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Campagne électorale Législatives 2022 : une caricature ?

Campagne électorale  Législatives 2022 : une caricature ? 

 

Entamée sur de lourds non-dits, la campagne des élections législatives qui prend fin vendredi 17 juin menace de se terminer dans la caricature. Chaque jour, le ton monte un peu plus entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, comme si l’on était encore dans le prolongement du match présidentiel, alors qu’il s’agit d’élire 572 députés (cinq l’ayant déjà été au premier tour) pour un travail primordial d’élaboration de la loi et de contrôle de l’exécutif. L’excessive présidentialisation du régime se lit à travers l’impossibilité d’exister pour les autres acteurs, à commencer par la première ministre, Elisabeth Borne, qui échoue à imprimer sa marque en ce début de quinquennat.( papier du Monde)

 

La feinte dont use depuis des mois le camp présidentiel face au retournement de la conjoncture et à l’impopularité de son projet de retraite à 65 ans est en passe de se retourner contre lui. En en disant le moins possible, le président de la République espérait anesthésier le débat et éviter la cristallisation d’un camp contre lui. En parvenant à réaliser l’union des gauches derrière sa personne, l’« insoumis », qui n’était arrivé qu’en troisième position lors du premier tour de la présidentielle, a déjoué le piège. Il s’est mis en situation de pouvoir priver le président de la République d’une majorité, dimanche 19 juin, si un nombre suffisant d’abstentionnistes le rallient.

 

Depuis, l’Elysée peine à reprendre la main, alternant silence et déclarations dramatiques, comme celle prononcée sur le tarmac de l’aéroport d’Orly, mardi 14 juin. Avant de s’envoler pour la Roumanie, le président de la République a solennellement exhorté les Français à donner « une majorité solide au pays », en soulignant le risque d’ajouter « un désordre français au désordre du monde ».

Il est normal qu’un chef d’Etat fraîchement réélu demande à son peuple de lui donner les moyens de présider. Mais la dramatisation excessive du ton, alors que la campagne s’est déroulée sous anesthésie, comme à distance du chaos du monde, a surpris. Si la France vit, comme le dit Emmanuel Macron, « un moment historique », il eût été nécessaire que les citoyens y soient associés de près.

 

Faute de l’avoir fait, le chef de l’Etat en est réduit à pratiquer ce qu’il a longtemps dénoncé : la politique politicienne. Pour tenter de réveiller les électeurs du centre et de la droite, il s’emploie à rejeter Jean-Luc Mélenchon dans le camp de ceux qui menacent la République. Ce faisant, il renvoie dos à dos l’extrême droite et une partie de la gauche, rompt avec la logique du front républicain qui prévalait depuis 2002, suscite le malaise au sein même de ses troupes, pour un résultat aléatoire. A gauche, la dynamique repose sur la fierté d’avoir retrouvé le chemin de l’union, si bien que, à ce stade, les sorties de route de son porte-drapeau comptent relativement peu, de même que l’incohérence programmatique de la coalition qu’il a fait naître.

 

Se trouvent ainsi réunies les conditions d’une fin de campagne à côté des vrais sujets : plus l’environnement international s’obscurcit, plus les effets du réchauffement climatique deviennent tangibles, plus la France se rétrécit dans des querelles qui n’ont pas lieu d’être. Le camp de la Nupes y prend toute sa part. Depuis dimanche, son propos n’est pas de tenter de crédibiliser un coûteux projet de rupture qui promet la retraite à 60 ans ou le smic à 1 500 euros net, mais de révéler de prétendues hausses d’impôts cachées du projet Macron. La ficelle a beau être grosse, elle est complaisamment relayée, achevant de donner à cette campagne le caractère qu’elle ne devrait pas avoir : celui de ne pas être sérieuse, en des temps d’une extrême gravité.

Une nouvelle géographie électorale ?

Une nouvelle géographie électorale ?

 

 

Les géographies de l’abstention et du vote RN recoupent-elles toutes deux le concept de France périphérique ? Les résultats de l’analyse statistique montrent autre chose. Par François Luciardi, Université Libre de Bruxelles (ULB). (dans la Tribune)

Une analyse un peu complexe mais intéressante. Il se confirme en tout cas que le Front National réussit désormais une implantation dans tout le pays NDLR

 

En France, les commentaires qui ont ponctué la décennie 2010 sur la montée du vote pour le Front national (désormais Rassemblement national) et de l’abstention s’inscrivent dans une perspective plus large de crise des grandes démocraties occidentales.

Dans le cadre de cette crise, le vote populiste (a fortiori de droite) et l’abstention iraient de pair. Récemment, le géographe français Christophe Guilluy, en introduisant le concept controversé de « France périphérique », a tenté de fournir une clef de lecture géographique à ces maux. La mondialisation, en favorisant en Occident une économie des services dans laquelle les « villes-mondes » ont la part belle, a conduit à fracturer chaque territoire national. Deux espaces se feraient désormais face. Dans chaque pays, aux grandes métropoles s’opposerait le reste du territoire. C’est cette périphérie qui serait le terreau de l’abstention et du vote nationaliste émanant de ceux qui ont fait sécession avec le système.

Les géographies de l’abstention et du vote Front national (devenu Rassemblement national en 2018) recoupent-elles toutes deux le concept de France périphérique ? Une analyse (publication à venir) de la dernière élection présidentielle permet de nuancer cette idée au moment où la force politique lepéniste confirme sa dynamique au parlement.

 

Pour vérifier la pertinence de l’approche de Guilluy pour l’analyse de l’abstention et du vote FN, nous avons pris la définition de la France périphérique donnée en 2015 dans son livre éponyme.

Celle-ci s’appuie sur une base communale. La France métropolitaine correspond aux communes des vingt-cinq plus grandes métropoles françaises en s’appuyant sur le zonage en aires urbaines 2010 de l’Insee. La France périphérique correspond au reste du pays auquel s’adjoignent les communes périurbaines les plus fragiles des vingt-cinq grandes métropoles françaises : Paris, Lyon, Marseille – Aix-en-Provence, Toulouse, Lille (partie française), Bordeaux, Nice, Nantes, Strasbourg (partie française), Grenoble, Rennes, Rouen, Toulon, Douai – Lens, Montpellier, Avignon, Saint-Étienne, Tours, Clermont-Ferrand, Nancy, Orléans, Caen, Angers, Metz et Dijon.

L’ajout de ces communes périurbaines a pour but de distinguer le périurbain pauvre du périurbain aisé des grandes villes et est réalisé en calculant pour chaque commune périurbaine un indice quantifiant le niveau de fragilité sociale de la population locale et combinant plusieurs grandeurs socio-économiques comme le taux d’ouvriers et d’employés ou le niveau de vie.

Nous avons ainsi reconstitué la France périphérique et la France métropolitaine de Guilluy en utilisant les données communales socio-économiques de 2017.

