Archive pour le Tag 'EDF'

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EDF et Areva augmentent : des provisions très aléatoires pour le site de Bure

EDF et Areva augmentent : des provisions très aléatoires pour le site de Bure

 

Ensemble EDF et Areva ont prévu de provisionner 1 milliards en 2015 pour le financement du centre d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure dans la Moselle. Il s’agit d’amortir le coût de ce centre, un coup évalué à 25 milliards. D’autres avancent un coû de 50 milliards Une évaluation en réalité tout à fait approximative puisque datant de 2011 et surtout devant prendre en compte des conséquences de la charge financière pendant au moins 150 ans voire davantage. Ce qui est certain c’est que la filière du nucléaire va droit dans le mur du point de vue financier en l’état actuel des modalités de son financement. Il faut aussi prendre en compte une cinquantaine de milliards seront aussi nécessaires pour prolonger la vie du parc nucléaire actuel et prévoir 200 milliards pour son remplacement à terme. Bien entendu aucune méthodologie sérieuse ne peut calculer les coûts du site d’enfouissement sur une telle période.. EDF a donc annoncé vendredi qu’il allait passer une charge d’environ 800 millions d’euros dans ses comptes 2015, qui réduira de l’ordre de 500 millions d’euros son bénéfice net annuel, suite à la décision de la ministre de l’Energie Ségolène Royal fixant à 25 milliards d’euros le coût du centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo. Le groupe a ajouté que son conseil d’administration déterminera les conséquences de cette provision sur le dividende.     »Ce coût est fixé à 25 milliards d’euros aux conditions économiques du 31 décembre 2011, année de démarrage de l’évaluation des coûts », indique un arrêté signé vendredi par Ségolène Royal, et consulté par l’AFP. « Le coût afférent à la mise en œuvre des solutions de gestion à long terme des déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue est évalué sur une période de 140 ans à partir de 2016″, précise le texte

EDF : 4000 suppressions d’emplois

EDF : 4000 suppressions d’emplois

Sous la pression d’un endettement colossal sans doute nettement supérieur à 40 milliards EDF commence à dégraisser sérieusement ses effectifs avec la perspective de la suppression de 4000 emplois d’ici 2018. EDF présentera jeudi à ses syndicats un plan de suppression d’emplois portant sur plusieurs milliers de postes en France d’ici 2018, a déclaré à Reuters Vincent Rodet, délégué syndical central CFDT chez l’électricien français. Ce plan, qui passera par le non-remplacement d’un certain nombre de départs en retraite, sera présenté à l’occasion d’un Comité central d’entreprise (CCE) qui se tiendra le 21 janvier, et se fera sans licenciement, a-t-il ajouté. Outre la situation financière actuelle il faudra aussi prendre en compte le coût  du projet Cigéo d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure (Meuse). EDF a annoncé vendredi qu’il allait passer une charge d’environ 800 millions d’euros dans ses comptes 2015, qui réduira de l’ordre de 500 millions d’euros son bénéfice net annuel, suite à la décision de la ministre de l’Energie Ségolène Royal fixant à 25 milliards d’euros le coût du centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo. Le groupe a ajouté que son conseil d’administration déterminera les conséquences de cette provision sur le dividende.  Un coup cependant nettement sous-estimé d’après certains experts.   »Ce coût est fixé à 25 milliards d’euros aux conditions économiques du 31 décembre 2011, année de démarrage de l’évaluation des coûts », indique un arrêté signé vendredi par Ségolène Royal, et consulté par l’AFP. « Le coût afférent à la mise en oeuvre des solutions de gestion à long terme des déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue est évalué sur une période de 140 ans à partir de 2016″, précise le texte. Le projet Cigéo, piloté par l’Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra), et contesté par des écologistes et des associations locales, doit accueillir les déchets les plus radioactifs (3% du total) à 500 mètres sous terre à Bure, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue. L’arrêté « ne constitue pas une autorisation du projet ou une décision relative à son niveau de sûreté », précise cependant l’arrêté. Ce texte entrera en vigueur au lendemain de sa publication au Journal officiel, prévue dans les prochains jours. Mme Royal a tranché sur la base d’une estimation fournie par l’Andra, de l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et des observations des opérateurs du futur projet, EDF, Areva et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

EDF : alerte financière

EDF : alerte financière

Une alerte financière vient d’être lancée par le comité central d’entreprise en raison de différents dérives en particulier de  l’endettement qui dépasse 40 milliards d’euros. La dégradation de la situation globale d’EDF s’est notamment traduite par un écroulement de la valeur de son action et par un retrait du CAC 40.  EDF devra faire face à des investissements essentiels dans les prochaines années » (maintenance en vue de la prolongation du parc nucléaire, développement des énergies renouvelables, etc.), et dans ce contexte, «  la situation financière est délicate. Pour la régler au moins partiellement EDF va réclamer des hausses significatives du prix de l’électricité pour le consommateur. EDF va demander à l’État l’Etat, qui détient 84,5% du capital et fixe les tarifs réglementés de l’électricité, un « rattrapage tarifaire », qui permette au groupe de « couvrir ses coûts ». Mais dans un contexte de d’inflation quasiment nulle de telles hausses risquent  d’être politiquement difficiles à gérer par le gouvernement. Du coup, les élus du comité central d’entreprise (CCE) de l’électricien ont déclenché « pour la première fois » un droit d’alerte devant la situation « économique et sociale préoccupante », selon un communiqué consulté par l’AFP. « Au regard de nombreux faits récents de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique d’EDF SA », les élus du CCE, qui représentent les syndicats FNME-CGT, CFE-CGC, FCE-CFDT et FO Energie et Mines, ont décidé jeudi de déclencher cette procédure.  Ils « dénoncent unanimement et avec force toutes les manœuvres qui conduisent inéluctablement EDF dans une impasse industrielle, économique et sociale », et mandatent le secrétaire du CCE « pour mettre en œuvre par tous moyens, y compris judiciaires, le présent droit d’alerte économique et le poursuivre », selon le communiqué. Le CCE demande notamment à EDF de lui fournir des « explications circonstanciées » sur la baisse du cours de l’action - qui a chuté d’environ 40% depuis le début de l’année, et conduira EDF à sortir du CAC40 le 21 décembre -, les pertes de parts de marché dans le cadre de la disparition des tarifs réglementés pour les clients professionnels début 2016 et les pertes de clients sur le marché des particuliers (tarif bleu). Le CCE veut aussi des explications sur les conséquences de la mise en demeure de la Commission européenne relative aux concessions hydrauliques détenues par EDF, l’avancement du chantier du réacteur EPR de Flamanville, « les modalités de mise en œuvre du Grand Carénage » (maintenance lourde des centrales nucléaires françaises) ou les « modalités économiques » de la construction de deux EPR en Angleterre.  Les élus du CCE s’inquiètent de la « cohérence de la trajectoire financière d’EDF présentée avec l’ensemble des faits évoqués » mais aussi de leurs conséquences « sur la stratégie d’EDF.

