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Effet boomerang pour les patrons de la tech qui ont soutenu Trump

Effet boomerang pour les patrons de la tech qui ont soutenu Trump


Avec le chaos douanier, le pari sur le président américain fait par Tesla, Meta, Apple, Amazon ou Google pourrait se révéler moins payant économiquement que prévu, explique Alexandre Piquard, dans sa chronique dans Le Monde

Sur le papier, le ralliement à Donald Trump des géants américains du numérique promettait, au-delà des débats politiques et éthiques, d’être un pari gagnant économiquement, dans une logique pragmatique – voire cynique. Le nouveau président américain pouvait apporter des avantages à Meta, Amazon, Google, Apple ou aux entreprises d’Elon Musk, X, xAI et SpaceX : dérégulation de l’intelligence artificielle (IA), implantation des data centers facilitée, obtention de contrats fédéraux.

Il pouvait aussi éloigner la menace des procès en cours pour atteintes à la concurrence aux Etats-Unis ou celle des sanctions de l’Union européenne (UE). Mais, vu les options parfois imprévisibles prises par Donald Trump, les patrons de la tech Elon Musk, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, Sundar Pichai ou Tim Cook risquent aussi l’effet boomerang.

Les barrières douanières massives imposées par Donald Trump en début de semaine ont fait dévisser sévèrement les cours des actions des géants du numérique, avant que, mercredi, sa volte-face (sauf sur la Chine) les fasse rebondir : Tesla a perdu jusqu’à 41 % de sa capitalisation depuis le 1er janvier, notamment en raison de la politisation de l’image d’Elon Musk, avant de revenir à -28 %. Apple a cédé 29 % puis 18,5 %, car le prix de revient des iPhone, assemblés à environ 90 % en Chine, pourrait grimper d’environ 30 %, voire davantage, avec le passage des droits de douane à plus de 100 %… Amazon, qui vend des produits fabriqués en Chine, a perdu 22,5 %, ramenés mercredi à 13 %, en 2025. Meta a, lui, reculé de 15 % avant de se rétablir à -2,25 % et Google de 23 % puis finalement de 16 %, notamment car le coup de froid économique risque de se répercuter sur la publicité en ligne.

Autre signal négatif pour ces grands acteurs : l’autorité de la concurrence, la Federal Trade Commission, semble vouloir maintenir les poursuites engagées contre eux pour abus de position..

Effet Trump : la baisse se poursuit sur les marchés financiers

Effet Trump : la baisse se poursuit sur les marchés financiers


La panique caractérise les marchés financiers avec des baisses importants depuis trois jours. Ce matin même à l’ouverture lundi 7 avril la bourse de Tokyo affichait une baisse de 7 % et Séoul une baisse de près de 5 %.C’est la conséquence directe des augmentations de tarifs douaniers par le président américain. Des tarifs exorbitants dont certains vont être sans doute renégociés mais cela va demander des semaines voire des mois et un attendant les vrais niveaux des taxes douanières l’inquiétude va gagner encore davantage les acteurs économiques.

Les contrats à terme sur les principaux indices de la Bourse de New York s’affichaient en nette baisse, dimanche, laissant présager d’une nouvelle chute, lundi, de Wall Street, toujours secouée par la vague de droits de douane annoncée par Donald Trump. Les cours du pétrole s’enfonçaient, eux aussi, sensiblement dans le rouge. Vers 23H05 GMT, peu après la reprise de cotation de ces contrats, à 22H00 GMT, celui portant sur le Dow Jones reculait de 3,89%, tandis que celui de l’indice élargi S&P 500 flanchait de 4,39%.

. Quant au baril de pétrole West Texas Intermediate (WTI), principale variété américaine, pour livraison en mai, échéance de référence, il lâchait 3,31% à 59,94 dollars. Il est descendu dimanche sous 60 dollars, pour la première fois depuis avril 2021.

L’or noir américain a perdu plus de 16% depuis mercredi.

