Archive pour le Tag 'élevage'

Elevage : les risques du Ceta

Elevage : les risques du Ceta

Le Ceta,  accord commercial entre l’union européenne et le Canada qui doit être ratifié par l’assemblée alimente les craintes des éleveurs français (le Mercosur accord commercial entre l’union européenne et certains pays d’Amérique latine encore davantage). Les craintes portent sur les  importations de viande qui ignorent  les contraintes de santé vis-à-vis par exemple des OGM, des antibiotiques, des farines contaminées et autres utilisations de produits chimiques dans l’alimentation du bétail. ’ Pour le ministère de l’Agriculture, cette crainte «n’est pas fondée»: «Quand on parle de farines animales, on fait référence aux farines de ruminants, qui ont été à l’origine de la maladie de la vache folle», estime le ministère, faisant valoir que ces produits sont interdits au Canada. Les éleveurs français s’inquiètent aussi de l’utilisation, outre-Atlantique, d’antibiotiques comme activateurs de croissance. Une pratique qui concerne, selon le ministère «l’ensemble des pays tiers qui fournissent l’UE en viande». A moyen terme (pourquoi attendre !  NDLR), l’Europe pourrait légiférer sur le sujet: un règlement décidé par le Parlement européen et le Conseil, publié début 2019, «demande à la Commission de prendre des dispositions visant à interdire l’importation à partir de pays tiers qui continuent à autoriser les antibiotiques comme promoteurs de croissance», selon le ministère, qui table sur une entrée en vigueur en janvier 2022. Enfin les éleveurs bovins n’ont de cesse de dénoncer des conséquences économiques désastreuses pour leur filière, compte tenu des contingents de bœuf que pourront exporter les Canadiens, des contingents en provenance du Canada voire des États-Unis.

Elevage et Agriculture : crise et malbouffe

Agriculture : crise et malbouffe

 

 

C’est la crise pour les producteurs dont 10% sont menacés de faillite. En même temps c’est la malbouffe pour les consommateurs. Une agriculture industrialisée gavée d’endettement, d’engrais, d’OGM (le soja du Brésil par exemple qui nourrit les animaux), de pesticides et autres produits chimiques ; un secteur qui parvient plus à vivre confrontée à une  concurrence sauvage sur les prix. La crise du productivisme et d’une  concurrence complètement dérégulée. Avec en plus des intermédiaires qui se gavent (la grande distribution, les industriels,  les traders, les banques qui spéculent sur les denrées alimentaires, les transformateurs). Et dans l’assiette du consommateur des cotes de porcs caoutchoutées qui « moussent », du poulet spongieux ou du steak semelle, des céréales gonflées à l’azote et aux herbicides. Le secteur de l’agriculture ne se porte pas mieux. D’après  Stéphane Le Foll « 22.000 et 25.000″ exploitations d’élevage, soit 10% du total, « sont cet été au bord du dépôt de bilan.  Le ministre insiste sur « l’urgence » à traiter « trois crises, bovine, porcine et laitière, (qui) se conjuguent » avec au moins 40.000 emplois directs concernés »Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l’élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective », déclare Stéphane Le Foll et de rappeler aussi qu’en juin, « tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette hausse sur les producteurs ». » Il convient également de « réorganiser l’offre française en valorisant le logo Viande de France, » En effet « viande de France » ne signifie rien sil s’agit d’élevage industriel de bêtes nourries par exemple avec du soja aux OGM importé du Brésil ou des Etats-Unis, de bêtes bourrées d’antibiotiques et autres cocktails vétérinaires. . Mais, à part accroître (encore) la pression sur la grande distribution et les industriels des abattoirs, les marges de manœuvre sont limitées dans un pays où l’Etat ne fixe plus les prix depuis belle lurette. Et le gouvernement ne se hasarde pas non plus à poser les questions qui fâchent : face à la concurrence internationale, faut-il concentrer les exploitations dans des fermes-usines, à l’allemande ? Pousser la taille des exploitations vers 1000 hectares en moyenne (au lieu de 60 actuellement) ? Enfoncer un peu les exploitants dans l’endettement pour faire racheter un jour les terres par des fonds d’investissement ? Ce qui signifierait la fin de l’agriculture à la française Ou alors réguler pour  privilégier vraiment la qualité. Le facteur explicatif dominant tient à la monoproduction et au modèle productiviste qui certes enrichissent  industrie alimentaire et les intermédiaire mais appauvrissent  les petits paysans. Sans parler des conséquences très graves pour la santé et environnement. Là où il y avait dix vaches il y a 50 ans, il en faut 150 aujourd’hui ;  là où on produisait sur 15 hectares, il en faut 200 aujourd’hui et c’est vraiment  un minimum. De toute manière, on ne concurrencera jamais les élevages du continent américain qui comprennent des milliers de têtes (jusqu’à 100 000 !) et des milliers d’hectares. La monoproduction est évidemment une  catastrophe économique, sanitaire et environnementale qui tue les paysans. Un modèle inspiré par les gouvernements, les chambres d’agriculture et la FNSEA.

