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Édouard Philippe futur patron d’Atos ?

Édouard Philippe futur patron d’Atos ?

On peut se demander quelle est la signification de la nomination d’Édouard Philippe comme administrateur d’Atos. Cette grande entreprise de services informatiques a été présidée jusqu’à récemment par Thierry Breton devenu commissaire européen. Ce pourrait être le moment venu l’occasion pour Édouard Philippe d’une reconversion. Ce ne serait pas la première fois qu’un technocrate a un pied dans la politique et un pied dans le business. Une forme de pantouflage un peu traditionnel en France. Édouard Philippe est sans doute conscient que son avenir politique est relativement bouché pendant encore sept ans c’est-à-dire tant que Macron risque de rester pouvoir. Les activités à la mairie du Havre ne lui suffisent  sans doute pas. L’ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui a quitté ses fonctions début juillet, devrait donc rejoindre cet automne le conseil d’administration de la société de services informatiques Atos, rapporte mardi Les Echos.

Le groupe proposera à ses actionnaires qu’il rejoigne son conseil d’administration comme administrateur indépendant lors de sa prochaine assemblée générale du 27 octobre, précise le journal.

« C’est pour moi une manière de travailler à nouveau pour l’industrie française et pour un champion européen », déclare Édouard Philippe, qui a travaillé plusieurs années pour le groupe nucléaire Areva, cité par le quotidien.

« Atos a des compétences clefs pour notre pays, au coeur des enjeux digitaux et d’indépendance technologique. Je suis très heureux de pouvoir apporter à l’entreprise et à son conseil d’administration mon expérience », ajoute l’ancien chef de l’exécutif, qui est redevenu maire du Havre depuis son départ de Matignon.

 

Sondage Edouard Philippe à Matignon : 57 % pour

 

Sondage Edouard Philippe à Matignon : 57 % pour

 

Confirmant un  sondage IFOP, réalisé les 18 et 19 juin, un autre sondage réalisé par Elabe pour BFM TV et Berger Levrault, une majorité de Français se prononce, à 57%, en faveur d’un maintien d’Edouard Philippe à la tête du gouvernement, seulement 42% souhaitant un renouvellement. Si celui-ci devait avoir lieu, il pourrait être remplacé par l’actuel ministre des affaires étrangères, le breton Jean-Yves Le Drian. Mais la défaite de la gauche à Lorient, la ville au port militaire dont le maire PS était soutenu par l’ancien ministre de la Défense de François Hollande, est une épine. « Promouvoir un perdant en virant un vainqueur », difficile à justifier confie un proche du pouvoir… D’autres noms, comme celui de Florence Parly, actuelle ministre de la Défense, ou Jean-Louis Borloo, qui vient de démissionner du conseil d’administration de Huawei France, sont cités.

 

Selon un autre sondage Ifop pour La Tribune et Europe 1. Interrogés pour savoir en qui ils ont confiance pour « réinventer la France », les Français ont placé Édouard Philippe largement en tête avec 45% des répondants, sur une liste de 40 personnalités

L’écart se creuse nettement avec Emmanuel Macron qui apparaît au neuvième rang à 32%, talonné par le Général de Villiers, l’ancien chef d’État-major des Armées qu’il avait viré manu militari en 2017. Édouard Philippe, choisi au début du quinquennat pour incarner le « en même temps » macronien par une belle « prise » à droite, est en train de réaliser un joli contrepied de boxeur en imposant sa carrure dans l’opinion face à un président dont il devient en quelque sorte le caillou dans la chaussure, celui qui fait mal quand on marche trop longtemps avec, mais que l’on ne peut que difficilement enlever.

Selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, Édouard Philippe connaît « un véritable état de grâce » : 94% des sympathisants LREM ont confiance en lui pour réinventer la France et malgré la « trahison » de 2017, le Premier ministre qui n’a jamais rallié En Marche, le parti du président, il bénéficie de la confiance de 65% des sympathisants LR. Quels que soient les scénarios pour son avenir, maintien à Matignon ou retraite dans sa ville du Havre, il semble donc devenu incontournable. Il est en tout cas devenu plus difficile pour Emmanuel Macron de justifier son départ, sinon pour se débarrasser d’un rival. Le chef de l’Etat, sans que rien ne perce de ses intentions, a salué dimanche soir la « belle victoire » de son Premier ministre et l’a reçu lundi « en tête à tête » avant l’échange prévu avec les 150 Français membres de la convention citoyenne pour le climat.