Effet Trump : un rapprochement entre l’union européenne et l’Inde

Effet Trump : un rapprochement entre l’union européenne et l’Inde

Le retour de Donald Trump incite l’Inde et l’Union européenne à se rapprocher.Malgré des positions différentes face à la Russie, Bruxelles et New Delhi ont repris leurs négociations, suspendues en 2013, en vue de parvenir à un accord commercial.

par Sophie Landrin

New Delhi, correspondante du Monde

Les cercles diplomatiques ont longtemps murmuré que l’Inde se méfiait de l’Union européenne (UE), ce grand ensemble économique et politique supranational de 27 pays. New Delhi préférait négocier en bilatéral avec Paris ou Berlin, plutôt qu’avec Bruxelles. Les temps ont-ils changé pour le géant asiatique avec son 1,4 milliard d’habitants en quête de croissance et de développement, mais aussi pour une Europe en quête de nouveaux partenariats, chamboulée par le retour de Donald Trump à la Maison Blanche ? Les deux blocs partagent la même faiblesse, leur dépendance à la Chine.

Narendra Modi et Ursula von der Leyen ont pris date en s’engageant, le 28 février, à New Delhi, à finaliser un accord de libre-échange « mutuellement avantageux » d’ici à la fin de l’année 2025 et à diversifier la coopération en l’ouvrant sur la sécurité et la défense.

« Je veux que cette visite marque le début de cette nouvelle ère. Le premier ministre Modi et moi partageons le même point de vue. Il est temps de faire passer notre partenariat stratégique UE-Inde au niveau supérieur. Pour notre propre sécurité et notre prospérité », a assuré la présidente de la Commission européenne.

L’Europe est le premier partenaire commercial de l’Inde, devant les Etats-Unis et la Chine. Le commerce de marchandises a atteint 135 milliards de dollars (124 milliards d’euros) en 2023, celui des services 53 milliards de dollars, mais les marges de manœuvre sont grandes, car le sous-continent ne représente pour l’instant que 2,2 % du commerce de marchandises de l’UE, dont elle est le dixième partenaire. La Commission espère trouver dans le marché indien de nouveaux débouchés, notamment pour les voitures, les produits agricoles, le vin et les spiritueux.

Les diplomates avertis rappellent cependant que les discussions ont démarré en 2007, sans jamais aboutir. A cette époque, les deux partenaires s’étaient donné deux ans pour parvenir à un accord commercial. Près de vingt ans ont passé et rien ne s’est concrétisé. Les deux protagonistes ont repris, en juin 2022, les négociations.

Effet Trump : la croissance française se tasse déjà

Effet Trump : la croissance française se tasse déjà

Dans sa dernière note de conjoncture intitulée « Désordre mondial, croissance en berne », l’Insee a révisé légèrement à la baisse sa prévision de croissance du PIB pour le premier semestre 2025.

L’offensive commerciale de Donald Trump a amené l’Insee à réviser légèrement à la baisse (-0,1 point) ses prévisions de croissance française jusqu’en juin (0,1 % au T1 et 0,2 % au T2).

La politique commerciale de Trump plonge en effet l’économie européenne et française dans l’incertitude.

L’institut table désormais sur une lente accélération de l’activité à 0,1 % au 1er trimestre et 0,2 % au deuxième contre 0,2 % en moyenne pour les deux premiers trimestres pronostiqués en décembre.

Économie : un autre effet Trump ?

Économie : un autre effet Trump ?

La conjoncture internationale, plus agitée et incertaine, pourrait gêner la relance américaine, considère, dans une tribune au « Monde », l’ancien économiste en chef du FMI, Kenneth Rogoff

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Que pourrait signifier l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump pour les Etats-Unis et l’économie mondiale ? En décembre 2016, j’avais affirmé [dans une tribune publiée sur le site Project Syndicate] que malgré les doutes autour de la personnalité de Trump et de ses politiques économiques, il n’était pas exclu que les Etats-Unis connaissent une solide croissance sous sa présidence. Pour ce « crime » ayant consisté à rester objectif, j’avais alors été voué aux gémonies par un certain nombre d’économistes et de commentateurs, notamment à gauche.Je suis nettement moins optimiste quant aux perspectives du second mandat de Trump, bien que je n’aille pas jusqu’à prévoir un krach. Comme en 2016, le républicain hérite d’une économie solide, qu’il qualifie à tort de « désastreuse ». Mais il sera confronté à un paysage économique plus difficile que durant son premier mandat, quelles que soient ses politiques nationales.