 

Élevage et agriculture : le bricolage génétique

Élevage et agriculture : le bricolage génétique

Bricoler génétiquement la production animale ou agricole pour évidemment tirer des rendements toujours plus productifs, c’est l’objet de «  l’édition génétique ». Avec toutefois une conséquence l’élimination de certaines espèces. Un seul exemple il existe environ 500 espèces de tomates mais on ne trouve plus que 3 ou 4 espèces cultivées, produites et commercialisées. C est à peu près la même chose pour les autres espèces de plantes ou animaux. En réduisant le nombre de variétés on perd évidemment le risque d’une  maladie   soudaine affectant la plus grande partie des productions. Cette atteinte à la biodiversité  prépare des catastrophes sanitaires mondiales  insoupçonnées. L’édition génétique, qui suscite les plus grandes craintes éthiques vu sa capacité à modifier l’ADN humain, est cependant  jugé par nombre d’experts comme un outil très prometteur pour améliorer l’élevage et l’agriculture aux Etats-Unis. Bien que cette technique soit différente des OGM puisqu’elle ne transfère pas de gène étranger à un organisme, des scientifiques et organismes de défense des consommateurs jugent insuffisantes à ce jour les études d’évaluation des risques potentiels, notamment environnementaux. « Emboîtant le pas au succès des méthodes traditionnelles de reproduction, l’édition génétique représente un extraordinaire potentiel pour doper la viabilité de la production du cheptel tout en améliorant la qualité des produits et le bien-être des animaux », a fait valoir quant à elle Alison Van Eenennaam, experte de génomique animale à l’Université de Californie à Davis lors d’une présentation ce week-end à la conférence annuelle de l’American association pour l’avancement de la science (AAAS). L’insémination artificielle, le transfert d’embryon, les croisements de races et plus récemment la sélection génomique ont permis des améliorations considérables ces dernières décennies en terme de production et de protection de l’environnement. Grâce à une reproduction sélective pour améliorer le rendement des vaches laitières, leur nombre aux Etats-Unis est tombé de 25,6 millions en 1944 à seulement neuf millions aujourd’hui qui produisent pourtant 1,6 fois plus de lait, a précisé cette généticienne.  »Maintenant l’édition génétique permet de compléter cet arsenal en insérant de façon très précise dans le génome des traits génétiques souhaitables », a-t-elle poursuivi. Bref le discours des apprentis sorciers !

Elevage agriculture : un nouveau plan mal adapté

Elevage agriculture : un nouveau plan mal adapté

Le premier ministre doit annoncer un «pacte de consolidation et de refinancement des exploitations agricoles». Mais ce plan copie des précédents se limite à quelques aides publiques. Pas vraiment ce qu’attendent les éleveurs, les producteurs de lait ou les céréaliers très touchés cette année. Ce qu’ils souhaitent  ce sont des prix qui rémunèrent leur travail et non des aides et de nouvelles possibilités d’emprunt

Le monde de l’élevage souffre depuis l’effondrement des   prix. Selon les dernières estimations, les producteurs de lait devraient afficher un revenu historiquement bas de 2500 euros en 2016. Pis, la moitié d’entre eux vont clôturer leurs comptes en déficit. Dans le blé, le printemps pluvieux au nord d’une ligne Nantes-Lyon a fortement réduit les rendements, de 30 % en moyenne par rapport à 2015. Quant aux céréaliers, ils accusent une perte de 400 à 500 euros par hectare. Manuel Valls doit annoncer des mesures exceptionnelles, du type de celles retenues l’an dernier, comme un fonds d’allégement des charges dont une baisse de la taxe du foncier non bâti, une exonération des charges et un refinancement des emprunts à des taux situés entre 0,5 % et 1 %.

