Archive pour le Tag 'effet'

Climat : effet de serre à un niveau record en 2017

Il y a les discours mais aussi la réalité concernant l’effet de serre. L’année 2017 aura en effet  établi en record pour les effets de serre selon le rapport annuel publié par l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA) et la société américaine des météorologistes. Ce rapport de 300 pages, compilé par plus de 450 scientifiques originaires d’une soixantaine de pays, emploie le mot « anormal » plus d’une douzaine de fois pour décrire des tempêtes, des sécheresses, les températures élevées ou encore la fonte record de la glace dans l’Arctique en 2017. L’année dernière, le taux de concentration des trois gaz à effet de serre les plus dangereux relâchés dans l’atmosphère, dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote, a atteint des nouveaux records. Le taux de concentration annuel de dioxyde de carbone à la surface de la Terre a atteint 405 parties par million (ppm), « au plus haut dans l’enregistrement des mesures atmosphériques modernes ». « Le taux de croissance global du CO2 a presque été multiplié par quatre depuis le début des années 1960, ajoute le document. Le record de l’année la plus chaude de l’époque moderne a été battu en 2016 mais 2017 n’en est pas loin avec  »des températures bien plus élevées que la moyenne » sur une bonne partie de la planète, souligne le rapport. L’année dernière, des températures record ont été enregistrées en Argentine, en Uruguay, en Espagne et en Bulgarie. Quant au Mexique, il a « battu son record de chaleur pour la quatrième année consécutive ». En 2017, le niveau de la mer a également affiché un record pour la 6ème année consécutive. Le niveau moyen de la mer est désormais plus élevé de 7,7 centimètres qu’en 1993.

Les gaz à effet de serre ont atteint un niveau record en 2017

Les gaz à effet de serre ont atteint un niveau record en 2017

En dépit des discours, des grandes négociations mondiales, l’année 2017 aura établi en record pour les effets de serre selon le rapport annuel publié par l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA) et la société américaine des météorologistes.

Ce rapport de 300 pages, compilé par plus de 450 scientifiques originaires d’une soixantaine de pays, emploie le mot « anormal » plus d’une douzaine de fois pour décrire des tempêtes, des sécheresses, les températures élevées ou encore la fonte record de la glace dans l’Arctique en 2017. L’année dernière, le taux de concentration des trois gaz à effet de serre les plus dangereux relâchés dans l’atmosphère, dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote, a atteint des nouveaux records. Le taux de concentration annuel de dioxyde de carbone à la surface de la Terre a atteint 405 parties par million (ppm), « au plus haut dans l’enregistrement des mesures atmosphériques modernes ». « Le taux de croissance global du CO2 a presque été multiplié par quatre depuis le début des années 1960″, ajoute le document.

Le record de l’année la plus chaude de l’époque moderne a été battu en 2016 mais 2017 n’en est pas loin avec  »des températures bien plus élevées que la moyenne » sur une bonne partie de la planète, souligne le rapport. L’année dernière, des températures record ont été enregistrées en Argentine, en Uruguay, en Espagne et en Bulgarie. Quant au Mexique, il a « battu son record de chaleur pour la quatrième année consécutive ». En 2017, le niveau de la mer a également affiché un record pour la 6ème année consécutive. Le niveau moyen de la mer est désormais plus élevé de 7,7 centimètres qu’en 1993.

Chômage: pas d’effet Macron au second trimestre

Chômage : pas d’effet Macron au second trimestre

Le chômage est pratiquement stable au second trimestre et on attend toujours l’effet Macron. La réalité c’est que la croissance ne repart pas réellement lourdement handicapée par une consommation des ménages atone plombée elle-même par les hausses de fiscalité. S’ajoute aussi un environnement international mois dynamique. Mais la France sur la croissance comme sur le chômage fait moins biens que ses principaux voisins de l’Europe.   Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a augmenté de 0,1% au deuxième trimestre en France métropolitaine, une hausse qui touche essentiellement les femmes, les plus jeunes et les chômeurs de longue durée, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail et Pôle emploi. Il s’agit de la deuxième diffusion de ces chiffres au format trimestriel désormais adopté par Pôle emploi et la Direction des études et statistiques du ministère du Travail (Dares) pour mieux refléter les tendances sous-jacentes du marché du travail, auparavant occultées par les évolutions mensuelles en dents de scie de cet indicateur. La légère hausse enregistrée sur la période avril-juin fait suite à deux trimestres de baisse. Le nombre moyen de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élevait à 3,441 millions au deuxième trimestre, soit 4.600 de plus qu’au trimestre précédent. Mais sur un an, il est en recul de 1,3%. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a également progressé de 0,1% sur le trimestre, à 5,628 millions, un nouveau record (5,941 millions en incluant les départements d’Outre-mer hors Mayotte). Il progresse de 1,4% sur un an.

Coupe du monde: pas d’effet pour Macron

Coupe du monde: pas d’effet pour Macron

Selon  l’enquête mensuelle BVA-La Tribune-Orange-RTL , il n’y a pas deffet sur la popularité sur Macon.

Un Français sur deux estime que la victoire des Bleus aura par contre un impact positif sur son moral (51%) et sur le niveau de la consommation en France (54%). Les interviewés se montrent en revanche un peu moins convaincus que le Mondial aura un impact positif sur la situation du pays (45%). Ces réponses témoignent d’un certain effet du Mondial sur l »Etat d’esprit des Français sans pour autant que cela ne se traduise par le sentiment massif que cette victoire va profondément bouleverser les choses en France. 39% des Français déclarent avoir une bonne opinion d’Emmanuel Macron en tant que président de la République, soit 2 points de moins qu’en juin. A l’inverse, 59% affichent leur opposition (+6 points). Emmanuel Macron voit donc sa popularité́ décrocher ce mois-ci et atteindre son plus bas niveau dans notre baromètre.

Sécurité routière : baisse des morts en juin, effet 80 km-heures ?

Sécurité routière : baise des morts en juin, effet 80km-heures ?

