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Taxe carbone, écotaxe : l’imposture fiscale, économique et environnementale française

Taxe carbone, écotaxe : l’imposture fiscale,  économique et environnementale française  

 

L’ingénierie fiscale française est sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaitre le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer mais avec quelle richesse ?).  La première et principale  imposture est écologique. La taxe carbone et l’écotaxe  à  l’ origine sont théoriquement destinées à réduire les flux de marchandises en renchérissant le coût du transport. Une belle intention mais malheureusement contredite par la réalité de la politique des transports et la complexité des processus de production. On oublie un peu vite que l’augmentation fiscale pèsera essentiellement sur les produits français (chaque élément du processus de production sera taxé tandis que les importations ne subiront qu’une fois cette fiscalité). Par ailleurs et surtout le renchérissement du coût du transport va constituer une aubaine supplémentaire pour les transporteurs étrangers qui déjà pillent le marché national grâce au cabotage (le droit pour des camions étrangers de faire du transport interne en France). Or ce sont les camions des ex pays de l’Est  qui pullulent en France car ils pratiquent des prix de dumping et contournent la législation française. Surtout des pavillons bulgares, roumains, polonais. Or ces pays ont des niveaux de coûts très inférieurs aux coûts français et les prix qu’ils offrent peuvent être de 30 à 50 inférieurs aux tarifs des entreprises françaises. Du coup avec l’écotaxe et la taxe carbone,  c’est la mort du pavillon routier français qui a déjà disparu à international et est attaqué de toutes parts en France. Ces pavillons étrangers ne modifieront qu’à la marge leur prix et seront encore plus compétitifs que les pavillons français. Par ailleurs dans une période de crise comme actuellement,  les chargeurs (clients du transport) vont exiger de revoir les tarifs routiers pour annuler l’effet de l’écotaxe. De ce fait,  l’écotaxe n’aura plus aucun sens environnemental. Pour le transport pour compte propre (transport privé,) c’est un handicap supplémentaire pour la compétitivité surtout pour des zones éloignées come la Bretagne (mais il y en a d’autres). Cette taxe est une imposture écologique car elle devait être utilisée pour développer le rail et autres mode alternatifs au rail. Hélas, les hausses de fiscalités n’ont jamais permis le développement du fer car l’offre est obsolète, de qualité médiocre et non compétitive du fait du niveau et de la structure de ses coûts.  Malheureusement le fret ferroviaire est à l’agonie surtout en France. Et ce ne sont pas les dernières grèves des cheminots qui vont améliorer son image auprès des clients. La France vient à peine de décider d’une taxe carbone que renaît le spectre de l’écotaxe en région parisienne pour le transit, ensuite pour les autres trafics et sans doute progressivement pour toutes les régions. L’exécutif politique de la région parisienne par démagogie sans doute veut limiter dans un premier temps l’écotaxe au transit et  espère en tirer 100 millions de nouvelles ressources. On se demande comment on peut atteindre 100 millions quand la défunte écotaxe prévoyait un taux de 0.14cmes au km. Il faudrait passer à près de 5 euros du km pour atteindre ces 100 millions en région parisienne.  Ces taxes sont des impostures économiques car elles vont encore plomber une compétitivité française déjà très malade. Faut-il rappeler, et rappeler encore, que la France détient le triste record des prélèvements obligatoires qui représente plus de 56% du PIB en 2015 (richesse nationale).  Comme déjà indiqué on vient aussi  de décider d’une taxe carbone.  Cette nouvelle taxe veut se distinguer de la composante carbone progressive instaurée par la loi de finances 2014 dans la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), qui vise les émissions diffuses de CO2 par le biais, essentiellement, de la consommation de carburants, par exemple pour le chauffage ou dans les transports. De sept euros par tonne de CO2 en 2014, cette « contribution climat énergie » a été portée à 14,5 euros en 2015 et 22 euros en 2016. La loi de transition énergétique prévoit de porter cette composante de la TICPE à 56 euros la tonne en 2020 et 100 en 2030, en passant par 30,5 en 2017, 39 en 2018, 47,5 en 2019. En réalité la nouvelle taxe carbone risque de se cumuler (voire d’être fondue avec l’actuele). En clair, c’est  un impôt supplémentaire  On peut se poser la question de la pertinence économique et environnementale de ce nouvel impôt. En effet il ne s’agit ni plus ni moins que de mettre une taxe supplémentaire sur la pollution. Est-ce que cette taxe sera ou non de nature à peser sur le choix du consommateur afin de réduire les émissions polluantes ?  Rien n’est sûr car  tout dépendra de l’offre alternative dont peut disposer le consommateur ; or en l’état actuel des technologiques le choix est relativement réduit. Pour le transport par exemple, dans les grandes villes, certains voyageurs peuvent faire le choix des transports collectifs mais pas les résidents  en banlieue ou a fortiori dans les zones rurales. L’offre est également très réduite entre les différentes techniques concernant le chauffage ou alors  il convient de procéder à des investissements qui ne sont accessibles qu’aux plus hauts revenus. La plus grosse critique qu’on peut émettre concernant la taxe carbone, c’est son utilisation. Pour le fret, on a déjà vu que malheureusement le fer était en voie d’extinction.  En réalité,  il n’est nullement prévu que le produit de cette taxe carbone contribue à la réduction des émissions polluantes, on compte seulement sur son caractère incitatif ; le produit financier sera affecté pour réduire le déficit budgétaire. Autrement dit, il s’agira d’une fiscalité en plus. Contrairement à ce que pensent  certains écolos la taxe carbone n’est pas la martingale qui permet de résoudre la question des les émissions polluantes. D’abord cette taxe ne sera pas un niveau suffisamment dissuasif sauf à amputer brutalement le pouvoir des consommateurs ce qui socialement est difficilement envisageable. Du point de vue économique, c’est une imposture car faute d’harmonisation fiscale au plan mondial, les effets de cette fiscalité fiscale spécifique seront sans effet sur la décarbonation à échelle internationale. Mais nombre économistes en mal existentiel trouvent  là l’occasion de réinsérer dans le champ marchand et fiscal  une problématique environnementale qu’ils ont longtemps ignorée. Or la taxation ne saurait constituer le réel remède miracle pour décarboner notre mode de production et de consommation ; la  régulation ne peut être réduite aux taxes. Il convient  de combiner une certaine taxation de la pollution avec  un renforcement progressif des normes en réservant les énergies fossiles aux activités sans possibilité de substitution actuellement (notamment chimie, transport routier, de fret, transport aérien), en imposant la voiture électrique à échéance d’une vingtaine d’années, en développant les rééquilibrant le mix énergétique.  . Le hic de la COP 21 c’est que c’est que le dispositif fiscal mondial n’est pas harmonisé. Conclusion : déjà affectée par un prélèvement obligatoire  de près de 57%, la compétitivité française (la moins performante en Europe sur le plan social (coût et temps de travail) court le risque de mourir sous les coups répétés  d’une trouble alliance des écolos, des fiscalistes, des économistes et des politiques. Une alliance pour des motifs contradictoires qui  posent une sérieuse question d’éthique.

