Archive pour le Tag 'Electeurs'

Hollande à 2 % ! Pas de matières grasses, chez les électeurs !

Hollande à 2 % ! Pas de matières grasses, chez les électeurs ! 

Hollande qui distribue actuellement à l’occasion de son dernier ouvrage les bons points et surtout Les coups de pied au cul de la majorité comme de l’opposition . Hollande ne recueille pourtant pas vraiment l’adhésion d’un grand nombre de Français. Un sondage le  mesure en effet à 2 %, d’après un sondage non publié. . Il ne s’agit pas de matières grasses car là il doit dépasser nettement ce chiffre tellement il a tendance à s’empâter depuis qu’il a quitté l’Élysée. Non, il s’agit de sondages électoraux qui la mettent encore plus bas qu’Anne Hidalgo qui évolue entre 3 et 4 %.

Le pire évidemment ce que François Hollande continu de donner des conseils voir des leçons sur la manière de gérer la politique.

 

 

Vers une démocratie sans électeurs ?

Vers une démocratie sans électeurs ? 

 

 

A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, un collectif d’universitaires et de membres de l’ONG A Voté alerte, dans une tribune au « Monde », sur les dangers de l’abstention, en particulier chez les jeunes.Pour preuve, beaucoup de candidats lors des dernières municipales des dernières départementales ont été élus avec seulement 10 % des voix du corps électoral. (extrait)

 

Tribune.

Parlementaire ou présidentielle, délibérative ou représentative, liquide ou participative, la démocratie donne à chacun la chance de participer au choix des règles qui conditionnent notre vie quotidienne.

Pourtant, la tendance à la participation électorale est, élection par élection, l’illustration d’une désertion des urnes, d’un basculement vers une « démocratie de l’abstention ». Ce phénomène est observable depuis les années 1980 et s’intensifie, tout particulièrement dans les catégories populaires et chez les jeunes. Une démocratie sans électeurs et sans sa jeunesse est-elle encore démocratique ?

L’habitude de la démocratie est si ancrée dans notre inconscient collectif que la célébrer, en cette Journée internationale de la démocratie, peut sembler incongru. La démocratie est pourtant bien plus fragile qu’on ne le croit. Il suffit, en effet, de se remémorer les étudiants de Hongkong qui, en 2014, ont défilé et constitué le mouvement de la « révolution des parapluies ». Comment oublier, en 2020, les rues de New York bondées de pancartes « Count every vote » (« comptez chaque bulletin de vote »).

Ces mouvements civiques sont la preuve que la démocratie ne relève en rien de l’évidence. Au contraire, elle doit être défendue chaque jour davantage, parce qu’elle constitue pour les citoyennes et les citoyens le meilleur moyen de participer activement à la vie politique et institutionnelle de son pays. Elle est un héritage fragile et vulnérable qui, sans une forte mobilisation, pourrait disparaître dans le silence des bureaux de vote…

La France n’est pas épargnée par les maux de la démocratie. Depuis quarante ans, elle a pris des allures d’apathie. Chaque échéance électorale est l’occasion d’un constat de plus en plus évident : les isoloirs se vident, au point d’en devenir une habitude.

 

Ainsi, plus personne ne s’inquiète, la veille d’une élection, de savoir si l’on pourra ou non aller voter. Tout au plus, on commence à s’inquiéter du sort de l’élection au moment des premiers dépouillements. Le taux de participation est scruté à la mi-journée, puis au début de la soirée. On s’étonne qu’il soit toujours plus faible mais on oublie très vite, et aucun travail de fond n’est engagé pour améliorer durablement la situation.

Par le truchement d’un aveuglement général, on préfère ne pas voir, ou ne pas comprendre, que le seul vainqueur de l’élection, celui dont le score est le plus spectaculaire, n’a pas de visage, pas de programme et d’ailleurs, n’est même pas candidat. Presque à tous les coups, ce vainqueur est l’abstention. Ne nous y trompons pas : c’est contre cet ennemi que réside l’enjeu majeur des campagnes électorales à venir. Ne laissons pas ce silence devenir une norme. N’oublions jamais que le vote est le cœur battant de la démocratie et que sans lui, elle n’est plus rien.

2022 : le vote inutile des électeurs de gauche pour Macron

2022 : le vote inutile des électeurs de gauche pour Macron

 Selon une note de la fondation Jean-Jaurès publiée ce jeudi, une grande part de leurs électeurs seraient prêts à voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour du scrutin d’avril prochain pour faire barrage à l’extrême droite.Un vote qualifié « d’utile » mais qui serait en faite complètement inutile du fait qu’il ne faut guère espérer de la part de Macron autre chose qu’une vision libérale obsolète . Bref pas vraiment un vote utile mais plutôt désespéré par la nullité des candidats de gauche.

Selon  un sondage de l’Institut BVA (*), 57 % des électeurs potentiels de la socialiste Anne Hidalgo et 54 % de ceux prêts à donner leur voix à l’écologiste Yannick Jadot seraient ainsi tentés par un vote utile en faveur du président sortant dès le premier tour. Un chiffre qui tombe à 41 % (ce qui reste élevé) pour les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon.

 

Selon Adélaïde Zulfikarpasic, directrice de BVA Opinion, les électeurs de gauche sont « déboussolés » et « perdus » face à la dispersion et surtout la faiblesse des candidatures de leur camp politique. Excepté Jean-Luc-Mélenchon dans certaines enquêtes, aucun candidat ne dépasse la barre des 10 % d’intentions de vote . Pire, l’ensemble du bloc de gauche et d’extrême gauche ne totalise qu’aux alentours de 30 % des voix. Dans l’enquête de BVA, le chiffre tombe même à 27,5 %… Face à des scores si décourageants, une grande partie de l’électorat de gauche aurait intégré que leur camp politique n’avait aucune chance dans ce scrutin.

2022 et augmentations des salaires : des électeurs pas dupes ( François Bayrou)

2022 et augmentations des salaires : des électeurs pas dupes ( François Bayrou)

 

 

À juste titre ,François Bayrou, commissaire au plan et à la productivité dénonce le concours de démagogie de nombre de candidats qui proposent de très fortes hausses de salaires. La vérité sans doute, c’est que la campagne manque sérieusement de contenu et que les candidats cachent le vide en se transformant en syndicalistes.

