Archive pour le Tag 'électoral'

Macron : retour à son socle électoral

Macron : retour à son socle  électoral

 

Après l’embellie de la cote de popularité de Macon liée à leur relative surprise de son élection, le président français chute assez nettement dans l’opinion même si Français sur deux (50%) estime qu’il est encore trop tôt pour se prononcer sur l’action du chef de l’Etat, selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mercredi. Macon chute d’ailleurs un peu plus rapidement que ses prédécesseurs sur la même période. En cause sans doute,  l’espérance un peu excessive dans la jeunesse et la nouveauté de ce président d’à peine 40 ans. En fait, Macron retrouve son socle électoral tourne autour de 25 %. Son écrasante victoire au second tour n’étant due qu’à un fort rejet de Marine Le Pen et du Front National. Il faudra effectivement du temps pour mesurer l’effet que l’efficacité de Macon qui s’est surtout affirmé au plan international mais au plan intérieur  s’est essentiellement centré sur une loi de modernisation de la vie politique relativement modeste,  aussi sur le statut de son épouse. De sujets majeurs sont en cours d’examen comme  la fameuse réforme du code du travail qui sera forcément critiquée au début d’autant plus facilement que les résultats ne pourront être appréciés qu’à moyen et long terme. Autre sujet,  le rééquilibrage budgétaire qui nécessairement va créer le mécontentement dans certaines catégories socio professionnelles et certains contribuables. Il faudra pour Macron un autre travail de pédagogie et s’appuyer davantage sur un gouvernement et un parti aujourd’hui un peu trop muselés.  Seuls 14% des personnes interrogées jugent à ce jour son action satisfaisante, contre 36% pour qui elle est décevante, alors que l’image du chef de l’Etat se dégrade. Ainsi, sur 1.004 personnes interrogées les 22 et 23 août, 73% le jugent certes dynamique, mais c’est 11 points de moins que le mois dernier. De même, elles sont encore 57% à le trouver sympathique mais cela représente une chute de 11 points en un mois.

«Tout pour la France» : le catalogue électoral de Sarkozy

 «Tout pour la France» : le catalogue électoral de Sarkozy

 

Comme c’est la tradition dans son livre « tout pour la France » Sarkozy arrose les différentes catégories sociaux professionnelles mais sans grande idée nouvelle et surtout sans grande réforme à la hauteur des enjeux. Bref du bricolage pour séduire et du déjà-vu.

 

LE TRAVAIL

• Il prône le rétablissement des heures supplémentaires défiscalisées. «Oui, nous rétablirons la liberté de donner des heures supplémentaires et nous confirmerons leur défiscalisation, car il s’agit d’un cercle vertueux que celui qui permet de gagner plus lorsqu’on travaille davantage», explique Nicolas Sarkozy.

• Il souhaite également, pour chaque entreprise, la liberté de négocier le temps de travail, à la condition de rémunérer le temps de travail supplémentaire. «Il s’agira d’un choix libre et responsable. Il n’y aura plus une durée unique du travail hebdomadaire. […] Il n’existera que deux conditions», explique l’ancien chef de l’État. La première: obtenir l’accord des salariés de l’entreprise, via référendum en l’absence d’accord avec les représentants syndicaux. La seconde: concernant la rémunération, «cela sera donc 35 heures payées 35, 36 payées 36, 37 payées 37… Je sais que, dans ma famille politique, certains ne partagent pas cette idée, et souhaitent que les salariés restent payés pour 35 heures, même s’ils passent à plus de 35 heures par semaine. J’y suis totalement opposé: je suis toujours un fervent partisan du travailler plus pour gagner plus, pas pour gagner moins.»

• Les entreprises bénéficieront en outre d’un nouveau barème de charges incitatif: «Martine Aubry avait mis en place un système perverti: moins on travaillait, plus il y avait d’allégement de charges. Je souhaite la procédure inverse, plus on travaillera, plus il y aura d’allégements de charges», défend Nicolas Sarkozy.

• Il invite aussi à une refondation du dialogue social dans l’entreprise, avec la suppression du monopole syndical de présentation des candidats au 1er tour d’une élection. Le délégué syndical, pour être nommé, devra avoir été élu préalablement lors d’une élection professionnelle.

Il propose de supprimer «purement et simplement» le seuil de 11 salariés pour les délégués du personnel. Et invite à une fusion de l’ensemble des instances de représentation du personnel au-delà de 50 salariés. Le compte pénibilité serait aussi supprimé.

