Archive pour le Tag 'Electeurs'

Sondage Législatives 2022 : 49% de Français veulent un premier ministre de gauche….Mais pas les électeurs !

Sondage Législatives 2022 : 49% de Français veulent un premier ministre de gauche….Mais pas les électeurs !

Selon un sondage Ifop pour Le JDD 49% d’entre eux espèrent ainsi que le prochain locataire de Matignon soit une personnalité de gauche.

 

Dans le détail, ce sont les jeunes, potentiellement ceux ayant le plus voté pour Jean-Luc Mélenchon, qui souhaitent un chef du gouvernement de cette tendance-là. D’autant que le chef de l’Etat lui-même avait dressé après sa victoire un premier portrait-robot : une personne «attaché à la question sociale, à la question environnementale et à la question productive». Autre élément à prendre en compte, cette même volonté chez les sympathisants du RN et ceux du parti présidentiel. Car si bien évidemment 92% des électeurs de gauche veulent que leurs idées arrivent au pouvoir, un tiers des soutiens d’Emmanuel Macron et 25% des partisans de Marine Le Pen y aspirent également. Une part non négligeable qui s’explique en partie par l’expression des catégories populaires de vouloir bénéficier de mesures plus sociales.

Les électeurs contredisent les Français

Paradoxe, selon un sondage OpinionWay-Kéa Partners, pour  Les Échos et Radio classique , Il y aurait entre 310 et 350 sièges à l’Assemblée à l’issue des législatives des 12 et 19 juin prochain pour la majorité présidentielle. Selon ce sondage, l’union de la gauche pourrait aussi investir entre 135 et 165 députés et devenir, devant la droite, la première force d’opposition du pays. Selon ce même sondage, Les Républicains passeraient de 101 députés actuellement à entre 50 et 70 dans la prochaine législature.Et le Rassemblement national pourrait obtenir entre 20 et 40 sièges et ainsi constituer un groupe parlementaire. C’est une avancée pour le parti, mais un faible score au vu de son nombre de voix récoltées au second tour de la présidentielle.

 

 

Sondage Législatives : 86 % des électeurs de gauche pour l’union

Sondage Législatives : 86  % des électeurs de gauche pour l’union

Selon l’enquête Odoxa Backbone-Consulting pour Le Figaro, l’alliance aux législatives est plébiscitée par les sympathisants : 86% d’entre eux la souhaitent. Parmi eux, 70% aspirent à une alliance impliquant les Insoumis.Jusque-là, les soutiens du parti de la rose aspiraient à une forme d’hégémonie au sein de la gauche. «À condition que le PS soit le leader, indique Gaël Sliman. Mais quand on fait dix fois moins que son adversaire à la présidentielle, le drame est que les sympathisants socialistes finissent par accepter l’idée qu’on puisse organiser des accords dans lesquels Jean-Luc Mélenchon serait la pierre angulaire du dispositif.»

À droite, en revanche, l’alliance est plus complexe ou plutôt, moins naturelle. Le concept d’«union des droites», qui illustre l’alliance des personnalités politiques des Républicains, du Rassemblement national et de Reconquête!, est rejeté par une majorité des Français (62%) contre 31% des sympathisants de droite. «Le front républicain et la ligne rouge qui existaient autrefois entre le RPR et le FN ont évolué», analyse Gaël Sliman.

Ceci étant dit, les sympathisants LR sont nettement moins favorables à une alliance en vue des législatives (57%) quand une nette majorité des sympathisants RN, eux, le sont (78%). Du côté des soutiens du parti d’Éric Zemmour, plus de 9 sympathisants sur 10 se prononcent pour ce rapprochement. Si les soutiens du parti des Républicains souhaitent une union de leur famille politique avec d’autres partis, c’est d’abord avec La République en Marche (LREM) : 36% d’entre eux souhaitent un rapprochement avec le mouvement d’Emmanuel Macron contre 26% avec les partis situés plus à droite.

Enfin, près d’un Français sur deux est favorable à ce que LREM obtienne une majorité absolue à l’Assemblée nationale. «Chose étonnante, précise Gaël Sliman, seule une minorité (44%) des sympathisants LREM la souhaite. C’est comme s’ils se disaient : le président a remporté la présidentielle avec 31% des inscrits. Si en plus, on se retrouve avec une majorité absolue, la seule opposition qui pourra se faire entendre sera dans la rue. Il vaut mieux une opposition à l’Assemblée.»

54 % des électeurs « insoumis « ont voté Macron

54 % des électeurs « insoumis « ont voté Macron

Selon de premières estimations de l’institut OpinionWay pour CNews et Europe 1, 54 % des électeurs insoumis de Mélenchon  se sont tournés vers le président sortant au second tour. Près d’un quart (24 %) ont voté pour Marine Le Pen et 22 % se sont abstenus ou ont glissé un bulletin blanc ou nul. Au total, 57 % des votants ont pris leur décision après le premier tour, selon OpinionWay. Ils sont même 18 % à s’être décidés « il y a quelques jours » et 12 % « aujourd’hui même ».

Les électeurs de gauche pour l’union aux législatives

Les électeurs de gauche pour l’union aux législatives

Rien n’est gagné pour Macron aux législatives d’une part parce qu’une majorité relative se prononce pour un virage à gauche et que 56 % des personnes interrogées souhaitent qu’ils perdent les élections de l’Assemblée nationale. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour franceinfo, une majorité relative des personnes interrogées (43%) souhaite une politique  »ni plus, ni moins à gauche que lors du précédent quinquennat », contre 35% plus à gauche et 22% plus à droite. Au sujet des élections législatives, qui se dérouleront dans sept semaines, les 12 et 19 juin prochains, 56% des personnes interrogées souhaitent qu’Emmanuel Macron « perde les législatives », 20% souhaitent qu’il obtienne une majorité, et 24% d’entre eux jugent qu’il est « préférable par cohérence » qu’il obtienne une majorité.

