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Livre Trierweiler : le grand malaise des élites

Livre Trierweiler : le grand malaise  des élites

 

Les élites sont pour le moins très partagées concernant le livre de Trierweilller. Beaucoup objectent qu’il s’agit d’un récit de vie privée qui ne doit donc prendre une dimension publique. En fait Trierweilller est devenue un personnage public dès lors que Hollande a installé sa compagne à l’Elysée, on ne saurait donc être surpris que ses propos  prennent une telle ampleur. Certes Trierweiler n’était pas très aimée mais la manière dont elle a été congédiée par dépêche à l’AFP a suscité beaucoup de désapprobation. On ne peut sans doute contester que cet ouvrage vise à démolir Hollande mais en fait Hollande n’a pas eu besoin de Trierweilller pour se déconsidérer auprès de l’opinion. En réalité ce qui gène surtout une grande partie des élites c’est que ce livre décrit en fait la vraie personnalité de nos responsables  seulement assoiffés de pouvoir, sans scrupule, méprisant set cyniques. Ce n’est pas seulement Hollande qui est visé mais la plupart des cette oligarchie, son système politique, son fonctionnement, son mode de reproduction, bref le vrai visage de ceux qui nous gouvernent ,  aussi leur environnement économique, médiatique, culturel. Il y a bien entendu des secrets d’alcôves mais ce n’est pas le cœur du récit qui porte surtout sur le comportement politique. Un comportement dont les grands médias sont souvent complices. Médias qui se satisfont  d’être les miroirs de ceux qui se contentent de parler, de  paraitre au lieu d’agir et de réfléchir. On peut constater une grande hypocrisie chez ceux qui déclarent  ne pas vouloir lire le livre ou le condamnent  sans l’avoir lu, ceux-là craignent d’y retrouver une partie de leur profil psychologique. La multiplication de affaires de toutes sortes révèle que le système démocratique est à bout de souffle et beaucoup de nos responsables ne sont que des caricatures de démocratie. Comme une affaire chasse l’autre, les médias , les experts mêmes, font l’économie d’une réflexion critique. Or notre politique souffre de trois maux essentiels, manque d’analyse, manque de conviction, manque de détermination. Manque d’analyse parce que les élites sont toutes formatées de la même manière et suivent le conformisme sans réel approfondissement intellectuel, manque de conviction car la plupart encor sont idéologiquement plat ( sauf ceux qui sont aux marges mais qui n’ont aucune chance d’être élu un jour) ; manque de détermination enfin , ils changent  au gré du vent, des sondages, des modes,  comme Hollande et bien d’autres  Exemple pour se faire élire on déclare que « l’ennemi , c’est la finance » ensuite on bâcle la réforme bancaire à la demande des banquiers. Et de ce point de vue la livre de Trierweilller apporte un éclairage sur qui nous gouvernent  qui sont ceux que nous avons élus ; ce qui met auusi en question le concept de démocratie, en tout cas ses modes d’application. .

Le livre de Trierweilller sur Hollande : le malaise des élites !

Le livre de Trierweilller sur Hollande : le malaise des élites !

 

Les élites des médias et des mileiux politiques semblent assez partagés sur l’analyse du livre de Trierweilller sur Hollande. Une affaire privée disent certains, quand même  avec des dimensions politiques osent certains autres. Pourtant c’est forcément politique car on ne lui demandait pas de faire entre à l’Elysée sa maîtresse. Et cet ouvrage révèle sa personnalité et son comportement politique. En fait ce portrait au vitriol rend compte de la vie personnalité du président mais aussi de nombre de politiciens, sans réelle conviction, cyniques et méprisants. Au-delà des discours démagogique, c’est surtout la conquête du pouvoir qui nourrit seule leur philosophie. En faiat Hollande a chois le PS comme il aurait pu choisir n’importe quel autre parti, nombre d’énarques d’ailleurs ne se servent des différents partis que pour servir leur carrière. Hollande est supposé représenter les plus défavorisés ; ce que révèle Trierweiler c’est qu’il ne manifeste pas la moindre compassion à leur égard et même qu’il les méprise. Sans doute ce pensent maintenant les anciens ouvriers de Florange auxquels il avait pourtant tant promis ! ( comme à d’autres lors de la campagne électorale) Du coup les élites sont inquiètes car c’est un nouveau coup porté à oligarchie, à son image dans l’opinion.  Au final, le portrait de François Hollande semble terrible. On découvre un homme froid, sans cœur, totalement dépassé par les événements, calculateur, parfois méchant, enfermé dans une bulle… Le passage le plus terrible est une scène qui se déroule lors d’un repas familial. Il moque la famille de Valérie d’origine modeste : « Une gifle ». « Il s’est présenté comme l’homme qui n’aime pas les riches. En réalité, le président n’aime pas les pauvres. Lui, l’homme de gauche, dit en privé : les sans-dents, très fier de son trait d’humour. » Le timing de la parution de Merci pour ce moment est parfait ou désastreux. Parfait, car il prend tout le monde de surprise. L’éditeur et l’auteur peuvent faire un coup d’édition magistral. Désastreux, car, au moment où François Hollande pensait enfin repartir de l’avant, le voici confronté à « la vengeance d’une blonde ». Les bienfaits d’un remaniement spectaculaire et d’une révision drastique de la politique économique sont déjà estompés. Pour l’Élysée, c’est le scénario noir : à deux semaines de sa conférence de presse de rentrée, le chef de l’État prend encore un paquet de mer en pleine figure. On s’attendait à un président normal, il lest sans doute si l’on se réfère à la personnalité de nombre d’élus nationaux. Encore un mauvais coup contre les institutions et ceux qui les dirigent.