Cette dichotomie territoriale est ensuite comparée aux géographies de l’abstention et du vote FN au premier tour de la présidentielle de 2017.

La géographie de l’abstention à l’échelle communale montre des dynamiques spatiales diverses. Pour certaines aires métropolitaines (Paris et Lyon), il semble effectivement se dessiner un gradient kilométrique positif : l’abstention semble plus forte autour du centre métropolitain, sans pour autant que cela soit très net.

Mais pour la majorité des métropoles (Bordeaux, Toulouse, Lille, Poitiers, Marseille, Clermont-Ferrand), la modalité dominante est celle de centres qui s’abstiennent plus que leurs alentours. Cela fait écho à la configuration « nord-américaine » des métropoles de province, où la fragilité sociale se concentre plutôt dans le centre et les couronnes proches, du fait notamment de la présence de quartiers d’habitat social et de populations immigrées.

Surtout, une géographie régionale apparaît. L’abstention est très forte en Corse, dans le Nord et dans l’Est. Elle l’est moins en Bretagne et dans le Sud-Ouest, même si l’on repère quelques poches abstentionnistes (par exemple, le Médoc également connu pour être une terre frontiste). La géographie régionale de l’abstention (sur la base des grandes régions de 2015) permet de révéler plus clairement ce phénomène en retrouvant le fameux axe Le Havre-Marseille qui sépare la France de l’Est historiquement industrielle, plus dense et territoire d’immigration de la France de l’Ouest historiquement moins dense et plus rurale.

Nos constats visuels sont précisés par une analyse de la variance (test de Fisher). Cette méthode statistique permet d’estimer le poids de différentes échelles spatiales dans l’abstention. Elle indique aussi quelles échelles sont significatives. Nous la déployons ici pour deux échelles : les régions de 2015 et la France périphérique.

Les données électorales sont pondérées par la population des communes pour gommer au mieux les différences de taille. Il apparaît ainsi dans nos analyses statistiques que la France périphérique a un poids bien inférieur à celui des régions.

Par ailleurs, sa significativité pourrait tout aussi bien renvoyer à l’abstention forte dans plusieurs centres urbains par rapport à leurs alentours, dichotomie inverse de celle de Guilluy. Enfin, nous constatons qu’une grande partie de l’abstention (résidus), et donc de la participation, reste à éclairer par d’autres échelles, qui pourraient être par exemple la concentration de retraités, au comportement électoral souvent assidu, sur certains littoraux, notamment dans le Sud, ou la haute participation dans les petites communes rurales.

Si le concept de France périphérique n’explique que peu l’abstention, il en est autrement pour le vote FN.

En visualisant la géographie du vote FN à l’échelle communale, on observe, plus clairement que pour l’abstention, une concurrence entre une géographie régionale et une géographie distinguant les grandes métropoles de leurs alentours.

Nous retrouvons les espaces régionaux qui constituent les traditionnelles zones de force du FN : le Nord et l’Est, où l’industrie a été mise en difficulté, et le littoral méditerranéen.

Nous retrouvons également ses zones de faiblesse comme l’ancien Limousin, le Sud-Ouest (excepté une implantation FN dans la vallée de la Garonne) et la Bretagne. En effet, l’ouest de la France a été, à partir des années 1970, une zone d’implantation pour le Parti socialiste (PS), tandis que le Limousin renvoie au passé des « campagnes rouges » où des structures agricoles coopératives favorisaient un communisme rural. La Bretagne et l’extrême Sud-Ouest (le Béarn) font aussi penser à l’implantation historique de la démocratie chrétienne. Les zones de faiblesse du RN témoignent donc de la persistance de cultures politiques régionales qui font que l’échelle régionale continue de compter dans la géographie électorale française.

Mais face à cette géographie régionale, le concept de France périphérique semble aussi avoir de l’intérêt dans la géographie frontiste. On repère assez clairement les aires d’influence des grandes métropoles françaises (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes, Nantes…) dont le vote FN est faible et entourées par des territoires plus favorables à ce parti.

 

L’analyse de la variance réalisée sur le vote FN montre cette fois-ci que la France périphérique est un facteur significatif dans ce phénomène. Sa contribution n’est pas négligeable bien qu’inférieure à l’échelle régionale. De plus, en répétant ce traitement statistique pour les présidentielles de 2002 et 2012 (2007 est mise de côté du fait de l’affaiblissement du FN dû à Sarkozy) nous constatons que l’échelle de la France périphérique n’a fait que gagner en puissance sur la période 2002-2017.

L’abstention et le vote extrémiste, bien que présentés comme deux symptômes de la crise des démocraties occidentales, sont deux comportements très différents tant politiquement, que socialement et spatialement. C’est le constat qui ressort de l’analyse par le prisme de la France périphérique.

L’abstention est équivoque et procède de multiples mécanismes à la fois spatiaux et sociaux (régions en difficulté, pauvreté dans les centres urbains, déclassement social, défiance vis-à-vis du politique).

À l’inverse, la France périphérique semble compter davantage dans la structuration du vote FN. Une logique centre-périphérie semble ainsi gagner en puissance dans la structuration de ce comportement. Reste à savoir si cette logique s’enracine plutôt dans une opposition centres urbains vs périurbain ou grandes métropoles vs périphéries déclassées (y compris des centres urbains), comme l’invite à réfléchir le récent mouvement des « gilets jaunes ».

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Par François Luciardi, Doctorant, Université Libre de Bruxelles (ULB)

L’auteur effectue sa thèse sous la direction de Gilles Van Hamme (Université Libre de Bruxelles, faculté des sciences) et Jean-Michel De Waele (Université Libre de Bruxelles, faculté de philosophie et sciences sociales).

Présidentielle 2022 : une campagne électorale ennuyeuse (Véronique Reille-Soulte)

Présidentielle 2022 : une  campagne électorale ennuyeuse (Véronique Reille-Soulte)

Spécialiste de la communication d’influence, à la tête d’un cabinet de conseil, experte de l’analyse de l’opinion, Véronique Reille-Soulte scrute les réseaux sociaux. Pour elle, cette campagne présidentielle est très singulière. ( la Tribune).

 

LA TRIBUNE – Que vous apprend l’analyse des réseaux sociaux sur l’intérêt que portent les Français à cette campagne présidentielle ?

VÉRONIQUE REILLE-SOULTE -

Rarement, nous avons vu si peu d’intérêt de la part des Français pour une élection présidentielle. Le sujet s’est longtemps effacé derrière la guerre en Ukraine, le Covid, la question du pouvoir d’achat, etc. Les citoyens étaient pris par d’autres préoccupations. Même aujourd’hui, à quelques jours du scrutin, l’intérêt n’est pas aussi manifeste que lors des précédentes présidentielles.