 

 

Les ventes automobiles confirment le tassement économique aux États-Unis

Les ventes automobiles confirment le tassement économique aux États-Unis

 

En rythme annuel les ventes d’automobiles aux États-Unis sont inférieures à celles de l’année précédente. Quand on connaît l’importance du secteur automobile dans l’économie américaine cela confirme l’assez net  tassement de la croissance outre atlantique. Les grands constructeurs ont écoulé des nouveaux véhicules au rythme annualisé, ajusté des variations saisonnières, de 16,66 millions d’unités, selon le cabinet Autodata, après 17,45 millions en mai et 17,47 millions en juin 2015. Ce chiffre est également inférieur au consensus qui était à 17,2 millions. Toyota Motor, General Motors et Volkswagen ont vu leurs ventes baisser le mois dernier. GM, le numéro un américain du secteur, a vu ses ventes chuter de 6,1% en juin à 255.210 véhicules, conséquence de la baisse de ses marques Buick et GMC. Mais l’économiste en chef du groupe, Mustafa Mohatarem, a déclaré que les taux d’intérêt historiquement bas, la stabilité des prix des carburants, la hausse des salaires et la situation de quasi-plein emploi devraient favoriser la hausse des ventes au second semestre. Les ventes de Volkswagen aux Etats-Unis, qui restent affectées par le scandale de trucage des tests de pollution de ses voitures diesel, ont chuté de 21,8% à 23.809 unités. Toyota a vu les siennes reculer de 5,6% à 198.257 unités, en raison notamment d’un recul de ses ventes de berlines de luxe.

(Avec Reuters)

Réforme Union économique : une urgence supprimer 10 000 fonctionnaires

Réforme Union économique : une urgence supprimer 10 000 fonctionnaires

 

Après le brexit, on  s’interroge sur la réorientation possible dune  l’Union européenne moins bureaucratique et qui puisse ce concentrer sur l’essentiel au lieu d’intervenir sur tout, n’importe quoi et mal. Un des facteurs explicatifs fondamentaux de la bureaucratie de Bruxelles provient du nombre incroyable de fonctionnaires. L’UE emploie en effet 55.000 fonctionnaires dont 38.500 permanents. Un  fonctionnaire européen gagne en moyenne 6.500 euros nets par mois tandis que sa pension moyenne atteint 6.000 nets. Ces montants élevés s’expliquent en raison du nombre important de hauts fonctionnaires dans l’administration européenne. Des chiffres qui dépassent ceux par exemple des fonctionnaires français et surtout ce deux pays de l’Europe de l’Est. Bref une situation sociale très confortable d’une caste qui incite les intéressés à se justifier et à se reproduire par des procédures kafkaïennes qui étouffent l’économie européenne. Une première mesure après le brexit  serait donc de supprimer 10 000 fonctionnaires pour en réduire le nombre de moitiés. Le fonctionnement de Bruxelles est en effet atteint de la même pathologie que l’administration française. Pas étonnant c’est la France qui a inspiré sa mise en place. Pour justifier leur inutilité les fonctionnaires européens (comme les français) complexifie à dessein les procédures dans la plupart des champs économiques et sociaux. Premier objectif, noyer les responsables politiques dans la complexité administrative et les dessaisir de fait de leur pouvoir de décision. Second objectif donnait une légitimité à cette bureaucratie en produisant des réglementations pourtant inutiles et qui plombent l’initiative et la compétitivité. Notons que plusieurs pays ont critiqué l’importance de l’appareil administratif de Bruxelles mais la commission a réussi à largement limiter les dégâts de la réduction d’effectifs demandés.  La Commission s’est engagée à réduire de 5% d’ici à 2018 le nombre de fonctionnaires, soit 500 de moins par an. Mais ce chiffre ne prend pas en compte les recrutements liés à l’entrée de la Croatie dans l’UE en juillet dernier, devenu le 28eme état membre. Autant dire qu’au final le nombre de fonctionnaires ne va pas diminuer et qu’il risque même d’augmenter encore.

 

Numérique : une révolution industrielle et économique pour 88 % des Français

Numérique : une révolution industrielle et économique pour 88 % des Français

 

Des Français qui considèrent par ailleurs que cette révolution détruira davantage d’emplois qu’elle n’en créera. Près de la moitié des personnes consultées estiment  par ailleurs que c’est surtout le e-commerce et les objets connectés qui seront le plus concernés. Interrogés par OpinionWay pour Le Figaro économie *, 88 % des sondés assurent que l’émergence de l’Internet et plus généralement du numérique est une révolution industrielle et économique. «La prise de conscience est vraiment très claire», souligne Frédéric Micheau, directeur des études d’opinion chez OpinionWay. Il est intéressant de noter que cette conviction atteint 96 % chez les 18-24 ans, ces jeunes actifs nés avec Internet. De même, cette perception est relativement homogène, que l’on soit cadre, représentant des professions intermédiaires ou ouvrier. Sur l’échelle partisane, les sympathisants du FN sont plus mesurés (81 %) que ceux du MoDem ou des Républicains qui jugent à 94 % qu’ils sont en train de vivre une révolution industrielle. Interrogés sur les innovations qui symbolisent le mieux cette transformation, les sondés plébiscitent l‘e-commerce, suivi de très près par les objets connectés et le smartphone en troisième position. «Cette révolution est multiforme. Pas un objet ou un usage ne se détache», constate Frédéric Micheau. La segmentation est également générationnelle. Si le commerce en ligne est en première position pour les plus de 35 ans, les jeunes actifs de 25 à 34 ans placent clairement les objets connectés en première position (46 % contre 29 % pour le e-commerce). Quant aux plus jeunes et aux étudiants, pour nombre d’entre eux, l’objet fétiche est le smartphone. Les innovations qui incarnent le moins cette révolution numérique, qu’il s’agisse de la voiture autonome et de la réalité virtuelle, ont en commun de ne pas encore avoir envahi nos vies, ce qui est finalement assez logique, dans la mesure où les sondés identifient plus facilement les produits ou les services qu’ils utilisent. Seulement un sondé sur cinq estime que la révolution numérique détruira plus d’emplois qu’elle n’en créera et, surtout, deux fois plus nombreux à estimer qu’elle détruira plus d’emplois qu’elle n’en créera. Les jeunes et les femmes sont les plus nombreux à partager cette inquiétude. Sur l’échelle partisane, les extrêmes sont clairement les plus pessimistes en matière de création d’emplois. Près de 60 % des sympathisants FN estiment que cette révolution détruira plus d’emplois qu’elle n’en créera. Quant à savoir si ce big bang est une opportunité pour la France, 44 % des Français le pensent. Seulement 17 % d’entre eux jugent que c’est une menace. Les 18-24 ans sont largement les plus optimistes. S’agissant des sensibilités politiques, un clivage apparaît assez clairement. Les sympathisants des extrêmes sont deux fois moins nombreux que ceux du PS et des Républicains à juger que la révolution numérique est un atout pour la France.

