Archive pour le Tag 'El Khomri'

Attachés parlementaires : El Khomri à coté de ses pompes !

Attachés parlementaires : El Khomri à coté de ses pompes !

 

Sans doute pour exister, la transparente El Khomri a demandé au président de l’assemblée et du Sénat que soit décidée une  convention collective  pour les assistants parlementaires. Dans une interview au Parisien Aujourd’hui en France, la ministre déplore en effet que «les collaborateurs des parlementaires soient encore dans un vide conventionnel» alors que «95% des salariés sont couverts par une convention collective». Une convention collective qui pourrait être utile voire nécessaire pour préciser les conditions sociales désintéressées mais qui n’est en aucune manière une réponse à la problématique posée. Certes ces conditions de travail et les salaires méritent d’être juridiquement stabilisés mais la question centrale qui se pose est celle non pas du statut des collaborateurs mais celle du statut et des moyens financiers des parlementaires eux-mêmes. Des parlementaires qui n’hésitent pas à augmenter de manière substantielle  leur rémunération avec des revenus accessoires soit en exerçant une activité de conseil qui flirte avec le conflit d’intérêts ou même qui piochent dans l’enveloppe devant normalement rémunérer les assistants pour salarier un membre de leur famille. Il s’agit d’une question d’éthique et de morale républicaine et non une question sociale relevant du champ de responsabilité de la ministre du travail. Sans doute pour ne pas contrarier nombreux de parlementaires qui ont recours aux membres de leur famille salariés, El khomùeri évite soigneusement cet enjeu central tout autant que celui qui permet aux parlementaires d’entretenir des liens sulfureux et financiers avec certains des intérêts

Anne Hidalgo ne veut pas du parachutage de Myriam El Khomri à Paris

Anne Hidalgo ne veut pas du parachutage  de Myriam El Khomri à Paris

 

«Ce n’est ni à la maire de Paris ni à qui que ce soit au plan national de décider des investitures «  (Anne Hidalgo) . Si elle n’a aucun pouvoir décisionnel concernant les candidatures aux législatives dans sa ville, Anne Hidalgo a tout de même donné son avis sur la candidature de son ancienne adjointe en charge de la sécurité en marge du Conseil de Paris de ce lundi. «Les militants auront à voter. Je suis respectueuse des procédures de mon parti», a tenu à rassurer la maire de Paris. Mais elle a «fait savoir que c’était une très mauvaise idée». D’après l’héritière de Bertrand Delanoë, «il y a un traumatisme très fort autour de la loi qui porte son nom et que ça ne correspond pas tout à fait à ce qu’attendent de nous les Parisiens». «Dans une perspective 2017 qui n’est a priori pas hyper favorable à la gauche», la figure de proue du socialisme parisien affirme son «besoin d’avoir le soutien des parlementaires qui porteront ce que nous sommes à Paris». Bref  Hidalgo ne veut pas du parachutage de la ministre du travail comme candidate aux législatives dans le 18ème arrondissement.

Chômage : El Khomri et de Le Foll, les commentateurs de bistrot

Chômage : El Khomri et de Le Foll les commentateurs de bistrot

 

Exercice d’équilibriste pour El Khomri comme Henri est le Foll qui tentent  vainement d’expliquer que le chômage baisse en France alors  que Le chômage a encore fortement augmenté pour le mois d’août. C’est la faute aux attentats a tenté d’expliquer l‘inénarrable ministre du travail Myriam El Khomri. En outre,  les chômeurs ont eu l’outrecuidance de s’inscrire davantage à Pôle emploi. Il y a aussi un effet « calendaire » dit le ministère du travail ! Explication : les chômeurs se sont trop inscrits en août ils auraient dû attendre les calendes grecques. La véritable explication provient en réalité de la croissance molle, une croissance qui crée quelques emplois marchands mais pas suffisamment pour absorber l’évolution démographique. Cette croissance n’est pas assez dynamique et la consommation intérieure ne parvient pas à compenser le recul du secteur manufacturier. Le chômage s’est donc retourné en nette hausse en août en France, enregistrant sa plus forte progression depuis septembre 2013 sous l’effet d’une augmentation concernant toutes les tranches d’âge, selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 1,4% le mois dernier pour s’établir à 3.556.800, soit 50.200 de plus qu’à fin juillet. Cette hausse, qui intervient après un recul de 0,5% en juillet, rapproche le nombre d’inscrits du record enregistré en février, à 3.591.000 et fragilise les espoirs d’une inversion de la courbe du chômage, que François Hollande a posée comme condition de sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. « Ce résultat, nettement moins favorable que ceux des mois précédents, peut s’expliquer notamment par les difficultés rencontrées dans certains secteurs d’activité particulièrement affectés par les attentats de juillet (tourisme, hôtellerie-restauration, commerce de loisir, notamment) », souligne la ministre du Travail Myriam El Khomri dans un communiqué. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a augmenté de 1,4%, soit 76.100 personnes supplémentaires en un mois, à 5.518.200 (5.820.400 en incluant les départements d’Outre-mer, également en hausse de 1,4% sur un mois). Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A recule de 0,3% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 1,9%. . Pourtant Au micro de Radio ClassiqueMyriam El Khomri affirme que l’inversion de la courbe est la, elle  assure que « les chiffres mensuel du chômage, certes négatifs, ne remettent pas en cause ni la trajectoire, ni le chemin parcouru en la matière. L’apparatchik titulaire d’un DESS de sciences politiques et qui n’a jamais travaillé ailleurs qu’au parti socialiste est forcément compétente en matière d’analyse statistique et économique ! La ministre du Travail reconnaît qu’il y a « une forme de trou d’air au mois d’août ». « La tendance depuis le début de l’année est à la baisse du chômage, elle reste à la baisse du chômage (…) Nous savons bien que nous avons des variations mensuelles extrêmement fortes d’un mois à l’autre. C’est pour cela qu’on regarde le taux dit par l’Insee (…) L’inversion de la courbe du chômage, elle est là, quand on regarde les chiffres de l’Insee », ajoute-t-elle. Mêmes arguments avancés par le porte-parole du gouvernement. Stéphane Le Foll expliquait à l’antenne de RTL que l’on « commence à avoir l’habitude de ces chiffres qui peuvent être extrêmement variables. On a certaine fois de mauvaises surprises et c’est une surprise qui marque un recul dans la tendance qui avait été celle depuis le début de l’année » !!!