• Il incite par ailleurs à étendre la loi sur le service minimum à d’autres secteurs d’activité: transports aériens, énergie (centrales nucléaires).

SUR LA FISCALITÉ

• Nicolas Sarkozy, qui accorde une place cruciale, dans son programme économique, à la fiscalité, prévoit la suppression de l’ISF, malgré un coût de 4,5 milliards d’euros. Mais, il faut choisir, assure-t-il, entre l’Europe et l’ISF: «L’Europe ou l’ISF? On peut, en effet, vouloir un impôt spécifique pour les plus riches, mais, dans ce cas, il faut sorti de l’Europe».

• Une baisse «immédiate, dès juillet 2017, de 10 % de l’impôt sur le revenu» est également au menu. «Je veux dire à tous ceux qui, dans ma famille politique, ne croient pas possible cette baisse d’impôt, qu’il y aurait une grande incohérence pour nous à dénoncer les augmentations d’impôts socialistes alors que nous sommes dans l’opposition et à les conserver une fois revenus au pouvoir», insiste Nicolas Sarkozy.

 Non-taxation des successions des classes moyennes

«Il est normal de pouvoir transmettre en franchise [d'impôts] son patrimoine à ses enfants», estime-t-il. «Si je suis élu, je souhaite que nous reprenions le système allemand, avec cette règle simple: pas de taxation des successions en ligne directe jusqu’à 400 000 €» par part.

 Les transmissions d’entreprise doivent être favorisées

«La transmission d’entreprise fera l’objet d’une exonération de 85%, voire d’une exonération totale, si l’activité est maintenue pendant cinq ans au minimum, avec le maintien de la majorité des emplois correspondant.»

 Exonération des charges au niveau du SMIC et doublement du CICE

«Je souhaite une exonération totale des charges au niveau du SMIC, qui diminuerait pour s’annuler progressivement à 1,6 SMIC. Cette mesure sera couplée à la transformation du fameux CICE, tellement complexe que la plupart des petits chefs d’entreprise le qualifient d’usine à gaz, en une véritable baisse de charges, permanente, gravée dans le marbre, intégralement ciblée sur les bas salaires.» «Voilà pourquoi je souhaite doubler le montant des sommes aujourd’hui dédiées au CICE. Il s’agira donc de pas moins de 34 milliards d’euros.»

«La suppression de toutes les charges patronales sur les salaires versés à un emploi à domicile au niveau du SMIC permettra de lutter contre le travail au noir» et «cet effort pour les familles sera de l’ordre de 1 milliard d’euros et représentera une baisse de 20% du coût payé par la famille», précise Nicolas Sarkozy.

FONCTION PUBLIQUE

• Le temps de travail sera augmenté. Toutes les fonctions publiques feront au moins 35 heures par semaine. Pour l’État, le temps de travail passera à 37h, payées 37.

Nicolas Sarkozy n’oublie pas la nécessaire réduction des effectifs : il annonce une reprise de l’effort de réduction de l’emploi public, d’au moins 300 000 emplois en 5 ans, forces de sécurité exonérées

RETRAITE

• Passage de l’âge de la retraite à 63 ans en 2020 puis 64 ans en 2025. 64 donc, et pas 65. Parce que «65 ans soulèvera tellement d’opposition que le Président qui voudra le mettre en place négociera en contrepartie un calendrier de mise en œuvre lointain, sans compter toutes les contreparties multiples qui seront concédées pour faire accepter aux Français l’âge de 70 ans pour ceux qui n’auront pas tous leurs trimestres», lit-on dans «Tout pour la France».

TRAVAIL LE DIMANCHE

• «Je suis partisan de la liberté de travailler le dimanche, à condition que les salariés soient mieux payés que durant les jours de semaine, et que cela soit sur la base du volontariat». «Le cadre que je mettrai en place consistera à donner la possibilité au chef d’entreprise de consulter directement ses salariés par référendum pour passer outre l’opposition syndicale», prévient Nicolas Sarkozy.

DROIT DU TRAVAIL

• Il ne s’agit pas, assure le candidat à la présidentielle, de «donner un permis de licencier à n’importe quel moment et à n’importe quelle situation», mais la condition de réorganisation de l’entreprise doit permettre le licenciement économique. Les indemnités de licenciement économiques seront plafonnées et barémisées, en encadrant les délais de recours et de contentieux.

