Archive pour le Tag 'échec'

Mobilisation code du travail : échec

Mobilisation code du travail : échec

 

 

On peut dire que la mobilisation du 21 septembre constitue un véritable échec pour la CGT à tel point que cette organisation n’a même pas voulu fournir de chiffres nationaux  précis quant à la participation des manifestants sur l’ensemble de la France. Le ministère de l‘Intérieur avait il y a dix jours dénombré 223.000 manifestants sur l‘ensemble du territoire, la CGT 500.000. La centrale parle de “200 rassemblements”, de “milliers d‘arrêts de travail” et de “plusieurs centaines de milliers de manifestants”, sans plus de précision. “Globalement, les chiffres des manifestants sont peut-être un peu inférieurs à la fois précédente”, a dit le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez sur France info. A Paris, la police a recensé 16.000 personnes, soit 8.000 de moins que lors de la dernière manifestation. La CGT a compté 55.000 participants, contre 60.000 il y a dix jours. La manifestation s‘est globalement déroulée dans le calme, sans blessé selon la préfecture de police de Paris. Une personne a été interpellée pour détention de produits dangereux destinés à la confection de cocktails Molotov. A Marseille, la préfecture des Bouches-du-Rhône a dénombré 4.500 manifestants contre 7.500 le 12 septembre. A Bordeaux, la préfecture a compté 3.000 participants, contre 10.000 selon la CGT. A Lyon, ils étaient 3.500, selon la police, et à Toulouse, 4.000 selon la police. Cette fois-ci encore, les instances dirigeantes de FO, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC n‘ont pas appelé à rejoindre le mouvement et la CGT les a appelés à l‘unité. Les retraités ont appelé à une manifestation contre la hausse de la CSG le 28 septembre, et les fonctionnaires contre le gel de leur rémunération, le 10 octobre. A partir du 25 septembre, ce sont les routiers qui prévoient des blocages, notamment dans des dépôts de carburant. “J‘ai été clair durant ma campagne à propos de ces réformes. J‘ai expliqué ces réformes, j‘ai présenté ces réformes pendant des semaines et j‘ai été élu pour cela”, a déclaré le président de la République mardi à la chaîne de télévision américaine CNN. “Je crois en la démocratie, mais la démocratie n‘est pas dans les rues”, a-t-il dit, avant de préciser mercredi, lors d‘une conférence de presse qu‘il n‘y aurait “aucune complaisance” vis-à-vis d’éventuelles violences.

Manif 12 septembre : succès ou échec ?

Manif  12 septembre : succès ou échec ?

Il sera sans doute difficile de se fier aux chiffres pour évaluer le succès ou l’échec de la manifestation du 12. Compte tenu des mobilisations récentes, en particulier celles protestant contre la loi El Khomri, le succès  d’une mobilisation supposerait de rassembler au moins 200 000 personnes d’après les comptages de la police ou 500 000 personnes d’après les organisateurs. Il est probable qu’en cas de faible participation, l’écart entre les comptages de la police et ce des organisateurs soient encore plus importants. Le chiffre de 500 000 personnes (équivalent à 200 000 comptés officiellement))  correspond à la capacité de mobilisation de la CGT et autre syndicats contestataires. En dessous de ce seuil, on pourra considérer que cette manifestation n’a pas atteint son objectif. C’est probable car la réforme du code du travail concerne essentiellement le secteur privé qui sera peu présent dans les cortèges. Cette absence sera compensée par les troupes habituelles des syndicats du secteur public qui ne sont pas vraiment concernés par la réforme en question. On a élargi le cahier revendicatif à tous les motifs de mécontentement qu’on peut résumer comme la lutte contre l’austérité Bref un cahier revendicatif Fourretout qui mobilise surtout les plus militants mais pas la masse qui a un peu de mal à saisir l’objet de la protestation.  Contrairement à 2016 où la mobilisation contre la loi travail avait duré de mars à septembre, cette-fois ci les syndicats n’auront pas plusieurs mois devant eux pour tenter de faire grossir leur mobilisation. En effet, les ordonnances ont déjà été présentées publiquement. Elles doivent maintenant passer devant le Conseil des ministres le 22 septembre avant d’être ratifiées par le Parlement. Il faut toutefois noter qu’à partir du moment où les ordonnances seront prises en Conseil des ministres, elles s’appliqueront. La manifestation du 12 septembre est donc centrale. . Moins de 200.000 manifestants dans toute la France selon la police représenteraient donc un sacré camouflet pour les organisateurs. « La CGT est capable de mobiliser seule au moins 200.000 personnes. Si elle ne fait pas plus, ce sera une défaite et un élément favorable au gouvernement pour mener ses réformes », confirmait dimanche dans le JDDStéphane Sirot, spécialiste du syndicalisme à l’université de Cergy-Pontoise.

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Pour Dorian Malovic, spécialiste du régime de Pyongyang et auteur de La Corée du Nord en 100 questions (éd. Tallandier), la politique de sanction de l’ONU est un échec . Interview de 20 Minutes

Viser le Japon pour une démonstration de force, éviter Guam pour ne pas trop « fâcher » les Américains : Kim Jong-Un semble être un fin stratège non ?

Ce feuilleton nord-coréen est très loin d’être terminé. Les tirs nord-coréens attestent de la considérable amélioration technologique de Pyongyang sur le plan militaire et nucléaire et à laquelle si peu de monde s’attendait.

Quant à ce dernier tir, il est assez « bien mené » de la part de Kim Jong-Un. On sort de la crise de début août avec un bras de fer par déclarations interposées avec d’un côtéDonald Trump qui promet le « feu et la colère » et de l’autre Kim Jong-Un qui répond qu’il envisage de viser la base militaire américaine de Guam. Une crise soldée par un apaisement entre les deux parties, et un Donald Trump qui estime que la Corée du Nord « commence à nous respecter (Les Etats-Unis) ». Le tir de ce missile, qui a parcouru 2.700 km, survolé l’archipel nippon avant de s’abîmer dans le Pacifique, est une « provocation habile » de Pyongyang. Il montre les capacités nord-coréennes sans menacer directement le territoire américain.

Le Japon a annoncé par le passé qu’il détruirait en vol tout engin qui menacerait de frapper son territoire. Pourtant, Tokyo n’a rien fait ce mardi, pourquoi ?