La mafia des élites (Pierre Stehlin, avocat)

La mafia des élites  (Pierre Stehlin, avocat)

Dans son livre au titre provocateur paru récemment, « Lettre ouverte à ceux qui nous gouvernent et nous prennent pour des c… », (Le Passeur-Editeur, 15,90 euros) l’auteur, authentique libéral, critique pêle-mêle, une société de plus en  plus individualiste, des classes sociales de plus en plus étrangères l’une à l’autre, l’appât du gain comme unique motivation, une centralisation des pouvoirs, un risque de désintégration sociale et un manque de projet collectif…  Qui ne  souscrirait à un tel constat ? Pas un seul élu de la République. Pas un seul grand patron. Pas un seul professeur d’université. Pas davantage un haut fonctionnaire qui graviterait du côté de Bercy… Bref, à en croire Stehlin, notre société serait sclérosée, incapable de se réformer parce qu’en butte aux corporatismes de toutes sortes. Il n’a pas tort. Ce qui lui fait écrire que nous serions en 1788. Ainsi donc, surprise, notre avocat rejoindrait dans son analyse Jean-Luc Mélenchon le leader du Front de gauche ! C’est vrai. Mais c’est le seul point commun entre les deux hommes. Car l’avocat Stehlin n’a rien d’un égaré, on l’a compris, qui lorgnerait du côté du marxisme ou du collectivisme. Au contraire. Non, ce qu’il dénonce avant tout, ce sont nos élites… qui se délitent, incapables de choisir le modèle économique dans lequel  nous devrions vivre. Drôle de pays que la France. Alors que pratiquement tous les Etats européens ont opté pour un système libéral, y compris l’Allemagne, la France reste dans l’incertitude. Paralysée qu’elle est par l’opposition récurrente entre la droite et la gauche… Aussi est-ce sans surprise, que depuis des lustres, les majorités parlementaires ne parviennent jamais à appliquer la politique pour laquelle elles ont été élues. Dans l’Hexagone, pragmatisme, connaît pas. A l’inverse de notre voisin d’outre-Rhin, qui parvient à  mener une politique pour le bien commun grâce à un consensus entre le SPD (sociaux –démocrates) et la  CDU (chrétiens-démocrates). Seulement voilà : n’est pas Angela Merkel qui veut. A ce blocage institutionnel très français, s’en ajoute un autre, ontologique à la Vème République, surtout depuis mai 1974, avec l’élection de Valéry Giscard d’Estaing à la présidence de la République : l’exercice monarchique du pouvoir par une caste (dans tous les domaines, Etat, grandes entreprises)  issue tantôt de l’ ENA , de l’Ecole polytechnique – ou les deux à la fois. Sûre d’elle, souvent déconnectée des réalités, on a cru qu’avec Nicolas Sarkozy, elle serait mise sinon sur la touche, tout du moins verrait son aura diminuer. Il n’en a rien été. Elle est même, selon Stehlin, grand admirateur de Tocqueville, revenue en force. Et de citer la promotion Voltaire de l’ENA, à laquelle appartient François Hollande, qui détient un pouvoir considérable dans le pays. Parmi ses membres, figurent Ségolène Royal, Michel Sapin, l’un des plus  vieux amis du président, Henri de Castries (AXA), Jean-Pierre Jouyet, lui aussi complice du président, qui vient de le propulser secrétaire général de l’Elysée, Stanislas de Laboulaye (ex-ambassadeur à Moscou), Pierre-René Lemas, ancien secrétaire général de l’Elysée qui a succédé à Jouyet à la tête de la Caisse des dépôts et consignations… Cette « élitocratie », selon les termes de Stehlin, est unique au monde. Ses membres sont tous du même moule. Tête bien faite. Esprit rapide, souvent brillant. Culture de bon aloi. Et alors ? Souvenons que sous la Vème République, sur les 7 présidents, 3 étaient énarques, (Giscard d’Estaing, Chirac, Hollande) deux étaient avocats (Mitterrand, Sarkozy), un était normalien (Pompidou) et un autre général (de Gaulle)…