 

 

 

Baisse en mai mais aussi en juin ;  du coup, certains s’interrogent pour savoir s’il ne s’agit pas déjà d’un effet des 80 km. Difficile à  croire dans la mesure où cette limitation de vitesse n’a été instaurée qu’au 1er juillet. La vérité est plus complexe, en réalité, on a les pires difficultés méthodologiques à comprendre l’évolution des statistiques en matière d’insécurité routière faute notamment d’institutions statistiques compétentes. En réalité,  les commentaires sur les chiffres d’accidents sont tout à fait aléatoires, autant d’ailleurs que la désignation des facteurs explicatifs accidentogènes. On est évidemment incapable de comparer l’évolution de deux périodes en tenant compte du même de trafic, des mêmes conditions météorologiques et des mêmes types de déplacement. Pas étonnant qu’on ait décidé de prendre une mesure un peu brutale en limitant tout le monde à 80 sur la plupart du réseau. Dernière observation,  les évolutions se font à la marge et il suffit d’un mort en plus ou en moins par région pour changer la tendance. Il convient donc de rester modeste dans l’appréciation qu’on peut faire de ces résultats. Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a de nouveau fortement baissé (-9,3%) en juin avec 294 tués, a annoncé la Sécurité routière, lundi 16 juillet. C’est 30 victimes de moins que lors du même mois l’an dernier. En comptant aussi les départements d’outre-mer, 306 personnes ont perdu la vie sur les routes, et 6 923 ont été blessées. Un chiffre également en baisse, selon les estimations provisoires de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

Cette diminution intervient après une forte baisse déjà survenue en mai (-8,4%). Ces chiffres confirment la tendance à la baisse de la mortalité routière en France, amorcée en 2017 après trois années consécutives de hausse.  Ces chiffres sont publiés deux semaines après la mise en place de la limitation controversée de la vitesse à 80 km/h sur 400 000 km de routes secondaires. Depuis le 1er juillet, les routes à double sens sans séparateur central ne sont plus limitées à 90 km/h. L’objectif est de réduire le nombre de tués sur les routes.

Effet Vauquiez : DOMINIQUE BUSSEREAU quitte définitivement les Républicains

Effet Vauquiez : DOMINIQUE BUSSEREAU quitte définitivement les Républicains

Conséquence immédiate de la diatribe et des accusations tous azimuts, confirmés sur BFM par Vauquiez, le départ définitif de Dominique Bussereau. Un représentant très écouté et très compétent du courant libéral, européen et progressiste. Une lourde perte car Dominique Bussereau est aussi président des départements de France.   Après ce plaidoyer pour une “parole libre”, Dominique Bussereau, président du département de la Charente-Maritime et proche d‘Alain Juppé, a annoncé son départ définitif de LR, un mois après sa mise en congé temporaire. De fait, cette controverse complique la tâche pour Laurent Wauquiez dont la personnalité, décrite comme brutale par certains cadres de droite, suscite toujours des réticences malgré son élection triomphale à la tête de LR il y a deux mois. Selon le Figaro, des élus LR de la région Ile-de-France l‘ont exhorté dans un courrier à présenter des excuses à Valérie Pécresse. Le président de la CPME, François Asselin, a par ailleurs écrit mardi une lettre à Laurent Wauquiez pour lui faire part de sa “déception” après des propos “maladroits et blessants qui alimentent le sentiment de ‘tous pourris’” et qui “traduisent un véritable mépris pour les représentants de TPE/PME”. Devant les étudiants de l‘EM Lyon, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes s‘en est pris aux instances patronales, qui sont selon lui encore plus vénales que leurs pendants syndicaux.

Gaz à effet de serre : hausse en 2016

Gaz à effet de serre : hausse en 2016

 

Les gaz à effet de serre ont augmenté en France. En cause, le fait surtout que les réacteurs nucléaires ont été moins disponibles.. Une réalité que devra prendre en compte Hulot qui veut pourtant supprimer 15 réacteurs d’ici 2030 ! Alors que les énergies alternatives pourront combler ces suppressions. Le pays a alors dépassé de 3,6% l‘objectif de 447 millions de tonnes en équivalent CO2, qui figure dans la stratégie nationale bas-carbone adoptée en 2015 dans le cadre de la loi de transition énergétique. Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté deux années de suite, en 2015 et 2016, alors même qu‘elles sont censées décroître chaque année. Soulignant cette inversion de tendance, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a déclaré lundi qu‘il ne fallait “pas avoir un regard prétentieux”. “Nous avons nous-mêmes nos propres contradictions”, a-t-il ajouté lors de la présentation de ses vœux à la presse. L’écart entre les chiffres de la feuille de route et ceux constatés en 2016 est particulièrement marqué dans le domaine des transports – les émissions sont supérieures de 6% aux objectifs -, dans celui du bâtiment (+11%) et dans une moindre mesure celui de l‘agriculture (+3%).  La France doit se donner d‘ici à la fin 2018 une nouvelle trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pollution- Gaz à effet de serre : l’objectif de COP 21 illusoire d’ici 2040