Le monde est plus incertain qu’il y a huit ans. L’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 s’est révélée beaucoup plus déstabilisante que l’annexion de la Crimée en 2014, et le Moyen-Orient – qui était devenu plus stable sous Trump grâce aux accords d’Abraham [traités de paix signés en 2020, d’abord entre Israël et les Emirats arabes unis, puis entre Israël et Bahreïn] – est aujourd’hui en proie à un conflit régional croissant. Dans le même temps, la Chine adoptant une position de plus en plus agressive à l’égard de ses voisins, le risque de confrontation en mer de Chine méridionale est dangereusement élevé.

Une fois président en 2017, Trump avait imposé des droits de douane relativement modérés, suffisamment toutefois pour coûter aux consommateurs américains plusieurs milliards de dollars sous forme d’augmentation des prix. Cette fois-ci, Trump propose des droits de douane bien plus radicaux, s’élevant jusqu’à 60 % sur les produits chinois. Même si ces taux étaient finalement négociés à la baisse aux alentours de 20 %, ils alimenteraient l’inflation, et nuiraient aux Américains à revenus faibles et intermédiaires ….

Gaz à effet de serre France : la hausse

Gaz à effet de serre France : la hausse

 

Selon les données publiées ce vendredi par le Citepa, les émissions de gaz à effet de serre en France ont augmenté de 0,5% au troisième trimestre 2024 par rapport à la même période en 2023. Cette progression tranche avec les baisses enregistrées au premier (-5%) et au deuxième (-2,2%) trimestres. Sur les neuf premiers mois de 2024, la tendance reste cependant à la baisse avec une réduction de 2,4%, hors puits de carbone. Toutefois, cette diminution est bien moins marquée qu’en 2023, où la baisse atteignait 6% sur la même période. « La tendance sur douze mois glissants actuellement est de -3,1% (année mobile) », relativise le Citepa, dont les données restent pour l’heure provisoires.

 

En France, l’augmentation des émissions au troisième trimestre 2024 trouve principalement son origine dans les secteurs du bâtiment et des transports. Le bâtiment enregistre une hausse notable de 11,8%, et plus particulièrement « la hausse des émissions associée au chauffage des bâtiments résidentiels et tertiaires au mois de septembre 2024 ».

 

 

L’année 2024 s’est imposée comme la plus chaude jamais enregistrée, selon le réseau de scientifiques World Weather Attribution (WWA). Cette chaleur exceptionnelle a alimenté cyclones, vagues de chaleur et autres phénomènes météorologiques extrêmes à travers le monde.

Friederike Otto, climatologue au WWA, résume la situation : « Les impacts du réchauffement causé par les énergies fossiles n’ont jamais été aussi clairs ni aussi dévastateurs qu’en 2024. Nous vivons dans une nouvelle ère dangereuse. »

 

France : baisse des gaz à effet de serre

France : baisse des gaz à effet de serre

« Tous les secteurs baissent : l’énergie grâce à l’augmentation de la production de l’hydroélectricité et grâce au nucléaire, mais également les transports qui étaient le domaine dans lequel on avait le plus de mal », s’est félicité le ministre de l’écologie.

 

Dans le détail par secteurs, c’est l’énergie qui participe le plus à la décarbonation, « avec un recul des émissions de 16,8%, soit -2 Mt CO2e, en raison de l’accélération de la production d’électricité décarbonée », selon le ministère.

Les bâtiments (-7,1%) et l’industrie (-5,6%) s’inscrivent également en recul, portés d’une part par la baisse des émissions du chauffage (-7,8%) en raison « d’un trimestre au global plus doux que l’an passé et de la poursuite des comportements de sobriété » et d’autre part par les efforts de secteurs comme l’agroalimentaire (-9,3%) ou la construction (-7,6%).

Les transports, premier secteur émetteur, restent sur une baisse moindre (-3%) mais conforme à celle déjà observée l’an dernier, « avec à la fois une diminution pour le transport routier (-3,1%) portée par la baisse observée des émissions associées aux véhicules diesel et le transport aérien français (-2,8%) ».

Emission gaz à effet de serre, chute de 5,8%

Emission  gaz à effet de serre, chute de 5,8%

Le  Premier ministre a annoncé, mercredi 22 mai, en personne, les chiffres en baisse  fournis par le Citepa, l’organisme qui établit chaque année un inventaire national des émissions de gaz à effet de serre et polluants atmosphériques. 

