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L’échec de l’impôt à la source : Marc Bidan

L’échec de l’impôt à la source : Marc Bidan

Par Marc Bidan,  Professeur des Universités – Management des systèmes d’information – Polytech Nantes, Université de Nantes

« Il s’agit ici d’aborder les raisons de l’échec annoncé du déploiement du projet de prélèvement de l’impôt à la source en France. Concrètement, il s’agirait dans un premier temps d’un report plutôt que d’un abandon ou d’un arrêt.

À ce propos, l’entrevue programmée ce mardi 4 septembre à Paris afin que G. Darmanin apporte « des réponses claires » au premier ministre et au président de la République signera probablement la fin du cafouillage médiatique. Elle signera aussi a minima le report de cette réforme de l’impôt sur le revenu (IR) juste avant le conseil des ministres réunissant le nouveau gouvernement avec le ou la remplaçant·e de Nicolas Hulot.

Un préambule sur la nature du changement envisagé

Comme souvent dans le cas de vastes projets publics ou privés, présentés un peu rapidement comme simplement informatiques ou techniques, les enjeux et les défis dépassent largement ce périmètre opérationnel pour devenir organisationnels, économiques, sociaux, contextuels et politiques. Il s’agit de bien appréhender la transformation organisationnelle déclenchée en partie par la transformation informatique.

C’est le cas de ce projet de prélèvement de l’impôt à la source – par l’employeur pour le fisc – qui se devait de remplacer l’acquittement de l’impôt – par le contribuable pour le fisc – en vigueur dans sa forme actuelle depuis de nombreuses années. Cette inversion de la logique du règlement de l’impôt n’est certes pas anodine. D’une part sur le fond une implication volontaire (l’acquittement de l’impôt par le contribuable) est remplacée par un acte subit (le prélèvement de l’impôt par le fisc) et d’autre part sur la forme l’arrivée d’un tiers (l’employeur) implique la délicate interconnexion puis interopérabilité de son (ou ses) système d’information avec celui (ou ceux) du fisc.

Notons également que cette dématérialisation de l’acte, cette mécanisation du paiement et in fine cette déresponsabilisation du contribuable prélevé sont également des questions importantes liées à cette réforme. Cela peut renvoyer à l’interrogation sur des Français qui seraient (ou pas) « pschychologiquement prêt » évoquée par le ministre G. Darmanin le 1 9 2018.

Néanmoins, nous n’aborderons ici que les facteurs qui ont pu condamner, une Nième fois en France, le projet de prélèvement à la source sans entrer dans les débats sur la pertinence même de ce choix particulier de collecte de l’impôt. En effet, face à de tels projets qui ne sont certes pas uniquement informatiques, nous pouvons insister sur trois autres types de facteurs à l’origine du (futur) report.

Des facteurs informatiques

Face à de tels projets informatiques complexes dont le périmètre est vaste, la nature est sensible et dont les aspects sont à la fois techniques, juridiques, humains et organisationnels, les risques d’échec ne sont pas négligeables. Si nous évoquons bien là un certain type de bug, c’est surtout au sens d’une non-conformité entre ce qui est souhaité (théoriquement) par le concepteur et porteur du projet (l’état, le fisc) et ce qui est constaté (réellement) par le client final (le contribuable).

Ce type de bugs, de non-conformité et/ou de dysfonctionnement opérationnels s’expliquent en général par une double complexité qui peut parfois mener à l’échec. De plus, dans le cas de cette réforme, cet effet ciseau est renforcé par une difficulté logique – qui nous différencie de nos voisins européens – celle d’un calcul à effectuer par contribuable (individu) et non plus par foyer fiscal (famille).

Dans un premier temps, à la suite des problèmes de fond liés à la conception, à l’architecture et au schéma directeur même du système d’information (SI) qui ont du être correctement pensés et pilotés par Bercy depuis ces derniers mois, il est fréquent de clairement sous-estimer la difficulté opérationnelle à modéliser, à programmer, à paramétrer, à interconnecter et à intégrer les divers bases de données, logiciels, sous-systèmes et systèmes d’information (ici ceux de l’administration fiscale) avec ceux des autres acteurs impliqués qui peuvent être très différents (ici ceux des caisses de retraite, employeurs – grands comptes, PME, TPE… –, Urssaf et de très nombreux autres opérateurs).