( lu dans Atlantico)

 

“Lettre ouverte à ceux qui nous gouvernent et nous prennent pour des c…”, de Marc Pierre Stehlin, éditions Le Passeur (mars 2014)

Municipales : la crise des élites

Municipales : la crise des élites

 

Dans le système politique les maires bénéficiaient jusqu’à maintenant de la meilleure image au près de l’opinion. Pourtant l’abstention record annoncée (de l’ordre de 40%) témoigne auusi du désintérêt des français pour la chose publique. En cause bien entendu la situation globale de la France, sa fiscalité, sa crise, le chômage, les affaires et un système d’oligarchie qui asphyxie la démocratie. C’est une crise des élites qui ne parviennent à saisir réellement les préoccupations réelles des citoyens. D’où aussi la montée des extrêmes qui exprime davantage un rejet des partis traditionnels qu’une vraie adhésion, une sorte de vote de protestation. Deux enjeux majeurs dominent aujourd’hui : l’emploi et l fiscalité ; combien de maires prennent réellement en compte ces deux problèmes. Un des facteurs explicatifs c’est la présence massive de fonctionnaires dans les fonctions électives. II ne s’agit sans doute pas d’interdire l’accès aux fonctions électives mais simplement de souhaiter une présence plus représentative des catégories socioprofessionnelles ; de ce fait la France gère un statu quo en matière de réformes structurelles et ne permet pas une sortie durable et significative de la crise. De ce point de vue les réformes sociales, pour importantes qu’elles soient, ne sauraient dominer le calendrier politique. Il y a d’autres priorités. Concernant la fiscalité, c’est surtout le poids des impôts locaux qui pèsent le plus sur le ménages (impôt foncier et taxe d’habitation). Malheureusement la plupart des collectivités sont surendettées et  pratiquent la fuite en avant en augmentant encore la pression fiscale. La préoccupation de l’emploi n’est guerre prioritaire dans les programmes municipaux. Certes les communes ne peuvent seules créer des emplois mais elles peuvent davantage réunir  les conditions  de son développement en valorisant mieux les ressources matérielles, humaines locales et leur environnement. D’un certain point de vue, les dérives locales sont à limage des dérives nationales. Témoin l’armée de superstructures municipales locales qui s’occupent de tout et de rien. Il y a aussi le manque de pertinence de découpage des collectivités, notoirement trop nombreuses et qui multiplient les dérives financières. Pas étonnant que nombre d’électeurs soient très dubitatifs sur l’intérêt de ces élections locales et l’abstention risque d’être le grand vainqueur de ces élections.

Hollande : représentatif de la dégénérescence des élites françaises

Hollande : représentatif de la dégénérescence des élites françaises

 

