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Croissance Etats-Unis : production industrielle en baisse, effet dollar ?

Croissance Etats-Unis : production industrielle en baisse, effet dollar ?

 

 

Jusque là les Etats unis ont connu une croissance presqu’ insolente au regard d’autres économies moins favorisées en particulier en Europe. Mais la baisse de la production industrielle en novembre pourrait susciter des inquiétudes. Sans faut-il y voir notamment les premiers effets  effet de l’appréciation du dollar par rapport à la plupart des autres zones géographiques. La croissance économique des États-Unis a accéléré plus que prévu au troisième trimestre, s’établissant à 2,9 %, selon une première estimation publiée par le département du commerce vendredi 28 octobre. Initialement, les analystes tablaient sur 2,5 % pour cette première évaluation du produit intérieur brut (PIB) de l’été.  Au deuxième trimestre de l’année, l’activité de la première économie mondiale n’avait progressé que de 1,4 %. Au premier trimestre, de seulement 0,8 %. Cette croissance de 2,9 % représente le rythme d’expansion le plus fort depuis le troisième trimestre 2014 où le PIB avait progressé de 5 %. Pourtant, les consommateurs ont été plus prudents, puisque les dépenses de consommation, moteur traditionnel de la croissance américaine, ont continué de progresser légèrement (+ 2,1 %) mais à un rythme beaucoup moins fort qu’au trimestre précédent (+ 4,3 %). C’est en fait du côté des entreprises que les investissements ont repris, là où ils étaient en berne depuis trois trimestres (+ 3,1 % au troisième trimestre au lieu de – 7,9 % au deuxième). A baisse de la production industrielle en novembre pourrait porter un coup d’arrêt à cette bonne santé d’économie américaine. La production industrielle a en effet baissé de 0,4% aux Etats-Unis en novembre, a annoncé mercredi la Réserve fédérale, un recul plus marqué qu’anticipé qui s’explique par une forte diminution de l’activité des services aux collectivités et par un accès de faiblesse du secteur manufacturier. La baisse du mois dernier est la plus marquée depuis mars, lorsqu’elle avait atteint 0,9%. La production manufacturière a reculé de 0,1% en novembre, deux fois moins qu’attendu, mais celle des services aux collectivités a chuté de 4,4%, les températures supérieures aux normales pesant sur la demande de chauffage. La production minière, longtemps pénalisée par la faiblesse des cours du pétrole, a augmenté de 1,1%. Le taux d’utilisation des capacités industrielles a reculé à 75,0% contre 75,4% en octobre, alors que le consensus Reuters le donnait à 75,1%.

Programme Fillon : effet négatif sur la croissance ?

Programme Fillon : effet négatif sur la croissance ?

 

 

D’après BFM business qui a fait tourner un modèle économétrique largement utilisé le programme Fillon se traduirait surtout par un effet négatif sur la croissance. En effet l’axe central des orientations de François Fillon vise à ponctionner les ménages pour environ 20 milliards à travers l’augmentation de 2 % de la TVA. Ce qui engendrerait une diminution de la croissance du fait de la baisse de consommation qui représente les deux tiers du produit intérieur brut. À cette amputation du pouvoir d’achat des consommateurs il faudrait ajouter une hausse de l’inflation d’environ 1,7 % qui viendront encore diminuer davantage le pouvoir d’achat. Certes  on peut  comprendre que Fillon veuille alléger encore les charges des entreprises pour rendre l’économie plus compétitive mais les efforts ; qu’il demande aux ménages risquent  d’être contre-productifs pour l’activité et le chômage. Premier point: le cadrage financier du programme. François Fillon promet 50 milliards d’euros d’allègements sociaux et fiscaux, dont 40 milliards pour les entreprises (avec notamment 10 milliards de baisse d’impôt sur les sociétés) et 10 milliards pour les ménages mais en fait annuler par l’augmentation de 20 milliards de la TVA Pour financer ces baisses, il ambitionne de réduire la dépense publique de 100 milliards d’euros, de raboter le nombre de fonctionnaires jusqu’à 500.000 en cinq ans, et d’augmenter de 2 points la TVA.

Le changement des règles du jeu économique ensuite: pour rendre l’économie française plus flexible, François Fillon entend simplifier le code du travail, faciliter les licenciements, supprimer les 35 heures, relever les seuils sociaux, renforcer le dialogue social en entreprise, encourager le travail indépendant… A partir de là, étudions deux scénarios:

L’ancien Premier ministre parvient à réduire la dépense publique et le nombre de fonctionnaires, mais échoue sur le marché du travail et le dialogue social. Reste un programme d’austérité déflationniste: le « malade » France serait peut-être en voie de guérison à l’issue de son mandat en 2022, notamment du côté des finances publiques, dont le solde serait redressé de plus de 5 points de PIB. Mais il serait très affaibli, puisque « la thérapie de choc » Fillon coûterait sur la période plus de 3,5 points de croissance et augmenterait le taux de chômage de 0,7 point.