Est-ce dû au président sortant qui est candidat à sa réélection alors qu’on voit un effet « drapeau » se dessiner ? Les internautes se disent sans doute : « à quoi bon, puisque les jeux sont faits ». Même si, bien entendu, ce n’est pas le cas. On constate surtout  – et c’est très marqué sur les réseaux sociaux – qu’il n’y a pas d’engagement autour d’Emmanuel Macron – qui est pourtant désigné comme le favori – alors qu’en 2017, il avait bénéficié d’une forte phase de curiosité. En général, cette séquence est suivie par une phase d’intérêt, de notoriété. Puis par une phase d’engagement, d’adhésion – on partage, on commente, on like, on reprend les propos.

Politique Macron : une campagne électorale pas très professionnelle et d ’une grande insouciance

Politique Macron : une campagne électorale pas très professionnelle et d ’une grande insouciance

 

 

 

Percuté par la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron entend s’appuyer sur son bilan global notamment économique pour briguer un second mandat, malgré un programme qui semble peiner à convaincre, souligne Audrey Tonnelier, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

Tellement certain d’être réélu face à Marine Le Pen, le président monarque n’a guère pris de temps et de soins pour préparer la campagne électorale. Il a sans doute considérer que sa personnalité et sa supériorité seront suffisantes pour lui assurer la victoire. Le problème c’est que d’une part le bilan n’est pas évident notamment sur le plan économique et que les promesses paraissent particulièrement brouillonnes et manquent sérieusement de hauteur et de perspectives .Bref le président s’aperçoit peut-être tardivement qu’il serait temps de prendre la campagne électorale un peu au sérieux car les sondages désormais menacent

 

 

Chronique.

 

C’est peu dire qu’il était attendu. Après des semaines de spéculations en tous sens sur le fond et la forme, Emmanuel Macron a finalement choisi de présenter son programme lors d’une conférence de presse devant plusieurs dizaines de journalistes, le 17 mars. Exit, l’effervescence interrogative qui accompagnait le même exercice cinq ans plus tôt, en mars 2017. A l’époque, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée et ministre de l’économie, qui avait démissionné quelques mois plus tôt pour se lancer en solo, faisait figure d’outsider, promettant de rebattre les cartes du jeu politique. Entouré d’économistes de renom (Jean Pisani-Ferry, Philippe Martin, Philippe Aghion…), il avait aussi à cœur d’asseoir sa crédibilité, notamment en matière de politique économique.

Cinq ans plus tard, c’est un président éprouvé par trois crises majeures – sociale, avec les « gilets jaunes », sanitaire, avec le Covid-19, géopolitique, avec la guerre en Ukraine – qui se présente pour un second mandat. Et c’est davantage comme un professeur devant ses élèves, avec une présentation en plusieurs parties et sous-parties égrenée durant plus de quatre heures, qu’est apparu le chef de l’Etat.

Mesures amendées dans les jours suivants par son entourage ou le gouvernement, comme le RSA conditionné à quinze ou vingt heures d’activité ou de formation, chiffrage approximatif ne disant rien de la réelle manière de faire les économies nécessaires pour financer les dépenses engagées… Le président candidat n’est pas parvenu à dissiper l’impression d’éparpillement et d’impréparation, les jours suivants.

Macron compte sur son bilan

Pourtant, jurent ses soutiens, en amont, le travail a été fait : réunions de commissions, envoi de notes… Alors, manque de temps ? D’intérêt ? Depuis un mois, l’invasion russe bouleverse le calendrier du président, qui a longtemps espéré bénéficier d’une « fenêtre » plus apaisée pour se présenter après les deux années de pandémie. Elle modifie aussi les priorités des Français, toujours plus soucieux de leur pouvoir d’achat.

« Soit Macron et Kohler [le secrétaire général de l’Elysée] n’ont pas eu le temps de se pencher sur les détails du projet, et d’arbitrer précisément – or, s’ils ne tranchent pas, personne ne le fait –, soit ils ont voulu se laisser de la marge de manœuvre », lâche, déconcerté, un soutien de la première heure.

idat compte sur un élément majeur pour continuer à le porter : son bilan. Bilan économique avec le redressement de l’économie et la baisse du chômage, qui a atteint 7,4 % fin 2021, et capacité à traverser lesdites crises. Le 17 mars, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Emmanuel Macron a insisté sur sa « crédibilité liée aux cinq dernières années » : « Je tâche de faire ce que je dis et j’essaie de dire à chaque fois ce que je fais. »

Macron : une campagne électorale d’une grande confusion et d’une grande insouciance

Macron : une campagne électorale d’une grande confusion et d’une grande insouciance

 

 

 

Percuté par la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron entend s’appuyer sur son bilan économique pour briguer un second mandat, malgré un programme qui semble peiner à convaincre, souligne Audrey Tonnelier, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

Tellement certain d’être réélu face à Marine Le Pen, le président monarque n’a guère pris de temps et de soins pour préparer la campagne électorale. Il a sans doute considérer que sa personnalité et sa supériorité seront suffisantes pour lui assurer la victoire. Le problème c’est que d’une part le bilan n’est pas évident notamment sur le plan économique et que les promesses paraissent particulièrement brouillonnes et manquent sérieusement de hauteur et de perspectives .Bref le président s’aperçoit peut-être tardivement qu’il serait temps de prendre la campagne électorale un peu au sérieux car les sondages désormais menacent

 

 

Chronique.

 

C’est peu dire qu’il était attendu. Après des semaines de spéculations en tous sens sur le fond et la forme, Emmanuel Macron a finalement choisi de présenter son programme lors d’une conférence de presse devant plusieurs dizaines de journalistes, le 17 mars. Exit, l’effervescence interrogative qui accompagnait le même exercice cinq ans plus tôt, en mars 2017. A l’époque, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée et ministre de l’économie, qui avait démissionné quelques mois plus tôt pour se lancer en solo, faisait figure d’outsider, promettant de rebattre les cartes du jeu politique. Entouré d’économistes de renom (Jean Pisani-Ferry, Philippe Martin, Philippe Aghion…), il avait aussi à cœur d’asseoir sa crédibilité, notamment en matière de politique économique.

Cinq ans plus tard, c’est un président éprouvé par trois crises majeures – sociale, avec les « gilets jaunes », sanitaire, avec le Covid-19, géopolitique, avec la guerre en Ukraine – qui se présente pour un second mandat. Et c’est davantage comme un professeur devant ses élèves, avec une présentation en plusieurs parties et sous-parties égrenée durant plus de quatre heures, qu’est apparu le chef de l’Etat.

Mesures amendées dans les jours suivants par son entourage ou le gouvernement, comme le RSA conditionné à quinze ou vingt heures d’activité ou de formation, chiffrage approximatif ne disant rien de la réelle manière de faire les économies nécessaires pour financer les dépenses engagées… Le président candidat n’est pas parvenu à dissiper l’impression d’éparpillement et d’impréparation, les jours suivants.

