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Fiscalité agricole : grosse réserve sur l’embauche de saisonniers

Fiscalité agricole : grosse réserve sur l’embauche de saisonniers

Globalement les nouvelles dispositions fiscales prises par le gouvernement concernant le secteur agricole n’ont pas été trop mal accueillies  notamment pour ce qui concerne les dispositifs permettant de lisser les conséquences des catastrophes climatiques ou autres. La principale critique concerne l’embauche des saisonniers.  la suppression du dispositif spécifique d’exonérations de cotisations patronales pour l’emploi de travailleurs occasionnels et de demandeurs d’emploi (TODE) en agriculture. Or on connaît déjà toutes les difficultés qu’ont certains secteurs agricoles à pouvoir embaucher. Pas étonnant du coup qu’on fasse appel de manière de plus en plus massive à des travailleurs étrangers. Parmi les autres mesures annoncées mercredi, le triplement du plafond d’exonération des transmissions de baux ruraux à long terme afin de faciliter la transmission des exploitations ou encore l’adaptation “du cadre comptable de l’impôt sur les sociétés aux spécificités de l’activité agricole». La dotation pour investissement (DPI), “ainsi qu’un certain nombre d’incitations poussant les exploitants parfois à investir de manière artificielle dans le matériel agricole”, seront elles supprimées. Quant à la dotation pour aléas (DPA), créée pour permettre aux agriculteurs de constituer durant les bonnes années une dotation déductible de l’impôt sur le revenu et de l’utiliser lors des mauvaises années, ce dispositif n’a “pas eu le succès escompté”, a relevé le Premier ministre, qui a annoncé la levée de plusieurs “freins” qui gênaient son recours. Les agriculteurs pourront désormais constituer et reprendre des réserves financières sans conditions pendant une durée de 10 ans, contre 7 ans actuellement, et le plafond sera maintenu à 150.000 euros. Edouard Philippe a également confirmé que l’augmentation de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) sur le gasoil non routier ne concernerait pas les agriculteurs. Les allègements de charges consécutifs à la suppression du CICE s’appliqueront, elles, dès le 1e janvier 2019 dans le secteur agricole, contre le 1er octobre pour les autres secteurs, une manière d’”adresser un signal favorable à l’emploi et à l’équilibre des exploitations” agricoles.

PME : difficultés d’embauche

PME : difficultés d’embauche  

Selon le dernier baromètre trimestriel réalisé par BPIfrance Le Lab et Rexecode (*), 52% des entreprises interrogées signalent des problèmes d’embauche.  L’enquête annuelle « Besoins en main d’oeuvre » de Pôle emploi publiée début avril indiquait des perspectives d’embauche en forte augmentation (+18,7%) pour l’année 2018, notamment dans le secteur de la construction et de l’industrie.  Ces résultats interviennent alors que l’emploi salarié privé ralentit légèrement au cours du premier trimestre. 57.900 emplois ont été crées (+0,3%) contre 81.500 lors du quatrième trimestre 2017 (0,4%). Sur un an, les créations augmentent de 1,4% (soit 270.200) selon les chiffres publiés par l’Insee ce mardi 15 mai. Au dernier trimestre de l’année 2017 – année qui avait enregistré un record de création de postes (234.500), la hausse était de 0,4%. Sur l’ensemble des facteurs évoqués dans l’enquête de BPI et Rexecode, les difficultés de recrutement demeurent le principal frein à la croissance.  La concurrence est le second facteur le plus mentionné par les répondants. Elle est citée par 47% des entreprises après 48% au dernier trimestre. Arrivent ensuite l’insuffisance de fonds propres (24%), en augmentation, et la réglementation spécifique à leur activité (21%), moins pesante. En revanche, le manque de débouchés et la dégradation des perspectives de demande n’apparaissent plus comme un frein majeur. Enfin, contrairement aux idées reçues, les coûts et prix trop élevés sont signalés par seulement 17% des chefs d’entreprise interrogés.

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(*) Ce sondage vise à recueillir chaque trimestre le sentiment des dirigeants de PME/TPE sur la situation et l’évolution de la trésorerie de leur entreprise, les délais de paiement tant clients que fournisseurs, leur accès aux financements et leurs projets d’investissements. Il analyse également les freins au développement de leur activité (manque de débouchés, difficultés de recrutement, fonds propres insuffisants, réglementation, concurrence, …).