Une écrasante majorité des sympathisants de gauche (93%) souhaitent une alliance pour ces élections legislatives. À droite, 37% des sympathisants du parti Les Républicains se disent en faveur d’un rapprochement avec LREM et la majorité présidentielle, 23% avec le Rassemblement national, et 40% ni avec l’un ni avec l’autre. Les sympathisants du Rassemblement national (74%) et de Reconquête (94%) se prononcent également en faveur d’une union des deux partis d’extrême droite, ce que ne souhaite pas une majorité des Français interrogés (65%) dans cette enquête.

*Ce sondage a été réalisé sur internet du 21 au 23 avril auprès de 4 000 personnes inscrites sur les listes électorales, constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La méthode des quotas a été appliquée.

Macron Présidentielle 2022 : 42% des électeurs surtout anti Lepen

Macron Présidentielle 2022 : 42% des électeurs  surtout anti Lepen

 

 

 

La victoire de Macron est incontestable tellement elle est large en même temps qu’elle demeure ambiguë. En effet les deux tiers des électeurs de Macron ont surtout du voté contre Le Pen. Les véritables adhésions à Macron ne représentent qu’un peu plus de 20 %.

Une nouvelle fois un président va se croire élu pour appliquer son programme alors que le résultat est surtout dû à ceux qui voulaient empêcher la victoire de Marine Le pen . Après la réélection du président-candidat, 46% des personnes interrogées disent ressentir des « sentiments négatifs », selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour franceinfo.

Parmi les Français qui ont voté Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle et ont permis sa victoire dimanche 24 avril, 42% l’ont choisi « avant tout pour faire barrage à Marine Le Pen », selon un sondage* Ipsos-Sopra Steria pour Radio France, France Télévisions, France 24, les chaînes parlementaires et Le Parisien-Aujourd’hui en France. D’après cette même enquête, plus de la moitié de ces électeurs (58%) l’ont fait parce qu’ils considèrent « avant tout qu’il ferait un bon président de la République ».

 

À la suite de cette réélection d’Emmanuel Macron, 46% des sondés ressentent des « sentiments négatifs ». Ils sont 20% à éprouver de la « déception », 18% à exprimer de la « colère » et 8% décrivent de la « peur ». Autre réaction exprimée : 34% des personnes interrogées disent ressentir des « sentiments positifs », dont 20% de « soulagement », 10% d‘ »espoir » et 4% de « joie ». Elles sont 20% à se dirent « indifférentes » à ce résultat.

Invités à s’exprimer sur ce qu’ils attendent désormais du président réélu, 57% des Français souhaitent qu’il « rassemble »« même si cela signifie de remettre à plus tard certaines réformes ». Près de huit Français sur dix (77%) d’entre eux s’attendent d’ores et déjà à « des troubles et des tensions dans le pays au cours des prochains mois », selon cette enquête Ipsos-Sopra Steria.

Hollande à 2 % ! Pas de matières grasses, chez les électeurs !

Hollande à 2 % ! Pas de matières grasses, chez les électeurs ! 

Hollande qui distribue actuellement à l’occasion de son dernier ouvrage les bons points et surtout Les coups de pied au cul de la majorité comme de l’opposition . Hollande ne recueille pourtant pas vraiment l’adhésion d’un grand nombre de Français. Un sondage le  mesure en effet à 2 %, d’après un sondage non publié. . Il ne s’agit pas de matières grasses car là il doit dépasser nettement ce chiffre tellement il a tendance à s’empâter depuis qu’il a quitté l’Élysée. Non, il s’agit de sondages électoraux qui la mettent encore plus bas qu’Anne Hidalgo qui évolue entre 3 et 4 %.

Le pire évidemment ce que François Hollande continu de donner des conseils voir des leçons sur la manière de gérer la politique.

 

 

Vers une démocratie sans électeurs ?

Vers une démocratie sans électeurs ? 

 

 

A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, un collectif d’universitaires et de membres de l’ONG A Voté alerte, dans une tribune au « Monde », sur les dangers de l’abstention, en particulier chez les jeunes.Pour preuve, beaucoup de candidats lors des dernières municipales des dernières départementales ont été élus avec seulement 10 % des voix du corps électoral. (extrait)

 

Tribune.

Parlementaire ou présidentielle, délibérative ou représentative, liquide ou participative, la démocratie donne à chacun la chance de participer au choix des règles qui conditionnent notre vie quotidienne.

Pourtant, la tendance à la participation électorale est, élection par élection, l’illustration d’une désertion des urnes, d’un basculement vers une « démocratie de l’abstention ». Ce phénomène est observable depuis les années 1980 et s’intensifie, tout particulièrement dans les catégories populaires et chez les jeunes. Une démocratie sans électeurs et sans sa jeunesse est-elle encore démocratique ?

L’habitude de la démocratie est si ancrée dans notre inconscient collectif que la célébrer, en cette Journée internationale de la démocratie, peut sembler incongru. La démocratie est pourtant bien plus fragile qu’on ne le croit. Il suffit, en effet, de se remémorer les étudiants de Hongkong qui, en 2014, ont défilé et constitué le mouvement de la « révolution des parapluies ». Comment oublier, en 2020, les rues de New York bondées de pancartes « Count every vote » (« comptez chaque bulletin de vote »).

Ces mouvements civiques sont la preuve que la démocratie ne relève en rien de l’évidence. Au contraire, elle doit être défendue chaque jour davantage, parce qu’elle constitue pour les citoyennes et les citoyens le meilleur moyen de participer activement à la vie politique et institutionnelle de son pays. Elle est un héritage fragile et vulnérable qui, sans une forte mobilisation, pourrait disparaître dans le silence des bureaux de vote…

La France n’est pas épargnée par les maux de la démocratie. Depuis quarante ans, elle a pris des allures d’apathie. Chaque échéance électorale est l’occasion d’un constat de plus en plus évident : les isoloirs se vident, au point d’en devenir une habitude.

 

Ainsi, plus personne ne s’inquiète, la veille d’une élection, de savoir si l’on pourra ou non aller voter. Tout au plus, on commence à s’inquiéter du sort de l’élection au moment des premiers dépouillements. Le taux de participation est scruté à la mi-journée, puis au début de la soirée. On s’étonne qu’il soit toujours plus faible mais on oublie très vite, et aucun travail de fond n’est engagé pour améliorer durablement la situation.