Des explications techniques ont été données pour justifier cette absence de réaction. Tokyo a indiqué avoir étudié la hauteur et la trajectoire du missile, et a considéré que l’engin ne risquait pas de tomber sur son territoire. Toutefois, depuis 1998, c’est le cinquième engin militaire nord-coréen qui survole le territoire japonais.

La menace est-elle réelle ?

Le Japon perçoit la Corée du Nord comme son premier danger. Et la Corée du Nord cherche à piquer les Etats-Unis en s’en prenant au fidèle allié japonais. Pour l’heure, il n’y a pas d’intention de la Corée du Nord d’attaquer le territoire japonais et encore moins les Américains. Mais un incident technique pourrait tout à fait se produire durant l’un de ces tirs, ce qui rend la menace bien réelle.

A la demande de Washington et Tokyo, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence et devrait probablement appeler à un renforcement des sanctions à l’encontre de Pyongyang, mais est-ce vraiment une politique utile et efficace ?

On peut effectivement se poser la question de l’efficacité des sanctions, qui à ce jour ne se sont pas révélées très dissuasives. Pour un certain nombre de raisons : si l’on remonte au premier essai nucléaire nord-coréen, en 2006, on peut voir qu’à chaque test militaire de Pyongyang, l’ONU tient le même discours, les mêmes déclarations, et adopte les mêmes sanctions, ce qui n’a rien d’intimidant pour le leader nord-coréen. Car si les sanctions économiques adoptées par l’ONU visent à taper la Corée du Nord au porte-monnaie, le fait est qu’en pratique, les dernières sanctions décidées n’ont pour ainsi dire pas été appliquées. D’abord parce que les contrôleurs de l’ONU n’ont pas les moyens effectifs de vérifier l’application de ces sanctions. Ensuite, parce qu’il existe tout un arsenal de règles juridiques internationales qui permettent de contourner assez facilement ces sanctions, sur les exportations nord-coréennes par exemple. La Chine, partenaire économique et allié de la Corée du Nord, n’a ainsi aucun problème pour importer du charbon et des fruits de mer chinois, ce qui peut sembler anecdotique mais représente une manne importante pour Pyongyang. Et aujourd’hui encore, il y a des échanges économiques aussi avec la Russie mais, plus surprenant, également avec le Japon. Par ailleurs, la Corée du Nord vit depuis quarante ans dans une économie relativement fermée, donc ces sanctions n’ont que peu d’impact économique sur le pays. C’est un affichage diplomatique qui fait écran de fumée, mais en réalité, tous les acteurs régionaux parviennent à trouver leur compte. C’est un fait, la politique de la sanction et de la pression menée par l’ONU et toute la communauté internationale est un échec. La Chine estime aujourd’hui que le dossier nord-coréen est à un tournant. Ce qui est vrai, c’est que la communauté internationale doit comprendre et prendre acte que la Corée du Nord est désormais une puissance nucléaire nouvelle qui ne fera pas marche arrière. Il faut changer de logiciel et abandonner la position catégorique de la dénucléarisation de la Corée du Nord : cela n’arrivera pas.

 

L’abrogation de l’Obamacare : échec total de Trump

L’abrogation de l’Obamacare : échec total de Trump

 

C’est un grave échec que vient de subir une nouvelle fois le président américain qui n’a pas réussi à obtenir une majorité pour abolir l’Obamacare. Faute d’arguments le président américain a simplement pronostiqué que le système de protection de la santé s’écroulerait de lui-même. . Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Sénat américain a en effet rejeté l’abrogation partielle de l’Obamacare. Les républicains sont majoritaires à la chambre haute du Congrès mais ils ne disposent que de 52 sièges sur 100, ce qui rend toute défection quasi-fatale. Or trois sénateurs républicains – John McCain, Susan Collins et Lisa Murkowski – ont joint leurs voix à ceux des démocrates pour voter vers 01h30 du matin contre ce texte d’«abrogation a minima», rejeté par 51 voix contre 49. Le document de huit pages constituait un compromis, les sénateurs ayant déjà rejeté cette semaine une abrogation pure et simple sans remplacement de la loi existante, que réclament les conservateurs mais auquel s’opposait l’aile modérée du Parti républicain. Dans la foulée, le Sénat s’était toutefois prononcé en faveur de la réouverture d’un débat sur la réforme de la loi santé.

 

FN : un score historique mais un échec

FN : un score historique mais un échec

 

 

Indéniablement en recueillant environ 10 millions de suffrages le Front National a enregistré un score historique. Pourtant ce relatif succès laisse un goût d’échec au point d’ailleurs que se pose la question de l’avenir même du front national. L’ancien parti de Jean-Marie Le Pen pourrait même envisager de changer de nom mais peut-être aussi de stratégie en tentant une alliance avec les autres droites. Du coup, l’idéologie et les orientations  pourraient évoluer dans le même temps. Une évolution qui pourrait contrarier  les plus radicaux Se pose aussi la question du leader car Marine Le Pen a montré qu’elle avait atteint son seuil de compétences. Mais Compte tenu du fonctionnement démocratique du front national, elle ne sera pas facile à déboulonner. Donc un résultat paradoxal qui place le Front national à un moment critique de son histoire et peut-être, si la volonté de la candidate aboutit, à la veille d’une mue destinée à faire oublier ses faiblesses traditionnelles. « C’est un score historique mais, d’un autre côté, Marine Le Pen a fait monter les attentes d’une partie de ses électeurs depuis son accession à la tête du FN (en 2011-NDLR) », juge Joël Gombin, doctorant à l’université de Picardie et spécialiste du FN. « Elle se trouve dans un paradoxe, celui d’un véritable succès vécu comme un échec par ses partisans et les cadres de son parti », ajoute-t-il.   »On a vu réapparaître certaines faiblesses du FN : son caractère radical, populiste, son incapacité à présenter un programme social et économique cohérent, ses divisions internes et son image de parti d’extrême droite », selon Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS et à l’université de Nice. « Il y a beaucoup de déception en interne même si personne ne conteste le leadership », relève par ailleurs Sylvain Crépon, chercheur à l’université de Tours. Pour réussir sa métamorphose, l’eurodéputée espère à plus ou moins brève échéance attirer à elle de nouveaux alliés, après le député Nicolas Dupont-Aignan bombardé « premier ministrable » de Marine Le Pen dans l’entre-deux-tours. La formation rêve de se constituer un groupe d’au moins 15 députés, un minimum qui lui garantirait une plus large exposition médiatique, davantage de financements et des facilités logistiques. « Ça pourrait amener progressivement le FN dans ce qui est la trajectoire de tous les partis populistes de droite. En France, la droite populiste a été maintenue longtemps a l’écart des cercles du pouvoir », relève Gilles Ivaldi. « Mais, en Autriche, aux Pays-Bas, au Danemark, en Norvège, en Italie, les droites populistes sont, à un moment donné, entrées dans des coalitions », ajoute-t-il. « Dans la plupart des cas, ça ne s’est pas très bien passé pour elles. »

