Archive pour le Tag 'émissions'

Air France : réduction de 50% des émissions ?

Air France : réduction de 50% des émissions ?

 

Première précision, il ne s’agit pas d’un objectif global pour l’ensemble de l’activité d’Air France mais d’une réduction des émissions de CO2 qui concerne les vols domestiques. On voit mal en effet par quel miracle Air France pourrait rapidement supprimer 50 % de ses émissions de CO2 sans suppression de service. Il faudra aussi prendre en compte les règles du marché car la France n’est pas la seule compagnie à desservir directement ou indirectement les lignes intérieures de l’Europe et même de la France. “En échange du prêt garanti par l’Etat, Air France a pris des engagements très forts de réduire de 50% les émissions de CO2 de ses vols domestiques d’ici 2024 avec notamment une réduction drastique sur les trajets où l’on a une alternative ferroviaire en moins de 2h30”, a dit la ministre sur France Inter.

Le syndicat des pilotes d’Air France (Spaf), très minoritaire, a mis en garde samedi la direction sur ses projets de restructuration de l’activité court-courrier.

Air France-KLM a obtenu une aide de 7 milliards d’euros de la part de la France pour faire face à la quasi-paralysie du trafic aérien mondial provoquée par la pandémie de nouveau coronavirus.

La compagnie allemande Lufthansa, qui discute de son côté avec le gouvernement d’un plan de sauvetage de neuf milliards d’euros, a annoncé dimanche qu’elle comptait reprendre ses vols vers 20 destinations à compter de la mi-juin, parmi lesquelles plusieurs destinations de vacances très courues.

Concernant les voyageurs français, Elisabeth Borne les appelle toujours à privilégier l’Hexagone pour leurs vacances cet été.

« Les émissions carbone continuent d’augmenter » ( Bertrand Piccard)

 « Les émissions carbone continuent d’ augmenter » ( Bertrand Piccard)

Bertrand Piccard, aéronaute et psychiatre suisse constate que les émissions de carbone augmentent  en dépit des déclarations , il propos un concept de   »croissance qualitative » à la place à la fois de la croissance quantitative et de la décroissance. (interview Europe 1)

« La décroissance est une aberration et la croissance comme aujourd’hui l’est également. Ce qu’il faut, c’est une troisième voie : celle de la croissance qualitative », martèle Bertrand Piccard qui est aussi président de la fondation Solar Impulse. Ce qui consiste selon lui à créer « des emplois en remplaçant ce qui pollue avec ce qui protège l’environnement. C’est le chantier industriel du siècle [...] Isoler les bâtiments, changer les chauffages, les éclairages, les climatisations, mettre des systèmes de stockage des énergies renouvelables… C’est un marché industriel fantastique ». 

Mais lors de la COP 25, sommet auquel il participe jusqu’à la semaine prochaine, il semble avoir été déçu. « Ce qui me rend très pessimiste, c’est de voir que dans ces COP ce sont des négociations sur des détails, sur des stratégies. Ce ne sont pas des pays qui osent s’engager de manière très claire – à part la communauté européenne, qui est très ambitieuse », constate-t-il. « Il y a un certain nombre de pays qui ont envie d’avancer, mais il y en a beaucoup qui s’en fichent complètement. C’est vis-à-vis de ceux-là qu’il faut avoir une réglementation ».

« les émissions carbone continuent à augmenter malgré les solutions qui existent » déjà. Mieux d’après lui, on pourrait « diviser par deux les émissions carbone aujourd’hui sans innovation technologique additionnelle. Mais il faut les utiliser, ces solutions ! », poursuit l’aéronaute qui donne quelques exemples.

Côté transports, « l’hydrogène est une très bonne solution pour les longs trajets et les véhicules lourds : les grosses voitures, les trains, les péniches, peut-être les avions. C’est une manière de stocker de l’énergie dans un liquide qui ensuite restitue de l’énergie et de l’eau », précise Bertrand Piccard.  »Aujourd’hui les énergies renouvelables commencent à coûter moins cher que le pétrole, moins cher que le charbon et le gaz et c’est nouveau ». 