(Avec Reuters)

EDF : 30 à 40 nouveaux réacteurs nucléaires

 

EDF : 30 à 40 nouveaux réacteurs nucléaires

 

 

C’est le résultat du pseudo transition énergétique de Ségolène, EDF envisage de construire 30 à 40 réacteurs EPR pour remplacer à terme tous les réacteurs actuels (dont la durée de vue sera cependant prolongée, ce qui se passera encore à Fessenheim par parenthèse). Le PDG d’EDF a déclaré vendredi, que l’entreprise projetait un renouvellement du parc nucléaire français, qui devrait se traduire par le déploiement à terme de « plusieurs dizaines » de réacteurs EPR NM. « A partir de 2028, 2030, ce n’est pas une science exacte, nous allons commencer à installer en France des EPR nouveau modèle. (…) Et puis en 2050, 2055, on n’aura plus de (réacteurs de) la génération actuelle. On aura les EPR NM: on en aura 30, 35 ou 40. On aura plusieurs dizaines qui seront le produit de remplacement du parc actuel », a précisé Jean-Bernard Lévy lors d’une rencontre avec des journalistes. EDF travaille actuellement avec le français Areva, dont il prévoit le rachat de l’activité réacteurs (Areva NP), sur un nouveau modèle d’EPR de même capacité (1.650 mégawatts), mais censé être plus compétitif, plus rapide et moins coûteux que son grand frère, dont la construction accumule les déboires à Flamanville (Manche) et en Finlande. « Notre objectif est que cet EPR nouveau modèle, les grandes options de sûreté, les grands choix d’architecture, soient faits dans les années qui viennent pour que nous puissions à peu près à l’horizon 2020 (…) avoir un design détaillé, figé, accepté par l’autorité de sûreté française et pour que nous puissions, si tel est notre souhait, commander un premier EPR NM », a expliqué Jean-Bernard Lévy. « Est-ce qu’EDF a les moyens aujourd’hui de reconstruire pour 60 gigawatts de nucléaire sur son bilan actuel? Je pense que non. Je pense que la question se posera le moment venu de faire entrer des partenaires », a dit le PDG. Avant de commencer à renouveler son parc nucléaire, EDF prévoit d’investir environ 50 milliards d’euros pour prolonger jusqu’à 60 ans la durée de vie de la plupart de ses 58 réacteurs actuels, répartis dans 19 centrales. La loi sur la transition énergétique stipule que la capacité du parc nucléaire français est désormais plafonnée à 63,2 gigawatts.

COP 21-Alstom et EDF : une centrale à charbon à Dubaï !

COP 21-Alstom et EDF : une centrale à charbon à Dubaï !

Une annonce qui faiat désordre à quelques semaines de COP 21. . Mercredi, Ségolène Royal, ministre de l’Énergie, dévoilait ainsi en avant-première sur BFM TV qu’Engie (ex-GDF Suez) ne construirait plus de nouvelles centrales à charbon. La veille, Alstom officialisait par communiqué avoir gagné le contrat de construction d’une centrale à charbon ultra-supercritique à Dubaï. Un méga-deal salué par les autorités locales : « Ces sociétés feront partie de la success story de Dubaï, l’Émirat aux ambitions sans limites. » Et une démarche pleinement assumée par la filiale de production et distribution d’électricité d’Alstom. Vendredi, un porte-parole du groupe précisait au JDD les contours de l’opération : « Nous serons le fournisseur exclusif du consortium qui a gagné l’appel d’offres sur le projet Hassyan. » D’une capacité de 1.200 mégawatts, la centrale devrait être opérationnelle en mars 2021. Un autre fournisseur français qui, lui, n’a pas « souhaité commenter » est dans la boucle : EDF Trading. La filiale de négoce de l’électricien sera chargée d’acheter et d’acheminer le minerai jusqu’à la centrale.  Les annonces des opérateurs français traduisent des stratégies radicalement différentes quand à leur mix énergétique. « Nous sommes leader sur le charbon propre à travers nos technologies de centrales ultra-supercritiques ou dotées de systèmes de captage et stockage de CO2. Nous voulons offrir à nos clients les possibilités les plus larges et les plus performantes, du fossile au renouvelable », indique-t-on chez Alstom, où l’activité charbon représente 5% du chiffre d’affaires et occupe un millier de salariés. Détenu à 33% par l’État, Engie, dont un tiers de l’activité de production d’électricité provient de centrales à charbon, a fait le pari du gaz et des énergies renouvelables pour l’avenir. Une feuille de route dictée par un prix du carbone suffisamment élevé à terme pour dissuader les opérateurs de poursuivre des activités fortement émettrices de CO2, comme les centrales à charbon.