Croissance : premier échec de Trump aux États-Unis

Croissance : premier échec de Trump  aux États-Unis

 

 

Alors que les États-Unis étaient sur une croissance de 2,9 % en rythme annualisé au dernier trimestre 2016, il tombe à 0,7% au premier trimestre 2017. Un résultat qui constitue un échec sévère pour la gestion du nouveau président américain qui n’a cessé de semer le doute sur sa politique économique avec notamment des orientations fumeuses et dangereuses. La pression des milieux économiques et sociaux l’ont d’ailleurs amené à reculer par exemple sur l’Obama Care et plus récemment à propos de l’accord mondial sur le climat. Ce  résultat économique constitue une véritable gifle pour le président américain dont on doute de plus en plus de ses compétences réelles  La croissance du produit intérieur brut (PIB) américain sur le trimestre janvier-mars n’a pas dépassé 0,7% en rythme annualisé selon la première estimation publiée par le département du Commerce, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une progression de 1,2% du PIB. Ce chiffre, qui reflète à la fois une consommation ralentie et une contribution moindre des stocks des entreprises, est le plus faible enregistré depuis trois ans. Un autre indicateur publié ce vendredi, l’indice de confiance de l’université du Michigan, est ressorti sous le consensus, à 97,0 contre 98,0 attendu. « Les chiffres du PIB d’aujourd’hui posent des questions sur la solidité de l’économie, et depuis le début de la semaine on a observé l’impact des doutes sur la capacité de l’administration Trump à mettre en oeuvre sa politique budgétaire », a commenté Mohannad Aama, directeur général de Beam Capital Management. Les statistiques du PIB ont fait passer l’indice de surprise économique de Citi Research en territoire négatif pour la première fois depuis novembre, à -4,8 contre +4,1 jeudi.

Chômage : hausse en mars et échec total de Hollande

Chômage : hausse en mars et échec total de Hollande

 

 

 

Le miracle ne s’est pas produit pendant le mandat de François Hollande, le mythe de l’inversion du chômage a définitivement éclaté,  Le chômage est même reparti en  nette hausse en mars, repassant au-dessus du seuil de 3,5 millions d’inscrits A. Au total on aura enregistré environ 800 000 chômeurs supplémentaires pendant la présidence de François Hollande.  Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a enregistré le mois dernier sa plus forte hausse mensuelle depuis septembre 2013 et progressé de 1,3%, soit 43.700 personnes supplémentaires. Les effectifs dans cette catégorie ont ainsi atteint 3.508.100 inscrits, soit 585.500 personnes de plus qu’en mai 2012, au début du quinquennat de François Hollande. Il s’agit de leur plus haut niveau depuis août 2016, alors qu’ils n’avaient que peu évolué au cours des deux premiers mois de l’année. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a en revanche reflué par rapport à son record de 5.515.200 atteint en février. Le cumul de ces trois catégories, qui représente l’ensemble des inscrits tenus de rechercher un emploi, a diminué de 0,2% en mars, soit 11.400 personnes de moins en un mois, à 5.503.800 (5.805.200 en incluant les départements d’Outre-mer, également en baisse de 0,2% sur un mois). Pour ces trois catégories, le nombre total d’inscrits avait progressé de plus de 50.000 personnes sur les deux premiers mois de l’année. Globalement, sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A recule de 0,9% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C affiche une progression de 0,9%. Les effectifs de la catégorie D – notamment soutenus par plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi annoncé par François Hollande début 2016 et qui a depuis été prolongé jusqu’à mi-2017 – ont diminué de 4,2% le mois dernier et bondissent de 13,2% sur un an.

Bourses : la baisse après l’échec contre l’Obamacare

Bourses : la baisse après l’échec contre l’Obamacare

 

Les bourses pourraient bien être orientées à la baisse après l’échec retentissant de Trump concernant la suppression de l’Obamacare.  Les bourses sont versatiles, c’est bien connu et c’est même sur ce caractère que les spéculateurs font leur business. L’euphorie d’après élection aux États-Unis semble maintenant doucement disparaître. Du coup, même  la bourse américaine s’interroge.  On avait sans doute trop misé sur l’effet immédiat des annonces intempestives de Trump dans tous les domaines et en particulier concernant la croissance. On prend maintenant conscience que Trump n’était pas du tout préparé à assurer les difficiles fonctions de président. En effet les premières mesures qu’il a souhaité prendre dans différents domaines se sont heurtés aux réalités voire ont été contestées  par la justice. Pas sûr qu’il puisse même mettre en œuvre le quart de ce qu’il avait annoncé. De plus Trump est  davantage dans une posture de candidat à l’élection que dans le positionnement de président en charge des responsabilités. Son amateurisme discrédite de plus en plus les retombées économiques des annonces de l’ancien candidat Les difficultés rencontrées par Donald Trump sur la réforme du système de santé Obamacare font peser un doute sur la capacité du président américain à faire passer à l’avenir ses autres réformes, notamment celle sur la fiscalité et les investissements la presse faiat un constat sans concession de incompétence de Trump.  Pour le New York Times, cette reculade du 45e président marque «le triomphe de l’incompétence». Et de souligner: «La politique récompense parfois les vantards et Trump est un fanfaron de première, mais quand il s’agit de tenir ses promesses, il est nul. La vérité? C’est un politicien complètement inapte à gouverner. Cela pose beaucoup de questions sur la direction que va emprunter notre pays. Si l’administration échoue sur la réforme du système de santé, quelle chance a-t-elle de mener jusqu’au bout un projet encore plus délicat comme la refonte de la fiscalité? Trump fait campagne en vantardise et gouverne en grandiloquence». De son côté le Washington Post titre «Trump apprend que l’art de la négociation n’est pas la même chose que l’art de mener». «Le président a appris une dure leçon: diriger ne se résume pas à trouver un accord», pointe le journal désavouant la stratégie du milliardaire qui a délivré un ultimatum «dramatique» en promettant de passer à autre chose si la chambre n’approuvait pas sa réforme de l’Obamacare. «En deux mois, l’Amérique a désormais une vision claire du style de gouvernance de Trump et ce dernier a désormais un bon aperçu de ce que c’est de gouverner : c’est dur, dur, dur. Et cela va devenir encore plus difficile si le président persiste dans ses tactiques de persuasion», prédit le journal. Sur la côte Ouest, les éditorialistes du Los Angeles Times s’amusent: «le président a récemment découvert que le système de santé était un sujet complexe, il sait désormais que légiférer l’est tout autant». Leur analyste politique remarque quant à lui que cet échec «n’est pas seulement une promesse de campagne non tenue mais un abandon d’un des dogmes du parti républicain. Le président comprend-il le poste pour lequel il a été élu? Une grande partie de ses responsabilités consiste pourtant à faire avancer son agenda au Congrès. Prompt à régler ses comptes sur Twitter, Donald Trump a répliqué, samedi midi, au camouflet qui fait la une de tous les journaux. Le chef d’Etat a promis «de faire exploser l’Obamacare et d’œuvrer à négocier un système de santé formidable pour le peuple».

