Archive pour le Tag 'EDF'

Production Électricité : situation tendue mais EDF confiant

Production Électricité : situation tendue mais EDF confiant

 

 

La crise sanitaire a nourri certaines interrogations quant à la capacité de production d’électricité d’EDF. En effet,  cette de crise a paralysé pendant un temps la mise aux normes et l’entretien de centrales nucléaires. La situation se régularise progressivement. EDF considère que la situation est tendue mais se montre quand même confiante. Tout dépendra en faite des rigueurs de l’hiver et des évolutions de la consommation d’électricité supplémentaire du fait des mesures restrictives prises comme par exemple les dépenses concernant le chauffage électrique.

EDF ne prend pas à ce stade de nouveaux engagements en matière de production nucléaire en France pour 2021 et 2022, a-t-il ajouté lors d’un point sur l’avancement de son plan d’amélioration des performances de la filière nucléaire française.

L’impact de la crise du coronavirus sur le chantier EPR de Flamanville est pour le moment vu comme “tout à fait modéré”, a de son côté précisé Xavier Ursat, directeur exécutif d’EDF en charge de la direction “ingénierie et projets nouveau nucléaire ”directeur projets “nouveau nucléaire”.

Il a également déclaré que le coût de l’EPR 2 serait réduit d’environ 30% par rapport à celui de Flamanville.

Hydroélectricité : EDF souhaite les mêmes avantages que pour les éoliennes et le photovoltaïque

Hydroélectricité : EDF souhaite les mêmes avantages que pour les éoliennes et le photovoltaïque

 

EDF serait prêt à développer l’ Hydroélectricité en France au-delà même des objectifs prévus dans la programmation énergétique dite PPE. Pour cela elle souhaite que cet objectif soit intégré dans le plan de relance économique. En outre EDF voudrait une clarification des conditions de régulation c’est-à-dire savoir si se mettra en place une concurrence qui risque de déstabiliser le marché. Enfin EDF voudrait bénéficier des mêmes avantages que les éoliennes et le photovoltaïque portés bout de bras par l’État et financés par tous les usagers de l’électricité.

EDF a envisagé ces dernières années de construire des installations pouvant représenter jusqu’à un gigawatt de puissance supplémentaire et un milliard d’euros d’investissements dans la vallée de la Truyère (Massif central) dans le cadre d’une prolongation de concession. Mais la commission européenne ne s’est pas encore prononcée et semble vouloir installer une concurrence déstabilisatrice pour EDF. L’entreprise serait prête à isoler l’activité hydroélectrique dans une structure propre qui pourrait s’intituler EDF Azur ( il y aurait aussi une entité propre pour la production nucléaire et une autre entité pour la distribution laquelle serait soumise à concurrence).

La question est évidemment stratégique car la production littéraire électrique est loin d’être marginale, et l’ hydroélectricité est dominante en matière d’énergies renouvelables.

La part des énergies renouvelables dans la production nette d’électricité atteignait 20,3 % en 2019 (hydroélectricité : 10,3 %, éolien : 6,3 %, solaire : 2,2 %, bioénergies : 1,4 %.

Le groupe EDF est le premier exploitant du parc hydroélectrique français avec environ 80% des capacités de production – soit quelque 21 gigawatts répartis entre 500 centrales et près de 300 concessions -, loin devant Engie, numéro deux du secteur à travers sa participation dans la Compagnie nationale du Rhône (CNR) et sa filiale SHEM (Société hydroélectrique du Midi).

A fin 2020, 16 concessions d’EDF représentant 2,5 GW seront échues et dans l’attente d’une décision européenne.

La mise en concurrence du parc hydraulique français est un serpent de mer depuis l’annonce en 2010 d’une série d’appels d’offres pour dix barrages représentant 20% de la puissance hydroélectrique du pays, conformément à des directives européennes, qui ne s’est jamais concrétisée.

EDF : le découpage par appartement de l’entreprise

EDF : le découpage par appartement de l’entreprise

 

Initialement on avait prévu le découpage en deux avec d’un côté la production et de l’autre la distribution ouverte davantage à la concurrence. Maintenant, on envisage de couper en trois l’entreprise en mettant aussi à part les activités de production hydroélectrique d’EDF .

Ce qui est en cause c’est la position hégémonique d’EDF est aussi ses piètres performances financières voire techniques pour l’EPR. Ce dossier se négocie avec l’union européenne. Indéniablement la gestion globale de d’EDF  laisse à désirer et elle a aussi perdu en maîtrise technique.

Ceci étant, EDF a longtemps été une vache à lait pour l’État qui a pompé les retours financiers. Ce qui explique aussi le manque d’investissement et maintenant une mise à niveau très coûteuse. Le problème pour l’avenir sera assez comparable à celui des télécoms. En effet, on a confié la gestion du réseau cuivre, c’est-à-dire la production technique hard à Orange et on a favorisé le développement de la privatisation des services. Le problème c’est que le réseau cuivre n’a jamais été entretenu par Orange ou alors à la marge car les opérateurs autres qu’Orange ne voulaient pas payer pour une infrastructure pourtant indispensable.

Le problème risque de ce reproduire EDF réduite à la fonction de production. Tout dépendra de la rémunération et des tarifs de cette production. Ou alors il faudra sérieusement recapitaliser EDF à la fois face à un mur de dettes actuelles et de dettes futures pour sécuriser les centrales et les mettre aux nouvelles normes aussi à investir dans les EPR.

