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Macron et l’Eglise : « ne pas déraciner la part sacrée »

Macron et  l’Eglise : « ne pas déraciner la part sacrée »

Un discours pour rassurer et tenter aussi séduire après les différends concernant les réfugiés mais aussi la GPA et la PMA. Le chef de l’Etat, qui a rencontré depuis son arrivée au pouvoir il y a près d’un an les responsables des principaux cultes représentés en France, était l’invité de cette première rencontre de ce type organisée au collège des Bernardins à Paris par la CEDF. Cette dernière est sortie de sa réserve à plusieurs reprises ces derniers mois pour dénoncer la politique migratoire du gouvernement – jugée « inhumaine » par ses détracteurs – et mettre en garde contre toute nouvelle législation en matière de bioéthique, notamment sur les questions de la GPA et de la PMA. « Sur les migrants, on nous reproche de ne pas accueillir avec assez de générosité ni de douceur, de refouler les mineurs isolés, on nous accuse même de laisser prospérer des violences policières », a déclaré Emmanuel Macron devant quelque 400 invités. « Mais, à dire vrai (…), nous tentons dans l’urgence de mettre un terme à des situations héritées- je pense ici aux délais de traitement administratifs mais aussi aux conditions d’octroi des titres de réfugiés », a-t-il ajouté. « C’est la conciliation du droit et de l’humanité que nous tentons (…) C’est le cap de cet humanisme réaliste que j’ai fixé », a-t-il poursuivi, insistant sur l’importance de tenir ces principes « parfois contradictoires ». A un mois de la fin des Etats généraux de la bioéthique, le chef de l’Etat a également démenti « tout agenda caché » et réaffirmé ses positions – hostilité à la législation de la GPA qui pose selon lui « une question sur la dignité du corps de la femme » et un avis « insuffisant » du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur la PMA. Ecoutée, la « voix de l’Eglise ne peut être injonctive », a-t-il estimé. « Notre société aura à s’exprimer de manière pleine et entière. Nous ne sommes pas là face à un problème simple qui pourrait se trancher par une loi seule, mais face à des débats moraux, éthiques, profonds qui touchent au plus intime de chacun d’entre nous. » Le quinquennat de François Hollande avait été marqué sur le plan sociétal par l’adoption de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe – qui avait provoqué de nombreuses manifestations – et par l’adoption à l’unanimité d’une loi sur la fin de vie instaurant un droit à la « sédation profonde et continue ». « Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer », a dit Emmanuel Macron, demandant aux Catholiques de ne pas se « sentir aux marches de la République, mais de retrouver le goût et le sel du rôle qu’[ils] y [ont] toujours joué ». « Dans ce moment de grande fragilité sociale, quand l’étoffe même de la nation risque de se déchirer, je considère de ma responsabilité de ne pas laisser s’éroder la confiance des catholiques à l’égard de la politique – et des politiques », a-t-il souligné. « La France a été fortifiée par l’engagement des catholiques, certains pourront considérer que de tels propos sont en infraction avec la laïcité (…) mais reconnaître les uns n’est pas diminuer les autres ». « Je considère que la laïcité n’a certainement pas pour fonction de nier le spirituel au nom du temporel, ni de déraciner de nos sociétés la part sacrée qui nourrit tant de nos concitoyens », a-t-il souligné.

Le Pen en conflit avec l’Eglise ! Pathétique

Le Pen en conflit avec l’Eglise ! Pathétique

 

Une drôle de citoyenne mais aussi une drôle de chrétienne Marine Le Pen qui intervient sur tout à tort et à travers. A travers surtout. On en vient presque à regretter le père Jean Marie Le Pen qui, lui au moins,  avait une  culture quand sa fille héritière par défaut (c’est la sœur ainée qui devait hériter mais un conflit familial l’a privé de succession !) se caractérise par sa stupidité. Stupidité qu’elle compense par un bagout de marchande poissons  en débitant âneries, énormités ou au mieux banalités. Pas étonnant qu’elle soit aussi en froid avec la nièce ;  elle aussi, comme son grand père très cultivée même si sur le fond elle est encore plus radicale que Marine. Cette fois Marine Le Pen recadre l’église.   Elle  se déclare « fâchée avec l’Eglise » qui aurait le tort de se mêler « de tout sauf de ce qui la concerne » et taxe le pape François d’ »ingérence » dans une interview à paraître vendredi dans le quotidien catholique La Croix. Dommage qu’elle ne développe pas ce qui doit concerner l’église. Pas étonnant i faudrait qu’elle ait un minimum de formation théologique là où elle se contente sur ce sujet comme sur d’autres de la rhétorique de bistrot  pour convaincre après 5 tournées d’apéros. Bref Marine Le Pen, après le pathétique, le scandaleux, touche au ridicule en parlant d’un sujet dont elle ignore tout.  Au cours de ce même entretien, la présidente du Front national, candidate à l’élection présidentielle, se dit croyante et assure éprouver du respect « pour certains religieux qu’(elle) rencontre ». « Mais c’est vrai, je suis fâchée avec l’Église dont je pense qu’elle se mêle de tout sauf de ce qui la concerne. J’ai trouvé que dans certaines circonstances personnelles, elle avait manqué de compassion », ajoute-t-elle, sans autre précision sur les circonstances personnelles auxquelles elle fait allusion. Elle se déclare par ailleurs prête à accueillir le souverain pontife, si elle devait être élue en mai, mais précise qu’elle aborderait le cas échéant ses points de divergences, en particulier concernant la politique d’accueil des réfugiés. « Qu’il exige des États qu’ils aillent à l’encontre de l’intérêt des peuples en ne mettant pas des conditions à l’accueil d’une migration importante relève pour moi de la politique et même de l’ingérence », juge Marine Le Pen. La présidente du parti d’extrême droite s’en prend également à la Conférence des évêques de France, coupable à ses yeux de se mêler « parfois de ce qui ne la regarde pas, notamment en donnant des instructions politiques ». Fin mars, le président de la Conférence des évêques, Georges Pontier, a évoqué, lors d’un discours prononcé à Lourdes, un « devoir de solidarité » et d’hospitalité » des chrétiens et déploré un « dangereux regard de méfiance » à l’encontre des musulmans, sans se prononcer directement sur la présidentielle.