 

Si François Fillon parvient à mettre en œuvre l’intégralité de son programme, alors on peut tirer des expériences étrangères similaires les leçons suivantes: les entreprises auront plus de latitude et de moyens pour investir, et géreront mieux leurs effectifs, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, avec des effets positifs sur la productivité et la compétitivité. La pression sur les salaires sera plus grande, mais il y aura aussi plus d’embauches, inversant la vieille préférence française pour le chômage. Le visage économique de la France aura changé: la croissance, après avoir souffert dans la première partie du quinquennat, se redressera, le taux de chômage sera inférieur de 1,7 point à ce qu’il aurait été sans réforme, les comptes publics seront excédentaires et le commerce extérieur encore plus. Bref, la France aura regagné une compétitivité « à l’allemande ». Toute la question est donc de savoir si Fillon sera en capacité d’appliquer d’intégralité de son programme avec la rigueur nécessaire.

Garde nationale : effet d’annonce !

Garde nationale : effet d’annonce !

Attentat après attentat, les Pouvoirs publics bricolent leur plan de lutte contre le terrorisme. Mais force est de constater que la réponse n’est guère adaptée à l’enjeu. Au mieux on se contente d’indiquer que de nouvelles tueries sont à prévoir mais sans problématiser la question et sans permettre à l’opinion d’être en mesure de comprendre et d’accepter une nouvelle articulation entre la problématique de sécurité et la problématique de liberté.  L’un des piliers du plan gouvernemental pour lutter contre le terrorisme repose sur l’opération sentinelle (opération Vigipirate renforcée) qui mobilise 10 000 militaires dans les rues et les lieux publics. En réalité une opération très symbolique qui vise surtout à rassurer la population. Cette action devrait relever des forces de police et non des forces militaires lesquelles  sont déjà épuisées par toutes les tâches de surveillance des rassemblements divers et variés, festifs ou non. On sait que la France s’est imprudemment engagée sur nombre de théâtres d’opérations de guerre au Moyen-Orient et en Afrique où les effectifs sont déjà insuffisants. Or avec l’opération sentinelle on se prive d’environ 10 % des effectifs de l’armée de terre. Pris de court une nouvelle fois,  le ministre de l’intérieur a sorti de son chapeau un service militaire pour ceux qui le souhaitent : une curieuse conception de la solidarité républicaine. De son côté, François Hollande vient de décider la mise en place d’une garde nationale qui n’est en fait qu’un renforcement des réservistes. A défaut de contenu,  la gauche a l’habitude d’utiliser des formules sémantiques flamboyantes comme celle de garde nationale qui ne constitue en fait qu’un effet d’annonce. Il est clair qu’en période préélectorale personne n’ose ouvrir le débat sur la nécessité d’un service national obligatoire par exemple de six mois et qui permettrait de libérer totalement les militaires de cette opération Sentinelle. Accessoirement cela offrirait un moyen de permettre une adhésion plus active aux valeurs de la république ; république dans les citoyens ne peuvent se comporter uniquement en consommateurs de liberté individuelle ou collective mais sans les contraintes de l’engagement. Le contexte commanderait pourtant un changement de statut du citoyen passant de la posture de consommateurs à celui d’acteur.

gaz à effet de serre : croissance de 30 %, l’objectif de COP 21 illusoire d’ici 2040

gaz à effet de serre : croissance de 30 %, l’objectif de COP 21 illusoire

d’ici 2040

 

Alors que Cop 21 a prévu de limiter la température à 1,5° il est plus vraisemblable qu’on attendra le double soit 3°. Pour atteindre l’objectif illusoire de Cop 21 il faudrait dès maintenant -compte tenu des délais d’adaptation- décider de n’utiliser que 20 % des les énergies fossiles (à l’origine de 80 % des émissions polluantes). En effet l’organisme américain EIA  (L’Energy Information Administration, agence américaine indépendante rattachée au ministère américain de l’Energie). estime que les émissions de gaz à effet de serre vont encore augmenter d’un tiers d’ici 2040. Cette évaluation ne tient que très partiellement compte de l’engagement des Etats, reconnait l’EIA. L’organisme a eu du mal à évaluer l’apport réel des contributions nationales à l’effort commun de réduction. Ces engagements varient en effet énormément entre réduction réelle des émissions de CO2, volonté d’atteindre un pic d’émissions à plus ou moins long terme, prise en compte des puits de carbone comme les forêts, etc. Mais malgré ces restrictions, l’EIA parie pour une croissance continue des émissions qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C. Dans le détail, les Américains estiment que la part de la consommation des énergies fossiles va reculer de 82% en 2012 à 78% en 2040 devant la poussée des énergies renouvelables. Les changements d’utilisation des énergies fossiles devraient également permettre de réduire l’intensité carbone (c’est à dire les émissions de CO2 par bien produit). La part du charbon –le plus polluant- va descendre de 28% en 2012 à 22% en 2040 et celle du fuel de 33 à 30% tandis que la part du gaz montera de 23 à 26%. La quantité d’énergie pour fabriquer un bien (ou efficacité énergétique), devrait baisser de 0,4% par an. Des progrès qui sont insuffisants vis-à-vis de la hausse de la consommation de biens et des besoins des pays en voie de développement. Car le message principal de l’administration américaine, c’est que la part des émissions des 34 pays les plus riches membres du club de l’OCDE diminue face à la croissance des pays émergents. Dans un rapport que l’OCDE vient de publier à la demande du G7 , cette tendance est confirmée par l’utilisation des matières premières dans le monde. Si les pays les plus développés voient leur consommation stagner, celle des pays émergents continue de suivre la courbe du PIB mondial.