 

Selon notre sondage, les personnalités issues de la droite l’emportent nettement dans l’opinion pour réinventer la France. Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, devenu le premier opposant du président de la République, sort du lot en quatrième position avec 38% de confiance devant Nicolas Sarkozy (5e à 36%), François Baroin, Bruno Le Maire ou Valérie Pécresse. « Un nouvel espace politique semble en train de s’ouvrir pour la droite modérée », souligne Frédéric Dabi.

Quant à la gauche, « elle souffre toujours de son absence d’incarnation » souligne Frédéric Dabi: on ne trouve dans les quinze premiers de la liste que Jean-Yves Le Drian, possible successeur d’Édouard Philippe à Matignon (8e place avec 35% de confiance) et Arnaud Montebourg (12e avec 26%), qui fait son come-back sur la dé-mondialisation ambiante. De même, analyse Frédéric Dabi, « la crise sanitaire ne semble pas avoir profité aux partis tribuniciens » : Marine le Pen (RN) y apparaît à la quinzième place et Jean-Luc Mélenchon (LFI) à la 29e.

Le trio de tête qui ressort du sondage Ifop est aussi très signifiant puisque juste derrière Édouard Philippe vient en second Nicolas Hulot, l’ancien ministre de l’Écologie qui a quitté avec fracas le gouvernement pour dénoncer l’impuissance de l’État sur la transition énergétique. Avec 44% de confiance pour réinventer la France, c’est tout un symbole alors que les municipales de 2020 ont permis à EELV de conquérir plusieurs grandes villes. En troisième position, avec 42% de confiance, et ce n’est sans doute pas qu’anecdotique, on retrouve Didier Raoult, le vibrionnant médecin épidémiologiste marseillais, qui incarne désormais mieux que personne le camp des « anti-système » en brandissant son remède miracle contre la Covid-19 et son bon sens de praticien face aux lobbys du médicament. Une conviction très « Gilets Jaunes », la couleur de la chevelure de notre Panoramix du Sud.

Édouard Philippe: un discours de deux heures très flou !

Édouard Philippe: un discours de deux heures très flou !

Un discours interminable du Premier ministre d’environ deux heures pour masquer sans doute la stratégie de pénurie du gouvernement. L’objectif était d’éclairer à propos du dé confinement mais on aura bien peu appris car Édouard Philippe est resté dans le flou le plus total parlant même de déconfinement par moitié pour les écoles et géographiquement.  Pour tout dire,  le Premier ministre  n’a apporté apporter aucune précision. Il a seulement indiqué que le déconfinement  impliquait  le port de masse, le dépistage massif de moyens qui nous manquent cruellement et qui ont sans doute justifié le report au 31 mai du confinement. Pour justifier son flou Édouard Philippe a déclaré:

«Ce n’est pas le moment de présenter le plan complet.» . Le  premier ministre a renvoyé «à la fin du mois d’avril» le détail des règles qui s’appliqueront au déconfinement, avant un débat au Parlement. Pour meubler cette très longue intervention le premier ministre a aligné des banalités. Signalant l’importance du respect des mesures barrière mais indiquant aussi que la situation sanitaire ne pourrait s’améliorer de manière significative que lorsqu’on trouverait le traitement pertinent et un vaccin. Ce que tout le monde sait depuis longtemps.

S ans ce traitement et sans vaccin «Notre vie à partir du 11 mai ne sera pas exactement la vie d’avant le confinement – pas tout de suite et probablement pas avant longtemps», a fait savoir le chef du gouvernement ajoutant une lapalissade de plus. Le ministre de la santé a indiqué que leur nombre de tests va passer de 150.000 à 500.000 par semaine d’ici au début du déconfinement, et seulement pour les personnes qui présentent des symptômes du coronavirus. Notons que depuis longtemps l’Allemagne pratique de l’ordre de 500 000 tests par semaine et n’aura donc pas attendu le 31 mai.