En résumé selon lui, pour faire changer le monde : « Il faut que des solutions soient reconnues comme rentables. Il faut des accords internationaux ambitieux mais c’est difficile à obtenir. Donc quand les jeunes descendent dans la rue, c’est positif : il faut que la population exige des dirigeants un leadership environnemental. »

Climat- COP 25 : « Les émissions carbone continuent à augmenter » ( Bertrand Piccard)

Climat- COP 25 : « Les émissions carbone continuent à augmenter » ( Bertrand Piccard)

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Bertrand Piccard, aéronaute et psychiatre suisse constate que les émissions de carbone augmentent  en dépit des déclarations , il propos un concept de   »croissance qualitative » à la place à la fois de la croissance quantitative et de la décroissance. (interview Europe 1)

« La décroissance est une aberration et la croissance comme aujourd’hui l’est également. Ce qu’il faut, c’est une troisième voie : celle de la croissance qualitative », martèle Bertrand Piccard qui est aussi président de la fondation Solar Impulse. Ce qui consiste selon lui à créer « des emplois en remplaçant ce qui pollue avec ce qui protège l’environnement. C’est le chantier industriel du siècle [...] Isoler les bâtiments, changer les chauffages, les éclairages, les climatisations, mettre des systèmes de stockage des énergies renouvelables… C’est un marché industriel fantastique ». 

Mais lors de la COP 25, sommet auquel il participe jusqu’à la semaine prochaine, il semble avoir été déçu. « Ce qui me rend très pessimiste, c’est de voir que dans ces COP ce sont des négociations sur des détails, sur des stratégies. Ce ne sont pas des pays qui osent s’engager de manière très claire – à part la communauté européenne, qui est très ambitieuse », constate-t-il. « Il y a un certain nombre de pays qui ont envie d’avancer, mais il y en a beaucoup qui s’en fichent complètement. C’est vis-à-vis de ceux-là qu’il faut avoir une réglementation ».

« les émissions carbone continuent à augmenter malgré les solutions qui existent » déjà. Mieux d’après lui, on pourrait « diviser par deux les émissions carbone aujourd’hui sans innovation technologique additionnelle. Mais il faut les utiliser, ces solutions ! », poursuit l’aéronaute qui donne quelques exemples.

Côté transports, « l’hydrogène est une très bonne solution pour les longs trajets et les véhicules lourds : les grosses voitures, les trains, les péniches, peut-être les avions. C’est une manière de stocker de l’énergie dans un liquide qui ensuite restitue de l’énergie et de l’eau », précise Bertrand Piccard.  »Aujourd’hui les énergies renouvelables commencent à coûter moins cher que le pétrole, moins cher que le charbon et le gaz et c’est nouveau ». 

En résumé selon lui, pour faire changer le monde : « Il faut que des solutions soient reconnues comme rentables. Il faut des accords internationaux ambitieux mais c’est difficile à obtenir. Donc quand les jeunes descendent dans la rue, c’est positif : il faut que la population exige des dirigeants un leadership environnemental. »

Émissions polluantes : « ce n’est pas au tribunal de décider » (de Rugy)

Émissions polluantes : « ce n’est pas au tribunal de décider » (de Rugy)

 

 

 

 

Décidément ce gouvernement entretient des liens sulfureux avec l’ordre républicain. Quand ça l’arrange il sollicite la loi et la justice pour faire passer ses orientations. Inversement il conteste le droit de cette justice d’intervenir quand il risque  d’être condamné. La conception du ministre de l’écologie en matière de démocratie et particulièrement restrictive quand il affirme : « « Ce n’est pas à des juges de forcer le gouvernement à prendre une loi, ce n’est pas le sens de nos institutions ». Or du point de constitutionnel précisément rien n’empêche la justice de condamner l’État qui se met hors la loi en l’occurrence sur les émissions polluantes et le climat.  Les ONG Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France prévoient d’assigner l’Etat en justice « pour inaction face aux changements climatiques ». L’« objectif est de faire reconnaître par le juge l’obligation de l’Etat d’agir pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C, afin de protéger les Français.es face aux risques induits par les changements climatiques », poursuivent les associations. Le ministre rétorque que le gouvernement est « déjà au travail ». Il reconnaît que « nous ne sommes pas sur la trajectoire de réduction fixée en 2016 par le précédent gouvernement », mais assure que c’est la faute de ce précédent gouvernement, « parce qu’il n’avait pas mis en œuvre les mesures nécessaires pour atteindre ces objectifs ». De rugir ressort  la vieille technique de l’entourloupe qui consiste à reporter la responsabilité du gouvernement précédent. « Une pétition pour le climat, oui je signe. Une pétition pour attaquer l’Etat, non. »  Rugy a répondu aux 1,7 million de signataires de la pétition » L’Affaire du siècle », pétition en faveur d’une action en justice contre l’Etat pour « inaction climatique ».  »Les ONG sont dans leur rôle d’aiguillon de l’opinion… Mais ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre », a réagi le ministre. Apparemment ce n’est pas au gouvernement non plus puisque les émissions polluantes augmentent par rapport aux objectifs. Sur le plan juridique, il se confirme que le carriériste ministre de l’écologie se montre particulièrement approximatif. Notons que lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale, de Rugy avait considéré que l’affaire judiciaire d’enrichissement de Richard Ferrand (alors président du groupe des députés en marche) que  l’affaire était close. Sur le plan politique et environnemental ces déclarations sont tout simplement scandaleuses.