Macron compte sur son bilan

Pourtant, jurent ses soutiens, en amont, le travail a été fait : réunions de commissions, envoi de notes… Alors, manque de temps ? D’intérêt ? Depuis un mois, l’invasion russe bouleverse le calendrier du président, qui a longtemps espéré bénéficier d’une « fenêtre » plus apaisée pour se présenter après les deux années de pandémie. Elle modifie aussi les priorités des Français, toujours plus soucieux de leur pouvoir d’achat.

« Soit Macron et Kohler [le secrétaire général de l’Elysée] n’ont pas eu le temps de se pencher sur les détails du projet, et d’arbitrer précisément – or, s’ils ne tranchent pas, personne ne le fait –, soit ils ont voulu se laisser de la marge de manœuvre », lâche, déconcerté, un soutien de la première heure.

idat compte sur un élément majeur pour continuer à le porter : son bilan. Bilan économique avec le redressement de l’économie et la baisse du chômage, qui a atteint 7,4 % fin 2021, et capacité à traverser lesdites crises. Le 17 mars, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Emmanuel Macron a insisté sur sa « crédibilité liée aux cinq dernières années » : « Je tâche de faire ce que je dis et j’essaie de dire à chaque fois ce que je fais. »

La cause animale : sujet de campagne électorale ?

La cause animale : sujet de campagne électorale ?

 

Pour la philosophe Corine Pelluchon, la domination de l’humain sur la nature et les autres êtres vivants est aujourd’hui questionnée. Un mouvement auquel n’échappent pas les candidats à l’élection présidentielle, qui portent une attention inédite au bien-être animal.

 

Un sujet de nature anthropologique qui mérite sans doute attention même s’il ne justifie pas l’existence d’un parti spécifique dans cette campagne électorale  NDLR

 

La philosophe Corine Pelluchon, professeure à l’université Gustave-Eiffel et autrice de Manifeste animaliste. Politiser la cause animale (Alma éditeur, 2016, réédité chez Rivages poche en 2021), analyse la place accordée aux animaux dans la campagne présidentielle.

La quasi-totalité des candidats à l’élection présidentielle mentionnent la condition animale dans leur programme. Le sujet a-t-il acquis une légitimité politique ?

Oui, la population attend des réponses concrètes, une amélioration substantielle de la condition animale et cette question n’est plus périphérique. La première raison tient à ce que la condition animale n’est pas seulement importante pour les animaux : elle a aussi une dimension stratégique, car la violence envers les animaux est le miroir d’un modèle de développement aberrant sur le plan environnemental, sanitaire et social.

Le bien-être animal n’est pas séparable de la transition vers un modèle plus soutenable et plus juste. La deuxième raison est que l’attention au bien-être animal témoigne d’une révolution anthropologique dans la manière dont l’humain pense son rapport aux autres êtres sensibles. L’humain n’est pas comme les autres vivants, mais il n’est pas non plus extérieur à la nature. L’avenir, c’est de reconsidérer notre place dans la nature, et nos devoirs ou notre responsabilité à l’égard des autres vivants.

 

La cause animale est aussi la cause de l’humanité, et elle est universelle. De fait, certains partis s’en emparent davantage que d’autres, mais elle appartient à tous. Un consensus se forme sur plusieurs sujets, même si tout le monde n’a pas le même horizon.

Je trouve la campagne actuelle intéressante, avec des propositions de la part de plusieurs candidats. Est-ce qu’il y a de l’opportunisme ? Oui, et c’est normal dans une campagne présidentielle. Cependant, les politiques font partie de la société, qui, dans sa grande majorité, reconnaît que cette question est importante, et ils le comprennent. Je suis persuadée que le prochain président, quel qu’il soit, fera plus de choses pour la condition animale.

 

Pour mettre fin aux cages ou à l’élevage intensif, il faut remettre en cause des structures économiques en place. Il est vrai que la critique du capitalisme est plus facilement portée par la gauche que par la droite, mais presque tous admettent que le modèle actuel de production est problématique.

Quant à la chasse à courre et à la corrida, on touche à des représentations de la virilité et à une image de la puissance de l’humain sur la nature qui construisent l’identité de certains groupes. D’où les résistances. Cependant, on ne peut pas défendre l’empathie et le « care » [souci de l’autre] et tolérer le spectacle d’animaux suppliciés.

Présidentielle : Macron brocanteur de campagne électorale

Présidentielle : Macron brocanteur de campagne électorale

 

Visiblement le programme du président candidat ressemble à une sorte de ramassis d’idées et de revendications un peu sur le mode de l’auberge Espagnole. Pas vraiment de souffle, ni de stratégie mais un inventaire à la Prévert picoréici ou là dans les programmes des autres candidatschez Pécresse.

Dernier exemple en date la perspective d’une autonomie pour les territoires d’outre-mer. Une conséquence directe de la mort de Colonna  et des manifestations en Corse qui ne renforce pas l’autorité de l’État et la cohérence de la politique.

De la même manière que Macron vient de découvrir le problème du pouvoir d’achat en promettant de tripler la prime spéciale. ( Avec une inflation prévisible supérieure à 5 % une disposition déjà obsolète)

Le candidat Macron plaide donc aussi  maintenant pour «l’émancipation» des Outre-mer. ( ( Et pourquoi pas aussi une autonomie des régions hexagonales comme en Allemagne ?)

«Il y a pas d’émancipation, d’abord, s’il n’y a pas un vrai investissement en continu dans l’école», «il n’y a pas d’émancipation réelle si on n’est pas bien soigné», et le troisième point «c’est de réussir à baisser fortement le chômage», a déclaré le candidat Emmanuel Macron .
Emmanuel Macron admet que le plein emploi dans les Outre-Mer «n’est pas atteignable d’ici cinq ans», mais il indique vouloir «aller plus vite dans la formation, développer des filières économiques locales», car ce sont des territoires qui importent encore trop leur énergie, leur alimentation. La stratégie pour ces territoires, est donc selon Emmanuel Macron «celle qui répond à la baisse du chômage, à la vie chère parce qu’elle est très liée au fait qu’on importe beaucoup trop de choses, en particulier des denrées alimentaires».

Pour atteindre l’émancipation, il faut selon lui «produire davantage» localement, faire «pivoter» et «diversifier la production» sur «des terres agricoles encore trop fléchées vers des productions historiques», comme la canne à sucre ou la banane aux Antilles. Des évidences connues depuis longtemps qui n’ont pas font pas forcément une politique !

Ristourne carburant : « honteux, dérisoire et électorale  » (opposition)

Ristourne carburant : « honteux, dérisoire et électorale  » (opposition)

 

À gauche comme à droite, on qualifie la ristourne sur le carburant applicable à quelques jours des élections comme caricaturale et très démagogique

Valérie Pécresse a jugé « la ficelle un peu grosse », les candidats à la présidentielle ont critiqué dimanche une mesure « électoraliste » ou « dérisoire » après l’annonce par le Premier ministre d’une remise à la pompe de 15 centimes par litre à partir du 1er avril.

