Archive pour le Tag 'EDF'

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EDF développe le photovoltaïque

EDF développe le  photovoltaïque

Gros coup d’accélérateur pour le voltaïque chez EDF qui comme pour l’éolien veut sans doute bénéficier des tarifs d’achat très subventionné. Photowatt, filiale d’EDF spécialisée dans la fabrication de cellules et de modules photovoltaïques, a annoncé lundi son intention de multiplier par plus de dix la capacité de production de son site historique français dans le cadre d’un nouveau modèle industriel. /Photo d’archives/REUTERS/Charles Platiau Ce projet repose sur la création d‘une société spécialisée dans la production de lingots et de plaquettes de silicium (“wafers”) de haute technologie, nommée Photowatt Crystal Advanced, qui serait détenue à 60% par EDF Energies Nouvelles – via Photowatt -, à 30% par Canadian Solar, un des leaders mondiaux de la fabrication de panneaux solaires, et à 10% par l‘entreprise grenobloise ECM Greentech. Photowatt, qui veut “saisir les opportunités d‘un marché de l’énergie solaire en forte croissance tant en France que dans le monde”, a précisé dans un communiqué que la capacité de production de son site historique de Bourgoin-Jallieu (Isère) serait portée progressivement à plus de 500 mégawatts-crête (MWc) par an contre 50 MWc aujourd‘hui. Les “wafers”, produits avec une “empreinte carbone faible”, seraient notamment commercialisés sous forme de modules photovoltaïques dans le cadre des appels d‘offres lancés par le gouvernement français dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) visant à déployer de l‘ordre de 2,5 gigawatts-crête (GWc) par an de projets photovoltaïques. EDF a par ailleurs annoncé en décembre son intention de construire 30 GW de capacités de production photovoltaïques en France sur la période 2020-2035 dans le cadre d‘un “plan solaire” représentant environ 25 milliards d‘euros d‘investissements. La question est quand m^me celle du financement compte tenu de l’état des finances d’EDF !

EDF : un besoin de financement de 200 milliards d’ici une vingtaine d’années

EDF : un besoin de financement de 200 milliards d’ici une vingtaine d’années

 

EDF est malade de l’endettement, une maladie qui pourrait encore s’aggraver avec les  décisions de l’État de développer les énergies renouvelables (15 milliards en 5 ans, 25 milliards pour le solaire d’ici 2035), d’imposer le projet de construction de deux réacteurs nucléaires EPR au Royaume-Uni, à Hinkley Point, (investissement de 23 milliards d’euros partagé à deux tiers/un tiers entre EDF et le chinois CGN, déjà alliés pour la construction de deux réacteurs en Chine). Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles.   Du côté d’EDF, on  s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.   L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire (vers 2040). . En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.

 

Eclatement d’EDF ?

Eclatement d’EDF ?

 

L’hypothèse d’un éclatement d’EDF n’est pas impossible c’est même un scénario étudié par Bercy et par Nicolas Hulot. Il s’agirait d’isoler l’activité nucléaire dans une structure à part avec une régulation des prix qui permettrait de couvrir les coûts et de faire face notamment à la facture du Grand carénage qui doit permettre de prolonger les réacteurs d’au moins 10 ans. Une facture de 40 à 50 milliards. L’électricité produite par cette entité juridique autonome serait vendue ensuite aux sociétés qui commercialisent l’électricité, à EDF comme aux autres opérateurs. Au final évidemment c’est le consommateur qui paiera la facture. Ce scénario circule depuis de longs mois consistant à séparer les activités nucléaires d’EDF du reste du groupe que sont les énergies renouvelables, les services énergétiques et les 27 millions de clients. Sans aller jusqu’à un démantèlement qui soulèverait une fronde des syndicats, l’idée consiste à isoler les 58 réacteurs nucléaires dans une structure à part, qui resterait détenue par EDF. L’objectif serait ensuite de réguler la production électrique nucléaire. Concrètement, il s’agirait de garantir au parc nucléaire un prix qui évoluerait en fonction de ses coûts. Ce système existe déjà pour le réseau de lignes à haute tension RTE et pour Enedis qui distribue l’électricité jusqu’aux compteurs. Le régulateur de l’énergie contrôlerait ainsi les coûts et investissements du parc nucléaire pour fixer l’évolution de son tarif de vente. Il serait ensuite directement répercuter sur la facture des clients comme l’est le tarif de transport de l’électricité. « Garantir les prix est la seule solution pour donner de la visibilité à EDF, justifie un bon connaisseur du groupe. Le nucléaire ne peut plus dépendre des aléas de marché ».

EDF : nouvelle baisse des objectifs

EDF : nouvelle baisse des objectifs

 

