Archive pour le Tag 'Election'

Élection de Biden : Zemmour émet des doutes !

 

Élection de Biden : Zemmour émet des doutes !

 

 

 

Il est clair que Zemmour entretient des relation un peu compliquées avec la démocratie puisque notamment il s’interroge sur la légalité de l’élection du président Biden aux États-Unis. Notons qui n’a pas les mêmes états d’âme  vis-à-vis du président russe (pays où toute opposition et interdite )

Éric Zemmour exprime ses «doutes vis-à-vis de l’élection de Biden ». «Je n’en sais rien, je n’ai pas de preuves, je ne peux pas m’avancer, j’étais à des milliers de kilomètres», commence par expliquer le leader nationaliste.

Selon lui, ce ne serait pas une nouveauté. «J’ai le souvenir que l’élection de John Kennedy en 1960 avait été volée, (…). celle de Georges Bush Junior en 2000 avait été volée», ajoute le candidat à l’élection présidentielle. Lequel prête donc flanc à toutes les théories du complot qui stipulent que l’élite américaine a «volé» l’élection contre le peuple qui aurait majoritairement voté pour Donald Trump. Zemmour qui a l’habitude de rhabiller l’histoire afin qu’elle colle à ses propres convictions y compris complotiste!

S’il était élu à la présidence de la République, Éric Zemmour l’affirme : il traitera avec tout le monde. «Je suis adepte de la realpolitik, c’est-à-dire que je prends les autres États comme ils sont. Je ne fais pas de leçons de morale, je ne juge pas les autres (…). Joe Biden est élu, il est le président des États-Unis, donc je ne connais que Joe Biden», explique-t-il.

Prospective Election présidentielle 2022 : Des sondages faussés

Prospective Election présidentielle 2022 : Des sondages faussés

 

Charlotte Taupin, directrice d’une société d’études d’opinion, estime, dans une tribune au « Monde », que les méthodes employées par les principaux sondeurs en vue de la présidentielle sont dépassées, les sondés étant de moins en moins nombreux, avec des pans de la population mal représentés.

À ces Biais  méthodologiques, s’ajoute par ailleurs la proximité de certains organismes de sondage avec les pouvoirs politiques, économiques et financiers NDLR

 

A trois mois de l’élection présidentielle, les sondages inondent la sphère publique, les médias s’emparent du sujet, et les instituts d’études sont invités sur les plateaux à révéler au monde quel sera le candidat le plus probablement présent au second tour, et peut-être même élu. 

Au centre du débat se place un seul (ou presque) indicateur : l’intention de vote. Cette question fermée, posée à partir d’une liste de candidats à l’élection à un échantillon de Français, est formulée à quelques variantes près de la façon suivante : « Si l’élection avait lieu aujourd’hui, pour quel candidat voteriez-vous ? »

Pourtant, l’histoire des élections présidentielles passées a montré le manque de fiabilité de cet indicateur. Personne n’aurait raisonnablement, à plusieurs mois des échéances électorales, pu prévoir la victoire de François Hollande, l’effondrement des partis traditionnels ou encore l’irruption du candidat Emmanuel Macron, pour lequel aucun sondage n’avait prédit la réussite.

De plus, la mesure de l’intention de vote était jadis plus simple : moins de candidats, des Français davantage encartés politiquement, et par conséquent des choix plus tranchés permettant de définir des intentions de vote claires et stables, même plusieurs mois avant l’élection.

Aujourd’hui, face à des électeurs qui se montrent incertains jusqu’au terme de la campagne et une liste des candidats non arrêtée, se prononcer sur une personnalité précise, et ce parfois avant même que ledit candidat se soit déclaré, n’est-il pas un exercice risqué, voire hasardeux ?

L’intention de vote est un outil de mesure non exhaustif, à la fiabilité modérée, d’autant plus en étant calibré prématurément plusieurs mois avant le scrutin. En 2022, annoncer tout et son contraire à partir de l’indicateur erroné des intentions de vote revient à tromper les Français, en leur prêtant des choix qui ne sont pas les leurs.

Ainsi, dans de nombreux sondages publiés ces derniers jours, le seul indicateur d’intention de vote donne Macron-Pécresse au second tour, sans tenir compte de potentiels rebondissements, qui peuvent cependant être déjà devinés dans les données d’enquête, ni de l’incertitude qui plane sur les candidats et, de façon inégale, entre eux.

L’une des principales raisons qui permettent de remettre en cause ces résultats repose sur les limites des fameux panels, appelés parfois « access panels », utilisés par la plupart des instituts traditionnels et régulièrement pointés du doigt pour leur manque de fiabilité.

 

Election présidentielle 2022 : mort de la gauche

Election présidentielle 2022 : mort de la gauche

En théorie, une candidature unique aurait pu ouvrir la porte du second tour à la gauche. Mais c’est une mission impossible constate un papier du Monde

Analyse.

 

 A moins de trois mois de l’élection présidentielle, François Hollande, Bernard Cazeneuve et Ségolène Royal ne seront pas candidats. Au point où en est arrivée la gauche, certaines figures socialistes ont refusé de se joindre à la désespérante farandole de ses prétendants à l’Elysée qui se dirigent droit dans le mur en klaxonnant. Christiane Taubira ayant déclaré sa candidature, et si Arnaud Montebourg ne rallie pas l’ancienne garde des sceaux, ils seront neuf, sous réserve d’avoir les parrainages, à se présenter au premier tour le 10 avril : Anne Hidalgo (Parti socialiste – PS), Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts EELV), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise – LFI), Fabien Roussel (Parti communiste), et à l’extrême gauche Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) et Anasse Kazib (Courant communiste révolutionnaire).

Depuis plusieurs semaines, la gauche, en berne dans les sondages, offre un désolant spectacle entre le mauvais vaudeville et le Grand-Guignol, comme si elle n’avait tiré aucune leçon de son effondrement à la présidentielle de 2017 et avait, de facto, renoncé à revenir au pouvoir. Les principaux postulants multiplient les contradictions, les promesses reniées et les incohérences.

Prenons Christiane Taubira. Elle est perçue comme une icône de la gauche, auréolée des lois auxquelles elle a donné son nom : celle de 2001 sur la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité et celle de 2013 sur le mariage pour tous.

Christiane Taubira, un ovni politique

Mais celle qui se présente en femme providentielle, en sauveteuse de la gauche, est un ovni politique. De centre gauche ? En 1993, députée de la Guyane, Mme Taubira vote l’investiture du gouvernement d’Edouard Balladur. En 1994, aux élections européennes, elle figure sur la liste Energie radicale menée par Bernard Tapie qui, avec 12,03 %, talonne celle de Michel Rocard (14,49 %), contribuant à barrer la route de l’Elysée à l’ancien premier ministre. En 2002, elle est candidate du Parti radical de gauche à l’élection présidentielle, obtenant un petit 2,32 % qui jouera dans l’élimination de Lionel Jospin, ce que nombre de socialistes, à commencer par le candidat privé de second tour, lui reprochent encore.

En septembre 2021, l’ancienne garde des sceaux de M. Hollande avait déploré, sur France Inter, « l’éparpillement » de la gauche, refusant sagement de rejoindre la cohorte de candidats. « L’enjeu est colossal, avait-elle assuré, c’est pour cela que la gauche ne peut pas se permettre de perdre cette élection. » Le 17 décembre 2021, virage à 180 degrés : Mme Taubira « envisage » de se présenter, à condition de ne pas être « une candidate de plus ». Malgré les nombreux appels à l’union, rien ne bouge. Douze militants, sous la houlette de l’eurodéputé (Nouvelle Donne) Pierre Larrouturou, ont même fait une grève de la faim pour exhorter la gauche, au nom de l’urgence climatique, à « désigner un candidat commun ».

 

Politique-Election présidentielle : Des sondages faussés

Politique-Election présidentielle  : Des sondages faussés

 

Charlotte Taupin, directrice d’une société d’études d’opinion, estime, dans une tribune au « Monde », que les méthodes employées par les principaux sondeurs en vue de la présidentielle sont dépassées, les sondés étant de moins en moins nombreux, avec des pans de la population mal représentés.

 

A trois mois de l’élection présidentielle, les sondages inondent la sphère publique, les médias s’emparent du sujet, et les instituts d’études sont invités sur les plateaux à révéler au monde quel sera le candidat le plus probablement présent au second tour, et peut-être même élu. 

Au centre du débat se place un seul (ou presque) indicateur : l’intention de vote. Cette question fermée, posée à partir d’une liste de candidats à l’élection à un échantillon de Français, est formulée à quelques variantes près de la façon suivante : « Si l’élection avait lieu aujourd’hui, pour quel candidat voteriez-vous ? »

Pourtant, l’histoire des élections présidentielles passées a montré le manque de fiabilité de cet indicateur. Personne n’aurait raisonnablement, à plusieurs mois des échéances électorales, pu prévoir la victoire de François Hollande, l’effondrement des partis traditionnels ou encore l’irruption du candidat Emmanuel Macron, pour lequel aucun sondage n’avait prédit la réussite.

