Archive pour le Tag 'Emmanuel'

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Primaire de la droite : Emmanuel Fillon : « le retour en arrière » (Macron)

Primaire de la droite : Emmanuel Fillon : « le retour en arrière » (Macron)

 

Double manœuvre pour Emmanuel macro qui dénonce le caractère réactionnaire du programme de François Fillon pour récupérer les votes de certains Juppéistes  et qui lance un appel de regroupement avec Bayrou. Pour Fillon le plus difficile commence maintenant. En effet il va être la cible des principaux candidats puisqu’il est le favori pour 2017 mais aussi en raison de son programme ultra libéral et de ses positions sociétales conservatrices. L’enjeu pour Emmanuel macro qui selon les derniers sondages obtiendrait autour de 15  % est d’occuper le terrain centre-gauche comme centre-droit. Un espace que voudrait bien aussi occuper Bayrou, encore relativement populaire mais un peu usé par ses défaites successives aux présidentielles. « L’offre qui a gagné ce soir, c’est une offre de droite conservatrice« , a ainsi affirmé l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande. « Une droite conservatrice sur le plan économique, social, sur la vision qu’elle porte de la société française, de la place de la France dans le monde », a-t-il poursuivi. Et si le leader du mouvement En Marche ! dit avoir « beaucoup de respect » pour cette vision, elle n’en reste pas moins différente de la sienne. « Je porte une vision progressiste, je crois qu’il faut plus de liberté en matière économique et social mais il faut aussi des éléments de justice », a ainsi rappelé Emmanuel Macron. Or, selon lui, le programme de François Fillon n’est pas juste, « et donc il n’est pas soutenable ».

Emmanuel Macron « en marche » : vers où ?

Emmanuel Macron « en marche » : vers où ?

 

Les grands médias n’apportent pas beaucoup d’éclairage sur le sens politique à donner au premier meeting tenu par Emmanuel Macron. On se contente en général de décrire l’ambiance, la mise en scène, la participation et la volonté de refondation de l’intéressé. Pour tout dire les grands médias, les experts et le personnel politique sont  dans l’expectative quant à l’objet même de la démarche d’Emmanuel Macron. Certains attendaient qu’il annonce son départ du gouvernement en raison des critiques récurrentes non seulement vis-à-vis de Valls mais aussi vis-à-vis de Hollande. Mais la posture de Macron n’a pas changé il reste avec un pied dedans, un pied dehors. D’autres imaginaient que Emmanuel Macron annoncerait sa candidature pour les élections présidentielles de 2017, ils sont restés sur leur faim, Emmanuel Macron indiquant seulement il était difficile de prévoir ce que sera le pays dans trois mois dans six mois dans un an. L’hypothèse la plus vraisemblable c’est que Macron se prépare pour le cas où François Hollande renoncerait à se représenter. En effet Emmanuel Macron ne semble pas décidé à participer à une primaire contre Hollande, primaire que par ailleurs il n’apprécie guère. Dès lors  la stratégie d’Emmanuel Macron vise à se présenter comme un recours si Hollande renonce. Pour cela,  il doit discréditer politiquement Valls. Un Valls qui a compris le sens de la démarche allant jusqu’à considérer que le cirque de Macron devait s’arrêter. Autant dire que le Premier ministre est clairement demandeur du départ de Macron du gouvernement. La posture de Macron n’est guère du goût par ailleurs des caciques du parti socialiste. Ils lui reprochent  notamment de vouloir dépasser les clivages gauche droite et surtout sans doute de ne pas faire parti de l’oligarchie officielle du parti socialiste. Certains observateurs estiment que la démarche d’Emmanuel macro agace l’Élysée. Pas si sûr dans la mesure où Hollande pense que Macron ne ce présentera pas contre lui et qu’au contraire il pourra récupérer le soutien populaire dont bénéficie le jeune ministre de l’économie. D’une certaine façon Emmanuel Macon joue plusieurs cartes en même temps. Si Hollande renonce, il se positionne en recours. Si Hollande se maintient et l’emporte en 2017, Macron est à peu près assuré de devenir Premier ministre. Enfin Macron se prépare aussi pour 2022. Le véritable adversaire pour Macron c’est  Valls et réciproquement. Du coup ces  considérations éclairent  un peu mieux les propos jugés ambigus de Macron  « Rien ne nous arrêtera », a-t-il déclaré, devant une salle comble, où avaient pris place quelques élus, comme le député Richard Ferrand et le maire de Lyon Gérard Collomb, ainsi que l’écrivain Alexandre Jardin, lequel a également pris la parole. « Ce mouvement, parce que c’est le mouvement de l’espoir et que notre pays en a besoin, nous le porterons ensemble jusqu’en 2017 et jusqu’à la victoire », a également lancé Emmanuel Macron, sans plus de précisions sur l’identité du vainqueur auquel il songe. Lors de son discours, long d’1h20, il a en outre dénoncé les rigidités du « système » politique, d’après lui sources de « frustrations », et s’est déclaré prêt à « prendre des risques » personnels. « Imaginez ou nous serons dans trois mois, dans six mois, dans un an », a encore dit l’actuel ministre de l’Economie, provoquant alors les applaudissements de la foule aux cris de « Macron président ». Le week-end dernier, il a par expliqué à demi-mot qu’il convoitait les premières places. « Je ne concours pas pour le maillot à pois ou le maillot blanc, ni pour le maillot vert. Quand on fait du vélo, c’est le maillot jaune », a-t-il déclaré au Journal du Dimanche en marge d’une étape du Tour de France. Un maillot jaune pour le tour de France de 2022, c’est sûr et peut être même en 2017.

(Avec Reuters)

 

Emmanuel Macron « c’est Coluche ou Kouchner ?

Emmanuel Macron « c’est Coluche ou Kouchner ?

Dans les allées du pouvoir on ne se fait guère de cadeaux notamment concernant les étoiles montantes qui bouleversent l’oligarchie.  Macron va l’apprendre à ses dépens d’autant qu’il n’économise guère son exposition médiatique. Récemment François Hollande avait suggéré que le phénomène Macron pouvait se comparer à celui de Coluche, une comparaison en réalité assez vacharde car Coluche était surtout un humoriste. Certains proches de François Hollande le comparent à ces quelques personnalités qui ont occupé le haut de l’affiche mais qui n’ont jamais été capables de traduire ces bonnes intentions en victoire politique en tout cas de les mettre à la hauteur des ambitions affichées. De ce point de vue Rocard constitue sans doute un excellent exemple des capacités du PS  à détruire les compétences. Alors que Rocard  était au plus haut dans les sondages, qu’il montrait une grande efficacité comme Premier ministre, le parti socialiste et Mitterrand ont réussi leur travail de démolition d’une personnalité trop innovante et trop compétente pour la gauche. Macron qui n’est peut-être pas le sauveur attendu mais qui apporte un peu de fraîcheur et de nouveauté dans un paysage politique sclérosé pourrait bien connaître le même sort car au PS les  capacités à détruire sont plus importantes que celles à construire. Du coup maintenant c’est la comparaison avec Kouchner qui est à la mode de la dérision vis-à-vis de Macron. Une comparaison d’autant plus facile que Kouchner a effectuée un voyage de gauche à droite sans grande état d’âme. « Emmanuel Macron, dit un ministre , c’est Bernard Kouchner : c’est la personnalité préférée des Français, et il n’a jamais gagné une élection. Kouchner avait fait plusieurs tentatives et il a toujours perdu. Je prédis la même chose à Emmanuel Macron ». Vous savez ce qu’on dit ? Avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemis.
Deux semaines après avoir lancé son mouvement, En marche, le ministre de l’Économie a provoqué le 22 avril stupeur et colère dans la majorité en affirmant ne pas se sentir l’ »obligé » de François Hollande, tout en protestant de sa loyauté, au point de susciter des interrogations sur son maintien au gouvernement. Omniprésent dans les médias, Emmanuel Macron reste ambigu sur ses intentions pour 2017.

(Avec RTL)

Emmanuel Macron : non à cette vieille gauche !

Emmanuel Macron : non à cette vieille gauche !

 

Bientôt le départ d’Emmanuel Macron ? Vraisemblable après la déclaration de guerre au PS et à la vieille gauche. Non à cette vieille gauche, C’est en substance c’est en substance ce que déclare Emmanuelle macro dans une interview sur Arte. Une déclaration qui pourrait bien préparer le départ du gouvernement. Certes l’actuel ministre de l’économie affirme être de gauche mais d’une certaine manière il condamne la pensée dominante de son camp, pensée qu’il juge archaïque. Une critique qui vise évidemment l’extrême gauche, aussi très largement le parti socialiste et même le gouvernement. En outre Emmanuel Macron estime à juste titre que le clivage actuel gauche droite est obsolète et que la véritable opposition se situe entre les réformateurs et les archaïques. D’une certaine manière c’est une condamnation de tout le système politique quand Macron déclare que lui ne ment pas et qu’il dit ce qu’il pense. Une critique directe sans doute adressée à Hollande et à son gouvernement qui risque d’appeler de nombreuses réactions négatives au point de créer les conditions du départ d’Emmanuel Macron ; lequel  qui se trouve aujourd’hui coincé dans un gouvernement relativement paralysé dont il est cependant parti prenante alors que sur nombre de sujets il tient des propos novateurs qui constituent une rupture avec la gauche traditionnelle. Dans un entretien accordé à Arte, Emmanuel Macron a assuré avoir lancé « En marche! » parce que « la gauche, aujourd’hui », ne le satisfaisait pas. Pour l’actuel locataire de Bercy, « le vrai clivage dans notre pays » est « entre progressistes et conservateurs ». Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a expliqué avoir lancé son propre mouvement politique « En Marche », car « la gauche aujourd’hui » ne le « satisfait) pas », lors d’une interview qui sera diffusée dimanche sur Arte. « Moi je ne mens pas aux gens, je dis ce que je pense, je le dis depuis le début. Je suis de gauche, c’est mon histoire. Mais la gauche aujourd’hui ne me satisfait pas », a déclaré Emmanuel Macron lors de cet entretien réalisé une semaine après le lancement de son mouvement le 6 avril et dont des extraits sont publiés sur internet. « A mes yeux, le vrai clivage dans notre pays (…) est entre progressistes et conservateurs, c’est ce clivage que je veux rebâtir maintenant et je ne veux pas attendre 2017″ pour cela, a-t-il ajouté. « Je veux pouvoir construire une action commune avec toutes les bonnes volontés qui croient à ce progressisme pour le pays », a conclu le ministre. Cette sortie intervient au terme d’une intense semaine médiatique pour le ministre de l’Économie, qu’un sondage Vivavoice pour Libération a érigé en candidat de gauche préféré des Français et qui a semblé voler la vedette à François Hollande lors d’une visite d’entreprise jeudi à Chartres.

 

(Avec AFP)

Emmanuel Macron en marche vers où ?

Emmanuel Macron en marche vers où ?

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la décision d’Emmanuel Macron de créer un parti politique intitulé en marche suscite à la fois intérêt, interrogation mais aussi rejet chez certains. La première question est de savoir si Macron se prépare pour l’échéance présidentielle de 2017. Cela supposerait toutefois que François Hollande renonce à se présenter, ce qui est encore loin d’être évident. Peut-être s’agit-il davantage de préparer des élections présidentielles suivantes en 2022. On se demande également s’il s’agit d’une sorte de club de réflexion ou d’une organisation dont l’ambition est plus large. Officiellement Emmanuel Macron  qui s’affirme de gauche ne dispose pas du soutien de structures politiques classiques, il n’est pas même adhérent au parti socialiste. Son nouveau parti en marche pourrait constituer la base nécessaire pour exister politiquement au plan national et y de disposer de relais. Plus fondamentalement Emmanuel Macron s’appuie sur le  rejet assez global du système politique pour proposer autre chose.  C’est-à-dire une vision qui dépasse les clivages traditionnels, clivages d’ailleurs souvent artificiels et qui ne conduisent qu’à l’immobilisme. Du côté du parti socialiste on n’apprécie pas forcément cette démarche qui veut rompre avec les approches idéologiques classiques.  A droite, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, de sensibilité centriste parmi Les Républicains, se félicite d’un mouvement qui « va plutôt dans la bonne direction » et estime que le jeune ministre pourrait travailler avec son champion pour la présidentielle de 2017, Alain Juppé. « Je ne vois aucune incompatibilité entre Emmanuel Macron et Alain Juppé. Là, il y a peut-être pour l’avenir des signaux intéressants », a jugé le sénateur sur France 2, évoquant l’idée d’avoir « des partenariats », un peu comme la grande coalition en vigueur en Allemagne entre chrétiens et sociaux-démocrates. C’est à gauche, dont Emmanuel Macron est la bête noire, que les crispations sont les plus fortes. Pour le cofondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, la ficelle tirée par François Hollande est un peu grosse. « Vous et moi, on ne sait pas très bien qui manoeuvre pour qui dans cette histoire, mais on voit bien qu’ils sont en pleine préparation de la campagne présidentielle de François Hollande », a-t-il déclaré sur France Info. Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, a estimé qu’Emmanuel Macron et, par ricochet, François Hollande, montraient leur vrai visage à travers cette initiative. « Le ni droite ni gauche est le masque de ceux qui finiront à droite », a-t-il dit sur BFM TV. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui tente d’apaiser un parti au bord de l’explosion, est quant à lui réservé face à un ovni politique qu’il a souvent critiqué. « S’il contribue à élargir la majorité, son apport est positif. S’il provoque crispation et réduction, son action l’est moins. Il a le choix des armes. S’il veut changer le centre de gravité de la gauche, il fait fausse route. »

(avec Reuters)

Emmanuel Macron annonce la création de son mouvement politique

Emmanuel Macron annonce la création de son mouvement politique

 

L’idée d’Emmanuel macro c’est de créer un mouvement qui dépasserait les clivages gauche droite actuels. En clair Emmanuel macro veut contourner le parti socialiste qui ne l’apprécie guère mais aussi les autres formations situées au centre et à gauche. Une initiative assez originale mais dont la portée opérationnelle ne sera sans doute pas immédiate. En effet pour 2017 les élections présidentielles seront encore sous maîtrise des partis politiques traditionnels. Mais compte tenu de la lassitude voire du désintérêt total d’un grand nombre d’électeurs à l’égard du système politique,  il se pourrait que la démarche de Macron  trouve le moment venu un écho dans l’opinion. Beaucoup de clivages actuels entre la gauche et la droite demeurent  en effet assez artificiels et sont finalement arbitrés par l’immobilisme. (D’où sans doute le nom du parti d’Emmanuel Macron : « en marche ») Macron devra cependant étoffer son projet, lui donner une consistance, une crédibilité bien sûr sur le plan économique mais aussi dans les domaines sociaux, environnementaux et sociétaux. Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, a donc annoncé ce mercredi 6 avril la création d’un nouveau mouvement politique lors d’une réunion citoyenne dans sa ville d’Amiens (Somme). Il a donc profité de cette occasion pour dévoiler la création d’une structure pour soutenir ses idées à un an de l’élection présidentielle de 2017. Depuis plusieurs mois, des rumeurs avaient annoncé que ce mouvement consisterait à être « à mi-chemin du laboratoire d’idées et du parti politique » qui ne sera « ni à droite, ni à gauche ».  « J’ai pris du temps, j’ai réfléchi, j’ai consulté, j’ai associé et j’ai décidé qu’on allait créer un mouvement politique, un mouvement politique nouveau« , a déclaré Emmanuel Macron, affirmant aussi qu’une candidature en 2017 n’était pas sa « priorité aujourd’hui ». « Cela fait plusieurs mois que l’on s’organise, mais ça y est, ça va venir vite, ce n’est plus qu’une question de semaines », expliquaient des proches du ministre le 2 mars. Un lancement qui s’est concrétisé par la création d’un compte Twitter officiel, un site internet, et une véritable opération de communication pendant le discours d’Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron à Matignon ?

Emmanuel Macron à Matignon ?

On s’interroge de plus en plus dans les allées du pouvoir sur la perspective d’un départ de Manuel Valls. Première raison Manuel Valls ne joue plus du tout le rôle de fusible pour François Hollande. Un François Hollande au plus bas dans les sondages comme Manuel Valls. En outre l’autoritarisme de Manuel Valls ne cesse de faire des mécontents partout, au sein de la majorité bien sûr, au sein du gouvernement mais aussi dans l’opinion publique. On voit mal comment la loi travail pilotée par Manuel Valls pourrait aboutir tellement les marges sont étroites. Première raison le gouvernement n’a pas de majorité parlementaire pour voter ce texte en l’état. Seconde raison l’opposition unanime des syndicats avec des nuances puisque certains sont favorables à des modifications tandis que l’autre veulent le retrait pur et simple. Du coup pour faire passer sa loi Manuel Valls sera contraint à procéder à de sérieux amendements ce qui pourrait dénaturer le projet aux yeux du patronat et de la droite et déconsidérer le premier ministre. Il ne reste plus que deux hypothèses pour Manuel Valls soit faire de très sérieuses concessions remettant un peu en cause la philosophie du projet, soit partir. Un départ maintenant envisageable compte tenu par ailleurs de son impopularité. Dès leur certains envisagent  de voir Emmanuel Macron à la place de  Manuel Valls à Matignon Selon le baromètre de l’institut Elabe pour les Échos publié hier*, François Hollande (17 % de confiance) et Manuel Valls (23 %) battent tous deux leur record d’impopularité. Le président perd quatre points en un mois et seize en un trimestre. Le Premier ministre perd également quatre points en un mois et ne se trouve plus qu’un point au-dessus du record d’impopularité absolu de

11 Janvier : Emmanuel Todd , un intello dans le potage

 

11 Janvier : Emmanuel Todd , un intello dans le potage

Jean Todd pète les plombs. Cet intello qui veut tout expliquer et surtout démonter scientifiquement finalement ne démontre rien sinon sa prétention scientiste, triste et approximative. En dénonçant le mouvemente du 11 janvier comme une imposture raciste inspirée par les cathos, il touche au ridicule. Pas étonnant cet ancien communiste – qui a changé d’idéologie–a cependant conservé cette obsession culturelle à vouloir tout expliquer  en tordant sil le faut les facteurs explicatifs.  L’historien et démographe Emmanuel Todd a en effet provoqué des remous en dévoilant le propos de son prochain livre. Selon lui, le mouvement du 11 janvier après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher est « une imposture ». Il assure que son analyse permet de révéler la vraie nature de notre République. Jean Todd devrait pourtant faire preuv de davantaged’ humilité et de prudence dans se analyses.  Lors des élections présidentielles de 2012, Todd a soutenu  François Hollande, dans le prolongement des conclusions de son ouvrage Après la démocratie. Il voyait dans la candidature de Hollande un retour aux fondamentaux de la France, avec ses principes d’égalité, en opposition à Nicolas Sarkozy qu’il perçoit comme l’antithèse de ces principes. Face à une crise d’une intensité aussi violente que celle des années Trente, il pariait sur une réaction « de gauche » de la France. Il pensait  qu’Hollande pouvait  devenir un « Roosevelt » français, qui pourrait tirer les conséquences de l’impasse des politiques antérieures. Engagée à l’issue d’une politique menée dans l’échec jusqu’à son terme, cette nouvelle politique serait un « 1983 à l’envers », allusion au revirement néo-libéral des socialistes cette année-là. Un tel processus serait proprement « révolutionnaire », Todd allant jusqu’à utiliser l’expression « hollandisme révolutionnaire »  Il s’est à peine trompé ! Dans son  livre  (éditions du Seuil)  et il critique l’ »esprit du 11-Janvier« , né en réactions aux attentats de Charlie hebdo et de l’Hyper Cacher. Ce jour-là, il n’était pas dans les rues à défiler, contrairement à plus de 4 millions de Français. « J’ai vécu ce moment d’unanimité apparent, relayé par les médias, comme un flash totalitaire. C’est le seul moment de ma vie où j’ai eu l’impression que ce n’était pas possible de parler en France », confie-t-il à Libération. Plus précisément, il dénonce une « imposture » : « Lorsqu’on se réunit à 4 millions pour dire que caricaturer la religion des autres est un droit absolu – et même un devoir! -, et lorsque ces autres sont les gens les plus faibles de la société, on est parfaitement libre de penser qu’on est dans le bien, dans le droit, qu’on est un grand pays formidable. Mais ce n’est pas le cas. (…) Un simple coup d’œil à de tels niveaux de mobilisation évoque une pure et simple imposture », avance-t-il dans L’Obs. Todd explique la base de son travail dans Libération, un « véritable travail d’enquête sociologique » : « J’ai calculé des intensités de manifestations par ville. J’ai fait des cartes. J’ai rapporté cela à d’autres variables, notamment la proportion de cadres et professions intellectuelles supérieures et aussi la carte des empreintes et pratiques religieuses ». Il en ressort l’essentiel du propos du démographe : le 11-Janvier est caractérisé par une « surmobilisation des catégories moyennes et supérieures de la société, en particulier de la partie de la France qui est de tradition catholique », poursuit-il dans Libé. A L’Obs, il dit avoir eu une « sorte d’illumination concernant la vraie nature du système social et politique français » : »une ‘néo-République’qui n’aspire à fédérer que sa moitié supérieure éduquée, les classes moyennes et les gens âgées ». Une France « des classes moyennes centristes qui est en état de crise religieuse, qui a été ébranlée par la disparition ultime de ses croyances, qui est dans un état de vide métaphysique abyssal et joue donc un jeu tout à fait pervers avec les musulmans pour se trouver des boucs émissaires ». Car voilà un des arguments de Todd : ceux qui ont défilé voulaient manifester pour affirmer leur droit à caricaturer Mahomet et donc de se moquer de l’islam. Et d’aller encore beaucoup plus loin : la France qui est aux commandes est celle qui a été « antidreyfusarde, catholique et vichyste« . Bref un livre qui relève davantage du bricolage idéologique et méthodologique que d’uen approche scientifique. L’intéressé dans ce livre manque évidemment de nuance et de pertinence . Jean Todd devrait aussi apprendre à sourire, il est triste à mourir. Cela  lui permettrait prendre un peu de recul sur ses prétentions scientistes qui touchent au totalitarisme intellectuel. 

Emmanuel Macron : non aux propositions de martine Aubry

Emmanuel Macron : non aux propositions de martine Aubry

 

 

Macron a répondu nettement à Aubry lors du grand jury  »RTL-Le figaro ». C’est non à toutes les propositions du maire de Lille. Donc pas question de revoit la politique économique. . Il n’y aura donc pas de virage économique et il faudra se contenter des hypothétiques effets du pacte de responsabilité, du travail du dimanche, et de la réforme de certaines processions réglementées. Autant de dispositions qui ne sont pas vraiment à la hauteur de l’enjeu même si certaines sont utiles voire nécessaires. Je suis en désaccord avec l’analyse» de Martine Aubry et «avec les conclusions qu’elle en tire», a expliqué le ministre, qui a souligné qu’un «ciblage meilleur n’est pas possible» sur le crédit d’impôt compétitivité (CICE) et le pacte de responsabilité, contrairement à ce que réclame l’aile gauche du PS. Insistant sur la nécessité de mener «une politique de stabilité» pour les entreprises, Macron a ajouté: «Il est normal qu’il y ait un débat politique interne au PS», mais «il vient après plusieurs mois de clarification. (…) Le constat, c’est le manque de compétitivité de l’économie française.» Contrairement à Martine Aubry, le ministre n’est pas favorable à la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, car «les perdants seront les classes moyennes».Emmanuel Macron est aussi en désaccord avec la maire de Lille qui a déclaré que les créations d’emplois dues à l’ouverture des magasins le dimanche étaient «un mirage».  Faux, a rétorqué le ministre. Précisant que le travail du dimanche «est une réalité régulière ou occasionnelle pour 30 % des Français», il va proposer «plus de flexibilité sur le terrain» avec la possibilité donnée aux maires d’autoriser l’ouverture «douze dimanches par an, un par mois» dans des «zones à forts potentiels économique et touristique», notamment les Grands Boulevards et certaines gares. L’objectif du ministre est de «simplifier le dispositif avec des compensations et des accords majoritaires». Dans des entreprises de plus de onze salariés, ceux qui travailleront le dimanche sur la base du volontariat seront «payés double, avec repos compensateur». Concernant l’assurance-chômage, Macron s’est montré prudent, déclarant qu’il s’agit d’un «acquis social clé» qu’il «faut défendre». Mais il a reconnu que «le chômage de masse ne permet plus de le financer de manière satisfaisante» et que «le débat est politique». Les pouvoirs publics et les partenaires sociaux vont «en débattre en 2015 pour préparer la réforme de 2016», a-t-il déclaré. Interrogé sur les professions réglementées (huissiers, notaires, pharmaciens, etc.), Macron a insisté sur la nécessité de les «moderniser» et de «déverrouiller» les tarifs ou encore les conditions de regroupement ou de transfert, s’agissant des pharmacies. Le ministre a annoncé la création d’une «grande profession de l’exécution du droit» qui concernerait au premier chef les huissiers.

 

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