Archive pour le Tag 'emploi'

l’emploi se tasse comme la croissance

l’emploi se tasse comme la croissance

 

Il n’y a pas de miracle ; quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. La Banque de France vient de confirmer le ralentissement de l’activité générale en ne prévoyant que 0,2 % d’augmentation du produit intérieur brut au quatrième trimestre au lieu des 0,4 % prévus. Du coup, la perspective de croissance de 1,7 % retenue par le gouvernement dans son budget est remise en cause. Comme déjà souvent indiqué dans ce site, la croissance française aura du mal à dépasser 1,5 % en 2018. Il n’est donc pas étonnant que l’emploi stagne. D’une certaine manière cela traduit l’échec de la politique économique de Macron qui a assommé la consommation des ménages avec ses mesures fiscales. Or la consommation des ménages représente environ les deux tiers du produit intérieur brut. La brutalité de la fiscalité a donc constitué une erreur économique grave. En outre elle hypothèque l’avenir car elle pèse maintenant sur le moral des entreprises et des ménages

Selon les dernières données de l’Insee publiées ce mardi 11 décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique Dans la fonction publique, l’emploi salarié continue de baisser (-7.400) et augmente dans le privé à 22.400. Alors qu’Emmanuel Macron tente de désamorcer la crise des « Gilets jaunes » en annonçant une série de mesures pour doper le pouvoir d’achat des salariés à bas revenus et des retraités modestes, la Banque de France vient d’abaisser ses prévisions de croissance à 0,2% pour le dernier trimestre contre 0,4% auparavant. Les résultats collectés par l’institut de statistiques signalent que les créations d’emplois dans les services marchands ont marqué le pas. Entre juillet et septembre, l’emploi salarié a augmenté de 15.300 dans ce secteur, soit 0,1% contre 0,2% le trimestre précédent. « Sur un an, ce secteur porte l’essentiel des créations nettes d’emplois salariés : +158.300, soit +1,3%. » L’autre phénomène préoccupant est le recul de l’emploi intérimaire. Or cet emploi constitue or cet emploi constitue un indicateur avancé de la conjoncture D’après des chiffres du service de statistiques du ministère du Travail (Dares), l’emploi temporaire a baissé de 1,2% contre -0,6% au trimestre précédent. Du côté de l’industrie, les créations d’emplois stagnent, voire reculent légèrement dans l’industrie manufacturière (-0,1).  Le secteur de la construction continue de créer des emplois. Les effectifs ont progressé de 0,4% (5.500 postes) comme au trimestre précédent.  »Sur un an, ils augmentent de 2,1%, soit + 29.000 postes. ». A noter que sur les douze derniers mois, le salaire moyen augmente tout de même de 2,1% selon les données de l’Acoss publiées mardi 11 décembre. 

 

L’emploi salarié en hausse de 0,1% : insuffisant pour le chômage

L’emploi salarié en hausse de 0,1% : insuffisant pour le chômage

Un emploi salarié qui progresse à peine et insuffisant pour faire baisser le chômage en raison de la démographie. L’emploi salarié en France, départements d’Outre-mer inclus, a continué de progresser modérément au troisième trimestre, affichant une hausse de 0,1% comme au trimestre précédent, selon les données publiées mardi par l’Insee. Sur la période juillet-septembre, l’économie française a créé 15.000 emplois nets, dont 22.400 dans le privé (+0,1%) et en a parallèlement détruit 7.400 (-0,1%) dans la fonction publique. Si l’économie française se retrouve ainsi en situation de créations nettes d’emploi pour le quatorzième trimestre consécutif, le nombre d’emplois créés sur un trimestre connaît un nouveau ralentissement, après les 15.900 emplois nets créés au deuxième trimestre (contre 12.500 annoncé en première estimation). Même si la croissance a repris un peu d’élan cet été après son trou d’air du premier semestre, les créations d’emploi continuent donc de marquer le pas. Elles ont touché au troisième trimestre un plus bas depuis l’été 2011. Par rapport à sa première estimation « flash » publiée le 13 novembre et portant sur le seul secteur privé, l’Insee a par ailleurs revu en baisse de 7.800 le nombre de créations d’emploi au troisième trimestre, qui avait initialement été annoncé en hausse de 0,2%, avec 30.200 emplois créés.

Revoir le mandat de Pôle Emploi

Revoir le mandat de Pôle Emploi

 