 

En l’état actuel du dossier on envisage un EDF Bleu regroupant le nucléaire, les barrages et RTE et un EDF Vert regroupant les énergies renouvelables et Enedis), un nouveau scénario à l’étude consisterait à loger l’activité hydraulique dans un troisième pôle, EDF Azur.

 

Avenir EDF : le découpage par appartement

Avenir EDF : le découpage par appartement

 

Initialement on avait prévu le découpage en deux avec d’un côté la production et de l’autre la distribution ouverte davantage à la concurrence. Maintenant, on envisage de couper en trois l’entreprise en mettant aussi à part les activités de production hydroélectrique d’EDF .

Ce qui est en cause c’est la position hégémonique d’EDF est aussi ses piètres performances financières voire techniques pour l’EPR. Ce dossier se négocie avec l’union européenne. Indéniablement la gestion globale de d’EDF  laisse à désirer et elle a aussi perdu en maîtrise technique.

Ceci étant, EDF a longtemps été une vache à lait pour l’État qui a pompé les retours financiers. Ce qui explique aussi le manque d’investissement et maintenant une mise à niveau très coûteuse. Le problème pour l’avenir sera assez comparable à celui des télécoms. En effet, on a confié la gestion du réseau cuivre, c’est-à-dire la production technique hard à Orange et on a favorisé le développement de la privatisation des services. Le problème c’est que le réseau cuivre n’a jamais été entretenu par Orange ou alors à la marge car les opérateurs autres qu’Orange ne voulaient pas payer pour une infrastructure pourtant indispensable.

Le problème risque de ce reproduire EDF réduite à la fonction de production. Tout dépendra de la rémunération et des tarifs de cette production. Ou alors il faudra sérieusement recapitaliser EDF à la fois face à un mur de dettes actuelles et de dettes futures pour sécuriser les centrales et les mettre aux nouvelles normes aussi à investir dans les EPR.

 

En l’état actuel du dossier on envisage un EDF Bleu regroupant le nucléaire, les barrages et RTE et un EDF Vert regroupant les énergies renouvelables et Enedis), un nouveau scénario à l’étude consisterait à loger l’activité hydraulique dans un troisième pôle, EDF Azur.

 

EDF: un méga emprunt « vert »… qui le plombe en Bourse

EDF:  un méga emprunt « vert »… qui le plombe en Bourse

 

Compte tenu de la situation financière d’EDF il n’est pas étonnant que le lancement de sa très grosse émission d’obligations convertibles en actions ait   pesa sur le cours de l’entreprise. En outre, il s’agissait d’un emprunt d’un montant assez considérable de 2,5 milliards.

Visiblement le caractère vert de l’emprunt n’a pas convaincu les observateurs de la solidité financière de l’entreprise. «  le cours de son action accusait en effet la plus forte baisse du SBF 120, pénalisé (-7,81% à 8,15 euros) par l’effet potentiellement dilutif de cette première émission d’obligations convertibles du groupe.

En outre, la chute de la production d’électricité nucléaire en août 2020, qui s’établit à 22,9 TWh, en baisse de 4,8 TWh par rapport à celle d’août 2019, en lien principalement avec les impacts de la crise du coronavirus, a également contribué à faire reculer le titre, selon des analystes.

Le côté vert de l’emprunt peut aussi faire douter compte tenu du flou de l’affectation.

« Il est trop tôt pour dire à quels projets précis ces fonds seront alloués », a indiqué EDF, interrogé par l’AFP. Mais cette émission obligataire permettra à l’électricien d’atteindre son objectif, fixé en 2015, de doubler sa capacité nette installée de production d’énergies renouvelables pour la porter à 50 gigawatts en 2030.

 

EDF et Jinko :une centrale solaire la plus puissante au monde à Abu Dhabi

EDF et Jinko :une centrale solaire la plus puissante au monde à Abu Dhabi

 

 

Groupe EDF a annoncé que le consortium constitué de sa filiale EDF Renouvelables et de Jinko Power Technologie Co. Ltd, leaders mondiaux des énergies renouvelables, a remporté l’appel d’offres pour le projet photovoltaïque d’Al Dhafra à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. La future centrale, d’une capacité installée de 2 GW, sera la plus puissante au monde et alimentera en électricité l’équivalent de 160 000 foyers locaux chaque année.

Le consortium précise que ce projet est réalisé en partenariat public-privé (PPP). Ainsi, EDF Renouvelables et Jinko Power détiendront chacun 20% des parts du projet. Les 60% restants seront détenus par les deux principaux acteurs publics du secteur de l’électricité à Abu Dhabi que sont TAQA et Masdar.

« avec un coût moyen de production de l’électricité de 1,35 cent USD par kilowattheure ».

L’énergie solaire a bénéficié ces dernières années d’une forte chute des coûts, tandis que des projets de plus en plus gigantesques se sont développés.

Le parc de Bhadla en Inde représente ainsi une capacité installée totale de plus de 2,2 GW, ce qui en ferait le plus puissant au monde. Mais il s’agit d’un complexe avec des lots successifs remportés par plusieurs acteurs.

« Al Dhafra est le plus puissant projet solaire qui sera raccordé en un point », souligne-t-on chez EDF Renouvelables.

Riches en pétrole et en gaz, les Emirats arabes unis veulent diversifier leur bouquet énergétique en développant notamment les renouvelables mais aussi le nucléaire. Le pays explique vouloir produire 50% de son énergie à partir de sources « propres » d’ici 2050.