SOLIDARITÉ

 L’État, prévient Nicolas Sarkozy, reprendra le pilotage de l’UNEDIC, lourdement déficitaire, pour rétablir ses finances. «Ce paritarisme […] l’une des causes de l’immobilisme français.»

• La dégressivité des indemnités chômage sera de – 20% au bout de 12 mois, puis – 20% au bout de 18 mois.

• L’obligation d’accepter une offre raisonnable d’emploi, sous peine de suspension, sera davantage contrôlée.

• Sera créée une aide sociale unique fusionnant le RSA, l’aide au logement et la prime d’activité, plafonnée à 75% du SMIC.

DÉPENSES PUBLIQUES

• Il est impératif, selon Nicolas Sarkozy, de «réduire nos dépenses publiques de 100 milliards d’euros sur le prochain quinquennat, pour pouvoir financer dans le même temps la baisse des prélèvements obligatoires et la réduction de notre endettement public.»

FISCALITÉ DE L’ÉPARGNE

• «Les dividendes, les intérêts et les plus-values mobilières seront soumis, sur option, à un prélèvement forfaitaire libératoire au taux unique de 26% tout compris. Ce prélèvement couvrira donc non seulement l’impôt sur le revenu, mais aussi les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.). Les revenus fonciers seront quant à eux soumis à un prélèvement forfaitaire libératoire sur option de 33,3%, là aussi prélèvements sociaux inclus.» (p113)

• Les plus-values immobilières redeviendront exonérées à partir de 15 ans (contre 22 ans partiellement et 30 ans totalement).

UBÉRISATION

• À propos des taxis: «ceux qui ont, dans un passé récent, acheté une licence […] devront être progressivement indemnisés».

 

(Le Figaro)

 

Valls à Marseille : opération arrosage électoral…..non, métropolisation

Valls à Marseille : opération arrosage électoral…..non métropolisation

Un petit supplément pour les dotations de Marseille et ses environs dans le cadre di contrat de plan de 1.6 milliards. Valls distribue les subventions d’une région taraudée par la montée de la droite et de l’extrême droite . En fait on fera uen grande métropole avec Marseille, Aix d’autres communes, la deuxième ville de France. C’est la mode de la métropolisation ! Pourquoi pas aussi une seule ville pour toute la région PACA ? On ne parvient déjà pas à gérer Marseille ( sur le plan économique ou sur le plan sécuritaire) mais on agrandit encore. Pourquoi ? Pour avoir davantage de subventions, d’électeurs donc encore de subventions. Et finalement pour aboutir à des villes ingérables dans tous les domaines !  Le Premier ministre Manuel Valls a donc  réaffirmé vendredi l’engagement du gouvernement en faveur de la métropole Aix-Marseille-Provence et de la deuxième ville de France où, selon lui, « plus qu’ailleurs, l’Etat doit incarner l’action ». Entouré de neuf ministres, il a présidé en préfecture un comité interministériel pour la future métropole, qui doit voir le jour le 1er janvier 2016 sur un territoire englobant 92 communes et 1,8 million d’habitants. « C’est une première, mais pas un premier pas. Il s’inscrit dans un engagement voulu en 2012 par Jean-Marc Ayrault. » Son prédécesseur à Matignon s’était à l’époque engagé à aider au développement de l’agglomération marseillaise en ciblant la sécurité et la métropole. L’Etat contribue aux investissements de la région grâce au contrat de plan Etat-région à hauteur de 1,6 milliard d’euros. Manuel Valls a souligné que ce contrat financé à parts égales par les deux parties permettrait notamment le financement d’un plan campus à hauteur de 120 millions d’euros, l’engagement de 290 millions d’ici 2020 dans des projets ferrés et routiers à Marseille et de 300 millions d’euros dans le développement économique du grand port maritime de Marseille. « Quand le catalogue est bon pour la ville, je prends », a dit la sénatrice socialiste Samia Ghali, maire de l’un des huit secteurs de la ville. Le Premier ministre a confirmé un « surcroît de dotation de 50 millions par an » pour accompagner les investissements de la future métropole, une « somme ridicule et inadaptée au regard du territoire » selon Nicolas Isnard, le président de l’une des six intercommunalités qui doit être englobée dans la future entité.