Quand à la perspective de réouverture des écoles, c’est  à la fois ambiguë et ridicule puisqu’il est imaginé ‘une réouverture de l’école par moitié: : «par territoire» en commençant par les zones les moins touchées par le Covid-19 ou bien par «moitié de classe»«Là où c’est possible», les entreprises devront de leur côté maintenir le télétravail au-delà du 11 mai, et, dans le cas contraire, envisager le port du masque. «Il y a tellement de questions qui se posent que certains (salariés) disent aujourd’hui: “si ce n’est pas clair et garanti, je ne retournerai pas travailler”, a admis Philippe. Notre mission est que ce soit clair et garanti.» Et concernant les cérémonies de mariage? Il n’est «pas raisonnable d’imaginer à court terme que cela soit possible», a indiqué l’hôte de Matignon, qui déconseille dans le même temps les «voyages loin, à l’étranger, très vite», éludant la question sur la possibilité ou non de réserver des locations cet été en France.

Une certitude, cependant: dès lundi, les résidents des Ehpad pourront à nouveau recevoir des visites, mais de façon «encadrée»«sans contact physique». Bref un show interminable qui confirme la démarche très approximative du gouvernement et sont peu d’efficacité. Quant au choc économique, le premier ministre s’est contenté de constat en signalant l’importance de la baisse de croissance.

Après le confinement progressif, le déconfinement progressif (Édouard Philippe)

Après le confinement progressif, le déconfinement progressif (Édouard Philippe)

On se souvient que le confinement a été très progressif, il a même fallu que les scientifiques insistent beaucoup pour qu’on puisse contraindre le maximum de Français à rester chez eux pour ne pas accroître la contamination. On se souvient même que le même Premier ministre avait le même jour souhaité le confinement et l’appel au rassemblement pour les élections municipales. Cette fois, il promet un déconfinement progressif. En fait,  ce qui se pratique actuellement puisqu’après avoir appelé au retrait du maximum de Français, le pouvoir prenant la mesure de l’impact économique a autorisé évidemment la mobilité des personnels soignants mais aussi des personnels nécessaires faire tourner l’économie d’abord sur les biens essentiels ensuite sur d’autres. On peut donc imaginer que progressivement le déconfinement concernera les salariés. En fait Édouard Philippe, comme Macron, ne sait pas trop comment gérer la crise mais l’essentiel est d’en parler même quand on ne connaît pas grand-chose de l’évolution de la pandémie.

“Il est probable que nous ne nous acheminons pas vers un déconfinement qui serait général et absolu, en une fois, pour tout le monde”, a prévenu le chef du gouvernement qui était auditionné par visioconférence devant la mission d’information de l’Assemblée nationale.“Le déconfinement dépendra d’éléments dont nous ne disposons pas aujourd’hui”, a-t-il souligné, évoquant notamment l’éventualité de traitements éprouvés et la capacité à tester.“Le déconfinement dépendra aussi de la façon dont le virus aura circulé. Quelle proportion (de Français) seront immunisés ?”

Le Premier ministre a voulu faire preuve d’humilité, indiquant que les décisions prises jusqu’ici par le gouvernement l’ont souvent été sur le fondement d’informations incomplètes et parfois contradictoires.

“C’est un combat long et qui va durer, un combat difficile”, a-t-il dit. Conclusion, il est vraisemblable que la politique sanitaire   sera toujours aussi hésitante et contradictoire. Un seul exemple , celui des tests massivement pratiqués dans les pays asiatiques ou encore en Allemagne et dont le président de la république n’a même pas parlé de sa dernière allocution. Une raison à cela comme pour les masques, la France manque cruellement de matériel, de tests bien sûr mais aussi de laboratoires équipés et de personnel

Réforme de retraites: Édouard Philippe responsable de la pagaille

Réforme de retraites: Édouard Philippe responsable de la pagaille

 

On peut évidemment s’étonner de l’entêtement Édouard Philippe qui a favorisé l’installation d’une chienlit sociale en France qui risque de durer comme celle des gilets jaunes. La question n’est ni sociale, ni financière. Elle est politique. Pour l’instant Édouard Philippe ne joue pas son rôle de fusible vis-à-vis du mécontentement de nombre de Français dont la plupart souhaitent toujours le retrait de la réforme.