De plus, la mesure de l’intention de vote était jadis plus simple : moins de candidats, des Français davantage encartés politiquement, et par conséquent des choix plus tranchés permettant de définir des intentions de vote claires et stables, même plusieurs mois avant l’élection.

Aujourd’hui, face à des électeurs qui se montrent incertains jusqu’au terme de la campagne et une liste des candidats non arrêtée, se prononcer sur une personnalité précise, et ce parfois avant même que ledit candidat se soit déclaré, n’est-il pas un exercice risqué, voire hasardeux ?

L’intention de vote est un outil de mesure non exhaustif, à la fiabilité modérée, d’autant plus en étant calibré prématurément plusieurs mois avant le scrutin. En 2022, annoncer tout et son contraire à partir de l’indicateur erroné des intentions de vote revient à tromper les Français, en leur prêtant des choix qui ne sont pas les leurs.

Ainsi, dans de nombreux sondages publiés ces derniers jours, le seul indicateur d’intention de vote donne Macron-Pécresse au second tour, sans tenir compte de potentiels rebondissements, qui peuvent cependant être déjà devinés dans les données d’enquête, ni de l’incertitude qui plane sur les candidats et, de façon inégale, entre eux.

L’une des principales raisons qui permettent de remettre en cause ces résultats repose sur les limites des fameux panels, appelés parfois « access panels », utilisés par la plupart des instituts traditionnels et régulièrement pointés du doigt pour leur manque de fiabilité.

 

Election présidentielle 2022 : Des sondages faussés

Election présidentielle 2022 : Des sondages faussés

 

Charlotte Taupin, directrice d’une société d’études d’opinion, estime, dans une tribune au « Monde », que les méthodes employées par les principaux sondeurs en vue de la présidentielle sont dépassées, les sondés étant de moins en moins nombreux, avec des pans de la population mal représentés.

 

A trois mois de l’élection présidentielle, les sondages inondent la sphère publique, les médias s’emparent du sujet, et les instituts d’études sont invités sur les plateaux à révéler au monde quel sera le candidat le plus probablement présent au second tour, et peut-être même élu.

Au centre du débat se place un seul (ou presque) indicateur : l’intention de vote. Cette question fermée, posée à partir d’une liste de candidats à l’élection à un échantillon de Français, est formulée à quelques variantes près de la façon suivante : « Si l’élection avait lieu aujourd’hui, pour quel candidat voteriez-vous ? »

Pourtant, l’histoire des élections présidentielles passées a montré le manque de fiabilité de cet indicateur. Personne n’aurait raisonnablement, à plusieurs mois des échéances électorales, pu prévoir la victoire de François Hollande, l’effondrement des partis traditionnels ou encore l’irruption du candidat Emmanuel Macron, pour lequel aucun sondage n’avait prédit la réussite.

De plus, la mesure de l’intention de vote était jadis plus simple : moins de candidats, des Français davantage encartés politiquement, et par conséquent des choix plus tranchés permettant de définir des intentions de vote claires et stables, même plusieurs mois avant l’élection.

Aujourd’hui, face à des électeurs qui se montrent incertains jusqu’au terme de la campagne et une liste des candidats non arrêtée, se prononcer sur une personnalité précise, et ce parfois avant même que ledit candidat se soit déclaré, n’est-il pas un exercice risqué, voire hasardeux ?

L’intention de vote est un outil de mesure non exhaustif, à la fiabilité modérée, d’autant plus en étant calibré prématurément plusieurs mois avant le scrutin. En 2022, annoncer tout et son contraire à partir de l’indicateur erroné des intentions de vote revient à tromper les Français, en leur prêtant des choix qui ne sont pas les leurs.

Ainsi, dans de nombreux sondages publiés ces derniers jours, le seul indicateur d’intention de vote donne Macron-Pécresse au second tour, sans tenir compte de potentiels rebondissements, qui peuvent cependant être déjà devinés dans les données d’enquête, ni de l’incertitude qui plane sur les candidats et, de façon inégale, entre eux.

L’une des principales raisons qui permettent de remettre en cause ces résultats repose sur les limites des fameux panels, appelés parfois « access panels », utilisés par la plupart des instituts traditionnels et régulièrement pointés du doigt pour leur manque de fiabilité.

 

Election Présidentielle –Taubira, pour tuer définitivement la gauche?

Election Présidentielle –Taubira,  pour tuer définitivement la gauche?

 

Taubira, une des plus grandes fortunes de Guyanne*,  est sans doute l’archétype de cette gauche intellectuelle, très bourgeoise dans sa posture et son comportement mais révolutionnaire dans le propos. Christiane Taubira  est une sorte de caricature de cette gauche culturelle  qui parle si bien des masses populaires, des opprimés et des inégalité tout en se situant de l’autre côté du mur, du côté de celui des nantis.

Bref , le gauchisme confortable qui permet de radicaliser le propos  et de faire croire à l’illusion du grand jour. Un discours évidemment inaudible par ceux qui vivent les vraies conditions inégalitaires tant sur le plan social que sociétal. La contradiction fondamentale qui a tué petit à petit la gauche réduite à un petit cercle de notables, de bobos et d’arrivistes (Notamment ceux qui ont tourné casaque pour rejoindre Sarkozy puis Macron, De façon plus générale ceux qui font de la politique un métier).

Le discours pseudo révolutionnaire des élites de gauche à tué tout projet social démocrate crédible sapant les bases mêmes des partis supposés représenter les couches populaires. Résultat les couches populaires se sont tournées vers les partis d’extrême droite !Une défaite politique mais surtout culturelle

La gauche actuelle est en pleine décomposition puisque notamment Anne Hidalgo et Montebourg en pleine dégringolade dans les sondages se proposent de se retirer au nom de cette illusoire union de la gauche. Une union de la gauche dont  Mélenchon ne veut surtout pas car il veut vivre son dernier chant du cygne politique. L’ancien communiste, devenu socialiste puis écolo, redevenu communiste et maintenant gauchiste wokiste veut faire un dernier tour de piste. Les écolos de leur côté parviennent difficilement à convaincre travaillés  qu’ils sont eux aussi par ce gauchisme wokiste  incarné jusqu’au ridicule notamment par Sandrine Rousseau et des élus écolos des grandes villes .

Le pire c’est sans doute, c’est qu’il faudra encore se confronter aux minauderies ridicules de Taubira jouant l’éternelle amoureuse auprès de vieux oligarques décatis. Il serait temps de rappeler à l’intéressé qu’elle a 70 ans et que son seul choix politique aura été t de faire perdre la gauche en 2002 en maintenant sa candidature.

Certains pensent que Taubira pourrait être le recours pour l’union de la gauche. Elle devrait d’ailleurs s’exprimer aujourd’hui vendredi 17 décembre.

Taubira, une spécialiste de l’union en effet qui du fait du maintien de sa candidature a fait perdre Jospin en 2002 aux présidentielles ! Comme égérie de l’union ont fait mieux !

*D’après le site mediamass, , la femme politique-entrepreneuse pèserait près de 185 millions d’euros. Outre ses gains professionnels elle devrait son immense fortune à de judicieux placements boursiers, un patrimoine immobilier conséquent et le très lucratif contrat publicitaire avec les cosmétiques CoverGirl. Elle possèderait également plusieurs restaurants à Paris (dont la chaîne « Chez la grosse Christiane »), un club de Football à Cayenne, et serait également impliquée dans la mode adolescente avec une ligne de vêtements « Taubira Séduction » ainsi qu’un parfum « L’eau de Christiane », autant de succès financiers.

Vichy et les juifs : rétablir la vérité

Vichy et les juifs : rétablir la vérité

 

L’historien ,Jacques Semelin  revient, à la première personne, sur les faits et comment ils ont été établis. « Une énigme française », un livre contre Eric Zemmour.

Par André Loez ( Historien et collaborateur du « Monde des livres »)

« Une énigme française. Pourquoi les trois quarts des Juifs en France n’ont pas été déportés », de Jacques Semelin, avec Laurent Larcher, Albin Michel, 224 p., 19 €, numérique 13 €.

Qu’une connaissance historique soit exacte ne suffit pas pour qu’elle soit connue, reconnue, ni surtout correctement interprétée dans l’espace public. Tel est l’inconfortable constat qui traverse le nouveau livre de Jacques Semelin, directeur de recherche émérite au CNRS. Une énigme française tient à la fois du carnet de recherche et du plaidoyer pour la compréhension du fait remarquable qui en forme le sous-titre : Pourquoi les trois quarts des juifs en France n’ont pas été déportés. Il y récapitule les résultats des ouvrages qu’il a déjà consacrés à la question, dont le récent et fouillé La Survie des juifs en France. 1940-1944 (CNRS Editions, 2018).

