Archive pour le Tag 'économique'

Page 2 sur 35

Conjoncture économique–: Moral des PME en baisse

Conjoncture économique–: Moral des PME en baisse

Le moral des dirigeants de PME et TPE sur les perspectives perd deux points (pour s’établir à 4 points) pour s’éloigner véritablement de sa moyenne de long terme selon la dernière vaste enquête réalisée par BPI France à la fin de l’année 2023. « Il y a clairement un refroidissement. Les indicateurs se replient tous assez nettement », a déclaré Philippe Mutricy, directeur de l’évaluation et des études, lors d’un point presse ce mardi 16 janvier.

Sans surprise, la construction et le bâtiment sont particulièrement pessimistes sur les prochains mois. Le resserrement de la politique monétaire de la BCE et le durcissement des conditions d’octroi des crédits ont plongé l’activité dans la crise. Dans les autres secteurs, l’activité devrait globalement se stabiliser.

Résultat, la plupart des entreprises de réduire l’embauche. La baisse est « nettement plus marquée dans la construction (−7 points, à +3) et, plus encore, les transports (−14 points à −8, un niveau très en-deçà de la moyenne de long terme du secteur de +6), en cohérence avec des perspectives d’activité plus dégradées dans ces secteurs », résume la banque publique.

Sur le front de l’emploi, le chômage pourrait poursuivre sa hausse en 2024 comme le prévoit l’Insee et la Banque de France dans leurs dernières projections.

Les dirigeants ont également fait part de leurs craintes sur leur trésorerie en ce début d’année 2024. L’opinion des chefs d’entreprise est en baisse de 7 points pour s’établir à 12 points, soit un niveau bien inférieur à la moyenne de long terme (-4 points).

Activité économique France: Vers la croissance zéro( INSEE)

Activité économique France: Vers la croissance zéro( INSEE)

La deuxième partie de l’année devrait être assez catastrophique sur le plan de la croissance et de ce fait, la France devrait enregistrer la stagnation en 2024. Cette tendance baissière met évidemment en cause les prévisions du gouvernement qui comptait sur une hausse du PIB de 1,4 % et sur les ressources fiscales équivalentes bien entendu. Sur l’ensemble de l’année, l’Insee table désormais sur une croissance du PIB de 0,8% contre 0,9% précédemment. Or l’exécutif table toujours sur une croissance du PIB de 1% cette année pour boucler son budget 2023 voté définitivement ce jeudi et 1,4% pour l’année prochaine.
Du coup, le projet de budget 2024 est d’ores et déjà obsolète et les promesses faites à Bruxelles ne seront pas tenues. En effet, les recettes fiscales attendues seront inférieures aux prévisions et par ailleurs les dépenses ont été sous-estimées. Conclusion, la promesse d’un retour à un déficit qui serait limité à 3 % du pipe en 2027 est une illusion.

Sans surprise, la demande a flanché au quatrième trimestre sous l’effet des taux d’intérêt élevés. Aucune baisse de ceux de la Banque centrale européenne (BCE) n’est d’ailleurs prévue pour l’instant. Ce jeudi, l’institution de Francfort a, en effet, annoncé qu’elle laissait ses taux inchangés. En conséquence, du côté des ménages, les dépenses de consommation ont fait du surplace (0%). L’inflation a bien ralenti ces derniers mois, mais continuent de miner le pouvoir d’achat des Français ayant la plus forte propension à consommer, c’est-à-dire les plus modestes.

L’investissement est également en berne avec encore un repli (-1%) entre octobre et décembre. Depuis la guerre en Ukraine, les dépenses d’investissement des Français sont, en effet, en recul trimestre après trimestre. Résultat, elles plongent de près de 5% sur l’ensemble de l’année 2023. S’agissant des entreprises, les dépenses d’investissement sont également dans le rouge en fin d’année (-0,4%), mais restent relativement dynamiques en 2023 (+3,8%). Seules les administrations publiques enregistrent une hausse de leurs dépenses d’investissement entre octobre et décembre (+0,3%). En 2023, les dépenses d’investissement montent à 1,1%, En fait en euros constants elles diminuent. La tendance baissière des investissements ajoutait également au tassement de la consommation entraîne inexorablement un affaiblissement global de la croissance d’autant que les exportations sont toujours aussi peu dynamiques.

Pour l’inflation, l’INSEE table sur 2,4% au printemps et 4,9% sur l’ensemble de l’année 2023 contre 5,2% en 2022.

L’Insee table sur une croissance du PIB de 0,2% sur les deux premiers trimestres. L’économie française serait principalement portée par le redémarrage de la consommation des ménages sur les six premiers mois de l’année, à la faveur d’un coup de frein de l’inflation.

En revanche, l’investissement des ménages et des entreprises ne devrait pas vraiment repartir. Compte tenu du contexte d’incertitudes, les Français épargnent encore une grande partie de leurs revenus (autour de 18% contre 15% avant la crise sanitaire). Ce qui peut être révélateur de l’existence de fortes craintes des Français sur l’avenir.

Compétitivité économique : les Français travaillent beaucoup moins qu’ailleurs

Compétitivité économique : les Français travaillent beaucoup moins qu’ailleurs

Il n’est certes pas politiquement très correct de parler du laxisme généralisé qui caractérise aussi le travail en France en moyenne car évidemment il y a quand même des exceptions. Les Français travaillent beaucoup moins qu’ailleurs depuis l’avènement des 35 heures décidées brutalement par les socialistes parvenus par hasard au pouvoir, sans programme, et qui ont décidé sans concertation cette mesure démagogique dans le pays ne se remet pas, surtout l’atmosphère des 35 heures qui a créé une culture RTT qui a complètement distendu les rapports au travail même chez les cadres. Du coup la perte de compétitivité du pays est très nette.

En 2022, la durée effective annuelle de travail des salariés à temps complet en France atteignait ainsi 1 668 heures, contre une moyenne européenne de 1792 heures. Dans le détail, les Français travaillent 65 heures de moins que les Espagnols, 122 heures de moins que les Allemands et jusqu’à 162 heures de moins que les Italiens, soit au final une différence de près de quatre semaines.

