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EDF : Jean-Bernard Lévy veut toujours une réforme du groupe

EDF : Jean-Bernard Lévy veut toujours une réforme du groupe

Alors que les négociations pour réformer le groupe sont au point mort, l’électricien français craint de se faire doubler par la concurrence qui investit notamment dans les énergies renouvelables. Jean-Bernard Lévy, le PDG, plaide pour une accélération des investissements du groupe détenu majoritairement par l’Etat. EDF doit dans le même temps continuer à investir dans le nucléaire pour maintenir son parc vieillissant.

Pour justifier la réforme du groupe le patron d’EDF estime indispensable des investissements aussi bien dans le renouvelable que dans le nucléaire . « Depuis 2015, nous avons construit avec l’État une stratégie pour EDF qui repose à la fois sur le nucléaire et sur les énergies renouvelables. Nous souhaitons l’accélération de certaines décisions », a-t-il déclaré.

 

Concernant les énergies renouvelables, Jean-Bernard Lévy dit vouloir doubler le rythme actuel de construction d’installations. « Partant de 34  gigawatts, notre objectif serait d’atteindre 100  gigawatts en 2030. Mais il faudrait que nous disposions des moyens nécessaires à ce changement de rythme pour pouvoir

Dans un  entretien au JDD, Jean-Bernard Lévy estime de son côté que « les parts de marché d’EDF irritent à Bruxelles, alors que le choix nucléaire français engagé dès l’après-guerre nous fait bénéficier d’un système électrique autonome, exportateur, décarboné à plus de 90%, et moins cher que ceux de nos voisins européens ».

Énergie renouvelable : la faute à EDF !

Énergie renouvelable : la faute à EDF !

 

L’économiste Emmanuel Buisson-Fenet et l’entrepreneur Pierre-Emmanuel Martin (du lobby du renouvelable) estiment, dans une tribune au « Monde », que c’est l’ouverture du marché de l’électricité et la pression des nouveaux acteurs qui ont permis l’émergence d’un éolien et d’un solaire « compétitifs ».Une vision évidemment très libérale et très contestable sur le plan énergétique puisque le solaire et surtout l’éolien sont très subventionnés.

 

Tribune.

 

La gauche, fragmentée et affaiblie, peu à même d’offrir à ses électeurs potentiels un horizon partagé, se serait-elle trouvé un nouveau mantra : transformer tout problème en « bien commun » sauvé par l’Etat central ? C’est ce que laisse croire une tribune consacrée au marché de l’électricité publiée le 31 mai dans Le Monde, qui semble réconcilier Thomas Piketty, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Eric Piolle et Benoît Hamon.

Le texte ne propose rien de moins que de faire de l’électricité un « bien commun » sorti du marché, ce qui signifie pour les auteurs de confier sa production, sa distribution et sa fourniture à un opérateur public qui serait le seul à investir dans la transition énergétique, avec le retour à un tarif réglementé, et une dose de « contrôle citoyen » pour faire bonne mesure.

Cette tribune a de quoi désespérer ceux qui appellent de leurs vœux une transition énergétique efficace et juste, mais s’intéressent à l’économie de l’énergie, à l’histoire du marché de l’électricité, et aux expériences menées dans le reste de l’Europe.

D’abord, cette tribune semble ignorer les caractéristiques de base du marché de l’électricité. Elle affirme que le prix de l’électricité a augmenté à cause de la seule libéralisation du marché, en l’imputant aux frais de gestion et aux profits des opérateurs, ce qu’aucune statistique ne confirme. La hausse du prix de l’électricité au moment de l’ouverture à la concurrence ne doit pas être imputée naïvement à cette dernière, en confondant corrélation et causalité.

La hausse du prix s’explique par de multiples facteurs, comme la baisse du facteur de charge des centrales nucléaires d’EDF, la demande sociale d’une sécurité accrue des moyens de production et de distribution – l’enfouissement, ça coûte cher –, ou encore la hausse des prix des énergies fossiles, dont dépend le coût du kWh supplémentaire, le « coût marginal », nécessaire pour fournir de l’électricité lorsque la demande augmente. C’est un problème structurel sur ce marché : le prix de l’électricité dépend de celui du gaz et du pétrole, et le retour au monopole n’y changerait rien.

Autre vieille lune, la croyance dans le fait qu’un monopole public adossé à l’Etat investirait plus massivement et plus efficacement que tout autre acteur. C’est refuser d’abord de voir que tous les pays qui sont en avance dans la transition énergétique aujourd’hui font le choix inverse, parce que les acteurs privés sont plus à même d’apporter des solutions innovantes, et que les projets sont le plus souvent portés par une combinaison complexe entre investisseurs publics et privés, initiatives des collectivités territoriales et acteurs de l’économie sociale et solidaire, solutions impossibles en refermant le secteur public sur lui-même.