Alors que Cop 21 a prévu de limiter la température à 1,5° il est plus vraisemblable qu’on attendra le double soit 3°. Pour atteindre l’objectif illusoire de Cop 21 il faudrait dès maintenant -compte tenu des délais d’adaptation- décider de n’utiliser que 20 % des les énergies fossiles (à l’origine de 80 % des émissions polluantes). En effet l’organisme américain EIA  (L’Energy Information Administration, agence américaine indépendante rattachée au ministère américain de l’Energie). estime que les émissions de gaz à effet de serre vont encore augmenter d’un tiers d’ici 2040. Cette évaluation ne tient que très partiellement compte de l’engagement des Etats, reconnait l’EIA. L’organisme a eu du mal à évaluer l’apport réel des contributions nationales à l’effort commun de réduction. Ces engagements varient en effet énormément entre réduction réelle des émissions de CO2, volonté d’atteindre un pic d’émissions à plus ou moins long terme, prise en compte des puits de carbone comme les forêts, etc. Mais malgré ces restrictions, l’EIA parie pour une croissance continue des émissions qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C. Dans le détail, les Américains estiment que la part de la consommation des énergies fossiles va reculer de 82% en 2012 à 78% en 2040 devant la poussée des énergies renouvelables. Les changements d’utilisation des énergies fossiles devraient également permettre de réduire l’intensité carbone (c’est à dire les émissions de CO2 par bien produit). La part du charbon –le plus polluant- va descendre de 28% en 2012 à 22% en 2040 et celle du fuel de 33 à 30% tandis que la part du gaz montera de 23 à 26%. La quantité d’énergie pour fabriquer un bien (ou efficacité énergétique), devrait baisser de 0,4% par an. Des progrès qui sont insuffisants vis-à-vis de la hausse de la consommation de biens et des besoins des pays en voie de développement. Car le message principal de l’administration américaine, c’est que la part des émissions des 34 pays les plus riches membres du club de l’OCDE diminue face à la croissance des pays émergents. Dans un rapport que l’OCDE vient a publié à la demande du G7 , cette tendance est confirmée par l’utilisation des matières premières dans le monde. Si les pays les plus développés voient leur consommation stagner, celle des pays émergents continue de suivre la courbe du PIB mondial.

 

Effet STX : l’Italie menace les investissements de Vivendi

Effet STX : l’Italie menace les  investissements de Vivendi

 

 

Dans un article précédent,  nous attirons l’attention sur le fait que la menace de nationalisation par la France de STX ne pouvait être que provisoire et même hypothétique. En cause,  le fait que la France a pris des participations financières à hauteur de 36 milliards au cours des cinq dernières années en Italie tandis que ce pays investissait en France seulement 3 milliards. Du coup pour contrebalancer la menace de nationalisation de STX, l’Italie conteste la montée en puissance de Vivendi chez Telecom Italia. L’Italie serait même prête à prendre des dispositions législatives pour limiter les raids financiers étrangers sur ses propres entreprises. Notons qu’hier de 2017, le crédit agricole a aussi fait part de son intention d’absorber trois banques locales italiennes en difficulté. Pour Vivendi Une montée en puissance va lui permettre de prendre la direction de cette importante entreprise Les tensions créées entre la France et l’Italie par la nationalisation de STX au détriment de Fincantieri ont, sans surprise, des conséquences sur Vivendi, dont le développement offensif dans la péninsule fait de longue date grincer des dents. Mercredi, au lendemain de la visite à Rome du ministre français Bruno Le Maire, le gouvernement italien a demandé l’ouverture d’une enquête concernant les conditions de la montée en puissance de Vivendi chez Telecom Italia. Le groupe français détient 24 % de l’opérateur historique transalpin, dont il a pris les commandes du conseil d’administration après l’assemblée générale début mai. Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi, en est depuis devenu président du conseil. Surtout, c’est un homme de Vivendi, Amos Ganesh, qui a été désigné le 28 juillet pour remplacer le directeur général de Telecom Italia. L’Italie fera valoir ses droits «avec intransigeance», a déclaré le ministre Carlo Calenda devant les députés mercredi. Parce que Telecom Italia est une entreprise stratégique, Rome y a des droits particuliers. Le gouvernement entendrait ainsi vérifier que Vivendi a respecté ses obligations d’informations au fil des étapes de sa prise de contrôle et notamment lors de la nomination d’un nouveau directeur général. Dans la classe politique transalpine, certains poussent même l’exécutif à aller plus loin, et à envisager une séparation du réseau de Telecom Italia pour mieux protéger les intérêts nationaux. Et, de façon générale, Rome évoque la possibilité de s’armer davantage contre les «raids» sur les sociétés cotées italiennes.

 

 

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

Indéniablement,  on constate un effet d’usure de la part de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui avait fait leur principal succès devient en quelque sorte le principal handicap de leur mouvement respectif. L’un comme l’autre avaient  dénoncé avec force les dérives et les inégalités du système. Dans une posture de position voire de démolition systématique, ils avaient pu recueillir aux présidentielles des scores très satisfaisants. Par contre l’irréalisme de la proposition, leur radicalité tout autant que leurs tendances à tout caricature  ont clairement affaibli leur audience depuis les présidentielles Le 11 juin, au premier tour du scrutin destiné à renouveler les bancs de l’Assemblée nationale, le Front national (FN), que préside Marine Le Pen, n’a obtenu que 13,20% des suffrages et La France insoumise (FI) de Jean-Luc Mélenchon en a récolté 11,02%. Une baisse importante par rapport à leur montée en puissance constatée lors du scrutin présidentiel, même si le rapport de force entre les deux partis n’est pas inversé et que le FN tient toujours la dragée haute à la France insoumise. Marine Le Pen a montré toutes ses limites leur du crucial débat avec Macron. Elle a montré qu’elle ne connaissait pas ses dossiers et que l’agressivité caractérisait  aussi son positionnement. Ont suivi la confusion au sein même du Front national concernant la position à prendre  à prendre vis-à-vis de l’euro – généralement de l’Europe- et les divisions internes. Mélenchon, lui, a surtout déçu par sa position ambiguë vis-à-vis du Front national. Son discours agressif et populiste finit aussi par lasser. Pour le Front National comme pour les insoumis les deux leaders pourraient bien désormais constituer le principal boulet pour le développement des mouvements respectifs. En outre, ces deux leaders sont des professionnels de la politique, ils n’ont jamais pratiquement travaillé et éprouvent un peu de mal à convaincre de la nécessité d’un renouveau qui passerait par eux.