 

Interview de Bayrou dans le JDD (extrait)

 

Tous les candidats à la présidentielle font assaut de mesures pour augmenter les salaires. Que pensez-vous de cette débauche de propositions?
Les promesses mirobolantes, c’est la maladie infantile des campagnes électorales. Et de ce point de vue, cette campagne est partie sur les chapeaux de roues! Mais quelle crédibilité? Quand Mme Hidalgo propose le doublement « au moins » du salaire des enseignants, donc de tous les salaires et des retraites de la fonction publique, sans en financer un seul euro, et en annonçant en même temps une baisse des taxes, c’est croire que les électeurs sont débiles. Et toute annonce d’augmentation générale des salaires, décidée d’en haut par le seul pouvoir politique, dans un pays en déficit du commerce extérieur et en déficit budgétaire, se heurtera au mur du réel. La hausse des salaires est naturelle et bienvenue quand elle correspond à une augmentation de la productivité.

 

Lesquelles?
Les hausses justes et bienvenues, secteur par secteur, sont celles qui sont liées au besoin des entreprises d’embaucher des professionnels qualifiés, dans les secteurs qui ont du mal à recruter, et aussi l’amélioration du revenu par l’association des salariés aux bonnes performances de leur entreprise.

 

Les propositions d’augmentation générale avancées par les différents candidats ne vous semblent donc ni réalistes ni tenables?
Les promesses d’augmentation massives et générales sont des tentatives d’abus de confiance, sans crédibilité, et dont les citoyens ne sont pas dupes une seule seconde.

 

Mais pourquoi n’est-ce pas crédible?
Dans l’immense majorité des entreprises privées, il n’y a pas de hausse des salaires solide sans hausse de la productivité et des résultats réels de l’entreprise. Dans la fonction publique, la limite, ce sont évidemment les ressources publiques, les impôts et les taxes qui permettent de financer ces augmentations. La voie de la baisse des charges a souvent été explorée, mais a atteint sa limite : les charges sur les bas salaires, au niveau du smic, ont quasiment été réduites à zéro. Ce qui crée des trappes à bas salaires : les employeurs répugnent donc à sortir du smic car ils augmenteraient considérablement leurs charges. En d’autres temps, c’était facile : en 1968, en 1981, on a vécu de fortes augmentations de façade, gommées quelques mois plus tard par une dévaluation. En réalité, ces augmentations apparentes avaient été payées en monnaie de singe. Aujourd’hui, avec la monnaie unique pour les pays européens, cette manipulation n’est plus possible.

 Que préconisez-vous, donc, pour parvenir à des hausses de salaires significatives?
En premier lieu, et de façon immédiate : la progression de la participation et de l’intéressement. Il faut que, dans l’esprit des chefs d’entreprise et des salariés, il y ait une liaison quasi automatique entre performance de l’entreprise et amélioration des revenus des salariés. C’est la clé la plus accessible. Dans nombre d’entreprises, cela peut faire un treizième ou un quatorzième mois. Il y a un deuxième moyen de faire monter les salaires, c’est de partir à la reconquête du secteur productif du pays : il y aura davantage de besoins en emploi, davantage d’offres d’emploi, nécessaires pour suivre les carnets de commandes. Ce qui s’accompagnera d’une hausse des salaires. Ça, c’est la stratégie de fond que nous devons suivre.

 

Avez-vous d’autres pistes?
Il existe aussi une troisième voie : réfléchir au reste à charge, à maîtriser et à baisser les charges obligatoires qui pèsent sur les familles et les salariés. Regardez l’énergie : si nous en restons à l’énergie traditionnelle, le pétrole ou le gaz, alors elle coûtera de plus en plus cher, et d’abord pour des raisons liées au climat. Mais si nous prenons les renouvelables au sérieux et investissons sérieusement dans la production d’énergie nucléaire, avec zéro émissions de gaz à effet de serre et des coûts garantis sur le long terme, nous empêcherons les prix de l’énergie d’exploser. Et cela évite d’assommer le consommateur en augmentant constamment le prix de l’énergie et les taxes.

Les thèmes de l’immigration et de la sécurité occupent une place centrale dans ce début de campagne. Mais la question des salaires et, au-delà, du pouvoir d’achat ne constitue-t-elle pas une priorité pour les Français?
Si vous regardez les sondages pendant les précédentes campagnes, le pouvoir d’achat arrive très souvent en tête des préoccupations. Et cette fois encore, les questions du salaire, du travail, du nombre d’emplois offerts, de la productivité et de la qualité des services publics, ce sont les principales questions qui se posent aujourd’hui à la société française. Évidemment, celles qui tiennent à l’identité sont réelles et très importantes : avant de savoir ce que vous voulez, vous devez savoir qui vous êtes. Ces questions-là doivent donc être prises en charge. Mais avec équilibre, pas avec excès et obsessionnellement, comme c’est le cas actuellement.

 

Aujourd’hui, les indicateurs économiques sont au vert, mais beaucoup s’inquiètent d’une dégradation, en pleine campagne présidentielle, du pouvoir d’achat des Français. N’est-ce pas un problème politique pour Emmanuel Macron?
La formulation de votre question est intéressante. Après de telles crises, les Gilets jaunes et la crise incroyable du Covid, qui aurait pu imaginer qu’une question d’un grand journal commence par le fait que les indicateurs économiques sont « au vert »? Ce n’est pas un hasard : c’est parce que des décisions ont été prises. Amélioration des conditions de travail des entreprises, climat de confiance, État présent dans les crises et (un peu) plus efficace, fiscalité mieux adaptée, pour l’entreprise et pour les ménages avec la suppression de la taxe d’habitation, augmentation des revenus des salariés, des plus basses retraites, de l’allocation adulte handicapé : ce sont des coups de pouce massifs en dépit des crises et dont l’efficacité est manifeste. Et donc, oui, quand l’économie va mieux, la question du pouvoir d’achat vient naturellement. Mais les électeurs ne se laissent plus prendre au piège des promesses du Père Noël et des baguettes magiques. Ils jugent en même temps la qualité des propositions et la crédibilité de ceux qui les formulent. Propositions mirobolantes et crédibilité zéro égalent un haussement d’épaules de la part de l’opinion.

