Archive pour le Tag 'échec'

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Manifestation loi travail : un échec

Manifestation loi travail : un échec

 

 

Inutile de tourner autour du pot la manifestation du 23 juin constitue un échec indiscutable pour les organisateurs. Pour un succès il aurait sans doute fallu mobiliser au moins 1 million de personnes alors que moins de 100 000 ont défilées dans toute la France et surtout seulement 20 000 à Paris (60 000 selon la CGT). Au-delà des querelles de chiffres il s’agit bien d’un échec de la mobilisation. Il est clair que les manifestations à répétition tout autant que le manque de propositions crédibles des syndicats protestataires ont finie par user le mouvement. Une seule satisfaction la manifestation à Paris s’est  déroulée cette fois sans violence. L’échec est surtout à attribuer aux gauchistes qui ont radicalisé la protestation et dont la lutte révolutionnaire et le véritable objectif. « Tout le monde déteste : la loi Travail, le capitalisme, le Medef, l’Etat policier, le gouvernement », pouvait-on lire sur une bannière accrochée au pied de la Colonne de Juillet, place de la Bastille. Ou encore, cette banderole : « Ce que le pouvoir fait, la rue peut le défaire ». Finalement une manifestation parisienne qui a tourné en rond au sens propre comme au sens figuré avec retour au point de départ .Les manifestants étaient tenus à un aller-retour d’un peu plus de 1,5 km entre la place de la Bastille et la Seine, avec interdiction de s’écarter de cet itinéraire très surveillé. Au final encore une protestation  qui n’aura servi à rien car le texte largement amendé par les syndicats réformistes sera voté à l’assemblée  Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est réjoui des « conditions optimales » dans lesquelles les manifestants ont défilé. « Il n’y a pas eu de casse, il n’y a pas eu du tout de heurts, il n’y a pas eu une grenade lacrymogène de lancée, il n’y a pas eu un blessé », a-t-il dit à la presse. Sans doute déjà un peu résigné le responsable de FO Jean-Claude Bailly a déjà envisagé un report de la mobilisation à la rentrée. « Si le gouvernement s’entêtait, on verra cet été, mais on verra surtout à la rentrée », a dit à la presse le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, avant le départ du cortège parisien. CGT et FO en appellent toujours à l’intervention de François Hollande pour débloquer la situation et mettent en cause l’intransigeance supposée de son Premier ministre, Manuel Valls.

(Avec Reuters

Après l’échec avec Orange quel avenir pour Bouygues

Après l’échec  avec Orange quel avenir pour Bouygues

L’échec de la fusion Orange Bouygues Telecom ne fait émerger aucun vainqueur. Dans ce marché maintenu à quatre opérateurs la concurrence risque d’être toujours aussi rude, il sera difficile de dégager des marges nécessaires aux énormes investissements qui s’imposent pour rester performant dans le secteur. Mais le grand perdant est sans doute l’opérateur Bouygues qui épuise ses marges pour réaliser les investissements nécessaires dans les télécoms. Au détriment d’ailleurs des ses intérêts financiers globaux du groupe. Un groupe certes solide mais aux activités disparates par ailleurs très concurrencées. D’abord le BTP où du fait de la crise la conjoncture n’est pas très enthousiasmante sauf sur certains marchés à l’international. Ensuite les médias avec TF1 qui ne cesse de perdre d’audience en raison du vieillissement de la grille et de l’explosion des médias concurrents enfin évidemment les télécoms  là où  il convient de disposer d’une surface suffisante pour supporter les investissements imposés par le rythme de renouvellement des technologies. Bref la question pourrait quand même se reposer du recentrage de Bouygues sur des métiers qu’il connaît et dont la rentabilité est davantage assurée que dans des activités au caractère très évolutif. L’échec de la vente de Bouygues Telecom à Orange ramène le groupe Bouygues à la case départ, laissant sans réponse la plupart des questions entourant la stratégie à long terme du groupe de BTP, de médias et de télécommunications. « L’hypothèse d’une consolidation (…) devient exclue pour un certain temps », écrit Grégoire Thibault, analyste chez Natixis, dans une note publiée lundi. Au moins peut-être, dit-il, jusqu’à l’élection présidentielle de l’an prochain. « Malgré les efforts massifs de simplification (réalisés par la filiale télécoms de Bouygues), la vie ne sera pas facile, vu sa taille relativement petite et le fait que le marché français des télécommunications ne peut prétendre qu’aux taux de croissance d’un marché mature », commente Kepler dans une note de recherche.  L’échec avec Orange constitue à ce titre une occasion manquée de modifier en profondeur un groupe fondé en 1952 et de donner de nouveaux relais de croissance à ses différents métiers. D’autant plus qu’il ne dispose pas d’amortisseurs de cycles, contrairement à Vinci ou Eiffage. Ses homologues français du BTP sont en effet soutenus par les revenus récurrents de leurs concessions autoroutières ou aéroportuaires, alors que le groupe Bouygues a soldé ses dernières aventures dans les concessions avec la vente en 2005 de la Saur (gestion de l’eau) et la cession en 2013 de ses parts dans Cofiroute.

(Avec Reuters)

Échec Orange et Bouygues : Bouygues trop valorisé et trop gourmand

Échec Orange et Bouygues : Bouygues trop valorisé et trop gourmand

 

 

C’est sans doute la complexité du dossier qui est responsable de l’échec, aussi l’entêtement des négociateurs.  D’un côté on se demande si Martin Bouygues a vraiment envie de vendre sa branche télécom et côté gouvernement on n’est pas disposé à voir un investisseur privé monter en puissance dans d’une entreprise au développement exemplaire. Premier élément d’opposition, celui du montant de la valorisation de Bouygues Telecom que le groupe estimé autour de 10 milliards. Une somme précédemment offerte par SFR mais qui paraissait déjà excessive. Pourtant Bouygues avait refusé l’offre. Bouygues Telecom n’a guère d’avenir en restant isolé surtout dans un contexte caractérisé par une guerre des prix du coup le prix de Bouygues Telecom ne peut être évalué qu’au regard de cet avenir incertain. Côté gouvernement on ne souhaitait pas diluer le capital de l’État dans une entreprise au développement exceptionnel notamment à l’international. Du coup on voulait imposer le blocage de l’influence de Bouygues dans Orange.  autre question aussi les conditions de répartitions de dépouilles de cette hypothèse de mariage entre Orange et Bouygues. L’autorité de la concurrence aurait notamment imposé que Bouygues notamment se débarrassent  d’activités au profit d’autres opérateurs qui dans la négociation se sont aussi montrés un peu gourmand.  bref un pêché général de gourmandise pour toutes les parties intéressées. Reste quand même l’interrogation dominante Bouygues a-t-il vraiment l’intention de ce séparé de sa branche télécoms ? « Le top management d’Orange commence à se demander si Martin Bouygues est vraiment prêt à vendre Bouygues Telecom, une entreprise qu’il a lui-même fondée en 1994″, disait alors une source proche du dossier. La valorisation de Bouygues Telecom, le niveau de la participation de Bouygues dans Orange et la représentation du groupe de BTP au sein d’un conseil élargi de l’opérateur télécoms étaient vus comme autant de dossiers à trancher.  Selon des sources interrogées par Reuters, Emmanuel Macron ne voulait, en outre, à aucun prix apparaître comme le ministre de l’Economie qui aurait permis à Martin Bouygues de prendre le contrôle de l’ancien France Telecom. Si l’opération avait été à son terme, Bouygues serait devenu le premier actionnaire privé d’Orange à travers une augmentation de capital réservée, qui aurait mécaniquement dilué la participation de 23% de l’Etat. Le ministre de l’Economie voulait notamment que Bouygues s’engage à geler sa participation dans Orange pour une durée de sept ans et renonce aux droits de votes doubles qu’obtiennent les investisseurs de long terme. Conclusion personne ne gagne vraiment suite à cet échec des négociations entre Bouygues et Orange mais le plus grand perdant c’est sans doute Bouygues dans l’avenir en tant qu’opérateur isolé paraît hypothétique.

