Archive pour le Tag 'emploi'

Pôle emploi : 40% des inscrits indemnisés

 Pôle emploi : 40% des inscrits indemnisés

 

D’après une enquête de l’Unedic,  sur les 6,4 millions de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en juin 2019, seulement 2,6 millions étaient indemnisés, soit 40% des effectifs.

 

Alors que l’économie française s’enfonce actuellement dans une récession importante, la situation de nombreux chômeurs pourraient s’aggraver dans les semaines à venir.

À l’été 2019, l’exécutif avait fait passer par décret sa réforme contestée de l’assurance-chômage qui prévoyait, entre autres, d’allonger la durée de cotisation pour pouvoir recevoir des indemnités. Face au marasme actuel, le gouvernement de Jean Castex a décidé de suspendre ces règles…

Veolia-Suez : « aucun risque de perte d’emploi » le gros mensonge d’Antoine Frérot

Veolia-Suez  : « aucun risque de perte d’emploi » le gros mensonge d’Antoine Frérot

 

L’énorme mensonge du patron de Veolia à propos de l’OPA hostile sur Suez : « il n’y aura aucun risque de perte de l’emploi ! « . Ce qu’ont affirmé la plupart des dirigeants pour tenter de faire passer leur projet de rapprochement. Et pourtant quelques années plus tard des centaines ou des milliers d’emplois voire la totalité ont été supprimés.

 

Dernier exemple en date celui d’Alstom .  General Electric a annoncé 9 septembre la restructuration de deux divisions en Europe. Le plan prévoirait la suppression de 753 postes en France. « Ces plans sociaux d’aubaine ne sont pas acceptables et nous ne les laisserons pas passer », a dénonce ce jeudi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. En plein débat sur la relance et la relocalisation industrielle, General Electric a annoncé ce mercredi 9 septembre la restructuration de deux divisions en Europe, celles des équipements pour barrages et réseaux électriques, laissant augurer de nouvelles suppressions d’emplois en France de la part du géant américain. Pourtant dans ce sulfureux dossier de cession de l’activité électrique d’Alstom à GE ( soutenue par Macron)  les mêmes assurances que celle de frérot avait été donnée en matière de maintien de l’emploi.

Je veux dire aux salariés de Suez que non seulement ils n’ont rien à perdre, mais tout à gagner ! Il n’y aura aucune perte d’emplois. Au sein du futur groupe, bien sûr, mais c’est valable aussi pour les repreneurs des activités en France que nous devrons céder pour des raisons de concurrence. Chaque salarié sera repris, avec l’intégralité de ses avantages sociaux actuels. La question n’est pas seulement celle de la reprise des salariés mais de la pérennité de ces emplois sans parler du transfert de l’activité eau à un fonds d’investissement ( Meridian) qui lui n’a même pas donné les mêmes assurances.

 

PÔLE EMPLOI: 2 800 embauches

PÔLE EMPLOI: 2 800 embauches

1300 recrutements supplémentaires à Pôle Emploi pour accompagner les jeunes et 1500 postes seront ouverts pour « faire face à l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi ». Ces 2800 recrutements se feront en CDD et en CDI.

La ministre du travail a laissé entendre que ces chiffres de recrutements pourraient être revus à la hausse si le marché de l’emploi continuait à se dégrader. Ce qui est vraisemblable car on a déjà constaté la suppression de 600 000 postes depuis le début de l’année. Il faudra aussi compter avec la venue de 700 000 jeunes au moins en recherche d’emploi compter de la rentrée. Surtout la fin de l’année sera marquée par la suppression presque partout du chômage partiel. Au minimum il faut s’attendre à une augmentation du chômage de l’ordre d’un million début 2021. Cela d’autant plus que les outils mis en place par le gouvernement ne semblent guère efficaces notamment l’activité partielle de longue durée (APLD), en vigueur depuis fin juillet. Ce dispositif autorise une réduction du temps de travail jusqu’à un maximum de 40% d’heures chômées sous condition d’un accord d’entreprise ou de branche, de six à 24 mois, validé par l’administration et comprenant des engagements sur l’emploi et la formation.

« Les entreprises ne s’en sont pas encore suffisamment saisies », a regretté Elisabeth Borne.

Emploi : destruction massive

 Emploi : destruction massive

Selon l’Insee ,  près de 620.000 postes ont été détruits dans le secteur privé au cours du premier semestre. Une destruction qui pourrait peser sur le comportement des ménages qui portent la croissance à bout de bras. C’est d’ailleurs la première préoccupation qui apparaît dans les enquêtes; ce qui explique sans doute l’attentisme des ménages et la montée de l’épargne ciment de la consommation.

Depuis le printemps, de grands groupes (AirbusRenault, Michelin) ont annoncé des suppressions de postes et parfois des fermetures de sites. Ces décisions vont avoir des répercussions désastreuses sur l’emploi local avec des sous-traitants et des fournisseurs directement frappés par cette récession historique.