EDF: Réforme reportée, Pourquoi ?

EDF: Réforme reportée, Pourquoi ?

 

Plusieurs facteurs explicatifs permettent de comprendre le report de la réforme EDF qui prévoyait l’éclatement de l’entreprise. Il y a bien sûr l’environnement électoral qui  incite à mettre de côté les projets délicats. Mais il y a surtout la guerre souterraine entre notamment la France et l’Allemagne concernant l’avenir du nucléaire. L’Allemagne qui sous pression de ses écologistes a supprimé le nucléaire (Pour les remplacer par des centrales à charbon !) et qui ne souhaite pas que la France devienne une grande puissance mondiale dans ce domaine. L’enjeu est évidemment énergétique pour la France mais aussi économique avec les perspectives de développement notamment de nouvelles centrales notamment EPR à l’étranger.

 «Des progrès substantiels ont été accomplis dans nos discussions avec la Commission européenne. Mais, à date, nous n’avons pas trouvé d’accord global. Or, il n’est pas envisageable de soumettre un projet de loi au Parlement si les grands principes n’ont pas fait l’objet d’un accord préalable» avec Bruxelles, confirme-t-on de source gouvernementale .

L’enjeu est donc double : la redéfinition d’une politique énergétique en France avec un renforcement du nucléaire évoqué d’ailleurs par le chef de l’État et une dimension relative l’exportation du modèle énergétique français.

EDF : hausse de la production nucléaire

EDF : hausse de la production nucléaire

En dépit des discours sur les énergies renouvelables dont beaucoup sont d’ailleurs illusoires, l’énergie nucléaire continue d’occuper largement la première place en France pour la production d’électricité. Le nucléaire occupera toujours une part de marché de 70 % du faît d’une part d’une certaine baisse de la consommation en 2021 mais aussi d’une hausse de la production.

 «Compte tenu du bon déroulement du 1er semestre 2021, EDF rehausse son estimation de production nucléaire pour l’ensemble de l’année 2021 de 330 térawattheures (TWh) – 360 TWh à 345 TWh – 365 TWh», selon un communiqué de l’électricien. Cette nouvelle estimation reste cependant en-deça des 379,5 TWh produits en 2019, avant la crise sanitaire.

La pandémie de Covid-19 s’est traduite par une chute de la consommation d’électricité allant jusqu’à 20% en France avec la mise à l’arrêt de pans entiers de l’économie. «L’hypothèse de production pour 2022 reste inchangée à ce stade» dans une fourchette 330 TWh – 360 TWh, ajoute EDF.

Le nucléaire produit aujourd’hui plus de 70% de l’électricité française, et le choix du gouvernement de ramener cette part à 50 % d’ici 15 ans paraît de plus en plus très hypothétique surtout avec la révision de la tarification des aides au photovoltaïque et à celle qui inévitablement interviendra aussi pour les éoliennes comme le recommande la Cour des Comptes.

Incident EPR en Chine : EDF veut des informations

Incident EPR en Chine : EDF veut des informations

EDF a bien participé à la construction du premier EPR chinois qui fonctionne dans le monde mais ne l’exploite pas.

EDF est actionnaire à 30% de la coentreprise TNPJVC chargée de construire et d’exploiter ces deux réacteurs de 1.750 MW chacun. Les groupes chinois CGN et Guangdong Energy Group ont des participations respectives de 51% et de 19%.

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Mais EDF a publié ce lundi en matinée un communiqué indiquant qu’il a bien été « informé de l’augmentation de la concentration de certains gaz rares dans le circuit primaire du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Taishan », et son commentaire, évoquant « un phénomène connu, étudié et prévu » se veut plutôt rassurant.

« La présence de certains gaz rares dans le circuit primaire est un phénomène connu, étudié et prévu dans les modes opératoires du réacteur. EDF a pris contact avec les équipes de TNPJVC et apporte son expertise. »

Pour autant, l’énergéticien français a également dit, dans son communiqué, qu’il avait demandé la tenue d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration de TNPJVC afin que la direction  »présente toutes les données et décisions nécessaires ».

Signe que l’énergéticien a besoin d’informations complémentaires sur la situation à Taishan.