Échec scolaire? Le gadget du numérique !

Échec scolaire? Le gadget du numérique !

 

L’Institut Montaigne, think tank libéral, a parfois proposé des solutions innovantes pour améliorer la compétitivité. Mais cette fois en voulant généraliser l’introduction de tablettes numériques dans les écoles il confond sans doute gadgetisation, effort et pédagogie. On se demande même si l’objectif est de lutter contre l’échec scolaire ou d’aider au développement de Microsoft et autres sociétés informatiques spécialisées.  Une proposition qui vient s’ajouter à celle de gouvernement qui prévoit de doter tous les collèges de tablettes. Or plusieurs études ont déjà démontré que 99 % des élèves utilisaient déjà à leur domicile leur propre tablette, smartphone et autre ordinateur. Il est clair qu’aucun outil fut-il  numérique ne pourra remplacer l’effort nécessaire pour maîtriser les fondamentaux relatifs à la lecture,  à l’écriture et au calcul. Pire,  l’utilisation autorisée de calculette à l’école a contribué à diminuer les niveaux en mathématiques sans parler de logiciel comme celui de l’orthographe qui permet de s’affranchir des règles de l’orthographe et de la syntaxe. À cet égard,  il faut observer que dans les meilleures écoles des États-Unis où les cadres de Google, Apple ou Microsoft envoient  leurs enfants les outils informatiques sont strictement interdits précisément pour contraindre les élèves à effectuer l’effort nécessaire d’apprentissage. Pourtant L’institut Montaigne la voie de la réussite scolaire passerait par un usage plus répandu des outils numériques chez les élèves de 2 à 9 ans. : il faut faire attention à ne pas tomber dans le gadget miracle », avertit Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp (le syndicat des enseignants du 1er degré). « Aucune recherche ne prouve que les outils numériques améliorent de manière mécanique et automatique l’apprentissage des enfants, relève-t-il. C’est un leurre de croire que parce qu’on va acheter des tablettes on va enrayer l’échec scolaire. Cela ne peut pas se substituer au travail pédagogique de l’enseignant ». Un raisonnement anticipé par le think tank. « On ne peut pas s’acheter une bonne conscience en achetant des tablettes et en les distribuant », concède Henri de Castries, président de l’Institut Montaigne, dans sa présentation du rapport. « Il faut, derrière, concevoir comment on va utiliser ces outils pour permettre aux enseignants de dispenser un enseignement de meilleure qualité, plus ciblé (…), pour qu’ils aient davantage d’interactions personnalisées avec les élèves qui ont des difficultés », recommande-t-il. Mais selon un rapport Pisa de l’OCDE publié l’année dernière, le lien entre accès aux outils numériques à l’école et de bons résultats scolaires n’est pas si évident. D’après ce document, les nouvelles technologies ne permettent pas de combler les écarts de compétences entre élèves favorisés et défavorisés.  Sans compter que l’abus d’écran ne serait pas recommandé pour les tout-petits. « Avant 3 ans, l’enfant se construit en agissant sur le monde (…). L’exposition passive à des images diffusées sur un écran peut au contraire freiner le développement du tout-petit enfant », met en garde le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Pour le secrétaire général du SNUipp, lutter efficacement contre l’échec scolaire passe surtout par la recherche. « La France est très en retard sur ce terrain. Or c’est précisément la recherche qui a permis de comprendre comment l’élève entre dans l’écriture et la lecture. C’est elle notamment qui peut aider à améliorer la formation professionnelle continue des enseignants, pour mieux les armer à cibler les points déterminants de l’apprentissage qui favorisent la réussite scolaire. »

Front national : échec net mais progression des voix

Front national : échec net mais progression des voix

 

Il est clair que le résultat des élections régionales constitue un échec net pour le Front National qui ambitionnait de gagner plusieurs régions ;  de ce point de vue cela démontre à l’évidence que le FN dispose de très peu de réserves de voix même s’il a progressé encore lors du second tour. Globalement la représentativité du FN est suffisante pour qu’on accorde l’importance nécessaire à son rôle de troisième parti au plan national. Une représentativité indiscutable qui doit sérieusement interroger le parti classique à la fois sur le caractère surréaliste de nombre de clivages droite gauche mais surtout sur le contenu de cette politique économique qui ne parvient pas à relancer la croissance, qui favorise donc le développement du chômage et des inégalités. Le chômage constitue en effet le facteur explicatif majeur de la progression du FN. Pourtant ce ne sont pas les propositions du FN qui seraient de nature à améliorer la situation dans ce domaine bien au contraire puisque cela qu’elle conduirait le pays à la ruine économique. Mais pour nombre d’électeurs du FN peu importe,  ils ne votent  pas pour les propositions du Front national dont d’ailleurs ils y ignorent la nature et les conséquences, ils votent  contre les partis classiques de gauche comme de droite. Il convient donc de relativiser l’échec du Front National. Le  Front national a subi un revers  dimanche au second tour des élections régionales où ses candidats, au premier chef Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen, se sont heurtés au « front républicain » socialiste qui a profité à la droite dans le Nord, le Sud et le Grand Est. La consécration espérée par la présidente du FN en vue de la présidentielle de 2017 n’est pas advenue : premier dans six régions à l’issue du premier tour, le parti fondé par Jean-Marie Le Pen est nettement distancé au second tour.  Toutefois, à gauche comme à droite, un mois après les attentats du 13 novembre, les responsables politiques ont dit mesurer la progression sans précédent du Front national et ont assuré avoir entendu le message des urnes. La présidente du FN, battue en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, s’est réjouie qu’en « triplant » ses conseillers régionaux, son parti devienne « la première force d’opposition ». « Nous sommes bel et bien entrés dans un bipartisme. (…) Maintenant le clivage ne sépare plus gauche et droite, mais les mondialistes et les patriotes », a-t-elle jugé. Les appels à la mobilisation de l’exécutif socialiste ont été entendus puisque la participation a enregistré un bond de quelque huit points (autour de 60%) par rapport au 6 décembre, particulièrement dans les trois régions où Manuel Valls, avait appelé à voter à droite pour faire barrage au FN. Mais encore une fois cet échec du Front National doit être relativisé car l’argument du front républicain ne tiendra pas encore longtemps si les résultats économiques sont aussi décevants dans le mois et les prochaines années à venir.

Cop 21 : comment masquer l’échec

Cop 21 : comment masquer l’échec

Il faut la dialectique énarchique de Fabius pour dissimuler le futur échec de cette Cop 21. Un échec annoncé dans « la pré-COP ». « L’objet de cette pré-COP ne consiste pas à renégocier le texte issu de la dernière session de négociations formelles », a expliqué Laurent Fabius. « L’objectif c’est de trouver le chemin d’un accord sur le plus grand nombre d’options possible. » Plus de 60 ministres se retrouvent en effet à partir de dimanche et jusqu’à mardi à Paris pour tenter de dégager la voie d’un compromis introuvable. Sur une trentaine de questions en suspens dans les négociations sur la lutte contre le réchauffement climatique. A trois semaines de la conférence de Paris sous égide de l’Onu, cette « pré-COP21″ constituera une forme de « répétition générale », a expliqué vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, lors d’une conférence de presse. Six ans après l’échec de la conférence de Copenhague, il faut donc masquer celui de  COP21 est considérée comme une des dernières chances de conclure le premier accord universel contraignant sur la réduction des gaz à effet de serre (GES), avant que le réchauffement de la planète et ses effets deviennent irréversibles.

Chômage des jeunes : l’échec d’une politique

 

Chômage des jeunes : l’échec d’une politique

On sait  bien entendu que les séniors sont les principales victimes du chômage et que beaucoup sont condamnés pendant une très longue durée. Pour autant la situation n’est guère brillant pour les jeunes qui étaient pourtant la priorité de Hollande. Indice en dépit des dispositifs d’aide à l’emploi pour ce jeune qui représente tout de même très de 30 % des embauches, il reste encore environ 100 000 personnes de moins de 25 ans inscrits à pôle emploi. En cause évidemment la situation économique mais aussi le système de formation inadaptée aux conditions concrètes de production des entreprises. Le gouvernement communique beaucoup actuellement sur la baisse, enregistrée depuis trois mois, sur le nombre de moins de 25 ans inscrits à Pôle emploi et en tire la conclusion que les dispositifs, mis en oeuvre depuis 2012 en faveur des jeunes peu qualifiés ou issus des quartiers défavorisés, commencent à porter leurs fruits. Mais rapportée à avril 2012, la réalité est moins flatteuse: Pôle emploi compte à ce jour près de 100.000 jeunes inscrits de plus dans ses fichiers, en catégories A, B et C.  Les jeunes hommes demandeurs d’emploi sont plus nombreux que les femmes même si les deux courbes évoluent dans le même sens. On observe que depuis 2012, l’écart se creuse de plus en plus. Plus d’un quart des jeunes en emploi (28 %) au premier trimestre 2015 le sont grâce à un dispositif bénéficiant d’une subvention publique (apprentissage, contrats aidés, etc.). C’est l’un des plus forts taux enregistrés depuis 1974, exception faite de la période des emplois jeunes sous Lionel Jospin à la fin des années 1990 où la barre des 30% avait été dépassée.

 

 

Lien:

  • site poèmes-chansons-théâtre de l’auteur

Négociation climat : un échec programmé (S. Royal)

Négociation climat : un échec programmé (S. Royal)

Pour une  fois Ségolène Royal n’a pas tort, la conférence internationale risque d’aboutir à pas grand chose ; en gros il y aura des intentions votées mais chaque pays décidera ce qu’il veut faire. Autant dire pas vraiment le moyen d’empêcher la hausse irréversible du climat. Pour Ségolène Royal, la méthode appliquée actuellement pour préparer la conférence climat qui se tiendra en France à la fin de l’année  n’est pas la bonne et fait courir le risque d’aboutir à un nouvel échec après celui de Copenhague en 2009. « Les négociations de l’Onu sont totalement inadaptées à l’urgence climatique », estime la numéro trois du gouvernement dans une interview publiée lundi sur le site du Monde. « En privé, tout le monde le dit, tout le monde en est parfaitement conscient, mais la lourdeur du processus est tel qu’il se poursuit comme si de rien n’était. » « Pourtant, lorsqu’il y a une urgence dans une entreprise, on se met à négocier sans attendre un rendez-vous institutionnel un an plus tard ! Ce décalage entre la procédure onusienne et l’urgence climatique commence à poser un réel problème et à exaspérer les pays les plus fortement victimes du dérèglement climatique », ajoute-t-elle. En cause selon elle, la professionnalisation des négociateurs de l’Onu qui empêcherait toute avancée.. « , les négociateurs, qui sont là depuis 15, voire 20 ans, vont continuer leur folklore. Vous retrouvez des centaines de personnes devant leur ordinateur, en train de discuter un point du texte entre crochets ou de jouer aux mots croisés ! » « Il faut changer de méthode : mettre sur la table un document rassemblant les engagements des pays les plus en avance, comme ceux de l’Union européenne, et demander aux Etats qui ne sont pas d’accord de s’exprimer », ajoute-t-elle. « Cela changerait les choses parce que les pays ne voudront pas apparaître comme ceux qui ont fait échouer le sommet de Paris. » Ce est pas tout  fait la même analyse très « diplomatique de Fabius qui dans une interview à Reuters en mai a estimé que le monde n’avait jamais été aussi proche d’un accord universel sans précédent sur la lutte contre le réchauffement climatique tout en reconnaissant qu’il restait de nombreux obstacles à surmonter avant le sommet de Paris Les obstacles à un véritable accord sont connus :  les Etats-Unis et la Chine, qui font partie des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre du monde, restent notamment opposés à tout accord général juridiquement contraignant, comme le souhaitent de nombreux pays en voie de développement.

Résultats départementales : un double échec pour Valls

Résultats départementales : un double échec pour Valls

 

 

 

C’est  évidemment une  défaite cinglante pour le PS et surtout pour Valls sanctionné à la fois sur les résultats de sa politique économique et sur sa stratégie électorale pendant les départementales.  Une élection avec un taux d’abstention de près de 50%, un taux d’abstention qui a davantage concerné les sympathisants de gauche  et qui constitue un vrai test national de représentativité. De toute évidence au second tour l’UMP a profité du reflexe républicain. . En effet ce reflexe républicain en faveur de l’UMP  est plus puissant chez les électeurs PS en cas de duel FN-UMP qu’il ne l’est de la part des électeurs UMP en faveur du PS cas de duel PS-FN.   D’une  certaine manière,  Valls est le premier  perdant de cette échéance électorale. Valls s’est en effet beaucoup engagé, il a voulu donner une dimension nationale au débat et avait fait du FN son adversaire principal. D’un certain point de vue c’est une grave erreur de stratégie politique car c’est précisément ce qui a aussi permis au FN d’obtenir une  représentativité renforcée. Les électeurs ont été en effet peu sensibles aux propos de partis  de Valls. En fait la nationalisation des enjeux n’a fait que rappeler plus durement l’échec de la politique du gouvernement Valls sur le plan économique et en particulier vis-à-vis du chômage et de la croissance. Sans parler de la fiscalité. Les sondages  avaient déjà démontré à quel point Hollande et Valls étaient discrédités auprès des Français, le test national que constituent les élections départementales confirme ce discrédit. Ne disposant plus vraiment de légitimité autre que celle des institutions ( par ailleurs obsolètes), n’ayant pas même de majorité politique Hollande et Valls ne pourront pas engager la moindre reforme structurelle significative. Autant dire que la France va connaitre un gel gouvernemental pendant au moins deux ans. Pas vraiment de quoi redonner confiance à de acteurs économique déjà très circonspects sur l’avenir du pays pour ne pas dire pour certains désabusés.

Pacte de responsabilité : échec ou pas échec ?

Pacte de responsabilité : échec ou pas échec ?

Cette fois Valls a voulu rassurer et d’une certaine manière il a contredit Macron  « Le pace de responsabilité sera un succès». En même temps Valls qui avait attaqué le patronat met de l’eau dans son vin et recherche l’apaisement notamment avec le Medef. En fait il ne sera jamais possible d’évaluer le pacte de responsabilité pas plus que le CICE (intégré maintenant dans le pacte). Ce qui est certain c’est le CICE n’a pas permis de relancer l’emploi (il a peut être permis de sauvegarder certains postes) car la croissance n’est pas repartie. Le pacte, lui sera en vigueur eu 1er janvier 2015 et pour 2015, la croissance sera encore faible, autour de 1%, impossible donc d’entrainer de effets positifs sur l’emploi. Du coup chacun peut argumenter en faveur ou contre le pacte. Après plusieurs jours de tension entre gouvernement et patronat, le premier ministre a cependant voulu calmer le jeu dimanche 7 décembre.   »Je fais confiance aux partenaires sociaux », a déclaré Manuel Valls sur France 2. « Je demande au patronat d’être à la hauteur de ses responsabilités, et ne pas jeter dans l’arène des débats en permanence sur la suppression de l’ISF, du Smic…, qui donnent l’impression que les choses n’avancent pas ».   Pour lui, les entreprises « ne peuvent pas dire » que le pacte de responsabilité représente une goutte d’eau: « 40 milliards vont être injectes sur 3 ans, mais pas pour faire des cadeaux au patronat. Le CICE, c’est déjà 6 milliards d’euros injectés. Et en 2015, ce sera 12 milliards injectés en faveur des entreprises. Le pacte se traduira par une baisse des charges au 1er janvier. Il représente une baisse du coût du travail de 4%. Et si l’on rajoute le CICE, cela fait 10% ».  Valls  s’est dit « convaincu que le pacte de responsabilité sera une réussite » et qu’il « va produire ses effets ». Selon lui, Emmanuel Macron « n’a pas dit » que le pacte était un échec. Le ministre de l’économie a juste « dit qu’on avançait pas assez vite sur les accords avec les partenaires sociaux. Il y a déjà six accords. Un autre vient d’être signé dans l’assurance, qui va représenter 28.000 emplois. D’autres accords sont possibles dans le bâtiment et dans la banque. J’espère qu’avant la fin 2014, plus de la moitié des salariés français seront concernés par ces accords ».

Pacte de responsabilité : un échec comme l’inversion du chômage ?

Pacte de responsabilité : un échec comme l’inversion du chômage ?

 

Ce pacte risque effectivement d’être un nouvel échec de Hollande. Simplement parce que l’incantation ne suffit pas à inverser la conjoncture ;  pire,  son manque de crédibilité nourrit la perte de confiance. En gros Hollande a réellement prévu un abaissement de 20 milliards de charges avec le CICE. Mais les 20 milliards déjà décidés en 2013 n’ont pas eu les effets escomptés sur l’emploi. Pourquoi ces nouveaux 20 milliards du pacte en auraient ils davantage ? D’autant que pour ce deuxième allégement il s’agit d’une véritable  cathédrale administrative. Il aurait fallu un choc immédiat baisse sans condition. On  reproche aux patrons de ne pas embaucher et de ne pas s’engager. Comment pourraient-il le faire avec une croissance zéro et des carnets de commandes atones ? Cela fait un an que Hollande met le pacte de responsabilité à toutes les sauces du redressement, une recette déjà usée avant d’entrer en application au premier janvier 2015. Le pacte de responsabilité subira le sort de l’inversion de la courbe du chômage : un slogan sans effet. Hollande a donc promis  Une baisse de 11 milliards d’euros des cotisations patronales et une réduction de 10 milliards d’euros de la fiscalité des entreprises. S’y ajoutent 20 milliards d’euros au titre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), voté fin 2012, et qui sera « transféré en baisse de cotisations sociales pérennes » à partir de 2017. Le « pacte de responsabilité » reprend aussi le « choc de simplification » administrative annoncé par M. Hollande en mars 2013, consistant à supprimer des normes et des procédures pour améliorer la compétitivité des entreprises.  Le collectif budgétaire voté par le Parlement en juillet a entériné une refonte des allègements de cotisations patronales sur les bas salaires (jusqu’à 1,6 smic) et une réduction des cotisations pour les travailleurs indépendants et les exploitants agricoles, pour un montant total estimé à 5,5 milliards d’euros en 2015. Un abattement sur la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) a également été voté et devrait amputer cette taxe d’un milliard d’euros de recettes.  En revanche, le taux de la cotisation exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés (IS) a été doublé et la suppression de cette surtaxe a été repoussée à 2016. En matière de simplification, un premier train de cinquante mesures a été présenté en avril, dont quatorze figurent dans le projet de loi relatif à la simplification des entreprises en cours d’adoption par le Parlement. Cinquante mesures supplémentaires ont été dévoilées fin octobre.  Les cotisations familiales patronales seront abaissées à partir de 2016 sur les salaires compris entre 1,6 et 3,5 smic, ainsi que pour les travailleurs indépendants, pour un montant total de 4,5 milliards d’euros. Les entreprises récupéreront 2,6 milliards d’euros en 2016 grâce à la suppression de la cotisation exceptionnelle sur l’IS et un milliard d’euros de plus par une nouvelle baisse de la C3S. En 2017, la disparition définitive de la C3S représentera 4,2 milliards d’euros et une première diminution de l’IS, encore 1,5 milliard d’euros. Au-delà, la réduction du taux de l’IS de 33,3 % à 28 % d’ici 2020 est évaluée à 4,6 milliards d’euros supplémentaires. Mais toutes ces mesures sont trop lentes, trop faibles, trop complexes auusi.

 

« Echec du pacte de responsabilité » ( Macron)

« Echec du  pacte de responsabilité » pour Macron

Curieux pour un ministre de l’économie de déclarer que le pacte de responsabilité est déjà un échec. D’abord il faudrait en imputer la responsabilité au gouvernement et surtout à Hollande qui n’a cessé de proclamer bien imprudemment que le remède miracle à la croissance et au chômage c’était ce fameux pacte de responsabilité ; ensuite Macron fait l’impasse sur la conjoncture économique, très mauvaise avec une croissance à peu près nulle qui évidemment empêche les patrons de s’engager sur l’emploi.  « Dans pacte de responsabilité, il y a responsabilité. (…) Très peu d’accords de branche ont été signés. C’est un échec et c’est aussi le sien », a déclaré le ministre, en référence au patron du Medef, Pierre Gattaz. Certes Gattaz n’est pas complètement blanc et pour le moins ses déclarations sont assez contradictoires ; pour autant l’erreur fondamentale est d’avoir tout misé sur ce pacte de responsabilité (curieux nom au demeurant) alors que  l’environnement économique exigerait bien d’autres réformes notamment structurelles. En cause évidemment le poids de l’Etat (et son armée de fonctionnaires) qui plombe la compétitivité et tue l’initiative. Du coup le MEDEF  organise mercredi 3 décembre une mobilisation contre la politique économique du gouvernement, après les manifestations de la CGPME lundi, à Paris et Toulouse. Chaque branche professionnelle doit engager des négociations entre syndicats et patronat pour prévoir des contreparties aux 40 milliards d’euros de baisse de prélèvements accordées aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité.  Concernant le compte pénibilité, fortement décrié par les organisations patronales qui le jugent « inapplicable », Emmanuel Macron a confirmé qu’un « groupe de travail » de PME plancherait pour « rendre la pénibilité supportable pour les entreprises », lesquelles y seraient représentées.  François Hollande avait annoncé le 6 novembre qu’un chef d’entreprise et un parlementaire seraient associés à la mission sur l’application du compte pénibilité, confiée en octobre à Michel de Virville, conseiller-maître à la Cour des comptes qui avait établi le mode d’emploi du compte cet été.  Cette mesure phare de la réforme des retraites, qui rentrera partiellement en vigueur le 1er janvier, donne la possibilité aux salariés subissant des conditions de travail difficiles de partir plus tôt à la retraite.  Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, s’est entretenu lundi après-midi avec le ministre de l’Economie. Emmanuel Macron a assuré le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises qu’un dirigeant de très petite entreprise ou de PME ferait partie d’une mission parlementaire qui doit être mise en place sur la question.

 

La politique économique de Hollande est un échec (Aubry)

La politique économique de Hollande est un échec (Aubry)

C’est en substance ce que dit Aubry dans une intreview au JDD. Aubry qui rejoint ainsi les frondeurs et sans doute même en prend la tâte. Peut-être aussi avec en tête dans la perspective de 2017.

Vous ne croyez pas que la politique menée puisse réussir. Pourquoi?
Regardons la vérité en face. La politique menée depuis deux ans, en France, comme presque partout ailleurs en Europe, s’est faite au détriment de la croissance. Les efforts fiscaux et les économies réalisées sur les budgets publics ont engendré des pertes de recettes liées à la moindre croissance qu’ils ont provoquée. Les déficits ne se sont pas résorbés, et le chômage augmente. Entendons-nous bien : la question n’est pas de renoncer à réduire les déficits. Je sais de quoi je parle : pour moi, bien utiliser chaque euro qui nous est confié par les Français est une obligation. J’ai rétabli les comptes de la Sécurité sociale, ma ville est bien gérée… Il n’y a pas d’un côté les sérieux et de l’autre les laxistes. Mais je demande une inflexion de la politique entre la réduction des déficits et la croissance. Je demande qu’on réoriente la politique économique.

Au fond vous reprenez la logique des Frondeurs à qui le pouvoir a déjà répondu? « On ne changera pas de politique. » Vous croyez vraiment que vous obtiendrez une autre réponse?
Je partage leurs propositions dans ce domaine et je regrette que le Parlement n’ait pas pu en discuter. J’espère que la prise de conscience sera là, que le débat aura lieu. En tout cas, plus on sera nombreux à le dire à gauche – élus nationaux ou locaux, mais aussi dans la société civile – plus on aura une chance d’être entendus. Dans le passé, faute d’avoir débattu, nous avons souvent payé le prix. Il est temps de retrouver le bon chemin, débattons-en. Et puis, ne peut-on arrêter d’appeler « frondeurs », des députés qui connaissent l’économie, souhaitent le succès du gouvernement, et portent une vision de la Ve République où le Parlement est pleinement respecté dans ses prérogatives?

Emmanuel Macron a annoncé qu’il légiférerait sur le travail du dimanche, est-ce une bonne idée?
Croire qu’il y a là des gisements d’emplois est un mirage. Le pouvoir d’achat ne va pas s’accroître par miracle parce que l’on consomme un jour de plus. Dans la plupart des cas, les extensions se feraient au détriment du petit commerce – si essentiel à la vitalité de nos quartiers – et donc, in fine, aussi de l’emploi. Et puis surtout, pour moi, il s’agit de choisir dans quelle société nous voulons vivre. La consommation doit-elle être l’alpha et l’oméga de notre vie? Ne peut-on préserver un jour dans la semaine pour soi, pour sa famille, pour la culture, pour le sport?

Faut-il réformer l’assurance-chômage?
On ne réforme pas l’assurance-chômage au moment où il y a tant de chômeurs. Un accord vient d’être signé entre les partenaires sociaux, avec une application jusqu’en 2016 : respectons-le. Quand la situation économique était bonne et le chômage en baisse, comme sous Lionel Jospin, le patronat n’a jamais accepté qu’on mette de l’argent de côté pour pouvoir passer des périodes plus difficiles. Remettre aujourd’hui en cause ce système, c’est vouloir dire que les chômeurs sont responsables du chômage ou qu’ils sont des fraudeurs. J’ai rendu efficient, comme ministre du Travail en 1992, le contrôle des chômeurs. Je ne supportais pas qu’on puisse penser que les chômeurs l’étaient parce qu’ils le voulaient et qu’ils fraudaient. Et quand c’est le cas, il faut sanctionner. Mais c’est très minoritaire. Mettre de tels débats sur la table alors que le chômage est si important, me choque profondément.

Alors quel est votre projet?
Une nouvelle social-démocratie, qui reconnaît le marché, mais veut un État stratège pour l’orienter et le réguler. Le marché a tout envahi. On spécule sur tout, y compris les aliments. Tout se marchande, jusqu’à nos corps. C’est le règne du chacun pour soi. Il faut remettre des règles qui défendent la coopération avant la compétition, le bien-être avant le « tout avoir », la préservation de l’avenir avant le profit immédiat. Bien sûr, l’État doit se moderniser, avec des services publics qui apportent des réponses personnalisées à chacun dans le domaine de l’école, de la santé, ou du vieillissement. Je défends un État qui donne toute sa place aux pouvoirs locaux, un État qui régule la mondialisation. Le président de la République défend cette nécessité au niveau européen. Aujourd’hui, les multinationales imposent leur loi aux États. Contre cela, seuls, nous ne pouvons rien, ensemble, en Europe et dans le monde, il faut nous organiser et protéger les biens communs universels. Et puis, cela ne vous étonnera pas, car j’ai dédié une partie de ma vie au monde du travail, cette nouvelle social-démocratie accorde une importance essentielle aux syndicats de salariés et d’employeurs. Mais elle parie aussi sur les citoyens, les mouvements associatifs et coopératifs.

 

CICE : échec confirmé

CICE : échec confirmé

 

Le CICE  n’atteindra pas ses objectifs pour d’une part qu’il ne sera que partiellement consommé  (6,5 milliards.sur 9,9 milliards prévus en 2014) du fait en particulier de sa complexité ; d’autre part parce nombre d’entreprises craignent des contrôles fiscaux renforcés. Enfin le CCE va créer peu d’emplois.  Le comité de suivi du Crédit d’impôt compétitivité-emploi (CICE) a donc à la baisse les résultats de la mise en œuvre de ce mécanisme, qui a désormais un an d’existence effective. . « Le montant de la créance prévue initialement a été revue en baisse sur la base des données déclarées par les entreprises en 2013″, a précisé à la presse Jean Pisani-Ferry, président du comité et Commissaire général de France Stratégie. L’année écoulée a constitué « une période de découverte et d’apprentissage » pour les entreprises, qui ont longtemps eu une « posture d’observation, voire d’attentisme » vis-à-vis de ce mécanisme censé contribuer au rétablissement de leur marge, analysent les auteurs du rapport. « En conséquence, il est sans doute trop tôt pour juger des pleins effets du CICE », qui « restent à venir », estiment-ils. Début septembre, les montants de CICE effectivement déclarés à l’administration fiscale s’élevaient à 8,7 milliards d’euros, pour 713.000 redevables, selon des données provisoires. L’écart avec les prévisions est notamment imputé par le comité de suivi au fait que des entreprises ne clôturent leurs comptes que plus tard dans l’année, à des retards de déclaration, voire à de la négligence ou des oublis. « Certaines entreprises ont pu craindre des contrôles fiscaux par analogie avec le Crédit impôt recherche », a également estimé Jean Pisani-Ferry.  Selon le rapport, plus de 40% du CICE effectif concernent des micro-entreprises, pour un montant moyen de 2.753 euros, ou des PME, pour une moyenne de 25.000 euros. Le reste se répartit entre les entreprises de taille intermédiaire (22,5%, près de 500.000 euros en moyenne) et les grandes entreprises (35,2%, pour un montant moyen de plus de 12 millions d’euros).  Selon une enquête de conjoncture de l’Insee, 52% des entreprises des services et 58% de celles de l’industrie déclarent vouloir utiliser majoritairement le CICE pour l’investissement. Dans la même enquête, 48% des entreprises de services et 34% de celles de l’industrie estimaient que le CICE aurait un impact sur l’emploi. Mais, souligne le rapport, il s’agit plus souvent de préserver des emplois et de former des collaborateurs que de recruter de nouveaux salariés. Pour Jean Pisani-Ferry, des questions de deux ordres se posent : les entreprises vont-elles traiter principalement le CICE comme une baisse du coût du travail et quelles seront alors les conséquences de ce traitement ? Le décalage entre les créances totales et ce qui est effectivement consommé par les entreprises va-t-il se maintenir ou au contraire se résorber ? Le CICE s’élevait à 4% de la masse des salaires inférieurs à 2,5 smic pour les rémunérations versées en 2013. Ce taux est désormais passé à 6%. Les entreprises bénéficient effectivement du crédit d’impôt à partir de l’année suivant le versement des salaires qui ont servi à son calcul. Cependant, un système de préfinancement piloté par la Banque publique d’investissement (BPI) permet aux entreprises qui en ont besoin de bénéficier d’un apport de trésorerie dès l’année de versement des salaires, notamment les PME. Plus de 15.000 entreprises ont recouru à ce système pour l’année 2013, pour un montant total de 1,5 milliard d’euros, précise le comité. En 2014, plus d’un milliard d’euros de préfinancements ont déjà été accordés en huit mois.  Le CICE est censé atteindre 20 milliards d’euros par an lorsqu’il aura achevé sa montée en puissance. Il est complété par les allègements de charges prévus, à peu près pour le même montant, par le pacte de responsabilité.

 

BCE TLTRO : échec

BCE TLTRO : échec  

Le nouveau  programme de refinancement à long terme ciblée (TLTRO) de la BCE semble un échec si l’on en juge par la faiblesse des demandes de crédit des banques. . Ce montant est inférieur aux attentes, les investisseurs anticipant au moins 100 milliards d’euros. L’objectif de ce programme est de soutenir la distribution de crédit afin relancer l’économie européenne et de réduire le risque déflationniste. La seconde allocation aura lieu le 11 décembre. La BCE était prête à offrir une ligne de 1000 milliards. . En théorie, ces institutions pouvaient emprunter jusqu’à 7 % du total de leurs encours de prêts au secteur non financier – en excluant les ménages et les prêts immobiliers, soit 400 milliards d’euros. Première raison de ce relatif échec, les banques n’ont plus de besoins urgents de liquidités sauf quelques banques en difficultés comme à Chypre ou en Grèce.  En cause,  l’atonie de la croissance qui affaiblit la demande de crédit. D’un coté les grandes entreprises qui ont besoin de liquidités accèdent directement au marché d’autant que les taux sont très bas. De l’autre les PME, elles, hésitent à investir faute de demande. Et aussi compte tenu du climat général de défiance. La vraie question n’est donc pas de déverser des liquidités mais de susciter cette demande par accroissement des carnets de commandes. Ce qui passe nécessairement par une relance ; Deux solutions pour cela d’abord alléger le poids de la dette des Etats par un rachat massif d’actifs, d’autre part desserrer la contrainte des objectifs de déficit affin de permettre aux Etats de diminuer la fiscalité. De plus en plus une pression sera aussi exercée sur l’Allemagne afin qu’elle tire davantage cette croissance eu égard à sa bonne situation budgétaire et à ses excédents des balances commerciales et de paiements. Pour cela il faudrait davantage soutenir la demande allemande interne des ménages et développer les investissements en matière d’équipements collectifs notamment de transport.

Le « chômage est un échec du gouvernement » (Rebsamen, ministre du travail) … ah bon !

Le « chômage est un échec du gouvernement »  (Rebsamen, ministre du travail) … ah bon !

 

Etonnant,  avec Michel Sapin, il y a avait toujours des motifs de se réjouir et surtout d’espérer la fameuse inversion mais du coup avec le nouveau ministre Rebsamen, le constat est sans appel c’est l’échec ce qui ne l’empêche pas d’espérer toujours avec la même rengaine : le pacte de responsabilité ! Le martelage sur le retournement de la courbe du chômage fait bel et bien partie du passé. Ce samedi, François Rebsamen, le ministre du Travail, évoque « un échec » à propos de la lutte contre le chômage depuis le début du quinquennat de François Hollande. Pour autant, le ministre se dit convaincu que la politique choisie est « adaptée à la situation économique » et « portera ses fruits ».  Interrogé sur France Info sur les 500.000 chômeurs supplémentaires depuis l’élection à la présidence en 2012 de François Hollande, François Rebsamen, qui a succédé à Michel Sapin au Travail en avril, a dressé un constat sombre.    »C’est un échec, chaque mois j’en mesure la gravité. Derrière les chiffes ce sont des hommes et femmes qui souffrent, qui ont perdu leur travail souvent dans des zones industrielles anciennes où les entreprises n’avaient pas su évoluer, s’adapter à la production de produits innovants », a poursuivi le ministre du Travail. « Je reste persuadé que la politique que nous menons est adaptée à la situation économique; il faut être pragmatique, elle va porter ses fruits », a-t-il affirmé. « C’est long, c’est trop long….C’est vrai, le président de la République en est persuadé, c’est d’ailleurs pour ça qu’il nous demande de booster à travers le pacte de responsabilité et de solidarité », a-t-il fait valoir.  Les derniers chiffres, publiés mercredi 27 août, ont fait état d’une forte hausse du chômage pour le mois de juillet. Plus de 26.000 chômeurs supplémentaires se sont inscrits à Pôle emploi. Le nombre de chômeurs n’ayant pas du tout travaillé a atteint le niveau record de 3,424 millions de demandeurs d’emploi. C’est le neuvième mois consécutif de hausse du chômage.  François Rebsamen a plusieurs fois revu les objectifs du gouvernement dans sa lutte pour l’emploi à la baisse. En avril, il estimait que repasser sous les 3 millions de chômeurs en 2017, comme promis par François Hollande, était « un objectif ambitieux ». En juin, il avait indiqué n’espérer désormais qu’une « stabilisation » du taux de chômage sous le seuil des 10% de la population active d’ici la fin 2014.

 

Conférence sociale : un échec programmé

Conférence sociale : un échec programmé

 

Hier nous indiquions que cette conférence risquait l’échec, c’es fait t notamment avec le retrait de la CGT et de FO. Auusi du fait d’un ordre du jour sur le mode inventaire à la Prévert puisqu’on y traitera de la réforme territoriale, de l’éducation et quand même de l’emploi et du pouvoir d’achat. En clair comme il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent,  on meuble ! Pourquoi les seuls partenaires sociaux discuteraient de cette reforme territoriale ou encore de l’éducation ? Mystère démocratique. Sans doute parce que sur l’emploi, il  n’ya pas grand-chose à discuter hormis l’ apprentissage. Sans rien sur le pouvoir d’achat en l’état actuel de l’économie et du chômage. En fait ces grand-messes  sont surtout destinées à donner un vernis social à Hollande et ne servent à peu près à rien. Surtout avec 200 ou 300 participants ! La deuxième journée de la conférence sociale débute donc ce mardi en l’absence de la CGT et de FO. Le gouvernement présentera ces projets de réforme contre le chômage. L’ouverture de la troisième conférence sociale du quinquennat de François Hollande a été difficile. Thierry Lepaon (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) ont lancé une charge contre Manuel Valls l’accusant d’avoir cédé aux demandes du patronat sans consulter les syndicats, notamment sur la pénibilité ou le code du Travail.  Ils ont donc décidé de « ne pas cautionner » le rendez-vous de mardi et choisi la politique de la chaise vide face au « mépris » manifesté par le Premier ministre à leur égard. Ce mardi 8 juillet, sept tables-rondes axées sur l’emploi, le pouvoir d’achat, l’éducation ou encore la réforme territoriale, seront animées par neuf ministres. Outre le patronat, les syndicats réformistes (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa) seront présents, tout comme la FSU, qui signale toutefois que les discussions sont « très mal engagées». A l’issue des tables-rondes, Manuel Valls aux commandes depuis 100 jours, dressera la feuille de route sociale pour l’année à venir. François Hollande a déjà annoncé lundi sa volonté de renforcer la lutte contre le chômage en relançant notamment l’apprentissage avec une réunion État-partenaires sociaux en septembre. Il a aussi annoncé de prochaines négociations sur le chômage de longue durée et pour moderniser le dialogue social.  Les syndicats, et surtout la CGT et FO, ont déjà fait savoir qu’ils seraient autour de la table pour ces discussions, le dialogue social n’étant pas mort, mais seulement victime d’un « bug », selon la formule de Jean-Claude Mailly. De son côté, le chef de file de la CGT Thierry Lepaon a affirmé que son syndicat « sera à la table des négociations » à la rentrée, réaffirmant que la CGT est toujours présente lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des salariés.   »Deux organisations ont décidé de boycotter la séance de mardi, je le regrette (…) Je ne doute pas qu’elles reviendront pour discuter. Elles ont indiqué qu’elle voudront bien poursuivre avec nous le dialogue social à la rentrée », a commenté le ministre du Travail François Rebsamen. Le patron du Medef Pierre Gattaz, pour qui le pacte de responsabilité « proposé par le gouvernement va dans le bon sens », espère lui aussi qu’ils « reviendront à la table des discussions ». Après un mouvement de grogne la semaine dernière, les organisations patronales, unies, se sont montrées plutôt satisfaites du premier volet de la conférence. Sur le pacte qui cristallise l’hostilité de la CGT et de FO, le président Hollande a annoncé lundi la mise en place d’un comité de suivi pour évaluer les négociations de branche sur les contreparties aux baisses de charge et pour faire le bilan des aides publiques accordées aux entreprises, une vieille demande de la CGT. Là aussi les syndicats devraient être au rendez-vous. Malgré les difficultés, François Hollande revendique toujours la méthode du dialogue social. Il a mis en avant le fait que la conférence aura été « utile » car « chacun est conscient de ses responsabilités », rappelant l’ »urgence » des réformes face au chômage de masse.  »Qui peut dire que le dialogue social n’a pas produit de résultats? Qui peut prétendre que l’on aurait fait plus vite et que l’on aurait fait mieux dans la précipitation ou dans le passage en force? » s’est-il défendu. Après deux éditions plutôt consensuelles, le climat de cette troisième conférence sociale au Palais d’Iéna, pose cependant la question de la pérennité d’une telle grand-messe.

 

Conférence sociale : échec probable

Conférence sociale : échec probable

 

Avec 500 000 chômeurs en plus depuis son élection, Hollande ne présente pas un bilan social très flatteur à la veille de la conférence sociale qui s’ouvre aujourd’hui. Cette conférence pourrait aboutir à pas grand chose tellement  les tensions sons fortes entre partenaires et surtout tellement les marges de manœuvre sont nulles avec une croissance complètement atone. Quelques bricoles sans doute sur l’apprentissage, sur l’alternance, mais pas de vrai engagement du patronat, pas de réforme possible pour le gouvernement (exemple sur le code du travail) et pas de concession coté syndicat. Certains syndicats pourraient même claquer la porte de cette conférence.  Sur fond de chômage record et de tensions avec des syndicats qui lui reprochent de céder au « chantage » des patrons, François Hollande ouvrira donc lundi la 3e conférence sociale du quinquennat sous les menaces de boycott partiel de la CGT et FO.  Après deux éditions plutôt consensuelles, cette troisième grand-messe se déroulera lundi après-midi et mardi au Palais d’Iéna dans un climat social dégradé, avec un enjeu central: l’emploi.   Après la fronde du patronat, c’est désormais à l’ire des syndicats que l’exécutif est confronté. Et le dialogue social, que le chef de l’Etat a érigé en moteur des réformes, semble fragilisé.  Alors que certains syndicats (CGT, FO, CFE-CGC) étaient déjà très remontés par les 40 milliards d’aides aux entreprises prévues par le pacte de responsabilité, les nouveaux gestes annoncés par Manuel Valls en faveur des employeurs ont, à leurs yeux, fait déborder la coupe.  Face aux menaces patronales de boycott de la conférence, le Premier ministre a décidé un report partiel du futur compte pénibilité, qui permettra à certains salariés de partir plus tôt à la retraite, et demandé aux partenaires sociaux de discuter d’une simplification du Code du travail.  Un casus belli pour la CGT et FO, qui menacent à leur tour de bouder en partie ce rendez-vous.   Le réformiste Laurent Berger (CFDT), qui a jusqu’ici soutenu les réformes du gouvernement, ne jouera pas la chaise vide, même s’il a lui aussi dénoncé un « coup porté » au dialogue social.

«L’échec, une responsabilité de la majorité et de Hollande » Cosse (EELV)

 «L’échec,  une responsabilité de la majorité et de  Hollande » Cosse (EELV)  

 

 

 

 

La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Emmanuelle Cosse, justifie dans un entretien au Monde le refus de son parti de participer au gouvernement de Manuel Valls. « Ce que m’a dit Manuel Valls, c’est qu’il ne souhaitait pas débaucher des gens qui ne seraient pas soutenus par leur parti », explique notamment Mme Cosse.

Pourquoi la direction d’EELV a-t-elle voté contre la participation des écologistes au gouvernement ?

Emmanuelle Cosse : Au-delà de ce que Manuel Valls a pu nous proposer, il y a une inquiétude très forte sur la volonté de François Hollande de faire bouger sa ligne après le signal envoyé par les Français dimanche dernier. Les gens sont très interrogatifs sur la réponse au désenchantement de la gauche par la nomination de Manuel Valls. Tous ceux qui veulent le changement sont sceptiques de par ses positions passées, et on ne peut balayer d’un revers de la main les positions de Cécile Duflot et de Pascal Canfin.

Il n’y a pas de reprise en main du parti par Cécile Duflot ?

Il n’y a pas de mainmise de Cécile Duflot sur le parti. Mais sa décision est importante. Elle est à la hauteur de son poids politique et de ses réalisations. Quand la ministre qui a mis en place la loi ALUR [accès au logement et à un urbanisme rénové] explique pourquoi elle ne veut pas participer à ce gouvernement, ce n’est pas anodin.

L’offre de M. Valls était pourtant ambitieuse et vous réservait notamment un ministère de l’écologie élargi à l’énergie ?

Sa proposition était solide et correcte. Il a fait la proposition que François Hollande ne nous a pas faite en 2012. Manuel Valls veut réussir comme premier ministre et il souhaitait que l’on entre dans ce gouvernement. Mais ce que nous disons aujourd’hui, c’est qu’avant de prendre des postes nous attendons des actes. Sur les questions de transition énergétique, il nous a dit ce matin des choses très fortes, mais on ne peut pas oublier les deux ans passés d’une expérience gouvernementale qui a eu des hauts et des bas.

 

 

Chômage: toujours pas d’inversion en janvier, nouvel échec de Hollande

Chômage: toujours pas d’inversion en janvier, nouvel échec de Hollande

<:article>Encore un résultat décevant du chômage qui confirme l’échec total de l’inversion du chômage promis par Hollande pour fin 2013. La courbe du chômage ne s’est encore pas inversée au premier mois de 2014, selon les chiffres publiés ce mercredi 26 janvier par le ministère du Travail. 8.900 nouveaux chômeurs sans aucune activité (catégorie A) se sont inscrits à Pôle emploi en janvier, ce qui porte leur nombre à 3.316.200 personnes. Toutes catégories confondues, il y a désormais 5.597.700 demandeurs d’emploi en France. Leur nombre a crû de 0,3% par rapport au mois précédent, et de 4,4% par rapport à la même période en 2013. Une hausse que le ministère du Travail impute principalement à l’augmentation du nombre de seniors sans emploi. Les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans en catégories A, B et C ont été 1,1% de plus en janvier qu’en décembre, un effectif en progression de 11,4% sur un an.  En revanche, la catégorie des jeunes reste stable en janvier, sur une tendance à la baisse qui atteint 3,5% depuis avril pour les moins de 25 ans. Les chiffres de décembre avaient déjà sévèrement acté l’échec de François Hollande, qui avait fait de la baisse du chômage à la fin de l’année 2013 son engagement phare : non seulement le nombre de demandeurs d’emploi sans activité avait augmenté (+10.200 demandeurs en métropole), mais il avait en plus atteint un record absolu (3,3 millions).  L’année dernière, 177.800 chômeurs sans activité supplémentaires ont poussé la porte de Pôle emploi, parmi eux surtout des seniors.  En attendant que « la croissance prenne le relais mi-2014″, notamment grâce à ce pacte censé réveiller la confiance des entrepreneurs, Michel Sapin a déjà prévenu qu’il continuerait à utiliser sa « boîte à outils » : 340.000 emplois aidés classiques, 50.000 emplois d’avenir supplémentaires, 100.000 formations d’urgence pour les chômeurs et une « accélération » du contrat de génération, dont le dispositif vient d’être modifié.  Selon l’Insee, la croissance a aussi été un peu plus forte que prévu en 2013 (+0,3%). Mais « il faut aller plus loin pour (…) faire reculer le chômage », « si on veut créer plus d’emplois, il faut une croissance plus forte que 1% », reconnaît le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici.  La prévision actuelle du gouvernement pour 2014 est de 0,9%, celles des organismes internationaux vont de 0,8% à 1,1%. Or, les économistes estiment généralement que 1,5% est nécessaire pour faire refluer le chômage.   »Il n’y aura pas de reprise flamboyante cette année, on pourrait donc avoir une stabilisation du chômage, mais pas de baisse. Cela n’empêchera pas qu’on puisse ponctuellement avoir des chiffres mensuels positifs », selon Marion Cochard, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).  Aucun organisme ne prédit d’embellie en 2014. La commission européenne, qui estime que le chômage devrait commencer à décroître légèrement cette année dans la zone euro, a ainsi indiqué mercredi qu’elle s’attendait pour la France à une stagnation à 11% en 2014 et 2015.  Selon l’Unédic (assurance chômage), 63.200 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires devraient encore venir grossir les rangs des inscrits à Pôle emploi.

 

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