Archive pour le Tag 'effort'

«Temps de travail: un effort de guerre collectif». (Viviane Chaine-Ribeiro)

«Temps de travail: un effort de guerre collectif». (Viviane Chaine-Ribeiro)

Pour l’ancienne présidente du Syntec, la question du temps de travail peut être reposée ( tribune dans l ‘Opinion) Notons cependant que la législation permet maintenant de trouver des accords de branche et  pour s’adapter en fonction des réalités locales et sectorielles.

Viviane Chaine-Ribeiro.

 

« Sans parler de l’attitude irresponsable de la CGT, mais pour répondre à la réaction des syndicats y compris la CFDT réformiste, il va bien falloir parler du temps de travail. Et ce, à plusieurs titres.

Il n’est pas question du monde d’avant, ni du monde d’après. Il n’est pas question d’une affirmation du président du Medef. Il n’est pas question d’exploitation ou de faire porter l’effort de la reprise uniquement sur « les travailleurs » – et d’ailleurs lesquels ? Travailleurs non salariés (TNS), les indépendants, artisans, commerçants… ne sont pas défendus par ces mêmes organisations syndicales.

Bref, il n’est pas question du « libéralisme qui vaincra ». Ce n’est pas une guerre d’idéologie, ce sera une bataille pour retrouver une économie qui tourne, qui crée de la richesse et donc de l’emploi et du pouvoir d’achat, qui s’adapte à un environnement hostile et qui relance aussi bien l’offre que la demande. Tout ceci ne peut pas venir uniquement de soutiens publics et de mises sous perfusion des secteurs économiques. Tout le monde doit prendre sa part et pas seulement pour le bien du capitalisme, mais exactement comme le masque vous protège mais protège aussi les autres : les secteurs qui vont pousser vont aider les autres secteurs et donc les autres travailleurs à avancer.

France: « effort » post-confinement et retour des vieux clivages: libéraux- marxistes

France: « effort » post-confinement et retour des vieux clivages: libéraux- marxistes

 

La France n’est pas sortie de l’auberge, ni de la crise sanitaire ni de la crise démocratique où la caricature de l’opposition libéral-  marxiste fait office de débat démocratique. Bien entendu, l’après Coronavirus sera surtout marqué non pas tellement par un changement de société mais par une énorme crise du chômage. À moins évidemment d’ores et déjà d’essayer de compenser en partie les dégâts du Coronavirus sur l’économie. Des dégâts qui vont se traduire par une perte d’activité de l’arbre de 15 % sur le PIB annuel et qui vont faire monter le chômage à 20 % au lieu de 8 % fin 2019. Tout cela entraînant un cortège de misère sociale. Fort légitimement, il  sera nécessaire pour limiter ce chômage de rattraper en partie la production perdue.

À gauche évidemment , on n’est toujours sur une philosophie marxiste classique. Pas question d’accepter le moindre effort économique. Le pire c’est que cette rhétorique néandertalienne  est aussi reprise par des représentants de droite du parti républicain comme Xavier Bertrand qui lui a en point de ligne n’ont pas tellement l’avenir du pays mais sa candidature à la présidentielle de 2022.  Du côté des gauchistes classiques il faut entendre le lamentable discours par exemple de la députée de la France insoumise (LFI) Clémentine Autain qui  a mis en garde contre “des vieilles recettes”.

“Sur le plan de la récession économique qui s’annonce je ne vois strictement rien venir, que les vieilles recettes”, a-t-elle dit sur France inter. “On a entendu le ministre Bruno Le Maire nous expliquer qu’il allait falloir relancer la machine avec cet objectif de croissance, travailler plus, mettre en pièces le code du Travail.”“Ce sont ces recettes néolibérales qui nous mettent dans le mur pour affronter aujourd’hui le virus et qui risquent de se démultiplier dans les semaines qui viennent”, a-t-elle ajouté. De son côté, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a fustigé sur franceinfo le “cynisme” du Medef, qu’il a accusé “d’utiliser une crise sanitaire mondiale pour expliquer que ça va être l’occasion de rogner sur les droits des salariés”.

On voit que la culture économique n’a guère progressé à gauche et à l’extrême gauche qui ne se demandent  pas comment sera financée le déficit nécessaire pour aider  les entreprises, les ménages, pour le financement de la crise sanitaire. Mais de ce côté-là,  on estime encore que la dette n’existe pas !

Formation des chômeurs: un effort ridicule des partenaires sociaux

Formation des chômeurs: un effort ridicule des partenaires sociaux

 

 