Un des auteurs de l’attentat dans une église aurait dû être enfermé (Georges Fenech)

Un des auteurs de l’attentat dans une église aurait dû être enfermé (Georges Fenech)

Georges Fenech  (LR), Président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats en France, regrette que les propositions du parlement n’aient pas été prises en compte. (Interview 20 minutes)

Sur Twitter, vous alertez sur « le risque d’une guerre civile ». Pourquoi ?

C’est le piège voulu par Daesh. Qu’il y ait un amalgame entre les communautés catholiques et musulmanes. Attention ! Cela pourrait conduire à une confrontation violente entre les deux communautés. C’est, du reste, là-dessus que nous alertent plusieurs sources bien informées.

Vous demandez l’unité nationale. Mais c’est aussi ce que réclame le gouvernement ?

Oui, mais cela doit fonctionner dans les deux sens. Nous n’avons cessé de soutenir le gouvernement dans sa lutte contre le terrorisme. Mais le gouvernement doit aussi nous écouter. Il est temps qu’il sorte de sa tour d’ivoire. Je l’ai dit, alors je le redis : je suis à la disposition du Premier ministre pour discuter de nouvelles mesures.

Vous parlez des 40 propositions que vous avez formulées dans votre rapport avec le socialiste Sébastien Pietrasanta ?

Oui. Nous avons formulé 40 propositions. Seul Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la Justice, nous a reçus. On doit refaire un bilan fin août. Je n’ai pas été reçu par le Premier ministre. Quant à Bernard Cazeneuve, il nous a invités à prendre un café pour dire que nos propositions étaient déjà en place pour certaines et irréalisables pour d’autres. Ce n’est pas acceptable… Nous avons soutenu le gouvernement. Nous étions d’accord sur la déchéance de nationalité. Nous avons voté quatre fois l’état d’urgence. Il est plus que temps que le gouvernement nous entende aussi. Il doit sortir de son judiciarisme, de son pointillisme juridique.

Que réclamez-vous concrètement ?

L’attentat a eu lieu ce mardi matin et l’on sait déjà que l’un des auteurs était connu des services antiterroristes et libre sous bracelet électronique. Il devait être enfermé. On ne peut pas laisser des personnes comme cela dans la nature.  Un certain nombre de personnes fichées S - le haut du spectre – sont dangereuses. On le sait. Les frères Kouachi, Samy Amimour, Ismaël Mostefaï [terroristes ayant passé à l’action lors de l’attaque de Charlie-Hebdo ou du Bataclan] faisaient tous partie du haut de ce spectre. Ces gens-là doivent être retenus dans des centres et faire l’objet d’une déradicalisation contrainte. On nous parle de l’ouverture d’un centre à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire) qui va accueillir des jeunes sur la base du volontariat. Ce n’est pas ça la solution.

N’est-ce pas paradoxal de réclamer l’unité nationale et en même temps de critiquer l’action du gouvernement comme l’a fait Christian Estrosi pour l’attentat de Nice ?

Tous mes amis Républicains passent au-dessus des polémiques. Nous venons avec des propositions et non pas de simples critiques. Sur, la justice est saisie. On verra bien ce qu’elle dira.

(20 Minutes)

 

« Touche pas à mon église »

« Touche pas à mon église »
« Touche pas à mon église », est un appel lancé par l’écrivain et journaliste Denis Tillinac, publié dans le numéro de Valeurs Actuelles en kiosques aujourd’hui. Plusieurs personnalités ont déjà signé ce texte dont l’essayiste Eric Zemmour, le philosophe Alain Finkelkraut, l’ancienne secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative Jeannette Bougrab, et Nicolas Sarkozy, ancien chef de l’Etat et président des Républicains. Cette tribune répond directement à la proposition de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris. Il avait évoqué, le 15 juin dernier, la possibilité de transformer en mosquée les églises désaffectées. Avant de préciser, « c’est un problème délicat mais pourquoi pas ». Peut-être une manière de se préserver du type de réponse proposé par l’hebdomadaire. Le texte, qui apparaît sans ambiguïté, rappelle que les clochers sont « la haute mémoire de notre pays ». Selon son auteur, même vide, les églises restent un témoin des racines chrétiennes de la France. Cette tribune provoque de vives réactions sur les réseaux sociaux. Le journaliste du Monde Samuel Laurent tacle cette réaction : « Une parole en l’air aussitôt corrigée de Boubakeur => Une tribune cosignée par Sarkozy, Zemmour etc dans Valeurs ». Mickaël Darmon, chef du service politique d’iTélé assure sur Twitter qu’André Vingt-Trois, archevêque de Paris, refuse de s’associer à cette tribune : « Andre Vingt-Trois a refusé d’être complice et de justifier la « guerre de civilisations ». Il a trouvé cette tribune sectaire et haineuse ».




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