L’action EDF qui déjà ne valait pas grand-chose (elle a perdu 90% de sa valeur) a encore chuté  de 12,01% à 10,33 euros soit sa plus forte baisse depuis l‘introduction en Bourse du groupe, le 18 novembre 2005.En cause la réduction de la demande électricité en France notamment mais surtout de nombreux réacteurs arraétés.  Aussi les incertitudes face au financement des énormes investissements à réaliser. La chute de 12% représente une perte de capitalisation boursière de quelque 4,2 milliards d‘euros par rapport à la clôture de vendredi, le titre affichant toutefois une hausse de 15,6% environ depuis le début de l‘année.  EDF table également pour 2018 sur un bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) compris entre 14,6 et 15,3 milliards d‘euros, contre 15,2 milliards au moins attendus précédemment. “C‘est une surprise complète”, a déclaré un analyste basé à Paris, ajoutant qu‘il attendait des précisions d‘EDF à l‘occasion de la publication de son chiffre d‘affaires à fin septembre, prévue mardi. Le groupe prévoit une moindre disponibilité de certaines tranches nucléaires au début de 2018, sans préciser combien de réacteurs seront concernés. Il avait déjà fait état mercredi dernier d‘un hiver rendu “compliqué” par des contrôles plus nombreux et plus longs que d‘habitude et par des difficultés de compétences chez certains fournisseurs, reconnaissant implicitement de possibles retards de redémarrages de réacteurs. EDF a aussi a précisé lundi que la consommation d’électricité devrait reculer en France l‘an prochain, sa filiale de distribution Enedis anticipait désormais une baisse des volumes acheminés de 0,3% en 2018, et que la rémunération de la capacité au Royaume-Uni devrait baisser. Le groupe estime que ses investissements nets – hors Linky, nouveaux développements et cessions d‘actifs – devraient être proches de 11 milliards d‘euros en 2018 (contre 10,5 milliards prévus précédemment). Cette prévision inclut une accélération des investissements dans les énergies renouvelables, ainsi que ceux programmés dans le parc nucléaire français et le réseau de distribution. Dans ce contexte, EDF accélère son plan de performance présenté en avril 2016, l‘objectif de réduction des “Opex” en 2018 par rapport à 2015 étant porté à 800 millions d‘euros au lieu de 700 millions précédemment. Le plan de cessions de 10 milliards, prévu pour la fin 2020, devrait en outre être achevé en quasi-totalité fin 2018. EDF, dont l‘Etat détient 83,4% du capital, avait abaissé fin octobre son objectif 2017 de production d’électricité d‘origine nucléaire, pour la deuxième fois cette année, et ajusté à la baisse son objectif d‘Ebitda à la suite du report du redémarrage de la centrale de Tricastin.

EDF: L’ASN confirme le feu vert à la cuve de l’EPR de Flamanville

EDF: L’ASN confirme le feu vert à la cuve de l’EPR de Flamanville

 

Comme il fallait s’y attendre en dépit des interrogations concernant en particulier le couvercle du réacteur, l‘Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé mercredi qu‘elle validait l‘aptitude au service de la cuve du réacteur nucléaire de type EPR en cours de construction à Flamanville (Manche). Cela avec une réserve de taille puisque l’autorité de sûreté nucléaire estime que ce couvercle ne pourra pas être utilisé au-delà de 2024. Coincée par les délais,  l’autorité de sûreté a donc été amenée à donner un avis favorable sous condition au lancement de la centrale de Flamanville. Une centrale qui pourrait démarrer dès l’année prochaine-et qui ne devrait pas faire l’objet d’objections de la part du ministre de l’écologie Nicolas Hulot. Un rapport attendu de longue date de l’IRSN, service technique de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), estime que la cuve du réacteur nucléaire qu’EDF construit à Flamanville (Manche) est apte à être utilisé, Malgré la présence de concentrations excessives de carbone – pouvant affaiblir l’acier dans le couvercle de la cuve du réacteur – celui-ci peut être exploité en toute sécurité, même s’il devra être surveillé pendant toute sa durée de vie. Un avis négatif de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) aurait été catastrophique pour EDF, parce qu’il aurait entraîné des milliards d’euros de surcoûts et des années de retard. Il aurait en effet fallu retirer la cuve du réacteur dont le dôme a été posé en 2013 et recouvert depuis par plusieurs milliers de tonnes de béton. Une décision favorable de l’ASN était  également une condition sine qua non pour un feu vert de la Commission européenne à son projet de rachat de l’activité de réacteurs d’Areva, qui a conçu l’EPR. Le gendarme du nucléaire français avait donné son feu vert de principe fin juin avant de lancer une consultation du public très formelle  sur l’équipement, pour lequel il avait exigé une longue série de contrôles de la part d‘EDF et d‘Areva après la découverte d‘une trop forte concentration en carbone dans certaines zones de la cuve, qui risquait de compromettre sa résistance. “L‘ASN considère que cette anomalie n‘est pas de nature à remettre en cause la mise en service de la cuve sous réserve de la réalisation de contrôles spécifiques lors de l‘exploitation de l‘installation”, a redit l‘ASN mercredi dans un avis. “La faisabilité de ces contrôles n’étant aujourd‘hui pas acquise pour le couvercle, l‘ASN considère que le couvercle actuel ne peut être utilisé au-delà de 2024”, a ajouté l‘autorité de contrôle, précisant avoir “recueilli plus de 13.000 commentaires” dans le cadre de la consultation du public.des commentaires qi comme dans plupart des consultations publiques ne changeront pas grand-chose.

EDF : un bénéfice relatif

EDF : un bénéfice relatif

 

EDF annonce un bénéfice de l’ordre de 2 milliards. Un bénéfice toutefois virtuel quand on connaît l’ampleur de l’endettement, le plan de cession d’actifs, le soutien de l’État dans différents domaines et surtout l’ampleur des investissements à réaliser.  . Pas sûr que cela soit suffisant pour faire remonter l’action qui a perdu 90 % de sa valeur Les baisses de respectivement 3,9% de la production nucléaire et de 16% pour l’hydroélectricité ont plombé les résultats d’EDF sur le premier semestre de l’année. Le chiffre d’affaires s’établit à 35,7 milliards d’euros (-2,6%), pour un bénéfice net en baisse de 3,7% à 2 milliards d’euros et un Ebitda qui chute de 21,8% à 7 milliards d’euros. Les « conditions de marché » ont également pesé sur ces résultats, notamment le dispositif de l’Arenh (accès régulé à l’énergie nucléaire historique) qui contraint l’opérateur national à vendre une partie de sa production à ses concurrents alternatifs à un prix régulé (aujourd’hui fixé à 42 euros le mégawattheure) alors qu’il a dû dans le même temps s’approvisionner à des tarifs de marché au plus haut afin de faire face à la demande de ses clients. En outre, la pression concurrentielle a rogné sur les marges de l’opérateur. Interrogé sur sa réaction à la décision du Conseil d’État de mettre un terme aux tarifs régulés du gaz jugés contraires au droit communautaire, le PDG de l’entreprise publique a tenu à souligner lors d’un point presse téléphonique les différences avec l’électricité. «Clairement le Conseil d’État signale qu’il perçoit différemment la situation du gaz et de l’électricité, a-t-il indiqué lors d’une conférence avec des analystes financiers, rappelant que l’électricité est à la fois un besoin essentiel pour les gens – alors que le gaz ne l’est pas  - et n’est pas substituable.» Pourtant, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot avait indiqué devant le Sénat mi-juillet que la France allait devoir obéir aux injonctions de Bruxelles concernant la suppression des tarifs réglementés pour les deux types d’énergie. «Il en va du gaz comme de l’électricité, à un moment ou à un autre, il faudra s’y plier», avait-il déclaré devant des sénateurs. En clair Hulot soutient la baisse des prix de l’électricité ! Une petite contradiction avec ses deux autres déclarations relatives au prix de l’énergie.