EDF, nouvelle version de la réforme

EDF, nouvelle version de la réforme 

Un nouveau projet EDF transmis à Bruxelles et qui garantit l’unité du groupe. Précédemment le gouvernement français et la direction d’EDF soutenaient le projet Hercule qui prévoyait une réorganisation de l’entreprise en trois entités pour lui donner plus de moyens d’investir dans le nucléaire et les énergies renouvelables, et satisfaire également aux règles de concurrence fixées par Bruxelles : EDF Bleu avec les activités nucléaires et le réseau de transport RTE, EDF Vert avec les activités commerciales, de distribution et les renouvelables et EDF Azur, avec les concessions hydrauliques. Malgré ces trois entités distinctes, la France insistait sur le fait qu’EDF devait rester un groupe « intégré » avec une direction et une stratégie uniques.

Dans le détail, la nouvelle mouture du projet du gouvernement doit, elle, permettre de garantir l’intégrité du groupe en matière de ressources humaines, en autorisant, par exemple, qu’un dirigeant venant du nucléaire soit nommé à la direction des énergies renouvelables. Mouvement qui n’aurait pas été possible dans la version initiale du projet. Outre le flux des personnes entre les différentes entités du groupe, l’exécutif défend aussi la libre circulation des flux financiers, tandis que la version précédente, telle qu’interprétée par Bruxelles, interdisait de transférer les bénéfices d’une entité à une autre qui en aurait besoin, comme les renouvelables. Le projet du Grand EDF doit également assurer une gouvernance commune, notamment en matière de trading.

Ce nouveau projet, défendu par l’exécutif, s’éloigne donc de la vision défendue par la Commission européenne, qui voulait « l’éclatement d’EDF », selon le PDG du groupe, Jean-Bernard Lévy. Depuis le début des négociations, cette dernière se positionne, en effet, pour une mise en concurrence libre et absolue entre l’hydroélectrique, le nucléaire et les énergies renouvelables, avec une étanchéité totale entre les différentes entités du groupe.

 

EDF : Six nouveaux EPR en France

EDF : Six nouveaux EPR en France

EDF envisage la construction de six nouveaux EPR nouvelle génération. « Nous souhaitons que soit décidée la construction en France de nouveaux EPR. A ce titre, le dossier que le gouvernement a demandé sur la faisabilité et sur les conditions d’un tel programme vient de lui être adressé », a indiqué le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, lors de l’assemblée générale des actionnaires.

 

La décision de la construction d’un coût de 46 milliards pourrait n’être prise qu’après 2023 pour ne pas fâcher certains écolos.

« L’objectif est d’être tous prêts à lancer la construction dès que l’Etat se sera prononcé sur l’engagement de ce programme industriel majeur » , assurait l’année dernière Xavier Ursat,

Mais l’EPR n’est pas la seule option : les SMR, des petits réacteurs modulaires, dont la puissance ne dépasse pas les 300 mégawatts, contre plus de 1.500 pour les EPR, ont le vent en poupe. Conçus pour être fabriqués en série en usine puis transportés sur le lieu de leur exploitation, ils intéressent de plus en plus les Etats-Unis, le Royaume-Uni mais aussi la France. EDF mise sur ce nouveau réacteur à l’horizon 2030 non plus seulement pour l’exportation, comme annoncé initialement, mais aussi pour l’Hexagone, a annoncé Jean-Bernard Levy le 5 mai.

Nucléaire EDF: six EPR pour l’Inde

Nucléaire  EDF: six EPR pour l’Inde

 

 

EDF, en difficulté en France pour sa filière EPR pourrait construire six réacteurs en Inde.

EDF franchit une étape cruciale pour un gigantesque projet nucléaire en Inde. Le géant tricolore de l’énergie a remis au groupe nucléaire public indien « l’offre technico-commerciale engageante française en vue de la construction de six (réacteurs) EPR sur le site de Jaitapur », a annoncé dans un communiqué le groupe français. Ce n’est pas encore un accord mais c’est une étape cruciale. En s’engageant ainsi, le groupe public français, seul en lice, donne la base nécessaire pour conclure un accord d’ici à quelques mois. Cela permettrait de lancer enfin la construction d’un chantier évoqué depuis plus d’une décennie et surveillé de près par les autorités françaises et indiennes.

 

Mais alors que le méga-projet indien et ses 6 EPR entame une nouvelle étape, l’avenir pourrait bien, après la course au gigantisme, appartenir à un réacteur de taille bien plus modeste : les SMR, des petits réacteurs modulaires, dont la puissance ne dépasse pas les 300 mégawatts, contre plus de 1.500 pour les EPR. Conçus pour être fabriqués en série en usine puis transportés sur le lieu de leur exploitation, ils intéressent de plus en plus les Etats-Unis, le Royaume-Uni mais aussi la France. « Les Américains misent beaucoup dessus, pour avancer plus vite que la Chine et récupérer le savoir-faire à l’export », fait valoir Nicolas Goldberg. Pour l’heure, seuls les Russes disent maîtriser la technologie.