Enfin une proposition constructive des partenaires sociaux qui veulent bousculer Pole emploi en imposant des missions plus précises, plus rapides et plus efficaces. On pourrait toutefois se poser la question de savoir si les fonctionnaires (ou assimilés) de pôle emploi- sont bien qualifiés pour chercher du travail à des chômeurs qui se reclassent pour l’essentiel dans le privé ! De ce point de vue il y a longtemps que les patrons préfèrent s’adresser à des agences d’intérim pour recruter. Les partenaires sociaux ont donc souhaité vendredi dans une lettre paritaire revoir le mandat de Pôle Emploi dans le cadre de la réforme de l’assurance-chômage, avec pour objectif d’améliorer l’offre de formation et de réduire les délais d’entrée en formation. Les huit organisations patronales et syndicales représentatives du privé se rencontraient pour une nouvelle séance de négociation sur la réforme de l’assurance-chômage censée aboutir à des économies de 3 à 3,9 milliards d’euros sur trois ans. Cette lettre paritaire guidera les négociations de la nouvelle convention tripartite Unedic-Etat-Pôle Emploi 2019-2022. Les partenaires sociaux doivent encore la soumettre à leurs instances et se prononceront sur cet accord le 27 novembre. Le document donne pour objectif à Pôle Emploi de fixer le délai d’entrée en formation à quatre mois à partir de l’entretien de situation, soit le premier contact avec un conseiller après inscription. Le délai moyen entre la date d’inscription à Pôle Emploi (date antérieure à l’entretien) et la date du début de formation était de 12,4 mois en 2017, selon l’Unedic, seule donnée disponible. L’entretien de situation devra être effectué dans un délai moyen de deux semaines, plutôt que 21 jours aujourd’hui, et le premier contact avec le conseiller référent (pour les profils ayant besoin d’un accompagnement renforcé) devra intervenir au cours du premier mois de chômage, plutôt qu’au cours des deux premiers mois de chômage. En cas de persistance du chômage au bout de quatre mois et d’absence de mobilisation de formations, l’accompagnement du chômeur sera renforcé. De nouvelles offres de service doivent également être élaborées pour les demandeurs d’emploi qui travaillent en activité réduite. Le patronat souhaite par ailleurs poursuivre la “montée en charge et la professionnalisation” des équipes dédiées au contrôle. Ces équipes ont déjà été renforcées par le gouvernement dans sa dernière réforme de l’assurance-chômage .Il est prévu d’améliorer la lisibilité de l’offre des services de Pôle Emploi à destination des entreprises, notamment les TPE et PME confrontées à des problèmes de recrutement. Les organisations souhaitent également mettre fin au financement automatique du budget de Pôle Emploi – l’Unedic doit reverser chaque année près de 10% de ses ressources à Pôle Emploi – pour entrer dans “une logique de programmation budgétaire pluriannuelle” et donc tenir compte de la conjoncture.

Elles réclament par ailleurs un rééquilibrage des contributions au budget de l’opérateur. L’Unedic finance aujourd’hui les deux tiers de son budget et l’Etat un tiers.

Européennes : offre d’emploi de LREM pour carriéristes

Européennes : offre d’emploi de LREM  pour carriéristes

On se souvient que la république en marche avait déjà lancé un premier appel public à candidatures pour les élections européennes. Cette fois, la République en marche a lancé lundi un appel aux femmes pour les inciter à se porter candidates pour représenter le mouvement présidentiel aux élections européennes en mai prochain. Un mail en ce sens va être adressé a indiqué un responsable du mouvement. Un nouveau concept de la démocratie ou la France considérée comme une start-up et gérée comme tel.  les structures intermédiaires sont inexistantes et le patron ou la direction centrale choisit directement ses cadres. C’est le procédé qui avait été utilisé pour désigner les députés lors des dernières législatives. Du coup on a vu émerger des cadres sans doute compétent professionnellement mais n’ayant aucune expérience politique et pour la plupart aucune légitimité sociale. Bref pour tout bagage idéologique, un  soutien inconditionnel à Macron. Bref comme au foot, des supporters. Cet appel par mail prouve aussi que le parti en marche est une organisation complètement virtuelle sans fonctionnement, sans représentants locaux. On a pu vérifier l’indigence des députés de la république en marche lorsqu’ils participent  à des tables rondes dans les médias. Pas étonnant, ces députés n’ont qu’un rapport approximatif à l’intérêt général. Maintenant l’appel concerne les femmes paraît-il pour respecter les quotas. En réalité il s’agit d’une opération de com. On pourrait aussi suggérer à la république en marche de recruter de la même façon quelques candidats de couches moyennes ou défavorisées curieusement absentes de la sociologie du parti de Macron

L’emploi de Pénélope Fillon était bien bidon

L’emploi de Pénélope Fillon était bien bidon

Ce qui découle de la décision de Marc Ladreit de Lacharrière qui  a choisi le “plaider coupable” en donnant son aval à une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du Monde. Rappelons les faits.  Penelope Fillon a touché près de 4000 € pour son emploi fictif d’assistante parlementaire de l’ancien premier ministre (et dont elle n,’était peut –être même pas au courant !) et 5000 € pour son emploi fictif dans la revue « des deux mondes ». Soit 9000 € environ par mois en tout pendant une durée d’un an et demi. Comme dans les deux cas,  il s’agissait d’emplois à plein temps on suppose donc que Penelope Fillon travaillait 70 heures par semaine ce qui est interdit par la législation qui limite la durée maximale à 48 heures ! Un cumul qui paraît incompatible sauf quand le travail est inexistant.  François Fillon avait  reconnu que son épouse était employée à la Revue des deux mondes, entre mai 2012 et décembre 2013. Or, presque à la même période, de juillet 2012 à novembre 2013, elle disposait d’un autre contrat, étant cette fois collaboratrice de son mari à l’Assemblée. Ces deux contrats étaient censés être à temps plein. Sollicité sur ce cumul, l’avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, avait estimé qu’« il n’existe aucune incompatibilité. » « C’est une question d’organisation du temps de travail », avait  fait valoir le conseil de l’ex Premier ministre ! L’employeur de Penelope est son mari, député, qui organise le travail de sa collaboratrice comme il l’entend.» Un spécialiste de droit du travail, Paul Van Deth, confirme qu’«il n’y a pas en théorie d’interdiction de cumul de fonctions, mais le salarié ne doit pas dépasser un total de 48 heures par semaine. En cas de dépassement, c’est une infraction pénale de 5e catégorie passible de 1500 euros d’amende. »Les soubresauts de l’enquête ont contribué à ruiner les chances de François Fillon de remporter la présidentielle, qu’il abordait pourtant en favori avant les premières étincelles. Il s’est depuis retiré de la vie politique et exerce comme associé au sein de la société de gestion et d’investissements Tikehau Capital. La peine encourue pour détournement de fonds publics est de dix ans de prison et un million d’euros d’amende.