L’origine du décrochage hexagonal est très nette : il remonte aux lois Aubry sur la réduction du temps de travail, de 1998 et 2000. En 1999, avant l’avènement des 35 heures et des RTT, les Français consacraient environ 1 950 heures par an à leur vie professionnelle, soit peu ou prou autant que les autres Européens. En 2005, une fois les nouvelles normes digérées par toutes les entreprises, le temps de travail avait enfoncé le plancher des 1 700 heures.

Malgré les innombrables textes passés par les gouvernements successifs pour assouplir les lois Aubry, jusqu’aux réformes sur les heures supplémentaires du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, le temps de travail des Français s’est maintenu depuis 2005 sous cet étiage. Et à l’exception de quelques légers soubresauts conjoncturels, il n’a que très peu évolué ces vingt dernières années.

Depuis ce retournement, l’allongement du temps de travail est redevenu un vif sujet de pré oc cupation politique. L’exécutif s’est attelé, modestement, avec la réforme des retraites à la question des heures travaillées par les salariés tout au long de leur vie. Il tente encore avec ses différents textes visant l’augmentation du taux d’emploi (réforme de l’assurance-chômage, loi plein-emploi…) d’augmenter le temps global dédié à la production dans le pays. En revanche, depuis les lois Aubry, et malgré tous les assouplissements, aucun gouvernement n’a osé s’attaquer de front à la durée de travail légale de 35 heures et aux si populaires RTT, piliers des week-ends de trois jours…

L’enjeu économique de la formation en mathématiques

L’enjeu économique de la formation en mathématiques

Patrice Caine, PDG du groupe Thales, spécialisé dans l’aéronautique et la défense, explique les enjeux cruciaux d’une formation scientifique plus solide. dans  » La Tribune »

Avez-vous été surpris par les résultats de la dernière étude Pisa ?

PATRICE CAINE- Malheureusement non. Il est indéniable que la situation s’est dégradée dans le domaine des connaissances en mathématiques. Au sein des grandes écoles d’ingénieurs françaises, de nombreux observateurs constatent depuis plusieurs années que le niveau des étudiants baisse dans les matières scientifiques. Les résultats de l’étude Pisa se reflètent aussi dans la vie, comme en témoignent différents indicateurs.

Lesquels ?

Le nombre de doctorants en France, entre autres. Tous domaines confondus, ce dernier a diminué de 17 % entre 2010 et 2020 alors qu’il a augmenté de 7 % aux États-Unis et de 19 % en Inde. Tous les clignotants sont au rouge. Il faut prendre le sujet à bras-le-corps.

Comment ?

En s’attaquant au problème dès le collège. Au lycée, il est déjà presque trop tard. Ce n’est pas en seconde qu’un élève apprendra à aimer les maths. Je ne suis pas enseignant. Ce n’est pas mon rôle de trancher sur les méthodes pédagogiques. Mais selon mon expérience personnelle, en tant qu’ancien étudiant comme en tant que parent, les mathématiques ne sont pas une matière rébarbative. Au contraire. En les reliant au concret, l’apprentissage devient plus facile, bien plus attractif et même ludique.

Grâce à quels outils ?

La méthode de Singapour, souvent évoquée ces derniers jours, est fondée sur le concret. S’en tenir au champ conceptuel rend l’acquisition des notions plus aride alors qu’illustrer les fractions par les parts de tarte ou de pizza, c’est tout bête et cela fonctionne très bien. On peut vraiment s’amuser en faisant des maths ! Il devient essentiel de considérer l’apprentissage du langage informatique et du « code » au même titre que l’enseignement des langues vivantes. Initier dès leur jeune âge les élèves à la programmation, savoir parler le langage du Scratch puis celui du Python est indispensable pour mieux comprendre les nouvelles technologies comme l’IA.

Quels sont les atouts des pays qui se classent au sommet de l’étude Pisa ?

En Inde ou à Singapour, la culture repose sur les études scientifiques. Elles sont jugées comme l’une des voies privilégiées pour progresser, y compris socialement. À Singapour, les élites ont pour la plupart une formation scientifique. Ce n’est pas neutre : la réussite économique de ce pays est spectaculaire. À l’inverse, quand ces matières sont négligées, l’irrationalité gagne du terrain. Et c’est nocif pour la société. Redonner ses lettres de noblesse à la science permet de lutter contre des discours très éloignés de la réalité, tels que ceux qui se sont propagés pendant la crise sanitaire.

Quand les matières scientifiques sont négligées, l’irrationalité gagne du terrain

Cette baisse de niveau en mathématiques a-t‑elle des conséquences pour un groupe comme Thales ?

La « marque » Thales est suffisamment attractive pour que des jeunes issus de cursus variés aient envie de rejoindre l’entreprise. Nous sommes néanmoins confrontés, comme d’autres entreprises industrielles, à un manque d’ingénieurs. Il en faudrait 80.000 en France ; seulement 40.000 sortent diplômés chaque année dans notre pays. Cet écart se creusera davantage avec l’évolution très rapide des technologies : il faudra 120.000 à 150.000 ingénieurs dans un avenir proche. Ce problème de volume touche toute l’industrie française : PME, ETI et grands groupes, de l’aéronautique à l’agroalimentaire. Dans ce contexte de rareté, si le niveau moyen se tasse progressivement, la qualité des candidats s’en ressentira. La troisième conséquence, moins perceptible mais nuisible à l’économie dans son ensemble, porte sur les salaires.

Pourquoi ?

L’industrie paie mieux que bien d’autres secteurs. Si les embauches augmentent dans l’industrie, le salaire moyen en France s’élèvera parallèlement. C’est un cercle vertueux. En outre, le poids moyen de la recherche et développement étant plus important dans l’industrie qu’ailleurs, plus l’industrie se renforcera, et plus le poids de la R&D augmentera dans le PIB français, alors qu’aujourd’hui sa proportion reste inférieure à celle affichée dans d’autres pays. Pour financer notre modèle social, plus généreux que la plupart et auquel nous sommes tous attachés, il est impératif d’accroître la valeur ajoutée industrielle. Il faut viser le « premium », comme dans l’aéronautique, le spatial ou la défense. 

Combien de temps faudra-t‑il pour redresser le niveau global ?