EPR, SMR ou sortie du nucléaire : difficile de dire de quoi seront faites les prochaines décennies

. D’ici à 2050, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) prévoit que la capacité nucléaire mondiale pourrait augmenter de 82% dans son hypothèse haute… ou décliner de 7% dans son hypothèse basse. En France, un bilan prévisionnel baptisé « futurs énergétiques 2050 », commandité par le ministère de la transition écologique, est attendu à l’automne pour comparer les scénarios énergétiques, selon si l’Hexagone construit ou non des EPR. Mais pour l’heure, la décision sur d’éventuels nouveaux chantiers a été renvoyée au prochain quinquennat.

EDF : Abandon du projet Hercule ou confusion ?

EDF : Abandon du projet Hercule ou confusion ?

Officiellement le ministre de l’économie a déclaré que le projet Hercule qui vise à réorganiser EDF en plusieurs sociétés à ouvrir à la concurrence était abandonné. Le ministre de l’économie est pris entre deux feux celui de la commission européenne qui risque d’exiger davantage de libéralisation et la pression des syndicats qui veulent conserver l’unité actuelle.

 

À l’origine pour schématiser , le projet Hercule prévoyait  la constitution de deux entités. Une entité EDF essentiellement consacrée à la production et une autre société pour la distribution ouverte à la concurrence.

 

En fait, le ministre de l’économie semble maintenir le principe d’entité autonome de production et d’entités de distribution simplement en changeant le nom du projet Hercule. « Oublions Hercule et construisons ensemble le grand EDF. » Dans les colonnes du quotidien Ouest-France, vendredi 23 avril, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a acté l’abandon du nom  »projet Hercule » à propos du chantier tant décrié de réorganisation d’EDF. Présenté en juin 2019, ce plan consiste en une transformation du groupe EDF en trois entités distinctes. Il fait déjà l’unanimité contre lui, syndicats et opposition y voyant une manière de démanteler une entreprise stratégique.

Le seul changement vis-à-vis du projet Hercule consisterait à créer une direction des ressources humaines communes entre les différentes sociétés EDF.

« La réforme d’EDF est désormais innommée et ne s’appellerait plus Hercule mais ses fondamentaux restent absolument inchangés avec un morcellement et une désorganisation réaffirmés. Les salariés du groupe EDF (…) continuent de rejeter cette réforme avec raison et détermination », déclarait l’intersyndicale dans un communiqué du 8 avril (PDF). Des réunions avec l’ensemble des confédérations syndicales auront lieu à l’initiative du ministre pendant la semaine du 26 avril.

EDF : maintien du plan Hercule , mais sans dire le nom

EDF : maintien du plan Hercule , mais sans dire le nom

Le dernier document dont ont eu connaissances les syndicats ne parlent plus du plan, Hercule mais maintient les notations. L’objectif est de permettre l’augmentation du prix de l’énergie nucléaire financée à la fois l’avenir de la filière et les énergies alternatives. Pour cela EDF comprendrait deux pôles un pôle de production et un autre pôle de distribution qui lui serait concurrencée par des entreprises privées.

La société tête de groupe resterait EDF SA. Elle détiendrait les activités nucléaires et hydrauliques (celles-ci isolées au sein d’une quasi-régie directement contrôlée par l’État), le gestionnaire du réseau haute tension RTE, ainsi que les services support. Privatisée à hauteur d’environ 15% aujourd’hui, cette entité d’environ 70 000 personnes serait nationalisée à 100%. Bruno Le Maire a indiqué mardi devant les syndicats que cette opération pourrait coûter environ 10 milliards d’euros à l’État. Mais ce rachat serait en partie financé par la privatisation partielle d’une nouvelle filiale axée sur les énergies renouvelables (ENR).

Nouvelle filiale

«Très majoritairement détenue par EDF SA», et donc par l’État, cette entité est baptisée à cette heure EDF Énergies Nouvelles et Réseau. Des garanties seraient données quant à son statut public, «notamment sur un seuil de détention minimal par EDF SA», précise la note gouvernementale. Outre les ENR, on y retrouverait Enedis (gestionnaire des réseaux électriques locaux), la «fourniture d’énergie», dont Dalkia, «ainsi que les autres filiales et participations internationales».

Surtout, «cette entité resterait intégrée sur les plans humain, stratégique, financier, comptable et juridique au sein du Groupe EDF», insiste le gouvernement dans sa note.

 

Mais du côté de Bruxelles on souhaite une séparation juridique totale entre EDF production et EDF distribution.