CICE : effet nul sur l’emploi ?

CICE : effet nul sur l’emploi ?

L’institut des politiques publiques considère que les effets de  la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en allègement de cotisations sociales pérennes sont douteux en matière d’emploi. Pourtant on se souvient qu’une étude du trésor indiquait que La transformation du CICE pourrait créer 100 000 emplois en trois ans et augmenterait le PIB de 0,2 %. Une évaluation, comme tout exercice de ce genre, très approximative. La raison essentielle est qu’on ne disposera pas d’une période de référence dans la même conjoncture. Il est clair que cette étude du Trésor est une demande du gouvernement qui cherche à donner une légitimité à la transformation du CICE en mesure permanente. D’un point de vue très théorique il est clair que la réduction des charges des entreprises a des conséquences sur la gestion et les résultats. Le nouveau CICE pérennisé va améliorer la situation des trésoreries, des résultats et de l’endettement. Reste à savoir si une partie de cette amélioration sera consacrée à l’embauche. Rien n’est certain car tout dépendra aussi de la demande et du pouvoir d’achat notamment des ménages qui représentent 60 % du PIB. Or il est vraisemblable que pour les trois prochaines années le niveau de l’activité générale sera marqué par un certain tassement. Pas sûr dans ces conditions que l’allégement des charges par ailleurs nécessaire soit mis au service du développement de l’emploi. L’’Institut des politiques publiques considère que les effets de cette transformation sur la compétitivité et l’emploi restent très incertains voire dangereux pour les équilibres financiers  La dépense publique pourrait s’accroître de 20 milliards d’euros, passant de 22 à 42 milliards d’euros avant de retomber à 24 milliards d’euros en 2020.  »La transformation du CICE en réductions de cotisations sociales se traduit en 2019 par un quasi doublement du coût budgétaire, avec d’un côté la créance de CICE au titre des années précédentes et de l’autre la dépense fiscale due à la réduction des cotisations sociales équivalentes pour les salaires de 2019″, expliquent les auteurs. Les effets sur l’emploi seraient faibles d’après l’institut des politiques publiques par contre ses effets seraient importants pour la recomposition de la trésorerie et des marges. Les investissements seraient peu impactés. De toute manière, ces différentes études sont sujettes à caution pour la raison déjà évoquée à savoir l’absence d’une période de référence permettant des comparaisons pertinentes. Pour l’emploi, tout dépendra de la croissance mais si cette croissance est favorable il est clair que l’amélioration de la situation financière des entreprises peut constituer un encouragement à l’embauche.

800 suppressions de postes à Pôle Emploi

800 suppressions de postes à Pôle Emploi

L’idée originale et pertinente selon laquelle on pourrait faire évoluer les effectifs de pôle emploi en fonction de la conjoncture est déjà enterrée. En effet alors que le chômage ne se réduit pas (contrairement à ce qu’a indiqué le Premier ministre, Édouard Philippe) et qu’il va vraisemblablement augmenter compte tenu du net tassement de la croissance, on a décidé de supprimer 1.618 postes, selon le projet de loi de finance (PLF) 2019 présenté lundi, dont 800 postes à Pôle Emploi et 550 postes à l’Agence nationale pour la formation (Afpa). Une curieuse façon de se préparer à l’inévitable montée du chômage. On objectera qu’on peut se poser la question de l’efficacité et du rôle de Pôle emploi. Mais comme d’habitude, on met un peu la charrue devant les bœufs. On s’attaque aux moyens au lieu de définir d’abord les objectif, une objection valable  pour l’ensemble des services de l’État puisque  le gouvernement a renoncé à s’attaquer à la réforme de l’État et même à publier le rapport Cap 22 qui fait des propositions dans ce domaine. Bref c’est la technique habituelle du rabot. Les crédits alloués au ministère du Travail seront de 12,23 milliards d’euros en 2019, soit une baisse de 2,1 milliards d’euros à périmètre constant.

8% des chômeurs indemnisés ne recherchent pas activement un emploi

8% des chômeurs indemnisés ne recherchent pas activement un emploi

Contrairement à l’idée que certains voudraient répandre la majorité des chômeurs ne s’installent pas dans cette posture   de chômeur peu  confortable financièrement et psychologiquement. Selon une étude mise en ligne lundi par Pôle emploi, 12% des demandeurs d’emploi ne cherchent pas activement un emploi. Ce taux chute même à 8 % chez les bénéficiaires de l’assurance chômage. L’opérateur, qui a généralisé ses équipes de contrôle de la recherche d’emploi en 2015, avait publié fin 2017 de premiers résultats selon lesquels 14% des personnes contrôlées avaient été radiées pour insuffisance de recherche d’emploi. Mais ces chiffres n’étaient pas représentatifs de l’ensemble des demandeurs d’emploi, car plus de la moitié des personnes contrôlées l’avaient été sur signalement ou parce qu’ils faisaient partie d’une population ciblée. Pôle emploi s’est, cette fois, concentré sur les demandeurs d’emplois contrôlés de manière aléatoire, un échantillon jugé plus représentatif. Résultat : le taux de radiation descend à 12% et cache de fortes disparités selon les profils. Les demandeurs d’emploi les moins diplômés ou qualifiés sont les plus sanctionnés : 17% des chômeurs d’un niveau inférieur au CAP et des ouvriers non qualifiés, 15% des employés non qualifiés. A l’inverse, les seniors (9%), cadres (4%) et agents de maîtrise (7%), diplômés de niveau bac+2 (6%) et supérieur (5%) sont les moins sanctionnés.

