Archive pour le Tag 'émissaire'

Le préfet de police de Paris limogé : un bouc émissaire pour masquer les défaillances de Castaner

Le préfet de police de Paris limogé : un bouc émissaire pour masquer les défaillances de Castaner

Finalement le gouvernement a décidé de recourir aux vieilles méthodes qui consistent à désigner un bouc émissaire pour faire face à un mécontentement. Cette fois, c’est le préfet de Paris qui fait les frais de l’incompétence du pouvoir et en particulier du ministre de l’intérieur Castaner. Le plus curieux dans cette affaire c’est que le préfet de Paris est remplacé par le préfet d’Aquitaine qui n’a guère mieux réussi face aux troubles enregistrés à Bordeaux. On voit mal pourquoi ce remplacement changerait la donne. Il faut dire que

Michel Delpuech avait déjà été mis en difficulté dans l’affaire Benalla ; il était en effet  coincé entre la nécessité de dire la vérité et la version de l’Élysée. Il avait fini par avouer certaines dérives de Benalla  liées  à des « copinages malsains devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Une intervention pas  particulièrement apprécié par l’Élysée. Encore une fois la politique de maintien de l’ordre sous la responsabilité de l’ancien préfet de Paris peut-être mise en cause quant à son efficacité. La stratégie a d’ailleurs changé au cours des différentes manifestations des gilets jaunes. Mais le préfet de Paris ne saurait être seul rendu responsable de ce changement dans lequel la responsabilité du pouvoir et notamment celle du ministre de l’intérieur est également largement engagée. D’une certaine manière on peut même considérer que le fusible Michel Delpuech a sauté pour sauver Castaner  en grande difficulté qui non seulement n’a pas fait preuve d’un grand professionnalisme mais en plus a multiplié les provocations déclarant notamment que les manifestants venaient là pour tuer.

 

Émissions polluantes automobiles : Mercedes désigne aussi un bouc émissaire

Émissions polluantes automobiles : Mercedes désigne aussi un bouc émissaire

 

 

On sait que nombre  de constructeurs ont installé des logiciels afin de limiter l’ampleur des émissions polluantes lors des contrôles. Mercedes est aujourd’hui dans l’œil de la justice mais comme Volkswagen,  Ford aux États-Unis, Mercedes a décidé de s’en tirer en désignant des boucs émissaires. En fait on accuse un ou deux techniciens qui seraient seuls responsables de la manipulation alors que de toute évidence la direction non seulement était  au courant mais a encouragé le système truqueur. D’une certaine manière c’est le système classique de défense des grandes sociétés comme par exemple la Société générale qui a désigné un lampiste Jérôme Kerviel comme responsable de toutes les dérives spéculatives. Un système de défense évidemment scandaleux qui bénéficie en outre de la complicité de la justice qui accepte de faire porter le chapeau à quelques individus quand toutes les directions sont en réalité impliquées  Les constructeurs automobiles ont en fait misé une ambiguïté du droit européen pour neutraliser les systèmes à basse température. Dès lors, les ingénieurs ont dû installer un logiciel afin d’enclencher ou non les systèmes de dépollution, ce qui n’est pas sans rappeler la triche fomentée par le groupe Volkswagen. À ceci près que dans ce dernier cas, le logiciel servait à activer les systèmes de dépollution uniquement en cas de contrôle extérieur. « L’entreprise de Stuttgart aurait pendant presque une décennie, de 2008 à 2016, vendu en Europe et aux États-Unis des voitures avec un niveau d’émissions polluantes élevé et non autorisé », écrit le quotidien Süddeutsche Zeitung, qui a collaboré avec les chaînes régionales NDR et WDR. Selon le document que se sont procuré ces journaux, environ un million de véhicules pourraient être concernés. Sans entrer dans le détail, le parquet de Stuttgart avait déclaré le juillet avoir « toujours dit que le soupçon initial reposait sur une manipulation du traitement des émissions polluantes sur des véhicules diesel de Daimler ». Deux personnes seulement seraient dans le collimateur de la justice allemande. Il s’agirait de deux ingénieurs qui auraient travaillé sur le développement logiciel pour la motorisation diesel.