Par le truchement d’un aveuglement général, on préfère ne pas voir, ou ne pas comprendre, que le seul vainqueur de l’élection, celui dont le score est le plus spectaculaire, n’a pas de visage, pas de programme et d’ailleurs, n’est même pas candidat. Presque à tous les coups, ce vainqueur est l’abstention. Ne nous y trompons pas : c’est contre cet ennemi que réside l’enjeu majeur des campagnes électorales à venir. Ne laissons pas ce silence devenir une norme. N’oublions jamais que le vote est le cœur battant de la démocratie et que sans lui, elle n’est plus rien.

2022 : le vote inutile des électeurs de gauche pour Macron

2022 : le vote inutile des électeurs de gauche pour Macron

 Selon une note de la fondation Jean-Jaurès publiée ce jeudi, une grande part de leurs électeurs seraient prêts à voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour du scrutin d’avril prochain pour faire barrage à l’extrême droite.Un vote qualifié « d’utile » mais qui serait en faite complètement inutile du fait qu’il ne faut guère espérer de la part de Macron autre chose qu’une vision libérale obsolète . Bref pas vraiment un vote utile mais plutôt désespéré par la nullité des candidats de gauche.

Selon  un sondage de l’Institut BVA (*), 57 % des électeurs potentiels de la socialiste Anne Hidalgo et 54 % de ceux prêts à donner leur voix à l’écologiste Yannick Jadot seraient ainsi tentés par un vote utile en faveur du président sortant dès le premier tour. Un chiffre qui tombe à 41 % (ce qui reste élevé) pour les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon.

 

Selon Adélaïde Zulfikarpasic, directrice de BVA Opinion, les électeurs de gauche sont « déboussolés » et « perdus » face à la dispersion et surtout la faiblesse des candidatures de leur camp politique. Excepté Jean-Luc-Mélenchon dans certaines enquêtes, aucun candidat ne dépasse la barre des 10 % d’intentions de vote . Pire, l’ensemble du bloc de gauche et d’extrême gauche ne totalise qu’aux alentours de 30 % des voix. Dans l’enquête de BVA, le chiffre tombe même à 27,5 %… Face à des scores si décourageants, une grande partie de l’électorat de gauche aurait intégré que leur camp politique n’avait aucune chance dans ce scrutin.

2022 et augmentations des salaires : des électeurs pas dupes ( François Bayrou)

2022 et augmentations des salaires : des électeurs pas dupes ( François Bayrou)

 

 

À juste titre ,François Bayrou, commissaire au plan et à la productivité dénonce le concours de démagogie de nombre de candidats qui proposent de très fortes hausses de salaires. La vérité sans doute, c’est que la campagne manque sérieusement de contenu et que les candidats cachent le vide en se transformant en syndicalistes.

 

Interview de Bayrou dans le JDD (extrait)

 

Tous les candidats à la présidentielle font assaut de mesures pour augmenter les salaires. Que pensez-vous de cette débauche de propositions?
Les promesses mirobolantes, c’est la maladie infantile des campagnes électorales. Et de ce point de vue, cette campagne est partie sur les chapeaux de roues! Mais quelle crédibilité? Quand Mme Hidalgo propose le doublement « au moins » du salaire des enseignants, donc de tous les salaires et des retraites de la fonction publique, sans en financer un seul euro, et en annonçant en même temps une baisse des taxes, c’est croire que les électeurs sont débiles. Et toute annonce d’augmentation générale des salaires, décidée d’en haut par le seul pouvoir politique, dans un pays en déficit du commerce extérieur et en déficit budgétaire, se heurtera au mur du réel. La hausse des salaires est naturelle et bienvenue quand elle correspond à une augmentation de la productivité.

 

Lesquelles?
Les hausses justes et bienvenues, secteur par secteur, sont celles qui sont liées au besoin des entreprises d’embaucher des professionnels qualifiés, dans les secteurs qui ont du mal à recruter, et aussi l’amélioration du revenu par l’association des salariés aux bonnes performances de leur entreprise.

 

Les propositions d’augmentation générale avancées par les différents candidats ne vous semblent donc ni réalistes ni tenables?
Les promesses d’augmentation massives et générales sont des tentatives d’abus de confiance, sans crédibilité, et dont les citoyens ne sont pas dupes une seule seconde.

 

Mais pourquoi n’est-ce pas crédible?
Dans l’immense majorité des entreprises privées, il n’y a pas de hausse des salaires solide sans hausse de la productivité et des résultats réels de l’entreprise. Dans la fonction publique, la limite, ce sont évidemment les ressources publiques, les impôts et les taxes qui permettent de financer ces augmentations. La voie de la baisse des charges a souvent été explorée, mais a atteint sa limite : les charges sur les bas salaires, au niveau du smic, ont quasiment été réduites à zéro. Ce qui crée des trappes à bas salaires : les employeurs répugnent donc à sortir du smic car ils augmenteraient considérablement leurs charges. En d’autres temps, c’était facile : en 1968, en 1981, on a vécu de fortes augmentations de façade, gommées quelques mois plus tard par une dévaluation. En réalité, ces augmentations apparentes avaient été payées en monnaie de singe. Aujourd’hui, avec la monnaie unique pour les pays européens, cette manipulation n’est plus possible.

 Que préconisez-vous, donc, pour parvenir à des hausses de salaires significatives?
En premier lieu, et de façon immédiate : la progression de la participation et de l’intéressement. Il faut que, dans l’esprit des chefs d’entreprise et des salariés, il y ait une liaison quasi automatique entre performance de l’entreprise et amélioration des revenus des salariés. C’est la clé la plus accessible. Dans nombre d’entreprises, cela peut faire un treizième ou un quatorzième mois. Il y a un deuxième moyen de faire monter les salaires, c’est de partir à la reconquête du secteur productif du pays : il y aura davantage de besoins en emploi, davantage d’offres d’emploi, nécessaires pour suivre les carnets de commandes. Ce qui s’accompagnera d’une hausse des salaires. Ça, c’est la stratégie de fond que nous devons suivre.