 

La question du pouvoir d’achat sera-t-elle le talon d’Achille du bilan de

Craignez-vous un retour de la grogne sociale, une éruption semblable à celle des Gilets jaunes en 2018?
Le phénomène des Gilets jaunes révélait deux exaspérations : l’une qui tient à la situation économique et sociale et aux difficultés de fin de mois, notamment en raison de l’augmentation continue et non compensée du gasoil, indispensable pour rouler et se chauffer ; l’autre au sentiment d’humiliation de ceux qui ne se sentent pas pris en compte. Ce mélange est détonant et dangereux. C’est pourquoi, outre le sujet du pouvoir d’achat, il faut traiter celui des mécanismes démocratiques de reconnaissance de tous ceux qui sont en bas de la pyramide, recréer le lien entre leur citoyenneté émoussée et les pouvoirs, réinventer une pleine citoyenneté. Le Président avait identifié ces problèmes en 2017. Ont-ils été résolus en cinq ans? Non. Il y a eu des réticences considérables, des blocages dans l’appareil d’État, des inerties dans les administrations. Cela sera l’un des enjeux du quinquennat qui vient : réussir à faire bouger ce qui est congelé dans l’organisation de la société française. Sinon, l’inquiétude et la colère ne passeront pas.

Société- Une démocratie sans électeurs ?

Politique- Une démocratie sans électeurs ? 

 

 

A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, un collectif d’universitaires et de membres de l’ONG A Voté alerte, dans une tribune au « Monde », sur les dangers de l’abstention, en particulier chez les jeunes.(extrait)

 

Tribune.

Parlementaire ou présidentielle, délibérative ou représentative, liquide ou participative, la démocratie donne à chacun la chance de participer au choix des règles qui conditionnent notre vie quotidienne.

Pourtant, la tendance à la participation électorale est, élection par élection, l’illustration d’une désertion des urnes, d’un basculement vers une « démocratie de l’abstention ». Ce phénomène est observable depuis les années 1980 et s’intensifie, tout particulièrement dans les catégories populaires et chez les jeunes. Une démocratie sans électeurs et sans sa jeunesse est-elle encore démocratique ?

L’habitude de la démocratie est si ancrée dans notre inconscient collectif que la célébrer, en cette Journée internationale de la démocratie, peut sembler incongru. La démocratie est pourtant bien plus fragile qu’on ne le croit. Il suffit, en effet, de se remémorer les étudiants de Hongkong qui, en 2014, ont défilé et constitué le mouvement de la « révolution des parapluies ». Comment oublier, en 2020, les rues de New York bondées de pancartes « Count every vote » (« comptez chaque bulletin de vote »).

Ces mouvements civiques sont la preuve que la démocratie ne relève en rien de l’évidence. Au contraire, elle doit être défendue chaque jour davantage, parce qu’elle constitue pour les citoyennes et les citoyens le meilleur moyen de participer activement à la vie politique et institutionnelle de son pays. Elle est un héritage fragile et vulnérable qui, sans une forte mobilisation, pourrait disparaître dans le silence des bureaux de vote…

La France n’est pas épargnée par les maux de la démocratie. Depuis quarante ans, elle a pris des allures d’apathie. Chaque échéance électorale est l’occasion d’un constat de plus en plus évident : les isoloirs se vident, au point d’en devenir une habitude.

 

Ainsi, plus personne ne s’inquiète, la veille d’une élection, de savoir si l’on pourra ou non aller voter. Tout au plus, on commence à s’inquiéter du sort de l’élection au moment des premiers dépouillements. Le taux de participation est scruté à la mi-journée, puis au début de la soirée. On s’étonne qu’il soit toujours plus faible mais on oublie très vite, et aucun travail de fond n’est engagé pour améliorer durablement la situation.

Par le truchement d’un aveuglement général, on préfère ne pas voir, ou ne pas comprendre, que le seul vainqueur de l’élection, celui dont le score est le plus spectaculaire, n’a pas de visage, pas de programme et d’ailleurs, n’est même pas candidat. Presque à tous les coups, ce vainqueur est l’abstention. Ne nous y trompons pas : c’est contre cet ennemi que réside l’enjeu majeur des campagnes électorales à venir. Ne laissons pas ce silence devenir une norme. N’oublions jamais que le vote est le cœur battant de la démocratie et que sans lui, elle n’est plus rien.

Politique- vers une démocratie sans électeurs ?

Politique- vers ne démocratie sans électeurs ? 

 

 

A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, un collectif d’universitaires et de membres de l’ONG A Voté alerte, dans une tribune au « Monde », sur les dangers de l’abstention, en particulier chez les jeunes.(extrait)

 

Tribune.

Parlementaire ou présidentielle, délibérative ou représentative, liquide ou participative, la démocratie donne à chacun la chance de participer au choix des règles qui conditionnent notre vie quotidienne.

Pourtant, la tendance à la participation électorale est, élection par élection, l’illustration d’une désertion des urnes, d’un basculement vers une « démocratie de l’abstention ». Ce phénomène est observable depuis les années 1980 et s’intensifie, tout particulièrement dans les catégories populaires et chez les jeunes. Une démocratie sans électeurs et sans sa jeunesse est-elle encore démocratique ?

L’habitude de la démocratie est si ancrée dans notre inconscient collectif que la célébrer, en cette Journée internationale de la démocratie, peut sembler incongru. La démocratie est pourtant bien plus fragile qu’on ne le croit. Il suffit, en effet, de se remémorer les étudiants de Hongkong qui, en 2014, ont défilé et constitué le mouvement de la « révolution des parapluies ». Comment oublier, en 2020, les rues de New York bondées de pancartes « Count every vote » (« comptez chaque bulletin de vote »).

Ces mouvements civiques sont la preuve que la démocratie ne relève en rien de l’évidence. Au contraire, elle doit être défendue chaque jour davantage, parce qu’elle constitue pour les citoyennes et les citoyens le meilleur moyen de participer activement à la vie politique et institutionnelle de son pays. Elle est un héritage fragile et vulnérable qui, sans une forte mobilisation, pourrait disparaître dans le silence des bureaux de vote…

La France n’est pas épargnée par les maux de la démocratie. Depuis quarante ans, elle a pris des allures d’apathie. Chaque échéance électorale est l’occasion d’un constat de plus en plus évident : les isoloirs se vident, au point d’en devenir une habitude.

 

Ainsi, plus personne ne s’inquiète, la veille d’une élection, de savoir si l’on pourra ou non aller voter. Tout au plus, on commence à s’inquiéter du sort de l’élection au moment des premiers dépouillements. Le taux de participation est scruté à la mi-journée, puis au début de la soirée. On s’étonne qu’il soit toujours plus faible mais on oublie très vite, et aucun travail de fond n’est engagé pour améliorer durablement la situation.

