Archive pour le Tag 'Édouard'

Castaner fait encore de la provocation pour gêner Edouard Philippe

Castaner fait encore de la provocation pour gêner Edouard Philippe

Pendant que le premier ministre Édouard Philippe essaye tant bien que mal d’apaiser le climat, certains comme Castaner, le ministre de l’intérieur, ne cesse de jeter de lui sur le feu et d’affirmer par exemple « Ces trois dernières semaines ont fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs. » Autant dire que les gilets jaunes sont de véritables abrutis. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, n’a cessé d’entretenir la confusion entre les gilets jaunes pacifiques et les casseurs. Certes on ne peut nier qu’il existe sans doute chez certains gilets jaunes quelques excités irresponsables mais pour l’essentiel,  les manifestants ne sont pas à confondre avec ceux qui veulent bouffer du flic,  casser les vitrines. Depuis le départ du mouvement des gilets jaunes, Castaner n’a pas cessé de tenter de discréditer le mouvement dans l’espérance de le rendre impopulaire. On peut même dire qu’il est largement responsable de la violence constatée autour de la place de l’Étoile à Paris samedi dernier puisque il a autorisé en même temps la présence des piétons mais aussi des casseurs. Il était  t plus simple de fermer totalement les Champs à la circulation y compris pour les piétons. On peut aussi imaginer que Castaner  n’est pas mécontent de mettre des barons des bâtons dans les roues d’Édouard Philippe espérant peut-être un jour le remplacer. On sait en effet qu’en ce moment ça tire un peu a hue et à dia au sein du gouvernement y compris sur des mesures aussi symboliques que l’augmentation du SMIC ou  le rétablissement de l’impôt sur la fortune. On a bien vu avec le départ de Nicolas Hulot, de Gérard Collomb que ce gouvernement manquait sérieusement de cohésion idéologique. Certains marchent délibérément sur la jambe droite, d’autres souhaitent qu’on utilise également la gauche. On ne peut pas dire que Castaner  recherche l’apaisement quand il affirme par exemple que les gilets jaunes étaient environ 300 000 le  17 novembre et qui ne sont plus que 10 000 aujourd’hui.  « Dix mille [manifestants], ce n’est pas le peuple, ce n’est pas la France, c’est une petite minorité », a insisté le ministre.  Pour lui, cette « petite minorité » « compte dans ses rangs des personnes pacifiques et bien intentionnées (…) mais aussi des personnes qui se sont radicalisées, qui sont tombées dans la violence et la haine ». Une haine, selon Christophe Castaner, « attisée par les complotistes de tout poil » Une sorte de discours à la Pasqua pour celui qui a fréquenté la mafia lors de son activité de joueur de poker. Castaner joue au  poker menteur. Et pour faire bonne mesure bonne figure, il  menace de porter plainte contre Dupont Aignan qui certes ne fait pas toujours dans la dentelle. « J’ai décidé de porter plainte à l’intention de M. Dupont-Aignan qui, sans vergogne, a osé affirmer à l’Assemblée nationale que ce sont ‘les petits casseurs de M. Castaner qui ont saccagé l’Arc de triomphe’ », a annoncé le ministre de l’Intérieur lors de sa conférence de presse. « On verra si ce monsieur ose nous opposer son statut parlementaire. Il ajouterait alors la honte à l’indignité. » Castaner n’a peut-être pas envoyé ses propres casseurs lors de la dernière manifestation mais il les a laissés délibérément pénétrer sur-le-champ Élysée.

Edouard Philippe : une posture pour remplacer Macron en 2022 ?

Edouard Philippe : une posture pour remplacer Macron en 2022 ?

 

 

Il est pour le moins curieux que Macron commence à mettre de l’eau dans son vin, en tout cas sur la forme, quand dans le même temps le Premier ministre montre sa rigidité. Bref une sorte de copier coller de Juppé. Du coup  Edouard Philippe est de plus en plus contesté au sein de la majorité présidentielle au point que certains députés La République en marche n’hésitent plus à critiquer ouvertement le style et la ligne politique du Premier ministre, jusqu’à alimenter l’idée de tensions entre lui et le président Macron. Au-delà d’éventuels tensions, Édouard Philippe est peut-être en train de se construire une posture d’éventuel candidat aux présidentielles de 2022 voire au-delà. Le problème en effet c’est que Macron n’est plus soutenu par grand monde. Il a perdu la plupart de la base électorale qui au second tour lui a permis de triompher de Marine Le Pen. La gauche l’a lâché depuis longtemps pratiquement depuis qu’il s’est affirmé comme le président des riches. La droite l’abandonne progressivement car le décalage  est trop grand entre des discours et des réformes approximatives. Aujourd’hui le socle électoral de Macron de 15 % et cela devrait être confirmé lors des élections européennes. Édouard Philippe lui pourrait valoriser sa fermeté aussi une tonalité moins méprisante que celle de Macron même s’il reste ferme sur le fond. De toute évidence la droite et le centre-droit se cherche un leader et Wauquiez ne parvient pas à incarner ce futur responsable. Notons qu’Édouard Philippe a clairement toujours affirmé qu’il n’appartenait pas à la république en marche. En clair il demeure un républicain qui pourrait éventuellement rassembler sur son nom une partie non négligeable de l’opposition de droite. D’où sans doute l’attitude très résistante du Premier ministre a accepté de lâcher du lest vis-à-vis des gilets jaunes.