‘(avec Challenges)

 

Baisse du chômage en mars : «Un effet d’aubaine»

Baisse du chômage en mars : «Un effet d’aubaine»

Henri Sterdyniak, conseiller scientifique à l’Observatoire français des conjonctures économiques, réagit à la baisse du nombre de demandeurs d’emploi en mars dans une intreview au Parisien.

Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a baissé en mars de 1,7%, soit 60 000 personnes en moins. Il faut remonter à 2000 pour constater une telle baisse mensuelle.

Selon Henri Sterdyniak, conseiller scientifique à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les aides à l’embauche et les perspectives économiques «un peu meilleures» peuvent expliquer cette embellie.

Il y a moins de demandeurs d’emploi de catégorie A. Mais les chômeurs de catégorie B et de catégorie C ont vu leur nombre augmenter. Cette baisse annoncée par le ministère du Travail est-elle donc une vraie tendance ?

L’important est que la catégorie A commence à baisser. D’un côté, les perspectives économiques sont un peu meilleures. De l’autre, le coût du travail a baissé. Il y a aussi un effet d’aubaine avec des mesures rentrées en application comme les aides à l’embauche pour les PME (ndlr : les sociétés embauchant dans la période allant du 18 janvier jusqu’au 31 décembre 2016 bénéficient d’une prime trimestrielle de 500 euros s’étalant sur deux ans). Après, savoir s’il sera durable…

Est-ce impossible ?

Le gouvernement a enclenché un processus relativement favorable. Les mesures pour augmenter les formations des jeunes et les aides à l’embauche devraient permettre une baisse du chômage progressive jusqu’à la fin de l’année.

Vous ne semblez pas totalement convaincu…

C’est un peu artificiel parce que les formations et les aides à l’embauche accélèrent les embauches. Pour que ce soit une tendance de fond, il faut une perspective de croissance de 1,5 %. On n’a pas encore atteint un rythme de croisière qui fasse baisser le chômage par seul effet de croissance. Cette baisse est chiffres du chômage est quand même favorable car il y a un effet sur la demande et de la sécurisation pour les gens qui trouvent un emploi.

La politique du gouvernement se trouve-t-elle validée par ces bons chiffres ?

Non. On n’en est pas encore à une vraie relance avec un essor de la production, une croissance de 2 % et des embauches qui se font sans aides. Cela valide une stratégie. Lorsqu’il y a beaucoup de chômage, on prend des mesures pour financer l’embauche et l’aide à la formation. Ce sera validé quand la France dépassera le 1,5 % de croissance. Ce n’est pas encore tout à fait l’éclaircie ni le beau temps.

Le débat sur la loi travail peut-il être influencé par ces indicateurs ?

Il y a beaucoup d’incertitudes sur cette loi. Dans l’état actuel des choses, elle ne répond pas totalement aux exigences du patronat et des PME. C’est plutôt le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et le pacte de responsabilité qui ont permis de rétablir les marges. Néanmoins, ça peut peut-être détendre l’atmosphère.

Le patronat, vent debout contre l’idée de surtaxation CDD, n’a-t-il pas là un moyen de pression supplémentaire ?

Jusqu’à présent, la surtaxation des CDD n’est pas introduite dans la loi El Khomri. Cela dépend en grande partie des partenaires sociaux. Le Medefn’en veut pas. Aujourd’hui, il a peut-être effectivement un argument pour dire : « regardez, l’argent que vous nous donnez permet de créer des emplois donc faites-nous confiance et n’alourdissez pas la barque. »

Climat-COP 21 : pas d’effet avant dix ans (Christian de Perthuis)

Climat-COP 21 : pas d’effet avant dix ans (Christian de Perthuis)

  • Christian de Perthuis, professeur associé à Paris Dauphine, fondateur de la chaire économie climat souligne les limites de l’accord de la cote 21. En l’état actuel des plans de chaque pays, la température ne pourra être réduite que de 3°. En outre l’application de COP 21 ne débutera vraiment qu’à partir de 2025. (Interview RTL)

 

  • L’accord issu de la réunion de la COP21 a été qualifié « d’historique ». Mérite-t-il ce qualificatif?