Prime à l’embauche dans les PME : pas d’effet sur l’emploi ?

Prime à l’embauche dans les PME : pas d’effet sur l’emploi ?

La question est posée mais reste sans réponse nette dans une étude de l’INSEE. La difficulté est d’ordre méthodologique car il faudrait comparer la même période avec et sans prime, ce qui est évidemment impossible. Du coup on ne peut pas en déduire sil s’agit d’un effet d’aubaine, c’est à dire d’une opportunité pour les entreprises de recevoir uen aide alors qu’elles auraient de toute manière embaucher quand même en absence d’aide ou si inversement ce soutien financier a été créateur d’emploi. Pas sûr qu’une  aide de 166 euros par mois ait été suffisamment incitateur pour une charge patronale de l’ordre de 3000 euros.  L’aide a cependant rencontré un gros succès puisque environ 1,1 million d’employeurs ont souhaité la percevoir, d’après le ministère du travail. Elle  consiste à verser chaque trimestre 500 euros (maximum) sur deux ans (au plus) pour toute personne embauchée, à condition que son salaire soit inférieur ou égal à 1,3 smic. Près de 54 % des recrutements en CDD d’au moins six mois et 36 % des embauches en CDI en « ont bénéficié », selon l’étude de l’Insee, qui souligne que ces « taux de recours » sont calculés sur tous les contrats, y compris ceux qui ne peuvent pas entrer dans le dispositif (la rémunération étant supérieure à 1,3 smic). Autrement dit, les pourcentages seraient plus élevés si le nombre de primes était rapporté aux seuls contrats payés à hauteur de 1,3 smic ou moins.

Quoi qu’il en soit, l’engouement a été réel, en particulier dans les très petites entreprises (TPE) de moins de dix personnes : 77 % des embauches effectuées par celles-ci, sous la forme de CDD d’au moins six mois, en ont bénéficié.

Toutefois, l’impact de la prime se révèle incertain. Elle « ne semble pas avoir eu d’effet facilement interprétable sur les [recrutements] en CDI », écrit l’Insee. En revanche, le nombre de nouveaux CDD d’au moins six mois s’est accru plus vite « dans les entreprises de moins de 250 salariés (…) que dans les plus grandes [qui ne sont pas éligibles au dispositif] ». Y a-t-il une relation de cause à effet ? Difficile à dire, répond l’Insee, car les employeurs qui avaient le droit de recevoir ce coup de pouce financier « ont pu être sensibles aux conditions conjoncturelles favorables ». L’Insee a, de ce fait, tenté d’identifier un « effet propre à la prime » en se focalisant « sur les entreprises qui sont proches du seuil d’éligibilité », légèrement en dessous et légèrement au-dessus de 250 personnes. Il en a conclu qu’il y avait des écarts entre sociétés éligibles et sociétés non éligibles, mais qu’ils « sont trop faibles pour que l’on puisse les attribuer à un effet propre à la prime ». La mesure, ajoute l’étude, a « peut-être » une incidence « sur les embauches dans les entreprises de taille plus petite, mais il est difficile de se prononcer sans hypothèses supplémentaires ». Ce constat confortera les tenants de la thèse selon laquelle le dispositif crée un effet d’aubaine, leur argument consistant à dire que des entreprises ayant touché l’aide auraient, de toute façon, étoffé leurs effectifs, même si la mesure n’avait pas été prise. D’autres enquêtes conduites antérieurement parviennent à des résultats différents de ceux de l’Insee. En août, la direction du Trésor avait diffusé une note disant que la prime pourrait, in fine, contribuer à créer quelque 60 000 emplois supplémentaires en 2016 (estimation faite avant l’annonce de la prolongation du dispositif par François Hollande, en juin). L’institut de conjoncture COE-Rexecode aboutit à un résultat guère éloigné (50 000 créations de poste).

Prime à l’embauche : 60 000 postes créés !!!

Prime à l’embauche : 60 000 postes créés !!!