 

Obamacare : l’échec de Trump va peser sur la politique économique

Obamacare : l’échec de Trump va peser sur la politique économique

 

On se souvient que l’élection du nouveau préside américain avait provoqué certains emballements boursiers un peu excessifs mais l’enthousiasme est en train de retomber sérieusement. En clair, on s’interroge sur la capacité réelle deTrump à mettre en œuvre sa politique. Le nouveau président américain a en effet reçu une véritable claque de la part de sa propre majorité concernant son projet de remise en cause de l’Obamacare. Les premières interrogations avaient concerné les décrets sur l’immigration qui ont été bloqués par la justice. Cette fois,  il s’agit d’un projet de phare de Trump qui est remis en cause. Les représentants américains ont infligé un cuisant camouflet à Donald Trump en refusant de lui accorder la majorité dont il avait besoin pour réformer le système de santé des Etats-Unis et abroger l’Obamacare, mesure dont il avait fait un de ses chevaux de bataille électoraux. Les interrogations vont désormais porter sur la politique économique notamment concernant les infrastructures, les investissements et la fiscalité. Du coup les indices boursiers pourraient bien s’inscrire dans une évolution tendancielle à la baisse entraînant dans le même sillage les autres bourses internationales. En attendant, la Bourse de New York a fini sur une note indécise vendredi, ne réagissant guère à la décision de Donald Trump et des dirigeants républicains d’annuler le vote sur le projet de loi engageant l’abrogation de l’Obamacare, la nouvelle administration ratant ainsi son premier test législatif. L’indice Dow Jones a cédé 0,29%, soit 59,86 points, à 20.596,72. Le S&P-500, plus large, a perdu 1,98 point, soit 0,08%, à 2.343,98. Mais le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 11,05 points (+0,19%) à 5.828,74. Sur l’ensemble de la semaine, le Dow a cédé 1,5%, le S&P 500 1,4% et le Nasdaq 1,2%, les trois indices accusant leur recul le plus marqué depuis le début de l’année. Les investisseurs redoutent en effet de voir l’incapacité de Donald Trump d’annuler la réforme de l’assurance santé mise en place par son prédécesseur, échec qui se profilait depuis le début de la semaine, être de mauvais augure pour les autres promesses de l’homme d’affaires devenu président. Ces craintes s’étaient surtout matérialisées mardi, Wall Street subissant ce jour-là son recul le plus marqué depuis la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle du 8 novembre. Après s’être inquiétés pendant des mois, avant le scrutin du 8 novembre, d’une victoire du magnat immobilier à l’élection présidentielle, les investisseurs ont ensuite applaudi des deux mains ses promesses de baisses des impôts, de dérégulation et de relance via des travaux d’infrastructure.

Violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec scolaire

violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec  scolaire

 

On ne peut sans doute pas réduire le phénomène de violence du lycée de Saint-Denis à quelques facteurs explicatifs trop simplistes. Comme souvent pour les problèmes complexes, il y a interaction de différents facteurs, des facteurs économiques, sociaux, politiques et sociétaux. Pour autant, la politique des banlieues- comme la politique de l’institution scolaire -mérite notamment d’être mise en cause. Depuis longtemps,  certaines banlieues sont de véritables barils de poudre, des zones de non-droit délaissées  économiquement et socialement où les trafics en tous genres constituent l’activité principale. La responsabilité en incombe à l’État tout autant qu’aux élus locaux. Depuis des dizaines d’années, les plans banlieue se sont accumulés, des plans souvent élaborés à l’occasion de poussées de fièvre ou à l’occasion d’élection mais sans lendemain. Des plans qui se réduisaient souvent à financer des animateurs sociaux pour masquer la misère autant que la colère. Mais pas vraiment de plan relatif au développement économique, à la refonte de l’urbanisme et à la formation de jeunes non seulement sans diplôme mais sans maîtrise des fondamentaux. Une sorte de ’économie et de société parallèle se sont alors imposées. Une situation sur laquelle on a fermé les yeux et qui a même parfois été encouragée par des élus locaux dans un but électoraliste. S’y ajoutent évidemment un autre facteur déterminant à savoir l’échec patent de l’institution scolaire transformée souvent en garderie dans les zones les plus difficiles. Une institution scolaire déjà incapable de transmettre les fondamentaux sur le reste des territoires. (20 à 30 % des élèves entrant en secondaire ne maîtrise ni la langue ni les bases du calcul)  du faîte des dégâts du pédagogisme et du laxisme disciplinaire. Du coup les violences inadmissibles constatées dans un lycée de Saint-Denis illustre bien la chienlit de certaines banlieues. Cette fois comme l’indique le monde Un « seuil symbolique » vient d’être franchi dans « l’escalade de la violence » ….. En septembre, c’est l’agression d’un surveillant qui avait mis le feu aux poudres. Ces jours-ci, si l’« affaire Théo » a sans doute pu jouer comme un déclencheur, à l’image des blocus d’établissements organisés en région parisienne ces dernières semaines pour dénoncer les violences policières, ce n’est pas selon eux le problème de fond. « On est dans une institution scolaire qui ne remplit plus ses missions et qui met les gamins en situation d’échec », analyse un personnel du lycée. « Les pouvoirs publics se renvoient la balle, distinguant violences scolaires et violences urbaines, le lycée de la cité, « nos » élèves et « ces » jeunes, mais les frontières sont perméables », martèlent des professeurs. « Si l’institution n’écoute pas les lanceurs d’alerte sur la situation dans les banlieues, reprend Aurélie Gigot, si elle refuse toute réflexion de fond sur les inégalités territoriales, on va dans le mur ».