Si les mesures de chômage partiel ont permis de préserver le revenu d’une bonne partie de la population active durant les huit semaines de confinement, la levée progressive des mesures d’endiguement et la moindre prise en charge de l’activité partielle par la collectivité (État et Unédic) depuis le début de l’été devraient mettre en lumière les conséquences abyssales de la récession sur le marché du travail.

Emploi États-Unis : écroulement de la croissance

Emploi États-Unis : écroulement de la croissance

Un véritable écroulement de la croissance des emplois aux États-Unis à mettre en relation évidemment avec la catastrophe de la crise sanitaire qui ne cesse de s’amplifier. Les données publiées mercredi font état de 167.000 créations de postes le mois dernier alors que le consensus Reuters en attendait 1,5 million.

Le ralentissement est d’autant plus marqué que les chiffres de juin ont été révisés fortement à la hausse pour faire apparaître 4,314 millions de nouveaux postes et non plus 2,369 millions.

Ces données alimenteront les doutes sur la vigueur de la reprise de l’économie américaine sur fond de résurgence du nombre de cas ce contamination au COVID-19.

Les chiffres du cabinet ADP précèdent de deux jours le rapport mensuel sur l’emploi, qui sera publié vendredi. Le consensus Reuters table sur 1,485 millions de créations d’emplois non-agricoles contre 4,767 millions en juin.

Plan Emploi des jeunes : un effet d’aubaine ?

Plan Emploi des jeunes : un effet d’aubaine ?

 

Un plan pour absorber les 7 à 800 000 jeunes qui vont venir sur le marché du travail à la rentrée. Un plan destiné à favoriser l’embauche, l’insertion ou la formation. La mesure la plus importante est une aide à l’embauche de 4000 euros pour les entreprises pour favoriser 450.000 embauches d’ici janvier. Un dispositif qui pourrait être attractif pour les entreprises sous condition évidemment que la croissance continue de ce redresser. Dans ce domaine tout dépendra du climat et de l’attitude des ménages qui pour l’instant manifestent quelques inquiétudes pour l’avenir et préfèrent pour ceux qui le peuvent épargner plutôt que de semer.

 

Or la consommation des ménages et le moteur de la croissance en France. Dans une hypothèse favorable de reprise de l’activité, la question se pose cependant de savoir si ce dispositif ne va pas constituer une aubaine pour certaines entreprises qui pourraient alors substituer ces emplois jeunes à des emplois classiques peut-être même pour se débarrasser de salariés anciens relativement coûteux par rapport aux nouveaux.

 

Pour aider les entreprises qui hésitent à recruter, le gouvernement instaure une prime pour tout jeune de moins de 25 ans recruté entre août et janvier sur un contrat d’au moins trois mois jusqu’à 2 Smic. Cette « compensation de cotisations » sera de 1000 euros chaque trimestre pendant un an maximum. Le plan reprend aussi les aides, déjà en vigueur depuis le 1er juillet, pour les embauches de jeunes en alternance d’ici fin février : 5000 euros pour un apprenti ou un contrat de professionnalisation de moins de 18 ans, 8000 euros pour un majeur.

Versé trimestriellement, ce « coup de pouce pour accélérer l’embauche des jeunes » sera ouvert aux CDI et aux CDD conclus entre le 1er août et fin janvier. L’exécutif a choisi de placer le curseur très bas, avec un accès à l’aide y compris aux CDD de 3 mois seulement, signe de l’ampleur de sa crainte que la génération qui arrive sur le marché du travail se retrouve violemment impactée par la crise.

 

Ce plan est destiné à faire face à l’arrivée de 7 à 800.000 jeunes sur le marché du travail « dans une rentrée compliquée » selon le Premier ministre, qui a présenté le plan après la visite d’un centre de formation d’apprentis à Besançon, où il a multiplié les échanges avec les jeunes.

Ce plan  »un jeune, une solution » table aussi sur la signature de 230.000 contrats d’apprentissage et 20.000 missions supplémentaires en service civique dès cette année, d’une durée moyenne de 8 mois, et 80.000 l’année prochaine. Il prévoit également 300.000 « parcours d’insertion », dont 60.000 contrats aidés dans le secteur marchand, et 200.000 places supplémentaires en formation. Pour les jeunes en échec dans l’enseignement supérieur, 100.000 formations qualifiantes ou pré-qualifiantes seront proposées « dans les métiers d’avenir » (transition écologique, santé, numérique, secteurs prioritaires du plan de relance).

Emploi États-Unis : croissance des emplois en même temps que le Coronavirus

Emploi États-Unis : croissance des emplois en même temps que le Coronavirus 

 

 

C ‘est sans doute la principale contradiction à savoir la montée en puissance des créations d’emplois au mois de juin ( près de 5 millions au lieu de 3 millions attendus) alors que parallèlement le Coronavirus affecte de plus en plus de personnes au rythme actuel de 50 000 par jour. Sans doute d’ailleurs un effet mécanique. L’ l’insuffisance des mesures sanitaires favorise le développement du virus avec la progression des activités économiques.