 

D’après la direction du 13 heurts la prime à l’embauche de 2000 € pour les PME serait susceptible de créer 60 000 emplois d’ici la fin d’année. Une évaluation comme d’habitude tout à fait approximative dans la mesure où on ne peut pas mesurer l’effet d’aubaine, c’est-à-dire notamment le nombre  d’emplois qui aurait été créés quand même sans cette prime. En effet aucun patron n’aura procédé à une nouvelle embauche en raison uniquement de cette prime, le facteur explicatif dominant étant le carnet de commandes. La prime à l’embauche de 2.000 euros pour les PME, qui figurait parmi les mesures du plan pour l’emploi présenté mi-janvier par François Hollande, pourrait donc créer 60.000 emplois nets d’ici la fin de l’année, selon une étude publiée lundi par la direction générale du Trésor. Ce dispositif permet aux entreprises de moins de 250 salariés ayant embauché un jeune ou un demandeur d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) ou déterminée (CDD) d’au moins six mois, pour une rémunération allant jusqu’à 1,3 smic, d’être éligibles à une aide de 2.000 euros par an pendant deux ans. Au total, cette mesure « pourrait conduire à 110.000 embauches supplémentaires au cours de l’année 2016″, estime le Trésor. Mais compte tenu des fins de contrat qui auront lieu en cours d’année, la contribution finale aux créations d’emplois est estimée à 60.000, peut-on lire dans cette note. Ce chiffre correspond à une estimation effectuée avant que le chef de l’Etat n’annonce fin juin dans Les Echos la prolongation de ce dispositif en 2017.Les conclusions de cette note émanant de Bercy sont supérieures à celles tirées mi-juin par l’Insee, qui estimait que l’emploi salarié serait supérieur d’environ 40.000 postes fin 2016 au niveau anticipé en l’absence de cette prime. « À terme, la prime étant temporaire, l’impact sur le niveau d’emploi s’annulerait à horizon cinq ans », soulignent également les auteurs de cette étude.

Sondage : mauvaises perspectives d’embauche dans les PME en 2016

 

Près des deux tiers des petites et moyennes entreprises n’envisagent pas d’embaucher en 2016. Principale cause récurrente : le poids des charges sociales et notamment de la fiscalité qui pèse sur le travail. Second facteur explicatif le manque de visibilité concernant les carnets de commandes dont une enquête Markit a démontré qu’ils étaient en baisse en mars. Certes le manque de flexibilité du marché du travail est aussi en cause comme le coût du licenciement mais contrairement à ce qui est affirmé par le patronat ce n’est pas la cause première des réticences pour embaucher. Ce sont surtout les certitudes qui pèsent sur les perspectives économiques qui plombent le redressement de l’emploi. Incertitudes caractérisées par le manque général de confiance tant des entreprises que les consommateurs et ce ne sont pas les réformettes prises -de façon isolée et mal ficelées- par le gouvernement qui sont susceptibles de rétablir cette confiance. Selon une étude réalisée par les instituts Meteojob et Companeo , 64,2% des dirigeants des petites et moyennes entreprises n’ont pas l’intention de recruter en 2016. Un chiffre en légère augmentation par rapport aux résultats du baromètre 2015 (63,1%). La raison principale, c’est le coût du travail car les charges paraissent insurmontables pour près de 7 patrons sur 10. Le plus inquiétant, c’est que les PME reconnaissent qu’elles auraient besoin de plus de main d’oeuvre si tout allait bien. En effet, 36% des patrons se disent ponctuellement en sous-effectif et 25% se déclarent en sous-effectif chronique.

(avec RTL et AFP)

Embauche PME :Valls cherche des solutions

Embauche PME :Valls cherche des solutions

 

 