Une dizaine d’années. Il n’est pas trop tard pour redresser la barre, à condition de s’attaquer tout de suite au problème. Les mesures annoncées par le ministre de l’Éducation nationale vont dans le bon sens.

Les entreprises ont-elles elles aussi un rôle à jouer ?

Bien sûr. Il faut multiplier les possibilités de stages. Détacher des ingénieurs pour donner des cours, en fonction de leurs spécialités. Montrer comment on construit des fusées, des robots, ou comment on crée des jeux informatiques… Favoriser les actions concertées avec les associations et l’Éducation nationale, dont le rôle est d’orchestrer toutes les initiatives. Il faut aussi convaincre plus de jeunes filles que les carrières scientifiques s’adressent autant à elles qu’aux garçons. Et démontrer que les mathématiques ouvrent la porte à des parcours formidables pour répondre aux grands enjeux : changement climatique, fracture numérique, santé, sécurité, réduction des inégalités…

Crise économique : les Français travaillent beaucoup moins qu’ailleurs

Crise économique : les Français travaillent beaucoup moins qu’ailleurs

Il n’est certes pas politiquement très correct de parler du laxisme généralisé qui caractérise aussi le travail en France en moyenne car évidemment il y a quand même des exceptions. Les Français travaillent beaucoup moins qu’ailleurs depuis l’avènement des 35 heures décidées brutalement par les socialistes parvenus par hasard au pouvoir, sans programme et qui ont décidé sans concertation cette mesure démagogique dans le pays ne se remet pas, surtout l’atmosphère des 35 heures qui a créé une culture RTT qui a complètement distendu les rapports au travail même chez les cadres. Du coup la perte de compétitivité du pays est très nette.

En 2022, la durée effective annuelle de travail des salariés à temps complet en France atteignait ainsi 1 668 heures, contre une moyenne européenne de 1792 heures. Dans le détail, les Français travaillent 65 heures de moins que les Espagnols, 122 heures de moins que les Allemands et jusqu’à 162 heures de moins que les Italiens, soit au final une différence de près de quatre semaines.

L’origine du décrochage hexagonal est très nette : il remonte aux lois Aubry sur la réduction du temps de travail, de 1998 et 2000. En 1999, avant l’avènement des 35 heures et des RTT, les Français consacraient environ 1 950 heures par an à leur vie professionnelle, soit peu ou prou autant que les autres Européens. En 2005, une fois les nouvelles normes digérées par toutes les entreprises, le temps de travail avait enfoncé le plancher des 1 700 heures.

Malgré les innombrables textes passés par les gouvernements successifs pour assouplir les lois Aubry, jusqu’aux réformes sur les heures supplémentaires du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, le temps de travail des Français s’est maintenu depuis 2005 sous cet étiage. Et à l’exception de quelques légers soubresauts conjoncturels, il n’a que très peu évolué ces vingt dernières années.

Depuis ce retournement, l’allongement du temps de travail est redevenu un vif sujet de pré oc cupation politique. L’exécutif s’est attelé, modestement, avec la réforme des retraites à la question des heures travaillées par les salariés tout au long de leur vie. Il tente encore avec ses différents textes visant l’augmentation du taux d’emploi (réforme de l’assurance-chômage, loi plein-emploi…) d’augmenter le temps global dédié à la production dans le pays. En revanche, depuis les lois Aubry, et malgré tous les assouplissements, aucun gouvernement n’a osé s’attaquer de front à la durée de travail légale de 35 heures et aux si populaires RTT, piliers des week-ends de trois jours…

Culture économique : l’ignorance des Français

Culture économique : l’ignorance des Français

À l’aune des résultats alarmants sur le niveau en français et mathématiques des étudiants de 4e, une autre matière mériterait une véritable réflexion : l’Économie. En effet, l’inculture économique en France a un impact particulièrement néfaste sur les individus et la société. Par Quentin Demé, Économiste et Professeur d’Économie et de Finance.(dans la « Tribune »)

En France, en 2023, trop de chiffres restent encore très préoccupants :

Près de 10% des retraités vivent sous le seuil de pauvreté ; Près de 8% des travailleurs sont considérés comme des travailleurs pauvres ; – Au total, ce sont environ 9 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté en 2023.

Ces chiffres s’expliquent évidemment par différents facteurs qui reflètent de réelles inégalités territoriales, de sexe, d’âge, de qualifications, etc. Ces facteurs sont régulièrement pointés du doigt par différents économistes et penseurs et mériteraient une réflexion profonde sur le plan politique et social. Dans ce papier, nous souhaitons plutôt nous centrer sur un autre élément déterminant dans cette équation : l’éducation économique et financière pour tous.

En effet, un grand nombre de citoyens français n’a pas de connaissances économiques suffisantes et ce problème persistant ne vient pas seulement de l’accès à l’éducation. Beaucoup d’étudiants, très diplômés, peuvent avoir suivi un cursus d’étude complet type Bac+5 voire Bac+8 sans jamais avoir entendu parler d’économie. Cela doit changer !

Il y a quelques années, le Conseil sur la Diffusion de la Culture économique (Codice) avait essayé de mesurer la connaissance économique des Français. Résultats : la note moyenne des Français fut de 8,3/20, la catégorie des diplômés de l’enseignement supérieur n’ayant guère fait mieux avec 9,8/20.

Des conséquences au niveau micro et macro-économique

Au niveau individuel, ces lacunes ont pour conséquence de réduire le pouvoir d’achat des Français. À titre d’exemple, en janvier 2023, le Livret A a enregistré une collecte de près de 10 milliards d’euros suite à l’annonce de l’augmentation de sa rémunération à 3% au 1er février. Même si ce rendement peut paraître attractif, lorsque l’on connaît les mécanismes économiques, nous mesurons son caractère contre-productif : l’inflation en France s’établissait à un niveau supérieur : 5,2%.

Conséquence : en épargnant, vous perdez du pouvoir d’achat !

Pour résumer simplement, prenons un exemple :
Une table coûte 100 euros au 1er janvier. Vous détenez 100 euros, mais préférez les placer. Le 31 décembre, vous décidez finalement d’acheter cette table et retirez donc les 100 euros placés sur votre Livret A. Avec les intérêts, vous avez désormais 103 euros sur votre compte en banque.