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L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

Indéniablement,  on constate un effet d’usure de la part de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui avait fait leur principal succès devient en quelque sorte le principal handicap de leur mouvement respectif. L’un comme l’autre avait dénoncé avec force les dérives et les inégalités du système . Dans une posture de position voire de démolition systématique, ils avaient pu recueillir aux présidentielles des scores très satisfaisants. Par contre l’irréalisme de la proposition, leur radicalité tout autant que leurs tendances à tout caricatureront  ont clairement affaibli leur audience depuis les présidentielles Le 11 juin, au premier tour du scrutin destiné à renouveler les bancs de l’Assemblée nationale, le Front national (FN), que préside Marine Le Pen, n’a obtenu que 13,20% des suffrages et La France insoumise (FI) de Jean-Luc Mélenchon en a récolté 11,02%. Une baisse importante par rapport à leur montée en puissance constatée lors du scrutin présidentiel, même si le rapport de force entre les deux partis n’est pas inversé et que le FN tient toujours la dragée haute à la France insoumise. Marine Le Pen a montré toutes ses limites leur du crucial débat avec macron. Elle a montré qu’elle ne connaissait pas ses dossiers et que l’agressivité caractérisaient  aussi son positionnement. Ont suivi la confusion au sein même du front national relativement opposition à prendre vis-à-vis de l’euro – généralement de l’Europe- et les division intrenes. Mélenchon, lui, a surtout déçu par sa position ambiguë vis-à-vis du front national. Son discours agressif et populiste finit aussi par lasser. Pour le Front National comme pour les insoumis les deux leaders pourraient bien désormais constituer le principal boulet pour le développement des mouvements respectifs. En outre, ces deux leaders sont des professionnels de la politique, ils n’ont jamais pratiquement travaillé et éprouvent un peu de mal à convaincre de la nécessité d’un renouveau qui passerait par eux.

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Les Bourses doutent de l’effet Trump

Les Bourses doutent de l’effet  Trump

 

Les bourses sont versatiles, c’est bien connu et c’est même sur ce caractère que les spéculateurs font leur business. L’euphorie d’après élection aux États-Unis semble maintenant doucement disparaître. Du coup, la bourse américaine recule. On avait sans doute trop misé sur l’effet immédiat des les annonces intempestives de Trump dans tous les domaines et en particulier concernant la croissance. On prend maintenant conscience que Trump n’était pas du tout préparé à assurer les difficiles fonctions de président. En effet les premières mesures qu’il a souhaité prendre dans différents domaines se sont heurtés aux réalités voire ont été contestées  par la justice. Pas sûr qu’il puisse même mettre en œuvre le quart de ce qu’il avait annoncé. De plus Trump est  davantage dans une posture de candidat à l’élection que dans le positionnement de président en charge des responsabilités. Son amateurisme discrédite de plus en plus les retombées économiques des annonces de l’ancien candidat Les principales Bourses européennes ont donc clôturé dans le rouge mardi et Wall Street évolue en nette baisse, les investisseurs s’interrogeant sur la capacité de Donald Trump à mener à bien ses réformes très attendues de soutien à l’activité, tandis que le reflux du risque politique en Europe a porté l’euro à plus de 1,08 dollar. Le CAC 40 a reculé de 0,19%, à 5.002,43 points, après être tombé en séance sous le seuil des 5.000 points. L’indice parisien a pourtant touché dans la matinée un plus haut depuis le 11 août 2015. A Francfort, le Dax a cédé 0,75% et à Londres, le FTSE a reculé de 0,69%. L’indice EuroStoxx 50 a clôturé en baisse de 0,23%, le FTSEurofirst 300 a perdu 0,52% et le Stoxx 600 a abandonné 0,53%. En hausse à la mi-séance, les marchés d’actions européens sont retombés dans le rouge avec Wall Street, où l’indice Dow Jones recule de 0,81%, le S&P 500 de 0,88% et le Nasdaq de 1,26%. Les difficultés rencontrées par Donald Trump sur la réforme du système de santé Obamacare font peser un doute sur la capacité du président américain à faire passer à l’avenir ses autres réformes, notamment celle sur la fiscalité. « Le mouvement de vente sur les actions (américaines), mené par les valeurs financières et industrielles, suggère que les investisseurs sont peut-être moins confiants dans le fait que les annonces de l’administration Trump en faveur de la croissance seront mises en place rapidement », observe Mohamed El-Erian, économiste chez Allianz. Donald Trump a brièvement rencontré mardi des élus républicains au Congrès afin de resserrer les rangs de sa majorité autour de son projet de refonte de l’Obamacare, la réforme de l’assurance maladie mise en place par son prédécesseur, qui constitue le premier grand test législatif de son mandat. Ces inquiétudes sont propices à des prises de bénéfices sur les marchés d’actions américains, alors que le Nasdaq a touché mardi un nouveau plus haut historique en début de séance, à 5.928,06 points. La séance avait pourtant démarré favorablement sur les marchés en Europe, après le débat de lundi soir entre les cinq principaux candidats à l’élection présidentielle française qui a semblé rassurer les investisseurs sur le risque politique entourant la course à l’Elysée. Les valeurs bancaires en ont profité et ont longtemps soutenu la progression des Bourses européennes. L’indice sectoriel des banques européennes a finalement clôturé en hausse de 0,15%. A Paris, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole ont affiché des progressions allant de 0,29% à 1,64%. L’apaisement des craintes autour de l’élection présidentielle française s’est aussi traduit par une nette progression de l’euro et un resserrement de l’écart de rendement entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans. La devise européenne évolue à 1,0820 dollar, à son plus haut niveau depuis début février. « Toute nouvelle entre maintenant et l’élection française le mois prochain qui suggérerait un moindre risque de victoire de Marine Le Pen devrait constituer un soutien pour l’euro », indique Omer Esiner, responsable de l’analyse marchés chez Commonwealth Foreign Exchange à Washington. De son côté, le dollar recule face à un panier de devises de référence, son indice repassant sous le seuil de 100 pour la première fois depuis début février. Sur les marchés pétroliers, les cours du brut sont repartis à la baisse, le baril de Brent de la mer du Nord cédant près de 1% à 51,13 dollars et celui du brut léger américain reculant de 1,4%, à moins de 48 dollars. L’aversion pour les actifs risqués favorise un retour vers l’or et les marchés obligataires. Le métal jaune gagne 0,87% à 1.243,56 dollars l’once, tandis que les rendements des obligations américaines sont tombés à des plus bas de trois semaines. Parmi les autres valeurs en Europe, Deutsche Bank a gagné 4,29% au-dessus de son cours théorique hors droits de souscription après le lancement de son augmentation de capital de huit milliards d’euros. L’opération sera close le 6 avril.