EDF : hausses de tarifs « régulières » et inacceptables »

EDF : hausses de tarifs « régulières » et inacceptables »

La dernière augmentation de l’électricité vient tout juste d’être appliquée (+2.5% a premier aout, soit 700 euros annules par foyer)) que déjà le PDG annonce la couleur, il en faudra d’autres à la fois « régulières et acceptables « ; la commison de régulation avait annoncé la couleur : +30% en  5 ans. Du coup assiste au même manège chaque année, EDF propose une forte gausse et dans sa grande générosité le gouvernement la limite pour donner une vernis social à sa décision. En fait EDF est surendetté ( 34,milliards) , il faut moderniser le parc de centrales dont la durée de vie de beaucoup sera prolonger de 10 ans, aussi prévoir le coùt exorbitant du démantèlement le moment venu des vieilles centrale ( ce qui explique qu’on repousse auusi l’arrêt de Fessenheim !) enfin verser des dividendes aux actionnaires. . EDF demandera chaque année des hausses « acceptables » (en fait c’est inacceptables surtout avec l’inflation actuelle NDLR )) des tarifs de l’électricité en France afin de maintenir et rénover son parc nucléaire, a déclaré dimanche son PDG. Les tarifs réglementés de l’électricité ont augmenté de 2,5% au 1er août alors que la Commission de régulation de l’énergie avait préconisé une hausse comprise entre 3,5% et 8% pour compenser l’insuffisance des hausses ces dernières années. « Des augmentations fortes aujourd’hui, alors que notre pays est sans inflation, sont-elles acceptables? Je ne le crois pas », a justifié Jean-Bernard Lévy au « Grand Rendez-vous » Europe 1-Le Monde-iTélé. Pour autant des hausses régulières et limitées seront nécessaires les années qui viennent, a-t-il plaidé. « Le parc nucléaire est encore jeune, mais avec le temps qui passe, il va falloir un petit peu plus d’argent pour le rénover, pour le maintenir, pour en allonger la durée de vie. Donc il faut augmenter un petit peu les tarifs chaque année », a expliqué le dirigeant de l’électricien public. « Nous allons demander régulièrement des hausses acceptables », a-t-il ajouté.

Copain –coquin : un député PS à la tête d’EDF !!

Copain –coquin : un député PS à la tête d’EDF !!

 

Avant il y avait les hauts fonctionnaires qui se sucraient maintenant ce sont les politiques qui goûtent au pot de confiture du pantouflage.  Le député PS François Brottes va diriger une filiale d’EDF. Ils ont raison de se gaver les socialistes car bientôt ils ne seront plus au pouvoir.  Et compte tenu des débâcles électorales encore  à prévoir nombre de responsables risquent de se recaser comme le député Brottes. Et la déontologie dans tout ça ? Pour les moralistes attardés  qui ne comprennent rien à la logique d’un pouvoir et du fric.  Le député socialiste de l’Isère François Brottes va donc être nommé à la tête de l’entreprise publique Réseau de transport d’électricité (RTE). Une filiale d’EDF qui gère les 100.000 kilomètres de ligne haute tension en France et réalise 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour près de 9.000 salariés. Un conseil de surveillance (équivalent du conseil d’administration) de RTE doit se réunir jeudi pour proposer sa nomination. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, saisira ensuite le régulateur pour qu’il l’entérine. Un dernier conseil se réunira enfin pour annoncer la nomination de François Brottes. L’actuel président du directoire, Dominique Maillard, termine son mandat le 31 août prochain. François Brottes prendra alors ses fonctions le 1er septembre. Il devrait toucher un salaire fixe de 262.000 euros par an, plus un variable plafonné à 132.000 euros, comme c’est le cas aujourd’hui de son prédécesseur. L’information a été confirmée jeudi par RTE dans un communiqué. « Une fois en poste, François Brottes proposera au conseil de surveillance de RTE un nouveau directoire, afin de mener à bien la stratégie industrielle et les objectifs de l’entreprise pour les cinq prochaines années », peut-on y lire.

 

EDF : hausse des tarifs de 2,5% par an sur trois ans

EDF : hausse des tarifs de 2,5% par an sur trois ans

D’après les experts, la hausse de l’électricité devrait augmenter de 20 à 30% d’ici une dizaine d’années. En cause , l’endettement de l’entreprise, le coût aussi d’entretien  des vieilles centrales, le coût enfin de leur démantèlement  ; A ajouter à cela le coût de la reprise d’une  partie d’Areva. Bref l’idée de l’électivité la moins chère d’Europe sera bientôt à ranger au placard ; Certes 2.5% par an peut paraître peu important mais c’est à rapporter à l’évolution de l’inflation, actuellement pratiquement nulle et aussi au quasi blocage des salaires et pensions.  Le PDG d’EDF Jean-Bernard Levy demande donc au gouvernement une hausse des tarifs de 2,5% par an sur trois ans, rapporte le Journal du Dimanche qui ne cite pas ses sources. Dans l’entourage du groupe, détenu à 84,5% par l’Etat, on précise qu’ »il n’y a pas d’accord ». Mais « comme EDF se montre bonne fille, elle espère que sa mère sera généreuse », ajoute-t-on, toujours dans les colonnes du JDD. Contacté par Reuters, un porte-parole du groupe n’a pas souhaité faire de commentaires. La ministre de l’énergie Ségolène Royal a gelé l’an dernier une hausse prévue de 5% des tarifs réglementés et a demandé à EDF de revoir sa stratégie plutôt que de procéder à « la hausse systématique du prix de l’énergie ». Une nouvelle formule de calcul a été mise en place et prend désormais en compte les prix du marché de gros et plus seulement l’évolution des coûts d’EDF. Les tarifs ont ainsi augmenté de 2,5% pour les particuliers en novembre. La hausse des tarifs évoquée dans le JDD pourrait être, selon le journal, une manière pour le gouvernement de remercier EDF de venir en aide à l’ex-fleuron du nucléaire français Areva. Le géant français de l’électricité a proposé de racheter la division d’Areva dédiée aux réacteurs pour deux milliards d’euros.