BPCE – Pérol : la justice chosiit un bouc émissaire

 

Résumons : Pérol ( ancien conseiller de Sarkozy) est accusé d’avoir traité le dossier BPCE quand il était conseiller à l’Elysée puis d’en être devenu le président : conflit d’intérêt ! On croit rêver car presque tous les conseillers ministériels nommés dans des entreprises ont au préalable eu à traiter les dossiers des dites entreprises. ce sont des centaines et des centaines  de conseillers ministériels qui sont concernés. Et c’est même pour cette raison qu’ils sont devenus conseillers ; parce que la fonction constitue un extraordinaire accélérateur de carrière. c’est même le maladie de  l’oligarchie française. alors pourquoi seulement Pérol ? Il a fait comme les autres . Visiblement la justice est a coté de ses pompes et ignore le fonctionnement de notre Etat monarchique où les marquis se renvoient l’ascenseur depuis toujours. La plupart des patrons du CAC ( et  bien d’autres patrons d’entreprises) ne sont parvenus  à ces  postes que grâce a leur passage en cabinet ministériel ( et sans mettre un sou dans l’entreprise ). Sil faut faire un procès ce n’est pas seulement à un homme mais à l’ensemble du système. L’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de François Pérol était à peine sortie, que les dates du procès étaient  choisies le procès débute aujourd’hui . Les juges devront examiner le cas de l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, et actuel président du directoire de BPCE, poursuivi pour prise illégale d’intérêts. Une vitesse inhabituelle devant un tribunal largement encombré. Mais le parquet national financier en charge de ces nouvelles affaires tient à montrer qu’il fonctionne vite. Et que la toute nouvelle 32ème chambre au tribunal correctionnel de Paris, créée spécialement pour ce type de dossier, tient  audience « dans un délai raisonnable .

Kerviel, le bouc émissaire soutenu par les Français

Kerviel, le bouc émissaire  soutenu par les Français

 

 

Un  sondage démontre que plus de la moitié des Français (53%) ont une bonne image de l’extrader de la Société Générale . sans doute pas vraiment un soutien mais l’expression du sentiment que Kerviel n’a été qu’un bouc émissaire dans cette affaire. A noter qu’il a été le seul condamné, aucun responsable de la Société générale ou des autres banques qui ont perdu de l’argent dans les mêmes conditions n’ont été inquietés.  Grâce sans doute à’ » l’indépendance de la justice » implacable pour les voleurs de poules mais tolérante vis  à vis des grosse magouilles financières. Dernier exemple en date, dans affaire Bettencourt, Banier condamné à un an réel de prison pour des dizaines de millions détournés. Ne parlons pas de l’affaire Tapie ! Dans cette affaire Kerviel,  la justice s’est une   nouvelle fois complètement discréditée non seulement en ne jugeant pas de manière équitable mais en magouillant les rapports de police. de prison .   Sept ans après l’affaire Kerviel, de nouvelles révélations ont fait renaître le soupçon sur l’éventuelle connaissance par la Société Générale des agissements de l’ex-trader, qui ont placé la banque française au bord du gouffre début 2008. La commandante de police qui avait dirigé l’enquête sur la perte de 4,9 milliards d’euros déclarée en janvier 2008 par le groupe a déclaré récemment à un juge qu’une partie de la hiérarchie de la Société générale « ne pouvait ignorer » les engagements colossaux pris sur les marchés par Jérôme Kerviel, selon Mediapart. Mercredi, six parlementaires de tous bords ont demandé ensemble à la ministre de la Justice Christiane Taubira de faire une demande de révision du procès Kerviel. Les Français sont 78% à estimer que les banques françaises n’ont pas tiré les leçons de l’affaire Kerviel et qu’une telle affaire aurait autant de chances de se produire aujourd’hui, souligne le sondage. Un nouveau procès au civil est prévu du 20 au 22 janvier 2016

 

