Archive pour le Tag 'émergents'

Croissance mondiale : affectée par les pays émergents (FMI)

Croissance mondiale : affectée par les pays émergents (FMI)

 

Austérité, restructuration et risques géopolitique plombent la croissance mondiale notamment celle des pays émergents. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une accélération de la croissance mondiale cette année grâce aux pays avancés mais a abaissé ses prévisions pour les pays émergents, dont la Russie et le Brésil. L’organisation basée à Washington a toutefois souligné que des politiques économiques plus appropriées étaient nécessaires pour augmenter la croissance potentielle mondiale et éviter une période prolongée de croissance faible. Le FMI a très légèrement abaissé sa prévision de croissance mondiale pour cette année, à 3,6%, dans la version semestrielle de ses Perspectives économiques mondiales publiées mardi contre 3,7% lors de l’actualisation du mois de janvier. Pour 2015, il table sur 3,9%. Les performances économiques des pays avancés, où l’austérité budgétaire sera moins marquée, et des pays émergents, où les conditions financières vont se durcir, divergent, note le FMI. Les risques géopolitiques ont aussi augmenté, souligne l’institution, la crise ukrainienne continuant d’alimenter les tensions entre la Russie et les Occidentaux. « Le renforcement de la reprise dans les économies avancées depuis la Grande Récession est un développement bienvenu », relève le FMI. « Mais la croissance n’est pas aussi solide partout dans le monde, et de nouveaux efforts en matière de politique économique sont nécessaires pour restaurer la confiance, assurer une croissance solide et limiter les risques baissiers. » En dépit des perturbations de l’activité en début d’année aux Etats-Unis liées à un hiver inhabituellement rigoureux, le FMI s’attend à une croissance américaine supérieure au potentiel, à 2,8%.  L’économie américaine bénéficiera d’une moindre austérité budgétaire, de la poursuite de la reprise de l’immobilier et d’une politique monétaire toujours accommodante, la Réserve fédérale ne devant pas relever ses taux d’intérêt avant le troisième trimestre 2015, selon le FMI.  

 

Nouveaux pays émergents qui pourraient dépasser les BRICS

Nouveaux  pays émergents qui pourraient dépasser les BRICS

Une dizaine de pays émergents pourraient prendre le relais des BRICS, au moins partiellement. Et parmi ces dix, l’assureur-crédit Coface en identifie, cinq dotés d’un fort potentiel, dans un rapport paru ce mardi 25 mars. Et comme il se doit, ils sont dotés d’un acronyme: « PPICS », pour Pérou, Philippines, Indonésie, Colombie et Sri Lanka. Pour procéder à la sélection, l’assureur crédit a procédé en trois grandes étapes. La première : il faut avoir affiché une croissance supérieure en 2010-2011 à celle de 1999-2008, et avoir tenu le choc durant la récession mondiale de 2009. Ensuite, la croissance potentielle doit dépasser les 4%, avec une part des exportations de matières premières dans le PIB qui ne dépasse pas les 40%, ce qui montre une économie capable de se diversifier.  Deuxième étape: la preuve d’un taux d’épargne qui dépasse les 10%. Ce qui signifie que pour financer les investissements, le pays ne dépend pas excessivement des importations de capitaux. Il faut aussi disposer de banques qui gèrent le crédit. Ce qui exclut, par exemple, le Vietnam, dont le système financier serait, selon Coface, « hors contrôle ».  Troisième critère de la sélection: l’environnement des affaires doit être à peu près convenable. La qualité des paiements et des remboursements doit s’avérer correcte et l’accès à l’information des entreprises, possible. Le Kenya, par exemple, qui a franchi les seuils précédents, n’y parvient pas cette fois. Donc, passé au travers des tamis, c’est une Colombie, ne se résumant plus aux paramilitaires et à la cocaïne, qui arrive en tête des « PPICS ». L’Indonésie, le Pérou, les Philippines et le Sri Lanka suivent de près.