Loi travail: El Khomri a été mise sur la touche

Loi travail: El Khomri a été mise sur la touche

Un ancien conseiller de la ministre du travail raconte comment El Khomri a été complètement mis sur la touche par Valls. Dans Ils ont tué la gauche (Fayard), en librairie mercredi, l’ancien conseiller décrit une Myriam El Khomri court-circuitée, dépossédée de ses prérogatives. Selon lui, le « véritable ministre du Travail », c’est Pierre-André Imbert, le directeur de cabinet, qui quittera ses fonctions en septembre pour l’Inspection générale des finances (IGF). « Le projet de loi travail, c’est lui. C’est lui, à travers l’autorité politique de Manuel Valls et non de sa ministre », écrit Pierre Jacquemain. « En bon porte-parole de Matignon », le directeur de cabinet « transmet les recommandations auprès des deux expertes en droit du travail, à savoir la directrice adjointe de cabinet et la conseillère en droit du travail », écrit Pierre Jacquemain. L’une d’elles lui aurait « confié, dépitée, au retour des vacances de Noël, que cette loi ne servirait à rien ». « Le projet de loi avait été rédigé en chambre » par « l’équipe techno », « loin du regard de la ministre du Travail » et sans que la plupart de ses conseillers ne soient consultés, affirme-t-il. Quand Le Parisien dévoile, le 17 février, une version provisoire du texte, c’est la « surprise générale » au sein du cabinet. « Les principaux conseillers concernés par les mesures « choc » n’avaient pas été sollicités, ne serait-ce que pour avis », raconte l’auteur. Et selon lui, « dans la coulisse, la ministre du Travail n’adhérait pas aux arbitrages de Matignon, qu’il s’agisse de l’inversion de la hiérarchie des normes, du licenciement économique ou même du plafonnement des indemnités prud’homales », finalement abandonné.

(20 minutes)

Martinez – El Khomri : une rencontre pour rien ?

Martinez – El Khomri : une rencontre pour rien ?

D’une certaine manière cette  rencontre relève essentiellement d’une stratégie de communication tant de la part du gouvernement que de la part de la CGT. Si le sujet n’était pas aussi sérieux on pourrait parler de tragique comédie les deux parties veulent seulement démontrer qu’elles sont ouvertes à la discussion mais sans changer d’un iota leur position. Les deux parties n’ont d’ailleurs cessé d’affirmer depuis une dizaine de jours qu’elles étaient prêtes à se rencontrer immédiatement. En vain puisque personne n’a pris l’initiative de fixer une date avant celle de la réunion de ce vendredi. En l’état des positions des un et les autres et du rapport de force, cette rencontre ne débouchera sur rien. Cela d’autant plus que la ministre du travail elle El Khomri ne dispose d’aucun pouvoir de décision et que la gestion du dossier est assurée directement par Manuel Valls qui ne fera aucune conception à une organisation qui a politisé le débat. On connaît l’argumentaire de la CGT : il ne s’agit plus de retirer le texte mais de changer son architecture en particulier sur l’article 2 qui prévoit l’inversion des normes. Autrement dit on maintient le texte mais on  change le contenu et sa logique. Une position non négociable pour le gouvernement. Un gouvernement qui s’il devait modifier complètement la philosophie du texte n’aurait plus qu’à démissionner. Il faudrait donc sans doute un miracle pour que Myriam El Khomri et Philippe Martinez, qui se rencontrent ce vendredi à 8 heures au ministère du Travail, puissent s’entendre sur la loi travail quand on entend le ton adopté par chacun. Et surtout les méthodes de force. Des images publiées par la préfecture de police et qui tournent sur les réseaux sociaux font apparaître des manifestants affublés de chasubles rouges, arracher des pavés.  Interrogé sur la question, Philippe Martinez a maladroitement confirmé qu’il s’agit de militants de la CGT qui ont participé à des violences contre la police lors de la manifestation contre la loi travail. «Il y a dû avoir un ordre, je pense, de la préfecture de police, de charger les manifestants. Quand c’est comme ça, chacun essaie de se défendre», a-t-il déclaré ce matin sur RTL. Une nouvelle polémique d’autant plus dommageable que le secrétaire général de la CGT a assuré ce jeudi matin qu’«on a le sens des responsabilités et notre volonté c’est de dialoguer». Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a appelé Philippe Martinez à «prendre ses responsabilités» et à «condamner» les syndicalistes qui seraient coupables de violences. Nul doute que ce sujet sera à l’ordre du jour de la réunion entre Myriam El Khomri et Philippe Martinez. Au grand dam certains syndicats. «Avec toutes ces violences, on ne parle même plus du fond. Ce n’est plus possible. Il est grand temps de réinstaller la culture du dialogue dans ce pays», affirme Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT, ce jeudi matin sur Radio Classique. «Nous sommes contents de rencontrer la ministre, déclare a Catherine Perret, secrétaire confédérale, chargée de la loi travail pour la CGT. Nous ne l’avions plus rencontré en tête à tête au ministère depuis le 3 mars dernier». Cette rencontre doit avant tout permettre de «clarifier les choses et de mettre sur la table les propositions de la CGT», explique-t-on au ministère. «Il était important que le dialogue reprenne» entre le gouvernement et le premier syndicat français «qui ne venait à aucune réunion du ministère» sur la loi travail, selon le ministère. Pour Philippe Martinez, ce rendez-vous permettra d’«écouter et discuter sur les choses qui ne vont pas dans le texte». Mais aucune annonce ne sera faite à l’issue de la rencontre, annonce le ministère.

El Khomri-Martinez : « on se téléphone» !

El Khomri-Martinez :  « on se téléphone» !