EDF pour la reprise des réacteurs nucléaires d’Areva

EDF pour la reprise des réacteurs  nucléaires d’Areva

 

Ce n’est pas encore une  proposition d’  abortion d’Areva par EDF mais ça y ressemble. Le patron d’EDF serait favorable à une prise de contrôle majoritaire de l’activité réacteurs du groupe nucléaire Areva (avec intégration à Edf des ingénieurs licenciés par Areva)  laissant le reste ( souvent non rentable)s à Areva.  En fait le patron d’EDF propose de toute remettre à plat, en clair de rendre le contrôle de toute la filière des recteurs.  « Nous y avons intérêt parce qu’EDF a besoin d’un Areva fort, sur l’ensemble des prestations, et parce que le gouvernement nous en a, logiquement, fait la demande. » « Il y a un domaine d’Areva que nous connaissons très bien, c’est celui des réacteurs: nous sommes le premier exploitant au monde par la capacité installée », poursuit-il, estimant qu’il « y a donc une logique industrielle à ce qu’EDF prenne le contrôle de cette activité réacteurs, qui correspond au périmètre de l’ancien Framatome ». Areva est pris au piège d’une gestion calamiteuse et a  ainsi annoncé pour 2014 des pertes abyssales, près de 5 milliards d’euros, soit un montant supérieur à sa valorisation boursière (environ 3,7 milliards d’euros, divisée par deux en un an), et ce pour un chiffre d’affaires en baisse de 8% à 8,34 milliards d’euros. Après quatre années consécutives dans le rouge, l’entreprise a un besoin vital d’argent frais.  Les causes de la chute sont multiples. En vrac, on peut citer le ralentissement du marché nucléaire depuis Fukushima, les perturbations à la tête de l’entreprise avec, l’éviction d’Anne Lauvergeon en 2011 pour sa gestion controversée, le départ précipité pour cause de maladie de Luc Oursel et l’arrivée aux commandes du tandem Philippe Varin (ex-PSA) et Philippe Knoche. Mais ce sont surtout les retards à répétition sur les chantiers EPR, les réacteurs de troisième génération, qui pénalisent la signature Areva. La décision de regroupement incombe à l’Etat mais ce dernier d’uen certaine manière est coincé et ne pourra que favoriser le rapprochement avec EDF.  Le PDG d’EDF annonce donc que des propositions seront faites « dans quelques jours » à Areva et au gouvernement. « La transaction ne peut se faire qu’à un prix de marché. Et elle doit prévoir des garanties pour qu’EDF ne soit pas exposé aux risques liés au passé d’Areva, notamment en Finlande », juge-t-il. « La proposition ambitieuse d’EDF respecte et préserve les compétences techniques de l’activité réacteurs d’Areva, et ouvre la voie à des alliances avec des tiers, des partenaires industriels, français ou étrangers », précise-t-il encore.  Alors que le groupe Areva, détenu à près de 87% par des capitaux publics, a annoncé le 7 mai la suppression de 5.000 à 6.000 emplois dans le monde, dont 3.000 à 4.000 en France, dans le cadre d’un plan de redressement, Jean-Bernard Lévy formule également « une proposition alternative » : « le rapatriement chez EDF des 1.200 ingénieurs qui sont au quotidien les partenaires des ingénieurs d’EDF concernant la conception et les calculs de sûreté des réacteurs français. » « C’est à l’Etat, actionnaire majoritaire d’EDF, et à Areva de décider », conclut-il. Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui doit recevoir les syndicats du groupe nucléaire le 22 mai, a estimé dans une interview à l’Usine nouvelle mise en ligne lundi que « l’organisation la plus efficace » de la filière nucléaire française passe par « de nouveaux liens commerciaux entre EDF et Areva ». Il a également assuré qu’aucun licenciement n’était envisagé en France au sein du groupe nucléaire.

Une taxe discrète pour les retraites d’EDF et GDF

Une  taxe discrète pour  les retraites d’EDF et GDF

Une petit taxe discrète la « contribution tarifaire d’acheminement », un nom,  produit de l’ingénierie sémantique,  pour dissimuler en faiat un financement des retraites. Ce ne sont que quelques lignes au détour du volumineux rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les tarifs de l’électricité qui vient d’être rendu public. Mais elles rappellent l’existence d’une taxe énigmatique qui apparaît en bas de toutes les factures de gaz et d’électricité: la Contribution tarifaire d’acheminement (CTA).  Contrairement à ce pourrait laisser croire son nom, cette CTA ne sert pas à financer les réseaux d’acheminement du gaz et de l’électricité. Elle permet en fait de faire financer par les consommateurs les avantages des régimes de retraites des 145.000 retraités d’EDF, de GDF et de leurs filiales. Comme par exemple l’avantage résultant du calcul des pensions sur les 6 derniers mois de travail et non les 25 meilleurs années comme pour les salariés du privé.  Créée en 2004 lorsque ces régimes ont été « adossés », c’est à dire intégrés, à la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV) pour assurer leur suivie, la CTA est basée sur la puissance des compteurs et non sur la consommation d’énergie. Elle est prélevée par tous les fournisseurs, historiques ou « alternatifs ». Et comme les autres éléments de la facture d’électricité ou de gaz, la TVA est perçue sur cette CTA.  Selon le rapport de la commission d’enquête parlementaire, une facture annuelle d’un « client résidentiel » d’EDF (c’est à dire au « tarif bleu ») atteignait 787 euros en moyenne en 2014. Sur ce montant, la CTA était de 17 euros contre 291 euros de prix de l’électricité et 119 euros de TVA.  Sur les 4,2 milliards d’euros de prestations versées annuellement aux électriciens et gaziers à la retraite et à leurs ayants droit, la CTA fournit plus d’1,2 milliard d’euros. Les cotisations de retraite patronales et salariales d’EDF et GDF-Suez rapportent donc un peu moins de 3 milliards d’euros par an. En d’autres termes, l’ensemble des abonnés au gaz et à l’électricité payent un tiers des retraites des agents. En 2013, le gouvernement Ayrault avait décidé d’augmenter la CTA. Une hausse modeste représentant entre 1 et 5 euros par an sur une facture d’électricité. Mais cela a quand même permis de récupérer 160 millions d’euros supplémentaires par an. Le problème est qu’en raison du solde démographique défavorable des régimes d’EDF et GDF – il y a actuellement 1 cotisant pour 1,26 retraité, il faudra trouver dans les prochaines années de nouvelles ressources, sauf à remettre à plat l’ensemble des régimes spéciaux. Une nouvelle hausse de la CTA n’est donc pas à exclure!