Uber : l’échec prévisible du médiateur

Uber : l’échec prévisible du médiateur

D’une certaine façon, l’échec du médiateur qui a tenté de trouver un compromis entre les positions d’Uber et les chauffeurs concernés était prévisible. On se demande bien pourquoi le gouvernement a choisi un ancien de la SNCF qui a aussi officié à la RATP et d’autres entreprises publiques pour tenter de résoudre un problème de politique  des transports du privé. Sans doute uniquement parce que l’intéressé est un ancienne énarque. Il ne manquait pourtant pas d’économistes, d’universitaires ou d’experts professionnels compétents pour aborder cette problématique. Une problématique bien connue par ailleurs dans le secteur du transport de marchandises et qui a été en grande partie réglée. Dans ce secteur, certains opérateurs avaient aussi trouvé la martingale en reportant sur leur salarié les contraintes de financements de matériel et les contraintes fiscales et sociales. En clair, les chauffeurs de camions, comme les chauffeurs d’Uber se retrouvaient en situation de dépendance totale de leur donneur d’ordre. Dommage que la mémoire de la politique des transports ait  été aussi vite oubliée. La mission de Jacques Rapoport s’est donc terminée avec la rencontre entre Uber et les six organisations qui représentent les chauffeurs de VTC. La filiale française du groupe américain a confirmé son intention d’aider les chauffeurs en difficulté. Dans les conclusions publiées sur son blog, le médiateur considère que c’est une « proposition satisfaisante », mais admet qu’elle ne répond pas aux demandes des chauffeurs qui réclament une baisse de la commission et une hausse du tarif minimum. Jean-Luc Albert, de l’association Actif-VTC, estime que « les raisons du conflit ne sont pas résolues ». Pour Sayah Baaroun (Unsa-VTC), c’est même un « enfumage total » et « la médiation n’a pas réussi son objectif ». Un constat que partage le médiateur lui-même, Jacques Rapoport. Sur son blog, l’ex-président de SNCF Réseaux reconnaît en effet « l’impossibilité » de réconcilier Uber et les organisations de VTC. « L’obtention d’un accord général reste inaccessible » à cause du « climat de défiance intense ». D’un côté, des chauffeurs « frustrés par [le] mode de décision unilatérale [d’Uber], notamment sur les tarifs et les déconnexions ». De l’autre, une entreprise privée qui veut maîtriser sa stratégie commerciale. Jacques Rapoport conclut finalement que selon lui, « les positions d’Uber et des associations de chauffeurs paraissent irréconciliables ». Avant de remettre son rapport à Alain Vidalies, ministre des Transports, Jacques Rapoport « recommande au gouvernement d’avoir une disposition législative sous le coude ». Il espère toutefois que le « législateur puisse intervenir en fixant un barème minimal ». Une solution cependant très partielle car elle ne résout pas la question de la dépendance économique totale.

Manifestation loi travail : un échec

Manifestation loi travail : un échec

 

 

Inutile de tourner autour du pot la manifestation du 23 juin constitue un échec indiscutable pour les organisateurs. Pour un succès il aurait sans doute fallu mobiliser au moins 1 million de personnes alors que moins de 100 000 ont défilées dans toute la France et surtout seulement 20 000 à Paris (60 000 selon la CGT). Au-delà des querelles de chiffres il s’agit bien d’un échec de la mobilisation. Il est clair que les manifestations à répétition tout autant que le manque de propositions crédibles des syndicats protestataires ont finie par user le mouvement. Une seule satisfaction la manifestation à Paris s’est  déroulée cette fois sans violence. L’échec est surtout à attribuer aux gauchistes qui ont radicalisé la protestation et dont la lutte révolutionnaire et le véritable objectif. « Tout le monde déteste : la loi Travail, le capitalisme, le Medef, l’Etat policier, le gouvernement », pouvait-on lire sur une bannière accrochée au pied de la Colonne de Juillet, place de la Bastille. Ou encore, cette banderole : « Ce que le pouvoir fait, la rue peut le défaire ». Finalement une manifestation parisienne qui a tourné en rond au sens propre comme au sens figuré avec retour au point de départ .Les manifestants étaient tenus à un aller-retour d’un peu plus de 1,5 km entre la place de la Bastille et la Seine, avec interdiction de s’écarter de cet itinéraire très surveillé. Au final encore une protestation  qui n’aura servi à rien car le texte largement amendé par les syndicats réformistes sera voté à l’assemblée  Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est réjoui des « conditions optimales » dans lesquelles les manifestants ont défilé. « Il n’y a pas eu de casse, il n’y a pas eu du tout de heurts, il n’y a pas eu une grenade lacrymogène de lancée, il n’y a pas eu un blessé », a-t-il dit à la presse. Sans doute déjà un peu résigné le responsable de FO Jean-Claude Bailly a déjà envisagé un report de la mobilisation à la rentrée. « Si le gouvernement s’entêtait, on verra cet été, mais on verra surtout à la rentrée », a dit à la presse le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, avant le départ du cortège parisien. CGT et FO en appellent toujours à l’intervention de François Hollande pour débloquer la situation et mettent en cause l’intransigeance supposée de son Premier ministre, Manuel Valls.