Le gouvernement devrait annoncer la mise en place d’un fonds de garantie d’environ 1,5 milliard en faisant appel à Bpifrance et à la Société interprofessionnelle artisanale de garantie d’investissements (Siagi). Le plan de sauvetage de l’élevage en 2015 avait permis de traiter 45.000 dossiers. Les services du ministère estiment cette fois-ci que 80.000 à 100.000 exploitations ont aujourd’hui besoin d’être refinancées, faute de trésorerie.

 

 

Elevage : crise et malbouffe

Elevage : crise et malbouffe

 

 

C’est la crise pour les producteurs dont 10% sont menacés de faillite. En même temps c’est la malbouffe pour les consommateurs. Une agriculture industrialisée gavée d’endettement, d’engrais, d’OGM (le soja du Brésil qui nourrit par exemple les animaux), de pesticides et autres produits chimiques ; un secteur qui parvient plus à vivre confrontée à une  concurrence sauvage sur les prix. La crise du productivisme et d’une  concurrence complètement dérégulée. Avec en plus des intermédiaires qui se gavent (la grande distribution, les traders, les banques qui spéculent sur les denrées alimentaires, les transformateurs). Et dans l’assiette du consommateur des cotes de porcs caoutchoutées qui « moussent », du poulet spongieux ou du steak semelle. . Le secteur de l’agriculture ne se porte pas mieux. D’après  Stéphane Le Foll « 22.000 et 25.000″ exploitations d’élevage, soit 10% du total, « sont cet été au bord du dépôt de bilan.  Le ministre insiste sur « l’urgence » à traiter « trois crises, bovine, porcine et laitière, (qui) se conjuguent » avec au moins 40.000 emplois directs concernés »Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l’élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective », déclare Stéphane Le Foll et de rappeler aussi qu’en juin, « tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette hausse sur les producteurs ». » Il convient également de « réorganiser l’offre française en valorisant le logo Viande de France, » Mais un label qui demeurera virtuel car privilégier la viande de France par voie réglementaire ne pourra être accepté par Bruxelles. Dès lors ce sont surtout des normes  d’hygiène, de qualité qui devraient être imposés par voie réglementaire. En effet « viande de France » ne signifie rien sil s’agit d’élevage industriel de bêtes nourries par exemple avec du soja aux OGM importé du Brésil et bourrées d’antibiotiques et autres cocktails vétérinaires. . Mais, à part accroître (encore) la pression sur la grande distribution et les industriels des abattoirs, les marges de manœuvre sont limitées dans un pays où l’Etat ne fixe plus les prix depuis belle lurette. Et le gouvernement ne se hasarde pas non plus à poser la question qui fâche : face à la concurrence internationale, faut-il concentrer les exploitations dans des fermes-usines, à l’allemande ? Ce qui signifierait la fin de l’agriculture à la française Ou alors réguler pour  privilégier vraiment la qualité.

 

Crise de l’élevage : la malbouffe et l’origine de la viande en cause

Crise de l’élevage : la malbouffe et l’origine de la viande en cause

Une nouvelle fois, on va réunir la grande distribution pour discuter de la répartition de la valeur ajoutée des produits de l’élevage ;  en effet il s’agit «d’appeler ces acteurs à leur responsabilité» a indiqué vendredi Stéphane Le Foll sur France 2. Sur le plan économique,  la crise est dramatique pour les éleveurs condamnés par exemple à vendre le kilo de 1, 20 quand les coups dépassent 1,50 €. Fondamentalement ce qui est en cause c’est le modèle industriel et économique. On a choisi de produire de plus en plus mais à des qualités de plus en plus médiocres pour tirer sur les prix. Pour de nombreuses productions la viande est au même prix qu’il y a 30 ans mais quelle dégradation pour le goût aussi pour la santé. Impossible d’ailleurs d’identifier avec certitude l’origine de la viande. « Origine : France », « Viande bovine française », « Origine France garantie », etc. ; labels et indicateurs de traçabilité sont souvent du chinois pour les consommateurs d’autant plus que cet étiquetage est souvent approximatif.  Les normes minimales pour vendre de la viande de bœuf dépendent d’une directive européenne de 2000. Elle prévoit un certain nombre de mentions obligatoires :

  • pays d’abattage et abattoir ;
  • pays de découpage et atelier de découpe ;
  • animal ou groupes d’animaux dont provient la viande.