Electricité : EDF veut des augmentations de tarifs

Electricité : EDF veut des augmentations de tarifs

 

Pas la peine de sortir de polytechnique pour sortir de sa poche la recette miracle : la hausse des tarifs. Ce que demande le nouveau patron d’EDF. Comme tout grand patron d’entreprise publique, ; Levy commence par faire la manche auprès de l’Etat et des clients. Certes il y a l’endettement, certes il y a la modernisation de centrales vieillissantes mais il y a aussi la crise, l’absence d’inflation , et même la déflation dont il faut tenir compte sauf à tuer un peu plus compétitivité et pouvoir d’achat. De toute évidence, il y a à EDF d’énormes réserves productivité, des économies à réaliser sans que cela traumatise à l’excès les électriciens. Alors qu’EDF affiche, à fin 2014, un bénéfice net en hausse de 5,2 % à 3,7 milliards d’euros, le PDG d’EDF indique, dans un entretien au « Monde » à paraître jeudi 12 février, que la « génération de cash est négative » et que la « dette ne cesse de progresser ». Précisant que l’entreprise « sort plus d’argent » qu’elle « n’en rentre (à hauteur de 4 milliards d’euros en 2014) », il explique que « cette situation [le] préoccupe » et qu’« il faut mettre un terme à cette situation. »  « L’entreprise n’a pas beaucoup investi ces quinze dernières années, ce qui se traduit par un prix de l’électricité bon marché. Or, le parc nucléaire, dont une bonne partie s’approche des 40 ans, nécessite plus de maintenance et nous devons investir dans les énergies renouvelables. Nous ne pourrons pas financer tous ces investissements si nous ne stabilisons pas notre dette », avance-t-il. Pour se ménager des moyens, M. Lévy réclame à l’Etat « des augmentations des tarifs » acquittés par les consommateurs, « régulières » et « dans des proportions acceptables par la collectivité ». « C’est ce que j’ai demandé au gouvernement », précise-t-il. Par ailleurs, le PDG d’EDF estime que le prix de gros auquel le groupe revend son électricité d’origine nucléaire à ses concurrents « doit être relevé ». « Nous vendons notre courant en dessous de son prix de revient », assure-t-il, estimant que ce prix de gros, qui est de 42 euros par MWh, doit monter « rapidement à 50 euros, par paliers. ». M. Lévy dit aussi « être ouvert » à des « cessions d’actifs non essentiels ». « Nous en avons déjà parlé au sein du conseil d’administration. Mais il n’y a pas d’objectifs immédiats, ni d’actualité en la matière », déclare-t-il. EDF n’entend pas jouer uniquement sur de nouvelles recettes. Le groupe poursuivra aussi la réduction de ses coûts. « Les deux sont évidemment nécessaires », relève M. Lévy, rappelant qu’EDF « a déjà engagé des plans d’économies ces dernières années », mais que l’« on peut renforcer ces efforts. » Alors que de possibles projets de prises de participation dans des activités dd’Areva ont été évoquées, M. Lévy écarte l’idée de voler au secours du spécialiste du nucléaire : « Ce n’est pas à l’ordre du jour », dit-il, même s’il dit être « attentif » à la situation financière du groupe nucléaire.

 

Exportation nucléaire : EDF enterre Areva

Exportation nucléaire : EDF enterre Areva

C’est l’échec d’Anne Lauvergeon ( proche du PS), celui de la filière nucléaire qui a contraint à redonner le leadership à EDF à l’export. Ce qui n’a pas empêche Ane Lauvergeon de se sucrer en dépit de ses échecs.  Il aura fallu attendre une crise aiguë chez Areva pour remettre de l’ordre dans « l’équipe de France » du nucléaire. Après dix années de guerre contre EDF pour se disputer le leadership du nucléaire français, Areva rend les armes. Le groupe doit renoncer à proposer seul des projets de centrales sans l’aide d’EDF. Le rêve de l’ancienne patronne, Anne Lauvergeon, s’est brisé. Le seul EPR vendu et construit directement par Areva, en Finlande, est un échec doublé d’un gouffre financier. « La politique d’indépendance vis-à-vis de l’État et d’EDF n’a pas marché », conclut-on à Bercy. Désormais la feuille de route de l’État est claire : « C’est à EDF de vendre les réacteurs. » Dès cette année, une alliance de fond va s’installer, encouragée par leurs patrons, Jean-Bernard Lévy et Philippe Varin. EDF et Areva établiront ensemble la conception et la construction des futurs réacteurs, notamment la deuxième version, moins chère, de l’EPR. Idem pour le nouveau réacteur, moins puissant mais plus facile à exporter. L’idée serait d’élargir une filiale commune déjà existante, Sofinel, dont EDF détient 55% et Areva 45%. C’est au renouvellement du parc nucléaire français que le nouveau tandem devra aussi s’attaquer. La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a déclaré mi-janvier qu’il « fallait programmer la construction de nouvelles générations de réacteurs » en France. La nouvelle alliance sera en réalité l’occasion pour EDF de reprendre la main sur une filière que le groupe n’a jamais voulu partager. Dernier symbole, Areva réfléchit à sortir les seuls 4 % de son capital aujourd’hui cotés en Bourse, renonçant ainsi définitivement à l’ambition d’ »Atomic Anne » de lui donner son indépendance. »Atomic » Anne Lauvergeon qui n’a pas oublié de se sucrer pendant son passage à Areva. En 2002, Les Échos dévoile un rapport de la Cour des comptes qui critique sa rémunération (305 000 euros de salaire fixe et 122 000 euros de part variable) ] jugée supérieure à celle des dirigeants d’autres entreprises publiques, et son « parachute doré » de deux ans de salaire.. En 2010, sa rémunération est de 1 070 036 euros], soit le 79e plus haut salaire de patron français, et une rémunération totale de 1,12 million d’euros selon L’Expansion. À la suite de son départ d’Areva, elle reçoit des indemnités de départ d’un montant de 1,5 million d’euros. En sus de ces indemnités de fin de contrat et de non-concurrence, Anne Lauvergeon perçoit 319 045 € pour couvrir ses dépenses du second semestre 2011 de « secrétaire, garde du corps et agent de sécurité »