Ce mécontentement affecte surtout la popularité de Macron, une popularité déjà faible mais qui va s’écrouler dans les prochains sondages si l’on en juge par exemple par le peu de crédibilité qui lui est accordée après son fastidieux exercice des vœux de fin 2019. La lutte politique est clairement engagée entre Macron et Édouard Philippe. Édouard Philippe sait bien qu’il ne pourra demeurer Premier ministre jusqu’en 2022. Pour redonner un peu de souffle  à un gouvernement particulièrement amorphe, Macron devra peut-être après les élections municipales, changer son gouvernement. Édouard Philippe veut partir avec une image de marque de réformateur  beaucoup plus déterminé que Macron qui cultive trop son ambigu en même temps.

Édouard Philippe qui appartient toujours au parti des républicains n’aura aucune difficulté à imposer sa légitimité auprès des électeurs de droite. Or Macron qui a perdu ses soutiens de gauche qui ont permis son élection court lui aussi uniquement après ces électeurs de droite en espérant aspirer le sang électoral des républicains voire de l’extrême droite. Macron est clairement devenu d’évolution en évolution, le président de la droite. Édouard Philippe sait bien que le pouvoir usera Macron d’autant plus que l’intéressé se réfugie toujours dans une posture hautaine voir méprisante vis-à-vis de ceux  qui ne sont pas d’accord avec lui;  actuellement les 70 % qui contestent sa politique économique et sociale. Édouard Philippe, comme souvent pour les Premiers ministres de la Ve République, se positionne donc dans l’hypothèse d’un après Macron qui pourra intervenir évidemment en 2027 mais peut-être en 2022 si l’environnement économique et politique se dégrade encore davantage.

Édouard Philippe ne lâchera donc pas cet âge pivot, c’est sa posture, son totem politique. Certes, il pourra l’habiller pour faire quelques exceptions mais ne lâchera rien sur ce terrain quitte à partir mais avec l’étendard du réformateur radical que la droite attend depuis Sarkozy. Certains politologues considèrent  qu’Édouard Philippe est sincère en voulant articuler la réforme systémique  avec la réforme paramétrique, qu’il veut préserver l’avenir du système. En réalité ce qu’il veut préserver, c’est son propre avenir politique car on sait bien que le pouvoir politique, comme d’habitude, sera amené à revoir sa réforme des retraites tous les cinq ans en raison notamment du trop grand nombre d’incertitudes sur l’évolution des paramètres.

Retraites: retour de la clause du grand père pour Edouard Philippe

Retraites: retour de la clause du grand père pour Edouard Philippe

 

Le Premier ministre a bien réaffirmé le principe de la retraite . Mais il se dit désormais favorable à une longue transition sur les régimes spéciaux notamment de la RATP et de la SNCF. En fait, il se pourrait bien se rallier à la clause du grand-père qui ne remet pas en cause les conditions de retraite pour les employés actuels des entreprises concernées. Cela signifie que la réforme ne s’appliquerait qu’aux nouveaux embauchés et que pour eux, la réforme n’aurait d’effet qu’ autour des années 2070. Une modification sensible de la position du gouvernement mais peut-être la seule manière de se sortir de l’enlisement actuel qui résulte de l’opposition entre deux postures totalement inconciliables . Pour les durs du gouvernement ( dont le Premier ministre était pendant un moment), la réforme doit être immédiate et appliquée de manière uniforme à toutes les catégories. Pour les organisations les plus radicales,  la réforme doit être totalement abandonnée. La position des syndicats réformistes dont la CFDT est différente. Ces syndicats adhèrent au principe dune réforme systémique mais qui ne remettent pas en cause les droits des salariés actuels des entreprises concernées. Le Premier ministre semble donc rejoindre  la position des syndicats réformistes.  Dans cette optique, il s’est adressé aux employés de la RATP et de la SNCF en leur promettant de ne pas changer les règles de leur régime spécial “en cours de partie”. Le trafic ferroviaire était encore très perturbé vendredi avec 87,2% des conducteurs en grève contre 85,7% jeudi, selon la direction.