 

Avez-vous d’autres pistes?
Il existe aussi une troisième voie : réfléchir au reste à charge, à maîtriser et à baisser les charges obligatoires qui pèsent sur les familles et les salariés. Regardez l’énergie : si nous en restons à l’énergie traditionnelle, le pétrole ou le gaz, alors elle coûtera de plus en plus cher, et d’abord pour des raisons liées au climat. Mais si nous prenons les renouvelables au sérieux et investissons sérieusement dans la production d’énergie nucléaire, avec zéro émissions de gaz à effet de serre et des coûts garantis sur le long terme, nous empêcherons les prix de l’énergie d’exploser. Et cela évite d’assommer le consommateur en augmentant constamment le prix de l’énergie et les taxes.

Les thèmes de l’immigration et de la sécurité occupent une place centrale dans ce début de campagne. Mais la question des salaires et, au-delà, du pouvoir d’achat ne constitue-t-elle pas une priorité pour les Français?
Si vous regardez les sondages pendant les précédentes campagnes, le pouvoir d’achat arrive très souvent en tête des préoccupations. Et cette fois encore, les questions du salaire, du travail, du nombre d’emplois offerts, de la productivité et de la qualité des services publics, ce sont les principales questions qui se posent aujourd’hui à la société française. Évidemment, celles qui tiennent à l’identité sont réelles et très importantes : avant de savoir ce que vous voulez, vous devez savoir qui vous êtes. Ces questions-là doivent donc être prises en charge. Mais avec équilibre, pas avec excès et obsessionnellement, comme c’est le cas actuellement.

 

Aujourd’hui, les indicateurs économiques sont au vert, mais beaucoup s’inquiètent d’une dégradation, en pleine campagne présidentielle, du pouvoir d’achat des Français. N’est-ce pas un problème politique pour Emmanuel Macron?
La formulation de votre question est intéressante. Après de telles crises, les Gilets jaunes et la crise incroyable du Covid, qui aurait pu imaginer qu’une question d’un grand journal commence par le fait que les indicateurs économiques sont « au vert »? Ce n’est pas un hasard : c’est parce que des décisions ont été prises. Amélioration des conditions de travail des entreprises, climat de confiance, État présent dans les crises et (un peu) plus efficace, fiscalité mieux adaptée, pour l’entreprise et pour les ménages avec la suppression de la taxe d’habitation, augmentation des revenus des salariés, des plus basses retraites, de l’allocation adulte handicapé : ce sont des coups de pouce massifs en dépit des crises et dont l’efficacité est manifeste. Et donc, oui, quand l’économie va mieux, la question du pouvoir d’achat vient naturellement. Mais les électeurs ne se laissent plus prendre au piège des promesses du Père Noël et des baguettes magiques. Ils jugent en même temps la qualité des propositions et la crédibilité de ceux qui les formulent. Propositions mirobolantes et crédibilité zéro égalent un haussement d’épaules de la part de l’opinion.

 

La question du pouvoir d’achat sera-t-elle le talon d’Achille du bilan de

Craignez-vous un retour de la grogne sociale, une éruption semblable à celle des Gilets jaunes en 2018?
Le phénomène des Gilets jaunes révélait deux exaspérations : l’une qui tient à la situation économique et sociale et aux difficultés de fin de mois, notamment en raison de l’augmentation continue et non compensée du gasoil, indispensable pour rouler et se chauffer ; l’autre au sentiment d’humiliation de ceux qui ne se sentent pas pris en compte. Ce mélange est détonant et dangereux. C’est pourquoi, outre le sujet du pouvoir d’achat, il faut traiter celui des mécanismes démocratiques de reconnaissance de tous ceux qui sont en bas de la pyramide, recréer le lien entre leur citoyenneté émoussée et les pouvoirs, réinventer une pleine citoyenneté. Le Président avait identifié ces problèmes en 2017. Ont-ils été résolus en cinq ans? Non. Il y a eu des réticences considérables, des blocages dans l’appareil d’État, des inerties dans les administrations. Cela sera l’un des enjeux du quinquennat qui vient : réussir à faire bouger ce qui est congelé dans l’organisation de la société française. Sinon, l’inquiétude et la colère ne passeront pas.

Société- Une démocratie sans électeurs ?

Politique- Une démocratie sans électeurs ? 

 

 

A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, un collectif d’universitaires et de membres de l’ONG A Voté alerte, dans une tribune au « Monde », sur les dangers de l’abstention, en particulier chez les jeunes.(extrait)

 

Tribune.

Parlementaire ou présidentielle, délibérative ou représentative, liquide ou participative, la démocratie donne à chacun la chance de participer au choix des règles qui conditionnent notre vie quotidienne.

Pourtant, la tendance à la participation électorale est, élection par élection, l’illustration d’une désertion des urnes, d’un basculement vers une « démocratie de l’abstention ». Ce phénomène est observable depuis les années 1980 et s’intensifie, tout particulièrement dans les catégories populaires et chez les jeunes. Une démocratie sans électeurs et sans sa jeunesse est-elle encore démocratique ?

L’habitude de la démocratie est si ancrée dans notre inconscient collectif que la célébrer, en cette Journée internationale de la démocratie, peut sembler incongru. La démocratie est pourtant bien plus fragile qu’on ne le croit. Il suffit, en effet, de se remémorer les étudiants de Hongkong qui, en 2014, ont défilé et constitué le mouvement de la « révolution des parapluies ». Comment oublier, en 2020, les rues de New York bondées de pancartes « Count every vote » (« comptez chaque bulletin de vote »).