 

Départementales-régionales : Le séisme électoral, le PS à 8%

Départementales-régionales : Le séisme électoral, le PS à  8%

 

Dans les récents sondages pour les départementales, le FN arrive en tête autour de 30%, l’UMP à 25% et le PS à 16%. En fait ces sondages n’intègrent pas les abstentionnites traditionnellement très nombreux lors de ces élections et dont le taux pourrait dépasser 50% ; Du coup par rapport aux inscrits le PS pourrait ne représenter que de l’ordre de 8% des électeurs. Autant dire pas grand chose. Il est à peu près certain que ce sont les électeurs de gauche qui se déplaceront le moins comme en témoignent les élections partielles toutes perdues par le PS. L’abstention se nourrit surtout du discrédit des institutions politiques et de la résignation des Français quant à l’avenir du pays. Un sondage  BVA orange vient de montrer que pour environ 70% des Français l’année 2015sera encore pire que 2014. La parole politique est  discréditée et pour longtemps tant que le chômage actuel persistera  Le reste est considéré à juste titre comme bavardage électoraliste ou gadget. Certes il y aura des élus mais leur légitimité pourra être sérieusement mise en question comme la légitimité du gouvernement actuel et celle de Hollande. Pour dire vrai, les grands médias ont peur d’un tsunami politique qui viendrait remettre en cause la pérennité du système politique ;  ils sont globalement légitimistes parce que pour la plupart partie intégrante du système. Pas étonnant que la presse en général et la presse écrite en particulier soit elle auusi suspectée d’incompétence et de partialité par les Français. La parole publique n’est guère décryptée, comment pourrait-t-elle l’être par des journalistes eux mêmes incapable analyser les facteurs explicatifs d’une crise à caractère systémique. . On se contente le plus souvent de reprendre, sans commentaire, les dépêches d’agences, des institutions ou de entreprises. Avec quelques petites fenêtres de débats pour compenser cette allégeance globale à la pensée dominante. Un seul exemple, le bradage du pôle énergie d’Alstom à General Electric pour satisfaire les actionnaires à court terme et étouffer l’affaire de corruption. Pire le PDG est récompensé par une prime de Noel de 4 millions. Pourquoi si peu d’analyse, si peu de critiques parce que la presse, en proie à une crise structurelle menacée en particulier par internet,  ne peut se permettre de mécontenter les grands annonceurs (comme l’Oréal et autres récemment coupables d’entente illicite sur les prix). Autant d’éléments (et bien d’autres) qui nourrissent le discrédit global de cette parole publique et de leurs observateurs. Mais le séisme électoral tant des départementales que des régionales ne pourra être étouffé.

Réforme territoriale : tripatouillage électoral ?

Réforme territoriale : tripatouillage électoral ?

 

François Hollande veut avancer vite sur la réforme territoriale, quitte à reporter les élections régionales de 2015 à 2016. Mais pour que cela soit acceptable à leurs yeux, les quelque 250 conseillers régionaux de la droite et du centre ont posé lundi une « sorte d’ultimatum » au gouvernement, lui demandant de faire adopter la réforme territoriale « avant l’été ». Ces élus, regroupés au sein de leur Association des Élus Régionaux de France (AERF), affirment leur « soutien à une vraie et ambitieuse réforme territoriale », conscients que cela nécessite un « consensus très large droite-gauche ». Mais « on lance au gouvernement une sorte d’ultimatum pour qu’il abatte ses cartes et nous montre sa copie », a prévenu lors d’une conférence de presse Valérie Pécresse, secrétaire générale de l’AERF. Pas de « tripatouillage ». « Si cette réforme n’est pas adoptée d’ici juillet, nous exigerons que les élections régionales se tiennent d’ici juin 2015″, a poursuivi l’ancienne ministre UMP du Budget. En l’absence de « motif d’intérêt général » que serait un calendrier adapté à une réforme « clairement identifiée », il n’y aurait, selon eux, plus de raison de reporter les régionales si ce n’est un « tripatouillage » destiné à « supprimer les élections pour supprimer les défaites ».