 

(Le Figaro)

Union économique : un Brexit désastreux au plan international

Union économique : un Brexit désastreux au plan international

 

Un départ du Royaume-Uni de l’UE serait « désastreux » pour le rayonnement de Bruxelles sur la scène internationale, affaiblissant encore une Union déjà secouée par des crises en cascade, selon des analystes interrogés par l’AFP. Le divorce avec cette puissance nucléaire, seul pays européen ayant un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU avec la France, « pourrait avoir un effet désastreux sur la politique étrangère et de sécurité de l’UE », estime Rosa Balfour, analyste du German Marshall Fund. D’autant plus qu’il ponctuerait une période agitée. Le continent a été frappé par le terrorisme à Paris, Copenhague et Bruxelles, depuis début 2015, il affronte dans le désordre un afflux migratoire sans précédent depuis 1945, doit gérer le refroidissement de ses relations avec Moscou et a failli voir la Grèce sortir de la zone euro à l’été 2015. Dans ce contexte, le Brexit apparaîtrait comme un nouveau coup dur. Car même si « aucun changement abrupt » n’est attendu en matière de politique étrangère européenne après le référendum britannique du 23 juin, la « perte en termes d’image » serait bien réelle, note Janis Emmanouilidis, directeur du European Policy Center (EPC) à Bruxelles.  Ce départ montrerait que « les Européens sont absorbés par leurs nombreux problèmes comme la crise migratoire ou financière, qu’ils se regardent le nombril. Cela ne donne pas une image de force, mais de faiblesse » qui pourrait être exploitée par la Russie de Vladimir Poutine ou les dirigeants chinois, avides d’étendre leur influence, affirme M. Emmanouilidis. « Cela dégraderait encore son image si l’Union rétrécit pour la première fois dans son histoire », poursuit-il, alors qu’elle n’est dotée d’un service diplomatique que depuis 2010. Ses dirigeants, dont l’actuelle Haute représentante Federica Mogherini, ont chapeauté les négociations ayant mené à un accord historique avec l’Iran sur son programme nucléaire, se sont imposés comme médiateur entre la Serbie et le Kosovo et font partie du Quartet pour le Proche-Orient. L’Union a aussi développé au fil des ans ses missions militaires et civiles à l’étranger, contre le piratage au large de la Somalie, en République centrafricaine et, plus récemment, l’opération navale Sophia contre les passeurs de migrants au large de la Libye. « De grandes puissances comme les Etats-Unis, la Chine, l’Inde… verraient l’UE affaiblie politiquement et géopolitiquement s’il y a un Brexit. Ils ne comprendraient pas. Ils ne comprennent déjà pas qu’il puisse y avoir un débat sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE », observe Vivien Pertusot, correspondant à Bruxelles de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Le départ du Royaume-Uni risquerait aussi de provoquer un recentrage stratégique vers les pays de son voisinage immédiat, au sud et à l’est, au détriment notamment de l’Asie et à contrecourant des Etats-Unis, relève-t-il.
Car en affaires étrangères, les décisions sont prises par les pays membres, et en l’absence de Londres, seul Paris a aujourd’hui un « regard stratégique global » parmi les 28. 
Selon le chercheur, le couple franco-allemand ne pourrait compenser à lui seul cet affaiblissement, en raison des « divergences fondamentales » entre Paris et Berlin sur la question de l’engagement militaire.  Dans ce domaine, Londres s’est toujours opposé à l’essor d’une politique commune en matière de défense, et s’est montré très sélectif quand il s’agissait de fournir des troupes ou équipements pour des missions européennes.
Mais son départ ne permettra pas pour autant d’avancer dans ce domaine car d’autres capitales tiennent à jalousement conserver leur souveraineté, rejetant tout ce qui, de près ou de loin, pourrait ressembler à une « armée européenne », souligne Mme Balfour. 
A leurs yeux, l’Otan, qui compte 22 membres faisant partie de l’UE, reste l’instance privilégiée de coopération en la matière. En revanche, en ce qui concerne les sanctions internationales, véritable bras armé de la diplomatie européenne, la Grande-Bretagne a souvent été un facteur d’unité, voire un moteur, relève Stefani Weiss, de la fondation Bertelsmann. Londres s’est notamment rangé avec force derrière les lourdes sanctions économiques décrétées en 2014 contre la Russie pour son rôle dans le conflit ukrainien, alors que d’autres capitales comme Rome, Budapest ou Athènes ne cachaient pas leur manque d’entrain.

 

Grève SNCF : suicide économique, social et syndical

Grève SNCF : suicide économique, social et syndical

 

 

La grève de la SNCF qui va finir en eau de boudin caractérise l’irresponsabilité totale des syndicats. Une véritable grève suicide qui marquera vraisemblablement l’histoire de l’entreprise. Un suicide économique, social et syndical. Suicide économique d’abord parce qu’en refusant d’améliorer de manière significative sa productivité l’entreprise est assurée de perdre encore des parts de marché y compris sur les créneaux les plus porteurs. En cause une absence de compétitivité de l’ordre de 20 à 30 % par rapport aux concurrents et   une concurrence accrue dans le cadre de la libéralisation européenne. Ne parlons pas de la concurrence intermodale par exemple en matière de fret illustrée par le fait qu’un conducteur de train a une durée de travail égal à la moitié de celle d’un routier et est pourtant payé deux fois plus !  On objectera que la formation du conducteur de train est plus élaborée cependant les conditions de conduite sur la route exigent une autre vigilance. Ce refus de moderniser les conditions d’exploitation condamne la SNCF doublement ;  condamnée d’une part par un déficit abyssal de  50 milliards et par une compétitivité qui plombe ses parts de marché. Sur le plan social la stratégie des syndicats contestataires est également suicidaire dans la mesure où l’attitude provocatrice, indécente et irresponsable des syndicats va condamner à terme le statut. Ne pouvant  pas compter sur la fiabilité de l’entreprise publique les pouvoirs publics vont tout faire pour favoriser la concurrence et éliminer progressivement la SNCF de tous les marchés de sorte que le statut va s’éteindre puisque ne profitant qu’à un nombre de plus en plus réduit. Suicide syndical aussi avec  une nouvelle démonstration que les syndicats sont complètement incompétents pour comprendre la problématique socio économique dans un monde moderne, pire que le seul pouvoir dont ils  disposent est un pouvoir de nuisance vis-à-vis des intérêts de la collectivité, des salariés tout autant que des clients. Dans les faits la CGT se lave les mains d’une fin de grève qui n’a plus aucun sens et laisse la responsabilité de la reprise à une poignée d’irréductibles. Elle a envoyé un tract à ses adhérents énumérant les points négatifs et positifs, selon elle, du texte finalisé après 19 heures de discussions, mais sans donner de consigne. La réaction était plus tranchée à Sud-Rail, troisième syndicat de la SNCF. Il a dénoncé « un accord d’entreprise qui ne change rien » et appelé à « poursuivre et amplifier la grève ». Pas étonnant Sud rail n’est pas un syndicat mais une formation d’extrême gauche regroupant à la fois des marxistes, des anarchistes, des corporatistes et des caractériels. « Euro ou pas Euro notre position est de maintenir la pression », a dit à Reuters son numéro un, Eric Santinelli. Le mouvement a été reconduit pour mercredi dans la majorité des assemblées générales, a dit à Reuters un autre dirigeant de Sud-Rail, Eric Descamps. Mais la direction de la SNCF prévoit une amélioration du trafic, avec trois TGV sur quatre, six TER sur 10, un Transilien et un Intercités sur deux.  De source proche de la direction, on estime que les cheminots cégétistes s’apprêtent à prendre le virage d’un retour progressif au travail mais qu’il leur faut un peu de temps et que la décrue s’amorcera vraiment jeudi. Une impression confirmée de sources syndicales hors CGT. « La CGT a commencé doucement un rétropédalage mais la plus grosse difficulté est pour elle de sortir ses troupes du conflit après les avoir chauffées à blanc », explique ainsi un dirigeant syndicaliste. « Il faut faire baisser la température. »CGT et Sud-Rail ont fait des négociations sur le nouveau cadre social de la SNCF un élément de leur bras de fer avec le pouvoir contre le projet de loi réformant le Code du travail. Un projet de loi qui ne concerne pourtant en rien les cheminots dont le statut est autrement plus avantageux non seulement que la loi travail en discussion mais que le code du travail actuel. C’est aussi la démonstration de l’incurie totale du syndicalisme à développer des stratégies constructives susceptibles d’articuler l’intérêt de l’entreprise, de la collectivité et des salariés. Finalement un nouveau coup porté au syndicalisme déjà très faible dans le pays. Ceci expliquant cela.