EDF : un nouveau PDG et de nouvelles hausses

EDF : un nouveau PDG et de nouvelles hausses

 

Le nouveau PDG d’EDF annonce la couleur : des hausses plus rapides des tarifs. C’est vrai que la situation financière d’EDF est préoccupante mais le nouveau PDG devrait aussi  s’interroger sur la productivité de son entreprisse plus proche d’une administration que d’une société de production. Si on comprend bien les propos du patron d’EDF, son souhait est d’augmenter les tarifs de 5% par an. Ce qui en période de très faible inflation est considérable. EDF souffre de « retards préoccupants » en matière de hausses de tarifs en France et a besoin d’un « rééquilibrage » dans ce domaine pour assainir sa situation économique, a déclaré mardi Jean-Bernard Lévy, son futur PDG. Jean-Bernard Lévy, qui était auditionné au Sénat et à l’Assemblée nationale, a été désigné ce week-end PDG d’EDF par intérim en remplacement d’Henri Proglio avant sa nomination officielle, prévue mercredi en conseil des ministres. « Le premier enjeu à mes yeux, c’est d’assainir, d’améliorer la situation économique du groupe EDF. Nous constatons aujourd’hui des retards préoccupants sur les trajectoires réelles des tarifs par rapport aux trajectoires qui avaient pourtant été convenues avec l’Etat », a-t-il dit, en évoquant à la fois les tarifs de détail et les tarifs de gros. « Ces écarts conduisent EDF à augmenter sans cesse sa dette (…) A mes yeux, un rééquilibrage tarifaire s’impose », a ajouté Jean-Bernard Lévy, rappelant que le groupe devait chaque année s’endetter pour payer son dividende. Le patron, qui estime « indispensable la remontée du niveau des tarifs », prône également une « stabilisation, ou en tout cas une mise sous contrôle » de la CSPE, la taxe qui sert notamment à financer le développement des renouvelables, « dont la croissance rapide est un souci ». « Je crois que c’est seulement sous cette condition d’un rééquilibrage de son compte d’exploitation en France qu’EDF pourra rester l’un des tout premiers énergéticiens mondiaux. Je reconnais que c’est un objectif difficile, mais il me semble que c’est un objectif primordial », a-t-il ajouté. « Il y a bien sûr de la part de tout gouvernement (…) des réticences à augmenter les tarifs, même si les calculs en montrent la nécessité (…) S’il n’y a pas des augmentations de tarifs qui permettent d’engager les investissements qui sont nécessaires, nous aurons à faire des choix. » Les tarifs réglementés de l’électricité en France ont augmenté de 2,5% pour les particuliers le 1er novembre en vertu d’une nouvelle formule de calcul qui prend en compte les prix du marché de gros, et pas seulement l’évolution des coûts d’EDF, alors que l’Etat avait dans un premier temps prévu une hausse de 5% en août.

 

EDF : Varin et Parisot au conseil d’administration

EDF : Varin et Parisot au conseil d’administration

 

 

Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef et l’ex-président de PSA Peugeot Citroën Philippe Varin seront proposés en tant qu’administrateurs d’EDF lors d’une assemblée générale des actionnaires du groupe qui aura lieu le 21 novembre, a annoncé jeudi l’électricien public. Le groupe, dont l’Etat français détient 84,5% du capital, a également confirmé dans un communiqué que l’actuel PDG de Thales Jean-Bernard Lévy serait lui aussi proposé comme administrateur avant de succéder à Henri Proglio à la tête d’EDF. Parmi les administrateurs qui resteront en poste (quatre seulement ne seront pas reconduits en incluant Henri Proglio) figurent le président de l’IFP Energies Nouvelles Olivier Appert, le président du directoire de Vallourec Philippe Crouzet, le PDG de Lafarge Bruno Lafont et le président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) Bruno Léchevin. Le patron de l’Agence des participations de l’Etat (APE) Régis Turrini continuera pour sa part de représenter l’Etat au conseil d’administration d’EDF. Laurence Parisot avait annoncé début octobre qu’elle était candidate à la présidence d’EDF en cas de non reconduction d’Henri Proglio et Philippe Varin, aujourd’hui chargé de mission en Asie du Sud-Est auprès du ministère des Affaires étrangères, était cité par la presse comme potentiel président du conseil d’administration d’EDF. (Benjamin Mallet, édité par Cyril Altmeyer)

 

EDF : Proglio viré

EDF : Proglio viré

 

 