Si l’affaire n’était pas aussi grave concernant les conséquences sur l’image du pays et  sur l’économie on pourrait considérer que l’hypothétique rencontre entre El Khomri, ministre du travail, et Martinez, patron de la CGT, relève de la tragi-comédie. Alors que le conflit dure  depuis maintenant trois mois Martinez s’est étonné de n’avoir strictement aucun contact avec le gouvernement depuis deux mois. Du coup Valls s’est fendu d’un petit coup de téléphone au responsable syndical. El Khomri très effacée ces derniers temps et qui en réalité ne sert pas à grand-chose au gouvernement a fait connaître qu’elle rencontrerait Philippe Martinez le 17 juin, information confirmée par la CGT. Pourquoi attendre le 17 juin alors que l’euro a commencé, que des blocages persistent et que les poubelles s’étalent dans les rues à Paris et dans certaines villes de province. Une interrogation partagée par l’Elysée et  Matignon qui ont secoué les puces  de l’inutile ministre qui du coup dans la journée d’hier a déclaré qu’elle était prête à recevoir le secrétaire général de la CGT dans la minute. Reste à savoir quand le rendez-vous aura lieu ! Peut-être pourrait-on conseiller à El Khomri  comme un fil à Philippe Martinez  se téléphoner ? Bref une vraie tragi-comédie, aussi une incompétence à maîtriser un mouvement social certes ultra minoritaire mais dirigé par les ultras gauchistes. Martinez, précisément pour cette raison, voudrait bien que le conflit dans la direction lui échappe  mais il ne peut le dire de manière claire et officielle pour ne pas être débordé sur sa gauche. Quant à El Khomri,  ce qu’elle dit n’a guère d’importance puisqu’il y a longtemps que Valls s’est approprié le dossier. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a déclaré vendredi être « disposé » à rencontrer la ministre du Travail Myriam El Khomri, « même ce week-end », tout en prévenant : « La mobilisation continue. » Plusieurs grèves ont toutefois été levées comme à la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique).  , Myriam El Khomri avait déclaré être « prête à recevoir Philippe Martinez dans la minute si cela peut permettre de lever tous les blocages dans le pays », sans attendre un rendez-vous « convenu » avec lui le 17 juin. « On va lui faire savoir rapidement qu’on est disposé à la rencontrer, même ce week-end, car il y a urgence », a déclaré le numéro un de la CGT lors d’un déplacement à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise). « Mais pas question de nous faire du chantage à l’Euro : la mobilisation continue, la grève continue, car elle est plus que légitime », a-t-il averti avant d’ajouter :  »On ira pour discuter, pour lui expliquer des choses. » Le patron de la CGT est toutefois conscient de l’importance de l’Euro. Dans un entretien au Parisien, il explique avoir donné « consigne pour que tous les supporteurs puissent accéder au Stade de France vendredi soir ». « C’est un événement populaire qui doit rester festif. Il n’y aucune consigne pour que les accès au stade soient perturbés, ni le match », a-t-il ajouté. Sauf surprise, il ne faut toutefois pas d’attendre à une avancée majeure dans le conflit social. Philippe Martinez a en effet dénoncé le « mépris et la provocation » du gouvernement. « J’entends aujourd’hui que la ministre est prête à me voir tout de suite, alors que ça fait trois mois que je demande à être reçu », a-t-il ajouté.

 

(Avec JDD)

La loi Travail : El Khomri se rebiffe dans la perspective du 49–3

La loi Travail : El Khomri se rebiffe dans la perspective du 49–3

 

 

 

Pas très contente la ministre du travail car l’utilisation prévisible du 49-3 va la priver du débat qui lui aurait permis d’émerger de l’anonymat d’un gouvernement où les trois quarts des ministres sont inconnus ;  le recours de l’arme de dissuasion parlementaire massive que constitue le 49-3 doit cependant beaucoup à la jeune ministre qui n’a guère montré jusque-là les qualités nécessaires pour mener le débat et la concertation, même si elle n’est pas la seule responsable. El Khomri condamne le refus de dialogue de certains mais elle n’a rien fait pour organiser la négociation avant la sortie surprise du texte. Du coup c’est en permanence  sur la défensive qu’elle a du faire des concessions afin de tenter de rééquilibrer les garanties respectives accordées aux entreprises et aux salariés. Avec le recours aux 49 3 la loi El Khomri  va se transformer en loi Valls ce que le premier ministre a d’ailleurs toujours souhaité (notamment pour enterrer Macron auquel il a retiré la responsabilité de mener le débat. « L’heure du choix a sonné » pour la loi Travail, écrit Myriam El Khomri dans une tribune publiée samedi dans Ouest France où elle dénonce les tenants d’une « logique de blocage ». La ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social y défend le texte controversé sur lequel le gouvernement n’est pas certain d’avoir la majorité lors du vote en première lecture, le 17 mai prochain. Vendredi sur Public Sénat, le Premier ministre, Manuel Valls, n’a pas écarté la possibilité de recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter ce texte. »Qui peut sincèrement craindre une loi qui donne plus de place et de moyens aux syndicats ? Une loi qui améliore les capacités d’anticipation de nos entreprises ? Une loi qui renforce la protection sociale de nos concitoyens ? On peut toujours ignorer les enjeux actuels, utiliser les termes les plus outranciers, ou opter pour une logique de blocage qui est le contraire d’un dialogue sincère », écrit Myriam El Khomri dans Ouest France. « L’heure du choix a sonné ».

(Avec Reuters)

Myriam El Khomri : il reste encore des choses dans « ma » loi

Myriam El Khomri : il reste encore des choses dans « ma » loi

 

Dans une interview au Figaro Myriam El Khomri s’efforce de justifier le bien-fondé de la loi considérant que cette loi participe de la modernisation sociale et qu’elle donne davantage de flexibilité dans l’entreprise. La ministre du travail conteste le fait que la loi soit  vidée de son sens initial. On peut seulement considérer qu’elle a été rééquilibrée entre les garanties accordées aux patrons et les garanties accordées aux salariés. Reste à savoir dans quel état sortira la loi du parlement car un millier d’amendements ont été déposé et la ministre du travail reste très évasives sur l’évolution que pourrait subir le texte lors de l’examen parlementaire.Un texte géré directement par Manuel Valls et non par Myriam El Khomri. ( la ministre du travail n’était même pas présente lors de l’arbitrage Hollande-Valls).

 

Près d’un millier d’amendements ont été déposés par les députés. Comment abordez-vous le rendez-vous de l’Assemblée?

 

Myriam EL KHOMRI.- Avec enthousiasme, détermination et conviction. Le débat qui débute va permettre de sortir des postures et nous avons eu des échanges constructifs avec les commissions parlementaires.

 

 

En quoi ce qu’il reste demeure «profondément réformateur», comme vous dîtes?

Mon projet de loi n’a pas été vidé de sa substance. Il propose une nouvelle philosophie sur les niveaux de régulation sociale (loi, branche et entreprise). Il déplace le curseur au niveau de l’entreprise, en permettant aux acteurs de discuter au plus près des réalités du terrain. C’est essentiel: c’est par le dialogue social que les entreprises pourront améliorer leur compétitivité, décrocher de nouveaux contrats. Nous devons sortir d’une culture de l’affrontement. Avec des accords majoritaires, rien ne se fera au détriment des salariés. Sans accord, il n’y aura pas d’évolution du droit!