 

EDF : plan d’économies Mimosa

 EDF :  plan d’économies Mimosa

 

Plusieurs éléments viennent bousculer EDF. D’abord il y a l’insatisfaction du gouvernement vis-à-vis des retards enregistrés dans la filière EPR. Le dépassement des délais évidemment mais aussi de la facture « Je ne suis pas satisfait », avait  martelé le ministre de l’Economie Bruno Lemaire lors d’une conférence presse organisée à l’occasion de la remise d’un audit de la filière.

Début octobre, EDF a notamment revu en hausse de 1,5 milliard d’euros le coût de construction de la centrale EPR de Flamanville, dans la Manche, désormais évalué à 12,4 milliards d’euros. Selon le rapporteur Jean-Martin Folz, les difficultés du groupe sur le site de Flamanville sont dues à des estimations initiales irréalistes, à un manque de « culture de la qualité » et, encore plus grave, à une perte de compétence, rapporte Le Figaro.

Le second élément est d’ordre organisationnel ,il concerne ce qu’on appelle le projet Hercule. Un projet qui vise à séparer les activités de production et celles  de distribution. En gros,  EDF conserverait le pôle production et la distribution serait assurée par des filiales ou par des entreprises privées. Il y a enfin un plan interne d’économie qui pourrait comprendre des réorganisations , une gestion plus rigoureuse aussi la session éventuelle d’actifs comme les parts d’ENEDIS.  Le  plan – nommé « Mimosa » ( plan d’économies interne) – devrait s’établir entre deux et trois milliards d’euros mais que les leviers d’économies n’étaient pas encore officiellement identifiés à ce stade.

« C’est plutôt pour l’instant un appel à serrer les boulons de la part de la direction financière dans les différentes entités », a dit l’une des sources.

 

Confirmant le principe du plan, un porte-parole d’EDF a déclaré qu’il était trop tôt pour entrer dans les détails, tant au niveau du montant que du contenu, mais que le groupe devrait pouvoir en dire plus à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels, le 30 juillet.

« Certains ont entendu parler d’un plan d’économies baptisé ‘Mimosa’ [...]. Tout en réduisant certaines dépenses, nous n’abandonnons aucun de nos grands projets », a indiqué le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, dans le journal interne d’EDF daté du 3 juillet, que Reuters a pu consulter.

« Nous ne renoncerons à rien d’essentiel, mais dans quelques cas nous retarderons certaines dépenses, nous étudierons certains actifs du groupe si c’est nécessaire, et nous serons très attentifs à ce qui n’est pas immédiatement indispensable », a-t-il précisé.

 

EDF: Des députés veulent être associés à la réorganisation

EDF: Des députés veulent être associés à la réorganisation         

 

EDF a présenté en 2019 les grandes lignes de son projet de réorganisation, nommé “Hercule”, visant à renforcer ses capacités d’investissement et de financement et selon lequel il pourrait filialiser et introduire sur le marché de façon minoritaire ses activités aval et de services, ainsi que son pôle d’énergies renouvelables et sa filiale de distribution (Enedis), regroupés dans un ensemble appelée “Vert”.

Le projet, envisagé seulement sous réserve que la réforme de la régulation aboutisse, prévoit que cet ensemble “Vert” resterait majoritairement détenu et contrôlé par la maison-mère – appelée “Bleu” – qui porterait elle-même directement l’ensemble des activités nucléaires et le parc hydraulique d’EDF.

 

Mais  le Parlement devra être associé aux travaux relatifs à la réorganisation potentielle d’EDF qui aura notamment à préserver les missions de service public du groupe, selon les préconisations d’un rapport de l’Assemblée nationale publié mercredi.

Dans une série de propositions faites en vue du futur plan de relance, le groupe de travail sur l’énergie de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée estime que “dans l’éventualité d’une reprise des travaux”, il faudra “associer le Parlement à ces travaux, en particulier les commissions des affaires économiques des deux assemblées”.

La réorganisation potentielle d’EDF devra en outre “veiller à prévoir une place spécifique au réseau de distribution et à la préservation du service public, dont la crise a montré la pertinence et le caractère indispensable”, poursuit le rapport, présenté par Marie-Noëlle Battistel (Parti socialiste), Philippe Bolo (MoDem) et Anthony Cellier (LaREM).

Le document préconise aussi de relancer “dès que possible” les discussions en France et avec la Commission européenne sur la réforme du dispositif de l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh), réclamée de longue date par EDF, notamment pour “donner aux acteurs une visibilité sur le calendrier d’application de la nouvelle régulation proposée et prévoir une période de transition adaptée”.

EDF résilie ses contrats avec Total Direct , Arenh et deux autres fournisseurs d’électricité

EDF résilie ses contrats avec Total Direct , Arenh et deux autres fournisseurs d’électricité

 

Après les décisions des tribunaux de commerce, il était prévisible que EDF remettrait en cause l’accord d’accès régulé à l’électricité. On se demande bien ce qui pouvait  rester de ce fameux accord cadre de l’accès régulé à l’électricité  qui permet à des concurrents d’EDF d’acheter à bas prix quand ceux du marché sont élevés et inversement d’acheter plus cher quand les prix du marché sont bas. EDF a été condamné pour force majeure par un tribunal de commerce qui en fait sauter l’esprit même de l’accès régulé à l’électricité. Total a déjà fait condamner EDF come  Gazel Energie dans le cadre de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh),

Dans son ordonnance de référé, que Reuters a pu consulter mercredi, le président du tribunal considère que les conditions de la force majeure “sont manifestement réunies” et condamne EDF à verser 25.000 euros à Gazel Energie au titre des frais de procédure.