Une utile synthèse des acquis

Ce rappel vient évidemment s’inscrire en opposition aux assertions d’Eric Zemmour qui, en partant des mêmes chiffres – sur près de 320 000 juifs établis en France avant 1940, environ 74 150 furent déportés, soit un taux de survie de 75 % –, attribue faussement la responsabilité de ce bilan (moins lourd que dans la plupart des pays soumis aux nazis, des Pays-Bas à la Pologne) au régime de Vichy dirigé par le maréchal Pétain. Un des derniers chapitres de l’ouvrage, sobrement intitulé « Déjouer les pièges de M. Zemmour », redit avec clarté pourquoi ces vues sont intenables.

Lire aussi cette tribune de Jacques Semelin (2021) : Article réservé à nos abonnés « M. Zemmour, votre rhétorique est celle de “l’entrepreneur identitaire” qui peut entraîner un pays au massacre »

Sur le plan factuel, en effet, le livre constitue une utile synthèse des acquis permettant de comprendre cette proportion apparemment étonnante, déjà soulignée dans les travaux de Serge Klarsfeld (Vichy-Auschwitz, Fayard, 1983) et dans le fameux discours de Jacques Chirac commémorant la rafle du Vél’d’hiv,’ en 1995. Si les trois quarts des juifs ont, en France, échappé à la déportation, ce n’est pas dû à une quelconque protection de Vichy, qui entreprit au contraire de les discriminer et prêta le concours de sa police à l’occupant pour les traquer, mais à l’entrecroisement de plusieurs facteurs : leurs propres stratégies de survie ; les priorités stratégiques du IIIe Reich, initialement moins brutal dans l’ouest de l’Europe ; des réseaux d’entraide ou d’évasion relevant notamment des Eglises ; la complicité ordinaire d’une population prompte à les cacher ou du moins à ne pas les dénoncer ; ainsi que les protestations publiques de plusieurs prélats catholiques, dont l’archevêque de Toulouse, Mgr Jules Saliège (1870-1956), en 1942, aboutissant à infléchir les politiques de persécution. De l’« énigme » du titre, il ne reste rien, en réalité.

 

Election présidentielle 2022 : Comme un feuilleton quotidien

Election présidentielle 2022 : Comme un feuilleton quotidien

 

Les modes de désignation des candidats, la volatilité de l’électorat et la multiplication des sondages, avec des percées ou des décrochages dans l’opinion, renforcent le phénomène de feuilletonnage, observe dans sa chronique Solenn de Royer, journaliste au « Monde ».

 

Le coup d’éclat permanent. Après la droite, qui s’est enfin choisi une candidate, au terme d’un congrès à l’issue totalement incertaine, c’est au tour de la gauche de créer le suspense. L’irruption soudaine de Christiane Taubira, qui a dit « envisager » vendredi 17 décembre de se porter candidate à la présidentielle, alimente le feuilleton d’une campagne happening où un coup de théâtre chasse l’autre.

 

Avant l’ex-garde des sceaux, Anne Hidalgo et Arnaud Montebourg, qui voient leurs deux campagnes ensablées, avaient, eux aussi, tenté de marquer les esprits. Le 8 décembre, la maire de la capitale, en route pour La Rochelle, était descendue du train à Poitiers pour rentrer à Paris et s’inviter sur TF1, où elle avait lancé l’idée d’une primaire. De son côté, l’ancien ministre du redressement productif avait voulu attirer l’attention en se filmant en train d’appeler les autres candidats de gauche pour évoquer une improbable union.

La tentation de la mise en scène et du mouvement permanent pour compenser la faiblesse de certaines candidatures et cacher qu’il n’y a pas d’idées nouvelles, ou alors des mots qui ne parlent plus à personne, sur fond de fatigue démocratique. Mais aussi la confirmation d’un puissant processus à l’œuvre, celui d’une « netflixisation » de la vie politique, sous la pression des réseaux sociaux, des chaînes d’info et d’une folle accélération du temps médiatique. Les modes de désignation des candidats (primaire écologiste, congrès Les Républicains, Primaire populaire de la gauche fin janvier), la volatilité de l’électorat et la multiplication des sondages renforcent ce phénomène de feuilletonnage, avec des percées ou des décrochages dans l’opinion, aussi rapides que brutaux.

Selon l’expert associé à la Fondation Jean Jaurès Raphaël Llorca, la série télévisée est, de fait, devenue une référence, consciente ou non, chez la plupart des acteurs et des observateurs de la vie politique. La domination culturelle de Netflix, qui imprègne nos imaginaires, aurait ainsi des incidences sur l’écriture des récits politiques.

M. Llorca recense trois ingrédients d’une campagne efficace : le personnage, le rythme et l’effet de surprise (le fameux cliffhanger). Dans un paysage médiatique fragmenté, où les contenus mais aussi les émetteurs se sont démultipliés, il devient très difficile de capter l’attention. Et alors que le communicant Jaques Pilhan assurait, sous l’ère Mitterrand, que la cohérence était la clé de voûte de tout dispositif de communication, la capacité de créer la surprise compterait aujourd’hui bien davantage.

Election Présidentielle–la bombe Pécresse est surtout le rejet de Macron

Election Présidentielle–la bombe Pécresse est surtout le rejet de Macron

 

Comme souvent en France, la décision électorale se fait surtout par rejet  de celui qu’on ne veut pas voir élu et non par adhésion. Certes certains soutiennent les propositions des candidats pour lesquels ils votent mais ceux qui font la décision se déterminent surtout pour rejeter l’autre. Ce fut le cas pour  Chirac, Sarkozy, Hollande et même Macron .. Grâce aux voix essentiellement contre le Front National. Le « tout sauf le Front National » l’emportait sur le reste. Cette fois c,’est sans doute le « tout sauf Macron » qui sera déterminant. Macron en effet a usé et abusé de sa posture quasi monarchique et condescendante en plus avec un en même temps entretenant tous les flous. Pécresse déboule comme une bombe car l’électorat veut du nouveau. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que Le Pen,  Mélenchon soient écartés. Reste le phénomène Zemmour qui est en train de se dégonfler car l’image présidentiable de l’intéressé ne convainc pas même si certaines de ses constats sont partagées.

 

Valérie Pécresse​ est donc  en train de bouleverser le jeu de la présidentielle. La candidate désignée par LR se hisse à 20 % des intentions de vote au premier tour de l’élection de 2022 et est donnée gagnante contre Emmanuel Macron au second tour, selon un sondage Elabe publié mardi.

Dans cette enquête, réalisée pour BFMTV/L’Express après sa désignation samedi et les meetings du polémiste d’extrême droite Eric Zemmour et de l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon dimanche, la présidente de la région Île-de-France profite à plein de l’effet « primaire ». Elle gagne en effet 11 points par rapport à la précédente étude de cet institut réalisée les 23 et 24 novembre.

Emmanuel Macron est pour sa part crédité de 23 % d’intentions de vote, en baisse de deux points. En cas de second tour entre ces deux candidats, le président sortant est donné battu, à 48 % contre 52 % pour Valérie Pécresse. Au premier tour, ils devancent largement la candidate du RN Marine Le Pen à 15 % (-5) et Eric Zemmour à 14 % (+1).Les principaux candidats de gauche sont eux tous en repli d’un point et en dessous des 10 % : Jean-Luc Mélenchon est donné à 8 %, l’écologiste Yannick Jadot à 7, la socialiste Anne Hidalgo à 3. Suivent Arnaud Montebourg avec toujours 2 %, Nicolas Dupont-Aignan (2 %, -1), Jean Lassale (2 %, +1), Philippe Poutou (2 %, sans changement), Fabien Roussel (1 %, -1) et Nathalie Arthaud (1 % comme dans la précédente étude).

 

Elections Russie : Le parti de Poutine avec 40 % des voix dans une élection sans candidats d’opposition

Elections  Russie : Le parti de Poutine avec 40 % des voix dans une élection sans candidats d’opposition

 

Le parti de Poutine a récolté 43,39% des voix dans une élection où tous les candidats opposés officiellement à Poutine ont été interdits, selon des résultats préliminaires portant sur 21% des bureaux de vote. « 

Le parti du Kremlin devance les communistes du KPRF (22,82%) et semble assuré de conserver une large majorité à la Douma, la chambre basse du Parlement, même si ces résultats préliminaires témoignent d’une baisse par rapport à 2016. Russie Unie avait alors obtenu 54,2% des voix et les communistes 13,3%.

Le Kremlin a  écarté tous les concurrents les plus dangereux pour assurer à son parti, Russie unie, la majorité des sièges à la Douma. Les partisans de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny ont en réaction appelé à voter pour les candidats les mieux placés pour battre ceux de Russie Unie, bien souvent des communistes.

Démocratie–Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

Démocratie–Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

 

Si la crise démocratique en France se caractérise par une abstention de plus en plus inquiétante, par contre le nombre de candidats à la candidature ne faiblit pas. Cela vaut à peu près pour toutes les élections, de l’élection locale à l’élection présidentielle. Certains candidats présentent un  CV citoyen relativement étoffé tandis que d’autres sont de parfaits inconnus sans aucune expérience sociale. Même pour l’élection présidentielle , 30 à 50 candidats sont déjà sur les rangs. ( Et il manque encore les chasseurs, les pêcheurs, les boulistes et les joueurs du PMU notamment !)