« L’État rend l’argent de la hausse de l’essence, c’est ce que j’avais demandé, la seule question que je me pose, c’est pourquoi au 1er avril, pourquoi pas dès maintenant puisque c’est dès maintenant que les Français n’arrivent plus à se déplacer? », a réagi sur Europe 1 la présidente de la région Ile-de-France.

« Le 1er avril c’est à dix jours de l’élection, la ficelle est un petit peu grosse », a-t-elle déploré. « Je ne sais pas si ces 15 centimes représentent exactement l’intégralité des gains que l’État a fait, peut-être pas tous les gains, donc j’aurais préféré que le Premier ministre nous dise: je rends tout l’argent aux Français », a-t-elle ajouté.

 

« Jean Castex se réveille un peu tard, cette mesure-là ne va pas être suffisante et surtout pas assez rapide », a regretté sur France 3 la candidate socialiste Anne Hidalgo.

« Et puis pardon, il y a un côté quand même un peu clientéliste et électoraliste puisqu’on nous explique que quand vous allez payer, vous aurez une petite mention vous expliquant combien le gouvernement vous a fait un cadeau. Pourquoi ne pas confondre bulletin de vote et tickets d’essence ? », a déploré la maire de Paris.

« Je la trouve dérisoire, eu égard à la situation puisque la baisse de 15 centimes par litre, ça n’est même pas à la hauteur des augmentations de taxes qui ont été décidées par Emmanuel Macron, ministre de l’Économie et président de la République », a regretté sur le plateau de BFMTV la candidate du RN Marine Le Pen, qui veut « baisser de manière pérenne la TVA sur l’énergie de 20% à 5,5%, parce c’est un produit de première nécessité ».

« Ces décisions-là auraient pu être prises bien plus tôt », a estimé sur radio J le candidat communiste Fabien Roussel, pour qui « c’est facile de tout mettre sur le dos de la guerre » alors que « les prix étaient déjà élevés avant ».

Selon lui, « il y a d’abord une responsabilité énorme de la part des spéculateurs, les pétroliers, les actionnaires, les fonds d’investissement qui font le pari de la guerre, le pari de la hausse du prix du pétrole et qui spéculent dessus ».

Pour le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, « c’est mieux que pas de réduction du tout, bien sûr, mais c’est très largement insuffisant et ce n’est pas la bonne méthode » car il faut « aller vers une mesure de blocage du prix » et « mettre à contribution les distributeurs de gaz et d’électricité et les distributeurs de carburants ».

Présidentielle : une élection sans campagne électorale

Présidentielle : une élection sans campagne électorale

 

 

 

 

Dans les faits, la campagne électorale qui avait à peine démarré est déjà terminée. La quasi-totalité des médias consacrent l’essentiel de leurs informations à la guerre de l’Ukraine. Les positions de campagne électorale sont traitées comme des faits divers et de manière très succinctes.

 En cause, le danger que représentent  désormais un élargissement éventuel de l’invasion, une guerre nucléaire ,et de toute manière les conséquences mondiale sur l’économie. Des conséquences caractérisées par une baisse de la croissance et une envolée de l’inflation en particulier sur les matières premières y compris alimentaires.

La seconde raison de cette absence de campagne tient au changement des priorités pour les Français. Certes , la question du pouvoir d’achat vient en premier en d’après un récent sondage d’Ipsos mais la question de la guerre vient derrière bien avant les autres sujets environnement santé par exemple.

Comme il est vraisemblable que la guerre en Ukraine sera de plus en plus longue et de plus en plus dramatique, cet événement risque même de devenir la première préoccupation et le sujet politique central.

 Or dans ce domaine Marine Le Pen, Zemmour et Mélenchon n’ont pas été d’une grande clarté quant à leur positionnement politique. Pour être juste, ils ont même considéré que la perspective d’une guerre par Poutine relevait de l’intoxication. En dépit de leur revirement, ils  vont payer la facture électorale de leur curieuse conception de la démocratie.

C’est sans doute dans un fauteuil que Macron sera réélu. La seule qui pourrait s’opposer à lui avec une certaine pertinence ,Valérie Pécresse, n’arrive cependant pas à imprimer dans l’opinion, sans parler des coups bas  qu’elle reçoit au sein de son parti même .

Conclusion, il n’y aura pas de véritable campagne électorale. Macron s’est déjà affranchi d’une déclaration solennelle avec une petite lettre assez intemporelle qui montre qu’il entend enjamber l’événement.

 Pour l’instant le sondage donne raison avec une perspective de 30 % des intentions de vote au premier tour. Marine Le Pen  vient en seconde position avec seulement la moitié des intentions de vote de Macron.

Echéance Présidentielle : la campagne électorale étouffée

Echéance Présidentielle : la campagne électorale étouffée

 

 

Dans les faits, la campagne électorale qui avait à peine démarré est déjà terminée. La quasi-totalité des médias consacrent l’essentiel de leurs informations à la guerre de l’Ukraine. Les positions de campagne électorale sont traitées comme des faits divers et de manière très succinctes.

 En cause, le danger que représente désormais un élargissement éventuel de l’invasion, e une guerre nucléaire ,et de toute manière les conséquences mondiale sur l’économie. Des conséquences caractérisées par une baisse de la croissance et une envolée de l’inflation en particulier sur les matières premières y compris alimentaires.

La seconde raison de cette absence de campagne tient au changement des priorités pour les Français. Certes , la question du pouvoir d’achat vient en premier en d’après un récent sondage d’Ipsos mais la question de la guerre vient derrière bien avant les autres sujets environnement santé par exemple.

Comme il est vraisemblable que la guerre en Ukraine sera de plus en plus longue et de plus en plus dramatique, cet événement risque même de devenir la première préoccupation et le sujet politique central.

 Or dans ce domaine Marine Le Pen, Zemmour et Mélenchon n’ont pas été d’une grande clarté quant à leur positionnement politique. Pour être juste, ils ont même considéré que la perspective d’une guerre par Poutine relevait de l’intoxication. En dépit de leur revirement, ils  vont payer la facture électorale de leur curieuse conception de la démocratie.

C’est sans doute dans un fauteuil que Macron sera réélu. La seule qui pourrait s’opposer à lui avec une certaine pertinence ,Valérie Pécresse, n’arrive cependant pas à imprimer dans l’opinion, sans parler des coups b s  qu’elle reçoit au sein de son parti même .

Conclusion, il n’y aura pas de véritable campagne électorale. Macrno s’est déjà affranchie d’une déclaration solennelle avec une petite lettre assez intemporelle qui montre qu’il entend enjamber l’événement.

 Pour l’instant le sondage donne raison avec une perspective de 30 % des intentions de vote au premier tour. Marine peine vient en seconde position avec seulement la moitié des intentions de vote de Macron.