 

 

Un licenciement pour motif personnel et non économique est prévu pour les salariés qui refuseraient un accord de développement de l’emploi. Les députés sont contre. Vous allez reculer?

 

On doit donner aux entreprises la capacité de négocier des aménagements avant qu’il ne soit trop tard. La France détruit des emplois industriels depuis 15 ans, neuf embauches sur dix se font en CDD: la solution passe par la primauté de l’accord sur le contrat de travail individuel, comme lors des accords Aubry sur la réduction du temps du travail en 2000. Cette loi est un acte de confiance dans le dialogue social car je crois qu’un accord signé par des syndicats représentant plus de 50 % des salariés est un accord qui se fera dans l’intérêt de tous. La primauté de l’accord sur le contrat de travail, c’est l’esprit même de ma loi.

 

Christophe Sirugue, le rapporteur du texte, veut aussi revenir sur l’article encadrant le licenciement économique…

Ma loi ne fait que rappeler dans quelles conditions s’appliquent les licenciements économiques. Elle n’a pas vocation à les favoriser mais à les encadrer. Aujourd’hui, les licenciements économiques – qui accordent plus de garanties aux salariés en termes de reclassement et d’indemnisation – sont contournés par le recours abusif aux ruptures conventionnelles ou aux licenciements pour motif personnel. Nous devons garder cette définition car le droit, tel qu’il est, manque de clarté et peut être source d’imprévisibilité. On va discuter des améliorations que l’on peut apporter. Je suis par exemple ouverte à la possibilité de différencier, pour les TPE PME, le nombre de trimestres de baisse de chiffres d’affaires permettant de recourir à des licenciements économiques.

 

Chômage: El Khomri -Rebsamen débat méthodologique bidon

Chômage: El Khomri -Rebsamen débat méthodologique bidon

On se souvient que l’ancien ministre du travail Rebsamen avait  fortement critiqué la crédibilité des statistiques de pôle emploi, aussi le fait que le ministère du travail ne gère pas vraiment la loi du même nom. Concernant les statistiques le débat méthodologique ne présente pas beaucoup d’intérêt. En effet la différence entre les statistiques de pôle emploi et les statistiques du bureau international du travail (BIT) provienne du fait que dans un cas on enregistre  les chômeurs qui ne recherchent pas vraiment un emploi et pas dans l’autre. Sur cette base on pourrait sans doute retirer près d’un million de personnes qui ne recherchent pas vraiment un travail mais qui sont pourtant enregistrés comme demandeurs d’emploi. De toute manière les statistiques chômages sont à prendre avec des pincettes ce qu’avait d’ailleurs indiqué l’autorité de la statistique (voir ci-dessous), ce qu’avait dit aussi l’ancien ministre du travail ;  pourtant Myriam el Khomri à renvoyé Rebsamen dans ses baskets.  «Les chiffres de Pôle emploi sont fiables parce qu’ils sont validés par l’Autorité de la statistique», lui a-t-elle rétorqué sèchement. Tout en tentant d’expliquer les différences, réelles, avec ceux du BIT. «Ils ne comptabilisent pas la même chose, a-t-elle reconnu. Il y a des seniors qui ne sont pas obligés à la recherche d’emploi qui sont comptabilisés à Pôle emploi mais ne le sont pas par le BIT. Il y a des distinctions. D’ailleurs, d’après le BIT, le taux de chômage a baissé en 2015 alors que, de façon globale, il n’a pas baissé selon Pôle emploi». Curieuse manière, soit dit en passant, de ne pas dire qu’il a augmenté…

 

 

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Recommandation de l’autorité des statistiques

Avis no 2014-01 du 26 mars 2014 :

 

: 1. Publier sur une base annuelle des séries révisées en droits constatés (séries « avec recul ») issues du fichier historique statistique des demandeurs d’emploi ; 2. Publier, au cas par cas, les séries rétropolées tenant compte des incidents et des changements de procédure ; 3. Ajouter à la publication mensuelle des DEFM un commentaire privilégiant la tendance des derniers mois ; 4. Attirer l’attention des lecteurs sur la faible signification de la variation d’un mois sur l’autre en dessous d’un certain seuil ; 5. Publier régulièrement des séries d’indicateurs visant à évaluer la variabilité statistique des DEFM en stocks et en flux ; 6. Conduire une analyse préventive des risques des processus de production et de publication et prévoir une procédure de gestion de crise. La labellisation est accordée pour une durée de cinq ans, avec une clause de revoyure de deux ans, date à laquelle les recommandations précédentes devraient avoir été mises en œuvre. A cette échéance, une comparaison entre les listes d’inscrits à Pôle emploi

 