Le département du Travail a fait état de 4,8 millions de créations d’emplois non-agricoles le mois dernier, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 3,0 millions.

Ce chiffre est le plus élevé jamais enregistré sur un mois depuis le début du suivi des chiffres de l’emploi par Washington en 1939.

Les créations de postes de mai ont en outre été revues en hausse à 2,699 millions contre 2,509 millions annoncé initialement.

Le rebond des deux derniers mois est toutefois loin de compenser l’explosion du chômage subie en avril avec 20,787 millions d’emplois détruits.

Les bons chiffres de juin s’ajoutent à une série d’indicateurs, sur la consommation des ménages entre autres, qui reflètent un rebond net de l’activité économique. Cette embellie qui pourrait toutefois être remise en question par la remontée des chiffres de l’épidémie ces derniers jours dans de nombreux Etats, dont la Californie, le Texas et la Floride, les plus peuplés du pays.

Les économistes expliquent aussi la vitesse et l’ampleur du rebond de l’emploi par l’impact du “Paychek Protection Program”, un dispositif mis en place par l’Etat fédéral pour prêter aux entreprises des sommes qu’elles ne remboursent que partiellement si elles les utilisent pour continuer de payer leurs salariés.

Mais les crédits alloués à ce “PPP” sont pratiquement épuisés, ce qui pourrait se traduire par une nouvelle vague de licenciements.

Les inscriptions au chômage tendent pour l’instant à se stabiliser: elles sont revenues à 1,427 million la semaine dernière après 1,482 million la semaine précédente.

En même temps que ce rebond de l’emploi, la croissance du nombre d’infections du Corona =virus ne ralentit pas. En effet, au moins 53.069 nouvelles infections au coronavirus ont été recensées aux Etats-Unis en 24 heures, selon le comptage jeudi à 20 heures 30 locales de l’université Johns Hopkins, un niveau record depuis le début de la pandémie, à la veille du long week-end de la fête nationale. Cela porte à plus de 2,7 millions le nombre total de cas détectés dans le pays. 649 personnes sont décédées du Covid-19 sur le sol américain lors dès dernières 24 heures, 128.677 depuis le début de la crise sanitaire mondiale.

Le niveau des cas nouvellement détectés aux Etats-Unis est plus élevé qu’à aucun moment depuis l’apparition du Sars-Cov-2, et les hospitalisations augmentent dans plusieurs foyers comme Houston (Texas) et Phoenix (Arizona).

Au Texas, près de 8.000 nouveaux cas ont été recensés depuis mercredi, forçant le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott, un allié du président Donald Trump, à rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics de son grand Etat du Sud américain, à la veille des festivités du 4 juillet. Celles-ci sont traditionnellement marquées par des réunions familiales ou de grands rassemblements pour assister aux feux d’artifices. Les autorités craignent alors une propagation du virus, qu’elles admettent ne pas contrôler totalement.

Pour fêter l’indépendance des Etats-Unis, le président Donald Trump prévoit d’assister vendredi avec sa femme Melania Trump à des feux d’artifice au Mont Rushmore, haut lieu touristique du Dakota du Sud, où les têtes d’anciens présidents ont été taillées dans le granite.

SONDAGE emploi BFMTV -: 39% inquiets

SONDAGE emploi  BFMTV -: 39% inquiets  

 

daprès un sondage hebdomadaire réalisé par Elabe pour BFMTV:

, ils sont 86% à se déclarer très inquiets pour la situation économique:

42% des personnes interrogées ont répondu s’inquiéter du niveau de la dette publique.

Quant au fait de travailler plus pour aider la reprise économique du pays, proposition formulée par certaines personnalités, 33% des Français s’y disent favorables, et 67% s’y opposent, dont 37% se disant « très opposés ».

Au niveau individuel, 56% des Français indiquent s’inquiéter pour leur situation financière et 39% des sondés actifs se disent soucieux quant à leur emploi. Il apparaît que les salariés du secteur privé sont davantage en proie à ce sentiment que ceux du secteurs public. Ils sont, selon cette enquête, 58% à s’être déclarés inquiets, contre 42% des sondés du secteur public.

Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 27 mai 2020.Sur la situation sanitaire, 67% des personnes interrogées se disent inquiètes de la propagation du Covid-19. Il s’agit d’une baisse de 8

 

40% des sondés ont confiance en l’exécutif pour lutter contre l’épidémie

Concernant l’opinion des Français au sujet de l’exécutif dans la gestion de la crise sanitaire, 40% des personnes interrogées répondent lui faire confiance pour lutter efficacement contre l’épidémie.