Hollande est un pur produit de ce système élitiste qui accapare et le pouvoir partout sur le plan économique, administratif et économique. Un produit de ces grandes écoles (Polytechnique et ENA surtout) qui fabriquent le sommet de l’oligarchie qui paralyse le pays et le conduit dans le mur. Combien de grandes entreprises ne sont pas en réalité gérées par de vrais managers mais par d’anciens fonctionnaires, accédant à la direction de société via leur passage dans les cabinets ministériels ; Ce mode de reproduction à couté cher à la France (charbonnages, mines, sidérurgie, SNCF, EDF,  banques) et surtout conduit au déclin industriel et au chômage de masse. Ces élites sont en général (même s’il y a des exceptions) complètement incompétentes en matière de gestion et aussi il faut bien le dire étanches aux préoccupations sociales réelles. Hollande est archétype du modèle français d’émergence de responsables. En quelque sorte les produits de ces grandes écoles se comportement comme une mafia avec ses rites, sa hiérarchie et son dédain de l’état de droit. Un seul exemple combien d’anciens grands commis de l’Etat ont été inquiétés pour leur gestion de la crise financière ? Aucun sauf un ou deux lampistes. Comme kerviel. Les élites françaises sont en fait comme une sorte d’aristocratie en pleine dégénérescence qui s’attribue tous les droits, y compris celui de répudier des compagnes comme des courtisanes ; une aristocratie républicaine dans une monarchie républicaine, avec un monarque qui décide de tout, sur tout. Evidemment un système démocratique complètement obsolète, amis aussi injuste et inefficace. Avec en plus cette espèce de morgue qui se caractérise par un profond mépris à légard de tous ceux qui ne sortent  pas du cercle restreint des « élus » ; Hollande à cet égard est actuellement le plus représentatif de ces élites incompétentes et méprisantes qui n’ont en réalité aucune conviction, aucun projet, aucun référentiel de valeurs si ce n’est leur propre ascension dans la hiérarchie des pouvoirs.

Parisot et les riches : « la guerre civile » ; en fuyant ? la honte des élites du fric

Parisot et les riches : «  la guerre civile » ; en fuyant ? la honte des élites du fric

 

Le Medef (qui ne représente que les grands groupes du CAC et non la multitude de PME) par la bouche de Parisot parle de guerre civile contre les riches, Afflelou, de 1789 ! Ils sont devenus fous et grotesques à la fois ; la guerre ne se faiat pas en fuyant même lorsqu’elle est civile. Il est vrai qu’un nombre non négligeable de patrons avait déjà trahi pendant la deuxième guerre mondiale ; ce qui avait justifié les nationalisations de De Gaulle ; Lâche et veule, voilà ce qui pourrait qualifier cette aristocratie du fric sans doute insensible à la montée de la pauvreté dans le pays et qui ne pense qu’à une chose protéger leur fortune. L’exil des riches est révélateur de l’effondrement des valeurs notamment républicaines. L’individualisme et l’égoïsme ont pris le pas sur les valeurs de solidarité et d’attachement au pays ; la valeur désormais se mesure au patrimoine financier ; il n’ya pas de honte chez les exilés fiscaux ;  au contraire, du mépris pour le pays qui leur a permis d’acquérir leur fortune. Ce comportement témoigne de la dérive d’un pays qui a perdu ce qui fait l’essence d’une nation ; c’est le chacun pour soi, l’individualisme, l’égoïsme surtout de la part d’une génération qui n’a pas connu la guerre mais a su récolté les fruits des efforts de redressement à partir des années 50.  Certes la fiscalité française est excessive (57% du PIB de prélèvement obligatoire), insupportable pour l’économie, source de notre perte de compétitivité, de l’écroulement de la croissance et du chômage. La faute à ces politiques qui pour l’essentiel sont des fonctionnaires qui n’ont qu’un rapport approximatif avec les réalités économiques, sociales et même sociétales ; un seul slogan de la plus petite collectivité locale jusqu’au sommet de l’Etat, des impôts, encore des impôts. Ceci étant qui subit le plus dramatiquement cette situation ? Les riches ou les smicards ? Curieuse inversion de la victimisation.  Des smicards qui précisément, outre la fiscalité, subissent la veulerie des grands responsables économiques qui se sont gavés de dividendes. Le smicard paye la fiscalité plein pot, avec la fiscalité locale, avec la TVA au supermarché, avec l’énergie, avec l’alimentation. La totalité de son revenu est soumise à l’impôt et il ne lui reste rien. Une différence de taille avec les riches qui eux se révoltent pour protéger des fortunes indécentes. Quand les élites  (financièrement, ce qui limite le qualificatif) se comportent ainsi et sans vergogne, cela démontre que le pays est en mauvaise santé morale. Aux valeurs traditionnelles qui fondent une nation se sont substitués la seule valeur de l’argent et cela dans des limites inqualifiables. Le pire, c’est qu’on hésite à légiférer pour arrêter cette pantomime de l’exil fiscal alors qu’on ne cesse de produire des lois par milliers aussi inutiles que couteuses.  L a crise est certes économique mais ne n’est que la conséquence d’une crise plus profonde de nature sociétale qui pourrit le pays, ses élites.et  contamine même une partie de la population.

 

 

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