Une des difficultés de la réorganisation concerne aussi le futur statut des personnels notamment dans EDF distribution dans le capital seraient ouverts au privé. Bref le projet est encore loin d’être finalisé et les perspectives d’organisation ne sont pas forcément de nature à assurer de façon pérenne la question difficile du financement de DF tant pour la filière nucléaire que pour le renouvelable.

Réforme EDF : ni scission, ni privatisation

Réforme EDF : ni scission, ni privatisation

D’après le président d’EDF le projet hercules sein de l’organisation actuelle en trois n’aboutira ni à une session ni à une session ni à une privatisation de l’entreprise. Ce projet hercules Prévoit qu’EDF, aujourd’hui détenu à 84% par l’État, soit réorganisé en trois entités pour lui permettre de se développer dans les énergies renouvelables, tout en assurant de lourds investissements dans le nucléaire.

De toute manière, ce ne sont pas nécessairement des réformes de structures qui permettront à EDF de faire face d’une part au défi financier, d’autre part aux défis environnementaux. La vraie question tourne autour du financement y compris autour du prix de l’électricité. Le moyen aussi par une modernisation du management EDF qui ressemble davantage à une administration qu’à une société.

 

«Il n’y aura pas trois EDF, il y aura un seul EDF qui restera un groupe intégré, ça fait partie des lignes rouges», a assuré Jean-Bernard Lévy. «Tous ceux qui sont de bonne foi reconnaissent que nous allons rester un groupe intégré.» «Rien ne sera privatisé. Au contraire, le nucléaire, qui est aujourd’hui partiellement mis en Bourse, et l’hydraulique, qui est partiellement mis en Bourse, il est prévu que ça puisse sortir de la Bourse», a-t-il poursuivi.

EDF : 10 milliards pour les actionnaires minoritaires, pour quoi faire ?

EDF : 10 milliards pour les actionnaires minoritaires, pour quoi faire ?

Dans le cadre du projet de restructuration d’EDF l’État prévoit de racheter la totalité des actions détenues par les actionnaires minoritaires, soit un coût d’environ 10 milliards d’euros. Ainsi EDF redeviendra publique à 100 %. Parallèlement ,il est prévu par contre que la distribution soit libéralisée et ouverte à la concurrence. Pour résumer,  le rôle d’EDF sera concentré sur la production et la distribution sera confiée à  des sociétés au statut privé. L’État fait un joli cadeau aux actionnaires minoritaires puisque actuellement les 16 % d’action EDF détenue par des particuliers institutions représentent de l’ordre de 6 milliards.(Il faut dire que ces actionnaires ont perdu beaucoup d’argent avec l’écroulement des cours d’EDF).  Pour les inciter à vendre il y aura donc un bonus de 4 milliards.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet dit Hercule qui vise donc à restructurer les activités d’EDF.

Le projet Hercule a été conçu par le gouvernement français comme un moyen d’assurer l’avenir de la branche nucléaire endettée et avide de capitaux de l’entreprise, tout en permettant à des parties plus lucratives de l’entreprise de s’épanouir sans les passifs du groupe plus large.

Le plan est de nationaliser une société holding qui comprendra les actifs nucléaires. Une entité distincte, contrôlée par la société holding, sera créée pour héberger les entreprises les plus lucratives.

Une curieuse opération car la société holding sera ouverte aux capitaux privés. Pourquoi racheter aujourd’hui les actions de l’actuelle EDFsi c’est  pour demain remettre sur le marché les actions de la société holding. De toute manière comme pour les télécoms  , il n’existera qu’une  infrastructure de production et la concurrence sera assez marginale d’autant que les prix de l’électricité en France ne sont pas à la hauteur des couts.

La Commission européenne veut faire éclater EDF

La Commission européenne veut faire éclater EDF

 

 

Pour résumer il y a deux plans qui s’affrontent, celui de la France et celui de la commission européenne. Pour la France, le projet hercule vise à séparer la fonction de production de la fonction de distribution mais en gardant une certaine cohérence globale. Pour la commission, il s’agit de faire éclater complètement EDF en confinant l’entreprise sur la seule production et le reste serait livré à la concurrence.

Notons que la commission n’est pas sans arrière-pensée économique dans la mesure où le nucléaire constitue un atout technologique et économique fondamental pour la France. Un atout contesté par d’autres pays qui instrumentalisent l’argument écologique pour affaiblir le nucléaire français. En réponse à la direction EDF insiste pour que le nucléaire soit reconnu comme une arme privilégiée contre le réchauffement climatique et le carbone

. « Si ce dossier devait ne pas se concrétiser, je présenterais de nouvelles perspectives stratégiques et financières, qui hélas ne seraient pas à la hauteur des enjeux », ajoute-t-il.