Ainsi nous pouvons lister, les risques de bugs de type 1 concernant les montants prélevés (ex : plusieurs fois) et/ou de type 2 concernant les individus prélevés (ex : homonymie) et/ou encore les risques classiques liés à l’ambiguïté, aux doublons, aux aléas ou aux redondances (ex : foyer/individu/adresse) sont réels. De plus, ils sont massifs comme le souligne une note interne de la DGFiP parue ce dimanche et évoquant un effet « marée noire ». Enfin, ce type de processus d’intégration informationnelle est toujours complexe et repose sur trois phases délicates :

  1. homogénéisation et intégration des bases de données (avec le passage de la familiarisation à l’individualisation) ;
  2. standardisation et intégration applicative (des imposants ERP/PGI aux modestes suites bureautiques) ;
  3. urbanisation et intégration organisationnelle.

Dans un second temps, il est fréquent de surestimer les ressources (matérielles, financières et personnelles) mais aussi le temps et les données réellement disponibles pour déployer ce type de système d’information inter organisationnel (SIIO) à très large périmètre. L’histoire récente ne manque pas d’exemples de bugs et de désillusions à commencer par ce qui est arrivé lors du rapatriement du régime social des indépendants (RSI) dans le régime général ou depuis le déploiement du chaotique système intégré de paiement des soldes des militaires (Louvois).

En règle générale, même si l’expression et l’interprétation des besoins d’une organisation reste très délicate à rédiger, lors de l’intégration puis de la mise en œuvre de tels systèmes d’information inter-organisationnels, un maximum de 80 % du livrable final apparaît réellement conforme à ce qui avait spécifié dans le cahier des charges fonctionnel. Les 20 % restants ne sont ni testés ni validés et peuvent donc être à l’origine de dysfonctionnements d’autant plus lourds que les sous-systèmes d’origine étaient hétérogènes. Concernant l’IR, l’État peut-il risquer de se priver de 20 % de ses 75 milliards annuels de rentrées fiscales ?

Des facteurs économiques

Les dimensions économiques ne sont pas négligeables car les voyants ne sont plus – comme l’an passé – au vert. La croissance montre des signes de faiblesse, les taux d’intérêt remontent et le prix de l’énergie aussi (pétrole, gaz…). Il ne faudrait pas en plus mécontenter les offreurs – les entreprises – et faire douter les demandeurs – les contribuables – même si la moitié des foyers ne paient pas l’IR !

Du côté de l’offre, les entreprises ont clairement annoncé lors de leur récente université d’été qu’elles étaient défavorables à cette réforme (elles souhaitent un moratoire d’un an) car elles redoutent une bureaucratisation chronophage et complexe en devenant collecteur d’impôt. De plus, même si des dispositions ont déjà été prises en ce sens, elles refusent également une quelconque responsabilité juridique en cas d’éventuelles erreurs ou anomalies dans la collecte. Plus largement, les familles avec emplois à domicile (cas déjà reporté d’un an), les professions libérales, les petites et moyennes entreprises, les commerçants et artisans sont opposées à ce surcroît de travail et le font allègrement savoir.

D’autre part, du côté de la demande, les 16 millions de foyers fiscaux qui paient l’impôt sur le revenu restent partagés, moins de la moitié y sont favorables. Ils redoutent, notamment outre les classiques problématiques liées à la transparence et la confidentialité avec leur employeur, le fameux mois de janvier 2019 lorsqu’ils verront leur premier salaire net amputé par le prélèvement à la source. Cette perte de pouvoir d’achat perçue risque de se traduire immédiatement sur la consommation des ménages et la croissance globale risque d’être impactée. L’effet – couplé avec la baisse perçue du pouvoir d’achat des retraités et avec une épargne de précaution massive – serait catastrophique.

Économiquement, le calendrier n’est certes pas favorable…

Des facteurs contextuels

Rien ne presse. Cette réforme est dans les tuyaux de Berçy depuis longtemps. Un an de délai supplémentaire ne serait aucunement une catastrophe pour une réforme perçue – à tort – en cette rentrée dans la population française comme purement technocratique !

Elle est apparue en 1939 en France puis abandonnée. Elle réapparaît sous le gouvernement de M. Rocard, alors que celui-ci tentait de démocratiser la mensualisation. Puis cette réforme fut réactualisée et programmée sous la présidence de F Hollande avec E. Macron dans le gouvernement. Ce dernier en a hérité à son arrivée au pouvoir en 2017 sans jamais réellement en faire une réforme de premier plan.