C’est le paradoxe ce sont surtout les PME qui créent de l’emploi en France mais ce sont aussi les  entreprises qui supportent le moins les procédures bureaucratiques. Du coup, elles freinent  sur l’emploi  par peur de ne pouvoir adapter les moyens de production aux variations de la demande. Valls va consulter pour trouver des solutions . Pourtant c’est sur l baisse des charges et les procédures qu’il conviendrait d’agir. Manuel Valls se lance donc lundi dans un marathon de consultations avec les partenaires sociaux sur un ensemble de mesures visant à doper les embauches dans les petites et moyennes entreprises (PME), sur fond de taux de chômage record.  Concurrence déloyale des travailleurs détachés, relations entre sous-traitants et donneurs d’ordre, délais de paiement : de nombreuses pistes sont à l’étude, dit-on à Matignon où l’on reste prudent concernant un nouveau contrat de travail plus souple réclamé par le patronat.   »Ce n’est pas un sommet sur le contrat de travail », souligne-t-on dans l’entourage de Manuel Valls où l’on prévient qu’il n’y a pas « de cagnotte magique » pour un nouvel effort financier en terme d’allègement de charges sociales ou de mesures fiscales.  Certaines mesures retenues par le gouvernement seront intégrées par voie d’amendements à la loi Macron qui sera examinée à la mi-juin à l’Assemblée nationale en deuxième lecture.  La question de la modification du contrat de travail, réclamée par le patronat, continue de susciter des crispations.  Dans une interview au Journal du Dimanche, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, prévient qu’il dira « niet » à « toute velléité » allant dans ce sens. « Le patronat quémande sans se soucier de ses responsabilités, le gouvernement doit savoir lui dire stop », dit-il.  L’UPA (Union professionnelle artisanale), qui sera reçue à Matignon lundi soir, appelle de son côté dans un communiqué publié dimanche à « lever les freins à l’embauche » dans les TPE et PME.  L’organisation patronale demande notamment au gouvernement de porter la période d’essai du contrat d’apprentissage de deux à six mois pour permettre à l’apprenti de changer d’orientation.  Elle appelle en outre à transformer le CICE en baisse directe de charges sociales, notamment par la suppression de la cotisation d’allocations familiales, et à un meilleur soutien des entreprises par les banques.

Sondage emploi: le coût du travail, frein à l’embauche pour 50% des patrons

Sondage emploi: le coût du travail : frein à l’embauche pour 50% des patrons

Certes il agit d’un sondage commandé par le Medef cependant la crainte des patrons pour embaucher à cause du coût du travail n’est pas surprenante. Il s’agit d’ailleurs moins des salaires que des charges et taxes de toutes nature qui pèsent sur la rémunération ( voir tableau comparaisons européennes). Les résultats de cette enquête sont édifiants. 70% des entrepreneurs français disent avoir « peur » quand ils envisagent une embauche en France, selon un sondage Opinionway pour le Medef.  Selon ce sondage réalisé auprès de 1.001 chefs d’entreprises, petites et grandes, et dans tous secteurs, la moitié (50%) cite le coût du travail comme principale « peur, inquiétude ou difficulté » à la décision d’embaucher, dont 22% en premier. A noter que cet argument est cité de façon inversement proportionnelle à la taille de l’entreprise : plus elle est petite, plus le chef d’entreprise cite le coût du travail en premier. Viennent ensuite le manque de visibilité économique (45% au total, 20% le mentionne en premier), les difficultés liées à la rupture du contrat (45%, 16% en premier). Les chefs d’entreprises disent souffrir de la difficulté à trouver des personnes qualifiées (39%), notamment dans l’industrie (26% citent cet argument en premier) et de la rigidité des contrats (37%).  L’instabilité réglementaire, sociale et fiscale est mentionnée par un tiers (32%) des personnes interrogées.

 

SALAIRE NET APRÈS IMPÔTS ET COTISATIONS SOCIALES
ET COÛT DU TRAVAIL EN %*

 

Pour un salaire de
50.000 euros

Pour un salaire de
200.000 euros

Il reste au salarié

Il en coûte à l’employeur

Il reste au salarié

Il en coûte à l’employeur

France

66,6 %

143 %

48,5 %

140 %

Allemagne

62 %

119 %

53,4 %

105 %

Pays-Bas

63,1 %

109 %

46,2 %

102 %

Luxembourg

80 %

111 %

60,1 %

104 %

Suisse (Genève)

79,8 %

118 %

59,6 %

116 %

Royaume-Uni

74,2 %

111 %

63,7 %

112 %

Irlande

70,9 %

111 %

56,6 %

103 %

Etats-Unis (New York)

77,1 %

108 %

61,8 %

104 %

*rapport du sénat

 

 

La peur de licencier freine l’embauche ( Le Foll)

La peur de licencier freine l’embauche ( Le Foll)