« Nous avons eu (…) les chiffres définitifs des émissions de CO2 en 2023. Elles ont en réalité baissé en France de 5,8% », s’est félicité le Premier ministre. Ce recul survient après un repli de 2,7% sur l’ensemble de l’année 2022. Le Citepa avait évalué en mars la baisse en 2023 à 4,8% sur la base de données préliminaires. « Nous n’avons de leçons à recevoir de personne en matière d’efficacité écologique et environnementale », a ajouté Gabriel Attal, alors que la liste de la majorité est talonnée par celle du Parti socialiste menée par Raphaël Glucksmann.

Cette baisse reste en deçà des objectifs fixés par Paris. La France ambitionne de réduire ses émissions de 50% (-55% en net) d’ici à 2030 pour se conformer aux engagements du plan climat de l’Union européenne et d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.

L’IA générative : Un effet positif sur la croissance ?

L’IA générative : Un effet positif sur la croissance ?

Une annonce tout à fait hypothétique : la quantification de l’effet positif de l’intelligence artificielle sur l’économie. D’après un rapport officiel, l’intelligence artificielle pourrait générer des gains de croissance de 10 à 15 % d’ici une vingtaine d’années. Des chiffres très discutables. La première raison c’est qu’on mélange l’intelligence artificielle générative des autres formes d’intelligence artificielle qui déjà automatise les processus de production et de distribution. D’une certaine manière, l’intelligence artificielle émise à toutes les sauces sans doute par effet de mode. Ce qui est sûr, c’est que l’intelligence artificielle tout court va continuer de se développer et est déjà largement à l’œuvre.Il faudra toutefois faire le moment venu un bilan pertinent des pertes et des créations d’emplois notamment dans les services qui seront largement affectés.

Essayer de quantifier les effets de l’intelligence artificielle sur la croissance relève de la recherche dans le marc de café. On pourrait tout aussi bien annoncer que l’intelligence artificielle va détruire 100 milliards s ou au contraire augmenter de à 600 milliards le PIB.

Ce qu’on peut dire avec une certaine certitude c’est que l’intelligence artificielle va continuer de pénétrer l’économie et qu’il faut continuer de s’y préparer avec la formation et les investissements. Tout le reste relève de la spéculation

D’après l’Élysée, le rapport du comité interministériel sur l’intelligence artificielle générative prévoit un effet positif de l’IA sur l’économie française dès 2030, avec une hausse de PIB entre 250 milliards d’euros et 400 milliards. Ce texte sera rendu public demain, à la suite d’une remise officielle au président Emmanuel Macron.

Co-directeur du comité avec la chercheuse Anne Bouverot, l’économiste Philippe Aghion va présenter dans le rapport des « chiffres inédits sur le potentiel de création de valeur de l’IA », dixit l’Elysée. Le constat y serait au beau fixe : les effets positifs de l’IA générative sur l’emploi devraient largement dépasser les effets négatifs. Tout un chapitre est d’ailleurs dédié à la thématique « IA créatrice ou destructrice d’emploi ». « Le rapport évoque une hausse du PIB potentielle de 250 à 400 milliards d’euros grâce à l’IA à l’horizon 2030 », chiffre la présidence. Pour rappel, le PIB se situait à 2.640 milliards d’euros en 2022.

 

 

 

Pollution–recul des gaz à effet de serre en France

Pollution–recul des gaz à effet de serre en France

Enfin une bonne nouvelle avec le nouveau recul des Gaz à effet de serre en France. Un recul toutefois à relativiser car il dépend d’une industrie en partie liquidée, du nucléaire et du bâtiment en pleine crise. Avec une baisse de 4,6% sur sur les neuf premiers mois de 2023, les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont reculé en France grâce aux secteurs de l’industrie, de l’énergie et des bâtiments. L’Hexagone compte réduire ses émissions de 50% en 2030.

Trois secteurs participent le plus à cette baisse : l’industrie (-9,3%), la production d’énergie (-9,4%) et les bâtiments (-7,5%).

Plusieurs explications à ces résultats. Le secteur industriel est « fortement impacté par la crise énergétique en 2023 », souligne le Citepa dans un communiqué. Pour la production d’énergie, le repli des GES résulte notamment de la progression des moyens de production électrique décarbonés, notamment les centrales nucléaires (+11,4% liée à la remise en service progressive de centrales) et hydroélectriques, couplée à une baisse de la production des centrales thermiques (-23%), souligne le Citepa. Et pour les GES provenant du secteur du bâtiment, la baisse des émissions liées au chauffage, déjà observée en 2022, s’est poursuivie en 2023, malgré un hiver légèrement plus rigoureux :

Pour les transports, le rebond post-Covid du transport routier (+12% en 2021, +2% en 2022) a laissé la place à un léger recul (-2,7%) sur les neuf premiers mois de 2023, avec une baisse notable sur septembre (-10%). En revanche, le transport aérien continue de voir ses émissions augmenter : +21% pour les vols domestiques sur les neuf premiers mois, et +27% pour les vols internationaux.