Par le truchement d’un aveuglement général, on préfère ne pas voir, ou ne pas comprendre, que le seul vainqueur de l’élection, celui dont le score est le plus spectaculaire, n’a pas de visage, pas de programme et d’ailleurs, n’est même pas candidat. Presque à tous les coups, ce vainqueur est l’abstention. Ne nous y trompons pas : c’est contre cet ennemi que réside l’enjeu majeur des campagnes électorales à venir. Ne laissons pas ce silence devenir une norme. N’oublions jamais que le vote est le cœur battant de la démocratie et que sans lui, elle n’est plus rien.

Société- Une démocratie sans électeurs ?

Société- Une démocratie sans électeurs ? 

 

 

A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, un collectif d’universitaires et de membres de l’ONG A Voté alerte, dans une tribune au « Monde », sur les dangers de l’abstention, en particulier chez les jeunes.(extrait)

 

Tribune.

Parlementaire ou présidentielle, délibérative ou représentative, liquide ou participative, la démocratie donne à chacun la chance de participer au choix des règles qui conditionnent notre vie quotidienne.

Pourtant, la tendance à la participation électorale est, élection par élection, l’illustration d’une désertion des urnes, d’un basculement vers une « démocratie de l’abstention ». Ce phénomène est observable depuis les années 1980 et s’intensifie, tout particulièrement dans les catégories populaires et chez les jeunes. Une démocratie sans électeurs et sans sa jeunesse est-elle encore démocratique ?

L’habitude de la démocratie est si ancrée dans notre inconscient collectif que la célébrer, en cette Journée internationale de la démocratie, peut sembler incongru. La démocratie est pourtant bien plus fragile qu’on ne le croit. Il suffit, en effet, de se remémorer les étudiants de Hongkong qui, en 2014, ont défilé et constitué le mouvement de la « révolution des parapluies ». Comment oublier, en 2020, les rues de New York bondées de pancartes « Count every vote » (« comptez chaque bulletin de vote »).

Ces mouvements civiques sont la preuve que la démocratie ne relève en rien de l’évidence. Au contraire, elle doit être défendue chaque jour davantage, parce qu’elle constitue pour les citoyennes et les citoyens le meilleur moyen de participer activement à la vie politique et institutionnelle de son pays. Elle est un héritage fragile et vulnérable qui, sans une forte mobilisation, pourrait disparaître dans le silence des bureaux de vote…

La France n’est pas épargnée par les maux de la démocratie. Depuis quarante ans, elle a pris des allures d’apathie. Chaque échéance électorale est l’occasion d’un constat de plus en plus évident : les isoloirs se vident, au point d’en devenir une habitude.

 

Ainsi, plus personne ne s’inquiète, la veille d’une élection, de savoir si l’on pourra ou non aller voter. Tout au plus, on commence à s’inquiéter du sort de l’élection au moment des premiers dépouillements. Le taux de participation est scruté à la mi-journée, puis au début de la soirée. On s’étonne qu’il soit toujours plus faible mais on oublie très vite, et aucun travail de fond n’est engagé pour améliorer durablement la situation.

Par le truchement d’un aveuglement général, on préfère ne pas voir, ou ne pas comprendre, que le seul vainqueur de l’élection, celui dont le score est le plus spectaculaire, n’a pas de visage, pas de programme et d’ailleurs, n’est même pas candidat. Presque à tous les coups, ce vainqueur est l’abstention. Ne nous y trompons pas : c’est contre cet ennemi que réside l’enjeu majeur des campagnes électorales à venir. Ne laissons pas ce silence devenir une norme. N’oublions jamais que le vote est le cœur battant de la démocratie et que sans lui, elle n’est plus rien.

Une réforme politique pour plaire aux électeurs des « républicains »

Une réforme politique pour plaire aux électeurs des républicains

 

 

On pourrait légitimement s’interroger sur l’entêtement de Macron à s’embourber dans une réforme des retraites qui n’aura son plein effet que dans une cinquantaine d’années, qui ne commencera à être mis en œuvre qu’après son départ (même s’il est réélu). En fait comme il vient de le déclarer, Macron veut laisser une trace, il considère que cette réforme est historique. La réalité c’est que Macron cherche à séduire l’électorat républicain. On sait que le président de la république a largement été élu par la gauche non pas en raison de la séduction de son programme mais par rejet de Le Pen. Depuis son élection, Macron a été à peu près lâché par tous les électeurs de gauche. Par contre, il ne cesse de progresser à droite. Cette réforme des retraites est donc essentiellement destinée à séduire les électeurs républicains dont il aura absolument besoin pour se qualifier au premier tour en 2022. Macron reprend d’ailleurs à peu près toutes les orientations des républicains dans ce domaine. Il ne s’agit donc pas tellement d’une réforme sociale qui comme d’habitude sera revue tous les cinq ans compte-tenu des incertitudes sur l’environnement économique mais d’une opération politique à finalité électorale. Macon veut absolument montrer qu’il est un grand réformateur pour plaire à la catégorie la plus réactionnaire du pays. Certes, une réforme des retraites est évidemment nécessaire pour des raisons démographiques mais celle qui est envisagée est trop approximative, trop globalisante, trop injuste et trop inefficace. Elle va en outre coûter une somme folle au budget ( rien que pour les enseignants : 10 milliards, auxquels il faudra ajouter les  autres exceptions. En matière de réforme historique, on  fait mieux !  

 

Sondage-Macron-Le Pen : le duel qui lasse 72% des électeurs

Sondage-Macron-Le Pen : le duel qui lasse 72% des électeurs

 

Les Français semblent fatalistes, ils pronostiquent un duel probable entre le Pen et Macron en 2022 mais ne le souhaitent pas vraiment. 68 % des Français estiment que le duel aura lieu mais ils sont 72 % à le regretter. Sans doute le signe qu’il n’y a pas grand-chose à attendre ni de l’un ni de l’autre. Côté Macron, les électeurs qui lui étaient favorables prennent plus en plus de champ, ce qui n’est pas le cas parmi les électeurs de Le Pen. Le phénomène nouveau,  c’est sans doute que le rejet de Macron devient plus fort que le rejet de Le Pen. Jusqu’à la ce rejet de Le Pen avait permis l’élection de plusieurs présidents de la république. Aujourd’hui,  il semble bien que le vent tourne et que la dynamique soit plutôt en faveur de Le Pen tellement le rejet voire  la haine de Macon paraît l’emporter

Pour les sympathisants du Rassemblement national (RN), l’heure de la revanche semble avoir sonné. Ils sont les seuls à souhaiter massivement (70 %) un duel Macron-Le Pen, là où les autres personnes interrogées issues de sensibilités politiques différentes ne dépassent pas 20 %, toutes préférences confondues. Le paradoxe est moins fort qu’on ne le croit. Les Français peuvent très bien en effet pronostiquer le duel et, dans le même temps, le craindre. L’enjeu pour les deux finalistes virtuels sera donc de faire coïncider les deux courbes.