“Sur ce week-end on est à peu près dans les mêmes niveaux de perturbations que les deux jours précédents, c’est-à-dire à peu près 10 à 15% du trafic habituel, et on peut déjà dire au vu des remontées, bien que nous n’ayons pas les détails, qu’au-delà de ce week-end, lundi, la journée sera encore très difficile”, a dit à la presse Agnès Ogier, porte-parole du groupe SNCF.

La RATP prévoit un trafic toujours “extrêmement perturbé” ce week-end et lundi avec toujours des lignes de métro fermées.

La Direction générale de l’aviation civile (DGAC), en revanche, n’a pas demandé aux compagnies de réduire leur programme de vols en France contrairement à jeudi et vendredi. “Des perturbations et des retards sont néanmoins possibles”, a-t-elle prévenu.

Au sein de l’Education nationale, le taux de grévistes communiqué par le ministère atteignait 4,55% dans le primaire et 5,42% dans le secondaire (collèges et lycées). Ces taux atteignaient respectivement jeudi 51,15% et 42,32%.

Le ministre Jean-Michel Blanquer, puis Edouard Philippe, se sont de nouveau engagés vendredi à une revalorisation des salaires des enseignants pour qu’ils ne soient pas les perdants de la réforme.

“Il est vrai, il est exact, que l’application absurde des nouvelles règles les pénaliserait”, a dit le Premier ministre. Il est clair que ce recul du premier ministre concernera bien d’autres régimes spéciaux que ce de la RATP et de la SNCF. Du coup les effets de la réforme universelle risquent d’être décalés d’une cinquantaine d’années !

L’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, Unef, MNL et UNL), qui s’était réunie vendredi matin, a annoncé “un nouveau temps fort interprofessionnel” mardi, avec un défilé parisien entre Invalides et Denfert-Rochereau.

“Il faut que le gouvernement entende que nous sommes déterminés et prêts à ancrer ce mouvement dans la durée”, a  dit Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, première fédération chez les enseignants.

Pour Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, “on est encore loin d’être sur le haut de la mobilisation, on est vraiment au début”.

“J’entends bien entendu tous ceux qui exercent leur droit parfaitement légitime de faire grève et de manifester, mais j’entends aussi ceux qui souffrent d’une certaine façon, en tout cas qui subissent les désagréments liés à l’exercice de ce droit”, a dit Edouard Philippe.

Confronté à la menace d’une grève dure comme en 1995 à la SNCF et à la RATP, des entreprises emblématiques des régimes spéciaux appelés à disparaître, le Premier ministre a fait un geste d’ouverture envers les grévistes.

“Il ne serait pas raisonnable, pas acceptable, pas juste, de changer les règles en cours de partie”, a-t-il dit. “Des femmes et des hommes, de bonne foi, parce que c’est leur droit, ont fait des choix de vie, des choix d’investissements, des choix d’organisation familiale sur le fondement d’un régime auquel ils pouvaient légitimement aspirer.”

“Je suis persuadé qu’avec les organisations syndicales nous trouverons le bon point d’équilibre”, a-t-il estimé.

Autre marge de négociation possible : le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, a confirmé que l’idée d’un report de la mise en oeuvre de la réforme – fixée dans le rapport du haut-commissaire au 1er janvier 2025 pour la génération née en 1963 – était “en discussion”.

Réforme des retraites : ce que va annoncer Edouard Philippe

Réforme des retraites : ce que va annoncer Edouard Philippe

 

 

Compte tenu des déclarations des différents membres du gouvernement au soir de la grande manifestation du 5 décembre, on peut déceler ce que seront les principales annonces du Premier ministre. On peut d’ailleurs s’étonner qu’il ne les fasse pas dès maintenant, on se demande ce qu’il attend !  La première annonce concerne le report à plus tard des mesures financières dites paramétriques ( âge de la retraite, niveau de la retraite, niveau des cotisations). En clair, on reporte ces mesures d’équilibre financier après les prochaines élections présidentielles. En théorie, le report est prévu jusqu’en 2021 mais on voit mal une opération de ce type réalisée à la veille d’une élection. Le deuxième aspect concerne la totalité des futurs pensionnés. A l’origine, cette retraite devait concerner ceux nés  1963 (et après)  à partir donc de 2025. Le report d’une génération décalerait donc la réforme à 2035. Elle concernerait ceux nés en 1973 et après.