COP23 : les émissions de CO2 en France ?

COP23 : les émissions de  CO2 en France ?

En France, les émissions de gaz à effet de serre seraient  en baisse de plus de 11% entre 1990 et 2015, selon les chiffres les plus récents du centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (CITEPA).  Mais les résultats sont différents  si l’on calcule l’empreinte carbone de la France. Celle-ci prend en compte l’ensemble des émissions induites par la consommation intérieure de biens et de services, qu’ils soient produits sur le sol français ou importés. Les importations couvrent de multiples domaines : énergie (électricité et carburants), matières premières (minerais, alimentation animale et humaine…), produits semi-finis (matériaux de construction, pièces détachées…) et produits finis (voitures, équipements professionnels et ménagers, habillement…). . En fait l’empreinte carbone serait sous estimée d’environ 30%.  Certains secteurs sont même encore plus polluants qu’il y a 27 ans. Celui du traitement des déchets notamment (+14%), mais surtout celui des transports, qui rejette le plus de gaz à effet de serre en France. En revanche, l’industrie de l’énergie et l’industrie manufacturière sont en forte baisse d’émissions de CO2 sur la période, ce qui nous amène à les étudier plus en détail. Avec 139,9 millions de tonnes de CO2 émises, le secteur des transports est le mauvais élève français. Le transport routier en est le principal contributeur, avec plus de 95% des émissions. De plus, les émissions de CO2 du transport routier sont en hausse sur la période 1990-2015, d’environ 10%, alors que celles des autres modes de transports ont traversé une baisse de 13,1% sur la même période. Le rapport CITEPA précise que globalement, les émissions proviennent des véhicules particuliers diesel à 43%, des poids lourds diesel à 22% et des véhicules utilitaires légers à 19%. Entre 1990 et 2015, les émissions de CO2 de l’industrie manufacturière ont baissé de 35%. Cela s’explique en partie par la baisse constante du poids de l’industrie manufacturière ces dernières décennies dans l’Union européenne, essentiellement pour des raisons de baisse de prix ou de volume. Entre 1995 et 2015, la part de l’industrie manufacturière dans l’économie européenne est donc passée de 19,6% à 15,9%. L’évolution du mix énergétique et le développement des centrales thermiques au gaz naturel ces dernières années expliquent, en partie, la baisse des émissions de la production d’électricité, selon le même rapport.

Émissions polluantes automobiles : Mercedes désigne aussi un bouc émissaire

Émissions polluantes automobiles : Mercedes désigne aussi un bouc émissaire

 

 

On sait que nombre  de constructeurs ont installé des logiciels afin de limiter l’ampleur des émissions polluantes lors des contrôles. Mercedes est aujourd’hui dans l’œil de la justice mais comme Volkswagen,  Ford aux États-Unis, Mercedes a décidé de s’en tirer en désignant des boucs émissaires. En fait on accuse un ou deux techniciens qui seraient seuls responsables de la manipulation alors que de toute évidence la direction non seulement était  au courant mais a encouragé le système truqueur. D’une certaine manière c’est le système classique de défense des grandes sociétés comme par exemple la Société générale qui a désigné un lampiste Jérôme Kerviel comme responsable de toutes les dérives spéculatives. Un système de défense évidemment scandaleux qui bénéficie en outre de la complicité de la justice qui accepte de faire porter le chapeau à quelques individus quand toutes les directions sont en réalité impliquées  Les constructeurs automobiles ont en fait misé une ambiguïté du droit européen pour neutraliser les systèmes à basse température. Dès lors, les ingénieurs ont dû installer un logiciel afin d’enclencher ou non les systèmes de dépollution, ce qui n’est pas sans rappeler la triche fomentée par le groupe Volkswagen. À ceci près que dans ce dernier cas, le logiciel servait à activer les systèmes de dépollution uniquement en cas de contrôle extérieur. « L’entreprise de Stuttgart aurait pendant presque une décennie, de 2008 à 2016, vendu en Europe et aux États-Unis des voitures avec un niveau d’émissions polluantes élevé et non autorisé », écrit le quotidien Süddeutsche Zeitung, qui a collaboré avec les chaînes régionales NDR et WDR. Selon le document que se sont procuré ces journaux, environ un million de véhicules pourraient être concernés. Sans entrer dans le détail, le parquet de Stuttgart avait déclaré le juillet avoir « toujours dit que le soupçon initial reposait sur une manipulation du traitement des émissions polluantes sur des véhicules diesel de Daimler ». Deux personnes seulement seraient dans le collimateur de la justice allemande. Il s’agirait de deux ingénieurs qui auraient travaillé sur le développement logiciel pour la motorisation diesel.