La France a annoncé vouloir réduire ses émissions GES de 50% (-55% en « net », si l’on inclut les puits de carbone que sont sols et forêts même s’ils absorbent de moins en moins de Co2) en 2030 par rapport au niveau de 1990, conformément aux engagements européens, ce qui implique de doubler le rythme de baisse des émissions.

Interdiction des chaudières à gaz : un effet positif

Interdiction des chaudières à gaz : un effet positif

Ingénieur expert des énergies renouvelables, Duncan Gibb critique , dans une tribune au « Monde », les a priori défavorables au remplacement des chaudières à énergie fossile par les pompes à chaleur.

Un article qui milite pour le remplacement des chaudières à gaz par des pompes à chaleur électrique mais qui oublie simplement la question économique et sociale. Où quand la techno écologie oublie tout simplement les acteurs. Les mutations évoquées auront sans doute lieu mais certainement pas aux conditions économiques et dans les délais prévus par les technocrates.

La France doit doubler le rythme de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre pour atteindre les objectifs 2030 qu’elle s’est engagée à tenir dans le cadre du programme européen « Fit for 55 ». A cette fin, le gouvernement français a lancé une consultation publique, qui prend fin vendredi 28 juillet, sur la possibilité d’interdire l’installation de nouvelles chaudières à gaz dans des maisons individuelles – une mesure, rappelons-le, déjà mise en œuvre depuis 2022 dans toutes les nouvelles constructions.

Cette interdiction suscite des questions légitimes concernant son impact sur le marché, l’emploi, la fiabilité des alternatives, et leur accessibilité pour les ménages à faibles revenus. Nous pensons, pour notre part, que ces interdictions peuvent avoir un impact positif, à condition qu’elles soient introduites avec précaution et que les ménages les plus modestes soient accompagnés.

Plusieurs pays, régions et villes européennes ont déjà pris ce virage et annoncé des mesures d’interdiction des chaudières au gaz et au fioul, y compris en des lieux où les ventes de chaudières à gaz restent plus dynamiques que chez nous. Selon nos calculs, 6,5 chaudières à gaz ont été vendues pour mille habitants en 2022 en France, contre 8,4 en Allemagne et 25,7 aux Pays-Bas. Or, ces deux pays sont parmi ceux qui viennent d’interdire la vente de nouvelles chaudières à gaz individuelles à un horizon rapproché.

Par ailleurs, la France ne ferait ainsi qu’anticiper une évolution probablement inévitable. L’Union européenne (UE) devrait en effet interdire les ventes de chaudières à gaz individuelles par le biais de sa directive sur l’écoconception à partir de 2029.

Bien plus que les convecteurs, ce sont les pompes à chaleur électriques qui sont les solutions de chauffage les plus efficaces d’un point de vue énergétique, et les plus économiques à l’usage. Elles remplaceront les chaudières à gaz dans les maisons individuelles. Le mouvement est d’ailleurs largement amorcé. Les ventes connaissent une croissance spectaculaire, notamment celles des pompes à chaleur air-eau, qui peuvent se substituer simplement aux chaudières à gaz et se greffer sur les circuits d’eau et radiateurs préexistants.

Bassines d’eau: Un effet positif sur la nappe phréatique

Bassines d’eau: Un effet positif sur la nappe phréatique ?