Le calendrier ne plaide pas pour le déploiement dans l’urgence de cette réforme – de plus l’IR, avec la TVA, est l’un des impôts qui « rentre » le mieux – et un an de plus ou de moins ne serait aucunement une catastrophe !

Contextuellement non plus, la réforme ne semble pas opportune…

Et des facteurs politiques

Le président E. Macron est dans une situation fragilisée. Son été fut pollué par l’affaire A. Benala, sa rentrée est perturbée par la démission de N. Hulot, il serait bon que son hiver ne soit pas être gâché par les bugs, dysfonctionnements et autres couacs du déploiement raté du prélèvement à la source. La perception 1) d’une baisse du pouvoir d’achat et 2) d’un flottement politique et administratif ne ferait que renforcer une défiance qui gronde.

De plus, le président s’est promis de relancer son leadership européen (et celui de la France) et de contribuer à remporter les élections européennes à la tête du camp progressiste. Ce type de couacs serait catastrophique en France mais peut être aussi au niveau européen où sa crédibilité réformatrice serait amoindrie.

Enfin, en renonçant, donc en désavouant son ministre de l’Action et des Comptes publics et la haute administration qu’il dirige, le président pourrait se prévaloir d’un nouveau rôle… celui de protecteur des français et en particulier des contribuables. Il montrerait ainsi qu’il peut accepter de perdre de sa superbe et s’adapter à un contexte économico-politique moins favorable pour renoncer à un projet devenu anxiogène.

Politiquement, paradoxalement, un report pourrait être bienvenu…

Report, moratoire, abandon ou arrêt

Le sort de cette réforme semble scellé. Le report est probablement déjà acté et la question de son « arrêt », selon les mots du ministre en matinée le 1er septembre, est même clairement abordée. Un plan bis est déjà savamment livré en pâture à la réflexion des observateurs…

Il s’agirait d’une année 2018 qui resterait blanche, puis d’une année 2019 durant laquelle la mensualisation deviendrait obligatoire – mais calculée sur 12 mois et non plus sur 10 mois – puis d’une année 2020 durant laquelle le prélèvement à la source serait bien déployé mais serait effectué directement par le fisc lui-même sur les comptes bancaires des contribuables et non sur leur bulletin de salaire.

 

Cette perte de pouvoir d’achat ressenti comme tel risque de se traduire immédiatement sur la consommation des ménages et la croissance globale risque d’être impactée. L’effet – couplé avec la baisse perçue du pouvoir d’achat des retraités et avec une épargne de précaution massive – serait catastrophique.

Économiquement, le calendrier n’est certes pas favorable… 26 s

Des facteurs contextuels

Rien ne presse. Cette réforme est dans les tuyaux de Berçy depuis longtemps. Un an de délai supplémentaire ne serait aucunement une catastrophe pour une réforme perçue – à tort – en cette rentrée dans la population française comme purement technocratique !

Elle est apparue en 1939 en France puis abandonnée. Elle réapparaît sous le gouvernement de M. Rocard, alors que celui-ci tentait de démocratiser la mensualisation. Puis cette réforme fut réactualisée et programmée sous la présidence de F Hollande avec E. Macron dans le gouvernement. Ce dernier en a hérité à son arrivée au pouvoir en 2017 sans jamais réellement en faire une réforme de premier plan.

Le calendrier ne plaide pas pour le déploiement dans l’urgence de cette réforme – de plus l’IR, avec la TVA, est l’un des impôts qui « rentre » le mieux - et un an de plus ou de moins ne serait aucunement une catastrophe !

Contextuellement non plus, la réforme ne semble pas opportune…

Et des facteurs politiques

Le président E. Macron est dans une situation fragilisée. Son été fut pollué par l’affaire A. Benala, sa rentrée est perturbée par la démission de N. Hulot, il serait bon que son hiver ne soit pas être gâché par les bugs, dysfonctionnements et autres couacs du déploiement raté du prélèvement à la source. La perception 1) d’une baisse du pouvoir d’achat et 2) d’un flottement politique et administratif ne ferait que renforcer une défiance qui gronde.

De plus, le président s’est promis de relancer son leadership européen (et celui de la France) et de contribuer à remporter les élections européennes à la tête du camp progressiste. Ce type de couacs serait catastrophique en France mais peut être aussi au niveau européen où sa crédibilité réformatrice serait amoindrie.