Proglio paye ses positions en faveur du nucléaire lors de la campagne électorale de 2012.Il sera remplacé par un ancien fonctionnaire, ancien membre de cabinet. Normalement plus docile que Proglio. Pour autant cette nomination ne changera pas grand-chose car il y a peu de chances que les orientations de la loi sur la transition énergétique soit réellement mise en oeuvre. Pas davantage que la question de l’endettemenet colossal d’EDF.   Alors qu’il semblait bien placé pour remplir un deuxième mandat, Henri Proglio paie aussi probablement ses prises de position en faveur du nucléaire lors de la campagne présidentielle de 2012, au cours de laquelle François Hollande s’est engagé à réduire de 75% à 50% la part de l’atome dans la production d’électricité en France à l’horizon 2025. Jean-Bernard Lévy sera de son côté resté moins de deux ans aux commandes de l’équipementier aéronautique Thales, rejoint fin 2012 six mois après avoir quitté avec fracas Vivendi sur fond de divergence stratégique. Chez EDF, il devra avant tout composer avec le poids de l’Etat actionnaire (84,5% du capital). « Il y a une phase nouvelle avec la loi de transition énergétique », a souligné en conseil des ministres François Hollande, cité par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. « Lévy est un grand industriel, qui a présidé Thales, il a les qualités nécessaires. » La ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal, a évoqué « une bonne décision » en marge d’une table ronde organisée à Lyon sur la transition énergétique. La ministre, qui a prévu de rencontrer Jean-Bernard Lévy vendredi, a jugé qu’un « nouveau regard sur l’évolution de l’entreprise (EDF) sera(it) une bonne chose », même si elle a salué « le bon travail » d’Henri Proglio. Stéphane Le Foll et Ségolène Royal ont aussi souligné qu’Henri Proglio n’aurait pu être reconduit que jusqu’en 2017, date à laquelle il aurait atteint la limite d’âge prévue par les statuts d’EDF.  Le projet de loi de transition énergétique, voté mardi en première lecture par les députés, instaure un plafonnement de la capacité de production nucléaire de la France à son niveau actuel de 63 gigawatts et implique donc la fermeture de deux réacteurs nucléaires lors de la mise en service de l’EPR de Flamanville, prévue pour 2016.  

 

 

EDF : Laurence Parisot candidate à la présidence

EDF : Laurence Parisot candidate à la présidence

 

Pas sûr que le gouvernement retienne cette candidature qui pourrait dépoussiérer une vieille maison qui en a bien besoin et qui notamment a un urgente besoin d’ assainir l’état de ses finances et son endettement abyssal (autour de 40 milliards). La décision de reconduire ou non Henri Proglio à la tête de l’entreprise détenue en grande majorité par l’Etat sera prise d’ici une semaine environ, selon une source gouvernementale. Le comité des nominations du groupe français, appelé à examiner la liste des prochains administrateurs, aura lieu le 16 octobre, selon une autre source au fait de la procédure.   »J’ai évoqué avec le Premier ministre la rumeur selon laquelle Henri Proglio ne serait pas renouvelé. Je lui ai dit que, dans cette hypothèse, j’aimerais porter un projet pour EDF et conduire cette magnifique entreprise vers la nouvelle ère qui s’ouvre », dit Laurence Parisot dans Le Figaro à paraître jeudi. « Mon moteur, c’est l’intérêt du pays, et EDF a un grand rôle à jouer », ajoute-t-elle, confirmant une information du Canard enchaîné. L’ex-patronne des patrons ajoute toutefois qu’Henri Proglio « pourrait légitimement être renouvelé, car son bilan est incontestable ». La ministre de l’Energie, Ségolène Royal, a annoncé que le renouvellement de la présidence d’EDF interviendrait après le vote de la loi sur la transition énergétique. Le mandat d’Henri Proglio arrive à échéance le 22 novembre. Le patron, proche de Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier était président, est donné favori. Un éventuel second mandat s’achèverait 29 juin 2017, date à laquelle il atteindra la limite d’âge de 68 ans prévue par les statuts d’EDF.

 

EDF : Proglio reconduit ?

EDF : Proglio reconduit ?

 

L’actuel président pourrait être reconduit pour ne pas perturber davantage une entreprise en prise à de nombreuses difficultés notamment financières mais aussi environnementales. .  L’Etat pourrait décider dans les prochains jours de reconduire Henri Proglio au poste de PDG d’EDF jusqu’en 2017 afin d’éviter de provoquer une crise à la tête du groupe en plein examen du projet de loi sur la transition énergétique, ont déclaré à Reuters des sources proches du dossier. Selon deux de ces sources, un conseil d’EDF doit se réunir lundi 29 septembre pour examiner notamment la liste des administrateurs dont la nomination sera soumise au vote de l’assemblée générale des actionnaires du 14 novembre prochain. Si le nom d’Henri Proglio y figure, le PDG pourrait être ensuite reconduit pour un peu moins de trois ans – après un mandat de cinq ans – car il atteindrait le 29 juin 2017 la limite d’âge de 68 ans prévue par les statuts d’EDF et serait à cette date réputé démissionnaire d’office. « C’est le scénario le plus probable », a observé une source proche du dossier. Même si la décision reviendra in fine au président de la République, qui pourrait d’ailleurs retarder son choix, un tel scénario préserverait la stabilité d’une entreprise au cœur de la loi sur la transition énergétique, dont l’examen en commission à l’Assemblée nationale vient de commencer. Confier un nouveau mandat au PDG donnerait également le temps au gouvernement de mieux préparer sa succession, éventuellement en interne, de ménager Henri Proglio et donc de s’assurer une transition en douceur. « L’Etat peut imaginer un scénario pour faire entrer le successeur de Proglio, sans interrompre son parcours », indique l’une des sources interrogées par Reuters. « Vu les défis et les enjeux auxquels l’entreprise doit faire face, il n’y a pas de nécessité à réaliser un changement de tête, d’autant que Proglio n’a pas démérité en termes de stratégie et de bilan du groupe et qu’il a plutôt assaini la situation », estime la même source, qui n’exclut pas pour autant des « manœuvres de petite politique ».