Chômage février El Khomri : la dialectique de l’incohérence

Chômage février  El Khomri : la dialectique de l’incohérence

Lors de sa nomination comme ministre du travail, la jeune oligarque avec promis de n’être pas la commentatrice des statistiques mensuelles du chômage. Une promesse aussitôt contredite par sa pratique. En effet sitôt annoncée,  mercredi 24 février, la baisse virtuelle du nombre de demandeurs d’emploi de 27.900 personnes en janvier, la ministre du Travail Myriam El Khomri s’est réjouie publiquement, se félicitant notamment de “ce que nous avons déjà réussi à faire pour les jeunes” et y voyant une « confirmation de la tendance qui se dessine depuis l’été dernier« . Pour l’occasion, la ministre avait même prévu un « priorité au direct » avec BFMTV, organisé depuis une agence Pôle emploi où elle se trouvait en visite. Un live au cours de laquelle on a pu la voir attendre, rayonnante, que le gong de 18 heures (heure de diffusion officielle des données) ait sonné afin d’annoncer en personne la grande nouvelle aux Français. Par contre jeudi 24 mars elle s’est montrée  aussi discrète que contradictoire avec cette déclaration surréaliste : »Ces résultats nous montrent aussi qu’au-delà des mesures de court terme structurelles, nous allons continuer à réformer notre pays jusqu’au bout, c’était le sens du projet de loi que j’ai présenté en conseil des ministres ». Il faudra évidemment apprendre à notre jeune ministre que par définition des mesures de court terme ne sauraient être de nature structurelle. Pas étonnant elle ne connaît rien à l’économie et au monde du travail. Elle n’a d’ailleurs pratiquement jamais travaillé dans la production et dans le privé. Elle est un pur produit de l’oligarchie du parti socialiste. Bien entendu un ministre du travail comme hirondelle ne peut faire le printemps de l’emploi mais on exigerait quand même un peu de cohérence et de compétence. Il faut d’abord rappeler que la baisse du chômage en janvier était très artificielle et liée essentiellement un biais statistique. De l’aveu même du service des statistiques du ministère du travail). Le service des statistiques du ministère du Travail (Dares) mentionnait  un détail qui aurait dû appeler sa patronne à plus de retenue : « Le nombre de sorties de catégories A, B et C pour cessation d’inscription pour défaut d’actualisation a enregistré une hausse inhabituellement forte« . En clair, sans dire dans quelles proportions exactes, la Dares concède que la baisse est en partie due au fait que nombre de demandeurs d’emplois ont été sortis des statistiques le mois dernier faute d’avoir mis à jour leur situation. Ce qui “affecte à la baisse” (sic) le point faute de croissance (le pipe va frôler le rouge en février Le chômage est forcément reparti à la hausse en février en France, un mouvement qui touche toutes les catégories d’âge et qui a porté le nombre de demandeurs d’emplois à un nouveau record dans la catégorie A, selon les données publiées jeudi par le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, sans aucune activité, a ainsi progressé de 1,1% sur le mois pour atteindre 3.591.000, soit 38.400 de plus qu’à fin janvier. En ajoutant les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), la hausse est limitée à 0,1% (+3.100 à 5.462.800, 5.766.300 en incluant les départements d’Outre-mer). « Ces résultats nous montrent aussi qu’au-delà des mesures de court terme structurelles, nous allons continuer à réformer notre pays jusqu’au bout, c’était le sens du projet de loi que j’ai présenté ce matin en conseil des ministres, qui vise justement à développer de nouvelles réponses à la fois pour encourager l’emploi durable (…), en donnant plus de souplesse aux entreprises (…) et en créant aussi des droits nouveaux », a déclaré la ministre du Travail Myriam El Khomri sur iTELE et le bricolage statistiques ne peut même pas venir au secours de la ministre du travail puisque  le nombre de cessations d’inscription pour défaut d’actualisation est au plus haut depuis l’été 2013.

Nouvelle loi El Khomri : encore 58% des français contre

Nouvelle loi El Khomri : encore 58% des français contre

 

En dépit des amendements apportés à la loi travail 58 % des Français restent encore opposés au texte de la loi travail En cause surtout le manque de légitimité du gouvernement. Un gouvernement dont la politique économique et condamnée par 90 % des Français. Pourtant une assez nette majorité se dégage pour approuver le principe du référendum dans l’entreprise et pour permettre des adaptations du temps de travail en cas de nécessité. Par contre les mesures relatives aux licenciements économiques sont elles assez contestées même si les avis sont cependant partagés. Le drame pour ce gouvernement c’est qu’il ne dispose plus d’aucune crédibilité auprès de l’opinion publique et que même des velléités de réforme positive seraient condamnées par avance. Deux raisons essentielles d’abord un bilan économique et social catastrophique jusque-là qui discrédite toute autorité gouvernementale. Ensuite le fait que les nouvelles réformes engagées ressemble davantage à une auberge espagnole qu’à une vision globale pertinente. De manière précipitée, mal préparée voire bâclée, on additionne des bouts de réforme dont on a du mal à percevoir la cohérence globale. Une majorité de Français (58%) restent donc opposés au projet de réforme du Code du travail malgré les changements annoncés par le gouvernement, qui a reculé sur plusieurs de ses points sensibles, selon un sondage Viavoice pour Libération à paraître jeudi. Une personne interrogée sur deux (50%) pense que les changements annoncés ne changent pas grand chose et 27% jugent, en écho aux reculades dénoncées par l’opposition de droite, qu’ils ne vont pas dans le bon sens. Et ils sont 54% à soutenir la mobilisation contre le projet de loi qui doit être officiellement présenté jeudi par la ministre du Travail Myriam El Khomri en conseil des ministres. Certaines dispositions du projet recueillent pourtant l’assentiment d’une majorité de Français : 69% pour le référendum interne à l’entreprise en cas de désaccord patronat-syndicat, 58% pour permettre aux entreprises d’augmenter le temps de travail en cas de besoin. Quarante-huit pour cent jugent en outre que le Code du travail est un frein à l’emploi, contre 40% qui pensent le contraire. Pour Viavoice, l’opposition majoritaire des Français au projet de loi El Khomri s’explique par deux phénomènes majeurs : le rejet de la politique économique du gouvernement, 45% des personnes envisageant de se mobiliser le feraient contre cette politique « dans son ensemble, au-delà du seul projet de loi (13%) ; un rejet des mesures visant à faciliter les licenciements économiques qui, pour 48% des Français (contre 40%) ne sont pas de nature à aider l’emploi.

Loi El Khomri: la contre-attaque du patronat

 

Six organisations patronales (Afep, CGPME, CroissancePlus, Ethic, Medef et Meti) se réunissent mardi pour lancer la contre-attaque au projet de loi El Khomri qui doit être présenté jeudi en Conseil des ministres. Pierre Gattaz a ouvert les hostilités lundi sur Europe 1. «Il faut impérativement ne pas complexifier ce texte. Il faut le redresser. Il faut faire des mesures PME-TPE et arrêter de faire des petits arrangements entre amis», a martelé le président du Medef. Il y a une semaine, son ton à sa sortie de Matignon était pourtant plus conciliant. «Nous ne pouvions juger les mesures qu’à partir des promesses de Manuel Valls. Maintenant, nous avons le texte et il n’y a rien pour les PME. Or ce sont elles qui recrutent. Le projet de loi manque complètement son objectif», explique l’un de ses proches. Les organisations patronales devraient donc se concentrer sur le sort des petites entreprises, les grandes perdantes des arbitrages de Matignon, même si l’Afep veille à ce que les attaques ne portent pas trop sur les grands groupes, qu’elle représente. Réuni sous la bannière porteuse des PME, le patronat espère mobiliser les parlementaires avant les débats. Mais la lettre envoyée à Manuel Valls par Christophe Sirugue, le rapporteur du texte, et Catherine Lemorton, la présidente de la commission des affaires sociales, n’est pas faite pour les rassurer. Ces deux ténors de la majorité demandent la réécriture des articles modifiant la définition du licenciement économique et les conditions des accords offensifs de maintien dans l’emploi. S’ils obtiennent gain de cause, plus aucune mesure défendue par le patronat ne subsistera dans la loi. Les organisations exigent donc que ces articles soient préservés. Elles demanderont aussi une réintégration du plafonnement impératif des indemnités prud’homales pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, comme des mesures octroyant plus de liberté à l’employeur pour organiser le temps de travail.Ce lundi, l’association CroissancePlus a publié sa propre proposition de loi. Au programme? Primauté de l’accord d’entreprise, forfait jours accessible aux PME par simple accord du salarié, suppression du monopole de représentation des syndicats au premier tour, doublement des seuils d’effectifs, mise en place d’un CDI agile avec des motifs de rupture du contrat de travail assouplis, abrogation du compte pénibilité… Des assouplissements que le gouvernement a déjà écartés, pour la plupart, du projet de loi initial de la ministre du Travail…