Cette décision intervient après un jugement similaire favorable à Total Direct Energie, intervenu jeudi.

La filiale de Total et Gazel Energie cherchaient depuis mi-mars à obtenir la suspension d’une partie au moins de leurs contrats d’Arenh en faisant valoir que, sous l’effet du coronavirus et des mesures de confinement, ils disposaient d’un surplus d’électricité qu’ils devaient écouler sur le marché à un prix bien inférieur à celui auquel ils l’avaient acheté. Le problème c’est que le même accord leur permettait d’acheter de l’électricité avoir pris quand les prix de marché sont élevés. Le problème sans doute ce que les tribunaux de commerce est assimilé au tonneau des Danaïdes et qu’on peut lui imposer des conditions qui viennent encore un peu plus aggraver la situation financière.

Réclamant l’activation d’une clause de force majeure qui leur permettrait de mettre fin aux livraisons des volumes d’Arenh et de s’approvisionner sur le marché à un prix beaucoup plus bas, ils s’étaient vu opposer une fin de non-recevoir par l’électricien public, ainsi que par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et le Conseil d’Etat.

Gazel Energie est une ex-filiale de l’allemand Uniper désormais détenue par la holding EPH, propriété du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.

Selon l’ordonnance du tribunal de commerce, la société a indiqué qu’elle faisait appel à l’Arenh à hauteur de 60% de ses approvisionnements en moyenne et que, contrainte de revendre cette électricité à prix cassé, ses pertes s’élevaient à 300.000 euros par mois et risquaient de “mettre en péril son existence”.

Afin de limiter les conséquences pour EDF, Gazel Energie s’est cependant engagée à restituer à l’électricien public l’écart entre le prix de l’Arenh (42 euros par mégawatt-heure) et le prix de marché pour l’électricité issue de l’Arenh consommée pendant la suspension du contrat.

Résultat de l’opération , de fait  la logique de l’accord-cadre accès régulé à l’électricité d’EDF va sans doute sauter.

 

Nucléaire : EDF la dalle du réacteur n°2 de Hinkley Point réalisé

Nucléaire : EDF  la dalle du réacteur n°2 de Hinkley Point réalisée

Achèvement  du radier du réacteur n°2, conformément au calendrier qu’ils s’étaient fixé et malgré l’impact du coronavirus.

Une organisation spécifique incluant une réduction de la main-d’oeuvre a été mise en place dans le contexte de la pandémie et d’importants gains de productivité et de temps ont été enregistrés entre le radier du réacteur n°1 et celui du réacteur n°2, ont souligné les deux groupes dans un communiqué commun.

Ces gains ont notamment été permis par la préfabrication d’éléments à échelle industrielle dans des ateliers spécialement construits sur site, ainsi que par le recours à la modélisation numérique.

Le radier est une plate-forme en béton armé sur laquelle reposera l’îlot nucléaire, dont la construction va pouvoir commencer. Il a été achevé dans le respect d’un calendrier fixé il y a plus de quatre ans, ont souligné EDF et CGN.

Hinkley Point C, porté à 66,5% par EDF et 33,5% par CGN, aura une capacité de 3,2 gigawatts devant lui permettre de couvrir à terme 7% environ de la demande britannique d’énergie, soit la consommation en électricité d’environ 6 millions de foyers.

EDF a relevé en septembre son estimation du coût de la centrale, aujourd’hui estimé entre 21,5 et 22,5 milliards de livres sterling, qui doit commencer à produire de l’électricité fin 2025 mais dont le groupe a déjà souligné les risques de retard.

 

Nucléaire : EDF la dalle du réacteur n°2 de Hinkley Point réalisé

Nucléaire : EDF  la dalle du réacteur n°2 de Hinkley Point réalisé

Achèvement  du radier du réacteur n°2, conformément au calendrier qu’ils s’étaient fixé et malgré l’impact du coronavirus.

Une organisation spécifique incluant une réduction de la main-d’oeuvre a été mise en place dans le contexte de la pandémie et d’importants gains de productivité et de temps ont été enregistrés entre le radier du réacteur n°1 et celui du réacteur n°2, ont souligné les deux groupes dans un communiqué commun.

Ces gains ont notamment été permis par la préfabrication d’éléments à échelle industrielle dans des ateliers spécialement construits sur site, ainsi que par le recours à la modélisation numérique.

Le radier est une plate-forme en béton armé sur laquelle reposera l’îlot nucléaire, dont la construction va pouvoir commencer. Il a été achevé dans le respect d’un calendrier fixé il y a plus de quatre ans, ont souligné EDF et CGN.

Hinkley Point C, porté à 66,5% par EDF et 33,5% par CGN, aura une capacité de 3,2 gigawatts devant lui permettre de couvrir à terme 7% environ de la demande britannique d’énergie, soit la consommation en électricité d’environ 6 millions de foyers.

EDF a relevé en septembre son estimation du coût de la centrale, aujourd’hui estimé entre 21,5 et 22,5 milliards de livres sterling, qui doit commencer à produire de l’électricité fin 2025 mais dont le groupe a déjà souligné les risques de retard.