Cessions de capital, EDF pas concerné…..tu m’étonnes

Cessions de capital, EDF pas concerné…..tu m’étonnes

 

 

 

pas étonnant que le gouvernement n’envisage pas la vente de ses participations financières dans EDF compte de tenu de la situation catastrophique du producteur national d’électricité. L’action qui valit  80 € n’atteint même pas une valeur de 9 euros aujourd’hui. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité   Le groupe EDF ne devrait donc pas être concerné par les cessions de participations de l’Etat annoncées ces derniers jours par le gouvernement, a déclaré samedi à Reuters une source proche de la direction de l’électricien historique français. Le ministère de l’Economie et des Finances a confirmé vendredi que le gouvernement céderait dans les prochains mois des participations de l’Etat à hauteur de dix milliards d’euros, pour alimenter un fonds destiné à l’innovation. « Les signaux qu’on reçoit, c’est qu’on n’est pas du tout concernés », a cependant déclaré la source proche de la direction d’EDF en marge des rencontres économiques d’Aix-en-Provence. L’Etat possède 83,1% du capital d’EDF.

EDF: des investissements dans l’éolien

EDF: des investissements dans l’éolien

 

 

Deux raisons qui justifient les investissements importants d’EDF dans le secteur éolien. D’abord la volonté de ne pas apparaître comme essentiellement un lobby nucléaire. Cela d’autant plus que l’entreprise entend bien maintenir et même développer la part de production d’origine nucléaire, avec le grand carénage qui va prolonger de 20 ans le parc et la mise en service de Flamanville. Une sorte d’investissement image en quelque sorte ;  la seconde raison est économique car EDF et contraint de racheter à des promoteurs privés l’électricité d’origine éolienne  à trois fois le prix du marché. Mieux vaut donc pour EDF produit elle-même cette électricité même si la rentabilité est négative. EDF n’aura cependant pas à payer les profits que réalisent des promoteurs privés qui  investissent surtout à des fins spéculatives du fait du mécanisme de rachat de l’électricité éolienne. La consolidation du secteur de l’éolien va donc se poursuivre en France, a estimé mercredi EDF, à la veille de l’ouverture d’une offre de rachat des actions du spécialiste de l’éolien terrestre Futuren que le groupe ne détient pas encore. Après avoir déjà racheté 67% du capital de Futuren en juin, EDF a annoncé mardi une OPA simplifiée sur le solde des actions et des obligations convertibles (Oceane) de la société, ouverte du 6 au 19 juillet au prix de 1,15 euro par action et 9,37 euros par Oceane. Dans l’hypothèse où EDF rachèterait 100% de la société, l’ensemble de ces opérations représenterait un montant de 320 millions d’euros environ. « Le mouvement de consolidation ne va pas s’arrêter là », a déclaré mercredi lors d’une conférence de presse Antoine Cahuzac, directeur exécutif d’EDF en charge des énergies renouvelables, en évoquant le rachat de Quadran par Direct Energie et celui de la Compagnie du Vent par Engie. « Je suis prêt à prendre le pari qu’il y aura d’autres opérations de ce type dans le futur », a-t-il ajouté. « On a des ambitions assez fortes en France (…), on ne va pas faire des opérations à 320 millions d’euros tous les jours, mais on regarde ce qu’il se passe. » Futuren, ex-Theolia, exploite un portefeuille de parcs éoliens terrestres de 389 mégawatts (MW) pour son propre compte en France, en Allemagne, au Maroc et en Italie, et développe actuellement des projets représentant plus de 168 MW de capacités. Son rachat s’inscrit dans la stratégie d’EDF visant à quasiment doubler d’ici 2030 ses capacités en matière d’énergies renouvelables pour les porter à plus de 50 gigawatts (GW). Antoine Cahuzac a précisé que la part de marché d’EDF dans l’éolien en France atteignait quelque 12,5%, avec 1,4 GW de capacités installées, ce qui le place en position de n°2 du secteur derrière Engie. A terme, EDF vise environ 15% à 16% du marché français.EDF a également annoncé mercredi le rachat de l’allemand Offshore Wind Solutions, spécialisé dans l’exploitation-maintenance d’éoliennes en mer du Nord. Le montant de l’opération n’a pas été précisé. Fondée en 2014, OWS assure l’exploitation et la maintenance du parc éolien en mer de BARD Offshore 1, au large des côtes allemandes en mer du Nord, d’une puissance totale de 400 MW. L’acquisition d’OWS s’accompagne du renouvellement du contrat de maintenance de l’installation en mer, pour une durée de 10 ans, avec son propriétaire Ocean Breeze Energy, filiale du groupe bancaire italien Unicredit, a précisé EDF EN.