 

  •  Christian de Perthuis- Il peut le devenir, mais rien n’est joué. Le principal apport de cet accord, c’est la fin du système de Kyoto, qui rangeait d’un côté les anciens pays industriels, à l’origine de la pollution atmosphère, et d’un autre côté les pays en développement, considérés comme non responsables. Une approche de moins en moins conforme à la réalité: depuis 25 ans, la totalité de l’accroissement des gaz à effet de serre, vient des pays émergents, dont bien sûr la Chine, au premier chef. Aujourd’hui, la Chine émet autant de Co2 que l’Europe et les Etats-Unis réunis!
  • En intégrant tous les pays du monde dans la lutte contre le réchauffement climatique, on sort de cette dichotomie pays riches/pays pauvres, on change réellement de paradigme. C’est un apport fondamental de cette COP21. Elle ouvre donc des possibilités importantes.
  • Mais qu’en est-il de l’objectif mis fréquemment en avant, à savoir la limitation à moins de 2 degrés de la hausse des températures?
  •  De ce point de vue, on est loin du compte, effectivement. D’après les calculs du GIEC, si tous les pays tenaient leurs promesses de réduction d’émissions -ce qui est loin d’être acquis-, la hausse des températures serait de l’ordre de 3 degrés.
  • Pour se limiter à 2 degrés d’augmentation des températures, il faudrait réduire de 40% à 70% nos émissions d’ici 2050, et rien ne dit que cet effort est acquis. C’est simple, les scientifiques considèrent que nous avons un stock d’émissions possibles équivalent à 3 gigatonnes de carbone, si nous voulons nous limiter à +2 degrés. A ce jour, nous avons déjà émis 2 gigatonnes. Et,  au rythme actuel, la dernière gigatonne « disponible » aura été épuisée dans 25 ans. Bref, il faudrait aller vite, dans la réduction des émissions.
  • On est loin de cette trajectoire, actuellement…
  •  De fait, le dispositif prévu, qui ne repose que sur la bonne volonté des pays, commencera à être opérationnel vers 2025. Pour rendre l’accord véritablement « historique », il faudrait aller bien plus vite,  en utilisant les dispositions très générales de son article 6 sur la collaboration entre parties. Cela permettrait de faire des pas décisifs en matière de tarification du carbone.

 

  •  Que prévoit cet article 6?
  • Il permet à des groupes de pays d’avancer plus vite s’agissant de la tarification, sans que cela remette en cause l’équilibre international. Il est évidemment essentiel, tous les économistes le soulignent, de donner un prix au carbone. Tendre vers un réchauffement de moins de 2°C (a fortiori de 1,5°C) implique de basculer vers des sources d’énergie non carbonées en renonçant à l’extraction d’une grande partie du charbon, du pétrole et, dans une moindre mesure, du gaz naturel. Mission impossible dans un monde où l’usage de l’atmosphère est gratuit et où abondent les subventions aux fossiles. Si des groupes de pays mettaient en place des marchés de droits à polluer interconnectés, on mettrait fin à cette gratuité, l’incitation à économiser le carbone serait enfin réelle.

Bilan gaz à effet de serre obligatoire dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

Bilan gaz à effet de  serre obligatoire  dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

 

Les entreprises et les administrations publiques pourront bientôt encourir jusqu’à 1.500 euros d’amende si elles manquent à leur obligation de réaliser un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre, selon une ordonnance parue samedi 26 décembre au Journal officiel, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2016. « La mise en place d’un dispositif de sanction a pour objectif d’inciter les entreprises, les collectivités territoriales et les établissements publics à réaliser leur bilan d’émission de gaz à effet de serre aux échéances prévues par la réglementation », explique le texte Les entreprises de plus de 500 salariés, les établissements publics employant plus de 250 personnes, l’État, les régions, les départements et les collectivités territoriales de plus de 50.000 habitants sont en effet tenues de réaliser un bilan d’émission de gaz à effet de serre (GES). Ces bilans doivent être accompagnés, sauf pour les collectivités territoriales, d’un plan d’action visant à réduire ces émissions. La première échéance pour la réalisation de ces bilans était fixée au 31 décembre 2012. Cependant, selon un rapport accompagnant cette ordonnance, au 30 juin 2014 « seules 52% des personnes concernées avaient satisfait à cette obligation » - 56% des entreprises, 60% des collectivités et 39% des établissements publics. Une sanction n’excédant pas 1.500 euros « serait suffisante pour augmenter de façon significative le nombre d’assujettis répondant à l’obligation », selon le texte. Ainsi désormais, en cas de manquement constaté, après avoir mis « en demeure l’auteur de ce manquement de satisfaire à son obligation dans un délai qu’il détermine », le préfet peut ordonner, en cas d’inaction à l’expiration de ce délai, le paiement de l’amende. « Le préfet peut en outre décider de rendre publique cette sanction », précise un décret publié en même temps que l’ordonnance. Les bilans devront désormais être renouvelés tous les quatre ans et non plus tous les trois ans pour les entreprises de plus de 500 salariés, afin de s’aligner sur la périodicité des audits énergétiques. Les informations recueillies pourront être exploitées par l’administration pour « vérifier la conformité vis-à-vis de l’obligation de réalisation de bilans d’émission de gaz à effet de serre et d’audit énergétique », ainsi qu’« à des fins d’études statistiques ». La loi sur la transition énergétique adoptée par la France en juillet a fixé l’objectif de diviser par deux la consommation totale d’énergie d’ici à 2050. Elle prévoit aussi de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à la même date.