Malheureusement, à cause de l’inflation, la table coûte désormais 105,2 euros. Conséquence : Vous ne pouvez plus acheter ce bien.

Imaginez si vous aviez procédé ainsi pour un achat de plusieurs milliers d’euros, comme une nouvelle voiture, indispensables pour de nombreux Français dans leur quotidien.

Par cette illustration, nous ne voulons pas inciter à tout acheter tout de suite, mais expliquer qu’il existe des alternatives accessibles à tous les budgets. Cet argent aurait pu être investi en bourse par exemple, et ce, même avec une faible connaissance. En effet, des produits tels que les trackers (produits financiers qui suivent l’évolution d’un indice boursier) permettent d’investir par exemple sur le CAC 40 qui, sur les 50 dernières années, a permis un rendement annuel moyen autour de 6%.

In fine, ces lacunes conduisent à une perte réelle de pouvoir d’achat ainsi qu’au creusement des inégalités entre les citoyens. L’ouvrage de Thomas Piketty « Le Capital au 21e siècle » met en lumière ces éléments : après impôts, 1% des salariés les plus riches gagnent 4 fois plus que le salaire moyen tandis que 1% des détenteurs des plus gros patrimoines possèdent 205 fois plus que le patrimoine moyen. Cela s’explique par une loi économique défendue dans ce livre : les revenus des placements du capital (intérêts, dividendes, loyers …) augmentent plus rapidement que les salaires.

Et le drame ne s’arrête pas là, puisque ce qui se joue au niveau individuel a des conséquences sur l’économie dans son ensemble. Un chiffre permet de nous rendre compte de l’ampleur du sujet. C’est celui de l’économiste américain Edmund Phelps, prix Nobel d’Économie en 2006, qui affirme que l’inculture économique des Français coûterait 1 point de PIB chaque année à la France !

Au regard de tous ces éléments, vous admettrez que l’enseignement de l’économie est d’utilité publique. Nous demandons donc que l’économie soit désormais dispensée le plus largement possible : au lycée pour tous les étudiants, indépendamment de leur spécialité ou option et même dès le collège.

Société-L’inculture économique en France

Société-L’inculture économique en France

À l’aune des résultats alarmants sur le niveau en français et mathématiques des étudiants de 4e, une autre matière mériterait une véritable réflexion : l’Économie. En effet, l’inculture économique en France a un impact particulièrement néfaste sur les individus et la société. Par Quentin Demé, Économiste et Professeur d’Économie et de Finance.(dans la « Tribune »)

En France, en 2023, trop de chiffres restent encore très préoccupants :

Près de 10% des retraités vivent sous le seuil de pauvreté ; Près de 8% des travailleurs sont considérés comme des travailleurs pauvres ; – Au total, ce sont environ 9 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté en 2023.

Ces chiffres s’expliquent évidemment par différents facteurs qui reflètent de réelles inégalités territoriales, de sexe, d’âge, de qualifications, etc. Ces facteurs sont régulièrement pointés du doigt par différents économistes et penseurs et mériteraient une réflexion profonde sur le plan politique et social. Dans ce papier, nous souhaitons plutôt nous centrer sur un autre élément déterminant dans cette équation : l’éducation économique et financière pour tous.

En effet, un grand nombre de citoyens français n’a pas de connaissances économiques suffisantes et ce problème persistant ne vient pas seulement de l’accès à l’éducation. Beaucoup d’étudiants, très diplômés, peuvent avoir suivi un cursus d’étude complet type Bac+5 voire Bac+8 sans jamais avoir entendu parler d’économie. Cela doit changer !

Il y a quelques années, le Conseil sur la Diffusion de la Culture économique (Codice) avait essayé de mesurer la connaissance économique des Français. Résultats : la note moyenne des Français fut de 8,3/20, la catégorie des diplômés de l’enseignement supérieur n’ayant guère fait mieux avec 9,8/20.

Des conséquences au niveau micro et macro-économique

Au niveau individuel, ces lacunes ont pour conséquence de réduire le pouvoir d’achat des Français. À titre d’exemple, en janvier 2023, le Livret A a enregistré une collecte de près de 10 milliards d’euros suite à l’annonce de l’augmentation de sa rémunération à 3% au 1er février. Même si ce rendement peut paraître attractif, lorsque l’on connaît les mécanismes économiques, nous mesurons son caractère contre-productif : l’inflation en France s’établissait à un niveau supérieur : 5,2%.

Conséquence : en épargnant, vous perdez du pouvoir d’achat !

Pour résumer simplement, prenons un exemple :
Une table coûte 100 euros au 1er janvier. Vous détenez 100 euros, mais préférez les placer. Le 31 décembre, vous décidez finalement d’acheter cette table et retirez donc les 100 euros placés sur votre Livret A. Avec les intérêts, vous avez désormais 103 euros sur votre compte en banque.

Malheureusement, à cause de l’inflation, la table coûte désormais 105,2 euros. Conséquence : Vous ne pouvez plus acheter ce bien.

Imaginez si vous aviez procédé ainsi pour un achat de plusieurs milliers d’euros, comme une nouvelle voiture, indispensables pour de nombreux Français dans leur quotidien.

Par cette illustration, nous ne voulons pas inciter à tout acheter tout de suite, mais expliquer qu’il existe des alternatives accessibles à tous les budgets. Cet argent aurait pu être investi en bourse par exemple, et ce, même avec une faible connaissance. En effet, des produits tels que les trackers (produits financiers qui suivent l’évolution d’un indice boursier) permettent d’investir par exemple sur le CAC 40 qui, sur les 50 dernières années, a permis un rendement annuel moyen autour de 6%.

In fine, ces lacunes conduisent à une perte réelle de pouvoir d’achat ainsi qu’au creusement des inégalités entre les citoyens. L’ouvrage de Thomas Piketty « Le Capital au 21e siècle » met en lumière ces éléments : après impôts, 1% des salariés les plus riches gagnent 4 fois plus que le salaire moyen tandis que 1% des détenteurs des plus gros patrimoines possèdent 205 fois plus que le patrimoine moyen. Cela s’explique par une loi économique défendue dans ce livre : les revenus des placements du capital (intérêts, dividendes, loyers …) augmentent plus rapidement que les salaires.

