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République en marche : un club d’élus nationaux et- ou de fans d’Emmanuel Macron ?

République en marche : un club d’élus nationaux et- ou de fans d’Emmanuel  Macron ?

 

 

 

Au-delà du fonctionnement du « parti » En Marche se pose surtout la question du risque politique lié à l’ultra personnalisation du pouvoir. Hors Emmanuel Macron, aucun dirigeant, aucun ministre, aucun dirigeant  ne parvient à incarner le changement politique voulu par les français lors des dernières élections. Au plan national, les ministres sont à peine connus, le Premier ministre lui-même manifeste une discrétion inédite sous la 5éme république. Plusieurs enquêtes ont montré que les électeurs ignoraient le plus souvent le nom de leurs députés .Au plan local, c’est le désert politique total, pas de vraie structure, pas de vie collective, pas d’implication dans les problématiques territoriales et pas de relais de la politique nationale. Les comités En Marche sont réduit à des clubs de supporters et pour la majorité n’ont plus aucune vie. Or les réformes économiques, sociales, environnementales et sociétales se heurtent nécessairement aux contradictions et au corporatisme de la société française. Face à ces  réactions En Marche ne dispose d’aucun outil politique de masse pour faire remonter à temps les sensibilités locales et sectorielles, pour apporter des contributions, pour faire partager les problématiques, pour expliquer l’objet des réformes et pour  relayer le discours du gouvernement. Pour schématiser, tout repose uniquement sur Emmanuel Macron. Or on sait que la vie politique échappe rarement à des aléas qui peuvent nuire gravement à la popularité voire remettre en cause  la légitimité d’un gouvernement.  L’hyper concentration du pouvoir -qui peuvent s’expliquer les dégâts provoqués par les frondeurs de François Hollande-  constitue cependant un risque majeur : celui de voir s’écrouler aussi vite qu’il était monté le mouvement de réforme En Marche. De ce point de vue,  le fonctionnement proposé pour la « la république en marche » n’est ni acceptable démocratiquement, ni pertinent sur le plan politique. Principal  reproche,  notamment le fait que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignés par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup, on se demande légitimement  si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. La future organisation est donc fortement teintée   de centralisme démocratique ;  elle est  dirigée en fait par des élus politiques non choisis par la base. La quasi absence de vie démocratique et de vie tout court s’est déjà traduite par un fait politique majeur à savoir une grande désillusion lors  des élections sénatoriales. Pas étonnant dans la mesure où les grands électeurs que constituent les maires  n’ont pratiquement pas été sollicités par des instances locales d’En  Marche.  On peut comprendre que dans l’urgence, En Marche ait mis en place un fonctionnement centralisé mais pour des raisons démocratiques et politiques, ce mouvement devra à l’avenir  se construire sur d’autres bases …ou prend le risque de disparaitre aussi vite.

Sondage législative : Majorité absolue pour Emmanuel Macron avec 400 députés

Sondage législative : Majorité absolue pour Emmanuel Macron avec 400 députés

Selon un sondage Ipsos Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France publié vendredi les candidats La République en marche obtiendraient une majorité absolue à l’Assemblée nationale lors des élections législatives du 11 et 18 juin prochain avec un nombre de sièges variant entre 397 et 427, selon un sondage Ipsos Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France publié vendredi. Ils devanceraient ainsi l’alliance Les Républicains/UDI qui obtiendrait entre 95 et 115 sièges, ainsi que le Parti socialiste et ses alliés, crédités de 22 à 32 sièges, la France Insoumise, créditée de 11 à 21 sièges et le Front national, qui obtiendrait de 5 à 15 sièges. Le mouvement d’Emmanuel Macron recueille ainsi 31,5% des intentions de vote, soit une hausse de 2 points par rapport au sondage réalisé entre le 2 et 4 juin dernier. Les Républicains/UDI sont crédités de 22% des intentions de vote, soit une baisse d’un point. Le Front national obtient, quant à lui, 17% des intentions de vote, comme dans le sondage précédent. La France insoumise recueille 11,5% des intentions de vote, soit une baisse d’un point et le Parti socialiste et ses alliés 8%, soit une baisse d’un demi-point. Le sondage a été réalisé en ligne entre le 7 et le 8 juin auprès de 1.995 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Emmanuel Macron: «je suis l’ennemi du nationalisme «

Emmanuel Macron: «je suis l’ennemi du nationalisme « 

Dans une  interview à 20 minutes Emmanuel Macon s’explique notamment sur le clivage patriote nationaliste.

 

Marine Le Pen préférerait vous affronter, car vous seriez « un mondialiste décomplexé ». Êtes-vous le candidat de la mondialisation ?

Je suis le candidat d’une France ouverte, ce qui me paraît être la définition même du patriotisme. Je suis l’ennemi du nationalisme, dont Madame Le Pen est la candidate. Monsieur Fillon la poursuit dans ses dérives. Je suis le candidat d’une France qui a des intérêts – sa sécurité, ses intérêts économiques et sociaux –, qui veut les protéger et les défendre, mais qui opère dans un monde ouvert. Parce que nous avons aujourd’hui 2 millions de concitoyens qui travaillent dans des entreprises étrangères opérant en France et que plusieurs millions de Français vivent de nos exportations. Parce que nous sommes une culture qui a toujours rayonné dans le monde et que nous avons une langue qui a plus de locuteurs en dehors de ses frontières que sur notre sol. Avoir peur de l’avenir, c’est trahir notre histoire. Je défends une France forte dans un monde ouvert où les valeurs de la démocratie l’emportent. Pour autant, je ne suis pas le candidat de la mondialisation heureuse.

Vous estimez que le clivage « patriotes-nationalistes » a remplacé l’ancien clivage gauche-droite. Qu’entendez-vous par là ?