(Avec Reuters

Après l’échec avec Orange quel avenir pour Bouygues

Après l’échec  avec Orange quel avenir pour Bouygues

L’échec de la fusion Orange Bouygues Telecom ne fait émerger aucun vainqueur. Dans ce marché maintenu à quatre opérateurs la concurrence risque d’être toujours aussi rude, il sera difficile de dégager des marges nécessaires aux énormes investissements qui s’imposent pour rester performant dans le secteur. Mais le grand perdant est sans doute l’opérateur Bouygues qui épuise ses marges pour réaliser les investissements nécessaires dans les télécoms. Au détriment d’ailleurs des ses intérêts financiers globaux du groupe. Un groupe certes solide mais aux activités disparates par ailleurs très concurrencées. D’abord le BTP où du fait de la crise la conjoncture n’est pas très enthousiasmante sauf sur certains marchés à l’international. Ensuite les médias avec TF1 qui ne cesse de perdre d’audience en raison du vieillissement de la grille et de l’explosion des médias concurrents enfin évidemment les télécoms  là où  il convient de disposer d’une surface suffisante pour supporter les investissements imposés par le rythme de renouvellement des technologies. Bref la question pourrait quand même se reposer du recentrage de Bouygues sur des métiers qu’il connaît et dont la rentabilité est davantage assurée que dans des activités au caractère très évolutif. L’échec de la vente de Bouygues Telecom à Orange ramène le groupe Bouygues à la case départ, laissant sans réponse la plupart des questions entourant la stratégie à long terme du groupe de BTP, de médias et de télécommunications. « L’hypothèse d’une consolidation (…) devient exclue pour un certain temps », écrit Grégoire Thibault, analyste chez Natixis, dans une note publiée lundi. Au moins peut-être, dit-il, jusqu’à l’élection présidentielle de l’an prochain. « Malgré les efforts massifs de simplification (réalisés par la filiale télécoms de Bouygues), la vie ne sera pas facile, vu sa taille relativement petite et le fait que le marché français des télécommunications ne peut prétendre qu’aux taux de croissance d’un marché mature », commente Kepler dans une note de recherche.  L’échec avec Orange constitue à ce titre une occasion manquée de modifier en profondeur un groupe fondé en 1952 et de donner de nouveaux relais de croissance à ses différents métiers. D’autant plus qu’il ne dispose pas d’amortisseurs de cycles, contrairement à Vinci ou Eiffage. Ses homologues français du BTP sont en effet soutenus par les revenus récurrents de leurs concessions autoroutières ou aéroportuaires, alors que le groupe Bouygues a soldé ses dernières aventures dans les concessions avec la vente en 2005 de la Saur (gestion de l’eau) et la cession en 2013 de ses parts dans Cofiroute.

(Avec Reuters)

Échec Orange et Bouygues : Bouygues trop valorisé et trop gourmand

Échec Orange et Bouygues : Bouygues trop valorisé et trop gourmand

 

 

C’est sans doute la complexité du dossier qui est responsable de l’échec, aussi l’entêtement des négociateurs.  D’un côté on se demande si Martin Bouygues a vraiment envie de vendre sa branche télécom et côté gouvernement on n’est pas disposé à voir un investisseur privé monter en puissance dans d’une entreprise au développement exemplaire. Premier élément d’opposition, celui du montant de la valorisation de Bouygues Telecom que le groupe estimé autour de 10 milliards. Une somme précédemment offerte par SFR mais qui paraissait déjà excessive. Pourtant Bouygues avait refusé l’offre. Bouygues Telecom n’a guère d’avenir en restant isolé surtout dans un contexte caractérisé par une guerre des prix du coup le prix de Bouygues Telecom ne peut être évalué qu’au regard de cet avenir incertain. Côté gouvernement on ne souhaitait pas diluer le capital de l’État dans une entreprise au développement exceptionnel notamment à l’international. Du coup on voulait imposer le blocage de l’influence de Bouygues dans Orange.  autre question aussi les conditions de répartitions de dépouilles de cette hypothèse de mariage entre Orange et Bouygues. L’autorité de la concurrence aurait notamment imposé que Bouygues notamment se débarrassent  d’activités au profit d’autres opérateurs qui dans la négociation se sont aussi montrés un peu gourmand.  bref un pêché général de gourmandise pour toutes les parties intéressées. Reste quand même l’interrogation dominante Bouygues a-t-il vraiment l’intention de ce séparé de sa branche télécoms ? « Le top management d’Orange commence à se demander si Martin Bouygues est vraiment prêt à vendre Bouygues Telecom, une entreprise qu’il a lui-même fondée en 1994″, disait alors une source proche du dossier. La valorisation de Bouygues Telecom, le niveau de la participation de Bouygues dans Orange et la représentation du groupe de BTP au sein d’un conseil élargi de l’opérateur télécoms étaient vus comme autant de dossiers à trancher.  Selon des sources interrogées par Reuters, Emmanuel Macron ne voulait, en outre, à aucun prix apparaître comme le ministre de l’Economie qui aurait permis à Martin Bouygues de prendre le contrôle de l’ancien France Telecom. Si l’opération avait été à son terme, Bouygues serait devenu le premier actionnaire privé d’Orange à travers une augmentation de capital réservée, qui aurait mécaniquement dilué la participation de 23% de l’Etat. Le ministre de l’Economie voulait notamment que Bouygues s’engage à geler sa participation dans Orange pour une durée de sept ans et renonce aux droits de votes doubles qu’obtiennent les investisseurs de long terme. Conclusion personne ne gagne vraiment suite à cet échec des négociations entre Bouygues et Orange mais le plus grand perdant c’est sans doute Bouygues dans l’avenir en tant qu’opérateur isolé paraît hypothétique.

Échec scolaire? Le gadget du numérique !

Échec scolaire? Le gadget du numérique !

 