Ces mouvements civiques sont la preuve que la démocratie ne relève en rien de l’évidence. Au contraire, elle doit être défendue chaque jour davantage, parce qu’elle constitue pour les citoyennes et les citoyens le meilleur moyen de participer activement à la vie politique et institutionnelle de son pays. Elle est un héritage fragile et vulnérable qui, sans une forte mobilisation, pourrait disparaître dans le silence des bureaux de vote…

La France n’est pas épargnée par les maux de la démocratie. Depuis quarante ans, elle a pris des allures d’apathie. Chaque échéance électorale est l’occasion d’un constat de plus en plus évident : les isoloirs se vident, au point d’en devenir une habitude.

 

Ainsi, plus personne ne s’inquiète, la veille d’une élection, de savoir si l’on pourra ou non aller voter. Tout au plus, on commence à s’inquiéter du sort de l’élection au moment des premiers dépouillements. Le taux de participation est scruté à la mi-journée, puis au début de la soirée. On s’étonne qu’il soit toujours plus faible mais on oublie très vite, et aucun travail de fond n’est engagé pour améliorer durablement la situation.

Par le truchement d’un aveuglement général, on préfère ne pas voir, ou ne pas comprendre, que le seul vainqueur de l’élection, celui dont le score est le plus spectaculaire, n’a pas de visage, pas de programme et d’ailleurs, n’est même pas candidat. Presque à tous les coups, ce vainqueur est l’abstention. Ne nous y trompons pas : c’est contre cet ennemi que réside l’enjeu majeur des campagnes électorales à venir. Ne laissons pas ce silence devenir une norme. N’oublions jamais que le vote est le cœur battant de la démocratie et que sans lui, elle n’est plus rien.

Politique- vers une démocratie sans électeurs ?

Politique- vers ne démocratie sans électeurs ? 

 

 

A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, un collectif d’universitaires et de membres de l’ONG A Voté alerte, dans une tribune au « Monde », sur les dangers de l’abstention, en particulier chez les jeunes.(extrait)

 

Tribune.

Parlementaire ou présidentielle, délibérative ou représentative, liquide ou participative, la démocratie donne à chacun la chance de participer au choix des règles qui conditionnent notre vie quotidienne.

Pourtant, la tendance à la participation électorale est, élection par élection, l’illustration d’une désertion des urnes, d’un basculement vers une « démocratie de l’abstention ». Ce phénomène est observable depuis les années 1980 et s’intensifie, tout particulièrement dans les catégories populaires et chez les jeunes. Une démocratie sans électeurs et sans sa jeunesse est-elle encore démocratique ?

L’habitude de la démocratie est si ancrée dans notre inconscient collectif que la célébrer, en cette Journée internationale de la démocratie, peut sembler incongru. La démocratie est pourtant bien plus fragile qu’on ne le croit. Il suffit, en effet, de se remémorer les étudiants de Hongkong qui, en 2014, ont défilé et constitué le mouvement de la « révolution des parapluies ». Comment oublier, en 2020, les rues de New York bondées de pancartes « Count every vote » (« comptez chaque bulletin de vote »).

Ces mouvements civiques sont la preuve que la démocratie ne relève en rien de l’évidence. Au contraire, elle doit être défendue chaque jour davantage, parce qu’elle constitue pour les citoyennes et les citoyens le meilleur moyen de participer activement à la vie politique et institutionnelle de son pays. Elle est un héritage fragile et vulnérable qui, sans une forte mobilisation, pourrait disparaître dans le silence des bureaux de vote…

La France n’est pas épargnée par les maux de la démocratie. Depuis quarante ans, elle a pris des allures d’apathie. Chaque échéance électorale est l’occasion d’un constat de plus en plus évident : les isoloirs se vident, au point d’en devenir une habitude.

 

Ainsi, plus personne ne s’inquiète, la veille d’une élection, de savoir si l’on pourra ou non aller voter. Tout au plus, on commence à s’inquiéter du sort de l’élection au moment des premiers dépouillements. Le taux de participation est scruté à la mi-journée, puis au début de la soirée. On s’étonne qu’il soit toujours plus faible mais on oublie très vite, et aucun travail de fond n’est engagé pour améliorer durablement la situation.

Par le truchement d’un aveuglement général, on préfère ne pas voir, ou ne pas comprendre, que le seul vainqueur de l’élection, celui dont le score est le plus spectaculaire, n’a pas de visage, pas de programme et d’ailleurs, n’est même pas candidat. Presque à tous les coups, ce vainqueur est l’abstention. Ne nous y trompons pas : c’est contre cet ennemi que réside l’enjeu majeur des campagnes électorales à venir. Ne laissons pas ce silence devenir une norme. N’oublions jamais que le vote est le cœur battant de la démocratie et que sans lui, elle n’est plus rien.

Société- Une démocratie sans électeurs ?

Société- Une démocratie sans électeurs ? 

 

 

A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, un collectif d’universitaires et de membres de l’ONG A Voté alerte, dans une tribune au « Monde », sur les dangers de l’abstention, en particulier chez les jeunes.(extrait)

 

Tribune.

Parlementaire ou présidentielle, délibérative ou représentative, liquide ou participative, la démocratie donne à chacun la chance de participer au choix des règles qui conditionnent notre vie quotidienne.

Pourtant, la tendance à la participation électorale est, élection par élection, l’illustration d’une désertion des urnes, d’un basculement vers une « démocratie de l’abstention ». Ce phénomène est observable depuis les années 1980 et s’intensifie, tout particulièrement dans les catégories populaires et chez les jeunes. Une démocratie sans électeurs et sans sa jeunesse est-elle encore démocratique ?

L’habitude de la démocratie est si ancrée dans notre inconscient collectif que la célébrer, en cette Journée internationale de la démocratie, peut sembler incongru. La démocratie est pourtant bien plus fragile qu’on ne le croit. Il suffit, en effet, de se remémorer les étudiants de Hongkong qui, en 2014, ont défilé et constitué le mouvement de la « révolution des parapluies ». Comment oublier, en 2020, les rues de New York bondées de pancartes « Count every vote » (« comptez chaque bulletin de vote »).