 

EDF : tarif gelé par le Conseil d’Etat

EDF : tarif gelé par le Conseil d’Etat

 

Bonne nouvelle pour les particulier, les tarifs de l’EDF sont gelés au 1er aout, mauvaise nouvelle pour EFD toujours fortement endetté de l’ordre de 30 milliards  Le Conseil d’Etat a maintenu vendredi le gel des tarifs de l’électricité pour les particuliers au 1er août, contesté par les concurrents d’EDF, au motif que la condition d’urgence de la procédure n’était pas remplie.  La juridiction administrative était saisie en référé par l’Anode, l’association des opérateurs alternatifs (Direct Energie et Eni notamment), qui s’appuie sur la loi pour réclamer des hausses de tarifs permettant de couvrir les coûts d’EDF. L’arrêté attaqué formalise l’annonce faite en juin par la ministre de l’Energie Ségolène Royal d’un gel des tarifs pour les particuliers au 1er août au lieu d’une hausse de 5% décidée en 2013. Le Premier ministre Manuel Valls a par la suite indiqué que le gel serait suivi à l’automne d’une augmentation moins importante que prévu, qui reste à préciser. « Sans se prononcer sur le bien-fondé des critiques formulées contre l’arrêté du 28 juillet 2014, le juge des référés a estimé que la condition d’urgence (…) n’était pas remplie », a fait savoir le Conseil d’Etat dans un communiqué, précisant qu’il se prononcerait « prochainement » sur le fond de cette demande d’annulation de l’arrêté. Ces annonces ont fait reculer le titre EDF en Bourse. Il perdait 2% à un quart d’heure de la clôture du marché. « Nous sommes forcément un peu déçus car nous n’avons pas été efficaces dans la démonstration qu’il y avait vraiment urgence, mais il faudra attendre la décision au fond », a déclaré à Reuters Fabien Choné, le président de l’Anode.  Ségolène Royal a de son côté réagi sur Twitter en estimant que la décision du Conseil d’Etat constituait une « bonne nouvelle pour les consommateurs », tandis qu’EDF n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.  

 

EDF : du gaz de schiste…. mais américain

EDF : du gaz de schiste….  mais américain

 

Pas de gaz de schiste français mais des importations en provenance des Etats-Unis. Normal, la France importe 90% de son gaz et on se préoccupe peu des conditions de ses origines. A peu près la même contradiction quand on veut limiter le nucléaire français mais qu’on exporte des centrales. Pas facile d’être écolo et cohérent économiquement. EDF rattrape son retard. Après Total, Iberdrola et d’autres, il était le dernier des grands énergéticiens européens à ne pas avoir investi sur le gaz de schiste américain. C’est chose faite: le groupe a annoncé jeudi 17 juillet un accord avec une filiale du groupe d’énergie Cheniere, Corpus Christi Liquefaction, pour l’importer en Europe sous forme de gaz naturel liquéfié. Les premières cargaisons américaines n’arriveront qu’en 2016 et la mise en route devrait être progressive. Aucun détail financier n’a filtré, mais le contrat porte sur la fourniture d’environ 770.000 tonnes de GNL par an en provenance du Texas. Au début, le volume livré sera de 380.000 tonnes. A titre de comparaison, la France consomme environ 3,5 milliards de tonnes de gaz par an, qu’elle importe à plus de 90%. Le contrat prévoit un partenariat de 20 ans, avec prolongation de 10 ans en option. Mais les premières livraisons n’interviendront pas avant 2019. En effet, les Etats-Unis, auparavant importateurs de gaz, ont commencé à exploiter cette source non-conventionnelle très récemment. Ils ne disposent pas encore des infrastructures nécessaires pour l’exporter.  Les projets d’usines se sont multipliés, mais une seule est en chantier à l’heure actuelle, et quatre autres sont à un stade d’autorisation relativement avancé. Le gaz de schiste américain n’arrivera qu’en 2016. Il n’est donc pas une solution immédiate à la pénurie de gaz qui, selon Bruxelles, menace l’Europe en cas de prolongement des tensions entre l’Ukraine et la Russie. Même à long terme, alors que les industriels européens cherchent à réduire leur dépendance au gaz russe, les Etats-Unis pourraient ne pas être d’un grand renfort, selon Jérôme Ferrier, le président de l’Union internationale du gaz. « Quand ils vendent leur gaz à l’étranger, son prix augmente pour intégrer les coûts de transports et d’infrastructures, ce qui tire à la hausse son prix sur le marché domestique. C’est pourquoi les Américains feront tout pour limiter leurs exportations ».

 

Tarifs EDF : S.Royal rétropédale mais la hausse aura lieu

Tarifs EDF : S.Royal rétropédale mais la hausse aura lieu

 

Ségolène a beau rétropédalé il y aura bien deux augmentations des tarifs du gaz.  Le rattrapage de facture d’électricité des Français rendu nécessaire par une décision du Conseil d’Etat pourrait être étalé sur 18 mois et il représenterait 27 euros au total, déclare la ministre de l’Energie, Ségolène Royal, dans un entretien publié samedi par Le Parisien. Le quotidien avait évoqué la veille une hausse de 30 à 45 euros des factures après l’invalidation le 11 avril par le Conseil d’Etat d’un arrêté limitant à 2% la hausse des tarifs d’électricité entre août 2012 et août 2013. « Nous demandons que ce rattrapage se fasse non pas en une fois, mais sur dix-huit mois, afin de lisser la dépense pour les ménages », a déclaré Ségolène Royal au Parisien. « Cela leur permettra de ne verser que 1,50 euro supplémentaire par mois sur leur facture sur cette période. Ce qui aboutira à un remboursement de 27 euros au total, en moyenne, étalé sur dix-huit mois et non reconductible », explique-t-elle, ajoutant que son ministère continue de négocier avec EDF pour définir les modalités du rattrapage. A la suite de sa décision du 11 avril, le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, avait donné deux mois au gouvernement pour décider d’un nouvel arrêté tarifaire. La décision finale concernera quelque 29 millions de clients EDF abonnés aux tarifs régulés de l’électricité, soit 92% des ménages. Ce rattrapage s’ajoutera à la hausse, inférieure à 5%, annoncée le 20 juin par le Premier ministre Manuel Valls qui interviendra à l’automne ( ).

 

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