Au final, on comptera seulement une bonne dizaine d’aspirants présidents, ce qui est déjà largement ridicule au regard des pratiques démocratiques internationales des pays développés. De toute évidence, une remise à plat complète de notre système démocratique s’impose notamment du fait que les élus ne sont réellement désignés que par une très petite partie du corps électoral. ( 10 % par exemple pour des élus locaux, départementaux ou régionaux, parfois moins ; pour les présidentielles l’abstention était déjà d’environ 25 % en 2017. À noter aussi qu’il faudrait tenir compte de 12 millions de mal ou non inscrits, soit 25 % des votants. La moitié des électeurs ne vote donc pas et les élus  recueillent au mieux 25 % des voix et dans certaines élections même moins de 10 %. Pour les présidentielles ,le vainqueur représentera un peu plus de 25 % au second tour.( Un peu plus de 10 % au premier tour).

Certains candidats sont là pour témoigner de leur posture plus ou moins iconoclaste ou tout simplement pour satisfaire un ego surdimensionné qui leur permet de façon presque rituelle d’apparaître sur le petit écran tous les cinq ans.

 

Il faut vraiment que la crise démocratique soit profonde en France pour se  laisser aller à une pantomime qui nourrit aussi le désintérêt voir le mépris du système politique.Notons que les candidats sortis de nulle part comme Macron donnent une légitimité supplémentaire à tous les fantaisistes qui se proposent de gérer la France alors que sans doute il ne serait pas capable de gérer une épicerie du coin.

Le JDD fait l’inventaire de cette espèce d’inventaire à la Prévert des candidats à la candidature.

Pour vous aider à y voir plus clair, le JDD a recensé les candidats officiellement déclarés, ceux qui passeront par des primaires ou encore ceux qui sont pressentis pour se présenter.

 

Les candidats

 

Ces responsables ont officialisé leur candidature ou bien ont déjà été désignés par leur mouvement. Il leur faut encore trouver les 500 parrainages d’élus d’ici à début 2022 pour se qualifier pour le premier tour. Les voici classés dans l’ordre chronologique de leur candidature, du plus récent au plus ancien.

Florian Philippot, ancien numéro deux du FN qui a fondé en 2017 le parti souverainiste Les Patriotes, a annoncé le mercredi 14 juillet 2021 sa candidature à la présidentielle.

Philippe Poutou* a été désigné pour la troisième fois de suite candidat par le Nouveau parti anticapitaliste, a annoncé sa formation lundi 28 juin 2021.

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a été investi par ses militants à l’issue d’un vote organisé du 7 mai au 9 mai 2021. La dernière candidature communiste remonte à 2007 puisque le PCF s’était allié à Jean-Luc Mélenchon lors des deux précédentes présidentielles.

Xavier Bertrand a officialisé sa candidature à la présidentielle dans un entretien au Point le 24 mars 2021, sans passer par une primaire à droite. L’ex-ministre et secrétaire général de l’UMP, parti qu’il a quitté en 2017, conditionne cette ambition à une réélection à la tête de la Région Hauts-de-France, qu’il obtient le 27 juin.

Jean Lassalle*, président du parti Résistons, a confirmé à l’AFP le 16 mars 2021 sa deuxième candidature à la présidentielle, après celle de 2017.

Nathalie Arthaud* a vu sa troisième candidature consécutive être validée par le 50e congrès de Lutte ouvrière, les 19 et 20 décembre 2020.

Jean-Luc Mélenchon* a annoncé sa candidature, la troisième après 2012 et 2017, le 8 novembre 2020 au 20-Heures de TF1. La condition qu’il s’est lui-même fixée – recueillir 150.000 parrainages citoyens – a été atteinte quatre jours plus tard.

Nicolas Dupont-Aignan* s’est déclaré pour la troisième fois de suite candidat à la présidentielle, le 26 septembre 2020 lors de la rentrée de son parti, Debout la France, à Paris.

Jean-Frédéric Poisson a annoncé dans Valeurs actuelles sa candidature le 16 juillet 2020, en tant que président du Parti chrétien-démocrate, rebaptisé depuis « VIA, la voie du peuple ». Il se présente cette fois directement à la présidentielle, après être passé par la primaire de droite en 2016, dont il avait terminé à l’avant-dernière place.

Marine Le Pen*, finaliste de la dernière présidentielle, a fait part le 16 janvier 2020 lors de ses voeux à la presse de sa « décision » de briguer pour la troisième fois Elysée, après 2012 et 2017. Le Rassemblement national doit entériner cette candidature lors de son congrès prévu les 3 et 4 juillet à Perpignan.

François Asselineau*, président de l’UPR, a annoncé dès le 4 avril 2019 sur France 2 son intention d’être « candidat à la prochaine présidentielle ».

Eric Piolle, le maire de Grenoble, a confirmé sa candidature à cette primaire dans un entretien à France Bleu Isère diffusé mardi 29 juin 2021.

Delphine Batho, députée et présidente de Génération Ecologie, a officialisé sa candidature lundi 5 juillet 2021 sur BFMTV.

Sandrine Rousseau, ancienne secrétaire nationale adjointe d’EELV, a annoncé aux militants de son parti dès le 26 octobre 2020 son intention de se présenter à la primaire écologiste de septembre 2021.

Yannick Jadot, tête de liste EELV aux européennes de 2019, a officialisé mercredi 30 juin 2021 au 20-Heures de TF1 être candidat à la présidentielle via la primaire écologiste. Il avait déjà remporté la primaire de l’écologie en 2016 avant de renoncer à sa candidature présidentielle en s’alliant au PS alors mené par Benoît Hamon.

  • Valérie Pécresse a officialisé jeudi 22 juillet sa candidature à la présidentielle. Réélue fin juin à la tête de la Région Ile-de-France, la dirigeante du mouvement Libres!, qui a quitté LR en 2019, a toujours souhaité une « primaire la plus ouverte possible » pour la droite.
  • Philippe Juvin, maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) et chef de service des urgences, a confirmé sa candidature sur France Info le 4 juillet. 

Ils sont pressentis :

  • Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, nourrirait des ambitions pour 2022 que l’intéressé ne confirme pas publiquement. L’ex-président des Républicains, en retrait de la scène nationale depuis sa démission consécutive à la débâcle de son camp aux européennes de 2019, n’est « pas dans une course de vitesse », a-t-il indiqué lundi 28 juin au lendemain de sa réélection aux régionales.
  • Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a déjà fait part de son intérêt d’être candidat à cette primaire, qu’il appelle de ses voeux.
  • Michel Barnier, l’ancien négociateur du Brexit pour l’UE, a expliqué en avril au Point avoir un « projet d’ambition » et « de rassemblement du pays », tout en précisant qu’il se décidera sur une candidature à l’automne 2021.
  • David Lisnard, maire LR de Cannes, a indiqué le 7 juillet 2021 sur BFMTV Nice Côté d’Azur qu’il pourrait « participer » à une primaire de la droite, tout en ne souhaitant pas l’annoncer formellement. Il avait présenté le 9 juin 2021 une ébauche de programme dans la perspective de 2022.
  • Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris, avait déclaré en septembre 2020 au quotidien britannique The Times vouloir « gagner l’élection présidentielle de 2022″. Elle n’a pas confirmé sa candidature mais entend peser en vue de cette échéance.
  • Pierre Larrouturou, fondateur de Nouvelle Donne, élu député européen en 2019 sur la liste PS-Place publique, a annoncé sa candidature le 6 juillet 2021 dans un entretien à Ouest-France via cette primaire citoyenne.
  • Gérard Filoche, ex-PS aujourd’hui à la tête du mouvement Gauche démocratique et sociale (GDS), s’est déclaré candidat le 10 juillet 2021.
  • Sandrine Rousseau, déjà candidate à la primaire écologiste, s’est engagée en cas de victoire à passer également par cette primaire citoyenne.