Prime à l’embauche dans les PME : pas d’effet sur l’emploi ?

Prime à l’embauche dans les PME : pas d’effet sur l’emploi ?

La question est posée mais reste sans réponse nette dans une étude de l’INSEE. La difficulté est d’ordre méthodologique car il faudrait comparer la même période avec et sans prime, ce qui est évidemment impossible. Du coup on ne peut pas en déduire sil s’agit d’un effet d’aubaine, c’est à dire d’une opportunité pour les entreprises de recevoir uen aide alors qu’elles auraient de toute manière embaucher quand même en absence d’aide ou si inversement ce soutien financier a été créateur d’emploi. Pas sûr qu’une  aide de 166 euros par mois ait été suffisamment incitateur pour une charge patronale de l’ordre de 3000 euros.  L’aide a cependant rencontré un gros succès puisque environ 1,1 million d’employeurs ont souhaité la percevoir, d’après le ministère du travail. Elle  consiste à verser chaque trimestre 500 euros (maximum) sur deux ans (au plus) pour toute personne embauchée, à condition que son salaire soit inférieur ou égal à 1,3 smic. Près de 54 % des recrutements en CDD d’au moins six mois et 36 % des embauches en CDI en « ont bénéficié », selon l’étude de l’Insee, qui souligne que ces « taux de recours » sont calculés sur tous les contrats, y compris ceux qui ne peuvent pas entrer dans le dispositif (la rémunération étant supérieure à 1,3 smic). Autrement dit, les pourcentages seraient plus élevés si le nombre de primes était rapporté aux seuls contrats payés à hauteur de 1,3 smic ou moins.

Quoi qu’il en soit, l’engouement a été réel, en particulier dans les très petites entreprises (TPE) de moins de dix personnes : 77 % des embauches effectuées par celles-ci, sous la forme de CDD d’au moins six mois, en ont bénéficié.

Toutefois, l’impact de la prime se révèle incertain. Elle « ne semble pas avoir eu d’effet facilement interprétable sur les [recrutements] en CDI », écrit l’Insee. En revanche, le nombre de nouveaux CDD d’au moins six mois s’est accru plus vite « dans les entreprises de moins de 250 salariés (…) que dans les plus grandes [qui ne sont pas éligibles au dispositif] ». Y a-t-il une relation de cause à effet ? Difficile à dire, répond l’Insee, car les employeurs qui avaient le droit de recevoir ce coup de pouce financier « ont pu être sensibles aux conditions conjoncturelles favorables ». L’Insee a, de ce fait, tenté d’identifier un « effet propre à la prime » en se focalisant « sur les entreprises qui sont proches du seuil d’éligibilité », légèrement en dessous et légèrement au-dessus de 250 personnes. Il en a conclu qu’il y avait des écarts entre sociétés éligibles et sociétés non éligibles, mais qu’ils « sont trop faibles pour que l’on puisse les attribuer à un effet propre à la prime ». La mesure, ajoute l’étude, a « peut-être » une incidence « sur les embauches dans les entreprises de taille plus petite, mais il est difficile de se prononcer sans hypothèses supplémentaires ». Ce constat confortera les tenants de la thèse selon laquelle le dispositif crée un effet d’aubaine, leur argument consistant à dire que des entreprises ayant touché l’aide auraient, de toute façon, étoffé leurs effectifs, même si la mesure n’avait pas été prise. D’autres enquêtes conduites antérieurement parviennent à des résultats différents de ceux de l’Insee. En août, la direction du Trésor avait diffusé une note disant que la prime pourrait, in fine, contribuer à créer quelque 60 000 emplois supplémentaires en 2016 (estimation faite avant l’annonce de la prolongation du dispositif par François Hollande, en juin). L’institut de conjoncture COE-Rexecode aboutit à un résultat guère éloigné (50 000 créations de poste).

Croissance Etats-Unis : production industrielle en baisse, effet dollar ?

Croissance Etats-Unis : production industrielle en baisse, effet dollar ?

 

 

Jusque là les Etats unis ont connu une croissance presqu’ insolente au regard d’autres économies moins favorisées en particulier en Europe. Mais la baisse de la production industrielle en novembre pourrait susciter des inquiétudes. Sans faut-il y voir notamment les premiers effets  effet de l’appréciation du dollar par rapport à la plupart des autres zones géographiques. La croissance économique des États-Unis a accéléré plus que prévu au troisième trimestre, s’établissant à 2,9 %, selon une première estimation publiée par le département du commerce vendredi 28 octobre. Initialement, les analystes tablaient sur 2,5 % pour cette première évaluation du produit intérieur brut (PIB) de l’été.  Au deuxième trimestre de l’année, l’activité de la première économie mondiale n’avait progressé que de 1,4 %. Au premier trimestre, de seulement 0,8 %. Cette croissance de 2,9 % représente le rythme d’expansion le plus fort depuis le troisième trimestre 2014 où le PIB avait progressé de 5 %. Pourtant, les consommateurs ont été plus prudents, puisque les dépenses de consommation, moteur traditionnel de la croissance américaine, ont continué de progresser légèrement (+ 2,1 %) mais à un rythme beaucoup moins fort qu’au trimestre précédent (+ 4,3 %). C’est en fait du côté des entreprises que les investissements ont repris, là où ils étaient en berne depuis trois trimestres (+ 3,1 % au troisième trimestre au lieu de – 7,9 % au deuxième). A baisse de la production industrielle en novembre pourrait porter un coup d’arrêt à cette bonne santé d’économie américaine. La production industrielle a en effet baissé de 0,4% aux Etats-Unis en novembre, a annoncé mercredi la Réserve fédérale, un recul plus marqué qu’anticipé qui s’explique par une forte diminution de l’activité des services aux collectivités et par un accès de faiblesse du secteur manufacturier. La baisse du mois dernier est la plus marquée depuis mars, lorsqu’elle avait atteint 0,9%. La production manufacturière a reculé de 0,1% en novembre, deux fois moins qu’attendu, mais celle des services aux collectivités a chuté de 4,4%, les températures supérieures aux normales pesant sur la demande de chauffage. La production minière, longtemps pénalisée par la faiblesse des cours du pétrole, a augmenté de 1,1%. Le taux d’utilisation des capacités industrielles a reculé à 75,0% contre 75,4% en octobre, alors que le consensus Reuters le donnait à 75,1%.

