà de renforcer les capacités d’investissement. Ce n’est qu’après la restauration des marges et des capacités d’investissement qu’on peut éventuellement constater des effets  sur l’emploi. Ces effets se mesurent  au nombre d’emplois créés mais aussi au nombre d’emplois maintenus. Le rapport de la sénatrice communiste considère que le crédit d’impôt n’a permis de maintenir que 125 000 emplois. Là encore toute estimation ne peut être qu’approximative et la critique paraît peu pertinente. Il faut cependant observer une critique assez juste concernant les bénéficiaires du CIC.E. qui a surtout profité aux grandes entreprises. Par ailleurs, selon le Sénat, les ETI et les grandes entreprises sont les entreprises qui ont bénéficié en majorité du CICE. Elles représentent respectivement 22,8% et 30,2% des créances. Or, l’emploi se crée surtout dans les PME, PME qui ne « pèsent » que 32,7% des créances. Le rapport de la sénatrice constate que le CICE a constitué une aubaine critiquable pour les  entreprises en difficulté en rendant possible une amélioration de la trésorerie. Il faudrait faire observer à la sénatrice que cette amélioration de trésorerie n’a été possible que grâce à de meilleures marges, marges rendues possibles avec la baisse des charges. La sénatrice reprend à son compte les critiques des frondeurs du PS et de l’extrême gauche qui considèrent  que le CICE est donc un cadeau sans contrepartie fait aux entreprises. Le rapport critique  le coût exorbitant de ce dispositif. Celui-ci est estimé à environ 20 milliards d’euros pour les finances publiques à l’horizon 2020. Pour l’instant, le montant des créances pour les exercices 2013, 2014 et 2015 s’élève à 48 milliards d’euros. C’est la plus importante dépense fiscale de l’Etat, très loin devant le crédit impôt recherche dont le coût annuel avoisine les 6 milliards d’euros. «  Sachant qu’il n’y a jamais eu d’étude d’impact de ce dispositif, la décision de relever de 6% à 7% le taux du CICE est dans ce contexte risquée pour les finances publiques  », conclut la sénatrice qui s’interroge sur l’avenir de ce dispositif. En novembre 2015, François Hollande indiquait que le CICE serait transformé en un allègement de charges, conformément au souhait de Louis Gallois en 2012. En réalité ce rapport constitue une critique en règle du concept même de réduction de la fiscalité portant sur les charges sociales. Rien de surprenant si l’on tient compte manque de compétences d’une sénatrice, ancienne institutrice, qui n’entretient qu’un lien approximatif avec la problématique économique.

 

Sondage enjeux 2017 : emploi, protection sociale et pouvoir d’achat

Sondage enjeux 2017 : emploi, protection sociale et pouvoir d’achat

 

Selon un sondage OpinionWay pour le Printemps de l’Économie, sur «les Français et les programmes électoraux», les principaux enjeux sont les suivants : emploi (59%),  protection sociale (51%), le pouvoir d’achat (48%) et l’immigration (43%). La fiscalité ne recueille que 35% des suffrages, la dette et les déficits 32%, les affaires 31%, ou la construction européenne 19%. «Force est de constater que, pour l’ensemble des Français, les trois préoccupations majeures restent économiques et sociales», analyse Pierre-Pascal Boulanger, le président-fondateur du Printemps de l’Economie.les   électeurs les républicains et  du FN, placent l’immigration et l’emploi en tête des enjeux de la prochaine élection (avec respectivement 59% et 57% pour les sympathisants de François Fillon aux deux items, et 83% et 50% pour ceux de Marine Le Pen). Leurs préférences divergent par la suite, les sympathisants LR mettant l’accent sur la dette et les déficits (54%) quand ceux du FN, sensibles à la ligne étatiste très à gauche de Marine Le Pen, plébiscitent la protection sociale (38%).