En outre :

  • Gaël Giraud, économiste et membre de la liste des 12 personnalités proposées, a jugé cette « initiative bienvenue » et estimé que les candidats à cette primaire devaient « y participer pleinement ».
  • Charlotte Marchandise, ancienne maire adjointe de Rennes en charge de la santé, a fait part de son intérêt le 8 juillet 2021 mais n’est pas dans la liste de 12 personnalités pouvant, à ce stade, récolter des parrainages. Elle a déjà remporté une primaire citoyenne en 2016 mais n’avait pas récolté ses 500 parrainages pour se présenter en 2017

 

  • Emmanuel Macron* refuse pour l’heure de se prononcer ouvertement sur la perspective de briguer un second mandat présidentiel mais son camp fait tout comme. Le chef de l’Etat ne devrait pas officialiser sa candidature avant 2022.
  • Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, a donné jeudi 1er juillet « rendez-vous à la rentrée » pour une éventuelle candidature à la présidentielle mais a déjà effectué un premier rassemblement d’élus de gauche le 12 juillet à Villeurbanne (Seine-Saint-Denis) au cours duquelle elle s’est vue remettre 500 premières signatures d’élus la soutenant.
  • Arnaud Montebourg, ex-ministre PS, a dit le 10 juin vouloir « peser » sur la présidentielle et s’est dit  »disponible pour cette perspective sérieuse d’une candidature unique » à gauche. Celui qui s’est mis en retrait de la vie politique depuis 2017 ne serait pas favorable à une primaire, lui qui a échoué à chaque fois à ce stade en 2012 et en 2017.
  • Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI réélu à la fin mai, s’est dit favorable à ce que sa formation présente un candidat en 2022. Il a indiqué que son parti arrêterait « à l’automne » sa position.
  • Eric Zemmour, polémiste d’extrême droite et figure de la chaîne de télévision CNews, cache de moins en moins son ambition présidentielle. L’association de financement du parti « Les amis d’Eric Zemmour » a été agréée mercredi 30 juin par la Commission nationale des comptes de campagne et l’homme doit sortir un livre en septembre.
  • Hélène Thouy, co-fondatrice du Parti animaliste, a annoncé jeudi 1er juillet sa candidature à la présidentielle.
  • Alexandre Langlois, policier et secrétaire général du syndicat Vigi, a annoncé sa candidature en juin 2021.
  • Clara Egger, enseignante-chercheuse aux Pays-Bas, est candidate depuis le 26 avril 2021 avec « le mouvement espoir RIC 2022″, qui défend l’introduction d’un référendum d’initiative citoyenne dans la Constitution.
  • Anasse Kazib, délégué syndical de Sud Rail et figure de la grève des cheminots en 2018, a annoncé en avril 2021 sa « pré-candidature » au sein du NPA, qu’il quitte ensuite.
  • Marie Cau, devenue en 2020 la première maire transgenre de France, à Tilloy-lez-Marchiennes (Nord) a annoncé son « souhait » d’être candidate à l’élection présidentielle, le 19 mars 2021 dans une interview à La Voix du Nord.
  • Jacline Mouraud, l’une des premières égéries du mouvement des Gilets jaunes, a annoncé le 7 décembre 2020 à l’AFP son souhait « de participer à l’élection présidentielle de 2022″.
  • Eric Drouet, leader des Gilets jaunes lors du conflit social de 2018-2019, a déclaré sa candidature le 18 octobre 2020.
  • Antoine Martinez, général, ancien officier de l’armée de l’air et récent signataire d’une tribune dans Valeurs actuelles sur le « délitement » de la France, s’est déclaré le 10 juillet 2020.
  • Hadama Traoré, militant associatif d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a indiqué en juin 2020 au Parisien qu’il va « aller » à la présidentielle avec son collectif « La Révolution est en marche ».
  • Gilles Lazzarini, chef d’entreprise et fondateur d’une ONG environnementale, a annoncé en juin 2020 son souhait de candidat, à la tête de son parti « P5″, le parti politique pour la paix et pour la protection de la planète.
  • Joachim Son-Forget, député non-inscrit élu en 2017 avec l’étiquette LREM, a indiqué le 12 février 2020 dans l’émission Touche pas à mon poste qu’il comptait être candidat en 2022.

Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

 

Si la crise démocratique en France se caractérise par une abstention de plus en plus inquiétante, par contre le nombre de candidats à la candidature ne faiblit pas. Cela vaut à peu près pour toutes les élections, de l’élection locale à l’élection présidentielle. Certains candidats présentent CV citoyen relativement étoffé tandis que d’autres sont de parfaits inconnus sans aucune expérience sociale. Même pour l’élection présidentielle , 30 à 50 candidats sont déjà sur les rangs. ( Et il manque encore les chasseurs, les pêcheurs, les boulistes et les joueurs du PMU notamment !)

Au final, on comptera seulement une bonne dizaine d’aspirant président, ce qui est déjà largement ridicule au regard des pratiques démocratiques internationales des pays développés. De toute évidence, une remise à plat complète de notre système démocratique s’impose notamment du fait que les élus ne sont réellement désignés que par une très petite partie du corps électoral. ( 10 % par exemple pour des élus locaux, départementaux ou régionaux, parfois moins ; pour les présidentielles l’abstention était déjà d’environ 25 % en 2017. À noter aussi qu’il faudrait tenir compte de 12 millions de mal ou non inscrits, soit 25 % des votants. La moitié des électeurs ne vote donc pas et les élus  recueillent au mieux 25 % des voix et dans certaines élections même moins de 10 %. Pour les présidentielles le vainqueur représentera un peu plus de 25 % au second tour.

Certains candidats sont là pour témoigner de leur posture plus ou moins iconoclaste ou tout simplement pour satisfaire un ego surdimensionné qui leur permet de façon presque rituelle d’apparaître sur le petit écran tous les cinq ans.

 

Il faut vraiment que la crise démocratique soit profonde en France pour se  laisser aller à une pantomime qui nourrit aussi le désintérêt voir le mépris du système politique.Notons que les candidats sortis de nulle part comme Macron donnent une légitimité supplémentaire à tous les fantaisistes qui se proposent de gérer la France alors que sans doute il ne serait pas capable de gérer une épicerie du coin.

Le JDD fait l’inventaire de cette espèce d’inventaire à la Prévert des candidats à la candidature.

Pour vous aider à y voir plus clair, le JDD a recensé les candidats officiellement déclarés, ceux qui passeront par des primaires ou encore ceux qui sont pressentis pour se présenter.

 

Les candidats

 

Ces responsables ont officialisé leur candidature ou bien ont déjà été désignés par leur mouvement. Il leur faut encore trouver les 500 parrainages d’élus d’ici à début 2022 pour se qualifier pour le premier tour. Les voici classés dans l’ordre chronologique de leur candidature, du plus récent au plus ancien.

Florian Philippot, ancien numéro deux du FN qui a fondé en 2017 le parti souverainiste Les Patriotes, a annoncé le mercredi 14 juillet 2021 sa candidature à la présidentielle.

Philippe Poutou* a été désigné pour la troisième fois de suite candidat par le Nouveau parti anticapitaliste, a annoncé sa formation lundi 28 juin 2021.

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a été investi par ses militants à l’issue d’un vote organisé du 7 mai au 9 mai 2021. La dernière candidature communiste remonte à 2007 puisque le PCF s’était allié à Jean-Luc Mélenchon lors des deux précédentes présidentielles.

Xavier Bertrand a officialisé sa candidature à la présidentielle dans un entretien au Point le 24 mars 2021, sans passer par une primaire à droite. L’ex-ministre et secrétaire général de l’UMP, parti qu’il a quitté en 2017, conditionne cette ambition à une réélection à la tête de la Région Hauts-de-France, qu’il obtient le 27 juin.

Jean Lassalle*, président du parti Résistons, a confirmé à l’AFP le 16 mars 2021 sa deuxième candidature à la présidentielle, après celle de 2017.

Nathalie Arthaud* a vu sa troisième candidature consécutive être validée par le 50e congrès de Lutte ouvrière, les 19 et 20 décembre 2020.

Jean-Luc Mélenchon* a annoncé sa candidature, la troisième après 2012 et 2017, le 8 novembre 2020 au 20-Heures de TF1. La condition qu’il s’est lui-même fixée – recueillir 150.000 parrainages citoyens – a été atteinte quatre jours plus tard.

Nicolas Dupont-Aignan* s’est déclaré pour la troisième fois de suite candidat à la présidentielle, le 26 septembre 2020 lors de la rentrée de son parti, Debout la France, à Paris.

Jean-Frédéric Poisson a annoncé dans Valeurs actuelles sa candidature le 16 juillet 2020, en tant que président du Parti chrétien-démocrate, rebaptisé depuis « VIA, la voie du peuple ». Il se présente cette fois directement à la présidentielle, après être passé par la primaire de droite en 2016, dont il avait terminé à l’avant-dernière place.

Marine Le Pen*, finaliste de la dernière présidentielle, a fait part le 16 janvier 2020 lors de ses voeux à la presse de sa « décision » de briguer pour la troisième fois Elysée, après 2012 et 2017. Le Rassemblement national doit entériner cette candidature lors de son congrès prévu les 3 et 4 juillet à Perpignan.

François Asselineau*, président de l’UPR, a annoncé dès le 4 avril 2019 sur France 2 son intention d’être « candidat à la prochaine présidentielle ».

Eric Piolle, le maire de Grenoble, a confirmé sa candidature à cette primaire dans un entretien à France Bleu Isère diffusé mardi 29 juin 2021.

Delphine Batho, députée et présidente de Génération Ecologie, a officialisé sa candidature lundi 5 juillet 2021 sur BFMTV.

Sandrine Rousseau, ancienne secrétaire nationale adjointe d’EELV, a annoncé aux militants de son parti dès le 26 octobre 2020 son intention de se présenter à la primaire écologiste de septembre 2021.