Emploi « Traverser la rue», une grosse intox, souvent

Emploi « Traverser la rue», une grosse intox, souvent

La solution proposée par Macron de traverser la rue pour résoudre la crise du chômage relève d’une énorme intox même si certains éléments sont à prendre en compte. Il y a d’abord les chiffres ;  la France compte officiellement environ 6 millions de chômeurs hors au maximum il n’y a que 250 000 emplois qui sont vacants (la DARES parle de 150 000 emplois en 2018). Certes on ne peut nier que le rapport sociétal au travail a évolué (y compris chez les cadres), certes on ne peut nier que des CDD à temps partiel ne sont pas assez incitatifs par rapport au dispositif d’aides sociales mais les discours de salon globalisant sur la responsabilité individuelle de tous les  chômeurs constituent une escroquerie intellectuelle. On voit bien que même si ces emplois étaient tous occupés on serait loin d’avoir résolu la crise du chômage. En 2015, Pôle Emploi a reçu 2,5 millions d’offres et une partie de 15%, n’a pas été satisfaite. Pour comprendre pourquoi, l’agence a conduit une étude. Bilan : une entreprise sur trois n’avait plus besoin de recruter, elle a donc annulé son offre. D’autres ont manqué de budget. En fait, 111.000 postes n’ont pas été pourvus en 2015, faute de candidats et encore, la moitié de ces postes étaient des CDD de moins de six mois. Donc emploi durable, en CDI, c’est environ 50.000 offres non pourvues faute de candidats. Il faut extrapoler parce Pôle Emploi ne gère que 40% des offres environ. La fourchette la plus honnête, et celle qu’on doit retenir, c’est 150 à 250.000 offres d’emplois non pourvues chaque année, faute de candidats et la moitié seulement en CDI. En outre les difficultés de recrutement concernent surtout des emplois  qui exigent certaines qualifications. Pour  la directrice de la Dares, Selma Mahfouz, les entreprises du secteur de la restauration et de l’hôtellerie, où il y a beaucoup de roulement de personnel, “ont le sentiment d’avoir de la difficulté à recruter” quand l’économie repart, “mais elles y arrivent». Les réelles difficultés se font plutôt sentir dans les secteurs en manque de qualifications, que ce soit en informatique ou dans la construction. Les métiers les plus recherchés en 2018 étaient les charpentiers, régleurs, ou encore couvreurs, selon la dernière enquête en besoin de main d’œuvre de Pôle emploi. Pour Mathieu Plane, de l’Observatoire français des conjonctures (OFCE), nous ne sommes pas encore dans une “situation critique”. Les difficultés de recrutement sont revenues aux niveaux d’avant-crise, a-t-il dit à Reuters, mais elles n’ont pas rattrapé les niveaux des années 2000, leur pic historique. Les entreprises n’ont pas encore non plus utilisé tous les leviers dont elles disposent pour gagner en attractivité, ce qui peut expliquer le manque d’intérêt pour certains métiers. Le salaire moyen par tête dans l’industrie n’a augmenté que de 1,3% au 1er trimestre de 2018 par rapport au 1er trimestre 2017, alors que l’inflation sur la même période a été de 1,4%. Pour les branches marchandes non agricoles, la hausse de la rémunération moyenne a été de 1,6%. “Pendant des années avec la crise (…), les entreprises n’avaient pas de difficultés à recruter. Mais on n’est plus dans la même situation qu’il y a trois ans et on peut imaginer qu’il faut, dans certains secteurs, accepter des augmentations de salaires”, ajoute-t-il.

Il note toutefois une baisse depuis deux trimestres de la part des contrats temporaires (CDD ou intérim) dans l’emploi salarié, alors qu’elle est en constante progression depuis 2014. Elle représentait 11,9% au deuxième trimestre de 2018. “L’attractivité ne passe peut-être pas encore par la hausse des salaires mais plutôt par le fait de sécuriser certains emplois”, dit-il. “Si vous voulez trouver quelqu’un de qualifié, vous ne pouvez pas lui proposer un CDD”.