Présidentielle : la campagne électorale annulée

Présidentielle : la campagne électorale annulée

 

 

Dans les faits, la campagne électorale qui avait à peine démarré est déjà terminée. La quasi-totalité des médias consacrent l’essentiel de leurs informations à la guerre de l’Ukraine. Les positions de campagne électorale sont traitées comme des faits divers et de manière très succinctes.

 En cause, le danger que représente désormais un élargissement éventuel de l’invasion, e une guerre nucléaire ,et de toute manière les conséquences mondiale sur l’économie. Des conséquences caractérisées par une baisse de la croissance et une envolée de l’inflation en particulier sur les matières premières y compris alimentaires.

La seconde raison de cette absence de campagne tient au changement des priorités pour les Français. Certes , la question du pouvoir d’achat vient en premier en d’après un récent sondage d’Ipsos mais la question de la guerre vient derrière bien avant les autres sujets environnement santé par exemple.

Comme il est vraisemblable que la guerre en Ukraine sera de plus en plus longue et de plus en plus dramatique, cet événement risque même de devenir la première préoccupation et le sujet politique central.

 Or dans ce domaine Marine Le Pen, Zemmour et Mélenchon n’ont pas été d’une grande clarté quant à leur positionnement politique. Pour être juste, ils ont même considéré que la perspective d’une guerre par Poutine relevait de l’intoxication. En dépit de leur revirement, ils  vont payer la facture électorale de leur curieuse conception de la démocratie.

C’est sans doute dans un fauteuil que Macron sera réélu. La seule qui pourrait s’opposer à lui avec une certaine pertinence ,Valérie Pécresse, n’arrive cependant pas à imprimer dans l’opinion, sans parler des coups b s  qu’elle reçoit au sein de son parti même .

Conclusion, il n’y aura pas de véritable campagne électorale. Macrno s’est déjà affranchie d’une déclaration solennelle avec une petite lettre assez intemporelle qui montre qu’il entend enjamber l’événement.

 Pour l’instant le sondage donne raison avec une perspective de 30 % des intentions de vote au premier tour. Marine peine vient en seconde position avec seulement la moitié des intentions de vote de Macron.

Une élection présidentielle sans campagne électorale !

Une élection présidentielle sans campagne électorale !

 

 

 

La campagne électorale française court le risque d’être complètement étouffée par la situation de guerre en Ukraine. La guerre déclenchée par Poutine est en effet susceptible d’éliminer pratiquement tout autre sujet d’ici le 10 avril.

Cette situation conflictuelle dangereuse pour toute l’Europe réclame nécessairement une certaine unité nationale qui va profiter au candidat président. En outre , certains candidats très complaisants vis-à-vis de Poutine pourraient faire les frais de leur prise de position antérieure.

On voit mal dans ce contexte guerrier, quelles perspectives alternatives pourraient être portées par un autre candidat aux présidentielles.

Le scénario possible et inédit pourrait être celui d’une élection présidentielle privée de débat et de campagne.

Dans ces conditions, Emmanuel Macron pourrait largement profiter électoralement de cette situation

 

La guerre d’Ukraine va paralyser la campagne électorale française

La guerre d’Ukraine va paralyser la campagne électorale française

 

La campagne électorale française court le risque d’être complètement étouffée par la situation de guerre en Ukraine. La guerre déclenchée par Poutine est en effet susceptible d’éliminer pratiquement tout autre sujet d’ici le 10 avril. Cette situation conflictuelle dangereuse pour toute l’Europe réclame nécessairement une certaine unité nationale qui va profiter au candidat président. En outre , certains candidats très complaisants vis-à-vis de Poutine pourraient faire les frais de leur prise de position antérieure.

On voit mal dans ce contexte guerrier, quelles perspectives alternatives pourraient être portées par un autre candidat aux présidentielles.

Le scénario possible et inédit pourrait être celui d’une élection présidentielle privée de débat et de campagne.

Dans ces conditions, Emmanuel Macron pourrait largement profiter électoralement de cette situation

 

 

Campagne électorale et pouvoir d’achat : jeu de dupes ?

Campagne électorale et pouvoir d’achat : jeu de dupes ?

 

Les propositions des candidats à l’élection présidentielle pour améliorer instantanément les revenus des Français sont soit irréalistes, soit un jeu de dupe, explique, dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».

 

« En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! » Les plus âgés d’entre nous se souviennent de ce slogan publicitaire de 1974, lorsque le gouvernement d’alors voulait encourager les économies d’énergie pour surmonter le premier choc pétrolier. Aujourd’hui, on n’a toujours pas de pétrole, mais on a pléthore de « candidats du pouvoir d’achat ».

Dans cette campagne présidentielle, tous cherchent à s’improviser créateur de richesses pour tenter de soulager le portefeuille des Français, qui subissent les effets de l’envolée des prix de l’énergie et des produits de première nécessité.

 

Alors que la dernière ligne droite avant le scrutin se profile, les électeurs devraient prendre conscience que la capacité d’un président de la République à améliorer le pouvoir d’achat reste, somme toute, limitée.

Evidemment, quand plus d’un Français sur deux cite ce sujet comme étant sa principale préoccupation, il est électoralement impossible de faire l’impasse. A ce stade, les programmes se divisent en deux catégories. La gauche opte pour une hausse spectaculaire du salaire minimum. La droite pour une réduction des charges sociales. L’une est irréaliste, l’autre revient purement et simplement à un jeu de dupe.

Concernant la première option, notons d’abord que la France est l’un des pays où le salaire minimum corrigé des différences de niveau des prix et de durée du travail est le plus élevé. Ensuite, le groupe d’experts sur le smic, qui est chargé d’élaborer des recommandations pour le gouvernement, rappelle qu’une « hausse des salaires supérieure aux gains de productivité accroît les coûts de production des entreprises, qui doivent réduire l’emploi, ou augmenter leurs prix de vente et, partant, perdre en compétitivité-prix, ou encore réduire leurs marges, ce qui pénalise leur capacité à investir et à innover. »

En clair, les effets d’une forte revalorisation du smic ne seraient qu’un feu de paille qui pourrait même avoir des effets contre-intuitifs sur le pouvoir d’achat. A cela s’ajoute un phénomène d’écrasement de la hiérarchie des salaires au détriment des emplois plus qualifiés. Pour rappel, la France fait partie des nations dans lesquelles l’écart entre le salaire minimum et le salaire médian est le plus faible.

 

L’autre option consiste à supprimer une partie des cotisations sociales pour augmenter le salaire net. Le procédé n’est pas nouveau, mais les candidats font assaut de créativité pour le remettre au goût du jour.

La candidate du parti Les Républicains Valérie Pécresse veut, par exemple, baisser les cotisations vieillesse de 2,4 % pour augmenter les salaires nets de 3 %. Le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour, lui, veut réduire le taux de contribution sociale généralisée (CSG) de près de sept points pour les salaires jusqu’à 2 000 euros. Enfin, Marine Le Pen, qui porte les couleurs du Rassemblement national, envisage d’exonérer les entreprises de cotisations patronales sur les 10 % d’augmentation qu’elles accorderaient à tous leurs salariés qui gagnent jusqu’à trois fois le smic.