 

(AFP)

Loi El Khomri : remous à la CFDT

Loi El Khomri : remous à la CFDT

Une nouvelle fois la CFDT pourrait bien être agitée par l’opposition entre les réformistes et certains radicaux. Cette fois ce sont les métallos CFDT qui contestent la ligne trop molle de Laurent Berger. Ils réclament même le retrait pur et simple du projet de loi. Symétal, le deuxième syndicat de la fédération Métallurgie de la CFDT a envoyé une motion contre la loi El Khomri à Laurent Berger, vendredi matin. La motion est arrivée ce vendredi matin sur le bureau de Laurent Berger, le leader de la CFDT. Symétal, le deuxième syndicat de la fédération Métallurgie demande le retrait pur et simple de la loi El Khomri. C’est une information France Info. Alors qu’un nouveau texte doit être présenté lundi par le gouvernement, Symétal estime que les concessions réclamées par le secrétaire général de la CFDT ne sont pas suffisantes. Le secrétaire général du syndicat Symétal CFDT Sud-Francilien, Frédéric Bafour, demande que le projet de loi soit carrément retiré. « Nos adhérents sont interpellés parfois dans leurs boîtes de façon virulente, a-t-il déclaré sur France Info. Les salariés ne comprennent plus et ont l’impression que la CFDT ne défend plus leurs droits. » « Contrairement à Laurent Berger, nous pensons qu’il faut passer par une première étape de retrait pour, après, repartir sur des proposition

Chômage des jeunes : après El khomri, Valls se plante

Chômage des jeunes : après El khomri, Valls se plante

À vouloir trop démontrer que le projet de loi est destiné surtout à la jeunesse Valls s’est complètement planté sur le chiffre des jeunes au chômage. Il a en effet affirmé dans le JDD qu’un chômeur sur quatre avait moins de 25 ans. En réalité c’est 1 chômeur sur 7 ce qui n’est déjà pas négligeable mais ce qui démontre la faiblesse de l’argumentation et le manque de connaissance des réalités sociales. Une bavure qui ressemble un peu à celle de la ministre du travail Myriam El Khomri sur RTL qui  n’avait pas su dire combien de fois on pouvait renouveler un CDD. Concentré qu’il était à démontrer que «c’est la jeunesse qui a le plus à gagner avec cette loi, car elle est la première victime du système actuel», le premier ministre s’est donc emballé en affirmant que «un chômeur sur quatre a moins de 25 ans». La réalité est heureusement un peu moins noire pour la jeunesse. Selon le dernier pointage réalisé à fin janvier par Pole emploi et publié il y a dix jours, on comptait quelque 514.200 inscrits de moins de 25 ans sur un total de 3.552.600 chômeurs en catégorie A. Soit un taux de moins de 15%, ce qui veut dire qu’un chômeur sur sept inscrits en catégorie A a moins de 25 ans. Et non un sur quatre, comme l’affirme promptement le chef du gouvernement… Même en prenant la version large, en incluant les inscrits en catégorie B et C (demandeurs d’emploi en activité réduite), on parvient à un taux approchant de 14,3%, donc bien loin de celui annoncé par le premier ministre. Manuel Valls a visiblement confondu le taux de chômage des jeunes actifs -qui tangente lui effectivement les 25%- avec la répartition par âge des chômeurs. Mais même ce chiffre est trompeur car il ne s’intéresse en réalité qu’à la situation des jeunes actifs, c’est-à-dire présents sur le marché du travail, à l’exclusion donc des moins de 25 ans scolarisés. Et si on regarde le taux de chômage des jeunes sur l’ensemble de la classe d’âge, donc en incluant les collégiens, les lycéens et les étudiants de moins de 25 ans, on obtient au dernier pointage de l’Insee, publié la semaine dernière, un taux de… 9%. Il a peut-être aussi confondu avec le nombre de jeunes aujourd’hui en emploi grâce à une aide de l’État (contrat aidé, emploi d’avenir, Civis, apprentissage…) qui oscille actuellement entre 25% et 30%, à quelques encablures du record atteint sous Lionel Jospin du temps des emplois jeunes (32%). Ce n’est pas la seule bévue statistique qu’a commise le premier ministre lors de son interview ce dimanche au JDD. S’il dit juste sur le nombre de chômeurs sans diplôme (un sur trois, à la fin 2014) et sur la part des embauches en CDD et intérim dans les entreprises en 2015 (même s’il gonfle de cinq points le chiffre exact, qui stagne au dernier pointage par l’Insee aux alentours de 85%), il sous-estime en revanche le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A, la seule pertinente pour un exécutif. De l’ordre de 300.000, soit l’équivalent de la population de villes comme Nantes ou Nice. «Ce qui doit nous révolter, c’est qu’il y a 3,5 millions de chômeurs», martèle ainsi le premier ministre. Oui, mais uniquement en France métropolitaine et en catégorie A. Car en intégrant les demandeurs d’emploi des départements d’outre-mer -qui ne sont pas des sous-chômeurs ou des non-chômeurs, contrairement à ce que laisse penser leur exclusion systématique des données officielles-, on atteint en effet le chiffre record de 3,81 millions d’inscrits. Pis, si on prend également en compte les demandeurs d’emploi en activité réduite, on arrive à un total de quelque 5,8 millions d’inscrits en France entière.

 

Myriam El Khomri : comme un malaise !

Myriam El Khomri : comme un malaise !