L’annonce de l’effort consenti par les partenaires sociaux pour former les chômeurs touche au ridicule. On sait en effet que l’ensemble des crédits de la formation permanente gérés par les partenaires sociaux représente de l’ordre de 34 milliards par an.  Une très petite partie de cet énorme somme  est affecté à la formation des chômeurs en général, l’essentiel étant  approprié par les structures de formation et les partenaires sociaux eux-mêmes. Un véritable gâchis financier qui a souvent dénoncé la Cour des comptes elle-même qui parle pudiquement de manque de transparence. En réalité pour 2016, c’est à peine 100 millions de plus qu’on va lâcher comme une aumône pour la formation des chômeurs peu qualifiés. Avec la somme totale cela va représenter environ 1 milliard, soit de quoi former pendant quelques semaines mais on se demande à quelle qualification ;  à moins qu’il ne s’agisse d’alléger les statistiques de pôle emploi en changeant le statut de chômeur et en le transformant « en salarié en situation de formation en quête d’emploi »  (ce qui fait passer les chômeurs de la catégorie A la catégorie D dont on parle très peu).  Les partenaires sociaux sont donc  prêts à affecter 958 millions d’euros aux différents dispositifs de formation des demandeurs d’emploi (80 millions de plus qu’en 2015) si l’Etat confirme son propre investissement financier. Les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour financer davantage les formations des demandeurs d’emploi en 2016, à hauteur de près d’un milliard d’euros, à condition que l’Etat confirme son propre investissement financier, ont souligné samedi 16 janvier des sources syndicales à l’AFP. Les organisations syndicales et patronales sont prêtes à affecter 958 millions d’euros du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) aux différents dispositifs de formation des demandeurs d’emploi, soit un effort supplémentaire de 80 millions d’euros par rapport à 2015, selon « l’annexe financière 2016″ du Fonds, dont l’AFP a obtenu copie.  Une partie de cette somme devrait contribuer au financement du plan de 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, que François Hollande doit détailler lundi au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Mais avant de s’engager définitivement, « plusieurs organisations, dont la CFDT, souhaitent entendre le président de la République pour avoir confirmation de l’engagement de l’Etat », a déclaré à l’AFP Philippe Couteux (CFDT). Maxime Dumont, de la CFTC, a posé la même condition. Le FPSPP, géré par les partenaires sociaux, est alimenté par 13% des cotisations formation des entreprises. Tous les ans, les organisations syndicales et patronales négocient avec l’Etat une annexe financière qui détermine l’affectation de ces ressources.

Retraites : effort de tous et régime unifié (CFDT)

Retraites : effort de tous et régime unifié (CFDT)

 

La CFDT prône l’instauration d’un régime unifié de retraites complémentaires pour l’ensemble des salariés français sur la période 2019-2024, assorti d’une hausse des cotisations patronales de 0,1% par an de 2019 à 2021. De son coté le  Medef propose un recul de l’âge de la retraite pour les complémentaires,  il faudra attendre 65 ans pour toucher une retraite à taux plein. En cause la situation catastrophique des caisses puisque les réserves financières seront en épuisé en 2018 pour l’Agirc (cadres) et en 2027 pour l’Arcco au (autres salariés). De toute façon la réforme est indispensable pour sauver les régimes de retraite. Trois scénarios, ou augmenter les cotisations, ou diminuer les pensions ou retarder l’âge de la retraite. Avec une combinaison possible de ces trois leviers. Progressivement on risque de s’orienter vers une réduction des montants et un recul de l’âge de la retraite pour une retraite pleine. En cause évidemment l’évolution de la démographie aussi un nombre d’actifs insuffisants du fait de la croissance molle dans laquelle est englué la France. Le Medef propose, entre autres, qu’à partir de 2019, un salarié arrêtant de travailler à 62 ans se voie appliquer une décote de 30% la première année, 20% la suivante et 10% à 64 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein à 65 ans.  La CGT a évalué à 7.667 euros la perte de revenus sur trois ans d’une cadre, dont le salaire annuel net serait de 41.305 euros et qui partirait à la retraite à 62 ans.  En appliquant l’abattement dégressif proposé par le Medef, le syndicat souligne que la future retraitée ne « toucherait donc plus que 2.035,5 euros nets par mois la première année, soit une perte de 319,5 euros/mois; 2.142,1 euros nets mensuels la 2ème année, soit une perte de 212,9 euros/mois; et enfin 2.249 euros nets la troisième années, soit une perte de 106 euros/mois ».L’Agirc a vu son déficit se creuser à 1,985 milliard et l’Arrco à 1,153 milliard l’année dernière. Si rien n’est fait, leurs réserves seront épuisées d’ici à 2018 pour l’Agirc, à 2027 pour l’Arrco.la CFDT elle se refuse d’être acculée à négocier uniquement sur les propositions du Medef et en faiat récuse l’idée d’un recul de l’âge de la retraire   »Notre proposition s’articule en trois temps : les mesures urgentes avant 2019, le retour à l’équilibre jusqu’en 2024, puis au-delà. Tout le monde doit faire des efforts, pas seulement les salariés et les retraités », explique Laurent Berger, le patron de la CFDT. « À court terme, poursuit le dirigeant syndical, nous sommes prêts à décaler la revalorisation des pensions complémentaires d’avril à octobre, pour faire des économies, en s’alignant sur le régime général ». Laurent Berger estime qu’ »on peut jouer aussi sur le taux de rendement du point de retraite, en restant au-dessus de 6% ». « Nous sommes prêts également à discuter de la poursuite, pendant trois ans, de la sous-indexation des pensions, en les revalorisant de 1 point de moins que l’inflation et non pas 1,5 point comme le réclame le patronat ». Le secrétaire général de la CFDT se prononce également pour une mutualisation des réserves de l’Agirc et de l’Arrco dès 2017. Sur le long terme, la CDFT propose « la mise en place d’un nouveau régime unifié de retraites complémentaires pour tous les salariés » sur la période 2019-2024. Ce régime serait fondé sur le niveau de la rémunération et non le statut, avec une seule valeur du point. « Pour le conforter financièrement, des efforts devront être demandés aux entreprises : une hausse des cotisations de 0,1% par an de 2019 à 2021, ainsi qu’une contribution patronale en cas de séparation d’un salarié au-delà de 50 ans », dit-il. En contrepartie, les salariés partant à la retraite assumeraient « une contribution de solidarité intergénérationnelle ». En clair les retraités seraient sollicités pour équilibrer les régimes.   »A l’inverse du Medef, notre but n’est pas de pousser les salariés à prolonger leur carrière, conduisant de fait à une remontée de l’âge de la retraite, mais à leur demander un effort de solidarité pour sauvegarder leur régime de retraite », justifie Laurent Berger. « En mobilisant une partie des réserves actuelles, qui représentent dix mois de pensions, nous serions quasiment à l’équilibre technique en 2020 (- 1 milliard) et en excédent en 2030 (+700 millions) ».




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