Impôts: Edouard Philippe ment !

Impôts:  Edouard Philippe ment !

 

«L’objectif fixé au gouvernement par le président (consiste notamment à) baisser les prélèvements obligatoires – cela a commencé cette année » «  a déclaré Édouard Philippe dimanche en réponse au mouvement des gilets jaunes. Un mensonge évidemment. Macron s’était engagé à réduire les prélèvements obligatoires de 44,5% du PIB à 43,6% d’ici fin 2022, avec une moitié des baisses pour les ménages et l’autre pour les entreprises. Des objectifs qui ne seront pas atteints. À peu près tous les gouvernements ont annoncé une baisse de la fiscalité cependant le taux et le montant des prélèvements obligatoires ne cessent  d’augmenter chaque année. C’était le cas en 2017 ce sera le cas en 2018 aussi en 2019.Pour la France c’est 10 points de plus que la moyenne de l’OCDE.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5

Italie 43,3

.

Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), le taux de prélèvements obligatoires a atteint cette année-là son « point le plus haut », avec 45,3% du PIB. Les cotisations sociales ont pesé pour 37% des prélèvements obligatoires et les impôts pour 63%. Ce taux doit retomber à 45% du PIB en 2018 et à 44,2% du PIB en 2019, en raison des baisses d’impôts décidées par le gouvernement (taxe d’habitation, impôt sur la fortune, flat tax). Malgré tout, la quantité d’impôts et cotisations recouvrés par l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale devrait continuer à augmenter, pour atteindre 1.057 milliards d’euros en 2018 et 1.070 milliards en 2019. Cela s’explique par l’ »évolution spontanée » des recettes fiscales, souligne Joël Giraud dans son rapport, destiné à éclairer les parlementaires sur le projet de loi de finances, qui sera débattu à l’Assemblée nationale à partir de lundi. Les rentrées d’impôts augmentent en effet quand l’activité économique croît, la bonne tenue de l’économie stimulant notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur le revenu, lié au salaire. Le taux de croissance attendu pour cette année comme pour l’an prochain (1,7% dans les deux cas selon le gouvernement) laisse entrevoir une hausse des recettes fiscales en volume supérieure aux baisses prévues par le gouvernement. Selon les calculs du rapporteur, l’évolution spontanée des recettes devrait ainsi avoisiner les 29,8 milliards en 2018, tandis que les baisses liées aux réformes fiscales de l’exécutif atteindront 10,4 milliards d’euros. En 2019, ces chiffres seront respectivement de 31,9 milliard

 

Prélèvements obligatoires : Edouard Philippe ment !

Prélèvements obligatoires :  Edouard Philippe ment !

 

«L’objectif fixé au gouvernement par le président (consiste notamment à) baisser les prélèvements obligatoires – cela a commencé cette année » «  a déclaré Édouard Philippe dimanche en réponse au mouvement des gilets jaunes. Un mensonge évidemment. Macron s’était engagé à réduire les prélèvements obligatoires de 44,5% du PIB à 43,6% d’ici fin 2022, avec une moitié des baisses pour les ménages et l’autre pour les entreprises. Des objectifs qui ne seront pas atteints. À peu près tous les gouvernements ont annoncé une baisse de la fiscalité cependant le taux et le montant des prélèvements obligatoires ne cessent  d’augmenter chaque année. C’était le cas en 2017 ce sera le cas en 2018 aussi en 2019.Pour la France c’est 10 points de plus que la moyenne de l’OCDE.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5

Italie 43,3

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Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), le taux de prélèvements obligatoires a atteint cette année-là son « point le plus haut », avec 45,3% du PIB. Les cotisations sociales ont pesé pour 37% des prélèvements obligatoires et les impôts pour 63%. Ce taux doit retomber à 45% du PIB en 2018 et à 44,2% du PIB en 2019, en raison des baisses d’impôts décidées par le gouvernement (taxe d’habitation, impôt sur la fortune, flat tax). Malgré tout, la quantité d’impôts et cotisations recouvrés par l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale devrait continuer à augmenter, pour atteindre 1.057 milliards d’euros en 2018 et 1.070 milliards en 2019. Cela s’explique par l’ »évolution spontanée » des recettes fiscales, souligne Joël Giraud dans son rapport, destiné à éclairer les parlementaires sur le projet de loi de finances, qui sera débattu à l’Assemblée nationale à partir de lundi. Les rentrées d’impôts augmentent en effet quand l’activité économique croît, la bonne tenue de l’économie stimulant notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur le revenu, lié au salaire. Le taux de croissance attendu pour cette année comme pour l’an prochain (1,7% dans les deux cas selon le gouvernement) laisse entrevoir une hausse des recettes fiscales en volume supérieure aux baisses prévues par le gouvernement. Selon les calculs du rapporteur, l’évolution spontanée des recettes devrait ainsi avoisiner les 29,8 milliards en 2018, tandis que les baisses liées aux réformes fiscales de l’exécutif atteindront 10,4 milliards d’euros. En 2019, ces chiffres seront respectivement de 31,9 milliard

 

Edouard Philippe : »dérèglement fiscal, climatique ou intellectuel » ?