« L’enjeu pour EDF est que l’atome soit reconnu comme une filière contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique, ce qui sécuriserait le financement des projets de centrale. Là encore, les choses semblent coincer… », dit Jean-Bernard Lévy à L’Express.

Le président français Emmanuel Macron et EDF ont fait du maintien de l’intégrité du groupe – avec en particulier une stratégie et une direction uniques – une condition sine qua non à sa réorganisation.

 

Projet Hercule EDF : la seule contestation par les syndicats ne suffit pas

Projet Hercule EDF : la seule contestation par les syndicats ne suffit pas

Dans une tribune au « Monde », Hervé Desbrosses, ancien délégué syndical d’EDF, reproche aux syndicats qui contestent la restructuration de l’électricien de ne pas proposer de solution aux problèmes rencontrés par l’entreprise.

Tribune.

 

Depuis des mois, sur fond de négociations entre le gouvernement et la Commission européenne, les médias relatent le projet de restructuration d’EDF, le projet Hercule, qui alimente un conflit social entre les organisations syndicales et la direction du groupe. A l’approche d’un possible épilogue entre l’Etat français et la Commission européenne, quels enseignements peut-on tirer de ce conflit entre les quatre organisations syndicales représentatives et la direction d’EDF ?

Pour mieux se faire entendre, les organisations syndicales réunies en intersyndicale s’opposent radicalement à ce projet, mais le front uni se referme, tel un piège, sur les syndicats les plus progressistes qui la composent. Or, il serait utile qu’au moins une d’entre elles propose sa vision du contexte actuel et apporte ses solutions pour l’entreprise, en dehors de tout procès d’intention instruit par une intersyndicale parfois peu nuancée.

Aussi légitime qu’elle soit pour ses opposants, la contestation au projet ne peut être l’unique posture pour des organisations syndicales, elles doivent aussi énoncer des alternatives plausibles à la réforme proposée par la direction ou, à tout le moins, l’amender. Or il n’en est rien à ce jour. L’avenir du syndicalisme ne se trouve-t-il pas dans des positions étayées et une vision équilibrée de l’économie et du social ?

Cette synthèse entre efficacité économique et protection sociale, quelle organisation l’endossera pour réunir les 70 % à 80 % de salariés silencieux ces dernières semaines à leurs collègues grévistes, mais dont tous sont dans l’attente d’un véritable projet pour le groupe auquel ils sont fortement attachés ?

Le constat est pourtant clair : sous-rémunération de la production nucléaire, endettement endémique, investissements importants à réaliser, décrochage possible par rapport aux concurrents sur les relais de croissance actuels et à venir… : ce sont ces constats qui s’imposent, alors qu’EDF est incontestablement un fleuron industriel et le plus à même d’accompagner la centaine de pays visant la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Les solutions profitables pour l’entreprise et les salariés seraient évidemment d’augmenter le prix de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh), qui est resté inchangé depuis près de dix ans et qui représente un quart du volume de la production annuelle d’EDF. Tout aussi profitable serait un accord avec la Commission européenne visant à solder le contentieux des concessions hydrauliques en les arrimant définitivement au groupe.

Réforme EDF. L’indépendance énergétique française menacée ?

Réforme EDF. L’indépendance énergétique française menacée ?

 

Si le gouvernement français se soumet aux exigences de la Commission européenne, cela signifiera la fin de l’opérateur historique et constituera une menace directe pour l’indépendance énergétique nationale, avertit le chercheur Dominique Finon dans une tribune au « Monde ».

 

L’objectif principal du projet de réorganisation d’EDF baptisé « Hercule » est de faire accepter une nouvelle réglementation des prix du nucléaire par Bruxelles, à côté d’autres objectifs tels que la recherche d’un meilleur cadre de financements pour les projets nucléaires futurs.

Le projet consiste donc à séparer les activités de production des activités de commercialisation, afin de rendre transparents tous les achats d’EDF qui devront être faits sur le marché de gros, au même titre que ses concurrents fournisseurs. Pour ce faire, seraient créées des entreprises autonomes de statut différent : « EDF bleu », publique, pour les productions nucléaires ; « EDF vert », privatisable jusqu’à 35 %, qui inclurait les activités commerciales d’EDF aux côtés d’autres activités régulées. Le tout serait coiffé et piloté étroitement par une holding publique.