Sur le papier, la traçabilité semble relativement assurée pour la viande bovine. Mais il arrive qu’une seule mention soit présente, la seule totalement obligatoire : celle de la provenance de l’élevage bovin. Pour les autres viandes comme celles des cochons, volailles ou ovins-caprins, l’obligation d’étiquetage est plus récente (2013) et moins complète : la mention du lieu de naissance n’a pas été rendue obligatoire (seule est obligatoire la mention du lieu d’élevage et d’abattage). Les choses se compliquent lorsqu’on évoque les produits « transformés » : aucune traçabilité n’est obligatoire au plan européen sur les produits issus de la viande (nuggets de poulet, saucisses, saucisson, etc.). La France requiert cependant, depuis 2014 et la loi consommation, une indication de l’origine des ingrédients. Mais l’origine véritable de la viande française est très douteuse. On peut en effet produire de la viande française infectée par une alimentation animale importée très toxique. Les aliments du bétail sont souvent importés et contiennent de nombreuses substances toxiques. D’après le Monde,  analysant des petits pots pour bébés contenant de la viande, on a découvert des antibiotiques destinés aux animaux, comme la tilmicosine ou la spiramycine, mais aussi des antiparasitaires, comme le levamisole, ou encore des fongicides. Certes à des doses très faibles – en général –, mais, comme on le verra, la question se pose aujourd’hui dans des termes neufs.  Nul besoin d’une vaste enquête pour avoir une idée de l’incroyable pharmacopée destinée aux animaux d’élevage. La liste des produits autorisés contient de nombreux douvicides (contre des vers parasites), anticoccidiens (parasites de l’intestin), anthelminthiques (vermifuges), hormones, vaccins, neuroleptiques et antibiotiques. Sait-on comment l’oxytétracycline se mélange avec la gonadolibérine chez un poulet ? Comment le flubendazole se marie avec l’azapérone et les prostaglandines PGF2 dans la chair d’un porc ? Le thiabendazole avec le diazinon ou le décoquinate dans le sang d’une bonne vache charolaise ? Aucune étude sur les effets de synergie de ces produits n’est menée. Il n’est pas dit qu’elles seraient possibles. Le 3 août 2012, la revue PloS One publiait un travail sur les effets combinés de trois fongicides très employés dans l’agriculture. Leur association provoque des effets inattendus sur les cellules de notre système nerveux central. Commentaire de l’un des auteurs, Claude Reiss : « Des substances réputées sans effet pour la reproduction humaine, non neurotoxiques et non cancérigènes ont, en combinaison, des effets insoupçonnés. » Effets insoupçonnés, éventuellement cancérigènes, ouvrant la voie –peut-être – à des maladies neurodégénératives comme Parkinson, la sclérose en plaques ou Alzheimer.

Crise élevage : Manif de tracteurs à Paris

Crise élevage : Manif de tracteurs à Paris

Dores et déjà se prépare la manif qui doit conduire au moins 1 millier  d’engins pour la manif de jeudi à Paris. Les éleveurs en colère souhaitent manifester leur insatisfaction concernant la prise en compte par le gouvernement de la chute des cours concernant notamment le porc. D’une certaine manière on  joue un peu au ping-pong avec la question de l’élevage considérant qu’un jour la solution se trouve à Bruxelles un autre jour en France. Certes des mesures de régulation conjoncturelle peuvent être prises par l’union européenne mais cette dernière ne changera pas se philosophie sur le fond. Du coup une grande partie de la solution en France concerne en  particulier la fiscalité et les  questions d’application  en France des normes. La manif se prépare dejà à   l’appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA) du Finistère. Les 15 premiers tracteurs quitteront la Pointe Saint-Mathieu (Finistère) mardi à 9 heures, annonce samedi Sébastien Louzaouen, le président des JA.  « Un départ symbolique car, dans le Finistère, nous ne sommes pas au bout du bout, mais à la tête de l’Europe », précise le syndicaliste, qui revendique, avec les producteurs et éleveurs du Finistère, la  paternité de cette opération. Au total, 80 engins agricoles devraient quitter le Finistère mardi, en prenant la direction de la Normandie, à la vitesse de 35 km/heure.  Samedi, plusieurs participants au cortège étaient réunis à Plouzané, près de Brest, pour préparer et nettoyer les tracteurs, ornés du « gwen ha du », le drapeau breton, et décorés de slogans tels que « la colère paysanne monte à Paris ».   « C’est toute une logistique qui se met en place depuis un mois. On emmènera avec nous la nourriture, le gazole, l’eau, les toilettes, et on bivouaquera dans des bétaillères ou des Algéco », détaille l’agriculteur syndicaliste. Toutefois, une partie des manifestants pourrait rejoindre la capitale jeudi en car.  « Ce n’est pas facile. Moi, je suis seul, j’ai pris un remplaçant. Je n’ai pas pris de congé, je prends simplement quatre jours de vacances pour aller à Paris, raconte Laurent Philippot, 45 ans, producteur de lait à Plouzané. J’espère transmettre mon exploitation à mon fils ou a quelqu’un d’autre, mais il faut faire des travaux importants pour qu’elle soit reprenable : 250.000 euros. Si je n’ai pas de prix (pour l’achat de son lait, ndlr), je ne peux rien faire », ajoute le producteur.