 

EDF encore condamné pour vendre trop cher quand les prix sont bas

 EDF encore condamné pour vendre trop cher quand les prix sont bas

 

On se demande bien ce qui restera de ce fameux accord cadre de l’accès régulé à l’électricité  qui permet à des concurrents d’EDF d’acheter à bas prix quand ceux du marché sont élevés et inversement d’acheter plus cher quand les prix du marché sont bas. C’est la seconde fois qu’EDF est condamné pour force majeure par un tribunal de commerce qui en fait sauter l’esprit même de l’accès régulé à l’électricité. Total a déjà fait condamner EDF come  Gazel Energie dans le cadre de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh),

Dans son ordonnance de référé, que Reuters a pu consulter mercredi, le président du tribunal considère que les conditions de la force majeure “sont manifestement réunies” et condamne EDF à verser 25.000 euros à Gazel Energie au titre des frais de procédure.

Cette décision intervient après un jugement similaire favorable à Total Direct Energie, intervenu jeudi.

La filiale de Total et Gazel Energie cherchaient depuis mi-mars à obtenir la suspension d’une partie au moins de leurs contrats d’Arenh en faisant valoir que, sous l’effet du coronavirus et des mesures de confinement, ils disposaient d’un surplus d’électricité qu’ils devaient écouler sur le marché à un prix bien inférieur à celui auquel ils l’avaient acheté. Le problème c’est que le même accord leur permettait d’acheter de l’électricité avoir pris quand les prix de marché sont élevés. Le problème sans doute ce que les tribunaux de commerce est assimilé au tonneau des Danaïdes et qu’on peut lui imposer des conditions qui viennent encore un peu plus aggraver la situation financière.

Réclamant l’activation d’une clause de force majeure qui leur permettrait de mettre fin aux livraisons des volumes d’Arenh et de s’approvisionner sur le marché à un prix beaucoup plus bas, ils s’étaient vu opposer une fin de non-recevoir par l’électricien public, ainsi que par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et le Conseil d’Etat.

Gazel Energie est une ex-filiale de l’allemand Uniper désormais détenue par la holding EPH, propriété du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.

Selon l’ordonnance du tribunal de commerce, la société a indiqué qu’elle faisait appel à l’Arenh à hauteur de 60% de ses approvisionnements en moyenne et que, contrainte de revendre cette électricité à prix cassé, ses pertes s’élevaient à 300.000 euros par mois et risquaient de “mettre en péril son existence”.

Afin de limiter les conséquences pour EDF, Gazel Energie s’est cependant engagée à restituer à l’électricien public l’écart entre le prix de l’Arenh (42 euros par mégawatt-heure) et le prix de marché pour l’électricité issue de l’Arenh consommée pendant la suspension du contrat.

Résultat de l’opération , de fait  la logique de l’accord-cadre accès régulé à l’électricité d’EDF va sans doute sauter.

Réforme EDF : une usine à gaz !

Réforme EDF : une usine à gaz !

Pour simplifier ,le projet du gouvernement vise à séparer la production qui resterait maîtrise de l’État de la distribution qui ,elle, pourrait être privatisée. Le projet repose sur le principe d’une meilleure couverture des coûts de production avec l’illusion que les consommateurs seront protégés.  Le gouvernement veut réformer la régulation du parc nucléaire français afin de garantir la couverture des coûts d’EDF tout en préservant les consommateurs de hausses de prix trop élevé. L’hypothèse d’un éclatement d’EDF n’est pas impossible t. Il s’agirait d’isoler l’activité nucléaire dans une structure à part avec une régulation des prix qui permettrait de couvrir les coûts et de faire face notamment à la facture du Grand carénage qui doit permettre de prolonger les réacteurs d’au moins 10 ans. Une facture de 40 à 50 milliards. L’électricité produite par cette entité juridique autonome serait vendue ensuite aux sociétés qui commercialisent l’électricité. Au final ,évidemment c’est le consommateur qui paiera la facture. Ce scénario circule depuis de longs mois consistant à séparer les activités nucléaires d’EDF du reste du groupe que sont les énergies renouvelables, les services énergétiques et les 27 millions de clients. Sans aller jusqu’à un démantèlement qui soulèverait une fronde des syndicats, l’idée consiste à isoler les 58 réacteurs nucléaires dans une structure à part, qui resterait détenue par EDF. L’objectif serait ensuite de réguler la production électrique nucléaire. Concrètement, il s’agirait de garantir au parc nucléaire un prix qui évoluerait en fonction de ses coûts. Ce système existe déjà pour le réseau de lignes à haute tension RTE et pour Enedis qui distribue l’électricité jusqu’aux compteurs. Le régulateur de l’énergie contrôlerait ainsi les coûts et investissements du parc nucléaire pour fixer l’évolution de son tarif de vente. Il serait ensuite directement répercuter sur la facture des clients comme l’est le tarif de transport de l’électricité. Le problème c’est évidemment l’ampleur de l’endettement d’EDF et ses besoins de financement futurs qui d’une manière ou d’une autre conduiront le prix de l’électricité à un doublement d’ici 10 ans.

 

EDF : un nouvel EPR low-cost ?

EDF :  un nouvel EPR low-cost ?