Le troisième aspect concerne le maintien de certains régimes spéciaux. Ce sera le cas des policiers, sans doute des enseignants, des pompiers . d’autres suivront. On laissera du temps au régimes spéciaux pour s’aligner ( une quinzaine d’années ).  De quoi évidemment rassurer les plus proches de la retraite mais de créer  une incertitude pour la totalité des retraités compte tenu des ambiguïtés qui demeurent en particulier concernant le niveau de la retraite et ses modalités précises.

Les  soudaines déclarations de plusieurs membres du gouvernement  témoigne à l’évidence de l’affolement du pouvoir sans doute prêts à lâcher  morceau par morceau le principe même de l’universalité de la réforme. Pour les régimes spéciaux, la discussion sera renvoyée dans chaque corporation  afin d’étudier les conditions rapprochement avec système dit universel. Ce qui domine d’abord dans la problématique de la réforme des retraites, c’est l’incompétence du gouvernement. Un gouvernement qui n’a pas été capable de mesurer les conséquences de la réforme des  retraites qui va profondément redistribuer les cartes avec par exemple de grands perdants comme les enseignants, les cadres,  les avocats, les infirmiers et les femmes à  carrière courte. Sous couvert d’universalité, il s’agit bien entendu compte tenu du déséquilibre démographique de diminuer le montant moyen des pensions. Un montant moyen pourrait baisser de 25 % d’ici 2070 (d’après Jean Peyrelevade). Comme d’habitude, Macron s’est assis sur les corps intermédiaires et ce n’est que dans les jours récents qu’  une pseudo négociation a été entamée. De toute façon chacun sait bien que seul Macron décide et qu’il  manifeste un profond mépris pour tous les corps intermédiaires y compris le Parlement.

Évidemment Macron décidera en fonction du rapport de force; pour l’instant , aucun responsable du gouvernement n’est en capacité d’indiquer de façon claire quels sont les objectifs de la réforme, sa philosophie et ses modalités de mise en œuvre. À telle enseigne que les orientations varient entre une application de la réforme à  partir de 2025 ou de 2070 ( avec le droit du grand-père). Cette réforme dite universelle va s’appliquer de manière idiote à tout le monde sans vraiment tenir compte de la spécificité et de la pénibilité des métiers alors qu’il y a une différence d’ espérance de vie d’environ 10 ans  entre des cadres et des ouvriers.  Enfin cette réforme se trompe  d’objectif car la vraie faiblesse de la France ne réside pas dans la retraite mais dans le manque de compétitivité qui résulte d’une durée annuelle de travail la plus faible de l’Europe. Une faiblesse mortifère qui s’ajoute à la faiblesse du nombre d’actifs par rapport au inactif non retraité 7 à 8  millions de personnes. Coupé du monde, coupé des réalités économiques socio-économiques, Macron applique sa méthode théocratique suicidaire pour lui comme pour le pays.

Les pensions de retraite seront revalorisées au 1er octobre (Edouard Philippe)

Les pensions de retraite seront revalorisées au 1er octobre (Edouard Philippe)

Alors que les retraites sont pratiquement gelées depuis 2013,  le Premier ministre vient d’annoncer sur BFMTV et RMC qu’un « processus de revalorisation des pensions de retraite » sera engagé dès le 1er octobre prochain.   »Le 1er octobre ou le 1er janvier ? », lui demandait Jean-Jacques Bourdin. « Le 1er octobre », a répondu le premier ministre. Elles augmenteront à hauteur de l’inflation. Il s’agit en fait d’un geste en direction dune  catégorie sociale qui va principalement être affecté par la hausse de la CSG dans des proportions de 20 à 100 € mensuels pour les pensions situées entre 1300 € (moyenne des pensions) et 5000 € si l’on s’en tient à une augmentation de 1,7 % de ce prélèvement. Il ne faut sans doute guère s’attendre à une augmentation supérieure à 1 %, elle pourrait même être de 05 % au 1er octobre mais au moins cette augmentation précédera la ponction qui sera opérée début janvier à travers la CSG.




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