Sur de nombreux sujets, – la laïcité, l’Europe, le rapport au monde, la réforme économique et sociale –, le clivage n’est plus entre la droite et la gauche, car chacun de ces camps est divisé en son sein. Aujourd’hui, les candidats de la droite et de la gauche traditionnelles ne pourraient gouverner sérieusement s’ils étaient élus, car ils n’auraient pas la majorité en leur sein. Alain Juppé a dit ce matin [selon le Canard enchaîné] : « Si Sens commun est au gouvernement, je serai dans l’opposition. » C’est la démonstration que, si François Fillon est élu, ce sera la chienlit. Quant à Benoît Hamon, trois quarts des gens investis par le PS pour les législatives déclarent ne pas ou ne plus le soutenir. Ces divisions révèlent de vraies fractures. La recomposition profonde de notre vie politique est en cours, sinon je ne serais pas là. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et moi-même sommes des expressions de ces dysfonctionnements. Aujourd’hui, la vraie tension est entre la volonté de rétrécissement du pays, représentée par Madame Le Pen, et l’ouverture au monde et à l’Europe, que je représente. Le patriote, c’est celui qui défend les siens dans un monde ouvert. Le nationaliste, c’est celui qui défend les siens en combattant l’autre, ce qui conduit au protectionnisme au niveau économique, et à la guerre.

Dans une interview au Point, le géographe Christophe Guilluy reconnaît que votre modèle économique « crée de la richesse ». Mais, selon lui, hors des grandes métropoles mondialisées, une partie de la classe moyenne et les catégories populaires ne sont plus intégrées au modèle économique. Comment faites-vous pour intégrer cette France périphérique ?

Je suis favorable à ce que la France des métropoles, des gens bien formés, des entrepreneurs, puisse réussir et aller plus vite car elle tire tout le pays. Mais ça ne peut pas être un projet de société. On a besoin que toute la France soit embarquée dans un projet de réussite et d’émancipation économique et sociale. Sinon, on a une fracture comme en Grande-Bretagne. Je veux permettre à chacun de réussir, par l’éducation, en ramenant à 12 élèves les classes de CP et CE1 dans les zones d’éducation prioritaire et en donnant plus d’autonomie pédagogique aux écoles. Par le rattrapage économique avec les emplois francs : 15 000 euros pour les entreprises embauchant en CDI un habitant issu des quartiers prioritaires de la politique de la ville. J’investirai également 15 milliards d’euros dans la formation continue. J’ai aussi un projet de lutte contre l’isolement de l’hyper-ruralité, à travers le doublement des maisons de santé pour faire reculer les déserts médicaux et le développement de l’Internet haut débit. Enfin, pour cette France périphérique, ma principale mesure est la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % de nos concitoyens. Cet impôt est injuste car il est plus élevé dans les villes de province ou les petites villes que dans les métropoles.

Votre projet économique vise à réduire le coût du travail et donner plus de marge de manœuvre aux entreprises. Il s’agit donc d’approfondir ce qui a été fait pendant ce quinquennat ?

Une politique en faveur de la compétitivité a été commencée dans ce quinquennat mais trop tardivement et trop modestement. Il faut aller plus loin, plus clair, plus fort. Donc en 2018, non seulement je verserai le CICE au titre de l’année 2017, mais je ferai un allégement de charge de six points, qui remplacera le CICE. Ce sera un vrai choc de compétitivité pour les entreprises. Il faut aussi aller plus loin en termes de simplification du droit du travail, en ne gardant que les principes et les règles fondamentales dans la loi et en donnant beaucoup plus de possibilités de changer les choses par l’accord majoritaire des salariés au sein des entreprises ou des branches. Dans le même temps, j’ai une politique pour le pouvoir d’achat des travailleurs. S’il y a un accord dans l’entreprise, il faut qu’on puisse travailler plus et gagner vraiment plus. C’est pourquoi je baisserai les cotisations sociales et salariales et j’exonérerai les heures supplémentaires de charges patronales et salariales.

Si l’Etat baisse les charges salariales et patronales, quelle est la responsabilité des entreprises ? Est-ce que les créations d’emplois ont été à la hauteur de ce qui était espéré avec le pacte de responsabilité ?

Les créations d’emploi, ce n’est pas la physique du piston. Aller vers une politique de compétitivité, continuer à améliorer la marge des entreprises, c’est améliorer leur capacité à investir et embaucher. Ensuite, vous avez toujours des gens qui se comportent mal, il faut les contrôler, les sanctionner, et essayer de les poursuivre. Certaines entreprises, qui ont bénéficié d’aides et n’allaient peut-être pas licencier, ont pu investir sur d’autres projets et mieux se porter. Je ne suis pas pour une économie administrée, je suis pour une économie qui permet d’encourager ceux qui se comportent bien, qui investissent et qui embauchent.

Vous avez déclaré : « la vie économique est faite de créations et de destructions. » On ne peut donc rien faire contre les délocalisations ?

Dans la vie économique, il y a des cycles où des entreprises naissent et disparaissent. Quand une entreprise n’est plus rentable, parce qu’elle n’a plus de marché ou qu’elle n’a pas pris un virage technologique, il ne faut pas chercher à la maintenir artificiellement. On ne rend pas service aux salariés. Pendant des décennies, on a voulu protéger les emplois en prétendant protéger les gens : on a vu le résultat. Moi je ne veux pas protéger les emplois qui ne sont plus d’aujourd’hui, ni de demain. Je préfère protéger vraiment les gens, en donnant plus de souplesse aux entreprises et en formant les chômeurs aux emplois d’avenir, dans la silver economy, la domotique, la chaudronnerie, les énergies nouvelles… Vous protégez beaucoup plus un travailleur en faisant ça qu’en biberonnant une entreprise pour qu’elle maintienne des emplois voués à disparaître.

Vous dites que l’auto-entrepreneuriat ouvre des « perspectives de mobilité ». Cette opportunité doit-elle l’emporter sur la protection du travailleur « ubérisé » ?

Je ne suis pas pour l’hyper précarité mais je suis contre cette volonté de bloquer la création d’emplois pour protéger de manière indue des secteurs. J’étais pour le développement de la plateforme Uber, je l’ai aidée parce qu’elle a permis de créer des dizaines de milliers d’emplois en France et en particulier en banlieue. Mais je suis défavorable à ce qu’elle use aujourd’hui de sa position dominante pour baisser les prix. Donc je soutiens les chauffeurs d’Uber dans leur combat pour une négociation avec la plateforme. Il faut imposer un tarif minimum à ces plateformes et protéger les droits de celles et ceux qu’elles emploient.