 

Réduction TVA restauration : aucun effet

Réduction TVA restauration : aucun effet

 

On devait créer 40 000 emplois avec cette de baisse de TVA, en réalité on en a  créé 6 à 9000 Selon l’étude, les quelque 150 dispositifs dérogatoires existants privent l’Etat de pas moins de 48 milliards d’euros de recettes chaque année. Le mauvais exemple de la TVA dans la restauration est particulièrement épinglé. Pour rappel, c’est Nicolas Sarkozy qui, pour des raisons plus électoralistes qu’économiques, cédant au lobbying incessant et tonitruant des restaurateurs, avait arraché à la Commission européenne ce que Jacques Chirac (qui l’avait promise dès 2002) n’avait pu obtenir: baisser, au 1er juillet 2009, la TVA sur la restauration du taux normal au taux réduit, c’est-à-dire à l’époque de 19,6% à 5,5%. Le cadeau fiscal était généreux, représentant alors un manque à gagner annuel de 2,3 milliards pour l’Etat. Mais l’objectif affiché était de soutenir l’emploi dans un secteur intensif en main-d’œuvre. Bercy n’avait d’ailleurs pas signé un chèque en blanc: en contrepartie, les restaurateurs avaient, en contrepartie, signé un « contrat d’avenir » où ils s’engageaient à répercuter la baisse de TVA sur les prix pour au moins 7 produits dans chaque restaurant, et surtout à créer 40.000 emplois sur deux ans. A l’époque, la plupart des économistes étaient dubitatifs. Ainsi, Alain Trannoy, spécialiste de la TVA, estimait alors que si l’on pouvait mesurer la perte de recettes, le bénéfice attendu était lui plus qu’incertain. « Avec une croissance du PIB de l’ordre de 2%, la baisse du taux de TVA pourrait, en effet, créer 33.000 emplois, ce qui rendait déjà chaque recrue extrêmement coûteuse. Mais, en période de crise, l’impact sur l’emploi sera quasi nul », prédisait-il, ajoutant que « du côté de la consommation, cette baisse de TVA est injuste car elle va surtout bénéficier aux classes aisées, peu touchées par la crise: les 10% les plus riches dépensent dix fois plus en restauration que les 10% les plus pauvres. » Sa conclusion: « Cette baisse est une erreur. » Six ans plus tard, la Cour des comptes valide entièrement cette analyse, établissant un bien piètre bilan de cette mesure. Même si le taux a été relevé deux fois -à 7% en 2012 puis 10% en 2014- la dérogation fiscale a coûté chaque année en moyenne 2,6 milliards d’euros à l’Etat… qui ont permis aux restaurateurs d’améliorer leurs marges plutôt que de baisser leurs prix ou d’embaucher. Ainsi, selon les études, la réduction de TVA n’aurait permis de créer, entre 2009 et 2012, que 6.000 à 9.000 emplois par an de plus que le rythme normal de créations. Résultat: un coût par emploi créé exorbitant, entre 175.000 et 262.000 euros! Un gâchis quand on sait que cette mesure s’est substituée à d’autres dispositifs de soutien direct à l’emploi dans ce secteur qui ne coûtaient que 86.000 euros par emploi. D’autres mesures sont encore bien plus efficaces telles les exonérations de charges sociales sur les bas salaires, qui reviennent de 34.000 à 42.000 euros par emploi. La TVA réduite coûte donc cinq fois plus cher! Peu efficiente pour l’emploi, cette mesure a aussi assez peu profité aux consommateurs: seulement 20% de cette réduction a été répercutée sur les prix, d’après l’Insee. Surtout, la Cour souligne que ce taux réduit « n’est pas un outil de redistribution », au contraire, puisque l’avantage procuré par la TVA à 10% est de 11 euros en moyenne par an pour les 10% des ménages les plus modestes contre 121 euros pour les 10% des foyers les plus riches.

Sondage Hollande : une hausse historique sans effet sur les régionales

Sondage Hollande : une hausse  historique sans effet sur les régionales

 

 

Hollande obtient une hausse historique de l’ordre de 20 points dans deux sondages. Il parvient même à plus de 50 % d’opinions en sa faveur dans un sondage  IFOP/Fiducial publié ce mardi.  . C’est 22 points de plus qu’avant les attentats du 13 novembre.  D’après une autre enquête, réalisée par TNS/Sofres/Onepoint, le chef de l’Etat enregistre une hausse tout aussi conséquente de 20 points. Cette hausse en fait témoigne de l’union nationale après les attentats. Pour autant cette remontée exceptionnelle de François Hollande n’aura sans doute pas beaucoup d’incidence sur le résultat des régionales. En effet si globalement il y a adhésion à l’action du président depuis les événements du 13 novembre cela ne profite pas pour autant au parti socialiste qui détient aujourd’hui la direction des régions et qui risque de n’en détenir que trois ou quatre au plus après le scrutin des Régionales. Ce  sondage prouve aussi le besoin d’unité nationale autour du chef de l’État m ais pourtant, seul 35% des interrogés le pensent capable de « résoudre les problèmes qui se posent en France ». De ce point de vue il n’y a pas forcément contradiction car les sondés   font une claire différence entre la fonction de chef d’État et la posture de future candidat en 2017. C’est la seconde fois en une année que François Hollande connaît une augmentation vertigineuse. La première, c’était en janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. Alors pour un proche du président, interrogé par l’Agence France Presse, cela montre que « les Français adhèrent à l’action du président depuis le 13 novembre ».   Pour autant, selon les sondeurs, cela ne semble pas peser sur les intentions de vote pour les élections régionales des 6 et 13 décembre prochain.