Programme Fillon : effet négatif sur la croissance ?

Programme Fillon : effet négatif sur la croissance ?

 

 

D’après BFM business qui a fait tourner un modèle économétrique largement utilisé le programme Fillon se traduirait surtout par un effet négatif sur la croissance. En effet l’axe central des orientations de François Fillon vise à ponctionner les ménages pour environ 20 milliards à travers l’augmentation de 2 % de la TVA. Ce qui engendrerait une diminution de la croissance du fait de la baisse de consommation qui représente les deux tiers du produit intérieur brut. À cette amputation du pouvoir d’achat des consommateurs il faudrait ajouter une hausse de l’inflation d’environ 1,7 % qui viendront encore diminuer davantage le pouvoir d’achat. Certes  on peut  comprendre que Fillon veuille alléger encore les charges des entreprises pour rendre l’économie plus compétitive mais les efforts ; qu’il demande aux ménages risquent  d’être contre-productifs pour l’activité et le chômage. Premier point: le cadrage financier du programme. François Fillon promet 50 milliards d’euros d’allègements sociaux et fiscaux, dont 40 milliards pour les entreprises (avec notamment 10 milliards de baisse d’impôt sur les sociétés) et 10 milliards pour les ménages mais en fait annuler par l’augmentation de 20 milliards de la TVA Pour financer ces baisses, il ambitionne de réduire la dépense publique de 100 milliards d’euros, de raboter le nombre de fonctionnaires jusqu’à 500.000 en cinq ans, et d’augmenter de 2 points la TVA.

Le changement des règles du jeu économique ensuite: pour rendre l’économie française plus flexible, François Fillon entend simplifier le code du travail, faciliter les licenciements, supprimer les 35 heures, relever les seuils sociaux, renforcer le dialogue social en entreprise, encourager le travail indépendant… A partir de là, étudions deux scénarios:

L’ancien Premier ministre parvient à réduire la dépense publique et le nombre de fonctionnaires, mais échoue sur le marché du travail et le dialogue social. Reste un programme d’austérité déflationniste: le « malade » France serait peut-être en voie de guérison à l’issue de son mandat en 2022, notamment du côté des finances publiques, dont le solde serait redressé de plus de 5 points de PIB. Mais il serait très affaibli, puisque « la thérapie de choc » Fillon coûterait sur la période plus de 3,5 points de croissance et augmenterait le taux de chômage de 0,7 point.

 

Si François Fillon parvient à mettre en œuvre l’intégralité de son programme, alors on peut tirer des expériences étrangères similaires les leçons suivantes: les entreprises auront plus de latitude et de moyens pour investir, et géreront mieux leurs effectifs, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, avec des effets positifs sur la productivité et la compétitivité. La pression sur les salaires sera plus grande, mais il y aura aussi plus d’embauches, inversant la vieille préférence française pour le chômage. Le visage économique de la France aura changé: la croissance, après avoir souffert dans la première partie du quinquennat, se redressera, le taux de chômage sera inférieur de 1,7 point à ce qu’il aurait été sans réforme, les comptes publics seront excédentaires et le commerce extérieur encore plus. Bref, la France aura regagné une compétitivité « à l’allemande ». Toute la question est donc de savoir si Fillon sera en capacité d’appliquer d’intégralité de son programme avec la rigueur nécessaire.

Garde nationale : effet d’annonce !

Garde nationale : effet d’annonce !

Attentat après attentat, les Pouvoirs publics bricolent leur plan de lutte contre le terrorisme. Mais force est de constater que la réponse n’est guère adaptée à l’enjeu. Au mieux on se contente d’indiquer que de nouvelles tueries sont à prévoir mais sans problématiser la question et sans permettre à l’opinion d’être en mesure de comprendre et d’accepter une nouvelle articulation entre la problématique de sécurité et la problématique de liberté.  L’un des piliers du plan gouvernemental pour lutter contre le terrorisme repose sur l’opération sentinelle (opération Vigipirate renforcée) qui mobilise 10 000 militaires dans les rues et les lieux publics. En réalité une opération très symbolique qui vise surtout à rassurer la population. Cette action devrait relever des forces de police et non des forces militaires lesquelles  sont déjà épuisées par toutes les tâches de surveillance des rassemblements divers et variés, festifs ou non. On sait que la France s’est imprudemment engagée sur nombre de théâtres d’opérations de guerre au Moyen-Orient et en Afrique où les effectifs sont déjà insuffisants. Or avec l’opération sentinelle on se prive d’environ 10 % des effectifs de l’armée de terre. Pris de court une nouvelle fois,  le ministre de l’intérieur a sorti de son chapeau un service militaire pour ceux qui le souhaitent : une curieuse conception de la solidarité républicaine. De son côté, François Hollande vient de décider la mise en place d’une garde nationale qui n’est en fait qu’un renforcement des réservistes. A défaut de contenu,  la gauche a l’habitude d’utiliser des formules sémantiques flamboyantes comme celle de garde nationale qui ne constitue en fait qu’un effet d’annonce. Il est clair qu’en période préélectorale personne n’ose ouvrir le débat sur la nécessité d’un service national obligatoire par exemple de six mois et qui permettrait de libérer totalement les militaires de cette opération Sentinelle. Accessoirement cela offrirait un moyen de permettre une adhésion plus active aux valeurs de la république ; république dans les citoyens ne peuvent se comporter uniquement en consommateurs de liberté individuelle ou collective mais sans les contraintes de l’engagement. Le contexte commanderait pourtant un changement de statut du citoyen passant de la posture de consommateurs à celui d’acteur.