Attractivité économique : la France plonge

Attractivité économique : la France plonge

 

La France dégringole en matière d’attractivité. En cause surtout  la fiscalité qui plombe la compétitivité,  le marché du travail trop rigide. Conséquences les sièges sociaux déménagent et les sociétés s’implantent dans d’autres pays notamment l’Allemagne et le Royaume-Uni. Bref ça ne va pas mieux comme le déclare Hollande. Alors que  les 42 pays de l’Europe économique ont accueilli un nombre record de 5 089 implantations internationales en 2015 ; seule la France n’a pas bénéficié de la dynamique! Avec un nombre de projets d’implantations en retrait de 2 % (soit 598 projets), l’Hexagone est désormais «évincé de la compétition Royaume-Uni / Allemagne», relève l’étude EY . Aujourd’hui, moins d’un quart des investisseurs envisagent des projets en France en 2016. Mais pourquoi la France suscite-t-elle «plus d’affection que d’adhésion?», interroge EY. Une grande partie de la réponse est la même depuis des années: la perception de notre compétitivité-prix reste très dégradée. Quelque 72 % des décideurs internationaux jugent la fiscalité française «peu ou pas du tout attractive» ; le niveau de charges sociales est cité par 73 % d’entre eux. Son défaut de compétitivité continue donc de pénaliser la France, malgré le Crédit d’impôt compétitivité et emploi (Cice), l’assouplissement relatif du régime fiscal des impatriés ou encore le «tax4business», l’interlocuteur unique pour toutes les questions fiscales des investisseurs étrangers en France. L’autre point noir, c’est «l’inflexibilité du marché du travail». 83 % des décideurs sont sévères avec le pays sur ce point. Enfin, et c’est aussi un problème récurrent, la France souffre de son instabilité réglementaire et sociale. Si un chiffre de l’étude EY doit traduire la faiblesse française, c’est celui de l’attractivité pour les sièges sociaux: l’an dernier, 150 nouveaux sièges sociaux se sont installés au Royaume-Uni, trois fois plus que l’année précédente. La France en a attiré… 11! «Quel meilleur symbole du rayonnement mondial de la métropole britannique que le choix du New York Times d’y implanter son nouveau centre de décision en Europe», souligne l’étude. L’actualité récente montre que cette tendance s’ancre: la semaine dernière, le français Technip et l’américain FMC ont annoncé leur mariage et l’installation de leur siège à… Londres.

 

(avec le Figaro)

 

G7 : guerre des monnaies mais pas de relance économique

G7 : guerre des monnaies mais pas de relance économique

 

 

Dialogue de sourds ou presque au G7 où la question centrale a tourné autour de la guerre des monnaies alimentée notamment par le Japon désireux d’empêcher une surévaluation du yen. Pour le Japon l’environnement monétaire est désordonné ce que contestent d’autres notamment les Etats Unis. Concernant la relance économique ce n’est pas pour demain. On convient seulement qu’il faudrait un mix monétaire, budgétaire et de réformes structurelles, ce qui est sans doute vrai et même indispensable an regard de la faiblesse de l’activité mondiale. Cependant chacun reste sur ses positions, L’Allemagne ne veut pas entendre parler de relance. En clair chaque pays fera ce qu’il veuet ! Les Etats-Unis ont adressé samedi une nouvelle mise en garde au Japon afin qu’il n’intervienne pas sur le marché des changes pour soutenir sa devise, occultant les autres sujets de la réunion ministérielle du G7 à Sendai, dans le nord de l’archipel. Pour Washington, rien ne justifie que Tokyo agisse pour freiner l’appréciation de sa devise, les mouvements du yen n’étant pas suffisamment « désordonnées ». « Il est important que le G7 trouve un accord, non seulement pour s’abstenir de procéder à des dévaluations compétitives mais aussi pour communiquer afin que personne ne soit pris au dépourvu », a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, lors d’une conférence de presse organisée en clôture du sommet du G7. Le ministre japonais des Finances, Taro Aso, a assuré que les débats étaient restés calmes même s’il était normal que deux pays aient des divergences sur la manière d’apprécier la fluctuation des changes. « J’ai dit (à Lew) que les récentes fluctuations allaient dans une seule direction et qu’elles étaient spéculatives », a dit le ministre nippon lors d’une conférence de presse, ajoutant qu’à son avis, les hausses enregistrées ces derniers temps par le yen étaient « désordonnées ». Si Taro Aso et ses homologues ont réaffirmé l’importance de la stabilité des changes, le Japon n’a reçu aucun soutien de la part des autres pays du G7 en faveur d’une intervention destinée à contenir la hausse du yen. »Il y a un consensus autour du fait que la politique monétaire est adaptée et qu’il n’y a pas d’écarts importants entre devises et qu’il n’est donc pas nécessaire d’intervenir », a déclaré le ministre français des Finances, Michel Sapin. Les autorités japonaises ne sont pas intervenues directement sur le marché des changes depuis 2011. A l’époque, Tokyo avait obtenu le feu vert du G7 pour enrayer la hausse du yen, alors alimentée par la spéculation sur la possibilité qu’après le séisme et la catastrophe de Fukushima, le gouvernement impose aux assureurs de rapatrier une partie des fonds placés à l’étranger pour financer les indemnisations. Ces derniers mois, Tokyo a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude sur le caractère excessif de la hausse du yen, des arguments toujours rejetés par Washington, qui plaide pour des accords empêchant les interventions sur les devises. Après avoir poussé jusque dans leurs derniers retranchements les politiques d’assouplissement monétaire, les pays du G7 peinent à parler d’une seule voix pour relancer une croissance anémique. Ils ont réclamé samedi la mise en oeuvre d’un mix de politiques monétaires, budgétaires et structurelles tout en laissant à chaque pays le soin de choisir ses propres priorités. L’Allemagne est de son côté resté sourde aux appels du Japon et des Etats-Unis, qui lui demandaient d’augmenter sa dépense publique. « Le plus important, ce sont les réformes structurelles (…) on admet de plus en plus (au sein du G7) que les réformes structurelles sont cruciales », a déclaré le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

(Avec Reuters)

G7-relance de la croissance : l’Allemagne dit NEIN

G7-relance de la croissance : l’Allemagne dit NEIN

Le G7 qui se réunit vendredi et samedi devrait traiter de la problématique de la relance économique. Un peu partout en effet l’activité se tasse y compris maintenant aux États-Unis au Royaume uni. Du coup certain comme le Japon militent en faveur d’une relance budgétaire. Une position toutefois qui sera très fermement combattue une nouvelle fois par l’Allemagne qui demeure sur une ligne philosophique d’orthodoxie budgétaire et qui ne veut surtout pas entendre parler de relance de type keynésien. Pour l’Allemagne ce sont les réformes structurelles et seulement elle qui sont de nature à redonner de la vigueur à la croissance. Du coup comme souvent il ne faut pas attendre grand-chose de ce G7. Le Japon sera vraisemblablement soutenu dans sa démarche par la France mais en vain, Tokyo a pourtant l’intention de plaider pour davantage de souplesse budgétaire. Autrement dit, permettre plus de dépenses publiques – afin de stimuler l’économie mondiale qui reste modeste, lors de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G7 (Allemagne, États-Unis, Japon, France, Italie, Royaume-Uni, Canada) vendredi et samedi, à Sendai au Japon. «Cette vue est partagée entre le Japon, les États-Unis, le Canada, l’Italie, la France et l’Union européenne», a récemment déclaré le premier ministreShinzo Abe. L’Allemagne, qui défend bec et ongles l’orthodoxie budgétaire, n’a pas manqué de se faire entendre avant d’arriver à Sendai. «Des politiques budgétaire et monétaire généreuses ne pourront stimuler la croissance sur le long terme», a averti le président de la Bundesbank Jens Weidmann, cité par Reuters, répétant en substance des propos indiqués au Figaro. «Pour orienter l’économie mondiale sur la voie d’une croissance plus soutenue, des réformes sont indispensables», a insisté le banquier central allemand. Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a également indiqué à ses homologues dans une interview au quotidien économique japonais Nikkei qu’ «il est important de promouvoir des réformes structurelles et de réduire la dette publique». Voilà qui est dit une énième fois à ceux qui chercheraient à lâcher du lest en matière d’assainissement des finances publiques… Il reste que le gouvernement allemand est lui-même pointé du doigt pour ne pas dépenser et investir suffisamment en vue de soutenir la croissance mondiale alors même qu’il dispose d’importantes marges de manœuvre budgétaires contrairement à l’Italie ou encore la France. Également interviewé par le quotidien Nikkei, le ministre des Finances français, Michel sapin, a jugé utile de prendre en exemple le Canada. «Je remarque qu’il y a un grand pays du G7 qui a déjà décidé de soutenir beaucoup plus la croissance mondiale par une dépense budgétaire supérieure: c’est le Canada. Et donc je pense qu’il faut qu’on s’inspire, que tous les pays du G7 et du G20 qui ont cette capacité budgétaire supplémentaire, s’inspirent de cette situation et de la décision du Canada pour prendre les bonnes décisions en termes de dépenses budgétaires».

 

Sondage : neuf Français sur 10 condamnent la politique économique du gouvernement

Sondage : neuf Français sur 10 condamnent la politique économique du gouvernement

 

Un jugement cinglant à l’égard du gouvernement avec ce selon un sondage Odoxa pour Les Echos   et Radio Classique auprès où  87% des Français qui jugent la politique économique du gouvernement « plutôt mauvaise » ou « très mauvaise ». Un chiffre préoccupant pour le chef de l’Etat à un an de la présidentielle et de sa possible candidature pour un nouveau mandat, note Gaël Sliman, président d’Odoxa. A titre de comparaison, en mars 2011, sous Nicolas Sarkozy, 75% des Français jugeaient sa politique économique « mauvaise ». Ce chiffre de mars 2016 est très proche de celui de décembre 2014, rappelé par Odoxa, quand 86% des sondés avaient une mauvaise opinion de la politique économique. Une majorité de Français estime que les grands gagnants de cette politique sont les chefs d’entreprise (58%), suivis des salariés du secteur public (44%) puis des chômeurs (40%). Pour autant, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron reste apprécié: 61% des Français le préfèrent à Manuel Valls, contre 34% qui préfèrent ce dernier. Une nette amélioration par rapport à novembre 2015, où ils étaient 48% à le préférer au chef du gouvernement, contre 46% se disant en faveur de M. Valls. Enfin, 86% des personnes interrogées ne croient pas en la volonté réformatrice du gouvernement en 2016 et estiment que ce sera une année blanche en termes de réformes.

Situation économique France : Moscovici « gronde la France

Situation économique France : Moscovici « gronde la France

Situation un peu ubuesque avec cette condamnation de la France par la commission économique européenne qui s’exprime notamment à travers la voix de Moscovici ancien ministre des finances précisément de la France. Un Moscovici qui pourtant n’a guère brillé pour ses innovations  et son dynamisme et qui n’a pas engagé les réformes structurelles qu’il réclame maintenant.  L’institution bruxelloise reproche à l’Hexagone des « déséquilibres macroéconomiques excessifs », dans un rapport publié ce mardi 8 mars. Elle pointe notamment le niveau de dette publique de la France, qui « continue d’augmenter » alors même que compétitivité et productivité « ne se redressent pas clairement ». Quatre autres « mauvais élèves » européens sont également épinglés: le Portugal, l’Italie, la Croatie et la Bulgarie. Cette critique fait suite à l’examen approfondi de la situation macroéconomique de 18 des 28 pays membres de l’Union européenne par les services de la Commission. Pour ces cinq mauvais élèves, des réformes structurelles sont souhaitables aux yeux de l’exécutif européen. Au contraire de l’Espagne et de l’Allemagne où les déséquilibres pointés ne sont pas estimés excessifs. Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, encourage la France à entreprendre des réformes plus en profondeur, déclarant ce mardi: « Aujourd’hui, nous voyons clairement que les pays qui sont parvenus à réformer leur économie rapidement et en profondeur recueillent les fruits de leurs efforts. D’autres doivent passer à la vitesse supérieure pour pouvoir offrir plus de croissance et d’emplois à leurs citoyens ». Le 15 avril 2015, la France avait tenté de montrer patte blanche à Bruxellesen présentant son « pacte de stabilité ». Sans succès. Le 25 janvier dernier, la Commission européenne publiait un rapport dans lequel elle s’inquiétait de la dette publique de la France, estimant que celle-ci restera stable jusqu’en 2020 avant de grimper inexorablement pour dépasser la barre des 100% du PIB en 2026.

Allemagne : non à la relance économique

Allemagne : non à la relance économique

 

L’Allemagne a largement contribué à faire capoter toute velléité de relance de l’économie par le G20. Une Allemagne toujours fidèle à son orthodoxie économique qui veut imposer des réformes structurelles et s’oppose tant aux politiques accommodantes de la banque centrale européenne qu’aux relances budgétaires. Comme d’habitude l’Allemagne protège l’épargne de sa population vieillissante, elle craint par-dessus tout l’affaiblissement de l’euro qui viendrait amputer le pouvoir d’achat des épargnants. C’est pourquoi elle s’oppose farouchement aussi bien à une relance économique par la voie budgétaire qu’à une politique accommodante qui augmente la masse de liquidités et la affaiblit l’euro. Une position à contre-courant au sein du G20: face à l’assombrissement de la conjoncture et à la nervosité des marchés, les grandes banques centrales sont plutôt sommées d’utiliser à plein leur force de frappe. La Banque centrale européenne (BCE) semble en voie d’agir plus vigoureusement, la Réserve fédérale américaine (Fed) redouble désormais de prudence après un relèvement de ses taux fin 2015, et la Banque du Japon s’est même résolue à instaurer des taux négatifs dans l’espoir de stimuler le crédit. La banque centrale chinoise (PBOC), de son côté, a assuré vendredi garder « des marges de manœuvres » pour assouplir encore sa politique monétaire. Mais « réfléchir à de nouveaux plans de relance n’aboutit qu’à nous détourner des véritables tâches auxquelles nous devons nous atteler », c’est-à-dire d’indispensables réformes structurelles, a estimé Wolfgang Schäuble.  »Les politiques monétaires sont extrêmement accommodantes, au point qu’elles pourraient devenir contreproductives, au vu de leurs effets néfastes », a-t-il fait valoir, lors d’une conférence précédant la rencontre à Shanghai des grands argentiers du G20. Mais les partenaires de Berlin –principale et dynamique économie de l’Union européenne (UE) — semblaient peu enclins à partager l’intransigeante ligne allemande d’orthodoxie budgétaire.

Réformes en France : critiques de l’Union économique

Réformes en France : critiques de l’union économique

 

Dans un rapport publié vendredi la commission européenne critique assez durement la France en matière de réformes socio économiques. Un constat sans doute pertinent mais une analyse et des recommandations assez contradictoires. La commission souligne notamment le mauvais fonctionnement du marché du travail, la montée des inégalités l’insuffisance de formation en direction des chômeurs, l’ampleur des déficits et de la dette mais se félicite des projets de réforme du code du travail, de l’assurance-chômage et du pacte de responsabilité. Un  document finalement assez général n’apporte pas grand-chose de nouveau sur la situation du pays et surtout n’éclaire guère sur les perspectives européennes pour réellement sortir de la crise  comme si la commission s’accommodait de voir l’Europe s’installer dans une croissance très molle. Beaucoup de banalités, peu d’innovation, pas de volontarisme, un rapport un peu à l’image commissaire européen qui signe ce rapport, Pierre Moscovici,  peu étincelant comme  ministre de l’économie en France et qui continue dans la même veine en Europe. Présenté comme « un document de travail des services de la Commission » ne préjugeant pas de la position officielle de l’exécutif européen lors des futures discussions avec Paris, ce rapport d’une centaine de pages dresse le bilan des difficultés économiques de la France et de ses progrès par rapport aux recommandations définies par la CE l’an dernier. Le fonctionnement du marché du travail, qui « demeure peu satisfaisant » et « reste segmenté », constitue l’un des points noirs relevés par les services de la Commission, parallèlement à un accroissement des inégalités en matière d’éducation au cours de la décennie écoulée. « Les demandeurs d’emploi ne se voient offrir qu’un accès limité à la formation; la possibilité pour les travailleurs peu qualifiés de suivre un apprentissage diminue et les résultats des jeunes en difficulté scolaires sont en baisse », peut-on lire dans ce document. Le taux de chômage, à 10,5% en 2015, « est une conséquence indirecte des déséquilibres dont souffre la France » et « ne devrait pas diminuer à court terme », préviennent les auteurs du rapport, en qualifiant de déterminantes la mise en œuvre de la réforme annoncée du code du travail et celle du système d’assurance chômage. Le niveau élevé de la dette publique constitue un autre motif de déception pour les services de l’exécutif européen, qui estiment qu’elle « pourrait constituer une source de risques non négligeables pour l’avenir ». « Des efforts d’assainissement importants devront être consentis dans les prochaines années pour réduire le déficit et le niveau élevé de la dette publique », relèvent-ils, en rappelant que depuis le début de la crise, la France a été plus lente que le reste de la zone euro dans la réduction de son déficit. Ce rapport décerne malgré tout quelques bons points à la France, estimant que des progrès substantiels ont été enregistrés l’an dernier sur la soutenabilité à long terme des régimes de retraite complémentaire et dans la mise en œuvre de mesures visant à réduire le coût du travail, notamment dans le cadre du pacte de responsabilité. « Comme la reprise dans l’UE reste fragile, la Commission encourage les États membres à continuer à réformer leurs économies et à remédier aux déséquilibres macroéconomiques persistants », note le commissaire chargé des Affaires économiques et sociales, le Français Pierre Moscovici, dans un communiqué accompagnant le rapport.

(Avec Reuters)

Licenciement économique autorisé en cas de baisse du chiffre d’affaires ?

Licenciement économique autorisé en cas de baisse du chiffre d’affaires ?

Pour donner davantage de souplesse aux entreprises le gouvernement étudierait la possibilité d’une définition supplémentaire du licenciement économique qui pourrait être considéré comme tel si le chiffre d’affaires d’une entreprise baisse pendant trois ou quatre trimestres consécutifs. Le motif de licenciement économique qui pourrait d’ailleurs être prévu dés la conclusion du contrat de travail. En fait il s’agit de donner davantage de flexibilité aux entreprises pour licencier en cas de besoin. Pas sûr cependant que cette nouvelle disposition change grand-chose en matière d’évolution du chômage. La vraie question en France est celle de la compétitivité liée au poids excessif des charges qui pèsent sur le travail. La modification envisagée vise surtout à donner satisfaction au Medef et à la CGPME. Une mesure qui pose par ailleurs une interrogation quand on sait que 90 % des embauches sont effectués en CDD sans parler du recours croissant à l’intérim.  Selon Les Echos, le projet de loi voudrait mieux définir les « causes » admises pour procéder à un licenciement économique. Une façon d’inciter les entreprises à recruter sous contrat à durée indéterminée (CDI) en leur donnant davantage de garanties sur les motifs économiques « réels et sérieux » qui pourraient entraîner la rupture du CDI. Une vieille revendication patronale. Medef et CGPME suggèrent même que des motifs de rupture préétablis figurent dans le contrat de travail. Par exemple, un licenciement économique serait fondé si l’entreprise subit pendant trois ou quatre trimestres consécutifs une baisse de son chiffre d’affaires. Ainsi, le salarié saurait à quoi s’en tenir dès la conclusion de son contrat. C’est un peu sur cette idée que plancherait le gouvernement. Il regarde ainsi ce qui se passe en Espagne en la matière. Depuis la réforme du marché du travail espagnol en 2012, une entreprise peut procéder à un licenciement économique si elle rencontre « des difficultés persistantes ». Et le droit espagnol définit la persistance par : « la diminution sera persistante si, durant trois trimestres consécutifs, le niveau de recette ordinaires ou de recettes provenant des ventes de chaque trimestre est inférieur au niveau enregistré lors du même trimestre de l’année précédente ». Certes, il n’est pas du tout certain que le projet de loi reprenne à l’identique la définition espagnole. Mais, l’idée serait de « sécuriser » un licenciement économique en prévoyant un critère économique large basé sur la chute de l’activité et/ou du chiffre d’affaires. L’employeur pourrait alors se « réfugier » derrière ce critère pour justifier le licenciement.

 

PME : pas de réchauffement « climatique » concernant l’environnement économique

PME : pas de réchauffement « climatique »  concernant l’environnement économique

D’une manière générale les  PME se montrent relativement attentistes voir pessimistes quant aux perspectives d’évolution de l’économie. En outre leurs difficultés financières ne s’améliorent pas notamment pour gérer leur trésorerie (attitude  des banques, délais de paiements etc). Ce que confirme l’étude réalisée par l’IFOP pour KPMG et la CGPME.  De ce point de vue cette étude va à l’encontre de l’amélioration qui aurait été constatée par l’INSEE en janvier 2016, qui constate le climat des affaires en France s’améliore légèrement :  « En janvier 2016, le climat des affaires en France s’améliore légèrement. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, gagne un point et retrouve son niveau de novembre. Il se situe à 102, un peu au-dessus de sa moyenne de long terme (100) atteinte à l’été. Le climat gagne deux points dans les services et un point dans le bâtiment et le commerce de détail. Il est stable dans l’industrie et le commerce de gros ».  A l’inverse dans l’étude IFOP, Ce qui caractérise le sentiment des PME c’est l’impression d’immobilisme de la politique économique en dépit de toutes les mesures qui ont été prises depuis la crise de 2008. Pourtant des évolutions sont intervenues dans le domaine fiscal en particulier,  malheureusement ces mesures sont souvent mal adaptées aux petites et moyennes entreprises. Surtout il apparaît que face au durcissement de l’environnement concurrentiel international l’adaptation de la politique économique n’est pas dans le rythme des mutations. Cette enquête de l’IFOP vient d’une certaine manière en contradiction avec nombre de prévisions économiques qui indiquaient  une nette reprise en 2016. Pour près de la moitié des PME interrogées on constate plutôt une réduction du volume d’affaires. À cela s’ajoute aussi une hausse des coûts des fournisseurs. Ce qui confirmerait que l’inflation nulle constatée par l’INSEE demeure très virtuelle pour les petites entreprises (comme pour les ménages d’ailleurs). Les P ME sont 45% à subir actuellement une baisse de leur chiffre d’affaires, 44% à constater une hausse des coûts des prix des fournisseurs – ce qui permet de relativiser l’impact de la baisse des prix des matières premières – et 23 % à rencontrer des problèmes de trésorerie ou de financements.  » L’inquiétude est particulièrement élevée dans les entreprises de 20 à 49 salariés et dans le secteur de la construction « , observe Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’IFOP.   » Les réponses au financement à court terme des PME n’ont pas été apportées. Le vrai sujet demeure celui de l’octroi de facilités de trésorerie pour couvrir les besoins de financement sur une très courte période, explique-t-il. (En raison notamment des délais de paiement excessif NT elle erre) Selon l’enquête publiée le 21 janvier par l’association CroissancePlus et la Médiation des entreprises, cette négligence/malveillance plomberait la trésorerie des PME d’environ 15 milliards d’euros

Production d’acier : un révélateur du tassement économique mondial

Production d’acier : un révélateur du tassement économique mondial

 

Le recul de la production d’acier constitue un bon indicateur du tassement de l’activité internationale. Après une baisse en 2015 de 2,8% à 1,623 milliard de tonnes, il faut sans doute s’attendre à une diminution de 5 à 6 % pour 2016. En Chine, premier producteur et premier consommateur mondial d’acier, la production de cet alliage a reculé de 2,3% à 803,8 millions de tonnes, soit la première baisse en plus de trois décennies. L’annonce de la Chine de réduire de manière assez drastique sa production d’acier brut en 2016 (et de charbon)  confirme le net tassement de la croissance. La consommation d’acier (aussi  de charbon de ciment) ; une production chinoise  de l’ordre de 50 % de la consommation mondiale. De 32 millions de tonnes en 1978, les volumes d’acier sont passés en Chine à 823 millions de tonnes en 2014.or  La Chine va réduire en 2016 de 100 à 150 millions de tonnes ses capacités de production d’acier brut , soit de 12 à 15%, a annoncé le gouvernement chinois dimanche.  La deuxième économie au monde fait face à un ralentissement et le gouvernement chinois cherche à éradiquer les surcapacités de la sidérurgie afin de faire remonter les prix. « De nombreuses fonderies, y compris en Chine, sont en train de réduire leur production afin de soutenir les cours et cela marche », a déclaré Chris Houlden, directeur d’études du cabinet de conseil CRU. L’Union européenne de son côté a enregistré un repli de 1,8% de sa production, à 166,2 millions de tonnes, et l’Amérique du Nord une baisse de 8,6% à 110,7 millions de tonnes.

(Avec Reuters) 

Le ministre de l’économie écarté de la loi de modernisation économique !

Le ministre de l’économie écarté de la loi de modernisation économique !

Il n’y a sans doute qu’en France qu’on peut rencontrer cette situation la loi de modernisation économique ne sera pas portée par le ministre dont c’est la responsabilité mais par d’autres. En clair Macron a été écarté et jouera sur le banc de touche pendant la discussion parlementaire relative à la loi de modernisation économique. Pour le remplacer,  on a choisi la ministre du travail encore moins compétente en matière économique qu’en matière sociale. Ce qu’on appelle la gestion prudentielle des compétences et des personnalités. Il n’y aura donc pas de loi Macron 2 et le texte sur les nouvelles opportunités économiques (#noe) dont le ministre de l’Economie avait esquissé les grandes lignes fin 2015 se déclinera sous forme d’amendements à des projets portés par d’autres membres du gouvernement. Du coup pour manifester son mécontentement Macron  continue de faire injure à la langue de bois en dénonçant l’insuffisance des mesures structurelles prévues dans le projet de loi  « Je pense que ce sont des mesures très importantes, le président de la République a lui-même ouvert des voies (…), il faut s’y engouffrer, pousser, c’est aussi mon rôle dans le gouvernement, pour aller encore plus loin. »

Crise économique et financière comme en 2008 ?

Crise économique et financière comme en 2008 ?

 

De toute évidence,  les experts sont dans le potage y compris à Davos où se rassemblent le Gotha économique, financier et politique. Pour les uns,  la crise actuelle ne constitue qu’un accident conjoncturel qui pourrait être surmonté dès 2017. La volatilité des marchés financiers de ce début d’année comme le tassement économique enregistré au plan mondial ne remette pas en cause la croissance à moyen long terme. Pour d’autres au contraire, c’est le signe d’une prochaine crise durable. Une crise alimentée surtout par la situation chinoise dont les exportations et les importations en baisse depuis plusieurs mois ont provoqué un écroulement des matières premières notamment du pétrole. Du coup en même temps les ressources des pays producteurs se sont asséchées. Faute de ressources, les pays producteurs à leu r tour ne passent plus commandes aux pays développés dont  les économies se tassent de manière dangereuse. Ce qui pourrait être en cause, c’est la baisse durable des échanges internationaux. Pour résumer ont pensait  être définitivement sorti de la crise de 2008 mais il faudra sans doute s’habituer pendant plusieurs années à un net affaiblissement de la croissance mondiale voir affronter un nouveau krach financier. La forte baisse de l’ensemble des marchés financiers a dominé mercredi les discussions entre dirigeants d’entreprise et responsables politiques réunis à Davos, même si la plupart excluent pour l’instant l’éventualité de la voir dégénérer en crise mondiale.   »Je ne pense qu’il s’agisse d’une répétition de 2008 (…) Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de risques importants qui pèsent sur les marchés, dont le ralentissement de la croissance chinoise n’est pas le moindre », a dit John Veihmeyer, le président du groupe d’audit KPMG, lors d’un débat organisé par Reuters. Certains participants au Forum de Davos se sont toutefois dits moins optimistes pour cette année.   »Les turbulences sur les marchés peuvent être un signe avant-coureur montrant que quelque chose ne fonctionne pas et même si elles sont irrationnelles, elles peuvent avoir des conséquences bien réelles. Ce qui se passe en ce moment montre que l’optimisme excessif qui s’était répandu était injustifié », a ainsi dit à Reuters l’économiste américain Joseph Stiglitz.  Du côté des dirigeants d’entreprises, Roger Carr, le président du groupe britannique de défense BAE Systems, a lui aussi estimé que l’horizon économique semblait sombre. « A la même date l’an dernier à Davos, le contexte était très différent, il était assez calme. Le débat portait sur les pauvres et les riches, et non sur la question de savoir si nous allons tous devenir plus pauvres », a-t-il dit à Reuters. « Le climat est très pessimiste en ce moment », a-t-il ajouté.