Emploi salaires : au plus haut aux Etats-Unis

Emploi salaires : au plus haut aux Etats-Unis

Les menaces de Trump sur les droits de douane inquiètent les marchés pour l’avenir mais en attendant la situation est florissante. Les créations d’emploi ont en effet rebondi en août aux Etats-Unis et les salaires y ont enregistré leur plus forte croissance annuelle depuis neuf ans, des évolutions qui incitent à conclure que l’économie américaine reste dynamique et résiste aux tensions commerciales générées par l’administration Trump. Le rapport mensuel sur l’emploi publié vendredi par le département du Travail montre aussi que la sous-utilisation des capacités sur le marché américain du travail diminue rapidement.   Tous ces éléments confortent le scénario d’une nouvelle hausse de taux, la troisième de l’année, de la part de la Réserve fédérale à l’issue de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire, les 25 et 26 septembre. Les contrats à terme sur les taux d’intérêt américains indiquent que pour le marché, ce relèvement est une certitude. Les traders croient en outre de plus en plus à une hausse de taux supplémentaire en décembre, et à deux autres l’an prochain, alors qu’ils misaient plutôt sur une seule jusqu’à présent, montre ce marché des « futures ». « L’économie connaît une poussée d’adrénaline », dit Ryan Sweet, économiste chez Moody’s Analytics. « Etant donné l’ampleur du soutien budgétaire dont bénéficie l’économie, il va en falloir beaucoup pour la faire redescendre. » Les créations d’emploi non-agricoles se sont élevées à 201.000 le mois dernier, soutenues notamment par les embauches dans le bâtiment, chez les grossistes et dans les services aux entreprises, a annoncé le département du Travail. Les secteurs du transport et de la santé ont aussi été créateurs d’emplois. Les créations mensuelles d’emploi ont été en moyenne de 185.000 au cours des trois derniers mois, alors que l’économie américaine a besoin de créer 120.000 emplois par mois pour absorber les nouveaux entrants dans la population en âge de travailler. Le salaire horaire moyen a progressé de 0,4%, soit 10 cents, en août après une hausse de 0,3% en juillet. Cela porte sa progression annuelle à 2,9% le mois dernier, la plus forte depuis juin 2009. Elle avait été de 2,7% en juillet. Le taux de chômage est resté stable à 3,9%.

 

Construction automobiles : l’électrique menace l’emploi

Construction automobiles : l’électrique menace l’emploi

 

 

Deux raisons qui menacent l’emploi de la construction automobile avec le développement inévitable de l’électrique. D’abord des véhicules électriques sont beaucoup plus simples à construire et la fabrication des moteurs demande moitié moins de personnel. Second élément la fiabilité des véhicules électriques qui demandent moins d’entretien et dont la durée de vie pourrait être égale au double des véhicules thermiques. Les deux phénomènes cumulés pourraient entraîner une suppression des effectifs d’au moins 20%. Selon une étude de l’institut Frauenhofer pour le principal syndicat allemand de l’industrie, IG Metall, publiée mardi. Sur les 210 000 emplois dédiés à la production de moteurs chez les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs, 100 000 disparaîtront avec la multiplication des voitures électriques, et quelque 25 000 seront créés. L’étude envisage un scénario avec 25 % de voitures électriques et 15 % de modèles hybrides sur les routes allemandes d’ici à 2030, une évolution en ligne avec les objectifs européens de réduction des émissions de CO2 et l’infrastructure de chargement disponible. Les principaux constructeurs européens mettent donc en garde l’Union Européenne, qui veut accélérer la transition vers l’électrique : les véhicules à batterie sont moins gourmands en main-d’œuvre que les versions thermiques.   Cette critique abrupte de la part des constructeurs intervient également à quelques jours d’un vote important au sein de la commission Environnement du Parlement européen sur ce pan de la législation à réviser. Début novembre 2017, l’exécutif européen avait proposé d’imposer une réduction de 30% de la moyenne des émissions de CO2 des voitures particulières d’ici 2030. «La totalité de la chaîne de production européenne devra se transformer à un rythme soutenable», plaide Erik Jonnaert, secrétaire général de l’ACEA, cité dans le communiqué. Le Parlement européen et le Conseil (les États membres) sont actuellement en train de discuter de leurs positions respectives vis-à-vis de cette proposition, avant de pouvoir entamer des négociations entre institutions. Un projet de rapport de la commission Environnement du Parlement, qui sera voté la semaine prochaine, avance des objectifs beaucoup plus ambitieux: une réduction de 50% des émissions de carbone d’ici 2030, ainsi que des objectifs ambitieux en matière de production de véhicules à faibles émissions.

Emploi, croissance, inflation et justice sociale : les échecs de Macron

Emploi, croissance, inflation et justice sociale : les échecs de Macron

 

 

Jusque-là on a surtout jugé la politique de Macron à partir des modifications législatives. Bref, la réforme par la loi. Un procédé finalement classique en France où on pense que la modernisation peut se faire par décret. Or souvent les textes existent, ils sont peu ou mal appliqués et pas contrôlés désormais ce n’est pas sur l’activisme parlementaire que seront jugés le gouvernement et Macron. Au bout d’un an, il est un effet légitime d’examiner les résultats et non les intentions réglementaires. De ce point de vue, l’échec est patent. Certes 2017 a été satisfaisant mais on le doit surtout à la conjoncture internationale et aussi il faut bien le dire aux mesures prises par François Hollande. Pour 2018, la première déception concerne la croissance. Le gouvernement imaginait que la dynamique de 2017 allait se poursuivre et avait donc programmé une hausse du PIB de 2 %. Alors on atteindra péniblement autour de 1,6 %. En cause évidemment le tassement de la demande internationale mais cette explication ne suffit pas puisque par exemple l’Allemagne va afficher près de 2.5% pour la croissance du PIB.  . Du fait de la faiblesse de la croissance, le chômage aura tendance à stagner en 2018 en France. Les grands équilibres financiers peut ne seront pas établis faute notamment d’efforts de la part de l’État. Pire, on va vendre les bijoux de famille (notamment les aéroports de Paris et la Française des jeux) pour  boucler le budget. Enfin la justice sociale n’aura guère progressé puisqu’au contraire le taux de pauvreté ne cesse de progresser. Dernier élément du bilan : les affaires qui ont grandement terni l’image d’un président voulaient changer la politique mais qui finalement se réapproprie les vieilles méthodes opaques et douteuses. Des méthodes qui ont porté un rude coup à sa posture ; la popularité s’est nettement dégradée et Macron  ne parvient pas à se débarrasser de cette étiquette de président des riches.