gaz à effet de serre : croissance de 30 %, l’objectif de COP 21 illusoire d’ici 2040

gaz à effet de serre : croissance de 30 %, l’objectif de COP 21 illusoire

d’ici 2040

 

Alors que Cop 21 a prévu de limiter la température à 1,5° il est plus vraisemblable qu’on attendra le double soit 3°. Pour atteindre l’objectif illusoire de Cop 21 il faudrait dès maintenant -compte tenu des délais d’adaptation- décider de n’utiliser que 20 % des les énergies fossiles (à l’origine de 80 % des émissions polluantes). En effet l’organisme américain EIA  (L’Energy Information Administration, agence américaine indépendante rattachée au ministère américain de l’Energie). estime que les émissions de gaz à effet de serre vont encore augmenter d’un tiers d’ici 2040. Cette évaluation ne tient que très partiellement compte de l’engagement des Etats, reconnait l’EIA. L’organisme a eu du mal à évaluer l’apport réel des contributions nationales à l’effort commun de réduction. Ces engagements varient en effet énormément entre réduction réelle des émissions de CO2, volonté d’atteindre un pic d’émissions à plus ou moins long terme, prise en compte des puits de carbone comme les forêts, etc. Mais malgré ces restrictions, l’EIA parie pour une croissance continue des émissions qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C. Dans le détail, les Américains estiment que la part de la consommation des énergies fossiles va reculer de 82% en 2012 à 78% en 2040 devant la poussée des énergies renouvelables. Les changements d’utilisation des énergies fossiles devraient également permettre de réduire l’intensité carbone (c’est à dire les émissions de CO2 par bien produit). La part du charbon –le plus polluant- va descendre de 28% en 2012 à 22% en 2040 et celle du fuel de 33 à 30% tandis que la part du gaz montera de 23 à 26%. La quantité d’énergie pour fabriquer un bien (ou efficacité énergétique), devrait baisser de 0,4% par an. Des progrès qui sont insuffisants vis-à-vis de la hausse de la consommation de biens et des besoins des pays en voie de développement. Car le message principal de l’administration américaine, c’est que la part des émissions des 34 pays les plus riches membres du club de l’OCDE diminue face à la croissance des pays émergents. Dans un rapport que l’OCDE vient de publier à la demande du G7 , cette tendance est confirmée par l’utilisation des matières premières dans le monde. Si les pays les plus développés voient leur consommation stagner, celle des pays émergents continue de suivre la courbe du PIB mondial.

‘(avec Challenges)

 

Baisse du chômage en mars : «Un effet d’aubaine»

Baisse du chômage en mars : «Un effet d’aubaine»

Henri Sterdyniak, conseiller scientifique à l’Observatoire français des conjonctures économiques, réagit à la baisse du nombre de demandeurs d’emploi en mars dans une intreview au Parisien.

Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a baissé en mars de 1,7%, soit 60 000 personnes en moins. Il faut remonter à 2000 pour constater une telle baisse mensuelle.

Selon Henri Sterdyniak, conseiller scientifique à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les aides à l’embauche et les perspectives économiques «un peu meilleures» peuvent expliquer cette embellie.

Il y a moins de demandeurs d’emploi de catégorie A. Mais les chômeurs de catégorie B et de catégorie C ont vu leur nombre augmenter. Cette baisse annoncée par le ministère du Travail est-elle donc une vraie tendance ?

L’important est que la catégorie A commence à baisser. D’un côté, les perspectives économiques sont un peu meilleures. De l’autre, le coût du travail a baissé. Il y a aussi un effet d’aubaine avec des mesures rentrées en application comme les aides à l’embauche pour les PME (ndlr : les sociétés embauchant dans la période allant du 18 janvier jusqu’au 31 décembre 2016 bénéficient d’une prime trimestrielle de 500 euros s’étalant sur deux ans). Après, savoir s’il sera durable…

Est-ce impossible ?

Le gouvernement a enclenché un processus relativement favorable. Les mesures pour augmenter les formations des jeunes et les aides à l’embauche devraient permettre une baisse du chômage progressive jusqu’à la fin de l’année.

Vous ne semblez pas totalement convaincu…

C’est un peu artificiel parce que les formations et les aides à l’embauche accélèrent les embauches. Pour que ce soit une tendance de fond, il faut une perspective de croissance de 1,5 %. On n’a pas encore atteint un rythme de croisière qui fasse baisser le chômage par seul effet de croissance. Cette baisse est chiffres du chômage est quand même favorable car il y a un effet sur la demande et de la sécurisation pour les gens qui trouvent un emploi.

La politique du gouvernement se trouve-t-elle validée par ces bons chiffres ?

Non. On n’en est pas encore à une vraie relance avec un essor de la production, une croissance de 2 % et des embauches qui se font sans aides. Cela valide une stratégie. Lorsqu’il y a beaucoup de chômage, on prend des mesures pour financer l’embauche et l’aide à la formation. Ce sera validé quand la France dépassera le 1,5 % de croissance. Ce n’est pas encore tout à fait l’éclaircie ni le beau temps.

Le débat sur la loi travail peut-il être influencé par ces indicateurs ?

Il y a beaucoup d’incertitudes sur cette loi. Dans l’état actuel des choses, elle ne répond pas totalement aux exigences du patronat et des PME. C’est plutôt le CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et le pacte de responsabilité qui ont permis de rétablir les marges. Néanmoins, ça peut peut-être détendre l’atmosphère.

Le patronat, vent debout contre l’idée de surtaxation CDD, n’a-t-il pas là un moyen de pression supplémentaire ?

Jusqu’à présent, la surtaxation des CDD n’est pas introduite dans la loi El Khomri. Cela dépend en grande partie des partenaires sociaux. Le Medefn’en veut pas. Aujourd’hui, il a peut-être effectivement un argument pour dire : « regardez, l’argent que vous nous donnez permet de créer des emplois donc faites-nous confiance et n’alourdissez pas la barque. »

Climat-COP 21 : pas d’effet avant dix ans (Christian de Perthuis)

Climat-COP 21 : pas d’effet avant dix ans (Christian de Perthuis)

  • Christian de Perthuis, professeur associé à Paris Dauphine, fondateur de la chaire économie climat souligne les limites de l’accord de la cote 21. En l’état actuel des plans de chaque pays, la température ne pourra être réduite que de 3°. En outre l’application de COP 21 ne débutera vraiment qu’à partir de 2025. (Interview RTL)

 

  • L’accord issu de la réunion de la COP21 a été qualifié « d’historique ». Mérite-t-il ce qualificatif?