«Il arrivera peut-être, je ne sais pas, qu’un jour vous ayez l’occasion de débattre à nouveau avec le président de la République», a lancé la semaine dernière à l’Assemblée nationale le premier ministre Édouard Philippe à la présidente du Rassemblement national. Marine Le Pen aussi y pense. Elle juge «assez probable qu’on puisse se retrouver avec Emmanuel Macron lors d’un second tour» en 2022. Au-delà des sondages, le paysage politique plaide pour un tel scénario. «Aujourd’hui, je ne pense pas que la situation des autres mouvements politiques leur permette (…) d’être au second tour», a expliqué Marine Le Pen sur Europe 1. Pour s’en convaincre, il suffit aux deux finalistes de regarder autour d’eux.

À gauche, le morcellement. À droite, l’affaiblissement. Au PS, on ne parvient toujours pas à se remettre du quinquennat de François Hollande qui a laissé les socialistes exsangues. On guette sans grand espoir le surgissement d’un improbable poids lourd susceptible de le remettre sur la route de l’Élysée. Pour l’heure, personne ne s’impose. Dans notre sondage, c’est Bernard Cazeneuve (21 %) qui devance très légèrement Ségolène Royal (20 %) pour être estampillé «bon candidat de gauche». Du côté de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, avec 17 %, voit s’effriter inexorablement le capital qui lui avait permis de rêver d’accéder au second tour en 2017. Son outrance dans l’opposition et l’émergence d’ambitions dans son camp l’empêchent pour l’heure de se rendre incontournable. À droite, Les Républicains cherchent toujours leur place face à un président de la République qui ne cesse d’empiéter sur leur territoire. Après avoir mis en œuvre beaucoup de réformes auxquelles la droite a renoncé lorsqu’elle était au pouvoir, voilà désormais qu’Emmanuel Macron leur coupe leur position de repli en s’attaquant à l’immigration. François Baroin, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Gérard Larcher… les présidentiables cherchent la voie sans parvenir à s’imposer. Certes, Baroin (32 %) est jugé comme étant un bon candidat pour la droite mais ne distance Xavier Bertrand que de deux points (30 %), reléguant Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez loin derrière avec respectivement 17 % et 11 %.

 

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: Trump écrit à Erdogan pour ses propres électeurs

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: Trump écrit à Erdogan pour ses propres électeurs

Pratiquement tous les médias se sont étonnés des termes employés dans la lettre envoyée par Trump à Erdogan. En fait comme d’habitude, c’est une lettre très simpliste voire caricaturale mais qui s’adresse essentiellement aux  électeurs de Trump. La première décision, fondamentale celle là, du retrait des troupes US de la Syrie était destinée à satisfaite les électeurs de Trump qui partage le slogan «  l’Amérique d’abord » ; Donc le désengagement progressif de tous les conflits internationaux. La seconde lettre a le même objectif, rassurer les naïfs de son propre camp, un peu récalcitrants vis-à-vis de ce retrait,  avec des promesses de blocus économique. Et chez les lecteurs de Trump (comme aussi ailleurs hélas), plus c’est gros plus ça passe ; c’est du langage de bistrot pour des partisans sociologiquement proches de la clientèle de bistrot.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! »: ce langage fort peu diplomatique est donc celui employé dans une lettre adressée par le président américain Donald Trump à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

« Trouvons un bon accord », suggère Donald Trump dans cette missive de quatre paragraphes dévoilée mercredi mais datée du 9 octobre, dont l’authenticité a été confirmée à l’AFP. Elle a donc été adressée au président turc le jour où il a lancé ses troupes à l’assaut des Kurdes dans le Nord de la Syrie.

« Vous ne souhaitez pas être responsable du massacre de milliers de personnes, et je ne veux pas être responsable de la destruction de l’économie turque – ce que je ferais (si nécessaire) », écrit le président américain.

« L’Histoire vous jugera d’un oeil favorable si vous agissez de façon juste et humaine. Elle vous considérera à jamais comme le diable si les choses se passent mal », met en garde Donald Trump sans autre précision.

« Ne jouez pas au dur! Ne faites pas l’idiot! », conclut le locataire de la Maison Blanche. « Je vous téléphonerai plus tard ».

2017 : des électeurs complices de la médiocrité des débats

2017 : des électeurs complices de la médiocrité des débats

La mise en cause du système politique est légitime, de même que la critique de ses responsables. Une crise dont les facteurs explicatifs sont conjoncturels mais aussi structurels. Au plan conjoncturel, la nature et l’ampleur de la crise économique interrogent  évidemment sur la capacité des candidats à engager des réformes à la hauteur des enjeux. Des candidats dont l’origine sociologique est mal préparée pour traiter de telles questions. Parmi ces candidats, la quasi-totalité n’a jamais été voir mis les pieds dans une entreprise. Il faut aussi prendre en compte des facteurs plus structurels liés aux modalités actuelles de la démocratie qui font émerger le plus souvent des apparatchiks, des bavards et des marchands d’illusions. En l’état actuel des sondages, une majorité des électeurs se dégage en faveur de candidats complètement irresponsables et farfelus. Cela en raison des critiques- souvent justifiées-  qu’ils émettent à l’égard  des gestions précédentes depuis une trentaine d’années mais tout autant en raison des promesses faites à toutes les catégories socioprofessionnelles. C’est en cela que les électeurs eux-mêmes portent aussi une responsabilité vie vis-à-vis des risques que font courir ces candidats incompétents et dangereux. On peut évidemment justifier la critique des gestions antérieures tellement les résultats sont déficients tant en matière de croissance d’emploi ou  d’équilibre financier. Mais par désir de changement, vouloir s’en remettre à des programmes illusoires voire dangereux  relève de l’immaturité politique et économique. Une spécificité un peu trop française.