 

Fortement bousculé par le gouvernement en raison des dérapages de l’EPR de Flamanville, EDF a promis de procéder à une nouvelle évaluation financière et technique de la filière EPR dont six réacteurs pourraient être construits en France . Le problème c’est que les retards et les dépassements financiers portenet  un coup à la crédibilité de la filière. On objectera il s’agit d’une nouvelle technologie et que des projets techniques de ce type rencontrent nécessairement au début des difficultés. C’est le cas en France mais aussi, en Grande-Bretagne, en Finlande et en Chine ( EDF est aussi impliqué). D’autres projets sont envisagés ailleurs notamment en Inde. .Il est vrai que la concurrence entre Areva et EDF s’est révélé relativement mortifère en termes techniques et financiers ( depuis Areva s’est recentrée sur le seul cycle de l’uranium.) Ceci étant, EDF  n’a pas encore fait la démonstration de l’efficacité de sa gestion en France comme à l’étranger ;  notons quand même que le dépassement des deux réacteurs chinois a été limiter à trois à quatre ans et surtout que la facture est notoirement inférieure : autour de 8 milliards par réacteur au lieu des 12,4 milliards pour l’instant de l’EPR de Flamanville. En outre, la mise en service de Flamanville a déjà été decalée de sept ans. Il y a quelques jours, EDF a avancé un coût moyen futur de l’ordre  de 7,5 milliards par réacteur nucléaire, une somme proche de celle consacrée aux réacteurs chinois.  EDF ravaille à une nouvelle version de réacteur nucléaire de type EPR censée respecter ses coûts de construction, à la lumière des difficultés rencontrées avec les projets à Flamanville, en Chine et en Finlande, a déclaré mercredi le PDG de l’électricien français.

“Nous travaillons étroitement avec Framatome à un EPR qui tirera les enseignements de (la centrale chinoise de) Taishan (…) mais aussi des difficultés rencontrées sur les chantiers en Finlande et Flamanville pour savoir mieux construire et aussi ne pas déborder sur les devis”, a dit Jean-Bernard Lévy lors d’une audition au Sénat. “La cible de coût que nous avons pour l’EPR optimisé, c’est d’essayer de tenir sur un coût sur 60 ans de 65 à 70 euros le MWH avec une référence 2016”, a-t-il poursuivi.

En octobre, EDF a encore revu en hausse le coût de construction de la centrale nucléaire EPR de Flamanville, dans la Manche, désormais évalué à 12,4 milliards d’euros. Ce réacteur, toujours en construction depuis le lancement du chantier en 2007, devait initialement entrer en production en 2012 pour une facture estimée autour de 3,5 milliards.

Réacteurs nucléaires EDF: pas d’arrêts (ASN)

Réacteurs nucléaires EDF: pas d’arrêts (ASN)

 

EDF est certainement très rassuré que l’autorité de sûreté nucléaire vient de décider qu’il n’était pas nécessaire de procéder à l’arrêt directeur suite aux problèmes rencontrés par des soudures défectueuses. Les réparations devront bien sûr effectuer mais elles ne mettront pas en cause la capacité de production. On se souvient d’incidents du même ayant affecté le PR de Flamanville, incidents qui ont encore aggravé les dérives financières de cet filière. À la résine le PR de Flamanville devait coûter 3,4 milliards et la mise en service était prévue en 2012. En réalité le PR coûtera plus de 30 milliards et le démarrage n’a pas été prévu avant 2022. Cette fois il s’agit de défauts relevés sur d’autres réacteurs. EDF donc des incidents ont conduit le ministre de l’économie a demandé un audit de toute la filière sans doute pour procéder à l’analyse des causes techniques mais aussi examiner une gestion financière assez approximative de l’entreprise. «Au vu des analyses que nous avons menées depuis le début du mois de septembre en liaison avec EDF et Framatome, nous estimons qu’il n’y a pas lieu d’arrêter les réacteurs équipés des générateurs de vapeur concernés par les soudures défectueuses», explique Bernard Doroszczuk, président de l’ASN, dans un entretien au journal Les Echos, à propos de la découverte récente de problèmes de fabrication de certains composants qui concernent six réacteurs en exploitation.

S’il loue la réactivité d’EDF et Framatome dans cette affaire, le gendarme du nucléaire dresse toutefois un constat très sévère sur le secteur. «L’accumulation de problèmes ces derniers mois révèle la situation très préoccupante dans laquelle se trouve l’industrie nucléaire française», a estimé M. Doroszczuk.

«Elle met en doute la capacité de la filière à faire face aux défis qui sont permanents dans le secteur», a-t-il affirmé. Des propos qui n’ont pas été contredits par l’ASN.

La semaine précédente, EDF avait révélé que les procédures prévues n’avaient pas été respectées par sa filiale Framatome lors d’opérations réalisées «sur certaines soudures de générateurs de vapeur», de gros composants des centrales.

Il avait identifié 16 générateurs de vapeur installés sur six réacteurs en exploitation: les réacteurs n°3 et 4 de Blayais, le réacteur n°3 de Bugey, le réacteur n°2 de Fessenheim, le réacteur n°4 de Dampierre-en-Burly, ainsi que le réacteur n°2 de Paluel.