Au sujet de l’approvisionnement en masques FFP2 et masques chirurgicaux, seules 17% des personnes interrogées ont jugé que l’exécutif avait bien géré ce point. Au sujet des tests de dépistage, ils sont 22%.

Les Français se révèlent assez partagés sur ces entretiens: 46% des sondés ont répondu positivement à l’affirmation selon laquelle « le président de la République sort de son rôle, en temps de crise il devrait avoir d’autres priorités ». A l’inverse, ils sont 53% à juger Macron « dans son rôle ».

« Mais plus généralement, 57% des Français considèrent qu’Emmanuel Macron cherche avant tout à faire des coups de communication », note Elabe.

 

* Le sondage a été réalisé par Elabe pour BFMTV selon la méthode des quotas, sur un échantillon représentatif de la population française de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus. Elles ont été interrogées par internet les 26 et 27 mai 2020.

L’emploi des jeunes menacés parenthèse( OIT)

L’emploi des jeunes menacés parenthèse( OIT)

 

D’après l’OIT; les jeunes pourraient bien être affectés pendant une dizaine d’années par le Coronavirus à propos de leurs conditions d’emploi. Ou alors certains pourraient  profité de la conjoncture pour remplacer des plus anciens par des plus jeunes mais à des conditions sociales nettement dégradées., Ce qui au total serait néfaste au pouvoir d’achat moyen des salariés concernés. Selon l’OIT, plus d’un jeune actif sur six dans le monde, âgé de moins de 24 ans, a perdu son emploi depuis le début de l’épidémie.

Guy Ryder, le directeur général de l’OIT, s’est dit “extrêmement préoccupé” par la situation des jeunes touchés de manière disproportionnée par la crise, estimant que cela pourrait déboucher sur une “génération confinement”.

“Les jeunes vont simplement être laissés pour compte, et en grand nombre”, a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse à Genève à l’occasion de la quatrième édition du baromètre de l’organisation consacré à la pandémie.

“Le danger est que ce choc initial pour les jeunes dure une décennie ou plus. Il affectera leurs perspectives (d’emploi) (…) tout au long de leur vie professionnelle”, a-t-il ajouté.

L’organisation a notamment pointé du doigt les problèmes rencontrés aux Etats-Unis et au Brésil.

L’OIT a par ailleurs revu en hausse de sept millions, à 135 millions, le nombre d’emplois perdus au premier trimestre dans le monde par rapport à sa précédente estimation. L’estimation des pertes d’emploi entre avril et juin est restée inchangée, avec 305 millions d’équivalents temps plein, les Amériques devant être la région la plus touchée.

Emploi USA: 2 millions de chômeurs en plus

Emploi USA: 2 millions de chômeurs en plus

 

Si les inscriptions hebdomadaires au chômage restent à un niveau considérable, elles diminuent progressivement depuis le record de 6,867 millions atteint lors de la semaine au 28 mars. La moyenne mobile sur quatre semaines a baissé pour s’établir à 3.042.000 contre 3.543.000 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 25,073 millions lors de la semaine au 9 mai (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 22,548 millions la semaine précédente.

Un million de jeunes sans emploi et sans formation

Un million de jeunes sans emploi et sans formation

 

Le  ministère du Travail (Dares) a recensé plus de 963.000 jeunes âgés de 16 à 25 ans qui ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation. , ils représentent plus d’un jeune sur 10 (12,9%) de cette classe d’âge. Derrière ces chiffres, la situation de ces personnes révèle parfois des parcours chaotiques et une scolarité souvent hachée. Pour tenter de lutter contre le décrochage scolaire et l’absence de diplôme, l’obligation de formation jusqu’à 18 ans doit entrer en vigueur à partir de septembre 2020.  »Tous les jeunes de cette tranche d’âge devront se voir proposer une formation. Les pouvoirs publics et les institutions devront les accompagner et leur proposer une formation » avait expliqué le secrétaire d’Etat, Gabriel Attal, dans un entretien accordé à La Tribune en décembre dernier. En attendant, des milliers de jeunes restent en dehors des circuits d’insertion malgré la baisse du chômage. Parmi les jeunes actifs, le taux de chômage était proche de 21% en 2018 contre 9% pour le reste de la population. Sur ce point, la situation des non-qualifiés demeure particulièrement préoccupante.  Le rôle du diplôme demeure déterminant face au chômage et la précarité même si de récents travaux ont montré que l’insertion professionnelle, même pour les plus diplômés, peut s’avérer bien plus complexe qu’auparavant.