 

Loi « Florange » adoptée : un texte d’affichage électoral

Loi « Florange » adoptée : un texte  d’affichage électoral  

 

En faiat cette loi Florange  a été en grande partie vidée de son sens et de son contenu, ce n’est pas une obligation de vendre mais de rechercher un repreneur qui est imposé au propriétaire d’une usine qui veut fermer. Autant dire qu’il s’agit d’une obligation de moyens et non de résultats ; en clair on pourra faire semblant de rechercher mais en renonçant à vendre. Un texte finalement qui ne satisfait personne.  Ce texte visant à « reconquérir l’économie réelle », rejeté à nouveau vendredi au Sénat, a obtenu à l’Assemblée, qui avait le dernier mot, les suffrages des socialistes et écologistes, le Front de Gauche s’abstenant à nouveau pour ne pas bloquer « les modestes avancées ». UMP et UDI ont voté contre, jugeant que le texte s’exposait à une censure du Conseil constitutionnel.   »Ce n’est pas une loi de contrôle tatillon ou qui stresserait mais une loi de vertu », de « progrès économique et social », un texte « offensif et pragmatique », a affirmé le ministre Benoît Hamon, au nom du gouvernement, dénonçant « jusqu’ici un grand silence des pouvoirs publics à l’égard de ces sites qui fermaient alors qu’il y avait possibilité de maintenir l’emploi ».  François Hollande avait annoncé que « quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production et ne veut pas non plus la céder », elle aurait l’ »obligation » de la vendre. Au bout du compte, la proposition de loi oblige simplement les entreprises de plus de 1.000 salariés à rechercher un repreneur pendant trois mois, sous peine de pénalités.  Devant « une logique financière dévastatrice », la majorité a « voulu réagir » pour « marquer de l’on ne peut impunément fermer un site rentable », a souligné le rapporteur, la socialiste Clotilde Valter.  Votée deux ans « jour pour jour » après l’annonce de l’engagement 35 du candidat Hollande et « au terme d’un chemin quelque peu escarpé », cette proposition de loi et son « bon équilibre » vont « changer les choses » face à la politique « de la terre brûlée » de certaines entreprises, selon le président PS de la commission des Affaires économiques François Brottes.  Outre ArcelorMittal, les noms de Petroplus, Pilpa, Goodyear, Daucy, Molex, Conti ou Fralib ont été cités dans le débat.  Ce texte, « attendu », crée « des outils juridiques dont nous avons dû nous passer dans l’Eure il y a un an », à Alizay, sur le site du papetier finlandais M-Real « qui ne voulait pas voir arriver un nouveau concurrent sur le marché européen », a observé Jean-Louis Destans (PS). La reprise par un groupe thaïlandais a finalement été possible après l’acquisition temporaire du site par le conseil général.  Vu l’ampleur de l’hémorragie d’emplois industriels et du poids de la finance, la réponse n’est « pas à la hauteur », avec seulement « une obligation de moyens » pour rechercher un repreneur et des sanctions « guère dissuasives », a déploré Marc Dolez (Front de Gauche).  Et, a-t-il assuré, seules 1.500 entreprises et pas plus de 15% des plans de sauvegarde de l’emploi seront concernés.  Très favorables, les écologistes ont voté pour, démonstration qu’ »ils peuvent aussi être en phase avec le gouvernement », a glissé Christophe Cavard dans une allusion aux tensions autour de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.  Outre une proposition de loi « d’affichage », surtout « avant les municipales », l’UMP et l’UDI ont dénoncé un texte qui « n’empêchera nullement les usines de fermer » et apparaîtra comme « un épouvantail » aux investisseurs, à rebours des « discours » pro-entreprises du président de la République.   »Vos actes restent ceux d’une gauche archaïque », a lancé le centriste Meyer Habib.  Comme l’UMP, qui a réaffirmé sa volonté de saisir le Conseil constitutionnel, l’UDI s’est élevée contre une atteinte aux droits de propriété et à la liberté d’entreprendre.  Des arguments récusés par la majorité, le ministre vantant des « solutions pragmatiques avec un respect de la Constitution ».  Un second volet du texte entend favoriser l’actionnariat de long terme, via notamment un droit de vote double et un encadrement accru des offres publiques d’achat hostiles.  Nombre d’orateurs de gauche ont affirmé que les entreprises françaises, « moins protégées » jusqu’alors que celles d’autres pays, se rapprocheraient ainsi notamment des allemandes.