Des opposants contestent le ministre de l’écologie qui considère que les bassines d’eau auront un effet positif sur la nappe phréatique. Le ministre instrumentalisant une étude du BRGM est contredit par des opposants à ces bassines. Ainsi, la députée écologiste de la Vienne Lisa Belluco lui a répondu dimanche 26 mars sur franceinfo, assurant que « le BRGM [avait] pris position publiquement en disant arrêtez de citer notre étude parce qu’il y a un certain nombre d’angles morts et notamment pas de prise en compte des évolutions climatiques ».(un papier de France-Info)

Le BRGM a bien fait un rapport technique sur les conséquences des 16 futures réserves de substitution qui doivent être creusées dans les Deux-Sèvres. Ces réserves, dites « bassines », vont prélever de l’eau dans les nappes phréatiques pendant l’hiver, la stocker et la mettre à disposition de quelques agriculteurs pour qu’ils puissent arroser leurs champs pendant l’été. Le bureau a rendu son rapport à l’été 2022 et il conclut bien, comme l’affirme le ministre, que les bassines pourraient avoir des effets globalement positifs à la fois sur les nappes phréatiques, les cours d’eau et les zones humides.

« Le scénario 2021 de mise en place de retenues de substitution proposé par la Coopérative de l’eau des Deux-Sèvres permettrait une amélioration globale du niveau des nappes », écrit le BRGM, prévoyant que « les interactions entre cours d’eau, zones humides et piézométries [autrement dit, le niveau des nappes souterraines] étant fortes dans le secteur étudié, toute amélioration piézométrique se répercutera sur les autres milieux ».

Le BRGM observe aussi « un effet positif en printemps/été » sur les cours d’eau « de l’ordre de + 6 % de gain de débit en sortie du bassin pour le mois de juillet ». Cela monterait même à + 40 % pour le cours d’eau du Mignon. D’autres cours d’eau pourraient être moins asséchés l’été. L’hiver, le prélèvement d’eau dans les nappes n’aurait qu’un impact « faible et négligeable » sur les cours d’eau, qui baisseraient d’1 % seulement.

Quant aux zones humides comme le Marais poitevin, qui dépendent beaucoup du remplissage des nappes phréatiques, ces bassines « permettraient un meilleur maintien en eau des zones humides en fond de vallées et amélioreraient les débits entrant sur le marais mouillé, soit par débordement (sources, suintement), soit via l’interconnexion nappes/canaux de bordure et par l’augmentation des débits des rivières ».

Toutes ces observations semblent donner raison au ministre de la Transition écologique, pourtant ce n’est pas tout à fait le cas, car il les utilise de façon trompeuse pour prévoir l’avenir alors que ce n’est pas ce que fait le BRGM.

Le bureau s’est fendu d’un communiqué en février 2023 pour réexpliquer son rapport et lui redonner un peu de contexte. Il ne dit pas, comme l’affirme Lisa Belluco, de ne plus l’utiliser, mais il dit en effet, expressément, que ce « n’est pas une étude approfondie, ni une étude d’impact de toutes les conséquences possibles des prélèvements d’eau envisagés. Il ne s’agit pas non plus d’un article de recherche scientifique soumis à l’évaluation de la communauté scientifique », affirme-t-il.

Son rapport « permet d’évaluer ce qui se serait passé si les réserves de substitution avaient été mises en place au cours des années 2000-2011″. C’est donc une simulation dans le passé. « En toute rigueur, cette période de référence ne permet pas de prendre en compte les conditions météorologiques récentes et encore moins futures », continue le bureau.

Le BRGM reconnaît ne pas avoir pris en compte les risques d’évaporation de l’eau depuis les réserves – ce que lui reproche les opposants aux bassines – ni les évolutions climatiques et qu’il serait « important » de le faire. Il est en train de mettre à jour ses données pour pouvoir éventuellement faire de nouvelles simulations qui pourront inclure les années 2010 à 2020 et le changement climatique.

Le bureau pointe un autre enjeu de ces bassines : elles ne pourront pas être remplies en hiver si le niveau des nappes phréatiques est trop bas, sauf que « la récurrence de périodes de sécheresse hivernales pourrait conduire, de manière répétée, à des niveaux de nappes inférieurs aux seuils réglementaires, compromettants le remplissage des réserves certaines années ».

Dans la Vienne, département d’à côté, où 30 bassines doivent aussi voir le jour, un rapport prédit que le niveau des nappes sera régulièrement trop bas et que les bassines ne pourront pas y prélever d’eau deux années sur dix. Enfin, les simulations du BRGM ne répondent pas à l’argument central des opposants aux bassines : la question de l’accaparement de l’eau par quelques agriculteurs.

2023: L’année de la retraite…..de Macron ?

2023: L’année de la retraite…..de Macron ?


Le président de la République a confirmé que l’année 2023 serait bien celle de la réforme des retraites. Une réforme d’ailleurs de plus en plus allégée puisqu’elle pourrait être très étalée dans le temps et ne concerner en fait une partie des salariés. Les fonctionnaires et les régimes spéciaux pourraient être épargnés avec la fameuse clause du grand-père qui permet de n’appliquer la réforme qu’aux nouveaux entrants.

Cette année (2023) sera en effet celle d’une réforme des retraites», dont la présentation est fixée au 10 janvier prochain. «Il nous faut travailler davantage», a insisté Macron , disant vouloir «assurer l’équilibre de notre système pour les années à venir. Bref une sorte de réformes allégée,différée et sans doute injuste. Pour résumer, le privé et les nouveaux vont payer pour le public et les plus anciens.

Pour autant, la bataille est loin d’être gagnée. En effet, la réforme des retraites pourrait bien être bousculée par un autre champ de préoccupation concernant l’évolution du pouvoir d’achat. D’autres motifs d’insatisfaction vont aussi s’ajouter comme l’injuste règle de la modification de l’indemnisation du chômage qui évidemment avec son caractère technocratique ne tient pas compte des situations concrètes. S’y ajouteront les insatisfactions de nombre de catégories et pas forcément uniquement de salariés. Voir à cet égard le mouvement des médecins libéraux.

L’année 2023 pourrait bien être celle de la retraite mais peut-être celle de la retraite de Macron stoppé la dans sa velléité de transformation disruptive pour le principe afin de laisser son nom dans l’histoire.

La fin de son règne pourrait bien coïncider avec l’enterrement de la réforme de la retraite car s’il échoue comme c’est possible, on pourra alors considérer que son quinquennat est déjà terminé.

Sans trancher le débat encore en cours sur l’âge légal de départ, le président a indiqué que «l’allongement de nos carrières (…) sera progressif», et qu’il «se fera par étapes, sur près de dix ans». De même, il a aussi vanté un texte «juste», en ce qu’il permettra «d’améliorer la retraite minimale» à 1200 euros, et tiendra «compte des carrières longues, des carrières hachées, des difficultés de certains métiers».

Pour autant la bataille est loin d’être gagné.

Présidentielle 2022 : Macron à 33,5% , nouvel effet drapeau

 

Cinq jours après son annonce de candidature, Emmanuel Macron progresse de 8,5 points pour se hisser à 33,5% d’intentions de voix, selon une étude Elabe pour BFMTV et L’Express, publiée mardi 8 mars soir.Un nouvel effet drapeau d’après le directeur d’Elabe.

Une conjoncture qui pousse les Français à se rallier derrière le chef de l’État en ces temps de crises. C’est ce que le directeur général de l’Ifop Frédéric Dabi appelle l’«effet drapeau».

En deuxième position, 18,5 points plus loin, Marine Le Pen recule à 15% (-2). Si la prétendante du RN se qualifie pour le second tour face à Emmanuel Macron, elle semble pâtir du contexte ukrainien et d’une campagne où elle ne parvient pas pour l’instant à ancrer son discours dans l’opinion. Derrière la candidate nationaliste, se trouve Jean-Luc Mélenchon à 13% (+0,5), qui occuperait donc la troisième place dans cette présidentielle. L’Insoumis profite du réflexe du «vote utile» dans une gauche éparpillée et morcelée électoralement.

 

Présidentielle : effet  » primaire populaire » nul à gauche

Présidentielle : effet  » primaire populaire » nul  à gauche

 Selon un sondage Ifop-Fiducial 2022 publié quotidiennement pour nos confrères de Paris Match, LCI et Sud Radio, le chef de l’État domine le premier tour avec 24 % des intentions de vote.

À droite, Marine Le Pen ne semble pas fragilisée par les départs et les polémiques autour du Rassemblement national et se stabilise à 17,5 % des intentions de vote. Valérie Pécresse (16 %) perd 0,5 point, quand d’Éric Zemmour gagne 0,5 point (14 %). À gauche, tout le monde est stable par rapport à la vague précédente : Jean-Luc Mélenchon (9,5 %), Yannick Jadot (5 %), Christiane Taubira (4 %), Anne Hidalgo (3,5 %) et Fabien Roussel (3,5 %). Ainsi, la victoire de Christiane Taubira à la primaire populaire ne semble avoir eu aucun effet sur les intentions de vote sur les candidats du spectre de gauche.

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