 

Le Foll ( comme Valls( découvre aussi la lune mais mieux vaut tard que jamais. C’est vrai que les conséquences d’un licenciement freinent  l’embauche. D’où le recours accru de la sous-traitance , de l’intérim et des contrats précaires. Surtout dans les PME dont les équilibres financiers sont souvent précaires.  Pour autant la question est largement réglée depuis que le CDD constitue dans 80% des cas le statut premier d’un personnel embauché. La plupart des entreprises embauchent avec un CDD et en cas de satisfaction et surtout de commandes suffisantes transforment ensuite le CDD en CDI. Le véritable frein à l’embauche ce n’est pas le statut ( mais si cela doit être pris en compte dans les branches où le volume d’activités connait de forts mouvements de yo-yo)  mais le poids des charges sociales qui tue la compétitivité et l’environnement procédurier kafkaïen ( voir autre article ici). « Il faut lever le frein à l’embauche », a déclaré Manuel Valls, alors que le chômage a une nouvelle fois augmenté au mois de février. Stéphane Le Foll a soutenu le Premier ministre en évoquant certains obstacles comme « la peur de licencier » pour les employeurs. Le patronat indique qu’il y a un certain nombre d’obstacles qui font que l’on a peur d’embaucher car on a peur de licencier.   »Quand on dit qu’il faut 1,5% de croissance pour créer de l’emploi, il faut se poser la question de savoir s’il n’y a pas des freins qui font que l’on pourrait embaucher plus au même taux de croissance (…) Le patronat indique qu’il y a un certain nombre d’obstacles qui font que l’on a peur d’embaucher car on a peur de licencier ». La question posée est alors d’assurer une sécurité pour les employés mais aussi une certaine flexibilité pour les employeurs pour amener de la création d’emplois. Si le ministre de l’Agriculture a refusé de parler d’une réforme du code du travail, il a rejeté l’idée d’un tabou. « Il faut discuter de toutes les questions qui peuvent nous permettre de créer plus d’emplois ». Et ce, avec l’ensemble de la gauche. « Il faut que l’on soit un pôle de stabilité avec un projet pour rassembler », a conclu Stéphane Le Foll en référence à Martine Aubry qui a évoqué une réorientation de la politique du gouvernement après la défaite socialiste aux élections départementales. Un bémol donc sur les évolutions car la gauche de la gauche, les frondeurs et les écolos ( plus les syndicats)  ne sont pas prêts à accepter des réformes trop brutales et trop significatives .

« La paperasse tue l’embauche » (Valls) … une découverte tardive

« La paperasse tue  l’embauche » (Valls) … une découverte tardive

 

 

 