Gaz à effet de serre : des plan très insuffisants

Gaz à effet de serre : des  plan très  insuffisants

Selon le Climate Action Tracker (CAT) mis en place par quatre groupes de recherche européens (Climate Analytics, Ecofys, NewClimate Institute et Potsdam Institute for Climate Impact Research), les plans qui doivent  êter adoptés  dans le cadre de Cop 21 , s’ils sont mis en oeuvre, limiteront la hausse des températures à 2,7 degrés Celsius au-dessus des températures de l’époque antérieure à la révolution industrielle à l’horizon 2100, contre une hausse de 3,1°C estimée en décembre dernier. Mais ce chiffre est donc clairement au-dessus d’une hausse de 2°C que les gouvernements ont acceptés comme seuil au-delà duquel la Terre se trouverait confrontée à diverses catastrophes (sécheresses, inondations et hausse du niveau des mers, etc). « Nous sommes sous les trois degrés pour la première fois », a commenté Bill Hare de Climate Analytics, qui fait partie du CAT. « Nous sommes loin de là où nous devons être, mais c’est un signe que le processus peut marcher. » Il précise que la principale contribution provient du plan présenté en juin par Pékin, qui prévoit un pic de ses émissions liées au gaz carbonique, au pétrole et au gaz naturel aux alentours de 2030. Selon Frank Melum, de Thomson Reuters Point Carbon, tous les émetteurs comptant pour plus d’un pour cent du total des émissions se sont conformés à la date limite du 1er octobre, à l’exception de l’Inde, de l’Iran et de l’Arabie saoudite.

Sondage confiance Hollande : plus 3 points, effet Grèce

Sondage confiance Hollande : plus 3 points, effet Grèce

Avec cette hausse, François Hollande est en train de rattraper petit à petit sa dégringolade du mois de juin. C’est surtout  l’effet de son action lors de la négociation concernant la Grèce. Le chef de l’Etat n’est qu’à deux points de son pic de l’année, à 29 %, atteint en février après les attentats contre « Charlie Hebdo » et l’Hyper Cacher. « Sa cote de confiance reprend des couleurs », souligne Julie Gaillot de CSA.  Cette remontée est avant tout due à une multiplication d’événements où François Hollande a pu endosser ses habits de chef de l’Etat, ce qui traditionnellement lui profite. « En juillet, il a multiplié les déplacements et les prises de parole, qui ont conforté sa stature présidentielle, ce qui a dopé sa cote », pointe Julie Gaillot. Son rôle dans la crise grecque et son intervention du 14 juillet ont certainement joué un grand rôle dans ce regain de confiance. « Sur la crise grecque, certains ont salué son habilité et sa ténacité. Et lors du 14 juillet, il s’est positionné en protecteur de la nation face à la menace terroriste. Il a donné de la hauteur à sa fonction », explique Julie Gaillot. L’accord avec l’Iran a pu également contribué à faire grimper sa cote de confiance, même si son rôle a été moins visible. L’autre bonne nouvelle pour François Hollande est son retour en grâce du côté des sympathisants socialistes. « Il atteint à nouveau les 70 %, ce qui n’était plus le cas depuis des mois », souligne Julie Gaillot. S’il a regagné le cœur des sympathisants du Parti socialiste, il peine un peu plus avec son électorat. « C’est plus lent et plus difficile, seulement 58 % de ses électeurs du premier tour lui font confiance », précise Julie Gaillot. Plus étonnant, il remonte aussi à droite, excepté chez les sympathisants de l’UDI, grâce à sa posture de « président qui fait fonction de président ». Du côté de Manuel Valls, pas de grand changement en revanche. La cote de confiance du Premier ministre se maintient à 38 % et il est toujours largement devant François Hollande, malgré la remontée du président. Le regard porté sur les ministres est dans l’ensemble plutôt bienveillant, une constante en été selon le CSA. Seule exception, Christiane Taubira qui dégringole de 4 points. La polémique sur la conduite sans permis a un peu égratigné l’image de la ministre de la Justice.