Emissions polluantes : Volkswagen veut payer ! Une rigolade !

Emissions polluantes : Volkswagen veut payer ! Une rigolade !

 

Visiblement Volkswagen ne sait plus comment se sortir du bourbier dans lequel le constructeur s‘est lui-même précipité ; Du coup on essaye tout en matière de communicatio : la transparence, le démenti, la compassion, la repentance et même maintenant le remboursement. Mais de quoi ? Si les constructeurs devaient rembourser toutes les conséquences liées au réchauffement climatique par exemple, ils pourraient fermer immédiatement leurs portes. L’annonce de Volkswagen est une fumisterie- Concernant les cots directs la facture pourrait déjà se monter entre 20 et 50 milliards (indemnisation clients et Etats) mais il y a les couts sociaux au sens large, les coûts environnementaux. Difficilement calculables mais qui contraignent certains résidents à fuir leur pays ou à mourir plus jeunes. Volkswagen s’est engagé à payer les coûts additionnels que pourraient entraîner pour les automobilistes européens le fait que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de leurs véhicules sont supérieures à celles affichées par le constructeur. En réalité le constructeur allemand se moque du monde.  Dans une lettre adressée aux ministres des Finances de l’Union européenne que Reuters a pu consulter, le président du directoire du groupe allemand, Matthias Müller, demande aux Etats membres d’adresser la facture au constructeur plutôt qu’aux automobilistes en cas de taxes additionnelles liées à la consommation d’essence et aux émissions de CO2 de véhicules Volkswagen. Le premier constructeur européen a reconnu cette semaine qu’il avait sous-estimé les émissions de CO2 de certains modèles vendus en Europe, et donc leur consommation de carburant. L’erreur est susceptible de concerner jusqu’à 800.000 véhicules. Bref pour l’instant ce sont près de 12 millions de véhicules qui sont en cause dans le monde !

COP 21- la Chine a truqué ses émissions dues au charbon !

 

COP 21- la Chine a truqué ses émissions dues au charbon !

 

Voilà qui remet sérieusement en cause l’accord obtenu des chinois par Hollnde pour réduire les émissions polluantes. La chine responsable d’environ 25% de l’émission polluante et dont la production d’électricité repose à 70% sur le charbon. De toute manière, on connaît le caractère très « politique » de toutes les statistiques chinoises. La Chine a donc massivement sous-évalué, pendant plus d’une décennie, sa consommation de charbon et a brûlé ces dernières années des centaines de millions de tonnes de plus qu’initialement annoncé, selon une vaste révision de chiffres gouvernementaux –ce qui pourrait compliquer la donne pour la COP21. Ces nouvelles données du (BNS), sur lesquelles le New York Times a attiré l’attention, suggèrent donc que les émissions de gaz à effet de serre du pays dépassent ce qu’on pensait jusqu’alors. L’ampleur de la correction donne le vertige: un recueil officiel des statistiques gouvernementales publié l’an dernier indiquait que la Chine avait consommé 3,53 milliards de tonnes de charbon en 2012. Mais la version actualisée de ce recueil, consultée par l’AFP, fait désormais état d’une consommation de 4,12 milliards de tonnes pour la même année –soit quasiment 600 tonnes de plus, une révision de 17%. Les chiffres officiels jusqu’à l’an 2000 ont été modifiés, même si les plus grosses divergences concernent ces dernières années. Cette correction fait l’effet d’un pavé dans la mare à quelques semaines de la conférence de sur le climat (COP21).

 

Tricherie sur les émissions polluantes : un phénomène global

Tricherie sur les émissions polluantes : un phénomène global

Stephan Silvestre, ingénieur en physique appliquée, revient dans Atlantico  sur la question des émissions polluantes en pleine actualité  avec  Volkswagen.