Merveilleux Valls  s après la découverte  de la nécessité de la croissance pour créer des emplois, il découvre aussi que la paperasse tue l’emploi. « Je suis frappé, lorsque je rencontre des patrons de PME, par la paperasse qu’ils subissent. Et souvent, ils n’embauchent pas « , dit-il dans Challenge.  Après une baisse de 0,5% en 2011, les effectifs de fonctionnaires sont repartis à la hausse l’année suivante, avec une augmentation de 0,3%, rapporte l’Insee. La France comptait ainsi 5,5 millions de fonctionnaires au 31 décembre 2012, parmi lesquels 135.300  contrats aidés. À cette date, un Français sur cinq travaillait pour l’État, les collectivités locales ou l’hôpital. Certes au sein de l’État, ce sont les ministères qui ont le mieux tenu leurs effectifs (- 2,3%), mais les opérateurs publics, type Météo-France, ont laissé filer les leurs, avec une progression de 2% (hors transferts liés à la réforme de l’autonomie des universités). Ce sont ces mêmes agences que la Cour des comptes ou l’inspection des Finances pointent du doigt, rapport après rapport, pour dénoncer leur trop grand nombre et leur gestion trop dispendieuse. En France on ne compte pas moins de 1244 « machins publics » EPIC ou EPA ( certains nécessaires, d’autres enfin- les plus nombreux- inutiles et/ou nuisibles avec plus de 450 000 salariés). Mais le moins bon élève en matière de maîtrise des effectifs reste la fonction publique territoriale. En clair, les communes, départements et autres régions. «Après une relative stabilité en 2011, les effectifs progressent de nouveau», relève l’Insee, avec une hausse de 1,6%. En particulier, les regroupements de services au sein d’organismes intercommunaux n’ont pas permis aux municipalités de tailler dans leur personnel. Si les intercommunalités ont vu leurs effectifs bondir de 5,1% via des transferts de personnels en provenance des communes, les mairies ont aussi recruté (+ 1,2%), mettant fin à deux années de baisse.  Il est clair que ces fonctionnaires ou assimilés définissent, impulsent, définissent  et mettent en ouvert la politique réglementaire. . Ce n’est pas le régime soviétique , non mais c’est beaucoup plus insidieux. Et les députés tout aussi inutiles ,eux, reprennent ce que veulent les fonctionnaires, ils pondent des lois. Pas moins de 10  000 lois en France, 120 000 décrets, sans doute 500 000 circulaires ministérielles sans compter les arrêtés.  Pourquoi justement autant de paperasse ?  simplement parce que la casse politique est essentiellement composés de fonctionnaires ( au dernière départementales 60% parmi les élus°). Valls en fait partie puisqu’il était assistant parlementaire ;  comme Hollande, comme Chirac, Fabius, Lemaire, Vauquiez, Juppé,  Giscard, la plupart des dirigeants des grands partis sont d’anciens fonctionnaires. Les plus hauts postes étant accaparés par l’ENA à gauche surtout, à droite aussi et même au front national avec Philoppot ( lui aussi ancien énarque). Mais Valls ne s’attaquera pas aux racines du mal sinon il fusillera sa carrière politique. Pendant ce temps là les entreprises coulent effectivement sous les normes, sous la paperasse, les contrôles et les sanctions vexatoires.

La fin des CDI à l’embauche ?

La fin des CDI à l’embauche ?

 

Plus de 80% des embauches s’effectuent désormais sous le régime du CDD, du coup le CDI à l  ’embauche est en voie de disparation. En outre les CDD sont d’une durée de plus en plus courte. Ca donc se reposer assez rapidement la question du contrat unique même su pour le moment la classe politique a mis cette question sous le boisseau.  Les contrats à durée déterminée ont constitué 83,6% des embauches l’an passé, selon une étude de la Dares, publiée ce lundi 8 décembre. Un chiffre qui progresse de 2,3% par rapport à l’année précédente. Trouver un emploi en CDI devient de plus en plus difficile. En attestent, les chiffres du marché de l’emploi pour l’année 2013, publiés ce lundi 8 décembre par la Dares, la direction des études statistiques du ministère du Travail.  L’année dernière, plus de huit embauches sur dix ont ainsi été réalisées en contrat à durée déterminée (CDD), selon cette étude. Une proportion qui ne cesse de progresser.  Ainsi, l’année dernière, hors intérim, la part des embauches en CDD a plus précisément atteint 83,6%, soit 2,3 points de plus qu’en 2012. La hausse n’a pas cessé depuis, puisque la proportion a encore grimpé à 84,2% au deuxième trimestre 2014, un record historique, selon la Dares. Pourtant, depuis juillet 2013, en vertu de la loi sur la sécurisation de l’emploi, le coût de certains CDD, en particulier ceux de très courte durée, a été surenchéri pour les employeurs par une majoration des cotisations chômage.  Cette mesure n’a toutefois pas permis d’enrayer la progression des embauches en contrat à durée déterminée. Entre 2012 et 2013, la part d’embauche en CDD a augmenté « quelle que soit la taille » de l’entreprise: +4,1 points dans celles de 9 salariés ou moins, +1,6 point dans celles de 10 à 49, et +1,9 point dans celles de plus de 50.  En revanche, par secteur, seul le tertiaire enregistre une hausse (+2,3 points à 85,3%). La proportion a légèrement baissé dans la construction (-1,0 point à 60,6%) et l’industrie (-0,5 point à 67,9%). Tous secteurs confondus, la part de CDD est en hausse quasi-continue depuis la mi-2011. Avant la crise financière, au 1er trimestre 2008, environ 70% des embauches se faisaient en CDD. La Dares note également dans son étude que les CDD sont de plus en plus courts. Ainsi, pour la moitié des personnes ayant terminé un CDD en 2013, la durée du contrat de travail a été de dix jours ou moins, contre 14 jours, ou moins en 2012.  De fait, la durée des CDD dépend du secteur. Ils sont ainsi beaucoup plus courts dans le tertiaire, où la moitié des CDD durent moins de huit jours, que dans la construction, où ce chiffre est de 90 jours.