 

Opération sauvetage électoral en Bretagne

Opération sauvetage électoral en Bretagne  

 

Opération sauvetage électoral mais pas forcément économique  en Bretagne.  Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé vendredi un doublement des aides européennes au développement rural en Bretagne, où la crise de l’élevage provoque une multiplication de plans sociaux et une rébellion contre l’écotaxe. Selon son entourage, ces aides seraient portées de 175 à 368 millions d’euros entre 2014 et 2020 dans le cadre de la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC). »La Bretagne va bénéficier du double de ses moyens », a dit Stéphane Le Foll lors d’une réunion avec les représentants d’organisations professionnelles et syndicales à Rennes. Il s’agit d’aides provenant du fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) pour lequel François Hollande s’est battu lors des négociations entre les gouvernements sur le budget à long terme de l’Union européenne. Il a également rappelé que le Pacte d’avenir pour la Bretagne qui devrait être « finalisé d’ici trois semaines à un mois », prévoit qu’un milliard d’euros sera disponible à travers la BPI (Banque Publique d’Investissement) et le PIA (Programmes d’Investissements Avenir) pour soutenir des projets de développement économique dans la région. »Cela peut être des apports en fonds propres, des prêts, des garanties sur les prêts, des aides à l’investissement (…) et à l’innovation », a expliqué Stéphane Le Foll. Une « bourse de l’emploi » a également permis de répertorier 320 postes en CDI dans le Finistère destinés en priorité aux salariés de l’abattoir GAD de Lampaul-Guimiliau (Finistère), dont la fermeture va entraîner la perte de 850 postes. Le ministre de l’Agriculture, qui a rencontré des représentants des salariés du volailler Tilly-Sabco dont l’activité poulet export doit être suspendue début janvier, a promis des aides à l’investissement pour surmonter la suppression des subventions européennes en juillet dernier. Pour le volailler Doux, un accord de reprise devrait se concrétiser la semaine prochaine. »La révolte des Bonnets Rouges en 1675 a été suivie par deux siècles et demi de déclin pour la Bretagne », a dit Stéphane Le Foll, en référence au symbole arboré lors des manifestations en Bretagne. « Nous, c’est le rebond (…) et tout de suite. »

 

Sommet UE: Merkel fait son show électoral devant Hollande et l’union européenne

Sommet UE:  Merkel fait son show électoral devant Hollande et l’union européenne

 Désormais c’est officiel, c’est bien Merkel qui dirige l’Europe. Elle réuni les 27 pour faire semblant de répondre à la préoccupation du chômage des jeunes ; décision :  on reverra la question en novembre ! Avec un tout petit plan de 6 milliards ! Deuxième point elle a imposé son point de vue sur les négociations entre l’Europe et les Etats Unis, négociations que Hollande voulait suspendre. La chancelière Angela Merkel, en campagne électorale, a donc reçu mercredi ses partenaires européens pour une nouvelle réunion sur le chômage, qui s’est soldée par des promesses de mesures concrètes… d’ici quelques mois. La rencontre, un grand raout de tous les ministres de l’Emploi de l’UE, de 18 chefs d’Etat et de gouvernement et nombre d’autres personnalités européennes, a permis de dégager une position commune sur un tout autre sujet : le début des négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis, sujet qui a parasité le sommet après un différend entre Paris et Berlin sur la marche à suivre.  Il a finalement été convenu que, malgré les révélations fracassantes sur l’espionnage des Américains, les négociations commenceraient bien la semaine prochaine comme prévu.  Sur le chômage des jeunes, « la priorité la plus urgente » en Europe à l’heure actuelle selon le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, les participants ont affirmé avoir beaucoup avancé et convenu de se retrouver pour une réunion du même type à Paris en novembre.   »Nous voulons nous mettre nous-mêmes un peu la pression, nous avons créé des attentes », a déclaré Mme Merkel lors d’une conférence de presse.   »Nous avons une obligation d’avancer, une obligation de résultat », a affirmé comme en écho M. Hollande, tandis que le président du Parlement européen Martin Schulz a prévenu qu’à moins de tenir ses promesses sur le chômage, l’Europe risquait « une rupture systémique ».  Les responsables européens ont discuté de formation, d’accès au crédit des PME, de mobilité des jeunes, ainsi que du meilleur moyen d’utiliser les fonds européens à disposition. Il s’agissait d’un « échange de bonnes pratiques », devant permettre aux pays concernés de puiser de l’inspiration dans ce qui se fait ailleurs. Autriche, Danemark ou encore Pays-Bas ont notamment expliqué leurs modèles.  Les 27 pays de l’UE avaient déjà confirmé la semaine dernière le déblocage rapide de 6 milliards d’euros supplémentaires pour lutter contre un chômage dramatique par endroits, mais l’UE a bien d’autres moyens à disposition, a précisé la chancelière, avec notamment les fonds sociaux et structurels européens. La Banque européenne d’investissement va en outre étoffer son programme de crédits aux PME, a déclaré la ministre de l’Emploi allemande Ursula von der Leyen.  Son rival dans la course à la chancellerie, Peer Steinbrück, a accusé la chancelière de « faire de la campagne électorale sur le dos de 6 millions de chômeurs ».   »Tout ce qu’elle fait, c’est par rapport à des principes et des réalités électorales », admettait-on dans l’entourage du président français.  Mme Merkel a également à coeur de restaurer l’image de l’Allemagne, vue dans le Sud de l’Europe comme directement responsable de la misère économique de par son intransigeance sur le redressement des finances publiques.  Plusieurs syndicats européens ont tenu à faire entendre leur voix, en organisant un événement à proximité de la chancellerie. « Puisqu’ils ont réussi à trouver des solutions pour les banques, aujourd’hui c’est pour les jeunes qu’il faut trouver des solutions », a martelé Emilie Trigo, du syndicat français Unsa, lors de cette manifestation parallèle à laquelle participaient environ 300 jeunes venus de toute l’Europe.  La présidente lituanienne Dalia Grybauskaité, dont le pays préside depuis lundi l’UE, a toutefois prévenu que « la dimension sociale, la question sociale, ne (pouvait) être résolue que par les gouvernements nationaux ».  Elle veut éviter à tout prix « que certains gouvernements aient une excuse pour ne rien faire en pensant que l’Europe va les aider ».