 

Economie mondiale : le tassement des pays émergents

Economie mondiale : le tassement des pays émergents

 

Depuis des années, l’économie mondiale ne jurait que par eux: le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud…  Leur forte croissance compensait la stagnation des pays avancés, leurs marchés intérieurs en pleine expansion aiguisaient les appétits des grands groupes occidentaux, leurs bas coûts de production faisaient tourner le commerce mondial et leurs réserves de devises leur permettaient de financer l’endettement occidental.  Mais 2013 a marqué un coup d’arrêt. Ils ont perdu un peu de leur lustre, pour être considérés d’un ?il peut-être plus lucide.   »Nous l’attendions depuis un moment, mais c’est devenu très clair » en 2013, a déclaré à l’AFP Jennifer Blanke, chef économiste du World Economic Forum (WEF), basée à Londres.  Pour l’économiste Chris Weafer, associé-senior de la firme de conseil Macro Advisory, basée à Moscou, ce « changement d’attitude envers les émergents » était « nécessaire et retardé depuis trop longtemps » par des investisseurs bercés d’illusions, voire « complaisants ».  Tout d’abord, plusieurs grands émergents ont vu leur croissance nettement ralentir. La Russie, l’Afrique du Sud, mais surtout, le premier d’entre eux, la Chine. Et si la Chine éternue, l’économie risque le rhume un peu partout dans le monde.  La banque espagnole BBVA identifie comme un « facteur de risque » au niveau international « l’ajustement (à la baisse) de la croissance de la Chine et d’autres économies émergentes ».  Pour la Banque centrale européenne, « tout ajustement plus brutal ou désordonné dans les économies émergentes doit être surveillé de près, compte tenu des risques d’impact plus forts et plus durables en zone euro ».   »Les investisseurs avaient présumé que la Chine continuerait à croître à un taux de 8-9% par an. C’est impossible sur le long terme », explique à l’AFP M. Weafer, alors que l’objectif officiel de croissance de Pékin pour 2013 est de 7,5%.  Malgré tout, « nous sommes soulagés parce que certains parlaient d’un atterrissage brutal » de l’économie chinoise, qui aurait eu des conséquences plus graves, pointe Mme Blanke.   »Plusieurs pays sont devenus dépendants » de la croissance chinoise, souligne UBS dans une note sur les perspectives d’investissements en 2014.   »La croissance des investissements chinois a alimenté la demande de matières premières et soutenu plusieurs économies telles que le Brésil ou l’Australie », poursuit la banque suisse qui prévient qu’il « n’y a pas de +Chine après la Chine+ ». En d’autres termes, il n’y aura pas de superpuissance avec une croissance à deux chiffres capable de remplacer la Chine comme moteur de l’économie mondiale.  A ce ralentissement vient s’ajouter un deuxième facteur de risque: l’instabilité financière. Cet été, Bourses et devises de plusieurs émergents ont été très chahutées par le reflux brutal de capitaux provoqué par la perspective de la fin de la politique monétaire ultra-généreuse de la Banque centrale américaine.  Plusieurs grands groupes américains ou européens ont ainsi subi de lourdes pertes financières à cause des effets de change.  Enfin, l’instabilité sociale est un autre facteur de risque, « comme ce que nous avons vu récemment au Brésil ou en Afrique du Sud, avec des gens qui exigent une plus grande part du gâteau, parce qu’ils ne constatent pas d’amélioration (de leur qualité de vie) aussi rapide qu’ils le souhaitent », analyse Mme Blanke.  C’est « un très gros risque, et je crois que ces pays en sont conscients », selon Mme Blanke, même si elle admet que plusieurs d’entre eux n’ont pas assez mis à profit les années d’opulence écoulées pour se réformer suffisamment.   »Un gouvernement doit écouter la voix de la rue. Un gouvernement ne peut pas s’isoler et se refermer sur lui-même », reconnaissait fin novembre dans le journal El Pais la présidente du Brésil, Dilma Rousseff.