Enfin, en renonçant, donc en désavouant son ministre de l’Action et des Comptes publics et la haute administration qu’il dirige, le président pourrait se prévaloir d’un nouveau rôle… celui de protecteur des français et en particulier des contribuables. Il montrerait ainsi qu’il peut accepter de perdre de sa superbe et s’adapter à un contexte économico-politique moins favorable pour renoncer à un projet devenu anxiogène.

Politiquement, paradoxalement, un report pourrait être bienvenu…

Report, moratoire, abandon ou arrêt

Le sort de cette réforme semble scellé. Le report est probablement déjà acté et la question de son « arrêt », selon les mots du ministre en matinée le 1er septembre, est même clairement abordée. Un plan bis est déjà savamment livré en pâture à la réflexion des observateurs…

Il s’agirait d’une année 2018 qui resterait blanche, puis d’une année 2019 durant laquelle la mensualisation deviendrait obligatoire – mais calculée sur 12 mois et non plus sur 10 mois – puis d’une année 2020 durant laquelle le prélèvement à la source serait bien déployé mais serait effectué directement par le fisc lui-même sur les comptes bancaires des contribuables et non sur leur bulletin de salaire.

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 Par Marc Bidan, Professeur des Universités – Management des systèmes d’information – Polytech Nantes, Université de Nantes

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Budget : la preuve de l’échec de la politique économique

Budget : la preuve de l’échec de la politique économique

 

Déjà plombé par l’affaire, le gouvernemenet démontre son échec avec le budget. D’abord il revoit nettement à la baisse le niveau de la croissance, ce qui mécaniquement se traduira mais un maintien du chômage à un haut niveau et par une baisse des rentrées fiscales en 2018 mais aussi en 2019. Au lieu de 2,6 % du PIB pour le déficit en 2018, on sera plus proche de 3 %. Même chose en 2019. Le gouvernement avoue qu’il y aura une nouvelle dérive des déficits. En fait on sera plus proche de 90 milliards que des 83 prévus. Et cela en dépit de la baisse des prestations sociales comme les pensions ; autant de mesures qui marquent l’échec de la politique économique du gouvernement. Le constat c’est que ce gouvernement qui avait annoncé progrès et changement n’obtient pas de meilleurs résultats que les précédents et recoure aux bonnes vieilles méthodes de la vieille politique. Avec des affaires en prime et un comportement du président de plus en plus autoritaire et condescendant. Déjà nourri par l’affaire Benalla et les enquêtes visant le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler et la ministre de la Culture Françoise Nyssen, le feu des critiques de l’opposition a été ravivé dimanche par les annonces d’Edouard Philippe au Journal du Dimanche. Pas étonnant si la popularité de Macron s’écroule avec désormais seulement 34 % de soutien.

Emploi : l’échec de Macron

 

Emploi : l’échec de Macron

 

Faute de croissance suffisante, la France détruit maintenant davantage d’emplois qu’elle n’en crée. Heureusement,  on bénéficie encore de la dynamique de l’année 2017 et sur un an la situation est encore positive mais la perspective est mauvaise pour la fin de l’année 2018 et sans doute aussi en 2019. Il n’y a pas de mystère ; sans croissance impossible de créer une vague significative d’emploi. Du coup, ces résultats sur l’emploi vont peser lourd dans le bilan de l’action politique de Macron. Pour parler clair,  c’est l’échec d’une politique économique qui a tout misé sur l’offre en négligeant volontairement la demande. Or  la croissance française est encore plus qu’ailleurs caractérisée par la dynamique de la consommation. Et ce n’est pas en sortant la sempiternelle chanson du manque de main-d’œuvre qualifiée dans la restauration, dans le bâtiment ou dans l’agriculture qu’on pourra expliquer la baisse tendancielle de l’emploi : 31.000 emplois salariés de plus qu’il n’en a détruit, contre 46.000 au trimestre précédent et 112 500 au quatrième trimestre 2017. Certes, l’Hexagone enregistre grâce à ce chiffre un treizième trimestre consécutif de hausse de l’emploi salarié privé. Sur un an, 241.100 créations nettes ont même été comptabilisées. Mais ces trois derniers mois marquent la plus faible progression de cet indicateur depuis 2015., la croissance de l’emploi salarié au deuxième trimestre est surtout portée par les services marchands (+ 0,2%), malgré un rythme moins rapide qu’au trimestre précédent. Dans une moindre mesure, l’agriculture (+ 0,1%) et la construction (+ 0,3%) voient, elles aussi, leurs effectifs augmenter. Seule l’industrie a détruit des postes sur cette période: après avoir perdu près d’un million d’emplois depuis 2001, «ce secteur a connu un début de reprise en 2017. Mais il semble que l’on revienne aujourd’hui à des destructions d’emplois qui, même si elles ne sont pas excessives, confirment cette tendance de long terme», explique Sylvain Larrieu, chef de la division synthèse et conjoncture du marché du travail de l’Insee.