 

  •  Christian de Perthuis- Il peut le devenir, mais rien n’est joué. Le principal apport de cet accord, c’est la fin du système de Kyoto, qui rangeait d’un côté les anciens pays industriels, à l’origine de la pollution atmosphère, et d’un autre côté les pays en développement, considérés comme non responsables. Une approche de moins en moins conforme à la réalité: depuis 25 ans, la totalité de l’accroissement des gaz à effet de serre, vient des pays émergents, dont bien sûr la Chine, au premier chef. Aujourd’hui, la Chine émet autant de Co2 que l’Europe et les Etats-Unis réunis!
  • En intégrant tous les pays du monde dans la lutte contre le réchauffement climatique, on sort de cette dichotomie pays riches/pays pauvres, on change réellement de paradigme. C’est un apport fondamental de cette COP21. Elle ouvre donc des possibilités importantes.
  • Mais qu’en est-il de l’objectif mis fréquemment en avant, à savoir la limitation à moins de 2 degrés de la hausse des températures?
  •  De ce point de vue, on est loin du compte, effectivement. D’après les calculs du GIEC, si tous les pays tenaient leurs promesses de réduction d’émissions -ce qui est loin d’être acquis-, la hausse des températures serait de l’ordre de 3 degrés.
  • Pour se limiter à 2 degrés d’augmentation des températures, il faudrait réduire de 40% à 70% nos émissions d’ici 2050, et rien ne dit que cet effort est acquis. C’est simple, les scientifiques considèrent que nous avons un stock d’émissions possibles équivalent à 3 gigatonnes de carbone, si nous voulons nous limiter à +2 degrés. A ce jour, nous avons déjà émis 2 gigatonnes. Et,  au rythme actuel, la dernière gigatonne « disponible » aura été épuisée dans 25 ans. Bref, il faudrait aller vite, dans la réduction des émissions.
  • On est loin de cette trajectoire, actuellement…
  •  De fait, le dispositif prévu, qui ne repose que sur la bonne volonté des pays, commencera à être opérationnel vers 2025. Pour rendre l’accord véritablement « historique », il faudrait aller bien plus vite,  en utilisant les dispositions très générales de son article 6 sur la collaboration entre parties. Cela permettrait de faire des pas décisifs en matière de tarification du carbone.

 

  •  Que prévoit cet article 6?
  • Il permet à des groupes de pays d’avancer plus vite s’agissant de la tarification, sans que cela remette en cause l’équilibre international. Il est évidemment essentiel, tous les économistes le soulignent, de donner un prix au carbone. Tendre vers un réchauffement de moins de 2°C (a fortiori de 1,5°C) implique de basculer vers des sources d’énergie non carbonées en renonçant à l’extraction d’une grande partie du charbon, du pétrole et, dans une moindre mesure, du gaz naturel. Mission impossible dans un monde où l’usage de l’atmosphère est gratuit et où abondent les subventions aux fossiles. Si des groupes de pays mettaient en place des marchés de droits à polluer interconnectés, on mettrait fin à cette gratuité, l’incitation à économiser le carbone serait enfin réelle.

Bilan gaz à effet de serre obligatoire dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

Bilan gaz à effet de  serre obligatoire  dans les entreprises et collectivités au 1er janvier 2016

 

Les entreprises et les administrations publiques pourront bientôt encourir jusqu’à 1.500 euros d’amende si elles manquent à leur obligation de réaliser un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre, selon une ordonnance parue samedi 26 décembre au Journal officiel, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2016. « La mise en place d’un dispositif de sanction a pour objectif d’inciter les entreprises, les collectivités territoriales et les établissements publics à réaliser leur bilan d’émission de gaz à effet de serre aux échéances prévues par la réglementation », explique le texte Les entreprises de plus de 500 salariés, les établissements publics employant plus de 250 personnes, l’État, les régions, les départements et les collectivités territoriales de plus de 50.000 habitants sont en effet tenues de réaliser un bilan d’émission de gaz à effet de serre (GES). Ces bilans doivent être accompagnés, sauf pour les collectivités territoriales, d’un plan d’action visant à réduire ces émissions. La première échéance pour la réalisation de ces bilans était fixée au 31 décembre 2012. Cependant, selon un rapport accompagnant cette ordonnance, au 30 juin 2014 « seules 52% des personnes concernées avaient satisfait à cette obligation » - 56% des entreprises, 60% des collectivités et 39% des établissements publics. Une sanction n’excédant pas 1.500 euros « serait suffisante pour augmenter de façon significative le nombre d’assujettis répondant à l’obligation », selon le texte. Ainsi désormais, en cas de manquement constaté, après avoir mis « en demeure l’auteur de ce manquement de satisfaire à son obligation dans un délai qu’il détermine », le préfet peut ordonner, en cas d’inaction à l’expiration de ce délai, le paiement de l’amende. « Le préfet peut en outre décider de rendre publique cette sanction », précise un décret publié en même temps que l’ordonnance. Les bilans devront désormais être renouvelés tous les quatre ans et non plus tous les trois ans pour les entreprises de plus de 500 salariés, afin de s’aligner sur la périodicité des audits énergétiques. Les informations recueillies pourront être exploitées par l’administration pour « vérifier la conformité vis-à-vis de l’obligation de réalisation de bilans d’émission de gaz à effet de serre et d’audit énergétique », ainsi qu’« à des fins d’études statistiques ». La loi sur la transition énergétique adoptée par la France en juillet a fixé l’objectif de diviser par deux la consommation totale d’énergie d’ici à 2050. Elle prévoit aussi de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à la même date.

 

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