Syrie : menaces sur les marchés notamment émergents

Syrie : menaces sur les marchés notamment émergents

Chute des devises et des places boursières, hausse des taux d’emprunt et des cours du pétrole: les pays émergents ne parviennent pas à voir le bout du tunnel, dans un été qui a été particulièrement chahuté.   »Les marchés ont subi un premier mouvement lié à la possible réduction des achats d’actifs de la Réserve fédérale américaine. Désormais, le contexte géopolitique se dégrade et constitue un second facteur qui conduit les investisseurs à éviter les actifs risqués », comme les placements dans les pays émergents, observe René Defossez, stratégiste chez Natixis.   »Les incertitudes sur la Syrie, où une intervention pourrait générer des tensions internationales durables, pèsent sur l’ensemble des marchés. Or les émergents sont particulièrement sensibles à une dégradation de la confiance », souligne Jean-Louis Mourier, économiste chez le courtier Aurel BGC.  Mercredi, les marchés asiatiques ont clôturé en baisse, à l’image de la Bourse de Hong Kong qui est revenue à son niveau le plus bas depuis cinq semaines. En Inde, la roupie a atteint un nouveau plancher historique en matinée face au dollar.  De même, les marchés turcs étaient fragilisés, avec la livre évoluant à un niveau historiquement faible face au dollar.  Les Bourses des monarchies pétrolières, qui ont lourdement chuté mardi, évoluaient en ordre dispersé, la place d’Arabie Saoudite revenant un peu dans le vert dans l’après-midi (+0,26%) tandis que celle de Dubaï restait en baisse (-1,30%).  Une frappe contre le régime syrien, accusé d’avoir utilisé des armes chimiques dans sa guerre contre les rebelles, semble imminente, Washington et ses alliés préparant le terrain pour une action militaire contre laquelle Damas a promis de se défendre.   »Il est très difficile de savoir si la situation peut dégénérer dans la région. Cette incertitude est un phénomène que l’on a déjà pu connaître sur les marchés à l’occasion d’autres conflits comme l’Irak », selon M. Defossez.  Les craintes d’une intervention militaire ont aussi pour conséquence de faire grimper les cours du brut, la Syrie se situant au cœur de la première zone de production de la planète.   »Les difficultés des pays émergents risquent de s’accroître, la hausse du baril de pétrole étant un élément particulièrement dommageable pour eux. En effet, elle vient se cumuler à l’effondrement de leurs devises, ce qui devrait accroître le coût de leurs importations et donc leur déficit courant », expliquent les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.  Or, les pays émergents sont très dépendants de l’extérieur pour le financement de leur économie.  Selon Crédit Mutuel-CIC, « les pressions inflationnistes vont croître, réduisant encore les marges de manœuvre des banques centrales », qui auront du mal à baisser encore les taux d’intérêt puisque cela ne ferait qu’accentuer le dérapage des prix à la consommation.   »Les pays émergents sont particulièrement sensibles à l’inflation. Au Brésil, un des déclencheurs des manifestations récentes a été l’augmentation des prix, notamment dans les transports », rappelle M. Mourier.  Les marchés émergents sont d’autant plus sensibles aux craintes entourant la Syrie qu’ils sont fragilisés par les inquiétudes sur le resserrement prévu de la politique monétaire de la Fed.  Mais il faudra attendre la mi-septembre et la prochaine réunion de la banque centrale américaine pour espérer en savoir plus sur les modalités de ce durcissement.   »Tout va dépendre de la communication de la Fed. Si elle réduit un peu ses rachats d’actifs tout en maintenant un discours accommodant, ce qui est le scénario anticipé par les investisseurs, les marchés émergents devraient souffler un peu, voire en profiter », tempère M. Defossez.

 

 




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