Élevage industriel viande : un système mortifère

Élevage industriel viande : un système mortifère

Deux victimes dans le système de production industrielle de la viande : le producteur et le consommateur. Le producteur car les prix ne parviennent plus à couvrir les couts écrasés par les intermédiaires et la grande distribution. Le consommateur condamné à manger des produits impropres à la consommation particulièrement dangereux pour la santé.  Aujourd’hui, la plupart des viandes que nous mangeons proviennent d’animaux d’élevage qui sont littéralement dopés, bourrés de médicaments. A chaque bouchée de viande c’est un cocktail d’antibiotiques que nous avalons: antiparasites, vermifuges, hormones, neuroleptiques, bêtabloquants font partie de la longue et stupéfiante liste des produits autorisés dans l’élevage. Sans parler de l’alimentation animale bourrée aux herbicides, pesticides, engrais chimiques et autres OGM (soja par exmple). Notons d’abord que les animaux deviennent de plus en plus résistants aux antibiotiques (par conséquence les hommes aussi), ce qui multiplie les risques de manger de la viande malade. Le staphylocoque doré fait des ravages dans la population porcine européenne et des souches de cette bactérie sont présentes dans des taux allant de 1,9% à 40% des élevages en Europe. Plus inquiétant encore, les effets de chaque médicament ne sont contrôlés que de façon isolée ignorant les conséquences de la consommation conjointe. C’est bien là le problème, certains produits médicamenteux ne semblent pas avoir les mêmes effets sur l’organisme humain lorsqu’ils sont seuls ou bien combinés avec d’autres. Une étude scientifique menée par l’Université d’Aston en Grande Bretagne atteste cette crainte. Elle démontre que la combinaison de trois fongicides très employés dans l’agriculture et l’élevage provoque des effets graves sur les cellules du système nerveux de l’homme. Sous l’effet de ces mélanges les cellules subissent un « stress oxydant », phénomène connu pour son implication dans le développement de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson.

 

Agriculture- élevage : grande crise et malbouffe

Agriculture- élevage : grande crise et malbouffe

 

C’est la grande crise pour les producteurs dont 10% sont menacés de faillite. En même temps c’est la malbouffe pour les consommateurs. Une agriculture industrialisée gavée d’endettement, d’engrais, d’OGM (le soja du Brésil qui nourrit par exemple les animaux), de pesticides et autres produits chimiques ; un secteur qui parvient plus à vivre confrontée à une  concurrence sauvage sur les prix. La crise du productivisme et d’une  concurrence complètement dérégulée. Avec en plus des intermédiaires qui se gavent (la grande distribution, les traders, les banques qui spéculent sur les denrées alimentaires, les transformateurs). Et dans l’assiette du consommateur des cotes de porcs caoutchoutées qui « moussent », du poulet spongieux ou du steak semelle. . Le secteur de l’agriculture ne se porte pas mieux. Chiffres collectés « département par département » à l’appui, Stéphane Le Foll affirme qu’entre « 22.000 et 25.000″ exploitations d’élevage, soit 10% du total, « sont cet été au bord du dépôt de bilan », dans Le Parisien/Aujourd’hui en France de vendredi.  Le ministre insiste sur « l’urgence » à traiter « trois crises, bovine, porcine et laitière, (qui) se conjuguent » avec au moins 40.000 emplois directs concernés selon les calculs du quotidien.  »Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l’élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective », insiste-t-il.  Et Stéphane Le Foll de rappeler aussi qu’en juin, « tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette hausse sur les producteurs ». Il convient également de « réorganiser l’offre française en valorisant le logo Viande de France, qui permet au consommateur d’être sûr de l’origine des produits. Alors, il sera prêt à payer un peu plus cher ».  Les éleveurs ont multiplié les actions ces dernières semaines, dans l’Ouest notamment, pour protester contre l’absence de remontées des prix de leurs productions. Une conférence agricole a été organisée jeudi au Sénat pour envisager les mesures d’urgence en faveur des éleveurs.




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