 

«  S’il fallait chiffrer la période à partir de laquelle les entreprises ont commencé à masquer l’impact de leurs activités sur l’environnement, il convient de revenir aux débuts de l’ère industrielle. C’est loin d’être un fait neuf : les entreprises ont toujours cherché à maquiller ce genre d’éléments. Aujourd’hui cela porte sur des questions environnementales, car l’environnement fait désormais partie de la stratégie de ces entreprises, mais auparavant cela portait sur d’autres aspects. Dans de nombreux secteurs d’activités, on a connu des drames comme à Bhopal en Inde (une usine filiale de l’entreprise américaine Union Carbide, qui produisait des pesticides a explosé, libérant plusieurs tonnes d’isocyanate de méthyle dans l’atmosphère de la ville). Dans la majorité des cas, les entreprises concernées ont cherché à masquer leurs responsabilités, fussent-elles sociétales, publiques ou environnementales. Pour ce qui est de ce dernier aspect, on peut citer le cas de TEPCO (Tokyo Electric Power Company) au Japon. Les procédures de contrôle, de validation des processus de sécurité étaient défaillantes. Certes, l’accident de la centrale de Fukushima n’a pas été la suite de ces manquements aux obligations de la compagnie : il est consécutif au tremblement de terre et au tsunami (inévitables) qui ont eu lieu. Cependant, cela a mis à jour des failles dans les procédures. Ces dernières ont fait l’objet de nombreuses polémiques et de plusieurs mesures correctives de la part du gouvernement japonais. Il existe également des cas plus anciens comme ceux concernant les huiles de vidanges frelatées en Espagne. Ces huiles étaient recyclées de façon opaque… De nombreux scandales ont également éclatés dans le domaine pétrolier, quand bien même il s’agissait le plus souvent d’accidents (marées noires, accident de pipe-line, de plateformes) qui ont causés de lourds dégâts environnementaux. La responsabilité des firmes a effectivement été mise en cause. On peut citer le cas de Total : le tanker Erika, dont la cargaison était véhiculée pour le compte de Total, faisait l’objet d’un montage étrange visant à diluer les responsabilités. Total, après le naufrage du navire, avait finalement décidé d’indemniser les victimes afin de renvoyer une image positive à l’opinion publique. Néanmoins, en amont, Total avait tout mis en œuvre pour éviter d’engager sa responsabilité sur ce type d’incidents dramatiques. Ces mensonges visent à préserver une image « saine » de l’entreprise. Pour répondre clairement à la question, pour dissimuler le côté polluant d’une activité (ou, du moins, diluer les responsabilités), on a le plus souvent recours à des filiales et à la sous-traitance. Il s’agit d’externaliser les activités les plus à risques et les plus néfastes, de sorte à dégager la responsabilité directe de l’exploitant. Par conséquent, on va transférer ces activités, les plus sujettes à caution (de la part des associations, notamment) vers un sous-traitant de petite taille et moins connu du grand-public. Quand les associations pointent du doigt des défaillances sur tel ou tel site, elles se retrouvent donc face à de petites sociétés intermédiaires et non devant la société finale. C’est la méthode employée par Total et qui vaut pour toutes les multinationales, tous les réseaux mondiaux, peu importe le secteur. »

Télé : les émissions qui rapportent sont celles où les vedettes ne sont pas payées

Télé : les émissions qui rapportent sont celles où les vedettes ne sont pas payées

 

En définitive, le principe est simple quand les vraies vedettes du spectacle ne sont pas payées, c’est mieux pour la rentabilité. Quelles sont les émissions les plus puissantes et les plus rentables à la télévision ? Alors que The Voice, l’un des programmes phares de TF1 a repris, samedi 2 février, et que Top Chef, l’un des cartons de M6 redémarre ce lundi 4 février, BFM Business et Vivaki dévoilent aujourd’hui en exclusivité les revenus publicitaires 2012 des principales émissions de télé-réalité à la télévision française (pour une saison de diffusion et hors émissions spéciales ou exceptionnelles). The Voice c’est le carton télé du moment : la dernière saison a rapporté plus de 21 millions d’euros de recettes publicitaires nettes à TF1, selon les estimations de Vivaki basées sur des données brutes de Kantar. Le télé crochet prend la première place de notre classement devant MasterChef (17,3 millions d’euros) et Koh Lanta (12,7 millions d’euros), deux autres programmes signés TF1. M6 a aussi sa locomotive : l’Amour est dans le pré, quatrième de notre classement, avec près de 12 millions d’euros de revenus publicitaires. Parmi les autres programmes les plus rémunérateurs en 2012, citons Danse avec les stars (11,1 millions d’euros), suivi de Top Chef (8,8 millions d’euros), Pékin Express (8,52 millions d’euros) et La France a un incroyable talent (8,5 millions d’euros).

 

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