 

Mesures de la BCE : sans effet sur la croissance

Mesures de la BCE : sans effet sur la croissance

 

En fait la BCE ne parvient pas à créer le choc nécessaire pour redonner la confiance susceptible d’entrainer la croissance ; Coincée entre Merkel et Hollande, la BCE s’en tient toujours à des compromis bâtards très insuffisants pour modifier l’environnement économique. On attend donc avec impatience le rachat massif d’actifs obligataires qui seraient vraiment capables  de créer les conditions de la relance comme aux Etats-Unis par exemple. Les dernières mesures d’assouplissement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) ont eu peu d’impact sur les attentes des économistes, qui s’en tiennent pour l’instant à leurs prévisions d’une inflation inférieure à l’objectif européen et d’une croissance faible, selon une enquête menée par Reuters. La BCE a encore abaissé ses taux directeurs la semaine dernière, tout en annonçant un programme limité d’achats d’actifs afin de prévenir une déflation et redonner des couleurs à une économie de la zone euro qui stagne. Ces mesures ont fait plier l’euro à son plus bas en 14 mois, sous le niveau de 1,29 dollar – un soulagement pour les dirigeants de la zone, qui y voient une façon de relancer des exportations et d’alimenter l’inflation via la hausse des prix à l’importation.  Une enquête auprès de 60 économistes menée cette semaine montre que les prévisions d’inflation ont même été revues en baisse par rapport à celles du mois précédent, à 0,6% au quatrième trimestre 2014 et 0,7% au premier trimestre 2015. Même si les dernières prévisions marquent une légère hausse par rapport au taux d’inflation de 0,3% constaté en août, elles prouvent que les économistes sont sceptiques concernant le succès du dernier train de mesures de soutien de la BCE. « Cette deuxième série de mesures est positive mais elle ne modifiera peut-être pas radicalement le paysage », estime Martin Van Vliet, économiste chez ING Financial Markets. Les prévisions de croissance sont elles aussi inchangées. L’enquête fait ressortir une estimation médiane du taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) à 0,3 pour le quatrième trimestre 2014, comme pour le premier trimestre 2015. Pour l’année 2015, la croissance est attendue à 1,3% pour 2015, puis à 1,5% pour 2016, contre 0,8% pour 2014.  Ces dernières prévisions annuelles sont en léger retrait par rapport à celles du mois dernier et nettement inférieures à la croissance attendue au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.   »Nous tablons sur le maintien d’une croissance faible et d’une inflation inexistante dans un avenir prévisible », écrit Jay Bryson, économiste chez Wells Fargo, dans une note. « Nous nous attendons à ce que la BCE commence un programme d’assouplissement quantitatif (achats d’actifs) centré sur les obligations souveraines dans le courant des prochains mois. »

 

Sondage Hollande : effet Mondial foot +2 points

Sondage Hollande : effet Mondial foot +2 points

 

C’est l’effet attendu du Mondial foot, Hollande remonte de 2 points mais toujours à u niveau très bas 22%. Comme la France n’ira pas au-delà des quarts de finale, Hollande va demeurer à ce niveau voire dégringoler . Hollande comptait beaucoup sur ce dérivatif sportif pour remonter. Il envisageait d’ailleurs se rendre à la finale et décaler les cérémonies du 14 juillet ! Là aussi l’inversion de la courbe d’impopularité aura été de courte durée. Si elle reste faible, à moins d’un quart des Français satisfaits, la cote de satisfaction de l’action de François Hollande connaît donc une légère hausse (+2) selon le baromètre CLAI/Metronews/LCI réalisé par OpinionWay publié ce dimanche 6 juillet. L’IFOP avait noté un rebond de +5 jeudi. A la question « êtes-vous satisfait de l’action de François Hollande ? », 22% des personnes interrogées répondent oui, contre 77% non (-2). Quelque 3% des sondés sont « très satisfaits », 19% « assez satisfaits », 34% « assez mécontents » et 43% « très mécontents ». 1% ne se prononcent pas (NSP). La moitié des électeurs ayant glissé un bulletin « François Hollande » au premier tour en 2012 se disent satisfaits, contre 48% de mécontents (2% NSP). 19% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon expriment leur satisfaction, contre 81% leur déception. La proportion est sensiblement identique parmi les électeurs de François Bayrou (18% de satisfaits, 79% de mécontents). Le chef de l’Etat avait atteint dans ce baromètre son pic d’impopularité en mai avec 81% de sondés mécontents de son action (18% de satisfaits). Le Premier ministre Manuel Valls compte, lui, 37% de satisfaits (-1), contre 58% de mécontents. Chez les électeurs de François Hollande, Manuel Valls obtient 61% de satisfaits, contre 31% chez ceux de Jean-Luc Mélenchon, 51% parmi les électeurs de François Bayrou et 22% chez ceux de Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. Parmi les sondés, 31% estiment que « les choses changent en France » depuis l’élection de François Hollande (=), contre 68% (-1) qui pensent le contraire. Chez ses électeurs, ils ne sont que 27% à penser que les choses évoluent, contre 72% non. Au sein du gouvernement, Laurent Fabius (Affaires étrangères) est toujours en tête avec 51% de satisfaits (-3), devant Jean-Yves Le Drian (Défense) et ses 49% (-2), Najat Vallaud-Belkacem (Ville, Jeunesse) à 49% (-5), Aurélie Filippetti (Culture) à 44% (-1) et Ségolène Royal (Ecologie) à 43% (=). Parmi les autres personnalités, Alain Juppé (UMP) enregistre encore la plus forte cote de satisfaction (52%, =). Il devance le président du MoDem François Bayrou (46%, +1). Au sein de l’UMP, Alain Juppé est devant François Fillon (39%, =), Laurent Wauquiez (36%, +1) et Nathalie Kosciusko-Morizet (34%, +1).  De son côté Marine Le Pen, avec 33% de satisfaits (+1), arrive en 8e position.