Ces mouvements civiques sont la preuve que la démocratie ne relève en rien de l’évidence. Au contraire, elle doit être défendue chaque jour davantage, parce qu’elle constitue pour les citoyennes et les citoyens le meilleur moyen de participer activement à la vie politique et institutionnelle de son pays. Elle est un héritage fragile et vulnérable qui, sans une forte mobilisation, pourrait disparaître dans le silence des bureaux de vote…

La France n’est pas épargnée par les maux de la démocratie. Depuis quarante ans, elle a pris des allures d’apathie. Chaque échéance électorale est l’occasion d’un constat de plus en plus évident : les isoloirs se vident, au point d’en devenir une habitude.

 

Ainsi, plus personne ne s’inquiète, la veille d’une élection, de savoir si l’on pourra ou non aller voter. Tout au plus, on commence à s’inquiéter du sort de l’élection au moment des premiers dépouillements. Le taux de participation est scruté à la mi-journée, puis au début de la soirée. On s’étonne qu’il soit toujours plus faible mais on oublie très vite, et aucun travail de fond n’est engagé pour améliorer durablement la situation.

Par le truchement d’un aveuglement général, on préfère ne pas voir, ou ne pas comprendre, que le seul vainqueur de l’élection, celui dont le score est le plus spectaculaire, n’a pas de visage, pas de programme et d’ailleurs, n’est même pas candidat. Presque à tous les coups, ce vainqueur est l’abstention. Ne nous y trompons pas : c’est contre cet ennemi que réside l’enjeu majeur des campagnes électorales à venir. Ne laissons pas ce silence devenir une norme. N’oublions jamais que le vote est le cœur battant de la démocratie et que sans lui, elle n’est plus rien.

Une réforme politique pour plaire aux électeurs des « républicains »

Une réforme politique pour plaire aux électeurs des républicains

 

 

On pourrait légitimement s’interroger sur l’entêtement de Macron à s’embourber dans une réforme des retraites qui n’aura son plein effet que dans une cinquantaine d’années, qui ne commencera à être mis en œuvre qu’après son départ (même s’il est réélu). En fait comme il vient de le déclarer, Macron veut laisser une trace, il considère que cette réforme est historique. La réalité c’est que Macron cherche à séduire l’électorat républicain. On sait que le président de la république a largement été élu par la gauche non pas en raison de la séduction de son programme mais par rejet de Le Pen. Depuis son élection, Macron a été à peu près lâché par tous les électeurs de gauche. Par contre, il ne cesse de progresser à droite. Cette réforme des retraites est donc essentiellement destinée à séduire les électeurs républicains dont il aura absolument besoin pour se qualifier au premier tour en 2022. Macron reprend d’ailleurs à peu près toutes les orientations des républicains dans ce domaine. Il ne s’agit donc pas tellement d’une réforme sociale qui comme d’habitude sera revue tous les cinq ans compte-tenu des incertitudes sur l’environnement économique mais d’une opération politique à finalité électorale. Macon veut absolument montrer qu’il est un grand réformateur pour plaire à la catégorie la plus réactionnaire du pays. Certes, une réforme des retraites est évidemment nécessaire pour des raisons démographiques mais celle qui est envisagée est trop approximative, trop globalisante, trop injuste et trop inefficace. Elle va en outre coûter une somme folle au budget ( rien que pour les enseignants : 10 milliards, auxquels il faudra ajouter les  autres exceptions. En matière de réforme historique, on  fait mieux !  

 

Sondage-Macron-Le Pen : le duel qui lasse 72% des électeurs

Sondage-Macron-Le Pen : le duel qui lasse 72% des électeurs

 

Les Français semblent fatalistes, ils pronostiquent un duel probable entre le Pen et Macron en 2022 mais ne le souhaitent pas vraiment. 68 % des Français estiment que le duel aura lieu mais ils sont 72 % à le regretter. Sans doute le signe qu’il n’y a pas grand-chose à attendre ni de l’un ni de l’autre. Côté Macron, les électeurs qui lui étaient favorables prennent plus en plus de champ, ce qui n’est pas le cas parmi les électeurs de Le Pen. Le phénomène nouveau,  c’est sans doute que le rejet de Macron devient plus fort que le rejet de Le Pen. Jusqu’à la ce rejet de Le Pen avait permis l’élection de plusieurs présidents de la république. Aujourd’hui,  il semble bien que le vent tourne et que la dynamique soit plutôt en faveur de Le Pen tellement le rejet voire  la haine de Macon paraît l’emporter

Pour les sympathisants du Rassemblement national (RN), l’heure de la revanche semble avoir sonné. Ils sont les seuls à souhaiter massivement (70 %) un duel Macron-Le Pen, là où les autres personnes interrogées issues de sensibilités politiques différentes ne dépassent pas 20 %, toutes préférences confondues. Le paradoxe est moins fort qu’on ne le croit. Les Français peuvent très bien en effet pronostiquer le duel et, dans le même temps, le craindre. L’enjeu pour les deux finalistes virtuels sera donc de faire coïncider les deux courbes.

«Il arrivera peut-être, je ne sais pas, qu’un jour vous ayez l’occasion de débattre à nouveau avec le président de la République», a lancé la semaine dernière à l’Assemblée nationale le premier ministre Édouard Philippe à la présidente du Rassemblement national. Marine Le Pen aussi y pense. Elle juge «assez probable qu’on puisse se retrouver avec Emmanuel Macron lors d’un second tour» en 2022. Au-delà des sondages, le paysage politique plaide pour un tel scénario. «Aujourd’hui, je ne pense pas que la situation des autres mouvements politiques leur permette (…) d’être au second tour», a expliqué Marine Le Pen sur Europe 1. Pour s’en convaincre, il suffit aux deux finalistes de regarder autour d’eux.