Le profil des électeurs du Front National : colérique, raciste et facho

Le profil des électeurs du Front National : colérique, raciste et facho

Selon le sondage Ifop-Fiducial réalisé pour le JDD et Sud Radio, la  motivation du vote lepéniste est d’abord « le rejet des autres partis ». Pour autant, « l’adhésion » au FN est revendiquée par 40% de ses électeurs (et 51% de ceux qui ont voté plusieurs fois pour lui) – et en nette augmentation (13% donnaient cette réponse en 1997). Plus précisément, 43% expliquent leur vote par la défiance envers les autres formations, mais 35% partagent « le constat » du FN sur l’état du pays et 34% adhèrent à ses «  solutions sur l’immigration », soit bien plus qu’à ses propositions économiques et sociales (19%). Pour identifier ces « valeurs », l’Ifop a soumis à son panel une série d’affirmations en invitant chaque sondé à y souscrire ou à s’y opposer. L’écart se révèle manifeste, parfois abyssal, entre les réponses lepénistes et les autres. Ainsi, 86% des sympathisants FN (contre 50% de ceux qui n’ont jamais voté pour ce parti) disent qu’ »on ne se sent plus chez soi » en France, 84% (contre 50%) qu’on ne s’y sent pas « en sécurité« , 80% que l’immigration coûte plus qu’elle ne rapporte (contre 57%), 73% que l’islam est incompatible avec la République (contre 43%). Ils sont même 63% à considérer qu’il y a « trop de libertés » dans notre pays et 74% souhaitent le rétablissement de la peine de mort, alors que ce sujet ne figure plus au programme officiel du FN.  Malgré l’enracinement de son parti, Marine Le Pen conserve un profil spécialement clivant. Seuls 20% des Français lui prêtent une stature de chef d’État, 20% à peine la trouvent compétente, 17% honnête. Même chez ses partisans, elle ne recueille qu’une approbation relative : une courte majorité pense qu’elle appliquerait son programme à l’Élysée (54%) et la trouve sincère (51%) ; une minorité la trouve compétente (48%) et honnête (40%).

 

* Notre le  JDD-Sud Radio a été réalisé par l’institut Ifop et Fiducial. L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 966 personnes ayant déjà voté pour le Front national, extrait d’un échantillon de 3.200 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 31 mars au 5 avril 2017.

 

2017 : des électeurs irresponsables

2017 : des électeurs irresponsables

La mise en cause du système politique est légitime, de même que la critique de ses responsables. Une crise dont les facteurs explicatifs sont conjoncturels mais aussi structurels. Au plan conjoncturel, la nature et l’ampleur de la crise économique interrogent  évidemment sur la capacité des candidats à engager des réformes à la hauteur des enjeux. Des candidats dont l’origine sociologique est mal préparée est mal préparée pour traiter de telles questions. Parmi ces candidats, la quasi-totalité n’a jamais été voir mis les pieds dans une entreprise. Il faut aussi prendre en compte des facteurs plus structurels liés aux modalités actuelles de la démocratie qui font émerger le plus souvent des apparatchiks, des bavards et des marchands d’illusions. En l’état actuel des sondages, une majorité des électeurs se dégage en faveur de candidats complètement irresponsables et farfelus. Cela en raison des critiques- souvent justifiées-  qu’ils émettent à l’égard – des gestions précédentes depuis une trentaine d’années mais tout autant en raison des promesses faites à toutes les catégories socioprofessionnelles. C’est en cela que les électeurs eux-mêmes portent aussi une responsabilité vie vis-à-vis des risques que font courir ces candidats incompétents et dangereux. On peut évidemment justifier la critique des gestions antérieures tellement les résultats sont déficients tant en matière de croissance d’emploi d’équilibre financier. Mais par désir de changement, vouloir s’en remettre à des programmes illusoires voire dangereux  relève de l’immaturité politique et économique. Une spécificité un peu trop française.

 

Macron : des électeurs de plus en plus sûrs

Macron : des électeurs de plus en plus sûrs

La perspective de voter Macron se renforcent. Les électeurs étaient 30 % certains il y a environ un mois,  ils sont désormais plus de 60 % dans ce cas selon un sondage Ipsos-Sopra Steria Cevipof pour Le Monde et la Fondation Jean Jaurès publié. L’augmentation de la certitude des intentions de vote pour Emmanuel Macron au premier tour lui permet de passer de la neuvième place (sur onze candidats), à la troisième, derrière François Fillon et Marine Le Pen, respectivement crédités de 75 % de votes sûrs et 82%. Marine Le Pen et le candidat d’En Marche ! recueillent chacun 25% des intentions de vote, devançant nettement leur concurrent Les Républicains François Fillon (17,5%), selon cette étude d’opinion. La candidate du Front national recule de deux points par rapport à un sondage équivalent de la mi-mars, tandis qu’Emmanuel Macron en perd un. François Fillon est stable. L’ancien ministre de l’Economie de François Hollande semble ainsi mettre derrière lui sa principale fragilité, celle d’un électorat peu sûr de lui il y a encore quelques semaines. « L’offre électorale s’est affinée au fur et à mesure (…), l’électeur commence à faire son vrai choix », a dit à Reuters Madani Cheurfa, du Cevipof, qui a participé au sondage. L’augmentation de la certitude des intentions de vote pour Emmanuel Macron au premier tour lui permet de passer de la neuvième place (sur onze candidats), à la troisième, derrière François Fillon et Marine Le Pen, respectivement crédités de 75 % de votes sûrs et 82%. Au second tour, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen, avec 61% contre 39%. « Les deux candidats n’ont pas le même électorat, il n’y a pas de compétition entre les deux », explique Madani Cheurfa. « L’enjeu sera surtout pour chacun de mobiliser le plus son électorat », ajoute-t-il. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) serait quatrième du premier tour, avec 15%, en hausse de 3,5 points, son concurrent socialiste Benoît Hamon étant cinquième, avec 10%, en baisse de 2,5 points.

Le sondage a été réalisé du 31 mars au 2 avril. Le Monde précise qu’il porte sur 9.460 personnes certaines d’aller voter au sein d’un échantillon de 14.300 personnes interrogées.

Fillon : des électeurs plutôt âgés et aisés

Fillon : des électeurs plutôt âgés et aisés

 

Dune manière générale ce sont davantage les électeurs assez aisés et âgés qui se sont déplacés pour la primaire de la droite, un électorat assez conservateur qui s’est très  majoritairement prononcé pour Fillon. Les électeurs de François Fillon sont majoritairement des hommes (56%), selon Harris Interactive. Les 65 ans et plus – essentiellement les retraités -, se sont majoritairement prononcés pour François Fillon (41%).  Alain Juppé a rassemblé pour sa part un électorat plus jeune, le niveau d’éducation s’équilibrant entre les deux électorats. Enfin, les trois quarts des électeurs du second tour se disant proches de la gauche (environ 15% du total) ont voté Juppé, contre un quart Fillon, qui a fait le plein chez les sympathisants des Républicains (57% contre 28% pour Juppé).  Par ailleurs, l’écrasante majorité des votants (70% et plus, Harris et Opinionway) a fait son choix dès l’annonce des résultats du 1er tour, voire avant qu’ils ne soient connus. Les électeurs ont clairement opté pour celui qui leur semblait le mieux placé pour l’emporter en 2017, sans attendre la campagne et le débat d’entre-deux-tours.   Pour Elabe, le vote Fillon a été un vote d’ »adhésion » (79%), contrairement au vote Juppé qui s’est partagé entre « adhésion » (49%) et vote d’« opposition à l’autre candidat » (50%).