L’emploi intérimaire encore en hausse

L’emploi intérimaire encore en hausse

Les incertitudes économiques se traduisent en emplois plus précaires avec la montée de l’intérim et des CDD dont la durée est de plus en plus courte Dans l’intérim, la hausse de l’emploi continue en janvier, même si cette progression marque un peu le pas. D’après le dernier baromètre de Prism’emploi - l’organisation professionnelle qui regroupe les entreprises de l’intérim-  après une progression de 13,3% en décembre (sur une année), la croissance de l’emploi intérimaire est demeurée solide en janvier avec une hausse de 8%.  Tous les secteurs sont orientés à la hausse: la palme revient à l’industrie qui voit le nombre de ses intérimaires croître de 9,4%. Dans les transports, la hausse atteint 8,8% (après 14, 3% en décembre). Dans le BTP et les services, les progressions sont respectivement de 7,6% et 6,4%. Enfin, le commerce enregistre une hausse plus modeste de 3,1%.   Le rythme de croissance de l’emploi intérimaire était  considéré comme un indicateur avancé de la situation générale de l’emploi mais il se substitue de plus en plus à des embauches en CDD et CDI et ne peut plus être révélateur de la conjoncture économique. Pour preuve, l’intérim  a progressé  6,7% en 2016 alors que la croissance est tout juste au dessus de 1%. ,. Le nombre de chômeurs, lui, a bien baissé d’environ 50 000 en un an mais les autres catégories (petits boulots) ont augmenté, sans parler des emplois soutenus et des chômeurs en formation qui ont changé de catégorie statistiques. Bref l’emploi précaire progresse notamment l’intérim.  Cette progression de l’intérim, qui fait suite à une hausse de 4,4% en 2015, correspond à la création de 36.500 emplois en équivalent temps plein sur l’ensemble de l’année et a concerné toutes les régions métropolitaines. Tous les grands secteurs ont contribué à alimenter la progression de l’intérim l’an dernier, l’emploi intérimaire dans le BTP ayant renoué avec la croissance après deux années particulièrement difficiles, souligne Prism’emploi, qui regroupe plus de 600 entreprises de recrutement et d’intérim. La croissance de l’emploi intérimaire a été particulièrement marquée en 2016 dans les transports, avec une hausse de 14,3% après celle de 7,2% relevée en 2015.La progression des effectifs intérimaires s’est également révélée dynamique l’an dernier dans le BTP (à +8,1% contre -6,4% en 2015), les services (+7,3% après +5,7%) et l’industrie (+5,4% après +5,1%). L’évolution de l’emploi intérimaire a en revanche nettement ralenti dans le commerce, avec une hausse limitée à 1,5% l’an dernier, contre une progression de 9,9% en 2015. La hausse de l’intérim accompagne la progression des CDD de plus en plus courts.  Pour les nouveaux emplois, de plus en plus de CDD, de plus en plus courts et qui débouchent de moins en moins sur des CDI. Le résultat du coût du travail aussi des incertitudes économiques.  Le nombre des embauches en CDD de moins d’un mois a progressé de 166% en quinze ans et ces contrats débouchent de moins en moins sur un CDI. C’est le constat majeur qui ressort de deux études distinctes, l’une de l’Unédic, l’autre de France Stratégie, que l’AFP a pu consulter. Selon les données collectées par l’assurance-chômage, de 2000 à 2016, les embauches en CDD d’un mois ou moins sont passées d’un peu plus de 1,5 million par trimestre à plus de 4 millions, tandis que celles de plus d’un mois n’ont pas bougé (environ 1 million). Ce document a été présenté aux partenaires sociaux mercredi 25 janvier lors d’une réunion de diagnostic du marché du travail, préalable à une éventuelle reprise des négociations sur l’assurance chômage.  Malgré cette tendance au raccourcissement des CDD, la part globale de ces contrats dans l’emploi reste stable sur cette période, à 9%, alors que les CDI représentent 76% de l’emploi total. Arts et spectacles, édition et audiovisuel, activités pour la santé, hôtellerie-restauration, immobilier et enseignement privé notamment sont les secteurs qui ont eu, en 2012, le plus recours à des contrats de moins d’un mois, voire quelques jours. L’étude de l’Unédic, qui gère l’assurance chômage, souligne aussi le « poids croissant » de la réembauche. En 2012, 84% des CDD de moins d’un mois étant des réembauches par un ancien employeur. « Dans certains secteurs, certains employeurs s’entendent implicitement avec leurs salariés sur la possibilité d’embauches successives avec parfois des engagements d’exclusivité », observe l’Unédic, sans plus de précisions.