À gauche, le morcellement. À droite, l’affaiblissement. Au PS, on ne parvient toujours pas à se remettre du quinquennat de François Hollande qui a laissé les socialistes exsangues. On guette sans grand espoir le surgissement d’un improbable poids lourd susceptible de le remettre sur la route de l’Élysée. Pour l’heure, personne ne s’impose. Dans notre sondage, c’est Bernard Cazeneuve (21 %) qui devance très légèrement Ségolène Royal (20 %) pour être estampillé «bon candidat de gauche». Du côté de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, avec 17 %, voit s’effriter inexorablement le capital qui lui avait permis de rêver d’accéder au second tour en 2017. Son outrance dans l’opposition et l’émergence d’ambitions dans son camp l’empêchent pour l’heure de se rendre incontournable. À droite, Les Républicains cherchent toujours leur place face à un président de la République qui ne cesse d’empiéter sur leur territoire. Après avoir mis en œuvre beaucoup de réformes auxquelles la droite a renoncé lorsqu’elle était au pouvoir, voilà désormais qu’Emmanuel Macron leur coupe leur position de repli en s’attaquant à l’immigration. François Baroin, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Gérard Larcher… les présidentiables cherchent la voie sans parvenir à s’imposer. Certes, Baroin (32 %) est jugé comme étant un bon candidat pour la droite mais ne distance Xavier Bertrand que de deux points (30 %), reléguant Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez loin derrière avec respectivement 17 % et 11 %.

 

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: Trump écrit à Erdogan pour ses propres électeurs

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: Trump écrit à Erdogan pour ses propres électeurs

Pratiquement tous les médias se sont étonnés des termes employés dans la lettre envoyée par Trump à Erdogan. En fait comme d’habitude, c’est une lettre très simpliste voire caricaturale mais qui s’adresse essentiellement aux  électeurs de Trump. La première décision, fondamentale celle là, du retrait des troupes US de la Syrie était destinée à satisfaite les électeurs de Trump qui partage le slogan «  l’Amérique d’abord » ; Donc le désengagement progressif de tous les conflits internationaux. La seconde lettre a le même objectif, rassurer les naïfs de son propre camp, un peu récalcitrants vis-à-vis de ce retrait,  avec des promesses de blocus économique. Et chez les lecteurs de Trump (comme aussi ailleurs hélas), plus c’est gros plus ça passe ; c’est du langage de bistrot pour des partisans sociologiquement proches de la clientèle de bistrot.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: ce langage fort peu diplomatique est donc celui employé dans une lettre adressée par le président américain Donald Trump à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

« Trouvons un bon accord », suggère Donald Trump dans cette missive de quatre paragraphes dévoilée mercredi mais datée du 9 octobre, dont l’authenticité a été confirmée à l’AFP. Elle a donc été adressée au président turc le jour où il a lancé ses troupes à l’assaut des Kurdes dans le Nord de la Syrie.

« Vous ne souhaitez pas être responsable du massacre de milliers de personnes, et je ne veux pas être responsable de la destruction de l’économie turque – ce que je ferais (si nécessaire) », écrit le président américain.

« L’Histoire vous jugera d’un oeil favorable si vous agissez de façon juste et humaine. Elle vous considérera à jamais comme le diable si les choses se passent mal », met en garde Donald Trump sans autre précision.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! », conclut le locataire de la Maison Blanche. « Je vous téléphonerai plus tard ».

2017 : des électeurs complices de la médiocrité des débats

2017 : des électeurs complices de la médiocrité des débats

La mise en cause du système politique est légitime, de même que la critique de ses responsables. Une crise dont les facteurs explicatifs sont conjoncturels mais aussi structurels. Au plan conjoncturel, la nature et l’ampleur de la crise économique interrogent  évidemment sur la capacité des candidats à engager des réformes à la hauteur des enjeux. Des candidats dont l’origine sociologique est mal préparée pour traiter de telles questions. Parmi ces candidats, la quasi-totalité n’a jamais été voir mis les pieds dans une entreprise. Il faut aussi prendre en compte des facteurs plus structurels liés aux modalités actuelles de la démocratie qui font émerger le plus souvent des apparatchiks, des bavards et des marchands d’illusions. En l’état actuel des sondages, une majorité des électeurs se dégage en faveur de candidats complètement irresponsables et farfelus. Cela en raison des critiques- souvent justifiées-  qu’ils émettent à l’égard  des gestions précédentes depuis une trentaine d’années mais tout autant en raison des promesses faites à toutes les catégories socioprofessionnelles. C’est en cela que les électeurs eux-mêmes portent aussi une responsabilité vie vis-à-vis des risques que font courir ces candidats incompétents et dangereux. On peut évidemment justifier la critique des gestions antérieures tellement les résultats sont déficients tant en matière de croissance d’emploi ou  d’équilibre financier. Mais par désir de changement, vouloir s’en remettre à des programmes illusoires voire dangereux  relève de l’immaturité politique et économique. Une spécificité un peu trop française.

Le profil des électeurs du Front National : colérique, raciste et facho

Le profil des électeurs du Front National : colérique, raciste et facho

Selon le sondage Ifop-Fiducial réalisé pour le JDD et Sud Radio, la  motivation du vote lepéniste est d’abord « le rejet des autres partis ». Pour autant, « l’adhésion » au FN est revendiquée par 40% de ses électeurs (et 51% de ceux qui ont voté plusieurs fois pour lui) – et en nette augmentation (13% donnaient cette réponse en 1997). Plus précisément, 43% expliquent leur vote par la défiance envers les autres formations, mais 35% partagent « le constat » du FN sur l’état du pays et 34% adhèrent à ses «  solutions sur l’immigration », soit bien plus qu’à ses propositions économiques et sociales (19%). Pour identifier ces « valeurs », l’Ifop a soumis à son panel une série d’affirmations en invitant chaque sondé à y souscrire ou à s’y opposer. L’écart se révèle manifeste, parfois abyssal, entre les réponses lepénistes et les autres. Ainsi, 86% des sympathisants FN (contre 50% de ceux qui n’ont jamais voté pour ce parti) disent qu’ »on ne se sent plus chez soi » en France, 84% (contre 50%) qu’on ne s’y sent pas « en sécurité« , 80% que l’immigration coûte plus qu’elle ne rapporte (contre 57%), 73% que l’islam est incompatible avec la République (contre 43%). Ils sont même 63% à considérer qu’il y a « trop de libertés » dans notre pays et 74% souhaitent le rétablissement de la peine de mort, alors que ce sujet ne figure plus au programme officiel du FN.  Malgré l’enracinement de son parti, Marine Le Pen conserve un profil spécialement clivant. Seuls 20% des Français lui prêtent une stature de chef d’État, 20% à peine la trouvent compétente, 17% honnête. Même chez ses partisans, elle ne recueille qu’une approbation relative : une courte majorité pense qu’elle appliquerait son programme à l’Élysée (54%) et la trouve sincère (51%) ; une minorité la trouve compétente (48%) et honnête (40%).