 

Embauche: Leboncoin mieux que Pôle emploi !

Embauche: Leboncoin mieux que Pôle emploi !

Leboncoin, mieux que Pôle emploi (et ses 55 000 salariés !), pas étonnant quand on connait la bureaucratie du service national de l’emploi. Le marché du travail, très concurrentiel, a permis au site Leboncoin de devenir le numéro un français des offres d’emploi en moins de sept ans. Plus fort que Pôle emploi? Antoine Jouteau, Directeur Général adjoint du site, s’en défendait sur BFM Business, ce lundi 27 janvier. « Pôle emploi a d’autres fonctions », explique-t-il. « Nous sommes le premier site d’emploi privé français car nous avons la capacité de fournir des offres à 20.000 entreprises, 20.000 PME, qui utilisent notre site. » Selon lui, l’atout principal de son site est sa simplicité et sa rapidité. Contrairement à Pôle emploi, une offre déposée sur Leboncoin prend « une demie-minute à remplir, et le lendemain, on peut recevoir une trentaine de réponses », se félicite-t-il.  Et selon Antoine Jouteau, cette rapidité est particulièrement adaptée au rythme actuel du marché du travail: « 70% de nos offres sont à pourvoir immédiatement. Une entreprise qui a besoin de commerciaux ne peut pas attendre des semaines pour pourvoir ses postes. » Résultat, le directeur adjoint estime que le site propose 1,5 million d’offres d’emploi. Leboncoin est aujourd’hui un des plus grands sites internet en France, « juste derrière Google et Facebook », précise Antoine Jouteau. En plus d’être le plus grand site d’offres d’emploi, Leboncoin est devenu le plus grand site de vente de voitures d’occasion, et le premier site immobilier. Un secteur sur lequel le site veut se renforcer. Depuis peu, il propose aux agents immobilier de déposer directement leurs annonces sur le site et leurs proposent des services payants.

 

Embauche en hausse d’après Pôle emploi ; en CDI de 10 heures par semaine ?

Embauche en hausse d’après Pôle emploi ; en CDI de 10 heures par semaine?

 