Emploi : l’échec de Macron

 

Emploi : l’échec de Macron

 

Faute de croissance suffisante, la France détruit maintenant davantage d’emplois qu’elle n’en crée. Heureusement,  on bénéficie encore de la dynamique de l’année 2017 et sur un an la situation est encore positive mais la perspective est mauvaise pour la fin de l’année 2018 et sans doute aussi en 2019. Il n’y a pas de mystère ; sans croissance impossible de créer une vague significative d’emploi. Du coup, ces résultats sur l’emploi vont peser lourd dans le bilan de l’action politique de Macron. Pour parler clair,  c’est l’échec d’une politique économique qui a tout misé sur l’offre en négligeant volontairement la demande. Or  la croissance française est encore plus qu’ailleurs caractérisée par la dynamique de la consommation. Et ce n’est pas en sortant la sempiternelle chanson du manque de main-d’œuvre qualifiée dans la restauration, dans le bâtiment ou dans l’agriculture qu’on pourra expliquer la baisse tendancielle de l’emploi : 31.000 emplois salariés de plus qu’il n’en a détruit, contre 46.000 au trimestre précédent et 112 500 au quatrième trimestre 2017. Certes, l’Hexagone enregistre grâce à ce chiffre un treizième trimestre consécutif de hausse de l’emploi salarié privé. Sur un an, 241.100 créations nettes ont même été comptabilisées. Mais ces trois derniers mois marquent la plus faible progression de cet indicateur depuis 2015., la croissance de l’emploi salarié au deuxième trimestre est surtout portée par les services marchands (+ 0,2%), malgré un rythme moins rapide qu’au trimestre précédent. Dans une moindre mesure, l’agriculture (+ 0,1%) et la construction (+ 0,3%) voient, elles aussi, leurs effectifs augmenter. Seule l’industrie a détruit des postes sur cette période: après avoir perdu près d’un million d’emplois depuis 2001, «ce secteur a connu un début de reprise en 2017. Mais il semble que l’on revienne aujourd’hui à des destructions d’emplois qui, même si elles ne sont pas excessives, confirment cette tendance de long terme», explique Sylvain Larrieu, chef de la division synthèse et conjoncture du marché du travail de l’Insee.

Emploi : nette dégradation

Emploi : nette dégradation

 

Faute de croissance la Frans détruit maintenant davantage d’emplois qu’elle n’en crée. Heureusement on bénéficie encore de la dynamique de l’année 2017 et sur un an la situation est encore positive mais la perspective est mauvaise pour la fin de l’année 2018 et sans doute aussi en 2019. Il n’y a pas de mystère sans croissance impossible de créer une vague significative d’emploi. Du coup, ses résultats sur l’emploi vont peser lourd dans le bilan de l’action politique de Macon. Pour parler clair c’est l’échec d’une politique économique qui a tout misé sur l’offre en négligeant volontairement la demande. À la croissance française est encore plus qu’ailleurs caractérisé par une dynamique Et ce n’est pas en sortant la sempiternelle chanson du manque de main-d’œuvre qualifiée dans la restauration, dans le bâtiment ou dans l’agriculture qu’on pourra expliquer la baisse tendancielle de l’emploi 31.000 emplois salariés de plus qu’il n’en a détruit, contre 46.000 au trimestre précédent et 112 500 au quatrième trimestre 2017. Certes, l’Hexagone enregistre grâce à ce chiffre un treizième trimestre consécutif de hausse de l’emploi salarié privé. Sur un an, 241.100 créations nettes ont même été comptabilisées. Mais ces trois derniers mois marquent la plus faible progression de cet indicateur depuis 2015., la croissance de l’emploi salarié au deuxième trimestre est surtout portée par les services marchands (+ 0,2%), malgré un rythme moins rapide qu’au trimestre précédent. Dans une moindre mesure, l’agriculture (+ 0,1%) et la construction (+ 0,3%) voient, elles aussi, leurs effectifs augmenter. Seule l’industrie a détruit des postes sur cette période: après avoir perdu près d’un million d’emplois depuis 2001, «ce secteur a connu un début de reprise en 2017. Mais il semble que l’on revienne aujourd’hui à des destructions d’emplois qui, même si elles ne sont pas excessives, confirment cette tendance de long terme», explique Sylvain Larrieu, chef de la division synthèse et conjoncture du marché du travail de l’Insee.

L’emploi US va justifier une hausse des taux

L’emploi US va justifier une hausse des taux

 

 

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Une quatrième hausse des taux est désormais très probable en juin en raison notamment de l’amélioration de l’emploi et des bonnes perspectives pour l’industrie manufacturière.   L’économie américaine a créé 223.000 emplois en mai selon le rapport mensuel du département du Travail, un chiffre en hausse et supérieur aux attentes, ce qui a ramené le taux de chômage à 3,8%, son plus bas niveau depuis 18 ans. Le salaire horaire moyen a parallèlement augmenté plus qu’anticipé, de 0,3% par rapport à avril et de 2,7% sur un an. “Ces chiffres nous confortent dans nos prévisions concernant quatre hausses de taux d’intérêt de la part de la Réserve fédérale américaine (Fed) en 2018”, commente Mirabaud Securities. “La hausse de juin semble scellée puisque la probabilité actuelle d’une hausse d’un quart de point des taux à cette date est de 93,8%.”  Un hausse des taux qui tombe mal pour l’Europe qui elle enregistre uen tassement de la croissance au premier trimestre amis aussi sans doute au second.