Question qui fâche, d’un internaute : @Tanatiel « Dans votre programme vous évoquez le fait de supprimer les allocations-chômage à tout demandeur d’emploi qui refuse deux offres “décentes”. Pourriez-vous préciser ? »

Je veux réformer l’assurance chômage pour que tout le monde y ait droit : les démissionnaires une fois tous les cinq ans, les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les entrepreneurs et les salariés. Mais personne n’aura sans contrepartie un droit durable au chômage. Après un bilan de compétences, vous ne pourrez pas refuser plus de deux offres décentes, c’est-à-dire des offres qui correspondent à vos qualifications et payées jusqu’à moins 20 à 25 % de votre dernière rémunération, ce sera à définir dans la négociation. Et si vous ne voulez pas être formé, mais que vous préférez répondre à une offre à 300 km de chez vous, on vous aidera à la mobilité.

Vous avez évoqué en février « une culture diverse et multiple » en France. En avril, vous avez déclaré à Causeur que la France « n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle ». Distinguez-vous le projet politique du brassage culturel ?

Je crois dans la diversité, mais pas dans le multiculturalisme. Le multiculturalisme, ce n’est pas la France. La France est avant tout un peuple indivisible, par ses valeurs, par son histoire. Nous avons une culture faite de multiples autres cultures. La langue française est la seule officielle mais je suis pour qu’on puisse enseigner les langues régionales dans les écoles de la République, c’est notre richesse. Je crois à l’indivisibilité du peuple français, mais dans sa diversité. Cette diversité n’est pas la haine de ce que nous sommes. L’identité, ce n’est pas la réduction au même. C’est un projet.

Vous souhaitez réformer le Code du travail dès l’été par ordonnances. Vous ne rejetez pas le 49.3. Assumez-vous une verticalité du pouvoir présidentiel ?

J’assume de l’efficacité et des débats bien proportionnés. La réforme du droit du travail que je propose a été préparée, il y a eu plusieurs rapports et je m’en suis expliqué pendant la campagne, dès le mois de décembre, donc il faut aller vite. Je suis pragmatique. La Ve République offre les instruments du parlementarisme rationalisé, il faut les utiliser, l’ordonnance comme le 49.3. Mais pas à tout bout de champ. Sur d’autres sujets plus complexes, l’assurance chômage, la formation continue, les retraites, il faut prendre le temps du débat.

«Emmanuel Hollande» prêt à affronter «François Balkany»

«Emmanuel Hollande» prêt  à affronter «François Balkany»

A court d’arguments est en pleine dégringolade dans les sondages, François Fillon avait appelé le candidat d’En  marche « Emmanuel Hollande ». Réponse du berger à la bergère ce week-end macro a baptisé Fillon du nom de François Balkany. «Je ne l’appellerai pas François Balkany mais il ressemble plus à ça qu’à autre chose aujourd’hui», a lancé Emmanuel Macron ce dimanche. Certes avec de tels propos on n’atteint pas les sommets de la politique mais Fillon devrait se méfier de ses dérives y compris verbales qui reviennent en boomerang. D’autant plus que l’humour ne semble pas l’exercice favori d’un Fillon surtout ennuyeux.-D’ailleurs Fillon a encore attaqué Macron  dimanche.  »J’ai vu qu’Emmanuel Macron se présentait comme le candidat de « l’alternance profonde ». Voilà bien une pensée de sous-marin », a lancé M. Fillon, devant plus de 25.000 personnes, selon les organisateurs, et une marée de drapeaux tricolores. « Les quelques ralliés hétéroclites en seront les dupes, quand l’équipage socialiste refera surface. Et la France sera la grande perdante », a poursuivi l’ex-Premier ministre. Sur le plan humoristique on conviendra que ça ne pisse pas le moins ! Surnommé par François Fillon «Emmanuel Hollande», Emmanuel Macron a donc assuré ce dimanche ne pas être « l’héritier de ce quinquennat ou d’un système» sur France 3. Avant de rebaptiser le candidat de la droite «François Balkany», en référence à l’élu des Hauts-de-Seine empêtré dans les affaires.   «C’est amusant d’entendre de la part de François Fillon qui a été cinq ans le Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui a conduit la politique du gouvernement, et qui maintenant voudrait s’en laver les mains», a-t-il déclaré. «Je ne l’appellerai pas +François Balkany+ mais il ressemble plus à ça qu’à autre chose aujourd’hui», a affirmé l’ancien ministre à propos de François Fillon, mis en examen pour détournement de fonds publics. Patrick Balkany, député-maire LR de Levallois-Perret, est soupçonné d’avoir caché au fisc une propriété à Marrakech et une autre aux Antilles françaises.

« Emmanuel Hollande » (Fillon) ou le degré zéro de la politique

« Emmanuel Hollande » (Fillon) ou le degré zéro de la politique

 