EDF: pas d’arrêts des réacteurs (ASN)

EDF: pas d’arrêts des réacteurs (ASN)

 

EDF est certainement très rassuré que l’autorité de sûreté nucléaire vient de décider qu’il n’était pas nécessaire de procéder à l’arrêt directeur suite aux problèmes rencontrés par des soudures défectueuses. Les réparations devront bien sûr effectuer mais elles ne mettront pas en cause la capacité de production. On se souvient d’incidents du même ayant affecté le PR de Flamanville, incidents qui ont encore aggravé les dérives financières de cet filière. À la résine le PR de Flamanville devait coûter 3,4 milliards et la mise en service était prévue en 2012. En réalité le PR coûtera plus de 30 milliards et le démarrage n’a pas été prévu avant 2022. Cette fois il s’agit de défauts relevés sur d’autres réacteurs. EDF donc des incidents ont conduit le ministre de l’économie a demandé un audit de toute la filière sans doute pour procéder à l’analyse des causes techniques mais aussi examiner une gestion financière assez approximative de l’entreprise. «Au vu des analyses que nous avons menées depuis le début du mois de septembre en liaison avec EDF et Framatome, nous estimons qu’il n’y a pas lieu d’arrêter les réacteurs équipés des générateurs de vapeur concernés par les soudures défectueuses», explique Bernard Doroszczuk, président de l’ASN, dans un entretien au journal Les Echos, à propos de la découverte récente de problèmes de fabrication de certains composants qui concernent six réacteurs en exploitation.

S’il loue la réactivité d’EDF et Framatome dans cette affaire, le gendarme du nucléaire dresse toutefois un constat très sévère sur le secteur. «L’accumulation de problèmes ces derniers mois révèle la situation très préoccupante dans laquelle se trouve l’industrie nucléaire française», a estimé M. Doroszczuk.

«Elle met en doute la capacité de la filière à faire face aux défis qui sont permanents dans le secteur», a-t-il affirmé. Des propos qui n’ont pas été contredits par l’ASN.

La semaine précédente, EDF avait révélé que les procédures prévues n’avaient pas été respectées par sa filiale Framatome lors d’opérations réalisées «sur certaines soudures de générateurs de vapeur», de gros composants des centrales.

Il avait identifié 16 générateurs de vapeur installés sur six réacteurs en exploitation: les réacteurs n°3 et 4 de Blayais, le réacteur n°3 de Bugey, le réacteur n°2 de Fessenheim, le réacteur n°4 de Dampierre-en-Burly, ainsi que le réacteur n°2 de Paluel.

Démantèlement EDF : grèves le 10 octobre

Démantèlement EDF : grèves le  10 octobre

 

 

Pour protester contre la menace de démantèlement de l’EDF une nouvelle grève est envisagée par tous les syndicats à partir du 10 octobre. L’objectif du gouvernement est en effet de séparer la production de la commercialisation.

. Il s’agit d’isoler l’activité nucléaire dans une structure à part avec une régulation des prix qui permettrait de couvrir les coûts et de faire face notamment à la facture du Grand carénage qui doit permettre de prolonger les réacteurs d’au moins 10 ans. Une facture de 40 à 50 milliards. L’électricité produite par cette entité juridique autonome serait vendue ensuite aux sociétés qui commercialisent l’électricité. Au final évidemment c’est le consommateur qui paiera la facture. Ce scénario circule depuis de longs mois consistant à séparer les activités nucléaires d’EDF du reste du groupe que sont les énergies renouvelables, les services énergétiques et les 27 millions de clients. Sans aller jusqu’à un démantèlement qui soulèverait une fronde des syndicats, l’idée consiste à isoler les 58 réacteurs nucléaires dans une structure à part, qui resterait détenue par EDF. L’objectif serait ensuite de réguler la production électrique nucléaire. Concrètement, il s’agirait de garantir au parc nucléaire un prix qui évoluerait en fonction de ses coûts. Ce système existe déjà pour le réseau de lignes à haute tension RTE et pour Enedis qui distribue l’électricité jusqu’aux compteurs. Le régulateur de l’énergie contrôlerait ainsi les coûts et investissements du parc nucléaire pour fixer l’évolution de son tarif de vente. Il serait ensuite directement répercuter sur la facture des clients comme l’est le tarif de transport de l’électricité.  Le problème c’est que le prix de l’électricité est très politique. Normalement pour faire face aux besoins de financement ce prix devrait doubler d’ici 10 ans. Une perspective difficile à gérer surtout en période de très faible inflation. La question du financement se pose effectivement surtout au plan de la production. On voit mal ce que pourrait apporter la mise en concurrence de la commercialisation sauf à la marge. Il faudrait sans doute éviter ce qui se passe dans la téléphonie fixe où nombre de sociétés commercialisent  des abonnements mais où personne pas même orange (qui en est normalement chargée) ne se préoccupent  de l’état des lignes dans un état lamentable. Ce qui risque de se produire avec la mise en concurrence de la vente de l’électricité.  Du coup, les syndicats d’EDF menacent vendredi de lancer de nouveaux appels à la grève à partir du 10 octobre si le gouvernement français ne retire pas d’ici là le projet de réorganisation de la compagnie électrique.

L’intersyndicale réunissant la CGT, la CFE CGC, la CFDT et FO se réjouit dans un communiqué de la mobilisation du personnel d’EDF lors de la grève observée jeudi, qui a entraîné selon elle des baisses de production allant jusqu’à 9.000 megawatts. Elle réclame de rencontrer “dans les jours à venir” la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, pour exiger le retrait du projet Hercule, dans lequel elle voit un premier pas vers le démantèlement et la privatisation d’EDF.

Les syndicats mettent en demeure le gouvernement et la direction d’EDF de retirer définitivement ce projet d’ici le 10 octobre.

SNCF, RATP, EDF : mesures contre les régimes spéciaux de retraite

SNCF, RATP, EDF : mesures contre  les régimes spéciaux de retraite……. et les fonctionnaire de la cour des comptes ?