Or Bruxelles veut imposer une version beaucoup plus dure. La Commission veut que la holding soit sans rôle stratégique ni financier ; elle veut imposer une séparation totale entre les nouvelles entités d’EDF pour empêcher toute circulation de ressources financières entre elles et toute coordination entre filiales. Bref, ce serait la fin d’EDF à part entière si le gouvernement se soumettait aux exigences de Bruxelles.

Cette situation est de fait le résultat d’une longue histoire où les gouvernements français successifs ont toujours cherché à résister à la mise en œuvre intégrale du modèle de marché dans le secteur électrique, en en faisant le moins possible en matière de transposition des directives et en inventant des dispositifs dérogatoires aux règles de la concurrence.

Ils ont ainsi retardé le plus possible la disparition des tarifs réglementés de vente (TRV) pour les industriels pendant les années 2000, puis pour les ménages pendant les années 2010. Le maintien des TRV rend en soi difficiles les entrées de fournisseurs alternatifs, qui doivent s’alimenter sur le marché de gros à des prix supérieurs.

Si la réticence permanente de la France à appliquer le modèle de marché apparaît légitime politiquement, car il s’agit de faire profiter les industriels et les ménages français de la « rente nucléaire », cette recherche régulière de dérogation aux règles de la concurrence a placé la France sous l’œil suspicieux de la Commission européenne. Et à force de vouloir déroger, le piège est en train de se refermer, avec le sacrifice d’EDF sur l’autel du marché et de la concurrence.

Réforme EDF : un débat explosif notamment au Parlement

Réforme EDF : un débat explosif notamment au Parlement

 

Un projet pour faire éclater EDF qui serait alors  recentré sur la seule fonction de la production nucléaire tandis que la distribution et les énergies alternatives seraient libéralisées, c’est-à-dire mises en concurrence.

 

Un projet très controversé d’abord à l’intérieur même d’E DF et en particulier par les syndicats de manière unanime. Il est vrai qu’on peut accuser EDF de tous les maux avec des arguments concernant sa perte de maîtrise technique, l’accumulation de la dette, aussi son incapacité à financer les investissements futurs.

Inversement, on  peut objecter qu’on a vraiment jamais donné les moyens à EDF de moderniser à temps le  parc et d’investir de manière beaucoup plus significative dans les nouvelles techniques notamment l’EPR et demain dans la fusion.

Force est de constater que l’entreprise n’est pas un modèle de compétitivité, et se comporte souvent comme dune administration. EDF est en pointe techniquement au plan mondial mais fonctionne sur le mode de la fonction publique, comme d’autres entreprises nationalisées. Un mode de fonctionnement qui a tué de nombreuses entreprises comme la SNCF, elle aussi en pointe techniquement mais à la gestion en retard de plus de 50 ans.

Faire tout éclater n’est pas forcément la bonne solution car il est évident que les nouveaux intervenants vont surtout chercher à faire du profit rapidement au détriment des dés investissements de longue durée. Il faut surtout exiger d’EDF une plus grande compétitivité, une plus grande rigueur de gestion et une plus grande réactivité.

Quand tout sera éclaté, les utilisateurs pourront attendre des jours et sans doute pour certains des semaines avant d’être dépannés.

« Nous ne sommes qu’au début du chantier. A ce stade, nous ne sommes pas encore parvenus à un accord global avec la Commission européenne et les échanges se poursuivent. Cela prend du temps, mais c’est aussi parce que le gouvernement tient bon sur les points essentiels du projet et parce qu’on veut qu’il soit solide », a dit Barbara Pompili lors d’un débat au Sénat.

« Si cette négociation ouvre le champ des possibles (…), jamais elle ne préemptera la voix des élus de la nation et l’indispensable discussion parlementaire sur l’avenir d’EDF avant toute réforme », a ajouté la ministre, précisant que le sujet ferait l’objet d’une « discussion spécifique ».

« Non, nous n’allons pas dépecer EDF (…). Non, nous n’allons pas non plus démanteler le groupe. Et oui, évidemment, nous préserverons le statut des salariés », a également dit Barbara Pompili, soulignant que la réforme envisagée visait à doter EDF d’une structure à même de pérenniser ses activités, d’accroître ses perspectives de développement et de financer sa croissance.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a lui aussi assuré mardi que la transformation d’EDF n’aboutirait pas au « démantèlement » redouté par les syndicats et qu’elle visait à donner au groupe « les moyens de se développer », à la fois dans les renouvelables et le « nouveau » nucléaire.

« Aujourd’hui, EDF va dans le mur si nous ne sommes pas capables de lui donner les moyens d’investir », a-t-il également dit, soulignant que le niveau d’endettement du groupe n’était pas « soutenable ».