Edouard Philippe : »dérèglement fiscal,  climatique ou intellectuel » ?

Il faut vraiment être un énarque comme Edouard Philippe pour faire uen déclaration aussi nulle concernant l’augmentation de la fiscalité sur le carburant : “J’entends parfaitement la grogne, le mécontentement parfois, la colère aussi qui peut s’exprimer mais je dis aujourd’hui, comme je l’ai toujours dit, qu’il n’y a pas de solution magique au problème du dérèglement climatique”, a déclaré Edouard Philippe, en visite au Vietnam. Sil n’y a pas de remède miracle (effectivement il faut une transformation qui ne peut être que progressive qui articule les modes de production et de consommation) alors pourquoi cette seule arme de la fiscalité ?  Et Edouard Philippe de s’enfoncer uen plus en ajoutant : “Toutes les formations politiques étaient favorables à cette taxation carbone. Les candidats aux élections présidentielles faisaient la promotion de cette taxation carbone” a-t-il ajouté. Comme si les promesses de coiffeurs lors des campagnes électorales conféraient une pertinence économique, sociale ou environnementale. Si Philippe continue de s’enfermer dans son stupide raisonnement il risque de plonger dans les profondeurs de l’impopularité comme Macron. En effet La popularité d’Emmanuel Macron chute de 4 points en un mois à 21%,  en raison notamment de la fronde sur la taxation du carburant.  Selon un sondage YouGov diffusé le 1er novembre.

 

SONDAGE Edouard Philippe, un profil plus présidentiel que Macron

SONDAGE Edouard Philippe, un profil plus présidentiel que Macron

En matière de popularité, l’écart ne cesse de grandir entre d’une part le président de la république, d’autre part le premier ministre. Une raison fondamentale à savoir qu’Édouard Philippe présent un profil plus présidentiel que Macron qui s’agite un peu dans tous les sens. D’après le baromètre mensuel Ifop Emmanuel Macron stagne à 29% de satisfaits, le même chiffre que le mois dernier, Édouard Philippe, lui, gagne 7 points et se hisse à 41% de satisfaits. Soit un écart de 12 points entre le Président et son Premier ministre… « C’est la première fois depuis le début du quinquennat qu’on a un écart assez net de popularité, et même un déséquilibre entre Macron et Philippe, note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Il y a une sorte de petit état de grâce d’Édouard Philippe, déconnecté de la popularité présidentielle alors que, précédemment, Macron tirait Philippe vers le haut ou vers le bas. » « Symboliquement, il sort comme le grand gagnant de la séquence », note Frédéric Dabi, qui constate que, comme François Fillon avec Nicolas Sarkozy, « l’image de Philippe se construit désormais en décalque, voire en rupture avec celle de Macron : ce dernier donne l’image d’un président hautain et arrogant alors que Philippe apparaît calme et posé, modeste et rassurant. » Un différentiel de perception qui ne devrait pas ravir le Président.

Popularité Macron : plombée par Édouard Philippe

Popularité Macron : plombée par Édouard Philippe

 

 

Il est probable que Macron ne restera pas longtemps insensible à l’écart qui se creuse en matière de popularité avec son Premier ministre. Jusque-là Macron a toujours pris la précaution de ne s’entourer que de seconds couteaux en écartant toute personnalité susceptible de lui faire de l’ombre. Or il semble bien Édouard Philippe soit en train de faire son trou dans l’univers politique peut-être pas en raison de ses qualités mais en comparaison des défauts d’un président que l’opinion juge à la fois hautain et arrogant. Édouard Philippe n’est sans doute pas une personnalité exceptionnelle, il ne montre pas non plus un charisme débordant mais il fait le job avec simplicité en évitant les bavures et les petites phrases maladroites voire insultantes.  Edouard Philippe est maintenant crédité de 41%. Soit 12 points de plus que le président de la République.   Dans le  baromètre mensuel Ifop Macro stagne à 29 % de satisfaits, le même chiffre que le mois dernier, Édouard Philippe, lui, gagne 7 points et se hisse à 41 % de satisfaits. Soit un écart de 12 points entre le Président et son Premier ministre… « C’est la première fois depuis le début du quinquennat qu’on a un écart assez net de popularité, et même un déséquilibre entre Macron et Philippe, note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Il y a une sorte de petit état de grâce d’Édouard Philippe, déconnecté de la popularité présidentielle alors que, précédemment, Macron tirait Philippe vers le haut ou vers le bas. »…

 

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, les Français ont davantage confiance en Edouard Philippe qu’en Emmanuel Macron.

- Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, les Français ont davantage confiance en Edouard Philippe qu’en Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron n’avance guère dans les sondages. Et le dernier en date d’Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et franceinfo publié ce jeudi ne devrait pas lui redonner confiance. Une large majorité des Français déclare avoir davantage confiance en Edouard Philippe, le Premier ministre, qu’en lui. Priés de dire qui, entre le Premier ministre et le président de la République, « vous donne le plus confiance », 55% des sondés répondent le premier, 29% le second et 16% ne se prononcent pas. Edouard Philippe arrive également en tête sur sa proximité avec les gens (51% contre 34%) et la compétence (49% contre 36%). S’il y a bien un domaine qui sourit à Emmanuel Macron, c’est l’autorité. Le président de la République devance le Premier ministre (59% contre 29%), tout comme sur le charisme (50%-36%) et la stature d’homme d’Etat (46%-41%).