Montebourg : les électeurs de droite doivent éliminer Hollande à la primaire PS

Montebourg : les électeurs de droite doivent éliminer Hollande à la primaire PS

 

Constatant sans doute l’influence qu’ont pu avoir certains électeurs de gauche lors  de la primaire de la droite pour éliminer Sarkozy, Montebourg appelle les électeurs de droite à éliminer Hollande lors de la primaire du parti socialiste. Un appel qui pourrait être entendu non pas massivement mais peut-être suffisamment (autour de 10 % des votants) pour infliger un cuisant échec à François Hollande. « Je les invite à venir à la primaire participer finalement aux choix politiques de l’avenir du pays et d’y participer à leur manière. Je leur propose de battre le président de la République avec ma candidature », a-t-il ajouté. Selon une enquête BVA-Salesforce publiée la semaine dernière, Arnaud Montebourg l’emporterait sur François Hollande au second tour de la primaire de la gauche. L’ex-ministre du Redressement productif serait en revanche battu en cas de duel avec le Premier ministre, Manuel Valls. Très bas dans les sondages d’opinion, François Hollande doit annoncer début décembre s’il est candidat ou non à sa succession, théoriquement avant le 15, date limite de dépôt des candidatures pour la primaire organisée par le parti socialiste fin janvier. « On ne peut pas lever l’espoir sur un échec et le quinquennat est un quinquennat qui constitue un échec », a estimé Arnaud Montebourg. « Il est fait de reniements et de renoncements de combats non menés, d’abandons, donc je crois que ce serait à l’honneur du président de la République d’en tirer les justes conclusions, mais c’est lui seul qui décide ».

(Avec Reuters)

Les électeurs de Sarkozy : des ploucs

  Les électeurs de Sarkozy : des ploucs

 

  • D’après l’AFP Sarkozy considérerait lui-même que son électorat populaire est surtout composé de ploucs. Une expression qu’il aurait employée lors d’un déjeuner mais qu’il conteste. Au-delà de la question sémantique finalement secondaire, c’est le problème de la sociologie des sélecteurs de Sarkozy qui est en cause et qui explique largement la nullité des propos tenus par Sarkozy en meeting. Des propos populistes souvent même d’une grande vulgarité mais qui plaisent à son électorat. Sarkozy sait  bien qu’il ne peut mordre sur les couches supérieures encore moins sur les intellos, ils visent donc  les couches très moyenne culturellement. Un électorat finalement assez proche de celui du front national. Sarkozy n’a peut-être pas utilisé exactement l’expression des ploucs mais il a bien analysé la nature de ses soutiens. Du coup il ne faut pas s’étonner du simplisme de ses analyses et de ses propositions souvent proches de la caricature.  Selon L’Obs, le candidat à la primaire de la droite aurait donc  qualifié son électorat de «ploucs» lors d’un déjeuner organisé par l’AFP. Son entourage oppose un démenti formel. La phrase aurait été prononcée lors d’un déjeuner au siège de l’Agence France Presse, mardi. Selon L’Obs, qui cite plusieurs sources concordantes, Nicolas Sarkozy aurait assuré devant les journalistes de la rédaction: «Mon électorat est populaire, ce sont des ploucs.» Contacté par Le Scan, l’entourage de l’ancien chef de l’Etat oppose un démenti formel. «Qu’il ait eu un propos sur son électorat populaire, c’est possible. Mais en aucun cas il n’a prononcé des mots dégradants comme ceux-ci», assure-t-on. «À l’AFP, ils savent qu’il n’a jamais dit ça comme ça», ajoute-t-on au sujet de l’ancien chef de l’État, qui se présente régulièrement comme le candidat du «peuple» contre les «élites». Le camp Sarkozy, qui évoque une «manipulation», entend attaquer en diffamation L’Obs et l’AFP, si l’agence ne fait pas de démenti. Une menace qui a peu de chances d’être suivie d’effet.

Non au vote des électeurs de gauche à la primaire de la droite ! (Hollande)

Non au vote des électeurs de gauche à la primaire de la droite  ! (Hollande)

 

François Hollande déconseille aux électeurs de gauche de voter à la primaire de la droite et du centre. Mais quels électeurs de gauche ? Car ce concept d’électeurs de droite ou de gauche est obsolète depuis longtemps, nombre  de Français ayant voté depuis une trentaine d’années alternativement pour la gauche et pour la droite. » Électeurs de droite, électeurs de gauche « : un concept obsolète. En effet la base électorale de chacun des camps ne dépasse guère 10 à 15 %, ce qui signifie que 70 à 80 % sont des électeurs nomades. Exemple sur les 30 dernières années : des électeurs  de droite ont voté Mitterrand pour ne pas avoir à élire Giscard. Des électeurs de gauche ont voté Chirac des électeurs dits de gauche voteront encore nécessairement pour le candidat de droite à fin d’empêcher Marine peinent d’être élue. Un nomadisme d’ailleurs pas très convaincu puisque surtout pour s’opposer à ce qui est considéré comme le pire. Pas vraiment un vote d’adhésion. En outre sur le fond encore faudrait-il être capable de théoriser les vrais différences entre la gauche et la droite, la question se pose même pour les différences entre l’extrême gauche et l’extrême droite. Du coup la querelle de Sarkozy concernant le racolage des voies de gauche paraît un peu surréaliste. S’il devait être qualifié pour le second tour des élections présidentielles Sarkozy auraient un grand besoin de ces voix dit de gauche et inversement si par miracle un candidat de gauche se qualifiait,  il aurait encore davantage besoin des voix dites  droites. Dans une interview à paraître jeudi dans L’Obs, le chef de l’Etat s’en prend à Alain Juppé avec des formules approximatives (comme dans les confidences), en estimant que son objectif d’une « identité heureuse » n’est qu’ »une solidarité malheureuse ». « Parlons simplement. Le premier devoir d’un électeur, c’est de faire valoir ses idées. Je pense que si nous installons l’idée que pour éviter l’extrême droite, il faut voter pour la droite, eh bien, à ce moment-là, il n’y aura plus de gauche », déclare le chef de l’Etat. « La droite est dans la nostalgie, avec des professeurs en blouse grise, des chants à la récré et des règles pour taper sur les doigts, avec le retour du service militaire, même si beaucoup de ceux qui se font les chantres de la conscription en ont décidé la suppression », juge-t-il (Chirac et se amis CDLR). « En clair, poursuit-il, c’était mieux avant mai 68, quand les femmes obéissaient aux hommes, quand les ouvriers travaillaient sans protester et que les employées de maison n’étaient pas déclarées. C’était mieux quand on vivait à la campagne, qu’on mangeait des topinambours et que la terre ne mentait pas. » Hollande est opposé au concept d’ »identité heureuse » défendu par Alain Juppé, le chef de l’Etat considère que « les deux mots sont mal choisis ». « ‘Identité’, parce que la France est renvoyée à son passé alors que c’est l’idée de la France qui constitue son histoire et son avenir. Et, ‘heureuse’, parce que c’est un malentendu. Ce qui est proposé par Alain Juppé c’est une solidarité malheureuse », affirme-t-il.