Et le drame ne s’arrête pas là, puisque ce qui se joue au niveau individuel a des conséquences sur l’économie dans son ensemble. Un chiffre permet de nous rendre compte de l’ampleur du sujet. C’est celui de l’économiste américain Edmund Phelps, prix Nobel d’Économie en 2006, qui affirme que l’inculture économique des Français coûterait 1 point de PIB chaque année à la France !

Au regard de tous ces éléments, vous admettrez que l’enseignement de l’économie est d’utilité publique. Nous demandons donc que l’économie soit désormais dispensée le plus largement possible : au lycée pour tous les étudiants, indépendamment de leur spécialité ou option et même dès le collège.

L’inculture économique en France

L’inculture économique en France

À l’aune des résultats alarmants sur le niveau en français et mathématiques des étudiants de 4e, une autre matière mériterait une véritable réflexion : l’Économie. En effet, l’inculture économique en France a un impact particulièrement néfaste sur les individus et la société. Par Quentin Demé, Économiste et Professeur d’Économie et de Finance.(dans la « Tribune »)

En France, en 2023, trop de chiffres restent encore très préoccupants :

Près de 10% des retraités vivent sous le seuil de pauvreté ; Près de 8% des travailleurs sont considérés comme des travailleurs pauvres ; – Au total, ce sont environ 9 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté en 2023.

Ces chiffres s’expliquent évidemment par différents facteurs qui reflètent de réelles inégalités territoriales, de sexe, d’âge, de qualifications, etc. Ces facteurs sont régulièrement pointés du doigt par différents économistes et penseurs et mériteraient une réflexion profonde sur le plan politique et social. Dans ce papier, nous souhaitons plutôt nous centrer sur un autre élément déterminant dans cette équation : l’éducation économique et financière pour tous.

En effet, un grand nombre de citoyens français n’a pas de connaissances économiques suffisantes et ce problème persistant ne vient pas seulement de l’accès à l’éducation. Beaucoup d’étudiants, très diplômés, peuvent avoir suivi un cursus d’étude complet type Bac+5 voire Bac+8 sans jamais avoir entendu parler d’économie. Cela doit changer !

Il y a quelques années, le Conseil sur la Diffusion de la Culture économique (Codice) avait essayé de mesurer la connaissance économique des Français. Résultats : la note moyenne des Français fut de 8,3/20, la catégorie des diplômés de l’enseignement supérieur n’ayant guère fait mieux avec 9,8/20.

Des conséquences au niveau micro et macro-économique

Au niveau individuel, ces lacunes ont pour conséquence de réduire le pouvoir d’achat des Français. À titre d’exemple, en janvier 2023, le Livret A a enregistré une collecte de près de 10 milliards d’euros suite à l’annonce de l’augmentation de sa rémunération à 3% au 1er février. Même si ce rendement peut paraître attractif, lorsque l’on connaît les mécanismes économiques, nous mesurons son caractère contre-productif : l’inflation en France s’établissait à un niveau supérieur : 5,2%.

Conséquence : en épargnant, vous perdez du pouvoir d’achat !

Pour résumer simplement, prenons un exemple :
Une table coûte 100 euros au 1er janvier. Vous détenez 100 euros, mais préférez les placer. Le 31 décembre, vous décidez finalement d’acheter cette table et retirez donc les 100 euros placés sur votre Livret A. Avec les intérêts, vous avez désormais 103 euros sur votre compte en banque.

Malheureusement, à cause de l’inflation, la table coûte désormais 105,2 euros. Conséquence : Vous ne pouvez plus acheter ce bien.

Imaginez si vous aviez procédé ainsi pour un achat de plusieurs milliers d’euros, comme une nouvelle voiture, indispensables pour de nombreux Français dans leur quotidien.

Par cette illustration, nous ne voulons pas inciter à tout acheter tout de suite, mais expliquer qu’il existe des alternatives accessibles à tous les budgets. Cet argent aurait pu être investi en bourse par exemple, et ce, même avec une faible connaissance. En effet, des produits tels que les trackers (produits financiers qui suivent l’évolution d’un indice boursier) permettent d’investir par exemple sur le CAC 40 qui, sur les 50 dernières années, a permis un rendement annuel moyen autour de 6%.

In fine, ces lacunes conduisent à une perte réelle de pouvoir d’achat ainsi qu’au creusement des inégalités entre les citoyens. L’ouvrage de Thomas Piketty « Le Capital au 21e siècle » met en lumière ces éléments : après impôts, 1% des salariés les plus riches gagnent 4 fois plus que le salaire moyen tandis que 1% des détenteurs des plus gros patrimoines possèdent 205 fois plus que le patrimoine moyen. Cela s’explique par une loi économique défendue dans ce livre : les revenus des placements du capital (intérêts, dividendes, loyers …) augmentent plus rapidement que les salaires.

Et le drame ne s’arrête pas là, puisque ce qui se joue au niveau individuel a des conséquences sur l’économie dans son ensemble. Un chiffre permet de nous rendre compte de l’ampleur du sujet. C’est celui de l’économiste américain Edmund Phelps, prix Nobel d’Économie en 2006, qui affirme que l’inculture économique des Français coûterait 1 point de PIB chaque année à la France !

Au regard de tous ces éléments, vous admettrez que l’enseignement de l’économie est d’utilité publique. Nous demandons donc que l’économie soit désormais dispensée le plus largement possible : au lycée pour tous les étudiants, indépendamment de leur spécialité ou option et même dès le collège.

PME-TPE: Situation économique critique

PME-TPE: Situation économique critique

La situation des petites et moyennes entreprises françaises est de plus en plus critique concernant aussi bien le carnet de commandes, que la trésorerie, le recrutement ou les résultats d’après l’enquête de Bpifrance Le Lab et Rexecode.

Premier signe d’inquiétude, tous les indicateurs montrent une détérioration de la trésorerie de ces entreprises. Avec un solde d’opinion qui plonge de cinq points par rapport au trimestre dernier, à -22. Un problème pour les entreprises, d’autant que les délais de paiement des clients n’ont jamais été jugés aussi élevés, depuis le lancement du baromètre en 2017.