« Je ne veux pas qu’on m’étouffe »: Edouard Philippe

« Je ne veux pas qu’on m’étouffe »: Edouard Philippe

Devant des chefs d’entreprise Édouard Philippe a sollicité un roman de Jack London dire et conclure : ‘Je sais ce que j’ai en moi. Je sais que je réussirai et je ne veux pas qu’on m’étouffe’. Pour se rattraper et relativiser son propos, il indique que la France ne veut pas être étouffée. Sans doute la France mais lui aussi qui commence à exprimer des exigences vis-à-vis de Macron afin de respirer plus librement. Une phrase qui prend un certain sens quand on connaît les oppositions entre le président de la république et le Premier ministre concernant la composition du nouveau gouvernement et en particulier le remplacement du ministre de l’intérieur.  une citation sans doute mûrement réfléchi car le premier ministre n’est pas comme Macron un habitué des propos verbaux incontrôlés et des dérapages. Une déclaration qui vient au moment où un sondage montre que les Français feraient davantage confiance au premier ministre qu’au président de la république. D’après un sondage  d’Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et franceinfo publié ce jeudi une  large majorité des Français déclare avoir davantage confiance en Edouard Philippe, le Premier ministre, qu’en lui. Priés de dire qui, entre le Premier ministre et le président de la République, « vous donne le plus confiance », 55% des sondés répondent le premier, 29% le second et 16% ne se prononcent pas. Edouard Philippe arrive également en tête sur sa proximité avec les gens (51% contre 34%) et la compétence (49% contre 36%).Petite phrase calculée de la part du chef du gouvernement? Ou allusion inconsciente? Pour Sophie Coignard, éditorialiste politique au Point, Edouard Philippe se sait scruté en ces temps politiquement troublés, et il « ne fait pas de citations littéraires à la légère ». Une manière sans doute d’affirmer le Premier ministre son droit à exister en tant que tel à fin de n’être pas seulement considéré comme un collaborateur de Macon et de ses conseillers de l’Élysée. C’est ce genre de petites phrases qui avaient fait émerger publiquement le différend entre Macron et le ministre de l’intérieur quand ce dernier avait souhaité que le pouvoir fasse preuve de davantage d’humilité. Une critique directe vis-à-vis du chef de l’État.

L’ Émission politique : Édouard Philippe adopte un profil bas

L’Émission politique : Édouard Philippe adopte un profil bas

 

On ne peut pas dire que l’interview politique télévisée du Premier ministre Édouard Philippe marquera l’histoire politique. En effet sur la plupart des sujets,  le premier ministre a adopté un profil bas se contentant d’une part de justifier le positionnement du gouvernement et de l’Élysée et sur bien d’autres sujets se contentant d’indiquer qu’il était ouvert. Bref qui n’avait pas arrêté encore de position officielle. Ce fut le cas notamment sur la PMA vis-à-vis de laquelle il ce déclare personnellement assez favorable. Concernant l’indemnisation du chômage, il ne serait pas non plus opposé à une « certaine dégressivité » des indemnités. Même attitude prudente concernant son avenir politique Édouard Philippe n’est pas totalement opposé à une éventuelle candidature à la mairie de Paris (convoitée par d’autres notamment par Griveaux). Pour tout dire sur la plupart des sujets le Premier ministre ne se mouille pas trop. C’est sans doute d’abord dans son tempérament. Contrairement à Macon, Édouard Philippe ne sollicite pas la provocation pour appuyer ses analyses et ses propositions. La prudence du Premier ministre peut aussi s’expliquer par l’évolution de sa popularité dans l’opinion publique. Jusqu’à une période récente, le premier ministre se maintenait dans les sondages évitant de chuter en même temps que Macron. Désormais il semble bien que la chute soit irréversible aussi bien pour le président que pour le premier ministre. Dernier exemple de la prudence du Premier ministre à propos de   “L’affaire Benalla”», Édouard Philippe a estimé qu’il avait «assez dit tout ce qu’il (en) pensait». «Je crois que les Français ont compris plus vite que les autres que cette affaire n’était pas une affaire d’État, qu’elle ne traduisait rien d’une organisation (supposée) au plus haut sommet de l’État, mais qu’il s’agissait d’une affaire individuelle assez déplorable», a-t-il martelé. «Je veux bien que l’on dise tout ce qu’on veut sur cette affaire. D’ailleurs, tout a été dit, redit et surdit», a-t-il pesté. Estimant que «la sanction a été immédiate», il a concédé que l’on puisse considérer qu’elle n’avait «pas été suffisante». «C’est un bon débat, mais elle a été immédiate», a-t-il conclu, déplorant qu’il y ait eu «beaucoup, beaucoup, beaucoup de bruit et assez peu de choses» sur le sujet. Enfin le Premier ministre a réitéré sa soumission à Macron : Contrairement à de nombreux chefs de gouvernement sous la Ve République, le locataire de Matignon a assuré qu’il ne convoitait pas l’Élysée. «Plus je suis premier ministre, plus je vois forcément ce que c’est que d’être président de la République, et cela m’encourage à faire mon boulot», a-t-il assuré. Affirmant que le président est «un homme avec qui [il] a appris à travailler», Édouard Philippe a estimé qu’il ne s’agissait «pas d’un ami». «

 

Le chômage a baissé (Edouard Philippe), c’est faux !