Campagne électorale : les Français déçus des candidats

Campagne électorale : les Français déçus des candidats

Selon une étude réalisée par OpinionWay, les Français sont très déçus de la campagne électorale et des candidats. Ce n’est sans doute pas une surprise si les abstentions pourraient être records lors  de l’élection présidentielle avec une perspective de 35 %  à ajouter aux non-inscrits de 10 %, soit près de la moitié des Français qui ne iraient pas voter.

« Dans l’ensemble, les Français sont extrêmement critiques envers leur classe politique. Il y a beaucoup d’indifférence vis-à-vis de la campagne, même si on remarque une certaine demande d’espoir et de renouveau. C’est sur ces leviers que les candidats pourraient mobiliser les électeurs », analyse Charlotte Cahuzac, directrice des études qualitatives pour OpinionWay.

L’étude se concentre sur les cinq candidats régulièrement sondés au-dessus des 10 % d’intentions de vote dans le baromètre quotidien OpinionWay-Kéa Partners pour « Les Echos » . Pas encore officiellement candidat, Emmanuel Macron s’en sort le mieux et jouit d’une bonne image auprès de 40 % des personnes interrogées. Un chiffre qui tombe à 37 % pour Valérie Pécresse et 35 % pour Marine Le Pen .Dans le détail, les Français sont une grande majorité à percevoir Emmanuel Macron comme le « président des riches » et comme un président de « droite ». Les critiques revenant le plus souvent évoquent une personnalité « arrogante » et « méprisante » ainsi qu’une dimension « monarchique » et « autoritaire » dans sa façon de gouverner.

De son côté, Valérie Pécresse apparaît aux yeux de ses détracteurs comme un « Macron au féminin » qui ne ferait ni mieux ni différemment si elle accédait à l’Elysée. La candidate des Républicains incarne toutefois la compétence mais aussi un certain renouveau du casting politique.

L’irruption d’Eric Zemmour dans la campagne est par ailleurs une des causes principales de la relative « ringardisation » de Marine Le Pen. Beaucoup d’électeurs d’extrême-droite apprécient l’« audace » et la « détermination » de l’ancien polémiste. Mais il est très vivement rejeté par le reste du spectre électoral, et plus particulièrement par les sympathisants de gauche.

Si ses compétences de chef d’Etat potentiel sont largement remises en question, c’est surtout son discours qui inquiète les Français. Pour le définir, les mots « haineux », « intolérant », « raciste », « misogyne » et « homophobe » reviennent régulièrement.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon pâtit surtout de sa personnalité. Les sondés le définissent comme « caractériel » ou « hargneux ». Certains le disent aussi « froid » et « mégalomane

(*)L’étude a été réalisée du 4 au 14 février auprès d’un échantillon d’environ 1.500 personnes. La méthodologie qualitative repose sur l’analyse d’une question ouverte posée à l’ensemble de l’échantillon : Quel sentiment vous inspire chacun des candidats suivants ?

Climat : Trop absent de la campagne électorale ?

Climat : Trop absent de la campagne électorale ?

 

« L’affaire du siècle » – une initiative soutenue par une centaine de personnalités et d’organisations – dénonce l’inaction de l’Etat dans la lutte contre le changement climatique et exige que cette question soit centrale dans le débat présidentiel.( Le Monde)

Une tribune intéressante mais au caractère un peu trop général et trop peu concret NDLR

Tribune.

La météorite climatique est visible à qui veut bien lever le regard. Et, à vrai dire, son impact fait déjà sentir ses effets. La crise écologique s’accélère partout dans le monde, y compris en France. Les rapports scientifiques s’accumulent, précisant chaque fois davantage les perspectives dramatiques qui nous attendent sans un sursaut des responsables politiques et économiques.

Dans une action menée par « L’affaire du siècle », la France a été doublement condamnée en 2021 par la justice pour son inaction climatique, notamment par le Conseil d’Etat, la plus haute instance administrative de notre pays. Juridique, l’événement est aussi social. La mobilisation exceptionnelle de 2,3 millions de citoyens en faveur de cette action en justice et les marches pour le climat, rassemblant plusieurs centaines de milliers d’entre nous, auront été des faits particulièrement marquants de ce quinquennat.

Pourtant, à quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle, l’urgence climatique et l’effondrement de la biodiversité sont largement absents du débat médiatique et politique. Trop de candidats à la magistrature suprême esquivent le sujet. Trop de fois ce thème est absent des discours et des interviews. Où sont leurs réponses ? Comment peut-on prétendre défendre l’Etat de droit sans dire comment l’on compte sortir la France de l’illégalité climatique ?

Pas de climat, pas de mandat !

Rédactions et journalistes doivent prendre leur responsabilité et exiger des réponses concrètes, sans reléguer le climat en fin d’interview ou de débat. Après tout, il ne s’agit rien de moins que de notre quotidien – d’aujourd’hui et de demain –, de nos factures énergétiques, de nos emplois, de nos récoltes, de notre alimentation, de notre préparation aux canicules ou aux catastrophes naturelles.

En somme, de notre possibilité de vivre une vie digne et enthousiasmante dans la France des prochaines décennies. Quelles mesures les candidats et candidates souhaitent-ils mettre en place pour conjuguer urgence climatique et justice sociale ? L’essentiel du débat présidentiel est encore devant nous. Il n’y a pas de fatalité à vivre une campagne électorale que deux tiers des Françaises et Français estiment déconnectée des vrais problèmes et qui relègue au second plan l’urgence climatique.

L’ensemble des candidats doivent dire aux citoyens comment ils et elles comptent sortir la France de l’illégalité et comment ils comptent lutter contre la crise climatique. Ensemble, nous avons le pouvoir de replacer le climat au cœur du débat pour l’élection présidentielle. Ensemble nous affirmons : Pas de climat, pas de mandat !

Propagande-Macron s’offre une nouvelle page électorale télévisée sur TF1

Propagande-Macron s’offre une nouvelle page électorale télévisée sur TF1

 

Macro va-t-il un jour présentait la météo ? La question se pose compte tenu de ses apparitions régulières sur le petit écran. La publicité que va constituer l’intervention de Macron pour son propre éloge ne sera pas directement rémunératrice pour TF1 ( enfin pas directement). Pour autant, elle relève bien de la pub puisque l’intéressé a parlé il y a une semaine déjà. Le problème est que la panique commence à saisir l’Élysée face à la fois à la montée de l’extrême droite mais peut-être aussi et surtout à l’envolée de Pécresse qui est une candidate autrement plus dangereuse pour Macron.

Le président de la République Emmanuel Macron répondra donc aux questions d’Audrey Crespo-Mara et de Darius Rochebin mercredi à 21h05 sur TF1. Il évoquera notamment son quinquennat, ses réussites, ses échecs et sa vision de l’avenir. Bref une véritable interview électorale avec la complicité du CSA évidemment.