Yannick Jadot, tête de liste EELV aux européennes de 2019, a officialisé mercredi 30 juin 2021 au 20-Heures de TF1 être candidat à la présidentielle via la primaire écologiste. Il avait déjà remporté la primaire de l’écologie en 2016 avant de renoncer à sa candidature présidentielle en s’alliant au PS alors mené par Benoît Hamon.

  • Valérie Pécresse a officialisé jeudi 22 juillet sa candidature à la présidentielle. Réélue fin juin à la tête de la Région Ile-de-France, la dirigeante du mouvement Libres!, qui a quitté LR en 2019, a toujours souhaité une « primaire la plus ouverte possible » pour la droite.
  • Philippe Juvin, maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) et chef de service des urgences, a confirmé sa candidature sur France Info le 4 juillet. 

Ils sont pressentis :

  • Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, nourrirait des ambitions pour 2022 que l’intéressé ne confirme pas publiquement. L’ex-président des Républicains, en retrait de la scène nationale depuis sa démission consécutive à la débâcle de son camp aux européennes de 2019, n’est « pas dans une course de vitesse », a-t-il indiqué lundi 28 juin au lendemain de sa réélection aux régionales.
  • Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a déjà fait part de son intérêt d’être candidat à cette primaire, qu’il appelle de ses voeux.
  • Michel Barnier, l’ancien négociateur du Brexit pour l’UE, a expliqué en avril au Point avoir un « projet d’ambition » et « de rassemblement du pays », tout en précisant qu’il se décidera sur une candidature à l’automne 2021.
  • David Lisnard, maire LR de Cannes, a indiqué le 7 juillet 2021 sur BFMTV Nice Côté d’Azur qu’il pourrait « participer » à une primaire de la droite, tout en ne souhaitant pas l’annoncer formellement. Il avait présenté le 9 juin 2021 une ébauche de programme dans la perspective de 2022.
  • Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris, avait déclaré en septembre 2020 au quotidien britannique The Times vouloir « gagner l’élection présidentielle de 2022″. Elle n’a pas confirmé sa candidature mais entend peser en vue de cette échéance.
  • Pierre Larrouturou, fondateur de Nouvelle Donne, élu député européen en 2019 sur la liste PS-Place publique, a annoncé sa candidature le 6 juillet 2021 dans un entretien à Ouest-France via cette primaire citoyenne.
  • Gérard Filoche, ex-PS aujourd’hui à la tête du mouvement Gauche démocratique et sociale (GDS), s’est déclaré candidat le 10 juillet 2021.
  • Sandrine Rousseau, déjà candidate à la primaire écologiste, s’est engagée en cas de victoire à passer également par cette primaire citoyenne.

En outre :

  • Gaël Giraud, économiste et membre de la liste des 12 personnalités proposées, a jugé cette « initiative bienvenue » et estimé que les candidats à cette primaire devaient « y participer pleinement ».
  • Charlotte Marchandise, ancienne maire adjointe de Rennes en charge de la santé, a fait part de son intérêt le 8 juillet 2021 mais n’est pas dans la liste de 12 personnalités pouvant, à ce stade, récolter des parrainages. Elle a déjà remporté une primaire citoyenne en 2016 mais n’avait pas récolté ses 500 parrainages pour se présenter en 2017

 

  • Emmanuel Macron* refuse pour l’heure de se prononcer ouvertement sur la perspective de briguer un second mandat présidentiel mais son camp fait tout comme. Le chef de l’Etat ne devrait pas officialiser sa candidature avant 2022.
  • Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, a donné jeudi 1er juillet « rendez-vous à la rentrée » pour une éventuelle candidature à la présidentielle mais a déjà effectué un premier rassemblement d’élus de gauche le 12 juillet à Villeurbanne (Seine-Saint-Denis) au cours duquelle elle s’est vue remettre 500 premières signatures d’élus la soutenant.
  • Arnaud Montebourg, ex-ministre PS, a dit le 10 juin vouloir « peser » sur la présidentielle et s’est dit  »disponible pour cette perspective sérieuse d’une candidature unique » à gauche. Celui qui s’est mis en retrait de la vie politique depuis 2017 ne serait pas favorable à une primaire, lui qui a échoué à chaque fois à ce stade en 2012 et en 2017.
  • Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI réélu à la fin mai, s’est dit favorable à ce que sa formation présente un candidat en 2022. Il a indiqué que son parti arrêterait « à l’automne » sa position.
  • Eric Zemmour, polémiste d’extrême droite et figure de la chaîne de télévision CNews, cache de moins en moins son ambition présidentielle. L’association de financement du parti « Les amis d’Eric Zemmour » a été agréée mercredi 30 juin par la Commission nationale des comptes de campagne et l’homme doit sortir un livre en septembre.
  • Hélène Thouy, co-fondatrice du Parti animaliste, a annoncé jeudi 1er juillet sa candidature à la présidentielle.
  • Alexandre Langlois, policier et secrétaire général du syndicat Vigi, a annoncé sa candidature en juin 2021.
  • Clara Egger, enseignante-chercheuse aux Pays-Bas, est candidate depuis le 26 avril 2021 avec « le mouvement espoir RIC 2022″, qui défend l’introduction d’un référendum d’initiative citoyenne dans la Constitution.
  • Anasse Kazib, délégué syndical de Sud Rail et figure de la grève des cheminots en 2018, a annoncé en avril 2021 sa « pré-candidature » au sein du NPA, qu’il quitte ensuite.
  • Marie Cau, devenue en 2020 la première maire transgenre de France, à Tilloy-lez-Marchiennes (Nord) a annoncé son « souhait » d’être candidate à l’élection présidentielle, le 19 mars 2021 dans une interview à La Voix du Nord.
  • Jacline Mouraud, l’une des premières égéries du mouvement des Gilets jaunes, a annoncé le 7 décembre 2020 à l’AFP son souhait « de participer à l’élection présidentielle de 2022″.
  • Eric Drouet, leader des Gilets jaunes lors du conflit social de 2018-2019, a déclaré sa candidature le 18 octobre 2020.
  • Antoine Martinez, général, ancien officier de l’armée de l’air et récent signataire d’une tribune dans Valeurs actuelles sur le « délitement » de la France, s’est déclaré le 10 juillet 2020.
  • Hadama Traoré, militant associatif d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a indiqué en juin 2020 au Parisien qu’il va « aller » à la présidentielle avec son collectif « La Révolution est en marche ».
  • Gilles Lazzarini, chef d’entreprise et fondateur d’une ONG environnementale, a annoncé en juin 2020 son souhait de candidat, à la tête de son parti « P5″, le parti politique pour la paix et pour la protection de la planète.
  • Joachim Son-Forget, député non-inscrit élu en 2017 avec l’étiquette LREM, a indiqué le 12 février 2020 dans l’émission Touche pas à mon poste qu’il comptait être candidat en 2022.

Élection présidentielle : la problématique des primaires

Élection présidentielle : la problématique des primaires

Rémi Lefebvre,Professeur de science politique, évoque dans le Monde la problématique un peu contrainte des primaires en vue des perspectives de l’élection présidentielle de 2022 (extrait).

Depuis 2017, le temps des « vertus magiques » prêtées à ce mode de désignation du candidat à l’élection présidentielle a fait long feu. Mais il semble « difficile à éviter », surtout pour les partis connaissant des problèmes de leadership, estime le professeur de science politique dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

Vouées aux gémonies depuis 2017, les primaires ouvertes font leur retour dans l’agenda politique. L’engouement qui a marqué leur importation en France a fait place au désenchantement après les défaites cuisantes de François Fillon et de Benoît Hamon. L’heure est désormais au pragmatisme. Faute d’autres options, les primaires apparaissent comme une des seules solutions disponibles pour rassembler.

Les primaires ouvertes se sont imposées à partir des années 2000 au carrefour de l’efficacité électorale (produire un candidat plus représentatif) et de l’exigence démocratique (rendre le système politique plus participatif). En donnant plus de pouvoir aux sympathisants, elles permettent surtout de régler des problèmes souvent insolubles de leadership.

La séduction a ainsi été forte dans les vieux partis de gouvernement. La double victoire de François Hollande (primaire puis présidentielle) consacre cette procédure. L’efficacité électorale comme la mobilisation citoyenne ont été au rendez-vous, au point que la droite, qui y était opposée, se rallie à la méthode. Mais le cycle électoral de 2017 retourne l’image des primaires : de martingale de la victoire, elles deviennent des machines à perdre aux effets incontrôlables.

« La base militante toujours étroite des partis peut-elle redevenir une rampe de lancement solide pour le candidat ? Le risque serait alors de donner l’image de partis recroquevillés »

Cette critique des primaires n’est pas toujours fondée. Certes, elles renforcent certaines tendances problématiques des démocraties représentatives : la personnalisation, la politique entendue comme « course de chevaux » ou la dévaluation du militantisme. Mais les dirigeants les rejettent surtout parce qu’elles enclenchent un processus périlleux qui n’offre pas de garanties de victoire et exacerbe les divisions partisanes. Or cette analyse mérite d’être nuancée.