Le chômage a baissé (Edouard Philippe), c’est faux !

 

Curieux d’affirmer que le chômage a baissé, bien présomptueux aussi d’annoncer qu’il va se réduire à un taux de 7 % avec l’objectif de création d’un million d’emplois ici la fin du quinquennat.  Selon les données publiées fondées sur Pôle emploi, , fournies le   25 juillet, par le ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) s’est accru de 4 600 au deuxième trimestre, en métropole (+ 0,1 %), pour s’établir à 3,44 millions (3,702 millions en tenant compte des outre-mer). Certes une variation de 0,1 % très faible mais une augmentation quand même. Il est vrai que si l’on se fie aux bidouillages méthodologiques de l’INSEE (qui bricole de la même manière pour calculer par exemple l’indice des prix à la consommation), le taux de chômage aurait  baissé de 0,1 point au 2e trimestre, à 9,1%. Là aussi la différence se situe dans l’épaisseur du trait et même dans la marge d’erreur statistique. La vérité c’est que globalement la situation du chômage n’évolue malheureusement pas et qu’avec le tassement de la croissance la tendance est maintenant à l’augmentation. Notons enfin que ses statistiques ne prennent pas en compte ce qu’on appelle le halo du chômage c’est-à-dire toute cette frange de personnes inscrites nulle part et qui ne recherchent plus de travail c’est-à-dire près de 1,5 millions de personnes. De quoi douter des évolutions de l’ordre de 0,1 %.

 

Vélo: Les Français vont pédaler ! (Édouard Philippe)

Les Français vont pédaler !  (Édouard Philippe)

 

C’est l’annonce du Premier ministre à Angers. Il s’agit du énième plan vélo, cette fois avec un petit financement de  50 millions. C’est-à-dire à peu près rien comparé aux énormes investissements destinés aux autoroutes et autres contournements autoroutiers des villes. C’est même une manière de faire oublier les projets de contournement très coûteux et de passer un coup de peinture verte sur la politique environnementale du gouvernement. Bien sûr on ne peut que se réjouir de la progression du vélo. Ceci étant,  ce plan est surtout destiné aux grandes métropoles mais peu adapté aux villes moyennes et encore moins aux zones rurales. La preuve encore que l’avenir économique, social et sociétal est limité à la super-urbanisation. À l’appel du Premier ministre, les Français  sont donc appelés à pédaler davantage. En fait, on va combiner  l’effort physique et  l’effort économique. En effet la France est loin d’être sortie de l’auberge sur le plan économique et il faudra continuer de se serrer la ceinture. Pour preuve cette croissance française qui se tasse dramatiquement pour passer des 2,3 % espérés en 2018 à tout juste 1,5 % et avec la même perspective en 2019. Du cou, p la fiscalité ne va pas diminuer puisque des recettes vont mécaniquement manquer au budget. Parallèlement il n’est pas question de rehausser le pouvoir d’achat à hauteur de l’inflation qui redémarre (+ 3 % sur un an au mois d’août). Cependant on ne peut qu’encourager cette incitation à utiliser la bicyclette même si les moyens mis ne sont pas à la hauteur des enjeux. En outre on fait surtout porter l’effort financier sur les entreprises puisqu’on prévoit de doubler l’indemnité kilométrique de déplacement de 200 à 400 €. À cet effet le gouvernement va également créer pour les salariés un forfait « mobilité durable » en substitution de l’indemnité kilométrique. « Les employeurs pourront contribuer aux frais domicile-travail de leurs salariés jusqu’à 400 euros en franchise fiscale et sociale », mais a souligné Edouard Philippe, « on n’est pas dans une logique d’obligation ». Pendant que l’État sollicite les entreprises le gouvernement, lui, dessine de supprimer les 200 euros de bonus, octroyés par l’État pour tout achat de vélo électrique. .

Nucléaire 50%: « horizon 2035 » !!! (Edouard Philippe)

 Nucléiaire 50%:   »horizon 2035 » !!!  (Edouard Philippe)

 

C’est évidemenet une escroquerie cette annonce de 50%. En effet de son côté EDF annonce que la réduction à 50 % ne pourra pas se produire avant 2050. Bref un engagement aussi irresponsable que celui pris par Ségolène Royal concernant la réduction de la production nucléaire à 50 % en 2025 et qui figure toujours dans la loi ! L’échéance à laquelle le gouvernement compte parvenir à 50%, contre environ 75% aujourd’hui, est l’un des enjeux centraux de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit être dévoilée à la fin octobre.