Malaise, grosse fatigue, déprime, accident domestique difficile de savoir quelle est la nature de la pathologie exacte qui a contraint la ministre du travail à s’arrêter pendant une journée et à éviter ainsi l’épreuve de la télé prévue sur France 2mardi.  De toute évidence il s’agit d’un malaise mais d’un malaise de nature politique. Il se révèle de plus en plus que la jeune ministre est  prise entre de nombreuses pressions contradictoires qu’elle est incapable d’affronter et de maîtriser. La faute sans doute à François M Hollande qui a commis une grave erreur de casting. Être jeune, femme, d’origine immigrée ne suffit pas pour gérer une problématique aussi complexe que celle du chômage. D’autant plus que l’intéressée n’a aucune expérience ni dans la production ni comme parlementaire. Depuis maintenant plus d’une semaine Manuel Valls la même privée de parole en confisquant l’expression gouvernementale à son profit. Une maladie qui tombe bien, Manuel Valls ne souhaitait  pas que Myriam Khomri vienne s’exprimer sur un dossier qu’il veut totalement maîtriser. Manuel Valls veut continuer de garder la haute main sur l’évolution du projet de loi et sur d’éventuelles améliorations qui pourraient être acceptées.  D’une certaine façon la ministre du travail est réduite au silence ;  pour preuve le fait que Manuel Valls ait déclaré lui-même le report du débat de 15 jours sur cette loi. D’une certaine façon la ministre du travail à la fois peu expérimentée et peu compétente se trouve écartelé entre les exigences de Valls qui se veut intraitable sur le sujet et le souhait de Hollande d’introduire davantage de souplesse et d’équilibre dans la gestion de la loi en cause. On assiste donc à une nette crispation au sein même du gouvernement. Des ministres comme Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault ou même Emmanuel Macron avait fait savoir la semaine passée qu’ il convenait de faire preuve de davantage de concertation et d’esprit d’ouverture ;  sans doute aussi pour préparer le terrain à François Hollande qui a imposé à Manuel Valls-mais non sans mal – d’ouvrir la concertation et de reculer le débat d’au moins 15 jours. Pour éviter les éventuels dérapages quant à la nature de cette concertation,  Valls punit donc sa ministre du travail en lui interdisant de s’exprimer à la télé. Au lendemain de l’annonce du report de son très controversé loi sur le TravailMyriam El Khomri était très attendue ce mardi matin sur le plateau de France 2. Mais la ministre du Travail a finalement annulé sa venue à la dernière minute. De la même manière les rendez-vous de la ministre du travail avec des partenaires sociaux ont également été annulés. Ils se dérouleront chez Manuel Valls en présence des Manuel Macon et de Myriam el Khomri

Popularité : un sondage catastrophique pour Myriam El Khomri

Popularité : un sondage catastrophique pour  Myriam El Khomri

 

 

Si la mobilisation contre le projet loi travail continue de monter, il se pourrait bien que la ministre du travail Myriam El Khomri fasse les frais de la débâcle politique qui se prépare.  Selon un sondage Harris Interactive la ministre du travail recueille seulement 11 % d’opinions positives. En cause surtout les interrogations relatives à la loi du travail qui assouplit notamment les conditions de licenciement pour l’employeur. Aussi sans doute la relative incompétence d’une ministre peut préparée  à gérer un ministère complexe et conflictuel. Les critères qui ont prévalu pour son choix au ministère du travail (jeunes, femmes, et issus de l’immigration) sont en effet insuffisant pour justifier d’une capacité à gérer la difficile problématique de l’emploi. De toute évidence François Hollande a commis une grave erreur de casting. Pas étonnant l’intéressé, une fonctionnaire, n’a jamais pratiquement travaillé dans la production, autant dire qu’il lui est difficile de mettre en place une régulation pertinente des réalités du marché du travail. Derrière les personnalités politiques les plus mals aimés on trouve après Mary Myriam elle comme riz Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS (10%), Jean-François Copé (10%), et… Jean-Vincent Placé, le nouveau secrétaire d’Etat chargé de la réforme de l’Etat, avec un petit 8%. À l’inverse parmi ceux qui sont le plus apprécié on trouve Juppé cinq points, avec 46% (points)  d’opinions positives, devant François Bayrou (37%, stable) et Christiane Taubira (31%). Bruno Le Maire gagne deux points à 30%, et Martine Aubry en perd un à 29%.  L’ex-président de la République perd lui deux points à 20% d’opinions favorables, à égalité avec Marine Le Pen (-2), Marion Maréchal Le Pen (stable), et Nicolas Dupont-Aignan (+2). D’autres personnalités de son propre parti recueillent plus d’opinions positives : François Fillon (29%, -1), Xavier Bertrand (29%, stable), Nathalie Kosciusko-Morizet (23%, -2), Valérie

Myriam El Khomri: une maladie diplomatique ?

 

 

 

Officiellement la ministre du travail ne pourra pas s’exprimer à la télé aujourd’hui pour raisons de santé. Une maladie qui tombe bien , Manuel Valls ne souhaite pas que Myriam Khomri vienne s’exprimer sur un dossier qu’il veut totalement maîtriser. Manuel Valls veut continuer de garder la haute main sur l’évolution du projet de loi et sur d’éventuelles améliorations qui pourraient être acceptées.  D’une certaine façon la ministre du travail est réduite au silence ;  pour preuve le fait que Manuel Valls ait déclaré lui-même le report du débat de 15 jours sur cette loi. D’une certaine façon la ministre du travail à la fois peu expérimentée et peu compétente se trouve écartelé entre les exigences de Valls qui se veut intraitable sur le sujet et le souhait de Hollande d’introduire davantage de souplesse et d’équilibre dans la gestion de la loi en cause. On assiste donc à une nette crispation au sein même du gouvernement. Des ministres comme Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault ou même Emmanuel Macron avait fait savoir la semaine passée qu’ il convenait de faire preuve de davantage de concertation et d’esprit d’ouverture ;  sans doute aussi pour préparer le terrain à François Hollande qui a imposé à Manuel Valls-mais non sans mal – d’ouvrir la concertation et de reculer le débat d’au moins 15 jours. Pour éviter les éventuels dérapages quant à la nature de cette concertation,  Valls punit donc sa ministre du travail en lui interdisant de s’exprimer à la télé. Au lendemain de l’annonce du report de son très controversé loi sur le TravailMyriam El Khomri était très attendue ce mardi matin sur le plateau de France 2. Mais la ministre du Travail a finalement annulé sa venue à la dernière minute. «En raison d’un souci de santé, Myriam El Khomri ne sera finalement pas présente aux 4 Vérités», a annoncé sur Twitter le journaliste de France 2 Guillaume Daret qui devait l’interroger. D’après les informations du journaliste du «Monde» Thomas Wieder, la ministre a fait «un petit malaise» ce matin et a été «conduite à l’hôpital pour des examens». Céline Kallman pour Europe 1 précise que les rendez-vous de Myriam El Khomri avec les partenaires sociaux ont également été annulés.  Lundi, le gouvernement a rétropédalé et annoncé le report de deux semaines de la présentation du projet de loi sur le Travail, pour retravailler le texte et répondre à la forte opposition des syndicats et d’une partie de la gauche. Le texte sera présenté en Conseil des ministres le jeudi 24 mars au lieu du 9 mars, date initialement prévue