L’Institut Montaigne, think tank libéral, a parfois proposé des solutions innovantes pour améliorer la compétitivité. Mais cette fois en voulant généraliser l’introduction de tablettes numériques dans les écoles il confond sans doute gadgetisation, effort et pédagogie. On se demande même si l’objectif est de lutter contre l’échec scolaire ou d’aider au développement de Microsoft et autres sociétés informatiques spécialisées.  Une proposition qui vient s’ajouter à celle de gouvernement qui prévoit de doter tous les collèges de tablettes. Or plusieurs études ont déjà démontré que 99 % des élèves utilisaient déjà à leur domicile leur propre tablette, smartphone et autre ordinateur. Il est clair qu’aucun outil fut-il  numérique ne pourra remplacer l’effort nécessaire pour maîtriser les fondamentaux relatifs à la lecture,  à l’écriture et au calcul. Pire,  l’utilisation autorisée de calculette à l’école a contribué à diminuer les niveaux en mathématiques sans parler de logiciel comme celui de l’orthographe qui permet de s’affranchir des règles de l’orthographe et de la syntaxe. À cet égard,  il faut observer que dans les meilleures écoles des États-Unis où les cadres de Google, Apple ou Microsoft envoient  leurs enfants les outils informatiques sont strictement interdits précisément pour contraindre les élèves à effectuer l’effort nécessaire d’apprentissage. Pourtant L’institut Montaigne la voie de la réussite scolaire passerait par un usage plus répandu des outils numériques chez les élèves de 2 à 9 ans. : il faut faire attention à ne pas tomber dans le gadget miracle », avertit Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp (le syndicat des enseignants du 1er degré). « Aucune recherche ne prouve que les outils numériques améliorent de manière mécanique et automatique l’apprentissage des enfants, relève-t-il. C’est un leurre de croire que parce qu’on va acheter des tablettes on va enrayer l’échec scolaire. Cela ne peut pas se substituer au travail pédagogique de l’enseignant ». Un raisonnement anticipé par le think tank. « On ne peut pas s’acheter une bonne conscience en achetant des tablettes et en les distribuant », concède Henri de Castries, président de l’Institut Montaigne, dans sa présentation du rapport. « Il faut, derrière, concevoir comment on va utiliser ces outils pour permettre aux enseignants de dispenser un enseignement de meilleure qualité, plus ciblé (…), pour qu’ils aient davantage d’interactions personnalisées avec les élèves qui ont des difficultés », recommande-t-il. Mais selon un rapport Pisa de l’OCDE publié l’année dernière, le lien entre accès aux outils numériques à l’école et de bons résultats scolaires n’est pas si évident. D’après ce document, les nouvelles technologies ne permettent pas de combler les écarts de compétences entre élèves favorisés et défavorisés.  Sans compter que l’abus d’écran ne serait pas recommandé pour les tout-petits. « Avant 3 ans, l’enfant se construit en agissant sur le monde (…). L’exposition passive à des images diffusées sur un écran peut au contraire freiner le développement du tout-petit enfant », met en garde le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Pour le secrétaire général du SNUipp, lutter efficacement contre l’échec scolaire passe surtout par la recherche. « La France est très en retard sur ce terrain. Or c’est précisément la recherche qui a permis de comprendre comment l’élève entre dans l’écriture et la lecture. C’est elle notamment qui peut aider à améliorer la formation professionnelle continue des enseignants, pour mieux les armer à cibler les points déterminants de l’apprentissage qui favorisent la réussite scolaire. »

Front national : échec net mais progression des voix

Front national : échec net mais progression des voix

 

Il est clair que le résultat des élections régionales constitue un échec net pour le Front National qui ambitionnait de gagner plusieurs régions ;  de ce point de vue cela démontre à l’évidence que le FN dispose de très peu de réserves de voix même s’il a progressé encore lors du second tour. Globalement la représentativité du FN est suffisante pour qu’on accorde l’importance nécessaire à son rôle de troisième parti au plan national. Une représentativité indiscutable qui doit sérieusement interroger le parti classique à la fois sur le caractère surréaliste de nombre de clivages droite gauche mais surtout sur le contenu de cette politique économique qui ne parvient pas à relancer la croissance, qui favorise donc le développement du chômage et des inégalités. Le chômage constitue en effet le facteur explicatif majeur de la progression du FN. Pourtant ce ne sont pas les propositions du FN qui seraient de nature à améliorer la situation dans ce domaine bien au contraire puisque cela qu’elle conduirait le pays à la ruine économique. Mais pour nombre d’électeurs du FN peu importe,  ils ne votent  pas pour les propositions du Front national dont d’ailleurs ils y ignorent la nature et les conséquences, ils votent  contre les partis classiques de gauche comme de droite. Il convient donc de relativiser l’échec du Front National. Le  Front national a subi un revers  dimanche au second tour des élections régionales où ses candidats, au premier chef Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen, se sont heurtés au « front républicain » socialiste qui a profité à la droite dans le Nord, le Sud et le Grand Est. La consécration espérée par la présidente du FN en vue de la présidentielle de 2017 n’est pas advenue : premier dans six régions à l’issue du premier tour, le parti fondé par Jean-Marie Le Pen est nettement distancé au second tour.  Toutefois, à gauche comme à droite, un mois après les attentats du 13 novembre, les responsables politiques ont dit mesurer la progression sans précédent du Front national et ont assuré avoir entendu le message des urnes. La présidente du FN, battue en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, s’est réjouie qu’en « triplant » ses conseillers régionaux, son parti devienne « la première force d’opposition ». « Nous sommes bel et bien entrés dans un bipartisme. (…) Maintenant le clivage ne sépare plus gauche et droite, mais les mondialistes et les patriotes », a-t-elle jugé. Les appels à la mobilisation de l’exécutif socialiste ont été entendus puisque la participation a enregistré un bond de quelque huit points (autour de 60%) par rapport au 6 décembre, particulièrement dans les trois régions où Manuel Valls, avait appelé à voter à droite pour faire barrage au FN. Mais encore une fois cet échec du Front National doit être relativisé car l’argument du front républicain ne tiendra pas encore longtemps si les résultats économiques sont aussi décevants dans le mois et les prochaines années à venir.

Cop 21 : comment masquer l’échec

Cop 21 : comment masquer l’échec

Il faut la dialectique énarchique de Fabius pour dissimuler le futur échec de cette Cop 21. Un échec annoncé dans « la pré-COP ». « L’objet de cette pré-COP ne consiste pas à renégocier le texte issu de la dernière session de négociations formelles », a expliqué Laurent Fabius. « L’objectif c’est de trouver le chemin d’un accord sur le plus grand nombre d’options possible. » Plus de 60 ministres se retrouvent en effet à partir de dimanche et jusqu’à mardi à Paris pour tenter de dégager la voie d’un compromis introuvable. Sur une trentaine de questions en suspens dans les négociations sur la lutte contre le réchauffement climatique. A trois semaines de la conférence de Paris sous égide de l’Onu, cette « pré-COP21″ constituera une forme de « répétition générale », a expliqué vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, lors d’une conférence de presse. Six ans après l’échec de la conférence de Copenhague, il faut donc masquer celui de  COP21 est considérée comme une des dernières chances de conclure le premier accord universel contraignant sur la réduction des gaz à effet de serre (GES), avant que le réchauffement de la planète et ses effets deviennent irréversibles.