“Les axes de la préparation de cette PPE sont connus, l’engagement pris par le président de permettre la constitution d’un mix énergétique à l’horizon de 2035 avec 50% de nucléaire a été formulé, d’ailleurs par Nicolas Hulot lui-même”, a dit Edouard Philippe lors d’une conférence de presse à l’Elysée. La date de 2025, décidée sous François Hollande, a été abandonnée en novembre dernier. Traité par Nicolas Hulot jusqu’à sa démission la semaine dernière, le dossier est désormais sur le bureau de François de Rugy, qui a pris sa succession mardi à la tête du ministère de la Transition écologique. “Je laisse à François de Rugy le temps de prendre les dossiers, de rencontrer les acteurs et ensuite de me faire des propositions pour pouvoir trancher de façon définitive”, a ajouté Edouard Philippe à l’issue d’un séminaire gouvernemental. Historiquement favorable à la fin du nucléaire à moyen terme, le nouveau ministre passé par les Verts n’a rien voulu dire de ses intentions en la matière lors d’une interview accordée mercredi à France Inter.

Edouard Philippe sans ceinture dans une voiture

Edouard Philippe sans ceinture dans une  voiture

Gonflé et quand même un peu irresponsable le Premier Ministre qui lors de sa visite au tour de France a oublié de mettre sa ceinture de sécurité dans la voiture qu’il occupait. Comme l’ont remarqué nos confrères d’Autoplus, un autre élément de cette journée sur le Tour de France interroge désormais. A bord de la voiture qui lui a permis de suivre la course, et alors qu’il s’est fait le chantre de la réduction de la vitesse à 80 kilomètres par heure pour « sauver des vies », Edouard Philippe n’avait pas attaché sa ceinture. C’est ce que montrent les images tournées par France 2 dans le véhicule et postées sur Youtube.

Pogba à la place Macron et Mbappé remplaçant d’Edouard Philippe ?

Pogba à la place  Macron et Mbappé remplaçant d’Edouard Philippe ?

 

 L’idée d’un remplacement du Premier Ministre par Mbappé est un canular lacé par  le média  GorafiSports. Evidemment, des informations pour amuser et faire le buzz. Reste qu’il n’est pas interdit de rêver et de voir   un jour Pogba à la place de Macron et Mbappé Premier ministre. Ces deux là partis de rien du tout sont déjà sur le toit du monde sportif. Mais ils se souviennent d’où ils viennent, ils connaissent les réalités des quartiers difficiles même si leurs parents appartiennent aux classes moyennes. « N’oubliez-pas qui vous êtes a dit Deschamps l’entraineur «qui sait ce que ces sportifs doivent à la république mais aussi réciproquement. Lors de la cérémonie à l’Elysée on a vu l’extraordinaire dynamisme et flamboyance de Pogba qui a cassé le protocole et installé une ambiance de vestiaire à l’Elysée ; La même ambiance qu’il a contribué à imposé à l’équipe et qu’on a pu vérifier dans excellent documentaire deTF1 lundi. Ce Pogba est cocktail explosif de détermination et dynamite, il respire la joie, le partage,  sur le terrain et en dehors. Pogba et Mbappé ne seront sans doute jamais au gouvernement mais celui de Macron  serait bien inspiré de tenir compte  du comportement des joueurs et du management de l’entraineur qui a tout misé sur la proximité  avec les joueurs et la terrible force collective. Justement deux méthodes négligées par un gouvernement de technocrates loin des citoyens, qui procèdent sans consultation et imposent des reformes par édits républicains. Macron avait beau tenté de s’associer à la fête des bleus à Elysées, ses mimiques étaient très surjoués au point même qu’elles étaient ridicules pour n’être pas vraiemenet dans sa culture de monarque républicain. On rêve cependant d’un vrai enthousiasme à la Pogba à la présidence de la république et au gouvernemenet pour remplacer les psychorigides coincés qui nous dirigent.

Edouard Philippe: « Notre modèle social ne fonctionne pas bien » (E. Philippe)… ah bon !

Edouard Philippe: « Notre modèle social ne fonctionne pas bien » (E. Philippe)… ah bon !

Le Premier ministre découvre un peu la lune en affirmant que notre modèle social ne fonctionne pas bien et qu’il ne suffit pas d’indemniser pour insérer. Le premier ministère prend la thématique de Bruno Lemaire qui avait souhaité qu’on revoit le niveau des aides sociales. . En gros, le gouvernement aimerait bien diminuer les aides sociales. Bref,  le coup de rabot habituel. Globalement le fonctionnement du modèle social n’est pas satisfaisant  surtout parce qu’on applique à la moyenne des mesures générales qui devraient être affinées de manière individuelle. C’est-à-dire de manière très fine en fonction des situations très concrètes. Ceci vaut pour le chômage, les aides aux handicapés et nombre d’autres mesures. Il faudrait aussi faire le lien avec la fiscalité car certaines personnes n’ont aucun intérêt à travailler à mi –temps pour 600 ou 700 euros par mois. Le Premier ministre en exemple les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) qui, pour beaucoup, “attendent plus de six mois un rendez-vous pour pouvoir être accompagnés vers le retour à une activité”. “C’est absurde”, dit-il. En fait des allocataires qui attendent plutôt plusieurs années ! Le Premier ministre sort des lapalissades quand il affirme “On a trop longtemps cru qu’il suffisait d’indemniser des personnes sans ressources pour les réinsérer. On raisonne trop souvent en termes de distribution d’argent, pas assez en termes d’accompagnement”, ajoute-t-il. “C’est vrai pour les aides sociales comme pour les aides aux entreprises.” Le problème c’est qu’un responsable politique n’est pas élu pour commenter des évidences mais pour changer le système.