Baisse des aides à l’emploi : réactions à prévoir

Baisse des aides à l’emploi : réactions à prévoir

On peut s’attendre à des réactions assez vives suite aux propos de Bruno Lemaire qui a déclaré qu’il fallait envisager des baisse des aides (dont sans doute notamment les chômeurs) avec l amélioration de l’emploi. Une déclaration inopportune d’abord parce mécaniquement s’il y a il y a moins de chômeurs, il y aura en moyenne forcément moins de soutiens financiers. Par contre Lemaire laisse entendre qu’il y aura à situation comparable moins d’aides. Du coup même dans les rangs d’En Marche, la grogne monte. Evidemment les syndicats vont aussi monter au créneau contre cette annonce maladroite et qui est jugée anti sociale.  Le nouveau secrétaire général de Force ouvrière, Pascal Pavageau, a évoqué sur RTL “une politique inégalitaire”, en faveur des “10%, 5% de premiers de cordée” qui ont selon lui “coupé la corde depuis bien longtemps”. “C’est pas parce que vous avez de la création d’emploi (…) que pour celles et ceux qui n’ont pas la chance d’en trouver, il faudrait leur baisser leurs droits (…) à pouvoir être indemnisés ou à avoir une solidarité sociale”, a-t-il déclaré. Le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière (La France insoumise) a quant à lui dénoncé sur CNEWS des “méthodes de voyou” et estimé que toutes les annonces du gouvernement visaient “à raboter les aides sociales, à supprimer de la solidarité”. Mais la grogne n’est pas restée circonscrite à l’opposition et la députée du Pas-de-Calais Brigitte Bourguignon, ex-socialiste et figure de l’aile “sociale” de La République en Marche, a fait valoir ses réserves sur France info. “C’est une mauvaise idée, c’est une idée de Bercy et nous ne sommes pas là pour traduire uniquement les idées de Bercy”, a-t-elle dit en ajoutant espérer qu’il s’agit seulement d’un “ballon d’essai”. “Je ne suis pas là pour accréditer l’idée que le président de la République est le président des riches et c’est par ce genre de propos qu’on pourrait encore l’accréditer davantage”, a-t-elle déploré. “C’est certainement pas là qu’il faut chercher des économies et c’est certainement pas le moment”, alors que “la représentation nationale travaille sur le volet social du projet présidentiel”, a ajouté Brigitte Bourguignon. La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, qu’elle préside, doit en effet procéder cette semaine à une série d’auditions sur le projet de loi réformant la formation professionnelle, l’assurance chômage et l’apprentissage.

“Qu’il faille réformer certains dispositifs qui ne sont pas efficients, tout le monde est d’accord (mais) on ne commence pas par en parler dans une logique comptable”, a-t-elle déclaré.

Baisse des aides à l’emploi avec la baisse du chômage !!!

Baisse des aides à l’emploi avec la baisse du chômage !!!

Le moins que l’on puisse c’est que Lemaire, le ministre des finances,  n’a pas inventé l’eau chaude, l’eau tiède peut-être,  quand il affirme que si le chômage baisse les indemnisations baisseront aussi. Sur le plan macroéconomique c’est uen évidence, moins de chômeurs, moins d’indemnisation globale. Par contre on comprend mal pour ceux qui restent au chômage en dépit de la reprise pourquoi ils devraient être moins indemnisés. Au nom de quelle logique ? Certes on doit vérifier les conditions d’attribution pour éviter les dérives mais certainement pas enfoncer un peu plus ceux qui ne parviennent à trouver du travail. – Le gouvernement envisage de réduire les prestations sociales dans le domaine de l’emploi si la conjoncture économique le permet pour contribuer à l’amélioration des finances publiques, a pourtant déclaré dimanche le ministre de l’Economie et des Finances.

“A partir du moment où nous réussissons à créer des emplois dans le secteur privé, à trouver des emplois pour chacun, à mieux qualifier, à mieux former (…), il peut être légitime de réduire la politique sociale sur l’emploi parce que nous aurons résolu économiquement le problème de l’emploi”, a dit « naïvement « Bruno Le Maire lors du Grand Rendez-vous Europe

Etats -Unis: hausse de l’emploi en mars

Etats -Unis: hausse de l’emploi en mars

Signe de la solidité de la reprise, le secteur privé aux Etats-Unis a créé 241.000 emplois en mars, un nombre supérieur aux attentes des économistes, montre l’enquête mensuelle publiée mercredi par ADP.Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 205.000 créations d’emploi.Le nombre du mois de février, lui aussi déjà supérieur aux attentes lors de sa première publication, a en outre été révisé en hausse de 11.000 à 246.00, a ajouté ADP, un spécialiste de l’externalisation de la gestion des ressources humaines qui réalise son enquête conjointement avec Moody’s Analytics. Les chiffres officiels des créations d’emploi en mars aux Etats-Unis seront publiés vendredi par le département du Travail et portent à la fois sur le secteur privé et le secteur public. Les économistes interrogés par Reuters s’attendent en moyenne à 195.000 créations de postes en mars aux Etats-Unis, après 313.000 en février. Le taux de chômage est prévu en baisse à 4,0% contre 4,1% le mois précédent.