 

Emploi : les fantasmes de l’uberisation

Emploi : les fantasmes de l’uberisation

Frédéric Benqué, expert à NextWorld.,Vincent Champain président de l’Observatoire du long terme tentent démonter les fantasmes de l’uberisation de l’économie dans un article des Echos

 

 

« La question n’est donc de brandir une menace digitale comme le font certains gourous et quelques consultants, mais de définir la forme de cette menace. Or, dans bien des cas, elle viendra davantage d’un concurrent plus apte à tirer parti du digital que d’un géant de l’Internet ou d’un clone d’Uber surgi de nulle part. Il y a donc un risque à investir trop pour contrer une uberisation théorique, et pas assez pour renforcer sa compétitivité, et beaucoup de commentateurs n’aident pas à y voir plus clair. Ce risque de « mal-investissement » nourri par des extrapolations hasardeuses et des récits inspirant l’optimisme aux investisseurs et la crainte aux entreprises est précisément la définition d’une bulle. Or tous les secteurs ne sont pas touchés de la même façon. Dans le transport, Uber bouleverse la fonction « d’interaction  » (mise en relation client-taxi), mais peu la « production  » (conduire une voiture). Les deux activités étant complémentaires, la réduction du coût de la première stimulera la croissance de la seconde. Actionnaires de G7 ou propriétaires de plaque de taxi peuvent s’inquiéter, mais l’emploi total est peu menacé. Certains le nient en évoquant les futurs taxis sans chauffeur, mais c’est un phénomène qui n’existe encore nulle part. Afin d’estimer l’impact sur chaque secteur de l’économie, nous avons décomposé l’emploi en France en 88 secteurs (commerce de détail, métallurgie, édition, construction de bâtiments…) et par nature de fonction (production, interaction-rangement-secrétariat, conception-management). En effet, les activités de « production  » et de « conception » ont, depuis toujours, été concernées par des gains de productivité, mais elles sont peu concernées par l’uberisation, à l’inverse des activités « d’interaction « , pouvant être remplacées à 100 %. Cette analyse a été complétée d’avis d’experts sectoriels, et nous avons également tenu compte de la dynamique de la demande : ainsi les services de santé vont se digitaliser, mais la croissance à long terme du besoin est telle que l’effet positif sur le volume ou la qualité des services compensera probablement le risque de baisse de l’emploi. Ce modèle estime l’emploi « ubérisable « , à moyen terme, à 14 % de l’emploi total. Il s’agit d’un ordre de grandeur, mais il est infiniment plus précis que les discours estimant cette part à 100 % sans analyse sérieuse. Il quantifie une réalité : le sujet est réel mais des millions d’emplois « productifs » (maçons, collecte des déchets, ménage…) sont peu touchés. Les emplois « d’interaction » (commerciaux, centres d’appels…) seront en revanche moins nombreux du fait de l’utilisation d’outils numériques « court-circuitants « . Mais ils sont loin de représenter la totalité des emplois. L’étude fait aussi apparaître des secteurs gagnants. Les producteurs agricoles subissent déjà le niveau maximum de pression concurrentielle du fait des centrales d’achat : un Uber des fruits et légumes (qui livrerait les clients en direct) peut difficilement réduire plus leurs marges. Par contre il leur permettrait de valoriser la qualité et de gagner des parts de marché en satisfaisant les amateurs de légumes qui ont un goût. Par ailleurs, comme indiqué plus haut, une baisse du coût de l’interaction induira une hausse de la demande pour la production. Enfin, l’économie française n’est pas inerte : alors que nos 14 % sont un total à moyen terme, 15 % des emplois sont détruits chaque année et il s’en crée à peu près autant, pour des raisons tenant aux évolutions de la technologie (digital, énergies renouvelables…), de la compétitivité (taux de change, savoir-faire…) ou de la consommation (plus de boutiques d’e-cigarettes et moins de téléphonie mobile). Uber n’est pas grand-chose face à Schumpeter ! Certes, il n’y a aucun doute sur le fait que la digitalisation réduira le nombre de certains emplois et aboutira à en créer d’autres. Comme pour toutes les vagues technologiques, la clef sera la capacité à intégrer ces technologies là où elles sont utiles. Et pour cela, il est préférable de fonder sa stratégie numérique… sur des nombres plutôt que sur des mots !

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