C’est la panique chez Fillon, du coup l’invective fait office d’argumentaire. « Faut-il choisir entre Emmanuel Hollande ou François Macron »  déclare Fillon acculé dans les sondages et dont la qualification pour le deuxième tour paraît de plus en plus hypothétique même dans son camp. La campagne de l’ancien premier ministre qui panique de plus en plus devient de plus en plus hystérique et ridicule aussi. François Fillon va lancer dans les jours à venir une virulente charge contre Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux. Selon les informations du Parisien, « une opération spéciale » est même prévue. »Ce week-end, les Républicains lancent une opération spéciale sur les réseaux sociaux, avec affiches et hashtags aux noms pour le moins évocateurs : #MacronGirouette, #MacronLHéritier ou #Macronitude », écrit le journal.
 Ce qui explique la distance de plus en plus évidente de certains responsables des républicains vis-à-vis de Fillon.  Les ex-soutiens de Nicolas Sarkozy, qui s’étaient unanimement ralliés à François Fillon, observent des attitudes contrastées à trois semaines du premier tour de la présidentielle, de la perplexité au soutien zélé au candidat de la droite. Partisans de l’ancien président durant la primaire de novembre, Luc Chatel, Eric Woerth et François Baroin sont devenus des pièces essentielles du dispositif « filloniste », au point d’apparaître comme des ministres en puissance. Mais d’autres ont cessé de participer à la campagne du candidat, qu’ils ne jugent pas à même de représenter au mieux la droite en raison des ennuis judiciaires, liés aux emplois de membres de sa famille, qui le fragilisent depuis deux mois. Sarkozyste historique et pilier des Républicains dans le Sud-Est, Christian Estrosi a pour sa part reçu samedi Emmanuel Macron dans son bureau du Conseil régional à Marseille, sans dire clairement s’il fallait interpréter ce geste comme une manifestation de défiance à l’égard du vainqueur de la primaire. « Nous sommes responsables, soucieux de l’intérêt général de la France », a déclaré Christian Estrosi à la presse lors de cette rencontre, qu’avait sollicitée Emmanuel Macron, actuellement favori des sondages. Le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-D’azur, à qui certains militants de droite tiennent rigueur d’avoir plaidé un temps pour un désistement de François Fillon, a été sifflé lors d’un meeting du candidat, vendredi, à Toulon. L’ »accueil républicain » réservé samedi tranche avec l’attitude de François Fillon et de ses fidèles à l’égard du candidat d’En marche !, considéré comme une cible prioritaire. « C’est saugrenu », a déploré dimanche Eric Woerth, sur BFMTV, à propos du rendez-vous Estrosi-Macron. « Ça crée des troubles chez les électeurs et je ne suis pas sûr que, à trois semaines d’une élection déjà compliquée (…), ce soit une bonne idée. » Comme Luc Chatel et François Baroin, Eric Woerth fait partie des dirigeants des Républicains qui n’ont jamais douté en public du bien-fondé de la candidature de François Fillon, tombé à la troisième place dans les sondages. Certains « sarkozystes » restés fidèles ont reçu il y a trois semaines une récompense sous la forme d’une promotion au sein de l’équipe de campagne, à l’image de Luc Chatel, devenu porte-parole, et de François Baroin, perçu comme un possible futur Premier ministre en cas de victoire. Tous n’ont pas obtenu le même avancement, comme Laurent Wauquiez, qui n’hésite pas à le faire savoir. « Il est vrai que François Fillon avait indiqué il y a quelques semaines qu’il souhaitait que j’apporte une nouvel élan à la tête de notre parti dans cette campagne. Cette parole n’a pas été tenue », a-t-il dit au Journal du dimanche. L’ancien président des Républicains, à qui Nicolas Sarkozy avait confié les clefs le temps de la primaire, critique par ailleurs certaines orientations de la campagne, à commencer par la mise en exergue de la théorie d’un complot orchestré par le pouvoir et la justice contre le chef de file de la droite. « Je considère que ce serait une erreur de nous engluer dans ces affaires qui écoeurent les Français. Ce qui nous fera gagner, ce n’est pas la thèse du complot, c’est la force de nos convictions et de nos valeurs », juge-t-il dans le JDD. Il dit cependant souhaiter la victoire de François Fillon, qu’il estime « encore possible ». Au sein de la droite, un responsable s’est pour l’instant gardé de s’exprimer publiquement: Nicolas Sarkozy. L’ancien chef de l’Etat a reçu à plusieurs reprises François Fillon à huis clos, dans ses bureaux parisiens, mais n’a jamais pris la parole dans les médias depuis le début des révélations sur les affaires pour soutenir son ex-Premier ministre.

 

Présidentielle : Ségolène Royal pour Emmanuel Macron

Présidentielle : Ségolène Royal pour Emmanuel Macron

Le soutien de Ségolène Royal pour Macon se précise de plus en plus. Une nouvelle fois, elle a réaffirmé qu’elle pourrait ne pas soutenir le vainqueur de la primaire de gauche est finalement apporter son soutien à Emmanuel Macron. En cause, son désaccord sur le fond, évidemment total, avec le gauchiste Benoît Hamon mais aussi son hostilité à Valls dont l’autoritarisme lui paraît incompatible avec la démarche participative qu’elle propose. Ce soutien serait évidemment un coup dur pour le vainqueur de la primaire du PS et préfigurerait sans doute l’éclatement de ce parti. Tout dépendra en réalité des sondages.  S’il se confirme que le candidat du parti socialiste ne peut atteindre la barre des 10 % au premier tour des présidentielles et que macro, lui est à 20 % voire est en capacité de se qualifier pour le second tour alors on peut prévoir la mort du parti socialiste. Pour les législatives, nombre de députés socialistes actuels rejoindront Macon pour sauver leur mandat ;  un Macron  qui risque de par ailleurs d’être un peu encombré par ses conversions de dernière heure. Ségolène Royal va-t-elle soutenir le fondateur du mouvement « En Marche ! » à l’élection présidentielle ? Si la ministre de l’Environnement avait refusé jusqu’à présent de l’affirmer ainsi, elle a fait un pas de plus ce mercredi 25 janvier sur BFMTV.  Interrogée sur BFM mercredi sur son intention d’appeler à voter ou non pour le vainqueur de la primaire de la gauche, Ségolène Royal n’a pas souhaité répondre clairement : « Je n’ai pas à lancer d’appel ou pas d’appel, a-t-elle rétorqué. On verra quelle est la situation politique, comment les choses s’organisent« . L’ex-candidate à l’élection présidentielle de 2007 a confié qu’elle n’était pas certaine de soutenir celui qui sortira vainqueur du second tour le dimanche 29 janvier.  »Ça dépend de ce qu’il a à dire, ça dépend du processus. Moi ce que je soutiendrai, c’est le rassemblement. Avec le vainqueur des primaires, bien évidemment ». « Ou avec Emmanuel Macron ? », lui a alors demandé son interlocuteur. « Ou avec Emmanuel Macron« , a-t-elle affirmé, sans hésiter. Dans l’hypothèse où l’ex-ministre de l’Économie bénéficierait d’une sévère avance dans les enquêtes d’opinion par rapport au candidat de la primaire, le soutiendrait-elle ? « En tout cas il faut se réunir et se dire ‘Comment fait-on pour assurer la présence de la gauche au second tour de l’élection présidentielle ?’ », a répondu Ségolène Royal, ne rejetant pas l’idée selon laquelle elle pourrait se ranger derrière celui qu’elle qualifie pour sûr être un homme de gauche.  »Ça ne fait aucun doute », a-t-elle précisé.