BFM Business a rapporté mercredi que les négociations autour d’EDF suscitaient des « tensions extrêmes » entre Paris et Bruxelles, en raison de désaccords sur l’avenir de la branche commerciale et des barrages du groupe, et que les deux parties se donnaient désormais jusqu’à la fin du premier trimestre pour trouver un compromis.

EDF : meilleur résultat financier que prévu

EDF : meilleur résultat financier que prévu

EDF espère un Ebitda  de 16 milliards soient un résultat supérieur aux annonces du 13 novembre mais inférieur aux 17,5 à 18 milliards qu’il disait viser avant la crise sanitaire.

Dans un communiqué, le groupe français indique également anticiper une production d’énergie d’origine nucléaire proche de 335 TWh pour l’ensemble de l’exercice 2020, le haut de la fourchette allant de 325 à 335 TWh qu’il anticipait le 13 novembre.

EDF : un référendum contre le « démantèlement » ?

EDF : un référendum contre le « démantèlement »  ?

Les parlementaires socialistes proposent un référendum pour  s’opposer au démantèlement d’EDF. Le projet gouvernemental prévoit de séparer l’activité de production d’électricité de sa commercialisation. EDF conserverait le quasi-monopole de production électrique mais la distribution serait ouverte à la concurrence.

“En cassant EDF, le gouvernement affaiblit la souveraineté de notre pays et le principal outil de notre transition énergétique”, écrivent-ils dans un communiqué commun à propos du projet de réorganisation Hercule.

Une initiative des socialistes qui vise  à s’opposer au processus de privatisation au moins de la distribution. Mais une initiative qui pourrait être dangereuse dans la mesure où le résultat n’est pas forcément acquis et pourrait se retourner contre la position des socialistes et des syndicats. Bref, le  référendum comme d’habitude est une arme à double tranchant dans la mesure ou par tradition en France on ne répond pas toujours à la question posée.

Lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le Premier ministre, Jean Castex, a affirmé que le gouvernement n’avait aucune intention “d’affaiblir” ni de “démanteler” EDF mais souhaitait “l’adapter et lui donner les armes pour remplir sa mission historique.”

Un processus référendaire similaire lancé en 2019 avait conduit à ralentir le projet de privatisation des Aéroports de Paris. La pétition visant à convoquer un référendum sur le sujet n’avait toutefois pas recueilli le nombre de signatures nécessaires, à savoir l’approbation d’au moins un dixième des électeurs inscrits, soit plus de 4,7 millions de personnes.

EDF – le redémarrage d’un réacteur à Flamanville

EDF – le redémarrage d’un réacteur à Flamanville

 

Le réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), arrêté pendant 23 mois pour une maintenance décennale, a redémarré dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé EDF.  Ce réacteur avait été arrêté le 10 janvier 2019 pour une durée prévue de 181 jours pour une maintenance décennale. Son redémarrage a été plusieurs fois repoussé, car il a fallu « réaliser (…) 80% d’activités supplémentaires (…) en superposition des 20.000 activités prévues dans le cadre de la maintenance », avait expliqué EDF.. 

A côté des réacteurs 1 et 2 de Flamanville, EDF construit l’EPR, qui connaît lui aussi de nombreux retards et surcoûts et devrait entrer en service en 2023. Selon EDF, 44 des 56 réacteurs en service en France sont désormais actuellement disponibles.

EDF -Electricité : un risque de pénurie

EDF -Electricité : un risque de pénurie

RTE , le gestionnaire français des réseaux de transport d’électricité prévoit que l’hiver pourrait être plus difficile que les autres en matière d’approvisionnement en électricité, “RTE confirme que l’hiver 2020-2021 reste placé sous une vigilance particulière” annonce la société. En cause, la crise sanitaire. “A la fin du mois de février, 13 réacteurs seront à l’arrêt à la suite du report des programmes de maintenance des réacteurs nucléaires depuis le début de la crise sanitaire” abonde l’entreprise.

Si les mois de décembre et de janvier semblent présenter des risques “limités” de problèmes d’approvisionnement en électricité, RTE dit rester ”vigilant” pour février, période où « risque sera plus important que les années précédentes”.

Les conditions météorologiques restent un facteur scruté par le gestionnaire. Des températures hivernales 2 à 7 degrés en-dessous des normales de saison plusieurs jours consécutifs pourraient causer un manque d’approvisionnement en électricité.

Le cas échéant, l’arrêt des consommations des industriels les plus gourmands en électricité pourrait être envisagée, ainsi qu’une baisse de la tension sur le réseau de distribution. Enfin, “en dernier recours”, RTE envisage de couper provisoirement l’électricité, de manière anticipée, sur plusieurs zones géographiques en France.

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