Plus d’un chef d’entreprise sur cinq (21%) évoque des difficultés de financement des dépenses d’investissement. Sur cet item, la hausse est de trois points par rapport au précédent baromètre.

Les réponses de près de 1000 TPE-PME permettent d’établir le classement des craintes des dirigeants. En tête se trouvent les difficultés de recrutement. 53% des chefs d’entreprises interrogés en conviennent. Derrière cet enjeu d’offre, les perspectives de demande sont aussi dégradées. Pour 43% des dirigeants, cette inquiétude agit comme un frein à la croissance de leur entreprise, soit deux points de plus que le trimestre précédent.

Conséquence, les intentions d’investissement pour 2023 reculent. 52% des TPE-PME ont investi ou comptent investir d’ici la fin de l’année. Une proportion majoritaire mais en baisse (57% au troisième trimestre). Seule bonne nouvelle, ce chiffre est en hausse sur un an (49% au quatrième trimestre 2022).

L’avenir du modèle économique de la télé classique menacé

L’avenir du modèle économique de la télé classique menacé

Le modèle économique de la télé classique est menacé depuis longtemps mais maintenant il pourrait même être marginalisé par les autres moyens notamment transitant sur Internet. Ainsi les ressources de publicité qui financent les télés privées et une partie des télés publiques sont fléchées aujourd’hui majoritairement vers Internet.

Causes et conséquences : la baisse de fréquentation des chaînes de télévision au bénéfice du Net. Difficile de distinguer les conséquences des causes qui en quelque sorte interagissent. D’une manière générale, l’économie des chaînes classiques contraint à des baisses de qualité qui elle-même génère moins de fréquentation et moins de recettes de publicité. Une sorte de système très pervers qui fait privilégier les longues séquences de bavardage d’experts plus ou moins qualifiés mais qui ont l’avantage de ne pas coûter très cher ( politique en recherche de popularité, militaire en retraite, expert proclamé, représentant d’organisations plus ou moins fantôme, ancienne gloire etc.). Et pendant des heures on rabâche les mêmes informations et sur les chaînes généralistes, on répète assez bêtement les dépêches des agences de presse et les communiqués officiels des institutions et des grandes organisations.

Bref le vrai travail d’investigation et d’analyse est sacrifiée car il demande talent, tant est moyen.

Les télévisions classiques en général sont devenues un peu comme les McDo. C’est de l’info courante pas chère est finalement assez indigeste en tout cas sans véritablement de qualité.

Même les jeux sont bâtis sur le même modèle, les télés réalité et les interviews aussi. Les téléspectateurs un peu exigeant veulent évidemment des informations un peu plus pertinente, un peu plus pointues.

On vit une sorte de révolution indique Roch-Olivier Maistre, le président de l’Arcom, lors de son audition par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale.

En premier lieu, la sacro-sainte durée d’écoute de la télévision (DEI) est « en diminution structurelle », a-t-il rappelé. Celle-ci reste « encore très élevée » dans l’Hexagone (environ 3 heures 30 par jour), mais a dégringolé de près de 20% depuis 2020. En parallèle, ceux qui regardent la télévision sont de plus en plus vieux. L’âge moyen du téléspectateur est désormais de 57 ans. « Il a augmenté de 10 ans en 10 ans ! », résume Roch-Olivier Maistre. Les jeunes désertent progressivement les chaînes traditionnelles au profit des services de vidéo à la demande (Amazon, Disney ou Netflix) comme des réseaux sociaux (Tiktok, Snapchat et Instagram).

L’essor des grandes plateformes vient bousculer les chaînes. « Elles constituent pour nos groupes nationaux une concurrence croissante sur l’acquisition, les coûts et la diffusion de programmes inédits, en audiovisuel comme en cinéma, et sur l’accès aux talents », poursuit le président de l’Arcom. Surtout, elles se taillent une part gigantesque du marché de la publicité, qui est le carburant des chaînes privées classiques.

« Les acteurs numériques absorbent à eux-seuls plus de la moitié des ressources publicitaires consacrées au médias, détaille Roch-Olivier Maistre. En 2022, nos médias traditionnels tiraient seulement 12% de leurs recettes publicitaires totales de leurs offres numériques. La même année, 66% des recettes de la publicité numérique en France était captée par trois acteurs extra-européens : Google, Meta et Amazon. »

. La distribution directe via Internet (OTT) vient bousculer le modèle historique de la box. » La télévision se mue « en véritable magasin d’applications, à l’image de nos smartphones », renchérit le président de l’Arcom. Elle est, en résumé, de moins en moins la chasse gardée des chaînes.

Immigration : accord a minima dans l’union économique

Immigration : accord a minima dans l’union économique

Les pays membres de l’UE s’accordent sur une réforme de la politique migratoire. Le texte prévoit, en cas d’afflux « massif » et « exceptionnel » de migrants, la mise en place d’un régime dérogatoire moins protecteur pour les demandeurs d’asile. Le problème c’est que la majorité des migrants ne peuvent justifier du droit d’asile. La plupart sont en effet des migrants économiques qui fuient leur pays en raison de la pauvreté. Par ailleurs le déficit de démographique de nombre de pays européens et le manque de main-d’œuvre dans certaines activités constituent l’une des principales raisons des transferts de populations.

Les ambassadeurs des pays de l’UE, réunis mercredi 4 octobre à Bruxelles, se sont mis d’accord sur un texte clé de la réforme de la politique migratoire européenne. Le règlement en discussion est destiné à organiser une réponse commune en cas d’afflux massif de migrants dans un pays de l’UE, comme lors de la crise des réfugiés de 2015-2016.

En cas d’afflux « massif » et « exceptionnel », le texte permet notamment d’allonger la durée de détention des migrants aux frontières extérieures de l’UE, jusqu’à 40 semaines. Il établit des procédures d’examen des demandes d’asile plus rapides et simplifiées pour un plus grand nombre d’exilés, afin de pouvoir les renvoyer plus facilement.

