Archive pour le Tag 'égocentrisme'

Primaire gauche-Hollande : entre égocentrisme et mépris

Primaire gauche-Hollande : entre égocentrisme et mépris

 

On ne peut qu’être surpris de l’attitude de François Hollande qui a snobé la primaire de la gauche ou plus exactement du parti socialiste. Un parti socialiste dont il a été secrétaire pendant 12 ans et qui lui a permis grâce notamment aux primaires d’accéder à la magistrature suprême. Certes on sait pourquoi François Hollande a renoncé. En raison de ses échecs aussi au fait que Valls l’a poussé dehors. Il y a cependant de quoi être étonné de la part celui qui a vécu de la politique toute sa vie grâce au parti socialiste, qui en a même été le chef pendant longtemps et qui  décide d’ignorer la primaire en cours. Une attitude qui témoigne bien de la psychologie de nombre de responsables socialistes qui considèrent le parti comme un outil pour la promotion politique personnelle. Cela rend comte de la personnalité  de l’intéressé dans l’égocentrisme domine  tout autre caractère. Rappelons-nous par exemple comment il avait congédié Trierweiller (pas un cadeau il est vrai),  par tweet ! Un comportement égocentrique qui met son propre personnage bien au-dessus de toute considération d’intérêt général. Un véritable mépris pour son ancien parti dont il est pourtant aussi responsable du déclin. Hollande ne veut pas se prononcer ni pour le frondeur Hamon qui a pourri sa majorité parlementaire, ni pour Valls qui lui a imposé son renoncement. À la limite, on pourrait sinon admettre au moins comprendre l’attitude de François Hollande. Encore faudrait-il qu’il s’explique sur les raisons de son nom choix. Il aura sans doute l’occasion de s’exprimer mais il n’aura jamais l’humilité et la lucidité de mettre en cause sa propre responsabilité dans le délitement du parti socialiste auquel pourtant il doit tout.

2017 : Sarkozy : revanche, égocentrisme et activisme

2017 : Sarkozy : revanche, égocentrisme et activisme

 

Après sa défaite face à François Hollande Nicolas Sarkozy avait déclaré qu’il renonçait à la politique. Mais rattrapé par sa personnalité, il se lance dans une opération très hasardeuse en se déclarant candidat pour les présidentielles de 2017. Une candidature surtout alimentée par une soif de revanche. Sarkozy n’est pas porté par un projet très élaboré, sa philosophie repose surtout sur son activisme débordant et sur la très haute idée qu’il se fait de son destin personnel. Pour le reste, sa politique demeure relativement floue, à la fois libérale mais aussi étatiste, démocrate mais aussi bonapartiste, réformateur tout autant que conservateur voire réactionnaire. Bref un cocktail de contradictions cimentées par une bougeotte permanente valorisée  par une mise en scène médiatique à la limite du tragi-comique. Au point parfois de confondre l’homme réel et sa marionnette tellement le propos et l’attitude sont souvent caricaturaux. Officialisée lundi, la candidature de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017 n’était plus un secret depuis longtemps.  Depuis ses « vrais faux adieux » du 6 mai 2012, après sa défaite contre François Hollande, la soif de revanche de Nicolas Sarkozy ne faisait pas de doute, même s’il s’en défend. L’ancien président dit répondre à l’appel du devoir face à une France confrontée à l’ »absence de tout espoir ». Nicolas Sarkozy ambitionnait de revenir en homme providentiel à l’horizon 2015. Les circonstances lui ont dicté une autre entrée en scène, pas des plus aisées, sur la dépouille d’une droite en lambeaux où les alliés d’hier, dont Alain Juppé ou François Fillon, sont devenus des rivaux. La démission forcée de Jean-François Copé de la présidence de l’UMP en mai 2014 sous le poids de l’affaire Bygmalion, un système présumé de fausses factures durant la campagne de 2012, a précipité l’échéance. Il décide alors de reprendre en main sa famille politique. Dix ans après sa première élection à la présidence de l’UMP, il est élu à la tête du parti en novembre 2014 avec 64,5% des voix. Il remodèle à sa main le mouvement, rebaptisé « Les Républicains », apure ses finances, prépare un programme présidentiel au rythme de conventions thématiques boudées par ses rivaux, se convertit sans enthousiasme, lui le bonapartiste, à une primaire d’investiture, une révolution pour la droite. Comme en janvier 2007 et lors d’autres moments-clés de sa carrière, Nicolas Sarkozy assure avoir « changé ». « L’échec m’a beaucoup appris », écrit-il dans « La France pour la vie ». « Il m’a aussi convaincu d’adopter une attitude plus modeste, en tout cas moins arrogante que celle que j’avais trop souvent avant. » L’ex-président entend revenir sur une ligne « populaire » et identitaire, pour faire rempart au Front national. « Nicolas Sarkozy dispose d’un atout maître : il est le seul à incarner les idées du peuple de droite », les « quatre droites : droite libérale, droite gaulliste, droite morale et droite sécuritaire », écrit Thomas Guénolé dans « Sarkozy, chronique d’un retour impossible ? » Avec un François Hollande démonétisé en contrepoint, Nicolas Sarkozy pense tenir la clé de l’équation personnelle qui lui a fait défaut durant son quinquennat. « Je suis un combattant. Je sais me battre. Je pense même que j’aime me battre, mais je ne garde aucune trace de ces batailles perdues ou gagnées », écrit-il. Les circonstances, en particulier les attentats de Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray cet été, l’ont remis au centre du jeu : Nicolas Sarkozy s’est efforcé de mettre en avant sa « poigne » et son « énergie », seuls traits de personnalité encore plébiscités par les Français dans les enquêtes d’opinion. Son divorce d’avec les Français tient aussi sa personnalité. « Son caractère impulsif lui donne l’audace de faire des choses que d’autres n’oseraient pas mais c’est aussi ce qui le rend vulnérable », souligne un de ses anciens conseillers. « Ses fondamentaux sont bons mais il fait des embardées inutiles. » « Le sarkozysme n’existe pas comme philosophie politique de fond mais en tant que philosophie de l’action : ne rien lâcher, agir toujours, penser qu’il est toujours possible de retourner une situation », explique un de ses anciens ministres.

 

(Avec Reuters)

 




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