Les embauches seraient en hausse  en 2013 d après Pôle emploi (sans doute très inférieures aux départs mais l’enquête n’en dit rien !). Le gros gisement serait les services à domicile, notamment aide à domicile. Pôle emploi oublie simplement de préciser que nombre de ces emplois sont des CDD ou CDI de l’ordre de 10 heures par semaine (d’où le turn over). Compte tenu de la crédibilité de pôle emploi auprès des entreprises comme des chômeurs on peut douter de la pertinence de cette enquête.  Les intentions d’embauches mesurées par Pôle emploi pour 2013, en faible progression, montrent une stabilité des métiers les plus demandés et une légère baisse des difficultés à recruter anticipées par les employeurs, indique aujourd’hui l’enquête annuelle du service public de l’emploi. L’enquête « Besoins en main d’œuvre » est utilisée notamment pour améliorer l’orientation des demandeurs d’emploi vers les métiers porteurs. Pour 2013, 1.613.100 projets de recrutements, créations de postes ou remplacements, ont été récoltés auprès de 395.000 employeurs du privé et d’une partie du public, interrogés fin 2012. C’est 0,3% de plus qu’il y a un an (contre +4,3% l’année précédente), une « bonne nouvelle alors qu’on aurait pu s’attendre à une baisse des intentions d’embauche », a souligné auprès de l’AFP Bernard Ernst, directeur des enquêtes et statistiques à Pôle emploi.  Ainsi, 18% des entreprises ont répondu à Pôle emploi qu’elles prévoyaient au moins une embauche dans l’année (+0,2 point de plus qu’en 2012). Dans la moitié des cas, il s’agit d’un emploi en CDI ou un CDD de plus de six mois. Dans les régions du littoral atlantique et le sud de la France, les besoins de recrutement s’accroissent. Au contraire, dans le Nord-Est et le Centre, ils diminuent. « Dans ce contexte de croissance ralentie des besoins en main d’oeuvre, les difficultés à recruter anticipées par les employeurs se réduisent » de plus de 2 points, note Pôle emploi. Elles concernent tout de même 40,4% des projets recueillis et un employeur potentiel sur deux.  Les employeurs imputent essentiellement ces difficultés au profil inadéquat des candidats (86%), avant la pénurie de main d’oeuvre dans certains domaines (60%), les conditions de travail (32%) ou une image dégradée de l’entreprise ou du métier (18%). Cueilleurs agricoles, agents d’entretien, serveurs, apprentis de cuisine, aides-soignants, vendeur ou cuisinier: le top 15 des métiers les plus recherchés est quasi inchangé. Sortent les attachés commerciaux, rentrent les artistes. Cette liste, composée pour beaucoup de fonctions peu qualifiées, « illustre le poids structurellement fort des activités touristiques et des services à la personne dans le tissu économique français », explique Pôle emploi. Elle reflète aussi le poids important des emplois saisonniers (35,8% des intentions récoltées). Le secteur des services aux particuliers reste premier pourvoyeur d’emplois potentiels, avec plus de deux projets d’embauche sur cinq. Les intentions d’embauche y progressent de +2,2%. Aide à domicile et hébergement médicalisé pour personnes âgées regroupent à eux seuls plus d’un tiers des perspectives de recrutement, dont une part importante est jugée problématique (68,1% et 45,8%).  L’hôtellerie-restauration concentre 14% des intentions d’embauche. Très moroses dans la restauration, les perspectives s’envolent pour l’hébergement touristique (+19,7%). Le secteur des services aux entreprises, 1 projet sur 5, est lui orienté à la baisse (-0,9%), comme dans l’industrie (-2,5%) et la construction (-10,7%). Les employeurs du commerce et de l’agriculture (où 90% des recrutements prévus portent sur des contrats saisonniers) anticipent en revanche des hausses (+1,9% et +1,3%).

SNCF : embauche de 10.000 personnes

SNCF : embauche 10.000 personnes

Le groupe SNCF prévoit l’embauche de 10.000 personnes en 2013 et la signature de contrats de génération d’ici l’été, a indiqué le directeur des ressources humaines, François Nogué, lors d’une conférence de presse. La SNCF a d’ores et déjà procédé à des consultations bilatérales avec les syndicats sur ces contrats de génération pour lesquels les négociations s’ouvriront dans les quinze jours. Les contrats de génération visent à encourager l’embauche d’un jeune en contrepartie du maintien dans l’emploi d’un senior. Concernant les emplois d’avenir, 39 contrats ont déjà été signés, ce qui devrait permettre de signer les 500 contrats prévus pour 2013-2014 dès cette année. Destinés aux jeunes sans qualification, il s’agit de contrats de 18 mois, éventuellement reconductibles une fois. Ils portent sur la médiation, l’entretien des abords ferroviaires et du patrimoine, l’accueil et l’orientation des voyageurs, le digital et l’assistance logistique aux équipes de production. Le groupe SNCF , deuxième recruteur de France, propose des emplois à tous les niveaux de qualification dans 150 métiers, selon la direction. La SNCF a relancé les recrutements en 2011, après une période de réduction des effectifs. « Cette politique va se poursuivre durablement, étant donné le volume des départs en retraite attendus dans les cinq prochaines années, et les perspectives d’activité », a indique la direction. Depuis le début de la crise en 2008, la SNCF a embauché 45.000 personnes. Environ 12.000 embauches ont été réalisés par le groupe en 2011, plus de 10.000 en 2012 et les effectifs moyens ont été stabilisés dans l’EPIC (établissement public), la SNCF historique. Les effectifs sont de 249.000 salariés dans le groupe, dont 159.000 dans l’EPIC. Vingt-trois pour cent des embauches se font avec un statut de droit commun, selon la direction, et 40% des cadres ont un statut de droit commun.  Seulement 23% des embauches concernent les femmes à la SNCF qui cherche à féminiser ses métiers. L’entreprise cible également les jeunes des quartiers qui représentent 17% de ses embauches.




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