Une intervention qui évidemment sera quand même suivi d’une autre allocution à la veille des fêtes de fin d’année. Encore un peu et Macron va présenter la météo !
Emmanuel Macron reviendra également sur les moments forts qui ont marqué sa présidence, ses réussites comme ses échecs. Moins de quatre mois avant le premier tour, il se confiera sur sa vision de l’avenir. Cet événement exceptionnel de près de deux heures sera diffusé sur TF1 et LCI, à suivre depuis l’Élysée. 

 

Macron s’offre une nouvelle page électorale télévisée sur TF1

Macron s’offre une nouvelle page électorale télévisée sur TF1

 

La publicité que va constituer l’intervention de Macron pour son propre éloge ne sera pas directement rémunératrice pour TF1 ( enfin pas directement). Pour autant, elle relève bien de la pub puisque l’intéressé a parlé il y a une semaine déjà. Le problème est que la panique commence à saisir l’Élysée face à la fois à la montée de l’extrême droite mais peut-être aussi et surtout à l’envolée de Pécresse qui est une candidate autrement plus dangereuse pour Macron.

 Le président de la République Emmanuel Macron répondra donc aux questions d’Audrey Crespo-Mara et de Darius Rochebin mercredi à 21h05 sur TF1. Il évoquera notamment son quinquennat, ses réussites, ses échecs et sa vision de l’avenir. Bref une véritable interview électorale avec la complicité du CSA évidemment. 

Une intervention qui évidemment sera quand même suivi d’une autre allocution à la veille des fêtes de fin d’année. Encore un peu et Macron va présenter la météo !
Macron s'offre une nouvelle page électorale télévisée sur TF1 dans politique
Emmanuel Macron reviendra également sur les moments forts qui ont marqué sa présidence, ses réussites comme ses échecs. Moins de quatre mois avant le premier tour, il se confiera sur sa vision de l’avenir. Cet événement exceptionnel de près de deux heures sera diffusé sur TF1 et LCI, à suivre depuis l’Élysée.Une émission spéciale présentée par Julien Arnaud, avec Ruth Elkrief et Adrien Gindre, sera diffusée par la suite sur TF1 dès 22h50. Dès la fin de l’interview, LCI proposera également une émission spéciale autour d’Eric Brunet, avec les grandes signatures de la chaîne.

 

Transition écologique et compétitivité : thèmes centraux de la campagne électorale

Transition écologique et compétitivité : thèmes centraux de la campagne électorale

 

Jean Pisani-Ferry, Professeur ­d’économie à Sciences Po, à la Hertie School de Berlin et ­à l’Institut ­universitaire européen ­de Florence, insiste sur le caractère prioritaire de deux thèmes centraux de la campagne électorale

tribune

Une élection présidentielle sert à choisir une personne, mais tout autant à définir et à trancher des choix collectifs. C’est ce qui s’est passé en 2007, et peu ou prou en 2017. Mais cela n’a été le cas ni pour le second mandat de Mitterrand, en 1988, ni pour le second de Chirac, en 2002. Non sans conséquences. Quant aux scrutins de 1995 (premier mandat de Chirac) et 2012 (Hollande), ils ont été suivis de réorientations de politiques économiques (respectivement vers la consolidation budgétaire et vers la compétitivité) qui ont immédiatement dégradé le capital politique du nouvel élu. En même temps qu’une question de respect des électeurs, la clarté sur les choix est une condition de la légitimité de l’action à venir.

Après une précampagne sous l’emprise de la peur et de la haine, il faut donc espérer que les débats vont bientôt s’orienter vers les questions de premier plan sur lesquelles le pays a besoin de prendre une orientation. Listons-en cinq.

Le premier sujet est la transition écologique, qui s’annonce comme une nouvelle révolution industrielle. Malgré un progrès technique époustouflant, qui laisse augurer un futur désirable, elle comportera des coûts macroéconomiques, imposera des changements de mode de vie et, pour certains, de métier. Déjà, les réticences aux énergies renouvelables se renforcent, le prix du carbone est devenu un chiffon rouge, l’évocation des limites de l’étalement urbain suscite la fureur. Tout invite ainsi les compétiteurs politiques à esquiver ou à prétendre, contre l’évidence, que le nucléaire suffira à nous épargner la mutation qui vient. Faute d’un débat présidentiel de fond, la confrontation entre activistes du climat et défenseurs de l’existant risque de s’aiguiser et de bloquer toute tentative de construire des consensus autour de la transformation à conduire et de l’équité dans la répartition des efforts.

Le deuxième débat porte sur le redressement productif. Grâce à un soutien public immédiat et puissant, l’économie a bien passé le choc pandémique. Mais la déroute de secteurs qu’on croyait forts, comme la pharmacie, a révélé l’anémie de notre potentiel économique, et la crise a souligné la fragilité de notre capacité exportatrice. Que viennent une chute de la demande, comme dans l’aéronautique, ou l’irruption de nouveaux concurrents, comme dans le spatial, et nous voilà à nu.

La question de la compétitivité, qui avait dominé le quinquennat Hollande, se pose en des termes renouvelés. Le protectionnisme a revêtu les habits neuf de la résilience, mais ignore que les chaînes de valeur mondiales nous ont fourni les vaccins et que l’indice le plus clair de nos faiblesses est le manque d’exportateurs. Certains, à droite notamment, veulent amplifier encore les mesures d’allégement du coût du travail. L’analyse suggère cependant que notre déficit de compétitivité tient aujourd’hui moins à un problème de coût qu’à un défaut de compétences, de numérisation, d’innovation et de dynamique entrepreneuriale.

Participation des salariés : le grand absent de la campagne électorale

Participation des salariés : le grand absent de la campagne électorale

 

Un peu partout on se lamente des difficultés de recrutement et assez souvent d’un manque d’adhésion des salariés à la stratégie des entreprises.

En cause en France, la vision très manichéenne du pouvoir total au patron et des salariés considérés seulement comme des moyens de production.

La France aurait pourtant besoin de forme d’association des salariés pour faire face au déficit chronique de compétitivité du pays. Plus que d’autres la France a un urgent besoin aussi de redonner un sens au travail.

Malheureusement la question de la participation des salariés et la grande absente de la campagne électorale . Du côté de la droite , on se satisfait de cette partition des responsabilités pour éloigner le spectre du socialisme. Inversement à gauche, on est particulièrement heureux de n’avoir pas à se mêler de gestion qui pourrait faire apparaître les contradictions et l’incongruité de certaines revendications. Bref un accord commun pour des motifs différents qui entretient une situation duale  voire caricaturale en France. On est loin de l’association pratiquée en Allemagne qui permet à l’appareil de production d’être particulièrement dynamique et compétitif sans parler du différentiel de salaire plus favorable outre-Rhin

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