 

 

Cahuzac revient, sur le marché électoral

Cahuzac revient, sur le marché électoral

 

Cahuzac est sans doute amère mais il voudrait bien prendre une revanche sur ceux qui le condamnent dans la classe politique ; sa réélection serait un pied de nez. Certes il se sent coupables mais pas davantage que la plupart de ses anciens amis qui ont « mangé » dans la gamelle du pouvoir notamment ceux qui ont fait de la politique un métier. La première apparition publique de Jérôme Cahuzac dans son fief électoral depuis sa démission du gouvernement, le 19 mars, a ravivé les spéculations sur un possible retour en politique de l’ancien ministre, qui assurait s’interdire un tel scénario. L’ex-ministre du Budget, député de la 3e circonscription du Lot-et-Garonne, a annoncé le 16 avril sur BFM TV sa démission de l’Assemblée nationale après la crise politique déclenchée par ses aveux sur la détention d’un compte bancaire occulte en Suisse. Contraint de quitter le gouvernement après l’ouverture d’une information judiciaire, Jérôme Cahuzac, 61 ans, était autorisé par la loi à reprendre son siège dans un délai d’un mois à compter de sa démission. « La gravité de cette faute ne me permet pas de rester parlementaire », avait-il expliqué sur BFM TV. Il laisse pourtant planer le doute depuis qu’il a confié au Figaro, dans son édition du 7 mai, « une forme d’attente ou d’espérance chez certains » quant à une possible candidature à la législative partielle des 16 et 23 juin. Exclu du Parti socialiste, il briguerait alors sa propre succession sans étiquette. Bernard Barral, un chef d’entreprise à la retraite de 66 ans, a été désigné candidat du PS au terme d’une primaire. Au lendemain de la venue de Jérôme Cahuzac au marché de Villeneuve-sur-Lot, l’hypothèse d’un retour de l’ex-ministre paraît « hallucinante » au candidat socialiste. « Jérôme Cahuzac, aujourd’hui, il ne représente que lui-même. (…) Il vient chercher une légitimité qu’il n’a plus », a-t-il jugé dimanche sur BFM TV. « Son bilan est effectivement salué, je crois que tout le monde reconnaît le travail qu’il a fait en tant que maire et en tant que député sur la circonscription de Villeneuve, mais il a avoué une faute qu’il a lui-même qualifiée d’inexcusable », a-t-il poursuivi. « Le retrouver aujourd’hui sur le marché – il en a parfaitement le droit, il habite Villeneuve-sur-Lot, il en est encore le conseiller municipal -, je trouve ça un petit peu gonflé », a conclu Bernard Barral.

 




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