Carrefour : 2 400 emplois menacés, grosse grève pour l’emploi et le pouvoir d’achat

Carrefour : 2 400 emplois menacés,  grosse grève  pour l’emploi et le pouvoir d’achat

 

Très grosse mobilisation chez Carrefour pour s’opposer à la suppression de 2400 emplis et défendre le pouvoir d’achat.  Une “mobilisation historique” avec 50% de grévistes dans 180 hypermarchés engagés dans le mouvement, soit “entre 40 et 50 magasins fermés ou complètement bloqués”. Pour ce qui est des supermarchés Carrefour Markets, le taux de grévistes était de 40%, selon FO (majoritaire), qui parle de 80 magasins de proximité fermés. Carrefour a annoncé le 23 janvier un vaste plan de transformation pour retrouver sa compétitivité, qui passe par des réductions d’effectifs, la vente de certains magasins Dia et des investissements dans le numérique. Un plan de départs volontaires sera mis en place pour 2.400 salariés en France. Les salariés dénoncent aussi le passage de la prime de participation de 600 euros à 57 euros correspondants, selon la direction, au calcul légal aligné sur les résultats en baisse de Carrefour en 2017. “Consciente de ce que cela représente en terme de pouvoir d’achat pour les salariés, notamment pour les plus bas salaires”, la direction a proposé début mars de “compenser cette baisse par le versement d’un complément d’intéressement à hauteur de 350 euros”, a-t-elle rappelé samedi. Ajouté aux 57 euros, les collaborateurs pourraient selon elle bénéficier d’un “forfait” de 407 euros. “Les salariés ne peuvent pas encaisser des coups en permanence”, a déclaré au micro de BFM Business Sylvain Macé, délégué CFDT. “Comment l’entreprise peut-elle décider de restructurer parce que ça va assez mal et décider de redistribuer 45% des résultats nets du groupe, soit 350 millions d’euros, sous forme de dividendes ? Cela devient intenable.”

Etats-Unis: hausse de l’emploi et baisse des salaires, la martingale capitaliste

Etats-Unis: hausse de l’emploi et baisse des salaires, la martingale capitaliste

Pas sûr que la martingale capitaliste  qui combine hausse de l ‘emploi (avec évidemment hausse de l’activité. Les estimations de croissance annualisée du produit intérieur brut du trimestre de janvier à mars sont autour d’un taux de 2%. L’économie a crû de 2,5% au quatrième trimestre)  et baisse des salaires fonctionnent très longtemps surtout avec l’accroissement des inégalités aux Etats-Unis (comme ailleurs).  Nécessairement, les salaires devraient repartir à la hausse  nourrissant uen inflation qui elle même encouragera la demande d’augmentation du pouvoir d’achat. Une inflation nourrie également par la hausse des taxe d’intérêt et par les taxes Trump qui vont renchérir les importations.  L’économie américaine a créé 313.000 emplois le mois dernier, portée par des créations d’emplois dans le secteur de la construction au plus haut depuis 2007, a annoncé vendredi le département du Travail. L’augmentation des créations de postes le mois dernier a atteint son plus haut niveau depuis juillet 2016 et s’inscrit nettement au-dessus des quelque 100.000 créations d’emplois par mois nécessaires pour suivre le rythme de croissance de la population américaine en âge de travailler. Les statistiques de l’emploi pour les mois de décembre et de janvier ont été révisées pour faire état de 54.000 emplois créés en plus par rapport aux premières estimations. La rémunération horaire moyenne a augmenté de quatre cents à 26,75 dollars, soit de 0,1%, en février, après avoir progressé de 0,3% le mois précédent. La hausse annuelle des salaires ressort ainsi à 2,6% contre 2,8% en janvier. Le taux de chômage est resté inchangé à un plus bas de 17 ans de 4,1% en février. La durée de la semaine de travail moyenne a rebondi, à 34,5 heures, le mois dernier après avoir légèrement fléchi à 34,4 heures en janvier. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 200.000 créations d’emplois en février, une hausse du salaire horaire de 0,2% et un taux de chômage de 4,0%. Sachant que les responsables de la Réserve fédérale considèrent que le marché du travail est proche ou un peu au-delà du plein emploi, la modération de la croissance des salaires le mois dernier ne changera probablement rien aux attentes d’un relèvement des taux d’intérêt de la banque centrale américaine à l’issue de sa réunion des 20 et 21 mars. La lenteur de la croissance des salaires pourrait toutefois tempérer les anticipations de quatre hausses de taux cette année au lieu des trois prévues. Les investisseurs espèrent que le resserrement des conditions du marché du travail va accélérer la croissance des salaires cette année et pousser l’inflation vers l’objectif de 2% de la Fed. Les spéculations autour d’une augmentation du nombre de hausse de taux prévus par la banque centrale ont été favorisées par les propos de son président, Jerome Powell, qui a dit au Congrès la semaine dernière que “ses perspectives personnelles pour l’économie se sont renforcées depuis décembre”. Si Jerome Powell a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve de la surchauffe de l’économie, il a cependant ajouté “ce que nous ne souhaitons pas voir se produire, c’est de rater le virage”. “Le marché du travail se tend mais la croissance des salaires est modérée. De bonnes nouvelles pour tout le monde, Main Street et Wall Street”, dit Quincy Krosby, responsable de la stratégie chez Prudential Financial. Pour toute monde peut-^ter pas mais pour les actionnaires sûrement.

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