Chine : un modèle économique qui va exploser ( Isabelle Attané)

Chine : un modèle économique qui va exploser ( Isabelle Attané)

 

Les inégalités sociales flagrantes et la politique démographique pourraient faire exploser le modèle économique d’après  Isabelle Attané directrice de recherche à l’Ined, qui  dresse un bilan sans concession de l’état de l’Empire du Milieu.( Il faudrait évidemment ajouter un facteur explicatif supplémentaire à savoir la perfusion financière qui risque de déboucher sur un crack et qui n’est pas traitée par Isabelle Attané. ( intreview le Figaro)

Dégringolade boursière, révision de la croissance économique à la baisse: le miracle chinois aurait-il, selon votre analyse, atteint ses limites?

La baisse actuelle des marchés financiers est l’un des signes visibles du vacillement d’une économie à bout de souffle. Après trois décennies de croissance explosive, le modèle économique bâti sur les exportations qui lui a permis de se hisser au premier rang des grandes puissances mondiales, montre ses limites. Sa compétitivité s’érode depuis 2010, avec la hausse des salaires. Ceux-ci ont, en effet, progressé de 50% dans les grandes villes. Du coup, le salarié chinois est aujourd’hui plus cher que celui du Bangladesh par exemple. Mais si son poids économique et son influence n’ont cessé de croître depuis trente ans, le pays ne figure qu’au 77ème rang  mondial en termes de richesse par habitant, ce qui en fait l’un des plus inégalitaires de la planète. Confrontés à cette crise de modèle, les  dirigeants chinois veulent jouer la carte d’une croissance tirée par la consommation intérieure.

Au delà de ce changement de modèle, vous expliquez dans votre ouvrage que le plus gros défi de la Chine est d’ordre démographique. Pourquoi?

Sa population va plafonner avant d’amorcer une lente décroissance. D’ici à 2020, la Chine va gagner un peu plus de cinq millions d’habitants par an, soit environ trois fois moins qu’à ses heures les plus fastes. A partir de 2030, elle commencera à se dépeupler. En Chine, faire des enfants n’est plus une priorité. La majorité des jeunes se soucient d’abord de leur réussite et de leur épanouissement professionnels.  Entre 2000 et 2010, l’âge moyen des chinoises à leur première maternité est passé de 25 ans et demi à près de 27,9 ans dans les villes, ce qui réduit la probabilité d’avoir un second enfant. A cela s’ajoute le fait qu’éduquer un enfant coûte cher puisqu’il n’existe aucun aide de l’Etat. Pour une ville comme Shanghai cela représente un tiers du salaire annuel moyen.

Quelles seront les conséquences économiques de cette décroissance démographique ? 

Avec près des deux tiers de sa population en âge de travailler, la Chine était dans une situation exceptionnelle au début des années 2000. Il n’existe pas d’exemple comparable et à une telle échelle dans l’histoire. Or cette main d’œuvre, peu qualifiée, abondante donc pas chère a été au cœur même de l’émergence de la Chine sur la scène mondiale. Mais avec le retournement démographique, la donne va changer, et de façon radicale. D’ici 2050 son réservoir de main d’œuvre va perdre 250 millions d’individus. Autrement dit, les personnes en âge de travailler ne représenteraient plus que 50% de la population totale contre 70% cinquante ans auparavant. Mais ce n’est pas tout. En 2050, par le seul jeu de la démographie, chaque chinois adulte devra assumer individuellement ou collectivement près d’une personne économiquement dépendante. Si aucune mesure n’est adoptée d’ici là, la population chinoise va, en effet, vieillir sans protection sociale ni système de retraite digne de ce nom. Le risque est donc que le pays se retrouve avec 500 millions de Chinois, soit un tiers de la population, qui à 60 ans passés se retrouvera dans la précarité. Ce qui n’est pas de nature à soutenir un modèle censé être fondé sur la consommation!

Votre scénario est-il inéluctable?  

Les dirigeants chinois ont brûlé la chandelle par les deux bouts. D’un côté en exploitant sans vergogne une main d’œuvre abondante et malléable, l’Etat chinois  a créé des richesses considérables. De l’autre, en limitant les naissances et en délaissant le volet social, il a serré les dépenses budgétaires. Au lieu de profiter de cette croissance exceptionnelle pour construire un vrai système de protection sociale. La Chine doit faire preuve d’une grande créativité et dans un temps record pour résoudre une équation démographique -à priori- insoluble.

Programme économique du FN : la ruine du pays

Programme économique du  FN : la ruine du pays

 

Pour l’essentiel le programme du FN se résume à l’abandon de l’euro et au retour au franc. Une orientation qui fait complètement abstraction de la complexité des processus de production, de leur nature et des champs géographiques d’échanges. Inévitablement, le retour au franc se traduira par une inflation immédiate de l’ordre de 20 à 25 % qui entamera d’autant les revenus. Il est en effet illusoire de penser que la France sera en  capacité d’atteindre la compétitivité nécessaire pour maintenir des productions relocalisées à leur prix actuel. Cela en raison du niveau et de la structure des coûts. À moins de réduire de manière drastique salaire et fiscalité. Aujourd’hui notre économie est internationalisée à plus de 50 % (import plus export sur PIB). A qui vendra-t-on par exemple nos matériels de transport notamment dans l’aéronautique ou dans la  construction automobile. En outre, nombre de productions françaises reposent  sur des processus de production largement internationalisés. C’est le cas par exemple pour Airbus dont les éléments sont fabriqués dans une dizaine de pays au moins. L’abandon de l’euro et la fermeture des frontières va donc renchérir les importations et tuer nos exportations. Une brutale dévaluation de la monnaie, avec son corollaire qu’est l’inflation,  se traduirait par un chômage d’un million de chômeurs en plus sur un an si l’on tient compte des effets des pertes de marché à l’exportation et des pertes de consommation de produits élaborés en France mais devenus trop chers. Le programme du FN comporte par ailleurs bien d’autres contradictions et approximations. Il faut notamment noter la promesse illusoire d’augmentation de pouvoir d’achat de plusieurs catégories qu’on ne pourrait financer que par l’emprunt c’est-à-dire en augmentant encore la dette donc en dépendant encore davantage de l’étranger qui précisément détient majoritairement cette dette. Du coup les taux d’intérêt s’envoleraient et viendraient peser encore davantage à la fois sur la compétitivité des entreprises et sur la consommation. Pour résumer le programme économique du FN conduirait à la ruine du pays et cela rapidement d’autant il ne faudrait guère compter sur la complaisance des agences de notation, des prêteurs et des investisseurs. Ou bien ce programme économique constitue une imposture ou bien il révèle une méconnaissance totale de l’évolution structurelle des processus de production notamment de l’internationalisation des économies. 

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