En outre, il prévoit un déclenchement rapide de mécanismes de solidarité envers l’Etat membre confronté à cet afflux, sous la forme en particulier de relocalisations de demandeurs d’asile ou d’une contribution financière.

Le modèle économique de la télé classique menacé

Le modèle économique de la télé classique menacé

Le modèle économique de la télé classique est menacé depuis longtemps mais maintenant il pourrait même être marginalisé par les autres moyens notamment transitant sur Internet. Ainsi les ressources de publicité qui financent les télés privées et une partie des télés publiques sont fléchées aujourd’hui majoritairement vers Internet.

Causes et conséquences : la baisse de fréquentation des chaînes de télévision au bénéfice du Net. Difficile de distinguer les conséquences des causes qui en quelque sorte interagissent. D’une manière générale, l’économie des chaînes classiques contraint à des baisses de qualité qui elle-même génère moins de fréquentation et moins de recettes de publicité. Une sorte de système très pervers qui fait privilégier les longues séquences de bavardage d’experts plus ou moins qualifiés mais qui ont l’avantage de ne pas coûter très cher ( politique en recherche de popularité, militaire en retraite, expert proclamé, représentant d’organisations plus ou moins fantôme, ancienne gloire etc.). Et pendant des heures on rabâche les mêmes informations et sur les chaînes généralistes, on répète assez bêtement les dépêches des agences de presse et les communiqués officiels des institutions et des grandes organisations.

Bref le vrai travail d’investigation et d’analyse est sacrifiée car il demande talent, tant est moyen.

Les télévisions classiques en général sont devenues un peu comme les McDo. C’est de l’info courante pas chère est finalement assez indigeste en tout cas sans véritablement de qualité.

Même les jeux sont bâtis sur le même modèle, les télés réalité et les interviews aussi. Les téléspectateurs un peu exigeant veulent évidemment des informations un peu plus pertinente, un peu plus pointues.

On vit une sorte de révolution indique Roch-Olivier Maistre, le président de l’Arcom, lors de son audition par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale.

En premier lieu, la sacro-sainte durée d’écoute de la télévision (DEI) est « en diminution structurelle », a-t-il rappelé. Celle-ci reste « encore très élevée » dans l’Hexagone (environ 3 heures 30 par jour), mais a dégringolé de près de 20% depuis 2020. En parallèle, ceux qui regardent la télévision sont de plus en plus vieux. L’âge moyen du téléspectateur est désormais de 57 ans. « Il a augmenté de 10 ans en 10 ans ! », résume Roch-Olivier Maistre. Les jeunes désertent progressivement les chaînes traditionnelles au profit des services de vidéo à la demande (Amazon, Disney ou Netflix) comme des réseaux sociaux (Tiktok, Snapchat et Instagram).

L’essor des grandes plateformes vient bousculer les chaînes. « Elles constituent pour nos groupes nationaux une concurrence croissante sur l’acquisition, les coûts et la diffusion de programmes inédits, en audiovisuel comme en cinéma, et sur l’accès aux talents », poursuit le président de l’Arcom. Surtout, elles se taillent une part gigantesque du marché de la publicité, qui est le carburant des chaînes privées classiques.

« Les acteurs numériques absorbent à eux-seuls plus de la moitié des ressources publicitaires consacrées au médias, détaille Roch-Olivier Maistre. En 2022, nos médias traditionnels tiraient seulement 12% de leurs recettes publicitaires totales de leurs offres numériques. La même année, 66% des recettes de la publicité numérique en France était captée par trois acteurs extra-européens : Google, Meta et Amazon. »

. La distribution directe via Internet (OTT) vient bousculer le modèle historique de la box. » La télévision se mue « en véritable magasin d’applications, à l’image de nos smartphones », renchérit le président de l’Arcom. Elle est, en résumé, de moins en moins la chasse gardée des chaînes.

Politique- Chine: Les limites de la gestion économique étatique

Politique- Chine: Les limites de la gestion économique étatique

Les économistes Alexander Brown, François Chimits et Gregor Sebastian décrivent le système pyramidal mis en place par le gouvernement central de Pékin .

La faiblesse actuelle de la croissance chinoise et la crise financière notamment dans l’immobilier découlent directement de la tutelle du parti communiste sur l’économie. La bureaucratie, la rigidité centraliste et aussi la corruption illustrent la perversité du régime et son inefficacité économique. Du coup pour rééquilibrer cette politique très centraliste, les communistes veulent désormais miser sur les PME. Un pari hypothétique qui devra passer par les filtres locaux du parti communiste NDLR

Le retour du dirigisme économique en Chine, sous la férule de Xi Jinping, ne fait plus guère débat. Il serait en revanche trompeur d’y voir le retour à un modèle soviétique. L’ambition de Pékin de construire une nouvelle articulation entre pouvoirs publics et forces de marché espère bien bénéficier des vertus de ces dernières. Les politiques à l’endroit des PME innovantes en offrent une illustration riche d’enseignements.

Depuis environ cinq ans, ces PME sont devenues une composante essentielle des discours et des politiques de Pékin dans la poursuite de son nouvel objectif d’indépendance en matière de technologies stratégiques. A cette fin, les autorités chinoises ont bâti un imposant système pyramidal de labélisation.

Il échoit aux autorités locales de sélectionner un large éventail de petites et moyennes entreprises « innovantes » selon un cahier des charges établi par Pékin, dans lequel la capacité à se substituer aux technologies étrangères figure en bonne place, au côté de considérations commerciales. Les gouvernements provinciaux effectuent ensuite leur propre sélection, notamment à partir de cette première liste, pour identifier les « PME spécialisées », puis les autorités nationales font de même pour identifier les « petits géants ». Une fois matures, ces derniers peuvent décrocher le statut de « champion industriel ».

Ces listes sont soumises à des revues régulières. Le nombre important de non-renouvellement plaide pour le sérieux de ces exercices. En outre, l’intérêt de chaque échelon à voir ses poulains sélectionnés au niveau supérieur offre une certaine garantie sur la qualité des sélections. Le système semble donc en mesure d’écarter les obstacles de la rigidité et des collusions, deux des faiblesses habituelles des politiques industrielles.