Électeurs de droite, électeurs de gauche : un concept obsolète

 

Électeurs de droite, électeurs de gauche : un concept obsolète

Les analystes politiques parlent souvent d’électeurs de gauche et électeurs de droite, les politiques aussi. Ainsi Sarkozy a-t-il reproché à Juppé de faire la course aux électeurs de gauche. Un concept de classification aujourd’hui complètement obsolète sous réserve qu’il ait d’ailleurs existé dans le passé. En effet la base électorale de chacun des camps ne dépasse guère 10 à 15 %, ce qui signifie que 70 à 80 % sont des électeurs nomades. Exemple sur les 30 dernières années : des électeurs  de droite ont voté Mitterrand pour ne pas avoir à élire Giscard. Des électeurs de gauche ont voté Chirac des électeurs dits de gauche voteront encore nécessairement pour le candidat de droite à fin d’empêcher Marine peinent d’être élue. Un nomadisme d’ailleurs pas très convaincu puisque surtout pour s’opposer à ce qui est considéré comme le pire. Pas vraiment un vote d’adhésion. En outre sur le fond encore faudrait-il être capable de théoriser les vrais différences entre la gauche et la droite, la question se pose même pour les différences entre l’extrême gauche et l’extrême droite. Du coup la querelle de Sarkozy concernant le racolage des voies de gauche paraît un peu surréaliste. S’il devait être qualifié pour le second tour des élections présidentielles Sarkozy auraient un grand besoin de ces voix dit de gauche et inversement si par miracle un candidat de gauche se qualifiait,  il aurait encore davantage besoin des voix dites  droites. Alain Juppé appelle donc dimanche dans Le Journal du dimanche à s’élever au-dessus des clivages droite-gauche et met en garde Nicolas Sarkozy contre le risque de mener une politique inspirée par les thèses du Front national à trop chercher à se faire élire par ses électeurs. L’enjeu de la participation à la primaire de la droite et du centre aiguise la rivalité entre les deux favoris du scrutin, l’ex-chef de l’Etat accusant son principal adversaire de préparer une « alternance molle » pour avoir invité les « déçus du hollandisme » et les centristes à voter en novembre prochain. « Ce genre d’argument est très politicien. Je suis gaulliste: ma France, ce n’est pas la droite, ce n’est pas la gauche, c’est tous les Français. Si, en 2017, on n’est pas capable de s’élever un peu au-dessus de ces clivages, on n’arrivera pas à redresser ce pays », déclare donc Juppé

(Avec Reuters.

Primaire EELV : un débat, quatre candidats et quelques électeurs

Primaire EELV : un débat, quatre candidats et quelques électeurs  

Premier débat des écolos très médiatique sur la chaîne très marginale de LCP (pourtant qui produit parfois de belles émissions mais très coûteuses) .4 candidast, sans doute quelques téléspectateurs et une perspective de 2% environ pour 2017. Pour résumer les écolos gauchistes proposent  le revenu universel, les 32 heures, la libéralisation du cannabis (trois propositions cohérentes !) et un peu d’écologie. 2% en 2017, encore moins que le score catastrophique d’Eva Joly.  Pendant 1h30, les quatre candidats à la primaire écologiste – Cécile Duflot, Yannick Jadot, Karima Delli et Michèle Rivasi – se sont fait face mardi soir sur LCP. Ou plutôt ils ont répondu, chacun leur tour dans une ambiance détendue, à plusieurs questions et fait valoir leurs propositions. Sans surprise : il y a peu de différence de fonds entre eux. « Comme [untel] l’a dit », a-t-on entendu à plusieurs reprises tout au long de ce premier débat télévisé. « Est-ce que vous connaissez une famille politique où il y a autant d’harmonie? », a même lancé Cécile Duflot. Principale – voire unique – différence entre les candidats : le montant d’un éventuel revenu universel de base. Une fourchette allant de 524 euros pour Yannick Jadot à 1.000 euros pour l’ancienne ministre du Logement. Des petites divergences sur la manière de passer à une 6e République ont également été évoquées, chacun évoquant toutefois la nécessité que le futur chef de l’Etat soit le dernier « président monarque ». Sur la légalisation du cannabis, la critique de la loi Travail ou du bilan environnemental du gouvernement actuel… Les quatre sont d’accord. Quel que soit le vainqueur de la primaire, il devra porter le programme d’EELV actuellement élaboré via une plateforme participative. C’est lorsqu’ils ont été interrogés sur le programme notamment écologique de Jean-Luc Mélenchon que le ton est monté. Non pas entre eux, mais à l’encontre du candidat de La France insoumise. Si Michèle Rivasi a reconnu qu’il s’était « écologisé », Yannick Jadot a vivement critiqué son positionnement à l’international notamment sur la Syrie. « Qui dans ce pays soutient Poutine? C’est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon », a-t-il déploré, affirmant que l’écologie « n’est pas simplement brasser des économies bleues de la mer », en référence au programme de l’ancien leader du Front de gauche. « Nous n’avons plus besoin du grand frère socialiste, nous n’allons pas adopter un petit frère », a fait valoir Karima Delli. Un « petit frère » qui est entre 10 et 12% dans les sondages quand EELV n’atteint pas les 3%, comme l’a rappelé le journaliste.

 

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