 

* Notre le  JDD-Sud Radio a été réalisé par l’institut Ifop et Fiducial. L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 966 personnes ayant déjà voté pour le Front national, extrait d’un échantillon de 3.200 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 31 mars au 5 avril 2017.

 

2017 : des électeurs irresponsables

2017 : des électeurs irresponsables

La mise en cause du système politique est légitime, de même que la critique de ses responsables. Une crise dont les facteurs explicatifs sont conjoncturels mais aussi structurels. Au plan conjoncturel, la nature et l’ampleur de la crise économique interrogent  évidemment sur la capacité des candidats à engager des réformes à la hauteur des enjeux. Des candidats dont l’origine sociologique est mal préparée est mal préparée pour traiter de telles questions. Parmi ces candidats, la quasi-totalité n’a jamais été voir mis les pieds dans une entreprise. Il faut aussi prendre en compte des facteurs plus structurels liés aux modalités actuelles de la démocratie qui font émerger le plus souvent des apparatchiks, des bavards et des marchands d’illusions. En l’état actuel des sondages, une majorité des électeurs se dégage en faveur de candidats complètement irresponsables et farfelus. Cela en raison des critiques- souvent justifiées-  qu’ils émettent à l’égard – des gestions précédentes depuis une trentaine d’années mais tout autant en raison des promesses faites à toutes les catégories socioprofessionnelles. C’est en cela que les électeurs eux-mêmes portent aussi une responsabilité vie vis-à-vis des risques que font courir ces candidats incompétents et dangereux. On peut évidemment justifier la critique des gestions antérieures tellement les résultats sont déficients tant en matière de croissance d’emploi d’équilibre financier. Mais par désir de changement, vouloir s’en remettre à des programmes illusoires voire dangereux  relève de l’immaturité politique et économique. Une spécificité un peu trop française.

 

Macron : des électeurs de plus en plus sûrs

Macron : des électeurs de plus en plus sûrs

La perspective de voter Macron se renforcent. Les électeurs étaient 30 % certains il y a environ un mois,  ils sont désormais plus de 60 % dans ce cas selon un sondage Ipsos-Sopra Steria Cevipof pour Le Monde et la Fondation Jean Jaurès publié. L’augmentation de la certitude des intentions de vote pour Emmanuel Macron au premier tour lui permet de passer de la neuvième place (sur onze candidats), à la troisième, derrière François Fillon et Marine Le Pen, respectivement crédités de 75 % de votes sûrs et 82%. Marine Le Pen et le candidat d’En Marche ! recueillent chacun 25% des intentions de vote, devançant nettement leur concurrent Les Républicains François Fillon (17,5%), selon cette étude d’opinion. La candidate du Front national recule de deux points par rapport à un sondage équivalent de la mi-mars, tandis qu’Emmanuel Macron en perd un. François Fillon est stable. L’ancien ministre de l’Economie de François Hollande semble ainsi mettre derrière lui sa principale fragilité, celle d’un électorat peu sûr de lui il y a encore quelques semaines. « L’offre électorale s’est affinée au fur et à mesure (…), l’électeur commence à faire son vrai choix », a dit à Reuters Madani Cheurfa, du Cevipof, qui a participé au sondage. L’augmentation de la certitude des intentions de vote pour Emmanuel Macron au premier tour lui permet de passer de la neuvième place (sur onze candidats), à la troisième, derrière François Fillon et Marine Le Pen, respectivement crédités de 75 % de votes sûrs et 82%. Au second tour, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen, avec 61% contre 39%. « Les deux candidats n’ont pas le même électorat, il n’y a pas de compétition entre les deux », explique Madani Cheurfa. « L’enjeu sera surtout pour chacun de mobiliser le plus son électorat », ajoute-t-il. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) serait quatrième du premier tour, avec 15%, en hausse de 3,5 points, son concurrent socialiste Benoît Hamon étant cinquième, avec 10%, en baisse de 2,5 points.

Le sondage a été réalisé du 31 mars au 2 avril. Le Monde précise qu’il porte sur 9.460 personnes certaines d’aller voter au sein d’un échantillon de 14.300 personnes interrogées.

Fillon : des électeurs plutôt âgés et aisés

Fillon : des électeurs plutôt âgés et aisés

 

Dune manière générale ce sont davantage les électeurs assez aisés et âgés qui se sont déplacés pour la primaire de la droite, un électorat assez conservateur qui s’est très  majoritairement prononcé pour Fillon. Les électeurs de François Fillon sont majoritairement des hommes (56%), selon Harris Interactive. Les 65 ans et plus – essentiellement les retraités -, se sont majoritairement prononcés pour François Fillon (41%).  Alain Juppé a rassemblé pour sa part un électorat plus jeune, le niveau d’éducation s’équilibrant entre les deux électorats. Enfin, les trois quarts des électeurs du second tour se disant proches de la gauche (environ 15% du total) ont voté Juppé, contre un quart Fillon, qui a fait le plein chez les sympathisants des Républicains (57% contre 28% pour Juppé).  Par ailleurs, l’écrasante majorité des votants (70% et plus, Harris et Opinionway) a fait son choix dès l’annonce des résultats du 1er tour, voire avant qu’ils ne soient connus. Les électeurs ont clairement opté pour celui qui leur semblait le mieux placé pour l’emporter en 2017, sans attendre la campagne et le débat d’entre-deux-tours.   Pour Elabe, le vote Fillon a été un vote d’ »adhésion » (79%), contrairement au vote Juppé qui s’est partagé entre « adhésion » (49%) et vote d’« opposition à l’autre candidat » (50%).

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