 

Manif de samedi :  » un petit coefficient de marée » (Edouard Philippe)

Manif de samedi :  » un petit coefficient de marée » (Edouard Philippe)

Il est clair  que la manif organisée par la CGT et Mélenchon n’a pas atteint le niveau de marée espérée. Peut-être 100 à 200 000 manifestants en tout en France. C était prévisible car cette mobilisation était portée par les organisations d’extrême gauche qui certes disposent des forces les plus déterminées à occuper la rue mais qui sont minoritaires dans le pays. Sur le plan syndical, les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires et la CFDT, l’UNSA ou encore FO refusent les amalgames avec des objectifs politiques. La mobilisation n’était pas négligeable mais trop minoritaire pour peser dans le débat social et même politique. Les insoumis représente eux sur le plan politique autour de 20%, c’est insuffisant pour entraîner uen majorité de Français. D’uen certaine manière, ce demi-échec sert le gouvernemenet. Dans une interview au JDD,  Edouard Philippe n’a pas manqué de souligner  pointe la mobilisation en baisse : 93.315 manifestants, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac).  »Soyons honnêtes [...], c’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », répond le Premier ministre dans son interview au JDD. Et poursuit : « Les Français sont angoissés par la perspective d’une relégation collective et individuelle. Ignorer les frustrations et les colères serait méconnaître le pays. Mais nous voulons sortir de l’immobilisme et du sentiment d’impuissance. Nous avançons. » Le chef du gouvernement n’oublie pas les opposants à ses réformes, notamment les Insoumis. « Certains attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes. C’est un jeu dangereux : la démocratie a parlé », tranche Edouard Philippe. Outre une longue partie consacrée à la réforme de la SNCF, l’homme de Matignon évoque dans son entretien au JDD d’autres sujets chauds, comme l’avenir du plan Borloo pour les banlieues, mais aussi les récentes dissensions à Bercy, entre Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, sur une diminution des aides sociales.  »Nous refusons tous la politique du rabot », tempère Edouard Philippe.

 

« On avance, sans mollir  » (Edouard Philippe)

« On avance, sans mollir  » (Edouard Philippe)

Le Premier Ministre réaffirme de vouloir maintenir le rythme d’enfer des réformes sans tenir compte des réticences ou des mécontentements. Reste à savoir s’il peut ignorer longtemps la chute de popularité. Il y a certes des grèves et des manifestations mais le péril le plus mortel c’est la baisse d’audience de Macron et de son gouvernement maintenant lâchés notamment par les retraités.   »Nous réformons le pays sans double discours et au rythme annoncé. La France a perdu trop de temps au cours des années passées alors que le monde, lui, changeait à grande vitesse. Les Français le savent et attendent des résultats, pas de la vieille tactique. Donc on avance, dans le dialogue, mais sans mollir ni procrastiner. »Le problème justement c’est que le dialogue est réduit à presque rien, il s’agit davantage de séances d’informations réciproques que de dialogue et de négociation. En outre certaines réformes sont menées à la va vite sans vrai approfondissement des problématiques. Nombre de réformes sont de faux semblants comme pour les prisons où on prolonge la philosophie Taubira, la réforme de l’Etat sujet fondamental n’avance guère, les dépenses de l’Etat qui  ne baissent pas, le poids global des prélèvements obligatoires qui plombent la compétitivité. Sur d’autres aspects, le gouvernemenet réforme  mais sans concertation donc sans adhésion active des acteurs économiques et sociaux concernés et même sans avis du parlement.  Le problème c’est aussi que ces réformes ne sont pas mises en perspective avec un projet global d’où des incompréhensions et voire des oppositions. Ce qui manque fondamentalement c’est un équilibre social et économique et surtout une concertation réelle avec les acteurs. Le gouvernement commence à percevoir ses insuffisances dans ce domaine.  : « Il y a davantage de confiance et d’espoir dans notre pays. Mais beaucoup de nos compatriotes connaissent des difficultés. Et toute transformation rajoute des inquiétudes. Au gouvernement d’expliquer encore et toujours le sens de son action, le cap suivi, et les conséquences pour le quotidien de chacun. Réparer le pays, c’est le libérer de ses vieux blocages et mieux protéger les plus fragiles. Tout ce que le gouvernement entreprend doit être remis dans ce contexte. »

Intelligence artificielle : avancées, limites et gadgets (Charles Edouard Bouée)

Intelligence artificielle : avancées, limites et gadgets (Charles Edouard Bouée)

 

Dans une tribune des Échos, Charles Edouard Bouée,  président de Roland Berger, fait la part de ce qui relève réellement des avancés en matière d’intelligence artificielle et ce qui relève des gadgets car surtout destinés à valoriser artificiellement un produits et/ou  à attirer des capitaux.