Jérôme Kerviel, le bouc émissaire relâché

Jérôme Kerviel, le bouc émissaire relâché

A de nombreuses reprise nous avons dénoncé la scandaleuse affaire de la Société Générale qui s’est conclue par la condamnation du bouc émissaire Kerviel, certes coupable aussi  mais sûrement pas responsable des excès spéculatifs de la banque. Des spéculations (pas seulement de la Société Générale et pas seulement des banques américaines)  bien entendu qui ont par parenthèse créé les conditions de la crise financière de 2009. Spéculations en outre qui continuent comme avant notamment en France où on s’est contenté d’une mini réforme bancaire à la demande des banquiers. Kerviel, lui a payé, pas les grands patrons de banques, aucun n’a été condamné et pourtant ce sont des dizaines de milliards qui se sont envolés. L’ancien magistrat Georges French (et député) dénonce auusi cette situation dans une tribune au JDD : « La remise en liberté sous bracelet électronique de Jérôme Kerviel ne peut constituer le point d’orgue d’une affaire qui est loin d’avoir livré toute sa vérité. Bien que revêtue du lourd manteau de l’autorité de la chose jugée, la déclaration de culpabilité du trader ne pourra indéfiniment occulter la défaillance d’un système bancaire trop prompt à désigner un coupable idéal, qui aurait agi en « loup solitaire ». À l’évidence, ce procès à rebondissements provoque un malaise jusqu’au sein de l’institution judiciaire, à telle enseigne que, successivement, la Cour de cassation a annulé les dommages et intérêts et que la cour d’appel de Paris a remis en liberté Jérôme Kerviel. Le syndrome de l’erreur judiciaire ou, a minima, celui d’un procès inéquitable envahit les esprits. Comment se satisfaire en effet d’une instruction au cours de laquelle les défenseurs s’est heurté à une justice sourde et aveugle face à de nombreuses demandes d’actes? Le principe d’une instruction menée à charge et à décharge ainsi que celui des droits de la défense garantis par la Cour européenne des droits de l’homme semblent avoir été bafoués. Chacun sent bien qu’un salarié isolé sur son desk delta one, aussi génial soit-il, ne pouvait à l’insu de toute sa hiérarchie engager jusqu’à 50 milliards d’euros en valeur absolue. La présentation d’un maillon de la chaîne comme unique responsable est un défi pour l’intelligence et ne peut s’accommoder d’une réalité infiniment plus complexe du fonctionnement d’un établissement bancaire de dimension internationale. Assurément, la justice n’a pas été jusqu’au bout et de nombreuses questions restent en suspens. Ainsi, pourquoi a-t-elle toujours refusé de faire droit à une demande d’expertise pour établir la réalité des préjudices subis par la banque, laquelle a de surcroît bénéficié d’une surprenante exonération fiscale de 2,2 milliards, supportée en définitive par le contribuable? Pourquoi la justice n’a-t-elle pas fait droit à des demandes d’auditions de salariés pourtant détenteurs d’informations déterminantes pour la manifestation de la vérité et dont il semble que le silence ait pu être monnayé? Pourquoi les bandes d’enregistrement des aveux prétendument complets de Jérôme Kerviel recueillis par la partie civile n’ont-elles pas été soumises à une expertise contradictoire pour en vérifier la réalité? Puisse un jour ces interrogations trouver réponse, sans doute à l’occasion des plaintes déposées par la défense de Jérôme Kerviel, sur le fondement, notamment, de l’escroquerie au jugement. Il y va de l’intérêt du système bancaire français, du fonctionnement de l’institution judiciaire et de l’honneur d’un homme. »

 

Kerviel : la scandale du bouc émissaire du krach financier

Kerviel : la scandale du bouc émissaire du krach financier

 

 