Emploi- Moins de chômage sans croissance: le miracle statistique français

Emploi- Moins de chômage sans croissance: le miracle statistique français

 

 

 

Il y a sans doute un miracle français, celui de la baisse du chômage qui se produit pratiquement sans croissance  ou alors avec une croissance tellement insignifiante qu’on peut s’interroger à propos de la réalité des chiffres. Selon les données du ministère du travail le chômage de la catégorie A aurait reculé de 1,7 % au quatrième trimestre alors que la croissance s’est encore tassée pour n’atteindre que 0,2 %. Conclusion, la France sait créer des emplois sans croissance  ! Il faut dire que les progressions annoncées sont de l’épaisseur du trait puisque le nombre de demandeurs d’emploi aurait reculé d’environ 50 000 pour 3 300 000 personnes inscrites. Une diminution du nombre de chômeurs due sans doute davantage à des calculs statistiques plutôt qu’à de vraies créations d’emplois. Surtout avec le halo du chômage. Les personnes qui ont renoncé à s’inscrire qui représentent autour de 1,5 millions de personnes. Le nombre de demandeurs d’emploi en “catégorie A” aurait donc  reculé de 1,7% au quatrième trimestre 2019 en France métropolitaine, soit une baisse de 3,1% sur un an, selon les données publiées lundi par le ministère du Travail (Dares). Notons aussi que seulement 20% des anciens inscrits en Catégorie A retrouvent effectivement un emploi.

Pour les autres,  il s’agit des personnes qui sont entrées en stage (233.000 personnes), celles qui ont arrêté de chercher (182.000 personnes), celles qui n’ont pas actualisé leur situation (926.000 personnes) et enfin celles qui ont été radiées (176.600 personnes).

Ainsi officiellement,  le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi a ainsi reculé de 55.700, à 3.308.800 millions de personnes.

Au cours des trois derniers mois, la baisse est particulièrement sensible chez les moins de 25 ans (-2,2%). Elle est en revanche plus timide pour les demandeurs d’emploi âgés de 50 ans et plus (-0,9%). En incluant les départements et régions d’outre-mer, hors Mayotte, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élève à 3.553.700 millions (-1,7% sur le trimestre et -3,3% sur un an).

 

Emploi: très petite hausse de 0.2% hausse au troisième trimestre

Emploi:  petite hausse de 0.2% hausse au troisième trimestre

 

Un toute petite hausse qui indique en fait une quasi stagnation. Le secteur privé a enregistré 33.700 créations nettes de postes au troisième trimestre, soit une hausse de 0,2% comme au trimestre précédent, selon des chiffres définitifs de l’Insee publiés mardi. A mettre en parallèle avec les 3.3 millions de chômeurs officiels.

Le rythme des créations d’emploi ralentit nettement .  L’institut a revu en baisse son estimation provisoire qui était de 54.300 postes (+ 0,3%) selon les derniers chiffres livrés ce mardi 9 décembre. Au deuxième trimestre, la hausse était de 43.500 postes.

Par secteur, l’emploi reste quasi stable dans l’industrie : +1.500 après +1.400. L’emploi industriel est supérieur de 17.400 à son niveau d’un an auparavant (soit +0,6%). Dans la construction, il continue de croître solidement : +9.000 (soit +0,6%). Sur un an, la hausse atteint 42.200 (+3,1%).

L’emploi augmente de 23.500 dans les services marchands, soit +0,2%. Sur un an, ces secteurs portent la grande majorité des créations nettes d’emplois salariés (+167.500). Ceci en dépit d’une baisse de l’emploi intérimaire, −2.900, comme au trimestre précédent (-8.000 sur un an).

L’emploi salarié dans les services principalement non marchands progresse légèrement, comme au trimestre précédent : +6.500, après +11.200. Cette progression provient essentiellement de la fonction publique (+7.600 après +10.000) tandis que l’emploi privé reste quasi stable.

L’emploi salarié a de nouveau légèrement progressé dans la fonction publique (+8.600 après +10.600). Sur un an, l’emploi salarié s’accroît au total de 258.600 (+1,0%): +231.000 dans le privé et +27.700 dans la fonction publique Au total, l’emploi salarié compte 19,6 millions de postes et augmente de manière continue depuis le 2e trimestre 2015. Dans un communiqué distinct, l’Acoss indique que « le salaire moyen par tête (SMPT) progresse de 0,9 % au troisième trimestre 2019 comme au trimestre précédent. Sur un an, il s’accroit de 2,3 % ».

 

Angers: une métropole écologique et intelligente mais sans emploi ?

Angers:  une métropole écologique et intelligente mais  sans emploi ?

 

Sans doute pour répondre à des préoccupations de marketing politique la ville d’Angers s’est auto proclamé métropole, Smart City, ville intelligente.