Les syndicats disent non au projet El Khomri

Les syndicats disent non au projet El Khomri

 

 

Une prise de position qui de toute évidence va gêner la stratégie du gouvernement pour faire aboutir le projet relatif au droit du travail. Il ne s’agit pas d’un mot d’ordre d’action qui serait sans doute prématuré mais d’une position nette face au volontarisme et même à la brutalité de Valls. Les appréciations divergent bien entendu selon les sensibilités syndicales pour autant toutes les organisations considèrent que ce projet est déséquilibré et qu’il a été mal préparé. Cette prise de position unanime a déjà contraint la ministre du travail a reculé vis-à-vis de l’utilisation possible du 49-3 que voulait imposer le Premier ministre. « Les organisations signataires ne sont pas satisfaites de ce projet et demandent le retrait de la barémisation des indemnités prud’homales dues en cas de licenciement abusif et des mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral des employeurs », peut-on lire dans un texte signé par la CFDT, la CFE-CGC, la CGT, la FSU, Solidaires, l’Unsa, l’Unef, l’UNL et la Fidl (lycéens).   »Le fait que nous ayons réussi à nous retrouver tous, toutes les organisations syndicales (…), cela montre combien la situation est aujourd’hui préoccupante », a déclaré sur BFM TV la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison.  L’intersyndicale ne s’est pas prononcée sur une éventuelle action commune mais a décidé d’organiser une nouvelle réunion le 3 mars prochain pour poursuivre le travail en commun sur ce texte et faire d’autres propositions.   »Nous verrons dans les jours qui viennent mais il est clair que nous ne laisserons pas passer ce projet de loi sans chercher à peser, sans chercher à ce que le gouvernement entende ce que nous avons à dire et sans faire intervenir les salariés si nous n’étions pas entendus », a indiqué Bernadette Groison à l’issue de la réunion. Elle a précisé au micro de BFM TV que certaines organisations avaient annoncé au cours de la réunion être « favorables à des initiatives ou à des actions ».  Les organisations signataires précisent dans leur document commun être « porteuses de propositions » et « disponibles pour engager le dialogue permettant le développement de l’emploi, la lutte contre la précarité et la sécurisation des droits des salarié(e)s. » La ministre du Travail doit présenter lors du conseil des ministres du 9 mars ce texte qui prévoit un assouplissement du code et du marché du travail, réclamé de longue date par le patronat et qui cristallise déjà les critiques d’une partie de la gauche et les syndicats.  Quant à la pétition numérique lancée par des militants associatifs et intitulée « Loi Travail: non merci! », elle affichait mardi en fin de soirée plus de 400.000 signatures.

Un front syndical uni face au projet de loi El Khomri

Un front syndical uni face au projet de loi El Khomri

 

Manuel Valls et la ministre du travail auront réussi grâce à leurs textes précipités à favoriser un front syndical uni, ce qui ne s’était pas produit depuis trois ans. Pourtant les positions des syndicats divergents sur deux nombreux points mais elles convergent surtout concernant l’absence totale de concertation. Du coup dans un premier temps il est possible qu’un front syndical uni se réalise pour protester contre la démarche. Aussi contre le déséquilibre du texte. Des améliorations nécessaires dans le sens d’un rééquilibrage entre flexibilité et sécurité devraient par contre par la suite fissurer l’opposition syndicale. Les syndicats organisent leur riposte au projet de loi El Khomri. Ce mardi, la CFDT, FO, la CFE-CGC et l’Unsa se rendront au siège de la CGT«afin d’échanger sur l’analyse de la situation sociale, économique et politique» de la France. La FSU, Solidaires et les syndicats étudiants (Unef) et lycéens (UNL), également conviés, se joindront à elles. La CFTC ne participera pas en revanche à ce qui est qualifié par la CGT de «réunion de travail» mais qui vise à discuter d’«actions et initiatives communes» contre un texte jugé trop favorable au patronat. Car si FO et la CGT sont opposées à cette réforme du marché du travail, la position de la CFDT est plus nuancée. La centrale dirigée par Laurent Berger est favorable à un des axes forts du projet de loi: la place plus importante accordée aux accords majoritaires signés au sein de l’entreprise. Mais le syndicat réformiste conteste trois mesures: le plafonnement des indemnités prud’homales, le recours aux forfaits jours dans les entreprises de moins de 50 salariés par décision de l’employeur et l’assouplissement du licenciement économique.

Rebsamen , l’ancien ministre du travail, critique El Khomri

Rebsamen , l’ancien ministre du travail, critique El Khomri

 

. «Je pense qu’il y a une erreur de vouloir redéfinir ce qu’on appelle le licenciement économique, la nouvelle définition ne peut pas être celle qui est proposée dans le texte, déclaré l’ancien ministre du travail. Deuxièmement, je suis opposé à la baisse de la rémunération des heures supplémentaires. Ces deux points doivent à mon avis être travaillés en amont». «Quand on annonce que ce texte si nécessaire sera voté par 49-3, on fait peser a priori une suspicion sur le fond» Cette prise de position, qui s’ajoute au concert de critiques contre le préprojet de loi El Khomri et sonne comme un tacle sévère à sa successeuse, Une critique donc à la fois sur le fond concernant les possibilités excessives de licenciement notamment mais aussi une critique sur la forme en effet l’ancien ministre du travail s’oppose à l’utilisation du 49-3 qu’avait évoqué l’actuelle ministre il y a une semaine. Il faut dire que depuis elle s’est ravisé d’abord parce qu’au sein du gouvernement plusieurs membres sont opposés à cette procédure notamment Marisol Touraine, Jean-Marc Ayrault, Ségolène Royal mais aussi François Hollande. Pour l’instant seul Valls  semble s’accrocher encore à cette procédure qui brandit comme une menace vis-à-vis des députés récalcitrants. Pas sûr cependant que cette menace soit très productive car elle risque au contraire de renforcer le camp de ceux qui sont opposés à la réforme du marché du travail.

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