Une fois sélectionnées, les PME bénéficient d’une myriade d’avantages allant croissant avec le niveau du label. Les subventions traditionnelles (c’est-à-dire le transfert direct de ressources financières des pouvoirs publics) sont bien évidemment au rendez-vous. Principalement fournies par les autorités locales, donc plus difficiles à comptabiliser de manière exhaustive, elles semblent in fine relativement modestes.

Chine: Les limites de la gestion économique étatique

Chine: Les limites de la gestion économique étatique

Les économistes Alexander Brown, François Chimits et Gregor Sebastian décrivent le système pyramidal mis en place par le gouvernement central de Pékin .

La faiblesse actuelle de la croissance chinoise et la crise financière notamment dans l’immobilier découlent directement de la tutelle du parti communiste sur l’économie. La bureaucratie, la rigidité centraliste et aussi la corruption illustrent la perversité du régime et son inefficacité économique. Du coup pour rééquilibrer cette politique très centraliste, les communistes veulent désormais miser sur les PME. Un pari hypothétique qui devra passer par les filtres locaux du parti communiste NDLR

Le retour du dirigisme économique en Chine, sous la férule de Xi Jinping, ne fait plus guère débat. Il serait en revanche trompeur d’y voir le retour à un modèle soviétique. L’ambition de Pékin de construire une nouvelle articulation entre pouvoirs publics et forces de marché espère bien bénéficier des vertus de ces dernières. Les politiques à l’endroit des PME innovantes en offrent une illustration riche d’enseignements.

Depuis environ cinq ans, ces PME sont devenues une composante essentielle des discours et des politiques de Pékin dans la poursuite de son nouvel objectif d’indépendance en matière de technologies stratégiques. A cette fin, les autorités chinoises ont bâti un imposant système pyramidal de labélisation.

Il échoit aux autorités locales de sélectionner un large éventail de petites et moyennes entreprises « innovantes » selon un cahier des charges établi par Pékin, dans lequel la capacité à se substituer aux technologies étrangères figure en bonne place, au côté de considérations commerciales. Les gouvernements provinciaux effectuent ensuite leur propre sélection, notamment à partir de cette première liste, pour identifier les « PME spécialisées », puis les autorités nationales font de même pour identifier les « petits géants ». Une fois matures, ces derniers peuvent décrocher le statut de « champion industriel ».

Ces listes sont soumises à des revues régulières. Le nombre important de non-renouvellement plaide pour le sérieux de ces exercices. En outre, l’intérêt de chaque échelon à voir ses poulains sélectionnés au niveau supérieur offre une certaine garantie sur la qualité des sélections. Le système semble donc en mesure d’écarter les obstacles de la rigidité et des collusions, deux des faiblesses habituelles des politiques industrielles.

Une fois sélectionnées, les PME bénéficient d’une myriade d’avantages allant croissant avec le niveau du label. Les subventions traditionnelles (c’est-à-dire le transfert direct de ressources financières des pouvoirs publics) sont bien évidemment au rendez-vous. Principalement fournies par les autorités locales, donc plus difficiles à comptabiliser de manière exhaustive, elles semblent in fine relativement modestes.

Activité économique France : forte baisse en Septembre

Activité économique France : forte baisse en Septembre

Contrairement aux affirmations des institutions comme la Banque de France ou encore comme le gouvernement, la croissance n’est nullement en hausse.( Récemment la banque de France a révisé en hausse de la croissance pour s’aligner sur les prévisions du gouvernement avec + 1 % du PIB ). Depuis déjà des semaines, l’évolution baissière du moral des entreprises indiquait déjà le ralentissement. Le troisième et le quatrième trimestre devrait être moins favorables à l’activité économique. Au total, on aura bien du mal à atteindre les 1 % prévus pour le PIB. En cause, évidemment l’inflation qui pèse sur le pouvoir d’achat et donc sur la consommation qui alimente la croissance. Les tendances des prix de l’énergie ne vont pas améliorer la situation.

Selon l’indice PMI Flash publié vendredi par le cabinet S&P Global, l’activité du secteur privé a connu en septembre son plus fort repli depuis le mois de novembre 2020 avec un indice de 43,5, contre 46 en août. Pour rappel, un indice en dessous de 50 signifie une contraction de l’activité économique.

Les entreprises ont moins augmenté leurs prix auprès de leurs clients en septembre. (Crédits : Reuters)
Le mois de septembre marque le plus fort recul de l’activité économique du secteur privé depuis le mois de novembre 2020. . La France affiche un indice 43,5 en septembre, après avoir atteint 46 en août. Pour rappel, un indice supérieur à 50 marque une expansion de l’activité tandis qu’un chiffre inférieur à ce seuil indique une contraction.

Ce fort ralentissement, qui devra être confirmé par une deuxième estimation en octobre « reflète principalement un environnement défavorable à la demande », selon S&P Global. Ainsi, le PMI Flash publié vendredi « clôture un troisième trimestre difficile pour l’économie française, la baisse de l’activité globale s’étant accélérée de façon continue depuis le mois de juin », pointe le communiqué.

« Le rythme de la croissance pour ce troisième trimestre se rapproche de la stagnation, notre modèle de prévision immédiate suggérant en effet une hausse du PIB français d’à peine 0,2% », a estimé Norman Liebke, économiste à la Hamburg Commercial Bank qui publie l’indicateur avec S&P Global.

Le phénomène de ralentissement économique dans le privé n’est cependant pas uniquement cantonné à la France. L’activité du secteur privé en zone euro a lui aussi continué de se replier en septembre, mais à un rythme un peu moindre que le mois précédent, toujours selon l’indice PMI Flash publié vendredi par S&P Global. L’indice, calculé sur la base de sondages d’entreprises, s’est redressé à 47,1 en septembre, après 46,7 en août (chiffre révisé), mais il reste toujours dans le rouge.

Le produit intérieur brut des 20 pays partageant la monnaie unique avait seulement très légèrement progressé au premier trimestre (+0,1%) et au deuxième (+0,1%). La Commission européenne anticipe un ralentissement sur la deuxième partie de l’année. Elle a récemment revu en baisse sa prévision pour l’ensemble de 2023, tablant sur une croissance du PIB de 0,8%, avant un redressement à +1,3% en 2024.

12345...35



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol