Archive pour le Tag 'école'

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Retour de l’uniforme à l’école (Copé)

Retour de  l’uniforme à l’école (Copé)

C’est notamment la proposition de Copé qui tente de se faire une petite place dans le cadre des primaires de la droite ;  une proposition qui s’inscrit dans son souhait de voir l’autorité rétablie dans le pays. Cette question du retour de l’uniforme à l’école n’est pas forcément idiote. Il s’agit bien d’un retour puisque pendant longtemps les élèves de primaire ont porté la blouse grise. À noter que cet uniforme est la règle dans nombre de pays notamment anglo-saxons et en Afrique y compris francophone. Certes cette mesure sera insuffisante elle seule pour rétablir le lien avec les valeurs républicaines, il faudra bien autre chose a commencer sans doute par l’attitude de nombre de parents qui ont perdu l’habitude de dire bonjour, merci et pour qui le concept de citoyen n’a plus vraiment de sens. Il faut bien reconnaître que Copé n’est sans doute pas le mieux placé pour parler des valeurs compte tenu en  particulier des liens sulfureux qu’il a entretenus pendant longtemps avec certains proches impliqués dans les magouilles de Pygmalion. La primaire de la droite n’aura lieu que fin novembre mais les candidats sont déjà lancés dans la campagne. Nicolas Sarkozy, qui ne s’est toujours pas déclaré officiellement, a tenu un discours lors d’un meeting à Saint-André-lez-Lille dans le Nord. Le président des Républicains y a déclaré que « l’immigration massive et le communautarisme ont créé une prise de conscience du fait qu’il y avait quelque chose qui ne tournait plus rond en France ».  Ce discours a pris des airs de meeting de campagne au grand désespoir de ces rivaux déclarés. Parmi eux, Jean-François Copé a aussi commencé à détailler son programme. Dans un post sur son blog mercredi 8 juin intitulé, « Remobiliser la nation : transmettons la fierté d’être Français », l’ancien chef de l’UMP propose « des mesures simples qui visent à redonner l’amour de la France, l’amour de la collectivité, le sentiment de partager une communauté de destin« . Le candidat à la primaire de la droite propose de rendre obligatoire le lever de drapeau à l’école qui se fera « une fois par semaine », de rendre obligatoire le chant de la Marseillaise et le port de l’uniforme dans les écoles publiques. Jean-François Copé explique « qu’il ne s’agit évidemment pas de transformer les écoles en casernes (…) mais d’assumer sans complexe qu’on a trop reculé sur le patriotisme et l’amour de la France (…) C’est à l’Éducation nationale de prendre ses responsabilités en élevant aussi au patriotisme ».  Invité de RTL vendredi 10 juin, Jean-François Copé a confirmé ses intentions. «  »La question de la nation, la question de la République est capitale. Ce que les gens demandent, c’est le retour du commandement. Il faut complètement modifier la manière de gouverner. Par ordonnance, on prend les 15 décisions qui vont débloquer le pays. Parmi celles-ci, il y a des mesures sur l’identité, la nation, la remobilisation de la République. »

 

(Avec RTL)

Refondation de l’école : quel bilan

Refondation de l’école : quel bilan

Les journées de la refondation de l’école seront surtout l’occasion de faire un bilan à caractère politique des réformes de l’enseignement ;  en fait on va surtout parler de ces réformes et pas tellement de l’évaluation des niveaux scolaires. Et pour cause car le classement internationaux dans ce domaine nous placent vers la 25e place au plan international et montre également de fortes de ces inégalités. Pas sûr d’ailleurs que ces réformes constituent une vraie Refondation mais plutôt une addition de mesures pas forcément cohérentes comme les rythmes scolaires, l’éducation prioritaire, la réforme des collèges ou encore la généralisation des outils informatiques. Pourtant d’après le classement international  Pisas la France a tout intérêt à se remettre en question sur sa manière d’éduquer ses enfants. En effet, le pays de Jules Ferry n’est hélas ! Pas un exemple en matière d’efficacité éducative. C’est du moins ce qui ressort du fameux classement Pisa. Le «Program for International Student Assessment» en anglais, et pour «Programme international pour le suivi des acquis des élèves» en français, est un ensemble d’études menées par l »organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui réunit les pays développés.  Pisa mesure les performances des systèmes éducatifs tous les trois ans, et la dernière a été rendue publique en décembre 2013. Que constate-t-on ? Que la France est perdue dans le marais des classements, quelque part du côté de la 20e place. Les pays où les enfants ont les meilleurs résultats sont la Finlande, la Corée du Sud, Hong-Kong, le Liechtenstein… On peut se consoler en constatant que les États-Unis ou la Grande-Bretagne font moins bien que nous, mais beaucoup de pays européens, Allemagne, Belgique, Pays-Bas… font nettement mieux. Ces études sont bien entendu diversement reçues dans les différents pays, selon le classement auxquels ils ont droit. En France, on souligne par exemple que les objectifs ne sont pas les mêmes pour les professeurs, selon les traditions éducatives. On reproche aussi à Pisa de n’évaluer que les élèves scolarisés. Dans les pays peu développés, beaucoup d’enfants ne vont pas du tout à l’école, et l’on ne peut donc pas avoir une photographie réelle de l’état d’éducation d’une classe d’âge. Et puis, Pisa ne considère que la lecture, les maths et les sciences, excluant les «humanités». L’un des derniers résultats d’une étude Pisa a surpris beaucoup d’observateurs : les pays où l’on investit le plus sur le numérique dans le domaine de l’éducation, n’ont enregistré aucune amélioration notable des résultats de leurs élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences. À l’occasion de ces journées de la Refondation De l’école Certains sujets qui fâchent ne sont pas à l’ordre du jour, déplore sur France Info Frédérique Rolet, la secrétaire générale du SNES-FSU. « Nous souhaitions un bilan d’étape sincère et contradictoire alors qu’il s’agit là d’une opération de propagande, déplore encore Frédérique Rolet. Les sujets conflictuels comme les rythmes scolaires dans le 1er degré, la réforme du collège, l’absence de revalorisation des enseignants, sont soigneusement évités », selon elle.

Ecole : enfin le retour aux fondamentaux avec une dictée par jour ?

Ecole :  enfin le retour aux fondamentaux avec une dictée par jour ?

 

La ministre de l’éducation nationale vient peut-être de découvrir la lune mais cette découverte un peu naïve va peut-être enfin déboucher sur la plus grande réforme dont a besoin l’école. Il s’agirait tout simplement de rétablir la dictée, la lecture et le calcul de manière quotidienne. Bref,  les fondamentaux qui jusque-là ont été étouffés voir abandonnés par un pédagogisme fumeux. Il était temps puisque les insuffisances en orthographe notamment avaient conduit certaines universités à introduire des exercices de dictée ! La ministre reconnaît enfin que la maîtrise du français est indispensable à l’énonciation correcte d’une pensée. Cette orientation d’un certain point de vue constitue une véritable révolution tellement l’école s’était engluée dans les matières accessoires et le pédagogisme approximatif. Un regret toutefois cette réforme n’entrerait en vigueur qu’en 2016. On se demande bien pourquoi il convient d’attendre encore un an pour mettre en œuvre ce qui doit constituer le cœur de l’activité de l’école à savoir : apprendre à lire,  à compter et à écrire. Ce délai démontre à quel point les superstructures de l’éducation nationale sont sclérosées et se paralysent entre elles. Interrogée sur Europe 1, la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a donc annoncé l’instauration d’une dictée obligatoire et quotidienne à partir du CP à la rentrée 2016. Une dictée par jour, du calcul mental et de la lecture, tous les jours. Interrogée ce vendredi matin sur les ondes d’Europe 1, la ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem a confirmé sa volonté d’instaurer ces exercices quotidiens dans le cadre de la réforme des programmes scolaires. Ces changements seront mis en œuvre dès la rentrée 2016.  Dans une tribune publiée sur Le Monde, la ministre de l’Education nationale précise les modalités de cette réforme. « J’ai ainsi souhaité qu’à l’école élémentaire, en plus des dix heures hebdomadaires de français, dix autres heures lui soient consacrées, réparties dans les autres matières. Car, oui, la pratique répétée de la lecture et de l’écriture, la discipline exigée par des dictées quotidiennes sont indispensables, comme dorénavant le travail sur le langage oral, essentiel pour la compréhension de la lecture et la capacité à présenter de façon claire et ordonnée une pensée. »  Sur Europe 1, la ministre de l’Education a défendu un projet pensé globalement, avec des programmes « pensés tous ensemble », « pour la première fois ». D’autres aménagements ont été prévus. L’apprentissage de la division, qui débutait jusqu’à présent en CE2, sera décalé d’une année.

Les tablettes bientôt interdites à l’école ?

Les tablettes bientôt  interdites à l’école ?

 La mode est au numérique partout y compris en fait quand il ne s’agit que de gadgets ( les fameuses  applis qui peuvent tout résoudre). Hollande a promis à tous les élèves de les équiper en ordinateurs. Pourtant aux Etats Unis dans les meilleures écoles, les outils numériques sosnt interdits depuis longtemps. Des ordis   pour quoi faire ? Pour initier les élèves aux nouvelles technologies ? Alors que les  élèves passent déjà des heures sur leurs tablettes et autres Smartphones personnels  ! En tout cas uen commission de parlementaires recommande le contraire de ce que propose Hollande  prêt à tout pour sacrifier à la mode du jeunisme branché.  Grosperrin, rapporteur d’une commission d’enquête sur l’école, préconise l’interdiction des tablettes en primaire. L’an dernier, il en avait pourtant promis aux élèves de Besançon, révèle NextINpact.. Ce sénateur du parti Les Républicains vient de présenter un rapport sur l’école, rédigé par une commission d’enquête composé de vingt parlementaires de tous bords politiques. Ils y brossent un portrait très noir de ce qu’ils qualifient « d’envahissement du numérique » à l’école, à travers les smartphones, les ordinateurs et les tablettes, notant au passage que les enseignants « peinent de plus en plus à transmettre les valeurs de la République ».  Le sénateur s’étrangle donc de la mesure proposée par le président de la République, François Hollande, de fournir à l’ensemble des élèves de 5ème une tablette numérique à la rentrée 2016. Une mesure qu’il juge « coûteuse et inefficace ». La commission d’enquête préconise, elle, d’interdire les tablettes numériques au primaire, et de mettre à l’étude un dispositif de brouillage des téléphones portables dans les écoles et les collèges.

 

Sondage école : réforme contestée par 66% des Français

Sondage    école  :  réforme  contestée  par  66% des Français

 

D’après un sondage IFOP pour Atlantico les Français désapprouve la vision du gouvernement et de Belkacem en matière d’école. 66%des Français pensent que la ministre n’a pas de vision pour l’école. L’image de la ministre est très clivée. Si elle bénéficie d’un très large soutien à gauche, elle est strictement rejetée et critiquée à droite. Il y a cependant un consensus sur un certain nombre de points comme le fait qu’elle incarne le camp de la gauche : 56% de Français sont d’accord à ce propos. Ce n’est d’ailleurs probablement pas un hasard si François Hollande a donné comme consigne de faire bloc autour d’elle, tout comme on a pu le voir avec Christiane Taubira lors du débat sur le « Mariage pour tous » où elle est devenue une figure iconique de la gauche. Qui plus est, la même proportion de Français la trouve sympathique (51%), comme sur la question de sa pensée sectaire (45%). Mais dans le détail, le clivage se retrouve bel et bien. Elle incarne les valeurs et les idées de la gauche, elle est un symbole, une image polarisée avec un soutien massif de la part des socialistes et un rejet de la part de l’UMP. Ainsi, si 80% des sympathisants socialistes la trouvent « sympathique », ils ne sont plus que 33% à l’UMP. L’écart est donc considérable, et démontre un certain manichéisme à son égard. Sur l’item « sectaire », alors qu’ils sont 63% à lui accoler cette étiquette à l’UMP, ce chiffre retombe à 26% chez les sympathisants socialistes.

 

Le numérique à l’école : pour quoi faire

Le numérique à l’école : pour quoi faire

 

Il y aura du numérique partout, François Hollande a annoncé ce jeudi 7 mai qu’ »un milliard d’euros sur trois ans » seraient consacrés à un vaste plan pour le numérique à l’école précisant que « la mise en œuvre de ce plan commençait « dès aujourd’hui ». Mais pour quoi faire ? La plupart des élèves disposent déjà à titre personnel de ces outils et les maîtrisent parfaitement. Ce n’est pas la technologie qui apprendra à écrire, à compter ou à penser. D’ailleurs la plupart des cadres des très grndes sociétés américaines  ds nouvelles technologies envoient leurs enfants dans des écoles ou le numérique est  strictement interdit. Justement pour se consacrer aux fondamentaux. Certes le numérique est utile mais à conditions de maitriser d’abord ces fondamentaux.   Le chef de l’État s’est rendu ce jeudi aux Mureaux (Yvelines), en banlieue parisienne, dans une école et un collège en pointe sur le numérique, affirmant la volonté de « mettre ces outils partout », au lendemain d’un discours où il a défendu le projet contesté de la réforme des collèges. Le président de la République était accompagné par la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, qui porte la réforme des collèges. Devant des écoliers de CM2 du Pôle Molière absorbés par l’écoute d’une dictée enregistrée sur tablette par leur enseignant, le président de la République, admiratif, s’est félicité de cet « outil formidable adapté aux enfants ». « La volonté de la ministre, c’est de mettre ces outils partout », a-t-il assuré ensuite devant des parents d’élèves. « On peut donner à tous, grâce à ces outils, grâce aux enseignants, davantage de connaissances et d’élements de citoyenneté », a-t-il affirmé. Le président et la ministre ont également visité le collège Jules-Verne, estampillé du label « collège connecté » : il équipera à la fin du mois tous les élèves de 6e de tablettes numériques et expérimente un « espace numérique de travail », qui permet notamment aux parents de visualiser le travail de leurs enfants. Travail en petits groupes, interdisciplinarité et lien parents-enfants grâce au numérique: « Ce que vous faites préfigure beaucoup de choses que l’on retrouve dans la réforme des collèges » et « qui seront généralisées à la rentrée 2016″, a plaidé la ministre de l’Éducation. Après cette visite, le chef de l’État devait participer à la clôture de la journée de restitution de la concertation sur le numérique à l’école prévue à 17H30 à Paris. Faire entrer l’école dans l’ère du numérique est l’une des ambitions de la loi pour la refondation de l’école de l’ancien ministre Vincent Peillon, remplacé par Benoît Hamon puis Najat Vallaud-Belkacem en 2014. François Hollande multiplie depuis plusieurs semaines les déplacements sur le thème de la jeunesse. Mercredi, devant des jeunes au Conseil économique, social et environnemental, il a volé au secours de la réforme des collèges, critiquée par la droite et certaines associations, en prônant « l’intérêt général » contre « les intérêts particuliers ».

Port de l’uniforme à l’école ?

Port de l’uniforme à l’école ?

 

C’est une proposition d’un député Guillaume Larrivé . Une idée qui n’est pas nouvelle  car déjà pratiquée dans une grande partie de l’Afrique ou encore  au Royaume –Uni. Un moyen qui permettrait de mettre un terme  aux excentricités vestimentaires et aussi aux tenues à connotation religieuse. Une proposition tellement simple qu’elle risque de ne pas être retenue ! Une polémique a éclaté mardi après l’interdiction de cours d’une élève de 15 ans du collège Léo-Lagrange de Charleville-Mézières (Ardennes) qui portait notamment une longue jupe noire assimilée à un signe religieux ostentatoire. Guillaume Larrivé, qui est proche de Nicolas Sarkozy, estime que le port d’un uniforme aux couleurs de l’établissement, pratiqué par plusieurs pays européens comme le Royaume-Uni, « est un facteur d’égalité qui efface symboliquement les différences sociales nées des inégalités du revenu des parents ». Revenant sur le cas de la jeune fille de Charleville-Mézières, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a apporté jeudi son soutien à l’équipe éducative, qui a invoqué le comportement général de l’élève, et pas seulement le port d’une jupe longue.   »Aucun élève, aucune élève, ne peut être exclu en raison de la longueur ou de la couleur de sa jupe », a-t-elle dit sur RTL. Néanmoins, pour la ministre, « l’équipe pédagogique a fait preuve du discernement nécessaire » et n’a pas jugé la tenue mais « le prosélytisme de la part de l’élève ». Elle a ajouté que l’établissement avait « instauré un dialogue avec sa famille dans le respect de la loi de 2004″ sur le port ostentatoire de signes

 

Ecole-Belkacem maintient les notes : un scandale !

Ecole-Belkacem maintient les notes : un scandale !

 

Encore une reforme de fond, Belkacem a décidé de ne pas supprimer les notes à l’école. Déception évidemment chez les élèves, chez les parents massivement contre les notes et déception aussi de la Conférence nationale sur l’évaluation des élèves (c’est quoi ce machin là ?).Exit la nouvelle évaluation « bienveillante ». Et une discrimination sociale et même sociétale supplémentaire. Le principe fondamental de légalité   imposait cette suppression des notes et même des programmes, bref l’enseignement libre. Non pas catho mais  décomplexée, dépoussiérée, libérée de toute contrainte.  Un enseignement sans contenu au service du développement personnel de l’élève, de son épanouissement, de ses envies. Bref une vraie pédagogie de la plénitude. ( de l’ « épanouissitude » aurait dit Ségolène). Le principe était pourtant simple faire l’impasse sur les erreurs de l’élève et ne relever que le positif . Exemple , bon , vous avez fait 40 fautes dans une dictée de 40 lignes mais deux mots ont été orthographiés correctement, bravo, on y croit ! les notes elles tuent  l’enthousiasme , stressent les élèves, les parents encore davantage. Et même la société toute entière subit les conséquences de cette dictature de l’évaluation. Pourquoi encore utiliser des notes, des chiffres partout : Pour mesurer les déficits, la croissance,  le nombre de chômeurs. Il faut évidemment abolir toute évaluation quantitative y substituer l’ approche uniquement littéraire. De quoi à coup sûr remonter le niveau lamentable de l’école, résoudre les équilibres financiers et la crise sociale. Se réconcilier aussi avec Bruxelles. Oui il faut se libérer des méthodologies quantitatives réductrices,  castratrices pour les élèves comme pour la France toute entière. Et par exemple au lieu de prévoir1% de croissance du PIB, dire simplement : » le bout du tunnel est en vue » ( formule maintes fois  utilisée dans le passé et qui a fait ses preuves°)   La copie n’est pas encore donc officiellement rendue mais Najat Vallaud-Belkacem a déjà tranché : la ministre de l’Education nationale ne suivra pas la recommandation du jury de la Conférence nationale sur l’évaluation des élèves préconisant de supprimer les notes chiffrées jusqu’en 6e, a-t-on appris vendredi auprès de son entourage. L’ensemble des recommandations du jury seront officiellement remises et dévoilées en début d’après-midi. Mais la ministre de l’Education nationale et le président de la République n’ont pas attendu jusque-là pour faire connaître leur position sur ce sujet controversé : tous deux « ont toujours dit qu’une suppression des notes chiffrées n’était pas à l’ordre du jour », a-t-on fait valoir vendredi rue de Grenelle. Le ministère précise toutefois que l’objectif est toujours d’aboutir à une évaluation « plus fine, plus exigeante » mais qui « ne décourage pas » les élèves. La conférence sur l’évaluation des élèves organisée les 11 et 12 décembre, avec des témoignages d’experts et enseignants innovants, était une initiative lancée par Benoît Hamon, le prédécesseur de Najat Vallaud-Belkacem. Depuis l’annonce de cette conférence censée plancher sur une « évaluation bienveillante », le ministère est accusé de vouloir « casser le thermomètre ». « Pour des raisons qui nous dépassent, elle est devenue aux yeux du public « synonyme de « perte d’exigence », a d’ailleurs reconnu le président de la conférence, le physicien Etienne Klein. Quelles seront les recommandations de la conférence ? Etienne Klein a promis la recherche d’un « juste milieu », entre des mesures « trop révolutionnaires » et des mesures « trop dans le droit fil de ce qui existe ». Le jury devrait recommander que, pendant leur formation, les enseignants soient sensibilisés aux biais dans l’évaluation démontrés par la recherche. L’enjeu selon les spécialistes est de savoir comment on perçoit au fur et à mesure des apprentissages si les élèves ont effectivement acquis ce qui était attendu d’eux et les points sur lesquels ils doivent faire des progrès, une évaluation dite « formative », où l’erreur peut faire partie du processus. C’est aussi prendre la température à la fin de certains cycles ou lors d’examens : évaluation « sommative » ou « certificative ». Ou quand la sémantique vient au secours du laxisme généralisé. C’est surement avec ca qu’on  va casser les ghettos comme dit Valls.

Harcèlement à l’école : des mesures d’affichage

Harcèlement à l’école : des mesures d’affichage

 

700 000 élèves (au moins 10%) seraient concernés par le harcèlement, doux euphémisme pour parler des préludes à la violence. Comme pour le reste le gouvernement choisit des thérapies homéopathiques et en faiat on va traiter d’un problème scolaire à l’extérieur de l’école. Pas vraiment de quoi rétablir l’autorité des maître et le respect des valeurs du «  vivre ensemble ».   . Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, a annoncé ce matin de nouvelles initiatives pour lutter contre ce fléau lors de la visite d’un collège parisien vendredi matin. Une carte interactive sera disponible sur le site du ministère de l’Éducation nationale. Sur cette carte de France, vous pourrez cliquer et voir en fonction de la région où vous habitez comment trouver des psychologues, des maisons d’adolescents et des professionnels à l’écoute du harcèlement. L’objectif est de parler, redonner confiance et évitez les situations extrêmes qui peuvent aller au suicide.  Autre nouveauté pour les victimes, elles auront à disposition un numéro de téléphone gratuit à quatre chiffres. Elles seront ainsi joignables pour du réconfort et des renseignements. Ces annonces masquent une réalité plus sombre : le bilan de la lutte contre le harcèlement. Depuis 2013, des mesures de prévention ont été très peu appliquées par les établissements.  À l’école primaire, où il y a le plus d’harcèlement, deux écoles sur dix se sont mobilisées. Les enseignants sont peu informés et les parents quasiment pas. Dans le secondaire, ils sont quatre collèges sur dix à avoir mis en place une sensibilisation. 

 

 

Ecole : « pas à la hauteur » Najat Vallaud-Belkacem

Ecole : «  pas à la hauteur » Najat Vallaud-Belkacem

La ministre de l’éducation a reconnu devant l’assemblée nationale que l’école n’était pas à la hauteur. Elle a aussi reconnu que de nombreux incidents étaient intervenus lors de la minute de silence dans les établissements scolaires, officiellement 200 incidents. En réalité, des incidents beaucoup plus nombreux ; la précision du ministère est à cet égard significative de l’approximation : » Ces données sont déclaratives, avait indiqué précédemment un communiqué du ministère, et ne concernent que des incidents qui n’ont pas pu être réglés en classe par des enseignants des écoles, collèges et lycées. Elles ne constituent donc pas un recensement exhaustif de l’ensemble des difficultés qu’ont pu rencontrer les équipes éducatives ». En clair il faut multiplier ces incidents par 10 ou par 100 ! « L’école n’est pas à la hauteur dans cette mission éducative. « , a-t-elle estimé. Ce n’est pas faute d’enseignants qui souhaitent les transmettre, il faut « un sursaut », a-t-elle fait valoir. « La laïcité sera le préalable indispensable, a-t-elle ajouté, pour apprendre à nos jeunes à vivre ensemble, mais aussi pour se construire un esprit critique, une liberté de jugement, l’art du débat contradictoire qui leur permettra » de « faire le tri » entre l’information et la rumeur. En fait le débat ne fait que débuter. Il y a des années que le système éducatif est en perdition surtout dans les écoles des banlieues ghettoïsées où dans certaines classes, on se contente en fait de faire u  gardiennage pour les élèves qui veulent bien être présents. Contrairement à ce qu’affirment certains médias ou certaines institutions cela ne concerne pas seulement les très grandes villes, Paris, Lyon, Marseille, bien d’autres mais la plupart des villes jusqu’à 10 000 habitants. Dans toutes les villes même les plus petites certaines écoles constituent des lieux enfermés dans des ghettos culturels ou la dictature culturelle des extrémistes et des trafiquants de drogue dominent. En cause évidemment aussi le chômage, et certains quartiers ne vivent que de la drogue et bon gré mal gré doivent se plier à la gouvernance des délinquants qui trouvent aujourd’hui une légitimité religieuse à leurs actes criminels. Dès lors  la question posée est de savoir à qui incombe l’éducation de ces enfants enfermée dans un univers archaïque et anti républicain. Certains qui abordent la problématique en rondelles de saucisson considèrent que l’éducation nationale doit enseigner et que la mission d’éducation incombe aux parents. Evidemment une mauvaise réponse car la mission d’éducation en particulier par ce qui concerne le domaine civique incombe à tous. Si l’on entend par civisme le principe qui règle les relations entre les êtres humains civilisés. Or c’est toute la société qui a fait preuve de laxisme en matière de civisme et de civilités. Pas seulement l’école. Dans les banlieues la situation est dramatique, l’ignorance, l’intolérance et la violence façonnent  un environnement culturel d’un autre âge. Des zones de non droit où le seul service public demeure l’école. Des banlieues fragilisées par la misère sociale qui constitue d’extraordinaire terreau pour la criminalité et même la violence terroriste. Des lois ne suffiront pas, même sil en faut c’est une véritable réhabilitation sociale, économique culturelle et civique qu’il faut mettre en œuvre, trouver l’équilibre entre prévention, réhabilitation et sanction. Un travail qui demandera des années.  

Plus de notes à l’école: 73 % des parents pour …. On rêve !

Plus  de notes à l’école: 73 % des parents pour …. On rêve !

 

 

Un  sondage révèle sans doute l’un des facteurs explicatifs de la crise spécifique en France et la perte de tout repère  notamment concernant la valeur  de travail et cela commence à l’école. Un sondage fait apparaître que 73 % des parents veulent moins de notes et même pas de note du tout car les élèves sont traumatisés par cette forme d’évaluation ! On croît évidemment rêver ! Pourtant notre système scolaire est en pleine décomposition dans les classements internationaux et on propose pourtant encore davantage de laxisme. Pourquoi même ne pas supprimer toute évaluation ? Et pourquoi pas les programmes eux mêmes ?  La ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem a même estimé samedi que l’évaluation «ne reposait aujourd’hui sur aucun fondement scientifique». Une déclaration qui, elle, est irresponsable et de nature scientiste ! Selon ce sondage OpinionWay*publié mardi par l’Association de parents d’élèves du privé Apel, près de trois parents sur quatre (73%) y sont favorables. Une proportion qui monte à neuf parents sur dix (87%) quand les enfants sont scolarisés en ZEP.  Car les notes font peur. Environ 90% des parents se disent ainsi «inquiets» face à une mauvaise note (98% des parents d’élève en ZEP). Ils sont aussi environ trois parents sur quatre à juger qu’elle «fragilise l’estime de soi», qu’elle «donne le sentiment à l’élève qu’il est mauvais» ou encore qu’elle «décourage les élèves». Face à une mauvaise note, qu’ils n’arrivent pas toujours à décrypter, plus de la moitié des parents (56%) se sentent aussi démunis. Ces mêmes parents déclarent également «ne pas savoir quels points (du programme) devraient être à retravailler». Cette proportion monte à 74% des parents d’élèves au collège, à 73% des parents d’enfants scolarisés en ZEP et à 63% des familles d’élèves scolarisés dans le privé. Aujourd’hui, certains établissements testent une évaluation sous forme d’appréciations, selon différents critères. Un enfant bon en maths par exemple peut avoir sur sa copie de calcul un petit sigle qui lui signale qu’il doit être vigilant sur l’orthographe ou la rédaction en général. Pas de mauvaise note à l’horizon, mais des repères pour mieux appréhender ses points faibles, comme ses points forts. . En octobre déjà, elle avait expliqué vouloir une nouvelle évaluation qui «encourage» les élèves «à apprendre et à progresser». Le débat ne doit pas être «caricaturé», avait-elle prévenu, habituée aux critiques. Elle souhaitait notamment qu’on ne lui fasse pas «un procès d’intention en laxisme». La conférence nationale présentera ses recommandations à la mi-décembre.

Montebourg à l’école…pour apprendre l’économie !

Montebourg  à l’école…pour apprendre l’économie !

Curieux le parcours de Montebourg, il est sans doute incompétent en management d’entreprise puisqu’il retourne à l’école précisément pour apprendre la gestion ; ce qui ne l’a pas empêché d’être ministre de l’économie ! Incompétent donc pour diriger une entreprise mais qualifié pour diriger l’économie d’un pays ! A sa décharge, il n’est pas plus incompétent que les autres dans ce domaine puisque la plupart n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise et encore moins dirigé l’une d’entre elles. Il faut dire que la plupart mettraient en faillite une petiite épicerie en moins de 6 mois  si on leur en confiait la gestion. Nos responsables sont surtout experts en bureaucratie, fiscalité et en pitrerie médiatique. Arnaud Montebourg va donc  reprendre les études. L’ex-ministre de l’Economie, évincé du gouvernement le 25 août, s’est inscrit à l’Insead, une prestigieuse école de commerce de Fontainebleau, pour y suivre le temps d’un mois une formation en management. « J’ai décidé de reprendre des cours parce que diriger une boîte est un vrai métier, je m’en suis rendu compte ces deux dernières années », explique-t-il dans les colonnes du Monde. Une formation qui a obligé Arnaud Montebourg à bousculer un peu ses habitudes, rapporte le quotidien du soir. Pour pouvoir suivre les cours, dispensés exclusivement en anglais, il révise ses langues étrangères deux heures par jour avec un prof particulier. Il a également dû accepter de dormir sur place, car la formation impose aux élèves de nombreux travaux de groupe, à préparer à la fin de la journée de classe. Pour assurer le financement de l’école, de l’ordre de 34.500 euros, il aurait sollicité une bourse. L’intéressé a toutefois tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas de fonds publics : « C’est une école qui est financée par les entreprises. Il n’y a pas de demande de fonds publics. Par ailleurs je finance une partie (de la formation) sur mes économies personnelles », a-t-il déclaré au Journal de Saône-et-Loire. Sorti du gouvernement le 25 août, Arnaud Montebourg n’avait pas caché son intention de se retirer de la politique et de reprendre une vie de Français « ordinaire » : « Je vais prendre exemple sur Cincinnatus, qui préféra quitter le pouvoir pour retourner à ses champs et à ses charrues », avait-il expliqué lors d’une conférence de presse, se comparant à l’homme d’Etat romain du Ve siècle avant J.C. Son objectif? Créer sa propre entreprise, spécialisée dans le domaine médical, comme il le révélait début octobre. Un projet en bonne marche, comme le confie l’un de ses proches : « Il a déjà trouvé des associés et réuni l’argent, il devrait se lancer en janvier prochain ».

 

« L’école a renoncé à l’instruction » ( Onfray)

« L’école a renoncé à l’instruction » ( Onfray)

 

Michel Onfray , le philosophe se lâche et prend à rebours la pensée de la gauche bien pensante.

 

 

L’école et plus largement la société sont-elles confrontées à une crise de la transmission des savoirs?

 

Michel Onfray: L’école se substitue aux familles en matière d’éducation, dès lors, et pour ce faire, elle a renoncé à l’instruction. Demander à l’école qu’elle apprenne à lire, écrire, compter, penser devrait être une demande de bon sens: elle devient désormais une provocation! Apprendre la maitrise de la programmation informatique, apprendre la théorie du genre, sous prétexte de féminisme et de lutte contre les discriminations sexuelles, (un programme auquel au demeurant je souscris…), apprendre à sauver la planète sont des programmes qu’il n’est pas inutile d’envisager, bien sûr, mais une fois que les savoirs élémentaires sont acquis. Or, le sont-ils? Si l’on sort des réponses idéologiques, on sait bien que non… J’ai enseigné vingt ans dans un lycée technique, je sais de quoi je parle…  Le fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage que je suis s’en est sorti grâce à une école qui n’existe plus. L’école d’aujourd’hui tue sur place les enfants de pauvres et sélectionne les enfants des classes favorisées qui monnaient dans la vie active non pas ce qu’ils ont appris à l’école, mais ce qu’ils ont appris chez eux. Lire ou relire Bourdieu plus que jamais d’actualité …Si l’on justifie cela, alors il faut continuer et défendre cette école qui massacre tous les enfants de gueux, dont je fus. Sinon, il faut abolir cette usine à éjecter les enfants de pauvres hors du système.  Le fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage que je suis s’en est sorti grâce à une école qui n’existe plus. L’école d’aujourd’hui tue sur place les enfants de pauvres et sélectionne les enfants des classes favorisées qui monnaient dans la vie active non pas ce qu’ils ont appris à l’école, mais ce qu’ils ont appris chez eux.

 

Une partie de la presse dite de gauche, vous accuse d’être réactionnaire. Que leur répondez-vous?

 

Il y a bien longtemps que je ne me soucie plus de cette presse qui se dit de gauche alors qu’elle n’a plus aucun souci du peuple qu’elle méprise et renvoie ainsi dans les bras de Marie Le Pen. Ces journaux transforment d’autant plus en diable Marine Le Pen qu’ils préfèrent ignorer, et on les comprend, que ce sont eux qui, pour avoir renoncé à la gauche qui s’occupait du peuple, nourrissent le FN et l’engraissent. Cette presse-là défend le programme économique libéral et européen de l’UMP et du PS. Quand l’UMP est au pouvoir, elle est contre, mais quand le PS l’y remplace, elle est pour. Dès lors, pour laisser croire que droite et gauche ça n’est pas la même chose, la presse dite de gauche s’excite sur des sujets sociétaux en croyant que la gauche est là. Or elle ne s’y trouve que de façon minoritaire.  J’ai créé une Université Populaire en province, à Caen, en 2002, pour lutter contre les idées du FN, j’y travaille avec une vingtaine d’amis bénévolement, gratuitement. Les amphis sont pleins. En douze années, cette presse-là n’a jamais eu aucun mot pour notre façon de penser et d’agir à gauche. Elle n’est l’arbitre des élégances de gauche que pour une poignée de mondains qui ne sont pas de mon monde. Le mien, c’est le peuple – qu’ils méprisent la plupart du temps en traitant de populiste quiconque en a le souci… Sollers m’a un jour traité de «tribun de la plèbe» en croyant m’insulter, il n’imagine pas combien il m’a fait plaisir! Le peuple, c’est celui qui dit non à l’Europe et à qui l’UMP et le PS, soutenus par cette même presse qui se dit de gauche, infligent tout de même l’Europe à laquelle ils avaient dit non. C’est ce peuple là que j’aime.  Marine Le Pen est leur créature. Ma gauche, libertaire et sociale, peut bien être mal jugée par cette presse de gauche libérale et technocratique : j’ai ma conscience pour moi…

 

Interview « le Figaro »

Dictée à l’école : « une évaluation positive » pour améliorer les notes…. On rêve !

Dictée à l’école : « une évaluation positive » pour améliorer les notes…. On rêve !

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Il fallait y penser. Pour améliorer les notes en orthographe on va changer le barème : « l’évaluation positive » ; Encore une idée « pédagogique » géniale pour masquer la situation catastrophique dans le domaine de l’écriture. En bref, on change le thermomètre. À peine installé, le nouveau ministre de l’Education nationale Benoît Hamon devra s’attaquer à un chantier de taille : l’orthographe. François Hollande en a fait une priorité pour l’Ecole, inscrite dans la loi pour sa refondation : faire évoluer les évaluations.  Pour ce faire, le gouvernement souhaite bouleverser la méthode éducative. « Privilégier une évaluation positive, simple et lisible, valorisant les progrès, encourageant les initiatives et compréhensible par les familles », dit l’article de la loi du 8 juillet 2013. Selon nos informations, un pas vient d’être fait en ce sens pour un exercice emblématique : la dictée. L’Education vient de mettre à disposition des professeurs un outil pour revoir la notation de cet exercice si cher à Bernard Pivot. Il s’agit d’un barème, pour une « évaluation positive ». Le ministère écrit que « la dictée fait le plus souvent l’objet d’une évaluation descendante : par rapport au texte source, l’enseignant décompte, en négatif, les erreurs commises. Cette pratique, décourageante pour l’élève, ne permet pas pour autant de bien cerner quelles sont ses difficultés orthographiques et quels remèdes y apporter. » Ce barème graduel a déjà été expérimenté sur 1.500 copies du dernier brevet des collèges, dans les académies de Poitiers et Créteil. Trois groupes d’erreurs ont été constitués : accord groupe nominal, accord groupe verbal, et orthographe lexicale.  En corrigeant, le professeur repère les réussites comme les erreurs, et peut ainsi mieux cibler les difficultés de l’élève. Les enfants pourront ainsi être encouragés sur certains points positifs de leur copie.  L’expérimentation n’a pas – pour l’instant – vocation à être généralisée et imposée mais les professeurs du primaire et du collège sont incités à utiliser ce barème. Les premiers résultats ont par ailleurs montré que l’augmentation des notes était toute relative.

 

Ecole : retour de la morale

Ecole : retour de la morale

A compter de 2015, une heure de « morale laïque » pour les écoliers et collégiens sera aussi instaurée, comme l’avait déjà promis Vincent Peillon. « Chacun est libre de ses opinions. Mais pas de contester un enseignement ou de manquer un cours » au nom notamment de préceptes religieux, poursuit-il. Le ministre demande toutefois que « la question de la laïcité ne (tourne pas) à l’obsession de l’islam. La très grande majorité de nos compatriotes musulmans est convaincue des bienfaits de la laïcité. » Vincent Peillon défend également l’action du gouvernement, en matière d’éducation, notamment la création de 6.700 postes, « le retour de la formation des enseignants avec la création des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation », objet d’un déplacement à Toulouse lundi. Selon le ministre, malgré des difficultés dans des matières comme les mathématiques ou l’anglais, « les derniers concours ont montré un regain d’intérêt significatif pour le métier d’enseignant », avec « 39% de recrutements en plus en un an ». Une interview dans laquelle le ministre vante aussi le bilan de sa première année au ministère de l’Education nationale. Il met notamment en avant les « moyens inédits en faveur de l’accueil des petits en maternelle et pour l’école élémentaire, où nous permettons la présence de deux professeurs dans une classe » ou encore les résultats de la lutte contre le décrochage scolaire : « A ce jour, nous avons déjà rattrapé 13.000 jeunes de nouveau accueillis en formation, avec un objectif d’atteindre 20.000 en décembre. Notre ambition de diviser par deux le nombre de décrocheurs d’ici la fin du quinquennat est bien engagée ». Chaque année, quelque 140.000 jeunes sortent sans diplôme du système éducatif. Mais d’autres problématiques semblent encore loin d’être réglées : actuellement, « 25% des élèves entrent au collège sans maîtriser les apprentissages fondamentaux » en France, « pays de l’OCDE qui accorde le moins de moyens à l’école primaire ». « Les 60.000 créations de postes » durant le quinquennat « doivent nous permettre de réduire le nombre d’élèves par classe et de mieux assurer les remplacements, qui sont devenus un véritable problème », reconnaît Vincent Peillon.

 

Le niveau de l’école encore en baisse en France

Le niveau de l’école encore en baisse en France

 

  En scrutant les études Pisa menées entre 2000 et 2009 (dernière étude), il ressort que les résultats des jeunes Français ne sont pas catastrophiques, mais pas brillants non plus.  Dans la catégorie « lecture et compréhension« , la France est en 19e position sur 35 pays. Le niveau des élèves français a légèrement reculé en dix ans. Dans cette catégorie, le volume des bons élèves n’a pas bougé (un tiers). En revanche, la proportion des élèves en échec scolaire est passée de 15% à 20% entre 2000 et 2009. En « lecture et compréhension« , les premiers sont les Sud-Coréens.  En mathématiques, les jeunes Français étaient en 17e position en 2009. Le recul est important depuis 2003. A l’époque, les jeunes Français étaient dans le peloton de tête de l’OCDE. En maths, les Sud-Coréens arrivent également en tête du classement PISA.  En science, la France est 22eme. Les plus forts sont les élèves finlandais.   Pour conclure, Eric Chabonnier expert de l’Education à l’OCDE, affirme que depuis 10 ans, « il n’y a pas d’amélioration en France ». En fait, la progression du système éducatif s’est arrêtée depuis 20 ans environ. Autre grande tendance, l’aspect inégalitaire du système français, l’importance du milieu social des parents. Ce facteur explique 28 % de la note d’un élève, contre 22% en moyenne dans l’OCDE.

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