Chômage des jeunes : l’échec d’une politique

 

Chômage des jeunes : l’échec d’une politique

On sait  bien entendu que les séniors sont les principales victimes du chômage et que beaucoup sont condamnés pendant une très longue durée. Pour autant la situation n’est guère brillant pour les jeunes qui étaient pourtant la priorité de Hollande. Indice en dépit des dispositifs d’aide à l’emploi pour ce jeune qui représente tout de même très de 30 % des embauches, il reste encore environ 100 000 personnes de moins de 25 ans inscrits à pôle emploi. En cause évidemment la situation économique mais aussi le système de formation inadaptée aux conditions concrètes de production des entreprises. Le gouvernement communique beaucoup actuellement sur la baisse, enregistrée depuis trois mois, sur le nombre de moins de 25 ans inscrits à Pôle emploi et en tire la conclusion que les dispositifs, mis en oeuvre depuis 2012 en faveur des jeunes peu qualifiés ou issus des quartiers défavorisés, commencent à porter leurs fruits. Mais rapportée à avril 2012, la réalité est moins flatteuse: Pôle emploi compte à ce jour près de 100.000 jeunes inscrits de plus dans ses fichiers, en catégories A, B et C.  Les jeunes hommes demandeurs d’emploi sont plus nombreux que les femmes même si les deux courbes évoluent dans le même sens. On observe que depuis 2012, l’écart se creuse de plus en plus. Plus d’un quart des jeunes en emploi (28 %) au premier trimestre 2015 le sont grâce à un dispositif bénéficiant d’une subvention publique (apprentissage, contrats aidés, etc.). C’est l’un des plus forts taux enregistrés depuis 1974, exception faite de la période des emplois jeunes sous Lionel Jospin à la fin des années 1990 où la barre des 30% avait été dépassée.

 

 

Lien:

  • site poèmes-chansons-théâtre de l’auteur

Négociation climat : un échec programmé (S. Royal)

Négociation climat : un échec programmé (S. Royal)

Pour une  fois Ségolène Royal n’a pas tort, la conférence internationale risque d’aboutir à pas grand chose ; en gros il y aura des intentions votées mais chaque pays décidera ce qu’il veut faire. Autant dire pas vraiment le moyen d’empêcher la hausse irréversible du climat. Pour Ségolène Royal, la méthode appliquée actuellement pour préparer la conférence climat qui se tiendra en France à la fin de l’année  n’est pas la bonne et fait courir le risque d’aboutir à un nouvel échec après celui de Copenhague en 2009. « Les négociations de l’Onu sont totalement inadaptées à l’urgence climatique », estime la numéro trois du gouvernement dans une interview publiée lundi sur le site du Monde. « En privé, tout le monde le dit, tout le monde en est parfaitement conscient, mais la lourdeur du processus est tel qu’il se poursuit comme si de rien n’était. » « Pourtant, lorsqu’il y a une urgence dans une entreprise, on se met à négocier sans attendre un rendez-vous institutionnel un an plus tard ! Ce décalage entre la procédure onusienne et l’urgence climatique commence à poser un réel problème et à exaspérer les pays les plus fortement victimes du dérèglement climatique », ajoute-t-elle. En cause selon elle, la professionnalisation des négociateurs de l’Onu qui empêcherait toute avancée.. « , les négociateurs, qui sont là depuis 15, voire 20 ans, vont continuer leur folklore. Vous retrouvez des centaines de personnes devant leur ordinateur, en train de discuter un point du texte entre crochets ou de jouer aux mots croisés ! » « Il faut changer de méthode : mettre sur la table un document rassemblant les engagements des pays les plus en avance, comme ceux de l’Union européenne, et demander aux Etats qui ne sont pas d’accord de s’exprimer », ajoute-t-elle. « Cela changerait les choses parce que les pays ne voudront pas apparaître comme ceux qui ont fait échouer le sommet de Paris. » Ce est pas tout  fait la même analyse très « diplomatique de Fabius qui dans une interview à Reuters en mai a estimé que le monde n’avait jamais été aussi proche d’un accord universel sans précédent sur la lutte contre le réchauffement climatique tout en reconnaissant qu’il restait de nombreux obstacles à surmonter avant le sommet de Paris Les obstacles à un véritable accord sont connus :  les Etats-Unis et la Chine, qui font partie des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre du monde, restent notamment opposés à tout accord général juridiquement contraignant, comme le souhaitent de nombreux pays en voie de développement.

Résultats départementales : un double échec pour Valls

Résultats départementales : un double échec pour Valls

 

 

 

C’est  évidemment une  défaite cinglante pour le PS et surtout pour Valls sanctionné à la fois sur les résultats de sa politique économique et sur sa stratégie électorale pendant les départementales.  Une élection avec un taux d’abstention de près de 50%, un taux d’abstention qui a davantage concerné les sympathisants de gauche  et qui constitue un vrai test national de représentativité. De toute évidence au second tour l’UMP a profité du reflexe républicain. . En effet ce reflexe républicain en faveur de l’UMP  est plus puissant chez les électeurs PS en cas de duel FN-UMP qu’il ne l’est de la part des électeurs UMP en faveur du PS cas de duel PS-FN.   D’une  certaine manière,  Valls est le premier  perdant de cette échéance électorale. Valls s’est en effet beaucoup engagé, il a voulu donner une dimension nationale au débat et avait fait du FN son adversaire principal. D’un certain point de vue c’est une grave erreur de stratégie politique car c’est précisément ce qui a aussi permis au FN d’obtenir une  représentativité renforcée. Les électeurs ont été en effet peu sensibles aux propos de partis  de Valls. En fait la nationalisation des enjeux n’a fait que rappeler plus durement l’échec de la politique du gouvernement Valls sur le plan économique et en particulier vis-à-vis du chômage et de la croissance. Sans parler de la fiscalité. Les sondages  avaient déjà démontré à quel point Hollande et Valls étaient discrédités auprès des Français, le test national que constituent les élections départementales confirme ce discrédit. Ne disposant plus vraiment de légitimité autre que celle des institutions ( par ailleurs obsolètes), n’ayant pas même de majorité politique Hollande et Valls ne pourront pas engager la moindre reforme structurelle significative. Autant dire que la France va connaitre un gel gouvernemental pendant au moins deux ans. Pas vraiment de quoi redonner confiance à de acteurs économique déjà très circonspects sur l’avenir du pays pour ne pas dire pour certains désabusés.

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