Hinkley Point EDF : nouveau dérapage

Hinkley Point  EDF : nouveau dérapage  

EDF a annoncé lundi estimer désormais à 19,6 milliards de livres sterling – 22,3 milliards d’euros environ au cours actuel – le coût à terminaison de la future centrale nucléaire britannique d’Hinkley Point, en hausse de 1,5 milliard, le projet risquant en outre de subir des retards. Comme déjà supposé,  la centrale nucléaire devrait donc  enregistrer un dérapage des coûts. Un dérapage toutefois à relativiser d’après certains experts dans la mesure où cette centrale est construite pour une soixantaine d’années.=.  La Grande-Bretagne, la France et la Chine ont signé en septembre dernier le contrat de construction de deux réacteurs, un projet initialement évalué à 18 milliards de livres (environ 21 milliards d’euros), après de longues négociations parfois tendues. Samedi, Le Monde a  fait état d’une « revue de projet », dont les résultats devraient être communiqués au comité stratégique et au conseil d’administration d’EDF en juillet ou après l’été. « Les premières conclusions, non retraitées ni soumises à discussion contradictoire, indiquent qu’il y aura bien un dérapage financier qui pourrait être imputable à la dérive du calendrier, indiquent plusieurs sources proches du dossier », écrit le journal. « Un dérapage chiffré entre 1 milliard et 3 milliards », précise encore Le Monde, qui évoque un démarrage de la centrale « sans doute pas avant 2027″. EDF, pour qui Hinkley Point représente un enjeu majeur sur le plan financier, est appelé à détenir 66,5% du projet tandis que le chinois CGN investit six milliards de livres pour en acquérir 33,5%. Le taux de rentabilité prévisionnel (TRI) du projet, qui prévoit deux réacteurs nucléaires de type EPR, est ainsi désormais estimé pour EDF à environ 8,5% contre environ 9% initialement. L’agence de notation Moody’s a estimé que les annonces d’EDF avaient « une incidence négative » sur le profil de crédit du groupe. Ces annonces illustrent aussi les risques que posent, pour EDF et son partenaire China General Nuclear Power Corporation (CGN), la construction de cette centrale et la nécessité d’assumer les conséquences financières d’une très longue phase de construction durant laquelle cet investissement ne génère pas de trésorerie, a ajouté Moody’s. Après des mois de négociations tendues, la Grande-Bretagne, la France et la Chine avaient signé en septembre 2016 le contrat de construction par EDF et le chinois CGN du projet Hinkley Point. Une partie des syndicats d’EDF avaient demandé le report du projet Hinkley Point en estimant qu’il mettait en péril les finances de l’entreprise. Le groupe français, qui détiendra 66,5% de la nouvelle centrale d’Hinkley Point au côté de CGN (33,5%), avait indiqué en mai 2016 que le projet comprenait une marge pour « scénarios extrêmes » qui pouvait augmenter son coût de 2,7 milliards de livres. Hinkley Point est considéré comme un projet clé pour relancer la filière nucléaire française à l’international. Quatre réacteurs de type EPR du groupe Areva sont en construction dans le monde : un en France à Flamanville (Manche) et un en Finlande, qui connaissent d’importants retards et surcoûts ; et deux en Chine, dont un au moins devrait être cette année le premier du genre à entrer en service. La nouvelle centrale d’Hinkley Point, la première qui sera mise en chantier en Europe depuis la catastrophe de Fukushima en 2011 et la première en Grande-Bretagne depuis 1995, devrait produire suffisamment d’électricité pour environ six millions de foyers pendant une durée estimée à 60 ans. En vertu d’un contrat conclu avec le gouvernement britannique, EDF bénéficiera d’un tarif garanti de rachat de l’électricité qui sera produite par la nouvelle centrale d’Hinkley Point, à 92,5 livres (105,4 euros) par mégawatt/heure pendant 35 ans. Ce prix, nettement supérieur aux prix de marché actuels, est garanti dans le cadre d’un mécanisme (« contract for difference ») prévoyant qu’EDF recevra un paiement complémentaire lorsque le prix de marché sera inférieur au tarif et qu’il devra rembourser un trop-perçu lorsque le prix du marché dépassera ce tarif.

Flamanville : démarrage fin 2018 (EDF)

 

Flamanville : démarrage fin 2018 (EDF)

Suite l’avis  de l’autorité de sûreté nucléaire, EDF prévoit le démarrage de la centrale nucléaire de Flamanville pour la fin de l’année prochaine. Laurent Thieffry, directeur du projet d’EPR à Flamanville (Manche), a déclaré mercredi lors d’une conférence téléphonique que le groupe confirmait prévoit un démarrage de l’EPR fin 2018 et que conformément aux demandes de l’ASN, EDF confirmait sa commande d’un nouveau couvercle réalisé au Japon.  L’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) a en effet officiellement déclaré la cuve du nouveau réacteur EPR de Flamanville apte au service. Après plus de deux ans de travaux d’experts, qu’EDF décrit comme un «programme d’essais sans précédent dans l’histoire du programme nucléaire», l’ASN ne considère pas nécessaire de remplacer les pièces de cette cuve avant le démarrage du réacteur prévu par EDF fin 2018. EDF devra procéder à des contrôles complémentaires pour s’assurer «de l’absence d’apparition ultérieure de défauts». Le problème étant que les contrôles en fonctionnement de l’équipement sont plus difficiles à réaliser sur le couvercle de la fameuse cuve. Résultat, il faudra remplacer ce couvercle, d’ici à 2024, précise l’ASN. «Nous prenons acte», indique EDF, qui entend cependant poursuivre ses efforts pour trouver les solutions d’un contrôle périodique efficace qui lui éviterait le remplacement de cette pièce. Cette opération coûterait une centaine de millions d’euros.  Le remplacement du couvercle sur site pourrait durer entre quatre et neuf mois

Engie et EDF concurrencés

Engie et EDF concurrencés

Chez les particuliers, «le nombre de sites en offre de marché continue de progresser à un rythme élevé», a indiqué la Commission de régulation de l’énergie dans son observatoire trimestriel du marché de détail, même si la marge de progression reste importante. Concernant l’électricité, 318.000 consommateurs résidentiels supplémentaires ont quitté les tarifs réglementés d’EDF sur les trois premiers mois de l’année. Cela porte à près de 4,88 millions sur 32,1 millions (soit 15,1%) le nombre de sites en offres de marché (c’est-à-dire à prix libres), généralement moins chères. La quasi-totalité d’entre eux (4,85 millions) ont opté pour un fournisseur alternatif à l’opérateur historique. L’ouverture du marché est encore plus avancée dans le gaz. Près de la moitié des sites (5,27 millions sur 10,6 millions) avaient choisi une offre de marché à la fin mars, ce qui représente 217.000 clients supplémentaires sur trois mois. Parmi ces sites, 2,56 millions avaient opté pour un fournisseur alternatif (25% de parts de marché) au géant français Engie (ex-GDF Suez), qui propose à la fois des tarifs réglementés ou des prix de marché. Chez les clients professionnels, l’ouverture à la concurrence a également progressé après un dernier semestre «relativement stable» en 2016, a souligné le gendarme de l’énergie. Du côté de l’électricité, environ un tiers des 5 millions de sites étaient en offre commerciale, soit une nette progression de 100.000 sites pour atteindre 1,65 million. Quelque 18,6% du total étaient chez des concurrents d’EDF. Dans le gaz, 88,7% des 663.000 sites s’étaient détourné des tarifs réglementés à la fin mars, dont 265.000 (39,9%) chez des fournisseurs alternatifs qui continuent à gagner des parts de marché. Pour les clients non résidentiels, les tarifs réglementés ont été supprimés pour ceux ayant une puissance électrique souscrite supérieure à 36 kVA ou dont la consommation gazière excède 30 mégawattheures (MWh) par an, dans un marché ouvert à la concurrence pour tous les consommateurs depuis le 1er juillet 2007.

 

Energie nucléaire : indispensable en France (EDF)

Energie nucléaire : indispensable en France (EDF)

En écho à la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de l’écologie le patron d’EDF a tenu à rappeler que le nucléaire était indispensable en France pas seulement maintenant mais pour des décennies. Une sorte de mise en cause de l’évolution de la politique énergétique décidée par Ségolène Royal. Effectivement aujourd’hui, 71% de la production d’électricité émane de l’énergie nucléaire, 14% de l’énergie hydraulique, 6% du gaz, 4% de l’énergie solaire, 3% de l’éolien, 1% des bioénergies et 1% du charbon. La loi de transition énergétique adoptée en août 2015 prévoit de baisser de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025.  Certes on ne peut qu’être d’accord avec la politique de transition énergétique qui vise d’une part à réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 10 ans,  d’autre part à développer les énergies alternatives. Un objectif ambitieux mais difficilement réalisable. Pour preuve dans les 20 ans à venir, on  ne fermera aucune centrale nucléaire et Fessenheim sera plus que  compensée par la mise en service de la centrale de Flamanville.  La durée de vie du parc actuel sera même prolongée d’une vingtaine d’années avec l’opération grand carénage. Du coup, les objectifs de la loi de transition énergétique paraissent assez hypothétiques puisqu’il est supposé par ailleurs que la demande sera réduite de 20% d’ici 2020-2025 et de 50% d’ici 2050. Pour tout dire,  cette loi présente davantage un caractère d’affichage qu’une dimension réellement opérationnelle. Pour parler plus clair,  elle a surtout été décidée pour satisfaire les écolos politisés et-ou- ésotériques et non pour constituer la base d’une politique énergétique. Pour gommer ses contradictions,  au moins en apparence,  la France développe un plan de développement d’éoliennes à la fois incongru, coûteux et dangereux pour l’environnement. En outre,  les conditions financières de ce plan constituent une aberration puisque la rentabilité des éoliennes est essentiellement fondée sur un tarif de rachat de l’électricité garanti par l’État supérieur de deux fois au prix du marché de l’électricité. (Une aide illégale d’après  la Cour de Justice de l’Union Européenne). On peut se demander, en l’état actuel des finances d’EDF, quel sera l’équilibre économique de ces projets. En effet la situation d’EDF est catastrophique et s’il  agissait d’une entreprise réellement privée, elle serait en faillite depuis longtemps (l’action d’EDF a perdu le tiers de sa valeur en quelques années et cela en dépit de la présentation d’un résultat relativement artificiel). L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme.  Il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % à 100% du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel le moment venu. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. Enfin avec le développement notamment des énergies alternatives, il faudra envisager la construction d’un nouveau réseau électrique pour collecter et redistribuer le courant. Pour raccorder des milliers de centrales de production d’électricité que seraient tous ces parcs éoliens disséminés sur le territoire, et pour éviter une instabilité des réseaux, ERDF a annoncé 40 milliards d’investissements dont 4000 km de lignes haute tension. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Globalement  il faudra trouver de l’ordre de 500 milliards d’ici 2050-2060. On se demande comment EDF pourra assurer dans ces conditions le rachat d’électricité d’origine éolienne au double du prix du marché. Il est vraisemblable que le développement d’autres énergies alternatives serait économiquement plus rentable  pour EDF, les clients et plus généralement la collectivité. On pense en particulier au développement d’énergies neutres voire positives des bâtiments industriels et agricoles et des résidences d’habitation via la filière photo voltaïque notamment. Aujourd’hui 75% de l’énergie primaire sont utilisés par le résidentiel, le tertiaire et le transport. Avec les bâtiments à énergie neutre ou positive on pourrait réduire cette part à 25 %. Contrairement à l’idée répandue,  les prix mondiaux de l’électricité ne s’inscriront pas dans une tendance haussière compte tenu de l’excédent de l’offre. Les baisses enregistrées du prix de l’électricité ces derniers temps sur le marché mondial en témoignent.  Du coup l’équilibre économique d’EDF s’en trouvera encore davantage perturbé et le rachat de l’énergie d’origine  éolienne au double du prix de ce marché encore plus intenable. D’autant que la concurrence des distributeurs va encore s’accroître (voir notamment les effets du regroupement Engie et l’entreprise allemande RWE).

EDF Fessenheim : le gouvernement doublement ridiculisé

EDF Fessenheim : le gouvernement doublement ridiculisé

 

 

Ségolène Royal a beau s’en défendre, le gouvernement a reçu une belle claque hier avec la décision du conseil d’administration d’EDF concernant le sort à réserver à la centrale de Fessenheim. Dans cette affaire,  le gouvernement s’est doublement ridiculisé. Il y a d’abord eu l’engagement de François Hollande de remettre en cause la politique nucléaire du pays mais qui dans les faits décidait de fermer seulement Fessenheim d’ici la fin de son mandat. .. En réalité,  il a ensuite indiqué que la centrale ne fermerait pas avant 2018 et pas avant que le relais ne soit pris par la mise en service de l’EPR de Flamanville. Une mise en service qui sera retardée entrainant le report de Fessenheim.  En dépit des menaces de Ségolène Royal, EDF  à l’égard a donc refusé d’annoncer clairement la fermeture de  Fessenheim. Ségolène Royal  fait semblant de se satisfaire de la décision d’EDF ;  la vérité, c’est qu’EDF se moque du gouvernement. EDF, une entreprise aux finances catastrophiques est portée  à bout de bras par l’État. Pour preuve, il a fallu faire une augmentation de capital en urgence pour boucher les trous (via la caisse de dépôt).  au-delà de la politique énergétique, cela démontre à l’évidence que le gouvernement ne gère pas grand-chose face à la puissance des lobbiss. Par ailleurs, la politique du gouvernement sur ce point comme sur bien d’autres, est totalement contradictoire.  Le conseil d’administration d’EDF a donc voté jeudi une motion ne permettant qu’une fermeture sous conditions de la centrale nucléaire de Fessenheim, dont François Hollande s’était pourtant engagé à obtenir l’arrêt avant la fin de son mandat. L’abrogation de l’autorisation d’exploiter Fessenheim ne prendra effet qu’à la mise en service de l’EPR de Flamanville 3 et il faudra que la fermeture de la centrale de Fessenheim soit à ce moment-là nécessaire au respect du plafond légal de production nucléaire fixé à 63,2 GW en France, précise le groupe dans un communiqué. D’abord promise par François Hollande pour 2016, la mise à l’arrêt définitive des deux réacteurs de 900 mégawatts de Fessenheim est désormais prévue pour fin 2018. « Sur cette période (2016-2018), le parc évoluera avec la mise en service de Flamanville 3 et la fermeture concomitante de Fessenheim », précise le groupe public d’énergie dans un communiqué. La ministre de l’Environnement et de l’Energie a immédiatement estimé que « le caractère inéluctable et irréversible du processus de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim [était] acté » !!! « L’État entérinera juridiquement cette décision dans les prochains jours », a fait savoir Ségolène Royal dans une déclaration diffusée alors que conseil d’administration était toujours réuni. Selon un représentant de la CGT, la motion adoptée laisse ouverte la possibilité de fermer une autre centrale nucléaire que Fessenheim. « C’est une résolution qui permet (au PDG d’EDF Jean-Bernard) Lévy de garder la face mais pas au gouvernement, pour qui c’est un véritable camouflet », a déclaré Laurent Langlard, porte-parole de la fédération CGT des mines et de l’énergie. Pour Greenpeace, les conditions posées par EDF sont inacceptables. « S’il faut attendre le « lancement » de l’EPR de Flamanville pour fermer officiellement Fessenheim, jamais la transition énergétique ne sera enclenchée en France et le risque d’accident nucléaire est renforcé », explique l’association de défense de l’environnement dans un communiqué. EDF a été condamnée le 8 mars par le tribunal de police de Guebwiller (Haut-Rhin) pour violation des « règles techniques générales » dans la gestion et la résolution d’un incident survenu à la centrale nucléaire de Fessenheim en 2015.

EDF-RTE : la CNP et la caisse de dépôts rachètent mais c’est l’Etat qui remet au pot

EDF-RTE : la CNP et la caisse de dépôts rachètent mais  c’est l’Etat qui remet au pot

Officiellement La Caisse des Dépôts et CNP Assurances ont annoncé avoir finalisé vendredi l’acquisition d’une participation indirecte de 49,9% du capital du gestionnaire du réseau français de transport d’électricité RTE. En fait c’est l’Etat qui remet au pot puisque la caisse de dépôts comme la CNP dépendent de l’Etat.  L’ouverture du capital de RTE s’inscrivait dans le cadre d’un programme de cessions d’environ dix milliards d’euros d’actifs à l’horizon 2020 de l’électricien public, lourdement endetté.. En fait pour alléger l’endettement d’EDF l’État consent à opérer un jeu d’écriture qui consiste à vendre la moitié de filiale RTE (réseau de transport d’électricité) à la Caisse des Dépôts (CDC) et à la CNP, . Une sorte de jeu d’écriture à l’intérieur des structures étatiques puisque la caisse de dépôt et la CNP dépendent  de l’Etat. De toute manière légalement RTE ne pouvait être vendue qu’à un acteur public. Pas sûr cependant que cette  opération soit suffisante à la fois pour désendetter EDF et pour lui permettre de faire face à ses énormes investissements. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Dans l’opération de vente de la moitié de RTE à la caisse de dépôt EDF pourra récupérer seulement 4 milliards d’euros Les montants évoqués pour: la valorisation totale de RTE avait a été fixée à 8,45 milliards d’euros, soit 1,5 milliard de plus que les premières propositions au début des négociations. Une très légère variation a cependant été enregistrée puisque dans l’intervalle, le tarif d’utilisation des réseaux – le Turp 5, qui fixe les conditions de rémunération des réseaux de transport et de distribution pour la période 2017-2021 – a été fixé. A l’arrivée, dans le cadre de la cession de 49,9% de RTE, EDF va percevoir un peu plus de 4 milliards d’euros. L’ouverture du capital de RTE entre dans le cadre du programme de cessions prévu par EDF – 10 milliards d’euros à l’horizon de 2020 – dédié à la réduction de son endettement et au financement de plusieurs lourds investissements. L’électricien doit racheter Areva NP, le pôle réacteurs et services d’Areva dans le cadre de la restructuration de la filière nucléaire française. Il mène également un programme de modernisation de ses centrales nucléaires – «le grand carénage» – et prévoit enfin de construire deux réacteurs de nouvelle génération EPR en Grande-Bretagne.

EDF rentable en 2018 ?

 

On se demande bien comment EDF pourrait être réellement rentable en 2018 comme le prévoit son président. Sans doute s’agit-il là d’une déclaration pour rassurer les investisseurs à l’occasion du lancement de l’opération d’augmentation du capital. Pour être rentable EDF devra sans doute procéder à des cessions d’actifs significatives. EDF a publié mardi des résultats 2016 pénalisés par la baisse des prix de marché de l’électricité et de sa production nucléaire en France mais le groupe estime que le rebond de ses performances en 2018 devrait lui permettre d’atteindre son objectif de flux de trésorerie (cash-flow) positif. Cet indicateur, qui traduit la capacité de l’électricien public à financer ses investissements et le dividende versé à ses actionnaires, s’est établi à -1,6 milliard d’euros en 2016 contre -2,1 milliards en 2015. EDF, dont l’Etat détient 85,6% du capital, a aussi fait savoir que son bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) devrait atteindre 15,2 milliards d’euros au moins en 2018. Pour 2017, il confirme que l’Ebitda reculera à un niveau compris entre 13,7 et 14,3 milliards d’euros, sous l’effet notamment de la baisse des prix de marché en France et au Royaume-Uni. « Cette année encore, EDF est rentable. Et pourtant, depuis bientôt 18 mois, nous faisons les frais de la cassure historique intervenue sur le marché de gros de l’électricité en Europe alors qu’au même moment notre exposition à ce marché de gros a triplé », a souligné son PDG Jean-Bernard Lévy, lors d’une conférence de presse. « 2017 est encore une année difficile (mais) devrait être le point bas de ce cycle ; et 2018, je m’y engage, sera l’année du rebond. » On voit mal comment le rebond pourrait effectivement être assuré compte tenu de la situation financière dramatique actuelle et surtout compte tenu des perspectives. L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme.  Du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. La situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls ». En clair EDF attend une recapitalisation rapide de l’Etat qui tarde (3  milliards) et un appui d’investisseurs pour l’instant très dubitatifs sur la rentabilité de l’entreprise.  

 

EDF : une augmentation de capital très hypothétique

EDF : une augmentation de capital très hypothétique

Une opération qui devrait être réalisée au cours du premier trimestre après avoir été reculée « en raison de conditions de marché favorable » . La question est de savoir si effectivement ces conditions se sont aujourd’hui améliorées. On vise une augmentation de capital de 4 milliards dont l’essentiel risque d’être assuré à hauteur de 3 milliards par l’État. De toute manière cette augmentation de capital sera bien insuffisante pour faire face à la situation financière catastrophique de l’électricien.  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme.  Du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. La situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls ». En clair EDF attend une recapitalisation rapide de l’Etat qui tarde (3  milliards) et un appui d’investisseurs pour l’instant très dubitatifs sur la rentabilité de l’entreprise.  Le groupe a toutefois précisé mercredi que l’opération serait réalisée d’ici à la fin du premier trimestre 2017, si les conditions de marché le permettent. « Elle n’a pas pour l’instant été réalisée parce que nous n’avions pas un contexte permettant de la réaliser », a dit Jean-Bernard Lévy lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’un Comité stratégique de filière nucléaire présidé par le secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue. « Pour qu’une augmentation de capital fonctionne bien, il faut qu’un certain nombre de feux soient au vert (…), que nous ayons rempli une certain nombre de conditions. Pour l’instant ces conditions n’ont pas été remplies », a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

 

« EDF : danger de mort » (François de Rugy)

« EDF : danger de mort » (François de Rugy)

 

 

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Le propos de François de Rugy, candidat écologiste à la primaire organisée par le PS est sans doute excessif mais l’analyse des finances d’EDF parait quand même pertinente. Témoins l’action qui  valait 32 € en 2005 et qui est passée sous la barre des 10 € ;  en cause, la prolongation de la durée de vie des centrales  pour un de  coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. , la dette de 40 milliards, les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Sans parler des coûts de démantèlement.  