Primaire de la droite : Emmanuel Fillon : « le retour en arrière » (Macron)

Primaire de la droite : Emmanuel Fillon : « le retour en arrière » (Macron)

 

Double manœuvre pour Emmanuel macro qui dénonce le caractère réactionnaire du programme de François Fillon pour récupérer les votes de certains Juppéistes  et qui lance un appel de regroupement avec Bayrou. Pour Fillon le plus difficile commence maintenant. En effet il va être la cible des principaux candidats puisqu’il est le favori pour 2017 mais aussi en raison de son programme ultra libéral et de ses positions sociétales conservatrices. L’enjeu pour Emmanuel macro qui selon les derniers sondages obtiendrait autour de 15  % est d’occuper le terrain centre-gauche comme centre-droit. Un espace que voudrait bien aussi occuper Bayrou, encore relativement populaire mais un peu usé par ses défaites successives aux présidentielles. « L’offre qui a gagné ce soir, c’est une offre de droite conservatrice« , a ainsi affirmé l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande. « Une droite conservatrice sur le plan économique, social, sur la vision qu’elle porte de la société française, de la place de la France dans le monde », a-t-il poursuivi. Et si le leader du mouvement En Marche ! dit avoir « beaucoup de respect » pour cette vision, elle n’en reste pas moins différente de la sienne. « Je porte une vision progressiste, je crois qu’il faut plus de liberté en matière économique et social mais il faut aussi des éléments de justice », a ainsi rappelé Emmanuel Macron. Or, selon lui, le programme de François Fillon n’est pas juste, « et donc il n’est pas soutenable ».

Emmanuel Macron « en marche » : vers où ?

Emmanuel Macron « en marche » : vers où ?

 

Les grands médias n’apportent pas beaucoup d’éclairage sur le sens politique à donner au premier meeting tenu par Emmanuel Macron. On se contente en général de décrire l’ambiance, la mise en scène, la participation et la volonté de refondation de l’intéressé. Pour tout dire les grands médias, les experts et le personnel politique sont  dans l’expectative quant à l’objet même de la démarche d’Emmanuel Macron. Certains attendaient qu’il annonce son départ du gouvernement en raison des critiques récurrentes non seulement vis-à-vis de Valls mais aussi vis-à-vis de Hollande. Mais la posture de Macron n’a pas changé il reste avec un pied dedans, un pied dehors. D’autres imaginaient que Emmanuel Macron annoncerait sa candidature pour les élections présidentielles de 2017, ils sont restés sur leur faim, Emmanuel Macron indiquant seulement il était difficile de prévoir ce que sera le pays dans trois mois dans six mois dans un an. L’hypothèse la plus vraisemblable c’est que Macron se prépare pour le cas où François Hollande renoncerait à se représenter. En effet Emmanuel Macron ne semble pas décidé à participer à une primaire contre Hollande, primaire que par ailleurs il n’apprécie guère. Dès lors  la stratégie d’Emmanuel Macron vise à se présenter comme un recours si Hollande renonce. Pour cela,  il doit discréditer politiquement Valls. Un Valls qui a compris le sens de la démarche allant jusqu’à considérer que le cirque de Macron devait s’arrêter. Autant dire que le Premier ministre est clairement demandeur du départ de Macron du gouvernement. La posture de Macron n’est guère du goût par ailleurs des caciques du parti socialiste. Ils lui reprochent  notamment de vouloir dépasser les clivages gauche droite et surtout sans doute de ne pas faire parti de l’oligarchie officielle du parti socialiste. Certains observateurs estiment que la démarche d’Emmanuel macro agace l’Élysée. Pas si sûr dans la mesure où Hollande pense que Macron ne ce présentera pas contre lui et qu’au contraire il pourra récupérer le soutien populaire dont bénéficie le jeune ministre de l’économie. D’une certaine façon Emmanuel Macon joue plusieurs cartes en même temps. Si Hollande renonce, il se positionne en recours. Si Hollande se maintient et l’emporte en 2017, Macron est à peu près assuré de devenir Premier ministre. Enfin Macron se prépare aussi pour 2022. Le véritable adversaire pour Macron c’est  Valls et réciproquement. Du coup ces  considérations éclairent  un peu mieux les propos jugés ambigus de Macron  « Rien ne nous arrêtera », a-t-il déclaré, devant une salle comble, où avaient pris place quelques élus, comme le député Richard Ferrand et le maire de Lyon Gérard Collomb, ainsi que l’écrivain Alexandre Jardin, lequel a également pris la parole. « Ce mouvement, parce que c’est le mouvement de l’espoir et que notre pays en a besoin, nous le porterons ensemble jusqu’en 2017 et jusqu’à la victoire », a également lancé Emmanuel Macron, sans plus de précisions sur l’identité du vainqueur auquel il songe. Lors de son discours, long d’1h20, il a en outre dénoncé les rigidités du « système » politique, d’après lui sources de « frustrations », et s’est déclaré prêt à « prendre des risques » personnels. « Imaginez ou nous serons dans trois mois, dans six mois, dans un an », a encore dit l’actuel ministre de l’Economie, provoquant alors les applaudissements de la foule aux cris de « Macron président ». Le week-end dernier, il a par expliqué à demi-mot qu’il convoitait les premières places. « Je ne concours pas pour le maillot à pois ou le maillot blanc, ni pour le maillot vert. Quand on fait du vélo, c’est le maillot jaune », a-t-il déclaré au Journal du Dimanche en marge d’une étape du Tour de France. Un maillot jaune pour le tour de France de 2022, c’est sûr et peut être même en 2017.

(Avec Reuters)

 

Emmanuel Macron « c’est Coluche ou Kouchner ?

Emmanuel Macron « c’est Coluche ou Kouchner ?