François Fillon a bénéficié d’un large ralliement de ses concurrents après la primaire et ne décroche dans les sondages qu’à la suite du scandale « Penelopegate » [dans lequel l’ancien premier ministre, alors candidat à la présidentielle, et son épouse, Penelope, ont été reconnus coupables de détournements de fonds publics, complicité et recel]. Il a utilisé, il est vrai, la légitimité démocratique de sa désignation pour empêcher toute candidature de substitution à partir de février 2017. S’il a tendance à polariser les positionnements politiques, ce mode de sélection du candidat ne produit pas d’effets mécaniques et dépend, en fait, de l’état des partis qui y ont recours.

Syrie -élection de Bachar al-Assad : une mascarade avec 95,1% des voix

  • Syrie -élection de Bachar al-Assad : une mascarade avec 95,1% des voix
  • Le président syrien Bachar al-Assad a été réélu pour un mandat de sept ans avec 95,1% des voix, a annoncé jeudi 27 mai le président du Parlement, à la suite d’un scrutin décrié par l’opposition et les pays occidentaux.
  • Les deux autres candidats qui se présentaient face à lui, Abdallah Salloum Abdallah et Mahmoud Mareï, ont obtenu respectivement 1,5% et 3,3% de voix.
  • . Les Occidentaux ont qualifié l’élection de «ni libre ni juste» et l’opposition a dénoncé une «mascarade».

Élection présidentielle : les dangers qui guettent Macron (Julien Vaulpré)

Élection présidentielle : les dangers qui guettent Macron  (Julien Vaulpré)

 

Ex-conseiller de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy, spécialiste de l’opinion, Julien Vaulpré est le directeur général de Taddeo. « Après un an d’épidémie, les Français sont dans un état de choc et de doute qui obscurcit leur jugement. C’est le flou qui caractérise l’opinion », analyse-t-il

(interview dans le journal l’Opinion.

Sur quoi va se jouer la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron ?

La crise sanitaire n’est pas finie et nous ne connaissons pas la date de fin de cette pandémie, l’OMS parle d’ailleurs de 2024. Même si Emmanuel Macron souhaite passer à une autre étape, le pays va devoir continuer à vivre avec le virus avec, espérons-le, moins de restrictions. Ce qui signifie que politiquement, Emmanuel Macron ne sera pas débarrassé de la pandémie et il n’est pas improbable qu’elle soit encore présente lors de la campagne présidentielle. L’opinion publique sera très attentive à la façon dont les autres gouvernements européens font face à ces évènements et ses conséquences économiques. Le Président doit donc montrer que la France sort honorablement de la crise sanitaire et qu’elle est bien placée pour rebondir économiquement. Il est important pour lui qu’elle soit a minima dans la moyenne européenne sur ces deux plans.

Les confinements, en restreignant les contacts sociaux et échanges, notamment à la sphère familiale, produisent des auto-renforcements de groupe, accélérés par l’unique échappatoire des réseaux sociaux, déformant structurellement l’opinion vers les positions radicales, voire conspirationnistes

Quel sera, dans ce contexte, son défi ?

Il en a plusieurs. Même avec la vaccination, le virus ne sera pas totalement éradiqué. L’épidémie continue de circuler et ce qui la caractérise, c’est son imprévisibilité. Il doit ainsi impérativement parvenir à tenir le risque sanitaire à distance et à ne pas se faire rattraper par le virus de façon trop forte alors que, depuis plusieurs mois, il fait le choix courageux d’essayer de faire vivre les Français avec celui-ci. Ensuite, il doit remobiliser les pays. Le titre de la dernière note de conjoncture de l’Insee résume bien les choses : « reprise : si loin si proche ». Après un an d’épidémie, les Français sont dans un état de choc et de doute qui obscurcit leur jugement. C’est le flou qui caractérise l’opinion. Psychologiquement, les Français sont lassés par un an d’épidémie et de restrictions. Economiquement, certaines catégories et plusieurs secteurs sont considérablement affaiblis. Politiquement, le scepticisme atteint des records : les manquements de l’Etat, les difficiles vérités du gouvernement ont fini de saper la croyance en la parole publique déjà très affaiblie lors de l’entrée dans la crise. La confusion domine quant au présent et à l’avenir. Dans les prochains mois, le chef de l’Etat a un rôle décisif pour projeter le pays dans l’après, psychologiquement et économiquement, et dans cet après, il doit être très vigilant à éviter un trop grand morcellement de la société. La crise a multiplié les divisions entre les Français. Sa durée est devenue une machine à morceler une société déjà fracturée. La crise économique a exposé d’abord les plus fragiles et les précaires, dressant un mur entre les visibles et les invisibles. Elle a ouvert les tranchées entre secteurs professionnels, réveillant une passion de l’égalité et de la comparaison de l’essentiel et de l’inessentiel. Autre rouage de la machine, les confinements, en restreignant les contacts sociaux et échanges, notamment à la sphère familiale, produisent des auto-renforcements de groupe, accélérés par l’unique échappatoire des réseaux sociaux, déformant structurellement l’opinion vers les positions radicales, voire conspirationnistes.

Jusqu’où la crise sanitaire sans fin a-t-elle changé la donne pour lui ?

Le mandat d’Emmanuel Macron est particulièrement singulier, sa première année fut sidérante. Il est devenu Président en quelques instants, il maîtrise parfaitement sa communication, lance de nombreuses réformes emblématiques, exerce un contrôle total et efficace sur le dispositif gouvernemental avec peu de couacs et des oppositions figées. La crise des Gilets jaunes a mis en lumière que même avec Emmanuel Macron vainqueur, la France n’échappait pas la colère des classes moyennes et inférieures qui est le fait politique central de ces dernières années dans toutes les démocraties occidentales. Cette colère n’avait pas trouvé de débouché politique lors de l’élection présidentielle de 2017 mais elle s’est violemment exprimée à l’occasion de cette crise soulignant les points faibles du projet macroniste et la verticalité du pouvoir. La crise sanitaire a eu un autre effet : elle met à nu la faiblesse de l’Etat. C’est Emmanuel Macron qui pourrait dire aujourd’hui qu’il est à la tête d’un Etat en faillite. Cette crise aura révélé au grand jour les failles du modèle français : un problème de commandement collectif au sein de l’appareil d’Etat, un niveau de dépenses publiques parmi les plus élevés mais qui s’est avéré peu efficace et une bureaucratie qui a agi avec un zèle tout particulier. Avec dans l’ensemble une grande confusion et une question « où va l’argent ?», « où va le pognon de dingue ? » Enfin, d’un point de vue psychologique, cette crise a blessé l’orgueil de Français : les faiblesses de l’Etat, le fait de ne pas être un pays producteur de vaccin, les retards, même si au fond, ils ne sont pas si importants, auront marqué l’opinion. Ce sont autant d’éléments supplémentaires dans le climat général dont il doit tenir compte.

La pandémie a-t-elle emporté le reste du quinquennat ou le macronisme a-t-il gardé quelques fondamentaux ?

Au fond, la grille de lecture qui a présidé à son élection a immédiatement été datée : la libéralisation de l’économie, le pragmatisme, le gouvernement des experts, l’efficacité managériale, bref le programme de la troisième voie n’était plus dans l’air du temps et la crise des Gilets jaunes, en faisant surgir les perdants de la mondialisation, l’a mis à mal. Le macronisme est entré dans la crise affaibli mais comme elle a figé le paysage politique et que le Président n’est pas enfermé dans une idéologie, il a le choix du terrain. Parmi les promesses du macronisme, il y a le mouvement et la transformation. Ce sont deux thèmes qui sont certes très vastes mais qu’il va pouvoir investir et qualifier. Par ailleurs, je pense que la présidentialité d’Emmanuel Macron reste un atout important. Certes il est critiqué mais il conserve l’estime des Français, personne ne peut dire qu’il n’est pas au niveau.

Avec l’épisode de l’OPA à demi réussie concernant la liste LR en Paca, le Président veut faire la preuve que l’alliance entre lui et la droite est désormais inéluctable, les extrêmes d’aujourd’hui se rejoignant dans la détestation du libéralisme avec l’idée qu’il faut relocaliser la production dans le fameux «terroir qui ne ment pas»

A-t-il vraiment réussi à venir à bout du clivage droite-gauche ou celui-ci est-il en train de renaître ?

Emmanuel Macron s’est qualifié au second tour de l’élection présidentielle grâce aux voix de gauche et a nommé un Premier ministre issu de la droite. Il a ainsi pulvérisé le paysage politique. Par ailleurs, depuis son élection, il mène davantage une politique de centre droit que de centre gauche. La gauche est totalement morcelée et la droite extrêmement fragilisée. Le clivage droite-gauche semble totalement enseveli. Idéologiquement, la droite est en train de muter : dans toutes les grandes démocraties occidentales, les conservateurs jettent aux orties l’idéologie libérale héritée du reaganisme. Quant à la gauche, elle ne pèse plus que 25 % au premier tour de l’élection présidentielle alors qu’elle a besoin de se rapprocher des 45 % des voix pour espérer l’emporter. Historiquement, Emmanuel Macron vient de la gauche, et il est parvenu à incarner l’ancienne droite ordo-libérale, enlevant aux Républicains la thématique de la réforme et de la modernisation de l’économie. Avec l’épisode de l’OPA à demi réussie concernant la liste LR en Paca, le Président veut faire la preuve un an avant la présidentielle que l’alliance entre lui et la droite est désormais inéluctable, les extrêmes d’aujourd’hui se rejoignant dans la détestation du libéralisme avec l’idée qu’il faut relocaliser la production dans le fameux « terroir qui ne ment pas ». Un élément supplémentaire vient faire voler en éclats ce qu’il pouvait rester des anciennes appartenances idéologiques. Nous observons en effet un paradoxe puissant : jamais la France n’a été autant à droite (plus de 50 % des Français se déclarent de droite, revendiquant ainsi en réalité une appartenance qui recouvre des réalités différentes) et pourtant jamais la demande d’assistance et de protection n’a été si grande, jamais les Etats n’ont autant dépensé pour assurer la survie des plus pauvres, la protection des chômeurs, des artistes, des restaurateurs, des ouvriers, des patrons, et l’économie n’a jamais été aussi dirigiste et moins libérale. Donc pour répondre à votre question : oui, Emmanuel Macron est venu à bout de clivage droite-gauche tel qu’il existait.

A un an de la présidentielle, qui menace le plus le chef de l’Etat ?

Un rebond inattendu de la situation sanitaire est toujours possible ce qui ferait entrer le pays dans un état psychologique inconnu. Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer que cette période a inévitablement créé parmi les Français un ressentiment accumulé au cours de toutes ces semaines de restrictions et il est difficile de croire que cet état d’esprit n’aura pas de conséquence politique. Deux sujets sont également importants : ce sont les questions de sécurité et l’immigration sur lesquelles Emmanuel Macron est en difficulté structurelle depuis le début de son mandat. Un évènement ou une accumulation d’évènements liés à ces questions peuvent avoir un effet significatif dans la compétition électorale qui s’ouvre. Enfin, sur la forme, il doit être vigilant à apparaître sincère et la question écologique vient rappeler régulièrement une conviction qui peut sur certains thèmes évoluer un peu trop fortement.

2022 sera-t-elle une élection désenchantée ? Qu’en attendent les Français ?

A ce stade, les deux principaux candidats enregistrent tous les deux un niveau d’adhésion faible. Il n’y a pas d’enthousiasme autour d’Emmanuel Macron, ni de Marine Le Pen. Le risque c’est qu’en effet les Français n’attendent plus grand-chose de cette élection et s’éloignent du débat démocratique et électoral. Sur le fond je pense qu’après cette crise, après la colère sociale des Gilets jaunes, les Français sont lassés par l’idéologie de la liberté et de l’émancipation individuelle, qu’au fond, ils aspirent à refaire société et pour cela il faut leur redonner le chemin et le goût d’être des citoyens et non plus simplement des individus.

Élection présidentielle : Marine Le Pen devant Macron, la gauche out !

Élection présidentielle : Marine Le Pen devant Macron, la gauche out !

Selon un sondage Harris Interactive publié ce dimanche, Marine Le Pen, devancerait d’une courte tête le président sortant Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle, si le scrutin avait lieu ce dimanche, selon un sondage Harris Interactive.

À 15 mois de la présidentielle, Emmanuel Macron rallierait 23 à 24% des suffrages au premier tour, en fonction des différents candidats potentiels à droite et à gauche, selon cette enquête commandée par le cabinet CommStrat et le quotidien L’Opinion. Marine Le Pen engrangerait, elle, 26 à 27% des votes, là aussi selon les différentes hypothèses de candidatures à droite et à gauche.

En 2017, Emmanuel Macron avait recueilli 24% des voix au premier tour, contre 21,3% à Marine Le Pen. Il l’avait emporté au second tour avec 66,1% des suffrages contre 33,9% à la présidente du Rassemblement national. À 15 mois de la présidentielle, le couple Macron/Le Pen continue de dominer le rapport de force et relègue les autres candidats putatifs loin derrière.

À droite, une candidature de Xavier Bertrand recueillerait 16% des intentions de votes exprimées, Valérie Pécresse 14%, quelle que soit la personnalité soutenue par le Parti socialiste qui leur serait opposée. À gauche, une candidature d’Anne Hidalgo recueillerait 6 ou 7% des voix, selon qu’elle serait opposée respectivement à Xavier Bertrand ou à Valérie Pécresse. Tandis qu’Arnaud Montebourg est crédité de 5% des suffrages dans toutes les configurations.

Ces scores attribués aux candidats socialistes les placent derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui recueille 10% ou 11% des intentions de vote. Mais aussi derrière celle de l’écologiste Yannick Jadot, l’écart étant plus réduit face à Anne Hidalgo (1 point d’écart, soit 7 à 8%) et plus marqué face à Arnaud Montebourg (4 à 5 points d’écart, soit 9 à 10%).

Le sondage a été réalisé en ligne les 19 et 20 janvier auprès d’un échantillon représentatif de 1.403 personnes, dont 976 inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force au jour de la réalisation du sondage.

Élection présidentielle de 2022 : les Républicains avec ou contre Macron ?

Élection présidentielle de 2022 : les Républicains avec ou contre Macron ?

 

La situation ne paraît guère confortable pour les Républicains par rapport à la future élection présidentielle. En effet, certains républicains ont déjà rejoint Macron au gouvernement. Théoriquement ,le groupe parlementaire républicain demeure dans l’opposition. Le problème fondamental est celui de l’homme ou de la femme susceptible d’incarner le rassemblement à droite. Or actuellement aucun leader ne parvient réellement à s’imposer sauf sans doute Sarkozy mais empêtré dans ses affaires politico-financières. On s’interroge de plus en plus à propos d’une candidature Macron. L’intérêt pour le parti républicain serait de faire partie de la majorité mais aussi de compter le groupe le plus puissant à l’assemblée nationale puisque les candidatures à la députation En marche risquent d’être balayées par l’opinion. Une manière de faire contrepoids à Macron et de le contrôler.

Élection présidentielle États-Unis : aucune fraude déclare département de la Justice

Élection présidentielle États-Unis : aucune fraude déclare département de la Justice

« A ce jour, nous n’avons constaté aucune fraude d’ampleur qui aurait pu donner lieu à un résultat différent », a déclaré le ministre de la Justice.

Le mois dernier, William Barr avait demandé aux procureurs fédéraux d’enquêter sur tout élément crédible accréditant l’hypothèse d’une fraude électorale, tout en leur recommandant d’éviter de creuser « les accusations fantaisistes ou improbables ».

Joe Biden a été donné vainqueur de l’élection du 3 novembre avec 306 grands électeurs contre 232 à Donald Trump. Il a également remporté le vote à l’échelle nationale avec une avance de plus de 6,2 millions de voix.

Malgré cela, Donald Trump continue d’affirmer que l’élection a été entachée par de graves irrégularités et qu’on lui a volé la victoire.

Réagissant aux déclarations de William Barr, son équipe de campagne a regretté que le département de la Justice (DoJ) n’ait pas poussé davantage ses investigations.

ELECTION AMÉRICAINE : les télévisions censurent Trump

ELECTION AMÉRICAINE : les télévisions censurent Trump

Alors que le résultat de l’élection américaine n’est toujours pas connu ce vendredi, Donald Trump a maintenu ses accusations de fraude contre le camp démocrate lors d’une allocution à la Maison Blanche.

Mais la teneur de ses propos était telle que plusieurs chaînes de télévision ont coupé brusquement la retransmission de l’allocution, voyant dans les propos du président-candidat de la «désinformation».

Élection présidentielle : Sandrine Rousseau candidate des écolos ?

Élection présidentielle : Sandrine Rousseau candidate des écolos ?

L’ancienne porte-parole d’Europe écologie les Verts se pose en arbitre entre l’eurodéputé l’eurodéputé Yannick Jadot et le maire de Grenoble Éric Piolle.

Les profils des deux hommes sont en effet assez opposés. D’un côté, Yannick Jadot se situe plutôt au centre de l’échiquier politique tandis que son concurrent le maire de Grenoble Eric Piolle est plutôt un vert fortement teinté de rouge;  Bref plutôt un gauchiste utopiste.

Nombre de militants d’Europe écologie ne se retrouvent pas pleinement dans les positions de Yannick Jadot ou d’Eric Piolle. Il est reproché au député européen, Jadot,  d’être un peu trop social-démocrate, pas assez anticapitaliste et trop individualiste. Des critiques aussi s’adressent au maire de Grenoble considéré comme un gauchiste et un sectaire.

La candidature de Sandrine Rousseau est jugée plus consensuelle par certains cadres d’Europe Écologie-Les Verts qui assument, en interne, ne pas se retrouver dans les profils trop marqués voir trop polémistes de Yannick Jadot et d’Éric Piolle.

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