 

Certes il ne s’agit pas de nier l’importance du développement de services numériques. Mais à Angers, c’est un peu la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf car il y a un gouffre entre les projets et leur habillage politique. Le problème de cette ville moyenne c’est qu’elle est beaucoup moins dynamique que d’autres dans sa catégorie et même dans sa région. Au troisième trimestre 2018, avec 9,2% de la population active, le taux de chômage de la zone d’emploi d’Angers affiche un taux supérieur à celui enregistré au niveau départemental (8,3%) et régional (7,6%). En un an, le taux de chômage a diminué de 0,4 point, soit une situation identique à celle du département et de la région (-0,4 point). Une région par ailleurs dynamique notamment avec la métropole de Nantes et le développement de Cholet mais qui a tendance à s’endormir depuis longtemps à Angers. Pour preuve, le nombre de chômeurs est assez supérieur à Angers ( taux chômage à 9.20% ) par rapport non seulement à la région toute entière (taux chômage 7.60% ) mais aussi par rapport aux départements du Maine-et-Loire( taux de chômage à 8.30).

 

D’après les deniers  officiels, Fin décembre 2018, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A affiche une baisse de 0,5% comparativement à décembre 2017. Cette évolution est moins favorable que celle affichée par le département du Maine et Loire (-0,7%) et plus favorable que celle affichée par la région Pays de la Loire (+0,5%).

 

« Nous voulons construire le modèle du territoire intelligent à la française », explique, à La Tribune, Christophe Béchu, le président (divers droite) d’Angers Loire Métropole.. »mais il y a loin entre la perspective d’une Silicon valley française ç la réalité. les projets sont plus modestes, il s’agit de numériser certains certains services publics. Il serait bon qu’ Angers se réveille au numérique mais aussi à l’économie réelle et à l’emploi.

« Les usages, ce sont les associations, les entreprises et les habitants qui vont les écrire », assure le PDG d’Engie Ineo, Yann Rolland, chargé des villes et des collectivités chez Engie Solutions. « Dès ce vendredi 22, la Connected Week va basculer en mode grand public avec une conférence de présentation officielle pour lancer le processus. »

 

Concrètement, le groupement lauréat s’est engagé à réaliser des économies sur la maîtrise de l’énergie. En matière d’éclairage public par exemple, les 240.000 candélabres de la métropole vont passer au LED avec des détecteurs de présence. « Ces derniers pourront nous donner une idée de la circulation en temps réel », assure Christophe Béchu. Modifier les ampoules coûte actuellement 2 millions d’euros par an, auxquels il faut ajouter la facture d’EDF de 2,7 millions. Mais dès que l’infrastructure sera « en plein fonctionnement », elle permettra de réduire ces charges de 66% et de faire tomber ce montant à 1 million d’euros. Il s’agit aussi d’alléger de 20% les consommations énergétiques des 557 bâtiments publics. Dans le même esprit, les 216 parcs et jardins de la ville d’Angers vont être équipés de capteurs d’humidité. Objectif: économiser 150.000 euros d’eau potable par an, soit 30% de réduction de l’arrosage public.

 

Rationaliser certains services  publics avec le numérique, c’est bien mais c’est bien insuffisant pour redynamiser une économie qui s’endort.

 

 

 

Emploi salarié: hausse troisième trimestre

Emploi salarié: hausse troisième trimestre

Selon les derniers chiffres du ministère du Travail et de l’Insee publiés ce vendredi 8 novembre, les effectifs salariés ont augmenté de 0,3% entre juillet et septembre. Ce qui correspond à la création de 54.300 postes dans le secteur privé contre 45.400 au second trimestre. Sur un an, la hausse est estimée à 1,4%, soit environ 263.200 emplois. L’emploi a été particulièrement dynamique entre janvier et mars derniers avec plus 100.000 créations.

Ces résultats corroborent les récents chiffres de Pôle emploi qui indiquaient une baisse du nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A de 0,4% entre le second et le troisième trimestre. Ces statistiques favorables interviennent alors que l’économie française a clairement ralenti depuis 2017. Ce qui montre que les chefs d’entreprise n’ont pas renoncé à recruter malgré ce coup de frein. Mais les perspectives devraient être nettement moins favorables en 2020.

. Lors d’un récent point presse, l’économiste de COE-Rexecode, Denis Ferrand, était plus pessimiste pour l’année prochaine.

« Dans les administrations, il devrait y’avoir moins d’investissements en 2020 avec la fin du cycle communal électoral. Les années d’élections municipales sont très rapidement suivies d’un recul des dépenses d’investissement public alors que les années passées sont des années d’accélération de l’investissement. Cette circonstance spécifique deviendra plus défavorable l’année prochaine. »

 

 

Dans l’industrie (0,2%) et l’agriculture (0,3%), les créations d’emploi restent dans la moyenne. Dans le tertiaire, le rythme des créations a légèrement accéléré en passant de 0,2% à 0,3% avec 37.300 créations de postes contre 35.800 au précédent trimestre. En revanche, l’emploi intérimaire dans les services baisse à nouveau (-0,5%) après une autre chute entre avril et juin (-0,3%).

Emploi : le diplôme ne suffit plus pour les jeunes

Emploi : le diplôme ne suffit plus pour les jeunes

 

Au deuxième trimestre on a enregistré une très légère baisse du chômage .  le nombre de chômeurs (catégorie A) sur la France entière avait baissé de 0,5% à 3,632 millions de personnes, tout comme celui du nombre de demandeurs d’emploi, avec ou sans activité (catégories A, B et C) à 5,888 millions. Cependant, les jeunes même diplômés rencontrent  de plus en plus de difficultés à entrer sur le marché du travail. En cause, la conjoncture économique avec une croissance assez faiblarde mais aussi à la fois le manque de qualification de certains et la dévalorisation des diplômes. Globalement les jeunes diplômés présentent  des formations souvent insuffisamment qualifiantes et dont le contenu est parfois à relativiser.

Un étude de chercheurs du CEREQ fait  le  constat pour les différentes catégories de diplômés.

« Contraints à vivre des débuts de vie active dans une conjoncture difficile, où le diplôme semble de plus en plus nécessaire mais de moins en moins valorisé, les jeunes sans diplôme et diplômé·es du secondaire de la génération 2010 se voient toujours plus exclu·es de l’emploi, et plus exposé·es au chômage et à la précarité. Dans le même temps, les jeunes diplômé·es de l’enseignement supérieur, de plus en plus nombreux·ses, voient baisser leurs chances d’accéder au statut de cadre et de bénéficier d’une rémunération que leur niveau d’étude semblait justifier pour les générations précédentes ».

L’étude montre également une forte dévalorisation des diplômés du supérieur au niveau salarial. Les salaires des BAC +5 de la génération 2010 sont bien inférieurs à ceux de la génération 1998 après six ans d’expérience cumulée.

 

Emploi des seniors : la contradiction avec l’âge de la retraite

Emploi des seniors : la contradiction avec l’âge de la retraite

 

Théoriquement la retraite peut être prise à partir de 62 ans. Dans les faits,  l’âge moyen de départ et de 62 ans et demi. On s’apprête à repousser la à 64 ans pour une retraite pleine or le problème est qu’une partie non négligeable des salariés âgés sont déjà au chômage avant. Les seniors sont en effet particulièrement frappés par le chômage de longue durée (au delà d’un an). En 2018, 37,8% des demandeurs d’emploi ayant plus de 50 ans étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans contre 22,3% pour l’ensemble des inscrits. Plus l’âge avance et plus de 50 ans rencontrent de grandes difficultés pour sortir du chômage.

Ainsi, 60,2% des plus de 55 ans étaient au chômage depuis plus d’un an en 2018 contre 41,8% pour l’ensemble des chômeurs de 15 à 64 ans.

Comment dès lors  envisager d’un point de vue social la compatibilité avec un report de l’âge de la retraite. Il est vraisemblable qu’en attendant la fatidique date, nombre d’intéressés iront rejoindre le halo du chômage, c’est-à-dire ce qui n’ont plus droit à rien en matière d’indemnités et qui ne recherchent plus de travail à Pôle emploi. Un report éventuel de l’âge  de la retraite (qui devrait être ciblé en fonction de la nature des métiers et de leur pénibilité) n’est donc socialement acceptable que s’il est accompagné d’une politique de réinsertion professionnelle de ces salariés âgés en utilisant d’une part les moyens de la formation, d’autre part en créant des dispositions légales contractuelles pour aménager leur temps et autres conditions de travail

Emploi: 54% des Français pour la «préférence nationale»

Emploi: 54% des Français pour  la «préférence nationale»

 

 

 

Une étude qui n’apprend pas grand chose, celle de l’Ipsos réalisée dans plusieurs pays pour mesurer la préférence nationale dans l’emploi. Sans surprise,  54 % des Français approuvent cette préférence,  c’est d’ailleurs moins que la moyenne des autres pays qui se situent autour de 60 % et qui peut atteindre plus de 80 % chez les russes. De toute façon,  une préférence qui ne change pas grand-chose à moins évidemment de fermer complètement les frontières et l’économie en même temps. Citons par exemple le secteur agricole ou le bâtiment où il n’est pas possible de recruter suffisamment de main-d’œuvre française faute de candidats. Même chose parmi les médecins  où  les étrangers  représentent environ 50 % des hospitaliers ;  cela en raison du numerus clausus qui limite encore pour longtemps le nombre de médecins formés en France. Dans nombre de métiers manuels, la présence étrangère ne peut être qu’en progression car on ne forme plus suffisamment d’apprentis depuis très longtemps et on a orienté trop d’élèves vers des bacs bidon qui conduisent directement à pôle emploi. En cette période de populisme de nationalisme, «La préférence nationale en matière d’emploi est une idée qui est aussi présente dans beaucoup d’autres pays», explique Chloé Morin, chef de projet chez Ipsos.

L’étude de  l’institut Ipsos a testé un certain nombre d’affirmations, notamment d’ordre économique. Intitulée «Populist and nativist sentiment in 2019», cette étude a été réalisée auprès de 18.000 personnes dans 27 pays, ce qui permet de faire une comparaison internationale. Parmi les phrases proposées, on trouve notamment l’affirmation suivante: quand les emplois sont «rares», les employeurs devraient embaucher en priorité les nationaux plutôt que les immigrés. Une manière de tester l’adhésion à la «préférence nationale» en matière d’emploi. 54% des Français se disent d’accord avec cette proposition (soit 3 points de plus qu’en 2016). Si on prend l’ensemble des 18.000 personnes interrogées (tous pays confondus), la France se situe en dessous de la moyenne puisque 60% des interrogés estiment que les entreprises doivent privilégier les nationaux. Les Serbes (82%), les Russes (81%), les Hongrois (75%) ou encore les Turcs (73%) sont les plus en phase avec cette affirmation.

 

Chloé Morin, chef de projet chez Ipsos Global Affairs

«La préférence nationale en matière d’emploi est une idée présente dans beaucoup de pays», explique au Figaro Chloé Morin, chef de projet chez Ipsos Global Affairs, qui lie cette tendance au contexte «post-crise économique de 2008». «En France, nous sommes très focalisés sur le discours et la préférence nationale est souvent liée au Rassemblement national mais cette question est portée partout dans le monde, parfois par des partis politiques moins ostracisés», poursuit Chloé Morin. La politologue note que de nombreux pays souscrivent encore plus que la France à la préférence nationale, ce conduit à «relativiser» le score français.

 

Ford Gironde encore condamné pour non respect des engagements sur l’emploi

Ford gironde encore  condamné pour non respect des engagements sur l’emploi

Ford encore condamné à propos de l’emploi. Malheureusement, cela ne changera pas la situation de l’usine puisque Ford a préféré la fermer totalement plutôt que de permettre sa reprise. – La cour d’appel de Bordeaux a condamné jeudi Ford pour n’avoir pas maintenu 1.000 emplois dans son usine Ford Aquitaine Industries (FAI) à Blanquefort (Gironde) du 1er janvier au 24 mai 2018, conformément à ses engagements. Les magistrats avaient fondé leur décision sur l’accord-cadre signé en 2013 pour cinq ans entre les dirigeants de Ford Europe et les pouvoirs publics qui s’étaient engagé à apporter 12 millions d’euros pour maintenir ce niveau d’effectifs. Ford avait fait appel de cette décision et plaidé lors de l’audience le 28 mai dernier l’inexistence “d’un accord collectif entre les syndicats et Ford”. Ils avaient défendu l’idée que dans l’accord-cadre aucun engagement ferme sur le nombre de salariés n’avait été signé et que le chiffre de 1.000 emplois n’était qu’un “objectif». Au mois de février 2018, Ford avait annoncé son intention de mettre un terme à son activité dans cette usine spécialisée dans les boîtes de vitesse qui avait ouvert ses portes en 1972.Un seul candidat à la reprise restait en lice, l’industriel belge Punch Powerglide jugé crédible par le gouvernement, mais le constructeur automobile avait préféré programmer la fin de son activité en Gironde à la fin du mois d’août 2019 et mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) que l’Américain jugeait plus favorable pour les salariés. Le PSE a été validé le 5 mars dernier par l’administration.

Plein-emploi en 2025 (Macron) : du pipeau !

Plein-emploi en 2025 (Macron) : du pipeau !

 

Lors de sa conférence de presse, Macron a affirmé qu’il se donnait pour objectif d’atteindre le plein-emploi en 2025. Observons d’abord que cet objectif enjambe le mandat de Macron qui finira en 2022. Précisément pour 2022,  Macron retient un objectif moins ambitieux de 7 % d’ici la fin du quinquennat. Notons aussi que le concept de plein-emploi c’est-à-dire de chômage zéro n’existe pas.  en effet ,compte-tenu des modifications conjoncturelles du marché du travail des adaptations permanentes sont nécessaires et il existe toujours pendant un temps autour de 3 à 4 % de chômage. L’essentiel consiste dans cette période de chômage de limiter le plus possible sa durée mais le chômage zéro ne peut exister ou alors il faudrait un très fort déséquilibre de l’offre et de la demande au profit de l’offre. En outre,  le marché du travail a déjà bien évolué notamment en raison du développement de postes beaucoup plus précaires soit à temps partiel, soit à durée limitée de sorte qu’on peut dans certains pays comme en Allemagne aux États-Unis avancer des chiffres de chômage très bas et en même temps une augmentation de la pauvreté des travailleurs. Pour prouver l’efficacité de son action, Macron a avancé le chiffre de création de 500 000 emplois en deux ans.  C’est ce qu’avait créé Hollande en 18 mois à comparer à moins de 300 000 emplois créés sous le mandat de Macron sur la même période. En clair ,le mandat de l’actuel président de la république n’a pas apporté d’amélioration. Pour preuve encore les résultats du premier trimestre 2019 globalement le nombre de chômeurs stagne

 

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