Dans les allées du pouvoir on ne se fait guère de cadeaux notamment concernant les étoiles montantes qui bouleversent l’oligarchie.  Macron va l’apprendre à ses dépens d’autant qu’il n’économise guère son exposition médiatique. Récemment François Hollande avait suggéré que le phénomène Macron pouvait se comparer à celui de Coluche, une comparaison en réalité assez vacharde car Coluche était surtout un humoriste. Certains proches de François Hollande le comparent à ces quelques personnalités qui ont occupé le haut de l’affiche mais qui n’ont jamais été capables de traduire ces bonnes intentions en victoire politique en tout cas de les mettre à la hauteur des ambitions affichées. De ce point de vue Rocard constitue sans doute un excellent exemple des capacités du PS  à détruire les compétences. Alors que Rocard  était au plus haut dans les sondages, qu’il montrait une grande efficacité comme Premier ministre, le parti socialiste et Mitterrand ont réussi leur travail de démolition d’une personnalité trop innovante et trop compétente pour la gauche. Macron qui n’est peut-être pas le sauveur attendu mais qui apporte un peu de fraîcheur et de nouveauté dans un paysage politique sclérosé pourrait bien connaître le même sort car au PS les  capacités à détruire sont plus importantes que celles à construire. Du coup maintenant c’est la comparaison avec Kouchner qui est à la mode de la dérision vis-à-vis de Macron. Une comparaison d’autant plus facile que Kouchner a effectuée un voyage de gauche à droite sans grande état d’âme. « Emmanuel Macron, dit un ministre , c’est Bernard Kouchner : c’est la personnalité préférée des Français, et il n’a jamais gagné une élection. Kouchner avait fait plusieurs tentatives et il a toujours perdu. Je prédis la même chose à Emmanuel Macron ». Vous savez ce qu’on dit ? Avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemis.
Deux semaines après avoir lancé son mouvement, En marche, le ministre de l’Économie a provoqué le 22 avril stupeur et colère dans la majorité en affirmant ne pas se sentir l’ »obligé » de François Hollande, tout en protestant de sa loyauté, au point de susciter des interrogations sur son maintien au gouvernement. Omniprésent dans les médias, Emmanuel Macron reste ambigu sur ses intentions pour 2017.

(Avec RTL)

Emmanuel Macron : non à cette vieille gauche !

Emmanuel Macron : non à cette vieille gauche !

 

Bientôt le départ d’Emmanuel Macron ? Vraisemblable après la déclaration de guerre au PS et à la vieille gauche. Non à cette vieille gauche, C’est en substance c’est en substance ce que déclare Emmanuelle macro dans une interview sur Arte. Une déclaration qui pourrait bien préparer le départ du gouvernement. Certes l’actuel ministre de l’économie affirme être de gauche mais d’une certaine manière il condamne la pensée dominante de son camp, pensée qu’il juge archaïque. Une critique qui vise évidemment l’extrême gauche, aussi très largement le parti socialiste et même le gouvernement. En outre Emmanuel Macron estime à juste titre que le clivage actuel gauche droite est obsolète et que la véritable opposition se situe entre les réformateurs et les archaïques. D’une certaine manière c’est une condamnation de tout le système politique quand Macron déclare que lui ne ment pas et qu’il dit ce qu’il pense. Une critique directe sans doute adressée à Hollande et à son gouvernement qui risque d’appeler de nombreuses réactions négatives au point de créer les conditions du départ d’Emmanuel Macron ; lequel  qui se trouve aujourd’hui coincé dans un gouvernement relativement paralysé dont il est cependant parti prenante alors que sur nombre de sujets il tient des propos novateurs qui constituent une rupture avec la gauche traditionnelle. Dans un entretien accordé à Arte, Emmanuel Macron a assuré avoir lancé « En marche! » parce que « la gauche, aujourd’hui », ne le satisfaisait pas. Pour l’actuel locataire de Bercy, « le vrai clivage dans notre pays » est « entre progressistes et conservateurs ». Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a expliqué avoir lancé son propre mouvement politique « En Marche », car « la gauche aujourd’hui » ne le « satisfait) pas », lors d’une interview qui sera diffusée dimanche sur Arte. « Moi je ne mens pas aux gens, je dis ce que je pense, je le dis depuis le début. Je suis de gauche, c’est mon histoire. Mais la gauche aujourd’hui ne me satisfait pas », a déclaré Emmanuel Macron lors de cet entretien réalisé une semaine après le lancement de son mouvement le 6 avril et dont des extraits sont publiés sur internet. « A mes yeux, le vrai clivage dans notre pays (…) est entre progressistes et conservateurs, c’est ce clivage que je veux rebâtir maintenant et je ne veux pas attendre 2017″ pour cela, a-t-il ajouté. « Je veux pouvoir construire une action commune avec toutes les bonnes volontés qui croient à ce progressisme pour le pays », a conclu le ministre. Cette sortie intervient au terme d’une intense semaine médiatique pour le ministre de l’Économie, qu’un sondage Vivavoice pour Libération a érigé en candidat de gauche préféré des Français et qui a semblé voler la vedette à François Hollande lors d’une visite d’entreprise jeudi à Chartres.

 

(Avec AFP)

Emmanuel Macron en marche vers où ?

Emmanuel Macron en marche vers où ?

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la décision d’Emmanuel Macron de créer un parti politique intitulé en marche suscite à la fois intérêt, interrogation mais aussi rejet chez certains. La première question est de savoir si Macron se prépare pour l’échéance présidentielle de 2017. Cela supposerait toutefois que François Hollande renonce à se présenter, ce qui est encore loin d’être évident. Peut-être s’agit-il davantage de préparer des élections présidentielles suivantes en 2022. On se demande également s’il s’agit d’une sorte de club de réflexion ou d’une organisation dont l’ambition est plus large. Officiellement Emmanuel Macron  qui s’affirme de gauche ne dispose pas du soutien de structures politiques classiques, il n’est pas même adhérent au parti socialiste. Son nouveau parti en marche pourrait constituer la base nécessaire pour exister politiquement au plan national et y de disposer de relais. Plus fondamentalement Emmanuel Macron s’appuie sur le  rejet assez global du système politique pour proposer autre chose.  C’est-à-dire une vision qui dépasse les clivages traditionnels, clivages d’ailleurs souvent artificiels et qui ne conduisent qu’à l’immobilisme. Du côté du parti socialiste on n’apprécie pas forcément cette démarche qui veut rompre avec les approches idéologiques classiques.  A droite, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, de sensibilité centriste parmi Les Républicains, se félicite d’un mouvement qui « va plutôt dans la bonne direction » et estime que le jeune ministre pourrait travailler avec son champion pour la présidentielle de 2017, Alain Juppé. « Je ne vois aucune incompatibilité entre Emmanuel Macron et Alain Juppé. Là, il y a peut-être pour l’avenir des signaux intéressants », a jugé le sénateur sur France 2, évoquant l’idée d’avoir « des partenariats », un peu comme la grande coalition en vigueur en Allemagne entre chrétiens et sociaux-démocrates. C’est à gauche, dont Emmanuel Macron est la bête noire, que les crispations sont les plus fortes. Pour le cofondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, la ficelle tirée par François Hollande est un peu grosse. « Vous et moi, on ne sait pas très bien qui manoeuvre pour qui dans cette histoire, mais on voit bien qu’ils sont en pleine préparation de la campagne présidentielle de François Hollande », a-t-il déclaré sur France Info. Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, a estimé qu’Emmanuel Macron et, par ricochet, François Hollande, montraient leur vrai visage à travers cette initiative. « Le ni droite ni gauche est le masque de ceux qui finiront à droite », a-t-il dit sur BFM TV. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui tente d’apaiser un parti au bord de l’explosion, est quant à lui réservé face à un ovni politique qu’il a souvent critiqué. « S’il contribue à élargir la majorité, son apport est positif. S’il provoque crispation et réduction, son action l’est moins. Il a le choix des armes. S’il veut changer le centre de gravité de la gauche, il fait fausse route. »