 

Effet Ukraine ; la croissance russe s’écroule

Effet Ukraine ; la croissance russe s’écroule

Une croissance atone pour un pays peu développé comme la Russie c’est évidemment un revers important. En cause la gestion des oligarques mais auusi l’effet Ukraine avec fuite des capitaux et perte de confiance. De quoi peut-être calmer Poutine et ses  velléités nouvelles d’extension géographique. Si ce n’était pas le cas la Russie pourrait voir sa croissance complètement plonger dans la récession.  Le ministère russe de l’Economie a annoncé mardi une drastique révision à la baisse de sa prévision de croissance pour cette année, ne tablant plus que sur une hausse de 1,1% du produit intérieur brut (PIB) contre une précédente estimation de +2,5%. En outre, lors de la présentation de ces nouvelles prévisions, Andrei Klepach, vice-ministre de l’Economie, a précisé que la nouvelle estimation était fondée sur une hausse des dépenses publiques et un assouplissement de la fiscalité. Sans ces deux facteurs, la croissance pourrait même n’être que de 0,5% cette année. En 2013, le PIB avait augmenté de 1,3%. Fin mars, Alexeï Oulioukaïev, ministre russe de l’Economie, avait dit que la crise ukrainienne se traduisait par une accélération des sorties de capitaux, précisant alors qu’il avait fortement revu à la baisse la prévision de croissance du pays.  Selon la Banque mondiale, le PIB de la Russie pourrait reculer de 1,8% en cas de nouvelles sanctions des puissances occidentales consécutives à l’annexion de la Crimée. Les tensions entre l’Occident et la Russie sont vivement remontées ces derniers jours après que des militants pro-russes, occupant le siège du pouvoir régional à Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, ont proclamé lundi la création d’une république séparatiste et demandé l’organisation d’un référendum d’autodétermination d’ici le 11 mai.  Le Fonds monétaire international (FMI) a pour sa part également abaissé ses prévisions de croissance pour la Russie, ne voyant plus qu’un PIB en hausse de 1,3% cette année contre +2% précédemment. Le ministère russe de l’Economie table toujours sur une sortie nette de capitaux de 100 milliards de dollars cette année et un taux d’inflation de 6% à la fin de 2014.

 

Sondage popularité Hollande : effet Mali +1 point

Sondage popularité Hollande : effet Mali +1 point

 

Hollande gagne un point, en faiat il stoppe sa chute compte tenu des marges d’erreur des sondages ; surtout il stoppe sa Un point de gagné cote de François Hollande a progressé de 37% à 38% en janvier, selon notre baromètre exclusif IFOP-JDD. A la faveur de l’intervention militaire française au Mali, le chef de l’Etat reconquiert un point de popularité auprès des Français. Il enraye une chute jusque-là ininterrompue depuis l’élection présidentielle. Pour mémoire, il a débuté le quinquennat à 65%.Le président de la République semble profiter d’un « effet guerre » dans l’opinion. Sa fermeté face à la guérilla islamiste est saluée par les Français, sans pour autant provoquer un rebond plus marqué. Il progresse de plusieurs points chez les commerçants, artisans et chefs d’entreprises, parmi les professions intermédiaires et chez les retraités. Il reste néanmoins en-dessous de 50% dans toutes les catégories de la population. Dans l’Histoire, les présidents ont connu des fortunes diverses en engageant les troupes françaises dans des conflits. Entre août 1990 et mars 1991, François Mitterrand, en berne dans les sondages, avait regagné 19 points après avoir lancé l’armée dans les sables d’Irak, aux côtés des alliés. La première Guerre du Golfe lui avait permis de retrouver un étiage majoritaire en grimpant de 37% à 56%. En revanche, Nicolas Sarkozy n’a pas bénéficié d’une telle vague de soutien quand il a ordonné l’attaque en Libye contre les forces de Kadhafi – beaucoup plus courte. Cette intervention était approuvée par l’opinion. Mais le baromètre Ifop-JDD a continué de mesurer 71% à 72% de mécontents entre mars et mai 2011. Pourquoi le rebond de François Hollande n’est-il pas plus élevé? « La première préoccupation des Français n’est pas la guerre au Mali, ni le mariage homosexuel, mais le quotidien marqué par des difficultés économiques et sociales », répond Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. La durée et l’issue du conflit permettront de dire si la courbe de François Hollande suivra le chemin de Mitterrand ou celui de Sarkozy.

 

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