 

La Cour des Comptes qui le plus souvent procède à des évaluations économiques et financières très pertinentes. Cette foi, elle s’attaque de front aux régimes spéciaux de retraite de la SNCF, de la RATP, et d’EDF. La Cour des Comptes propose simplement la suppression. Certes on conviendra qu’une réforme du régime des retraites est nécessaire pour des motifs d’équité et des raisons démographiques. Par contre, on aurait aimé que la Cour des Comptes, composée  de fonctionnaires propose aussi la suppression de leur régime de retraite. D’après la Cour des Comptes, les régimes de retraite des cheminots et des industries électriques et gazières doivent être absorbés par le futur régime universel. Mais leurs avantages, s’ils subsistent, ne doivent pas être financés par l’ensemble des assurés, estime la Cour des comptes dans un rapport publié ce mardi. Les magistrats financiers proposent de créer des régimes supplémentaires par capitalisation et de ne pas garantir l’ensemble des droits acquis. Les régimes spéciaux de retraites sont appelés à disparaître. Ou du moins à devenir invisibles, en 2025, lorsque le nouveau régime universel de retraite par points verra le jour. En réalité, il y a fort à parier que les avantages spécifiques dont bénéficient leurs assurés survivent, au moins en partie, à la « réforme systémique » portée par le haut-commissaire  Jean-Paul Delevoye – qui doit présenter ses préconisations ce jeudi .

EDF: un nouveau redécoupage du saucisson nucléaire

EDF: un nouveau redécoupage du saucisson nucléaire

 

On avait envisagé de couper le saucisson en deux avec d’un côté la production d’électricité des centrales et de l’autre la distribution et la commercialisation. Bref comme d’habitude, les activités les moins rentables dans le giron de l’État et le reste au privé. On objectera que la production pourrait être assurée dans de meilleurs conditions de compétitivité mais encore faudrait-il tenir compte des énormes boulets aux  pieds d’ EDF ( endettements antérieures, gestion des déchets, investissements nouveaux type EPR, grand carénage de l’ensemble du parc) une bricole de 200 à 300 milliards.  Maintenant on réfléchit un autre découpage avec un EDF bleu nationalisé à 100 % et un EDF vert pour la commercialisation. Une bonne combine pour les capitaux privés qui par exemple contraignent EDF à acheter l’électricité des éoliennes deux fois le prix ou de vendre sous le prix du marché la fourniture d’électricité nucléaire.Une manière d’extrenaliser  les profits et inversement de faire internaliser par  EDF les énormes charges d’infrastructure.

 

Renationalisation d’EDF ?

Renationalisation d’EDF ? 

Ce projet, révélé lundi par Le Parisien, porte  un nom, « Hercule », et dispose déjà d’un calendrier : une première présentation en interne en juin, une autre au gouvernement d’ici la fin de l’année, une proposition de validation auprès de Bruxelles en 2020, pour une mise en œuvre en 2021. »Le président de la République y tient. Il considère que le nucléaire est une activité régalienne qui ne doit pas subir les sursauts des Bourses ou des marchés », confie au quotidien une source bien informée. Mais quelle forme pourrait prendre cette « renationalisation » ? Que changerait-elle pour EDF et les consommateurs ? Aujourd’hui, EDF est déjà détenue à 83,7% par l’Etat. Monter la part de la puissance publique à hauteur de 100% coûterait 6 à 8 milliards d’euros, une somme jugée trop élevée à l’heure actuelle, selon Le Parisien. L’objectif du projet Hercule est plutôt d’augmenter progressivement les parts de l’Etat uniquement dans les activités nucléaires du groupe, ce qui nécessiterait une profonde réorganisation. Concrètement, l’idée serait de diviser EDF en deux entités : d’un côté, les activités nucléaires, qui seraient donc détenues par l’Etat (intégralement ou presque, tout n’est pas tranché), de l’autre, les énergies renouvelables et les activités commerciales, qui resteraient en Bourse. . Le géant de l’électricité est accablé par une dette de 37 milliards d’euros. Et il doit surtout trouver, à court terme, près de 100 milliards d’euros pour faire face à ses dépenses d’entretien et d’investissement, nécessaires à la sécurité des centrales. On est devant ce qu’on appelle ‘un mur d’investissement’ qui effraie les milieux boursiers « Pour les marchés, le nucléaire est trop dangereux, trop compliqué, trop long et surtout beaucoup trop coûteux. Le nouveau réacteur EPR de Flamanville (qui n’a toujours pas démarré) aura coûté 11 milliards soit le prix d’une entreprise comme Accor ou Dassault Aviation pour un seul réacteur. On est devant ce qu’on appelle ‘un mur d’investissement’ qui effraie les milieux boursiers », décrypte notre éditorialiste. L’Etat viendrait donc palier la frilosité des marchés. Le deuxième enjeu concerne les consommateurs. Selon Le Parisien, « le souhait du président » est aussi d’instaurer davantage de régulation des prix. Aujourd’hui, les prix de l’électricité dépendent grandement des prix du marché mondial du secteur. L’exécutif veut donc profiter de cette réforme pour « décorréler » les prix de la production nucléaire de ceux du marché, en instaurant un plafond que ces prix ne pourront pas dépasser, mais aussi un prix plancher pour assurer des revenus stables à EDF. Un système similaire a été instauré en Angleterre, où les seuils sont fixés pour 35 ans.

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