(avec Reuters)

Emmanuel Macron annonce la création de son mouvement politique

Emmanuel Macron annonce la création de son mouvement politique

 

L’idée d’Emmanuel macro c’est de créer un mouvement qui dépasserait les clivages gauche droite actuels. En clair Emmanuel macro veut contourner le parti socialiste qui ne l’apprécie guère mais aussi les autres formations situées au centre et à gauche. Une initiative assez originale mais dont la portée opérationnelle ne sera sans doute pas immédiate. En effet pour 2017 les élections présidentielles seront encore sous maîtrise des partis politiques traditionnels. Mais compte tenu de la lassitude voire du désintérêt total d’un grand nombre d’électeurs à l’égard du système politique,  il se pourrait que la démarche de Macron  trouve le moment venu un écho dans l’opinion. Beaucoup de clivages actuels entre la gauche et la droite demeurent  en effet assez artificiels et sont finalement arbitrés par l’immobilisme. (D’où sans doute le nom du parti d’Emmanuel Macron : « en marche ») Macron devra cependant étoffer son projet, lui donner une consistance, une crédibilité bien sûr sur le plan économique mais aussi dans les domaines sociaux, environnementaux et sociétaux. Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, a donc annoncé ce mercredi 6 avril la création d’un nouveau mouvement politique lors d’une réunion citoyenne dans sa ville d’Amiens (Somme). Il a donc profité de cette occasion pour dévoiler la création d’une structure pour soutenir ses idées à un an de l’élection présidentielle de 2017. Depuis plusieurs mois, des rumeurs avaient annoncé que ce mouvement consisterait à être « à mi-chemin du laboratoire d’idées et du parti politique » qui ne sera « ni à droite, ni à gauche ».  « J’ai pris du temps, j’ai réfléchi, j’ai consulté, j’ai associé et j’ai décidé qu’on allait créer un mouvement politique, un mouvement politique nouveau« , a déclaré Emmanuel Macron, affirmant aussi qu’une candidature en 2017 n’était pas sa « priorité aujourd’hui ». « Cela fait plusieurs mois que l’on s’organise, mais ça y est, ça va venir vite, ce n’est plus qu’une question de semaines », expliquaient des proches du ministre le 2 mars. Un lancement qui s’est concrétisé par la création d’un compte Twitter officiel, un site internet, et une véritable opération de communication pendant le discours d’Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron à Matignon ?

Emmanuel Macron à Matignon ?

On s’interroge de plus en plus dans les allées du pouvoir sur la perspective d’un départ de Manuel Valls. Première raison Manuel Valls ne joue plus du tout le rôle de fusible pour François Hollande. Un François Hollande au plus bas dans les sondages comme Manuel Valls. En outre l’autoritarisme de Manuel Valls ne cesse de faire des mécontents partout, au sein de la majorité bien sûr, au sein du gouvernement mais aussi dans l’opinion publique. On voit mal comment la loi travail pilotée par Manuel Valls pourrait aboutir tellement les marges sont étroites. Première raison le gouvernement n’a pas de majorité parlementaire pour voter ce texte en l’état. Seconde raison l’opposition unanime des syndicats avec des nuances puisque certains sont favorables à des modifications tandis que l’autre veulent le retrait pur et simple. Du coup pour faire passer sa loi Manuel Valls sera contraint à procéder à de sérieux amendements ce qui pourrait dénaturer le projet aux yeux du patronat et de la droite et déconsidérer le premier ministre. Il ne reste plus que deux hypothèses pour Manuel Valls soit faire de très sérieuses concessions remettant un peu en cause la philosophie du projet, soit partir. Un départ maintenant envisageable compte tenu par ailleurs de son impopularité. Dès leur certains envisagent  de voir Emmanuel Macron à la place de  Manuel Valls à Matignon Selon le baromètre de l’institut Elabe pour les Échos publié hier*, François Hollande (17 % de confiance) et Manuel Valls (23 %) battent tous deux leur record d’impopularité. Le président perd quatre points en un mois et seize en un trimestre. Le Premier ministre perd également quatre points en un mois et ne se trouve plus qu’un point au-dessus du record d’impopularité absolu de

11 Janvier : Emmanuel Todd , un intello dans le potage

 