 

« On a accumulé les dettes et (on) a devant nous un mur d’investissements (…) à 100 milliards d’euros, si l’on veut prolonger les centrales nucléaires. Donc moi je propose au contraire que ces 100 milliards d’euros, on les investisse dans le développement des énergies renouvelables », a expliqué le député de Loire-Atlantique, qui vise dans son programme d’arriver à 100% d’énergie renouvelable d’ici à 2050.   Il faut donc dire aux salariés d’EDF, oui on va fermer les centrales, on ne va pas vous mentir, on va le faire ensemble, vous serez tous reconvertis, vous serez tous gardés au sein de l’entreprise EDF », a-t-il ajouté.  Selon François de Rugy, « c’est d’ailleurs en faisant ce virage qu’on sauvera EDF, sans quoi (l’entreprise) risque de mourir à cause des boulets financiers qu’elle a aux pieds à cause du nucléaire ».       François de Rugy a aussi estimé que la fermeture de la centrale de Fessenheim, une promesse de campagne de François Hollande, était « tout à fait possible » d’ici la fin du quinquennat. « Il est encore temps de le faire avant la fin du mandat », a-t-il déclaré.

EDF: Nouveau Plongeon en bourse après un avertissement sur résultats

EDF: Nouveau Plongeon  en bourse après un avertissement sur résultats

Compte tenu des dernières informations relatives aux prévisions financières il y a tout  tout lieu de craindre un nouveau plongeon pour le cours de l’action EDF. Une action qui lors  de son introduction en bourse en 2005 valait 32 € et qui est passée sous la barre des 10 € ;  en cause, la baisse mondiale du prix de l’électricité et la sous-estimation de nombre de dépenses par l’électricien.-Cette dégringolade s’explique notamment par la défiance des investisseurs vis-à-vis des capacités de l’électricien à résister à un contexte de baisse des prix du marché d’une part et à faire face aux investissements colossaux qui l’attendent d’autre part. « La visibilité est tellement faible sur le montant total des coûts et des investissements à supporter dans les années à venir, dans un contexte de baisse des prix de gros de l’électricité, qu’il est impossible d’avoir une vue précise de la faculté de résistance du bilan de l’électricien », écrit dans une note le courtier Aurel BGC. Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles ;  ce que viendrait de décider, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal qui « accèderait » à la demande d’EDF visant à prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises de 40 à 50 ans. Cette annonce fixée par un décret pluriannuel de l’énergie serait quasiment rédigée.   Du côté d’EDF, cette mesure était attendue alors que la société s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.  Récemment le patron d’EDF à ouvert la porte à de nouvelles modalités de financement du nucléaire. Et pour cause !  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.

Recapitalisation d’EDF : contexte pas assez favorable ! Un euphémisme

Recapitalisation d’EDF : contexte pas assez favorable ! Un euphémisme

 

D’après le patron d’EDF Jean-Bernard Lévy le contexte n’aurait pas été assez favorable pour envisager la recapitalisation prévue de l’entreprise. Une formule très vague qui masque mal la situation financière catastrophique de l’électricien.  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme.  du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. La situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls ». En clair EDF attend une recapitalisation rapide de l’Etat qui tarde (3  milliards) et un appui d’investisseurs pour l’instant très dubitatifs sur la rentabilité de l’entreprise.  Le groupe a toutefois précisé mercredi que l’opération serait réalisée d’ici à la fin du premier trimestre 2017, si les conditions de marché le permettent. « Elle n’a pas pour l’instant été réalisée parce que nous n’avions pas un contexte permettant de la réaliser », a dit Jean-Bernard Lévy lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’un Comité stratégique de filière nucléaire présidé par le secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue. « Pour qu’une augmentation de capital fonctionne bien, il faut qu’un certain nombre de feux soient au vert (…), que nous ayons rempli une certain nombre de conditions. Pour l’instant ces conditions n’ont pas été remplies », a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

EDF-RTE : jeu d’écriture avec la Caisse des Dépôts

EDF-RTE : jeu d’écriture avec  la Caisse des Dépôts

Pour alléger l’endettement d’EDF l’État consent à opérer un jeu d’écriture qui consiste à vendre la moitié de filiale RTE (réseau de transport d’électricité) à la Caisse des Dépôts (CDC), avec laquelle il était en négociations exclusives. Une sorte de jeu d’écriture à l’intérieur des structures étatiques puisque la caisse de dépôt dépend de l’Etat. De toute manière légalement RTE ne pouvait être vendue qu’à un acteur public. Pas sûr cependant que cette  opération soit suffisante à la fois pour désendetter EDF et pour lui permettre de faire face à ses énormes investissements. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Dans l’opération de vente de la moitié de RTE à la caisse de dépôt EDF pourra récupérer seulement 4 milliards d’euros Les montants évoqués pour: la valorisation totale de RTE avait a été fixée à 8,45 milliards d’euros, soit 1,5 milliard de plus que les premières propositions au début des négociations. Une très légère variation a cependant été enregistrée puisque dans l’intervalle, le tarif d’utilisation des réseaux – le Turp 5, qui fixe les conditions de rémunération des réseaux de transport et de distribution pour la période 2017-2021 – a été fixé. A l’arrivée, dans le cadre de la cession de 49,9% de RTE, EDF va percevoir un peu plus de 4 milliards d’euros. L’ouverture du capital de RTE entre dans le cadre du programme de cessions prévu par EDF – 10 milliards d’euros à l’horizon de 2020 – dédié à la réduction de son endettement et au financement de plusieurs lourds investissements. L’électricien doit racheter Areva NP, le pôle réacteurs et services d’Areva dans le cadre de la restructuration de la filière nucléaire française. Il mène également un programme de modernisation de ses centrales nucléaires – «le grand carénage» – et prévoit enfin de construire deux réacteurs de nouvelle génération EPR en Grande-Bretagne.

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