 

«  La septicémie, qui représente une des premières causes de mortalité en milieu hospitalier, pourrait bientôt appartenir au passé. Comment ? Grâce à un algorithme d’intelligence artificielle capable de détecter, une demi-heure avant qu’elle ne survienne, une chute brutale de la pression artérielle très souvent indicatrice d’une infection du sang. Trente minutes suffisent à l’équipe soignante pour intervenir, sauver ainsi des milliers de vies et économiser des milliards de dollars. Une telle avancée est le fruit de la collaboration entre l’expert en intelligence artificielle Antoine Blondeau, fondateur de  Sentient Technologies, et les chercheurs du MIT . On est bien loin du buzz que des entreprises peu scrupuleuses font parfois, en estampillant « IA » des solutions technologiques qui pour certaines n’ont rien à voir avec l’intelligence artificielle, pour attirer les investisseurs et les clients. Après le « green washing », consistant à donner un vernis durable à des produits et des services qui ne le sont pas, l’« AI washing » nous promet monts et merveilles avec des solutions qui ne sont que des gadgets. C’est que derrière le succès actuel du terme « intelligence artificielle » – d’ailleurs choisi un peu par hasard en 1956 par John McCarthy, se cachent des technologies complexes : le « deep learning », qui permet la reconnaissance des objets et des mots, associé au « machine reasoning », qui permet d’élaborer des modèles prédictifs, les deux étant complétés par des algorithmes génétiques et des codes écrits par la machine elle-même. Si bien que le grand public a parfois du mal à comprendre les tenants et les aboutissants. D’où la difficulté à savoir ce qui relève vraiment de l’IA : de nombreux produits ou services qui disent reposer sur de l’intelligence artificielle, ne mobilisent en réalité que des logiciels d’automatisation basiques. Un autre mirage consiste à faire croire, en particulier aux chefs d’entreprises, que l’intelligence artificielle est toujours la réponse la plus adaptée pour accroître l’efficacité d’un processus. C’est loin d’être systématiquement le cas. Ainsi, lorsqu’on cherche une réponse à une question précise, les outils analytiques de Business Intelligence sont souvent plus pertinents. Mais label « IA » attire le chaland… et certains en abusent. Si, comme tous les eldorados, l’intelligence artificielle a ses charlatans, elle a aussi ses magiciens. Antoine Blondeau, Chris Boos, fondateur de la société Arago , Tomaso Poggio du MIT , Yann Le Cun de Facebook AI Research, Sean Tang, fondateur de SenseTime , Jürgen Schmidhuber du laboratoire suisse Idsia, Demis Hassabis de Deepmind … venus de tous les continents, ils travaillent ensemble autant dans les laboratoires, les universités que les entreprises. Ils forment une communauté d’experts capables de faire émerger un nouveau monde, sans bruit, loin des médias. On sait que l’intelligence artificielle sera la rupture technologique, sociale et économique des décennies à venir. Et il est certain que les prochaines licornes seront des entreprises d’intelligence artificielle. Mais la bataille ne se joue pas toujours où on le croit. Ni chez ceux qui en parlent beaucoup, ni forcément chez les GAFA ou leurs cousins chinois, les BAT. Les innovations véritables sont le fait de scientifiques et de techniciens qui n’aiment pas la lumière. Quant à ceux qui bluffent, en prétendant développer des solutions d’IA quand ce n’est pas le cas, ils pourraient bien être pris à leur propre piège. Car après DeepBlue aux échecs et Alphago au jeu de Go, le programme Libratus a envoyé au tapis, en janvier 2017, quatre joueurs de poker professionnels . En nous laissant face à ce constat vertigineux : l’intelligence artificielle sait donc bluffer, et intégrer le bluff des autres à sa propre stratégie ! Il ne lui reste plus qu’à apprendre à démasquer les bluffeurs. ».

 

Edouard Philippe : gendre et Premier ministre idéal

Edouard Philippe : gendre et Premier ministre idéal

 

D’une certaine façon, Édouard Philippe a  le profil idéal de gendre mais aussi de Premier ministre. C’est une pièce rapportée, comme un gendre,  mais a su se faire accepter par sa discrétion et sa loyauté surtout vis-à-vis du président de la république. Certes Édouard Philippe n’est pas d’un charisme exceptionnel, il a plutôt la personnalité d’un grand commis de l’État mais sympa. Il ne semble pas animer d’une ambition débordante notamment dans la perspective de la prochaine présidentielle. Il s’agit là d’une qualité essentielle pour un président de la république contesté à un momentou un autre par son collaborateur le plus proche. Les exemples dans la Ve République sont multiples on pourrait citer Giscard et Chirac, Balladur et Chirac ou encore Hollande et vvalls. Normalement le premier ministre doit éventuellement jouer le rôle de fusible. Pour l’instant la situation n’a fait jouer ce rôle au premier ministre que pendant quelques mois lors de la baisse de popularité de Macron. Depuis Macron a remonté la pente et Édouard Philippe a eu le bon goût d’être également populaire mais pas au point de dépasser son maître et patron. Dernier élément qui milite en faveur du premier ministre : sa loyauté. Jusque-là on peut dire que le premier ministre s’est exclusivement consacré à la mise en musique des orientations décidées par Macron. On ne se souvient même pas s’il a eu une seule fois une idée personnelle. Il est effacé mais loyal et efficace, ce qui convient parfaitement au président de la république-Il faut cependant admettre que la popularité tant de Macon que de  Philippe est servie  par un contexte politique particulièrement favorable et caractérisé par la quasi absence d’opposition crédible. Un contexte qui favorise la bonne entente entre le premier ministre et le président.

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