11 Janvier : Emmanuel Todd , un intello dans le potage

Jean Todd pète les plombs. Cet intello qui veut tout expliquer et surtout démonter scientifiquement finalement ne démontre rien sinon sa prétention scientiste, triste et approximative. En dénonçant le mouvemente du 11 janvier comme une imposture raciste inspirée par les cathos, il touche au ridicule. Pas étonnant cet ancien communiste – qui a changé d’idéologie–a cependant conservé cette obsession culturelle à vouloir tout expliquer  en tordant sil le faut les facteurs explicatifs.  L’historien et démographe Emmanuel Todd a en effet provoqué des remous en dévoilant le propos de son prochain livre. Selon lui, le mouvement du 11 janvier après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher est « une imposture ». Il assure que son analyse permet de révéler la vraie nature de notre République. Jean Todd devrait pourtant faire preuv de davantaged’ humilité et de prudence dans se analyses.  Lors des élections présidentielles de 2012, Todd a soutenu  François Hollande, dans le prolongement des conclusions de son ouvrage Après la démocratie. Il voyait dans la candidature de Hollande un retour aux fondamentaux de la France, avec ses principes d’égalité, en opposition à Nicolas Sarkozy qu’il perçoit comme l’antithèse de ces principes. Face à une crise d’une intensité aussi violente que celle des années Trente, il pariait sur une réaction « de gauche » de la France. Il pensait  qu’Hollande pouvait  devenir un « Roosevelt » français, qui pourrait tirer les conséquences de l’impasse des politiques antérieures. Engagée à l’issue d’une politique menée dans l’échec jusqu’à son terme, cette nouvelle politique serait un « 1983 à l’envers », allusion au revirement néo-libéral des socialistes cette année-là. Un tel processus serait proprement « révolutionnaire », Todd allant jusqu’à utiliser l’expression « hollandisme révolutionnaire »  Il s’est à peine trompé ! Dans son  livre  (éditions du Seuil)  et il critique l’ »esprit du 11-Janvier« , né en réactions aux attentats de Charlie hebdo et de l’Hyper Cacher. Ce jour-là, il n’était pas dans les rues à défiler, contrairement à plus de 4 millions de Français. « J’ai vécu ce moment d’unanimité apparent, relayé par les médias, comme un flash totalitaire. C’est le seul moment de ma vie où j’ai eu l’impression que ce n’était pas possible de parler en France », confie-t-il à Libération. Plus précisément, il dénonce une « imposture » : « Lorsqu’on se réunit à 4 millions pour dire que caricaturer la religion des autres est un droit absolu – et même un devoir! -, et lorsque ces autres sont les gens les plus faibles de la société, on est parfaitement libre de penser qu’on est dans le bien, dans le droit, qu’on est un grand pays formidable. Mais ce n’est pas le cas. (…) Un simple coup d’œil à de tels niveaux de mobilisation évoque une pure et simple imposture », avance-t-il dans L’Obs. Todd explique la base de son travail dans Libération, un « véritable travail d’enquête sociologique » : « J’ai calculé des intensités de manifestations par ville. J’ai fait des cartes. J’ai rapporté cela à d’autres variables, notamment la proportion de cadres et professions intellectuelles supérieures et aussi la carte des empreintes et pratiques religieuses ». Il en ressort l’essentiel du propos du démographe : le 11-Janvier est caractérisé par une « surmobilisation des catégories moyennes et supérieures de la société, en particulier de la partie de la France qui est de tradition catholique », poursuit-il dans Libé. A L’Obs, il dit avoir eu une « sorte d’illumination concernant la vraie nature du système social et politique français » : »une ‘néo-République’qui n’aspire à fédérer que sa moitié supérieure éduquée, les classes moyennes et les gens âgées ». Une France « des classes moyennes centristes qui est en état de crise religieuse, qui a été ébranlée par la disparition ultime de ses croyances, qui est dans un état de vide métaphysique abyssal et joue donc un jeu tout à fait pervers avec les musulmans pour se trouver des boucs émissaires ». Car voilà un des arguments de Todd : ceux qui ont défilé voulaient manifester pour affirmer leur droit à caricaturer Mahomet et donc de se moquer de l’islam. Et d’aller encore beaucoup plus loin : la France qui est aux commandes est celle qui a été « antidreyfusarde, catholique et vichyste« . Bref un livre qui relève davantage du bricolage idéologique et méthodologique que d’uen approche scientifique. L’intéressé dans ce livre manque évidemment de nuance et de pertinence . Jean Todd devrait aussi apprendre à sourire, il est triste à mourir. Cela  lui permettrait prendre un peu de recul sur ses prétentions scientistes qui touchent au totalitarisme intellectuel. 

Emmanuel Macron : non aux propositions de martine Aubry

Emmanuel Macron : non aux propositions de martine Aubry

 

 

Macron a répondu nettement à Aubry lors du grand jury  »RTL-Le figaro ». C’est non à toutes les propositions du maire de Lille. Donc pas question de revoit la politique économique. . Il n’y aura donc pas de virage économique et il faudra se contenter des hypothétiques effets du pacte de responsabilité, du travail du dimanche, et de la réforme de certaines processions réglementées. Autant de dispositions qui ne sont pas vraiment à la hauteur de l’enjeu même si certaines sont utiles voire nécessaires. Je suis en désaccord avec l’analyse» de Martine Aubry et «avec les conclusions qu’elle en tire», a expliqué le ministre, qui a souligné qu’un «ciblage meilleur n’est pas possible» sur le crédit d’impôt compétitivité (CICE) et le pacte de responsabilité, contrairement à ce que réclame l’aile gauche du PS. Insistant sur la nécessité de mener «une politique de stabilité» pour les entreprises, Macron a ajouté: «Il est normal qu’il y ait un débat politique interne au PS», mais «il vient après plusieurs mois de clarification. (…) Le constat, c’est le manque de compétitivité de l’économie française.» Contrairement à Martine Aubry, le ministre n’est pas favorable à la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, car «les perdants seront les classes moyennes».Emmanuel Macron est aussi en désaccord avec la maire de Lille qui a déclaré que les créations d’emplois dues à l’ouverture des magasins le dimanche étaient «un mirage».  Faux, a rétorqué le ministre. Précisant que le travail du dimanche «est une réalité régulière ou occasionnelle pour 30 % des Français», il va proposer «plus de flexibilité sur le terrain» avec la possibilité donnée aux maires d’autoriser l’ouverture «douze dimanches par an, un par mois» dans des «zones à forts potentiels économique et touristique», notamment les Grands Boulevards et certaines gares. L’objectif du ministre est de «simplifier le dispositif avec des compensations et des accords majoritaires». Dans des entreprises de plus de onze salariés, ceux qui travailleront le dimanche sur la base du volontariat seront «payés double, avec repos compensateur». Concernant l’assurance-chômage, Macron s’est montré prudent, déclarant qu’il s’agit d’un «acquis social clé» qu’il «faut défendre». Mais il a reconnu que «le chômage de masse ne permet plus de le financer de manière satisfaisante» et que «le débat est politique». Les pouvoirs publics et les partenaires sociaux vont «en débattre en 2015 pour préparer la réforme de 2016», a-t-il déclaré. Interrogé sur les professions réglementées (huissiers, notaires, pharmaciens, etc.), Macron a insisté sur la nécessité de les «moderniser» et de «déverrouiller» les tarifs ou encore les conditions de regroupement ou de transfert, s’agissant des pharmacies. Le ministre a annoncé la création d’une «grande profession de l’exécution du droit» qui concernerait au premier chef les huissiers.

 




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