Des dizaines et des dizaines de milliards partis en fumée à cause de la spéculation des banques françaises mais curieusement aucun responsable n’a été puni ; sauf le lampiste kerviel qui il est vrai a fait beaucoup de zèle  mais il n’a fait que ce qu’ont fait tous les autres traders sur une plus grande échelle ; pas un patron de banque inquiété, pire la plupart se sont enrichis en s’octroyant actions, salaires démentiels et retraites chapeaux ;  ils ont même réussi à imposer à Moscovici une mini réforme bancaire pour continuer à spéculer avec de l’argent qui ne leur appartient pas. Pour kerviel, la raison est simple kerviel n’appartient pas à l’élite, il n’a pas fait polytechnique, ni sciences Po, ni HEC. Cette oligarchie là protège les siens pas les pouilleux comme Kerviel ( en plus qui ne s’est même pas enrichi !). Un kerviel certes irresponsable mais qui ne mérité pas d’être condamné à rembourser 5 milliard (avec 5 ans de prison). Le Floch Prigent , ancien patron de ELF a été condamné pour les mêmes raisons, il n’appartenait pas à cette oligarchie alors qu’on sait bien qu’Elf a toujours traficoté notamment avec les partis politiques. Kerviel est une chèvre qu’il faut sacrifier afin que le sacrifice du sang d’un « couillon » lave les fautes de l’ensemble de la faune financière.  Condamné en première instance puis en appel à la même peine, cinq ans d’emprisonnement dont trois ferme et 4,91 milliards d’euros de dommages et intérêts, il reconnaît une part de responsabilité mais réfute avoir agi en secret. « J’ai fait ce que la banque m’a appris à faire et je n’ai volé personne », martèle-t-il. La banque savait ou aurait dû savoir ce qui se tramait dans cette salle de marchés d’une tour de La Défense et ne peut donc se prétendre victime, plaide Jérôme Kerviel, dont la présence à l’audience jeudi restait encore incertaine la veille.  Des défauts de contrôle importants ont notamment été pointés par le régulateur des banques, la Commission bancaire devenue l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui a condamné la Société Générale à 4 millions d’euros d’amende pour ces manquements. Mais dans son avis écrit, l’avocat général près la Cour de cassation, Yves Le Baut, rétorque qu’une « victime négligente n’est pas pour autant une victime consentante ». Selon le magistrat, « on ne peut tirer pour conséquence du défaut de vigilance » de la banque « son adhésion à la commission des agissements qui lui ont porté préjudice ».  Dans sa bataille, qu’il a cherché à porter sur le terrain politique, l’ancien trader de 37 ans s’est trouvé cette semaine une nouvelle alliée. Après le co-président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, Jérôme Kerviel a reçu le soutien de la député européenne EELV Eva Joly.  L’ancienne juge a donné deux entretiens pour défendre l’ancien opérateur de marché, critiquant l’instruction du dossier qui ne s’est basé, selon elle, que sur les éléments fournis par la banque, sans expertise indépendante. Cette expertise, Jérôme Kerviel la réclame, mais elle lui a toujours été refusée.  La défense de Jérôme Kerviel conteste également les dommages et intérêts attribués à la banque, ces 4,91 milliards d’euros dont il ne pourrait sans doute payer qu’une infime partie si la condamnation devenait définitive. Ce montant correspond à la perte constatée par l’établissement bancaire après s’être défait de toutes les positions accumulées par le jeune homme, qui avaient atteint 49 milliards d’euros environ début janvier 2008.  L’ancien trader rappelle notamment qu’il n’a tiré aucun profit personnel des opérations incriminées et accuse la banque d’avoir matérialisé cette perte en soldant son exposition sans discernement. Parmi les exemples comparables, très rares sont les cas où le trader est condamné à rembourser la somme perdue par la banque. Hors de France, seul l’Américain John Rusnak a été contraint par la justice de rembourser les 691 millions de dollars qu’il avait fait perdre en 2002 à une filiale américaine de l’Allied Irish Bank, une banque irlandaise.  Pour autant, l’avocat général s’inscrit dans la lignée des deux premières décisions de justice, qui ont suivi la jurisprudence imposant une réparation intégrale du préjudice. Une fois le préjudice évalué, il ne peut être indemnisé qu’en totalité et non partiellement, selon lui, même si le montant est colossal.  Quelle que soit la décision de la Cour, d’autres procédures se poursuivront, notamment aux prud’hommes, où l’ancien trader conteste les conditions de son licenciement. Une audience est prévue le 24 mars. La défense de Jérôme Kerviel a, par ailleurs, déposé deux plaintes contre la Société Générale, l’une pour faux et usage de faux, l’autre pour escroquerie au jugement, respectivement en juin et juillet 2013.  Mais en cas de rejet du pourvoi examiné jeudi par la plus haute juridiction française, Jérôme Kerviel, qui a effectué 37 jours de détention provisoire en 2008, sera incarcéré, sans doute dans un délai rapproché. Il ne pourra pas bénéficier d’un aménagement de peine, qui n’est ouvert que pour les condamnations inférieures à deux ans d’emprisonnement (pour les primo-délinquants).

 




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