Diplomatie : l’échec de Macron de plus en plus patent

Diplomatie : l’échec de Macron de plus en plus patent

Jamais un président de la république français n’avait effectué autant de voyages à l’étranger en si peu de temps. Cette mobilité diplomatique avait grandement contribué à façonner l’image de Macron. Malheureusement force est de constater que cet activisme international n’est guère couronné de succès ;  en réalité vis-à-vis de trois personnages centraux de la vie internationale à savoir Trump, Poutine et Merkel Macron n’a connu que des échecs. Échec sur le climat échec, échec  sur les droits de douane américain, échec sur la réforme de l’Europe, échec sur l’Iran. En clair il y a un décalage énorme entre l’idée que se fait Macron de sa propre importance au plan international et son influence réelle. En fait,  Macron est  ramené à ce qu’il est réellement : le chef d’un petit pays pas même capable d’imposer ses idées en Europe. Du coup, avec le recul les témoignages d’amitié voir d’affection et les bisous de Trump touchent au ridicule sur le plan international Macron assure jouer son rôle de leader mondial mais si on le juge sur ses résultats c’est un fiasco presque complet.

Manifs fonctionnaires : échec

Manifs fonctionnaires : échec

En dépit du caractère unitaire très exceptionnel, la manif des fonctionnaires n’a réussi à réunir qu’ peu plus de 100 000 fonctionnaire sur près de 6 millions. En cause sans doute la répétition de manifestations de différentes catégories qui finissent par lasser faute de débouchés. Aussi en raison du flou de l’objectif où sont amalgamés comme d’habitude service public et statut. Deux sujet différents car certains services publics peuvent- et sont- assurés par délégation à des entreprises de droit privé. La question du relèvement des salaires est également ambigüe ;  certes le point d’indice n’a pas été relevé mais grâce au GVT (en gros avancement automatique) la masse salariale à augmenté de 3%. L’opinion publique ne soutient ce mouvement qu’à hauteur de 40% en raison sans doute du fait que ce mouvement donne l’impression de défendre davantage les fonctionnaires que le service public lui-même. Une grève qui apparaît surtout défensive et trop confuse car si certains fonctionnaires travaillent beaucoup et sont peu payés ‘ (enseignants, infirmière etc.), il en va différemment pour d’autres en particulier dans certaines fonctions des collectivités territoriales.  Le ministère de l’Intérieur n’a compté que 124.000 personnes dans les rues de France, la CGT évoquant quant à elle des “centaines de milliers” de manifestants. Ce chiffre est à comparer avec les 323.000 manifestants qui avaient manifesté le 22 mars dans toute la France et aux 209.000 de la mobilisation du 10 octobre, selon la police. En fin de journée, le taux de participation au mouvement de grève s’élevait à 10,29% dans la fonction publique d’Etat (contre 12,80% lors de la dernière journée de mobilisation des fonctionnaires, le 22 mars), à 6,57% dans la fonction publique territoriale (contre 8,11% en mars) et à 7,5% dans la fonction publique hospitalière (contre 10,9%), selon le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Banlieues : nouveau risque d’échec (Borloo)

Banlieues : nouveau risque d’échec (Borloo)

Borloo veut faire bonne mine mais la vérité c’est qu’à l’Elysée on veut procéder à l’enterrement de son rapport trop ambitieux. Et Borloo d’avertir  sur son plan banlieues : « Ils prennent le risque de créer un problème politique là où il n’y en avait pas » Borloo, qui croyait inspirer le gouvernement, a vu ses espoirs rétrécir.  Son plan sera « un élément parmi d’autres », relativise l’Élysée. « Cela fait un peu ‘on va dans les banlieues et on fout un coup de peinture’ », tacle un proche du gouvernement. Que retiendra au final le chef de l’État? Borloo confie qu’on est « dans le très haut de la fourchette » et que deux tiers de ses propositions feraient l’objet d’un « consensus ministériel », selon la terminologie officielle. Mais dans l’entourage de l’ancien ministre, que l’on sent plus inquiet qu’en colère, on décrit des troupes élyséennes divisées en deux camps, l’un s’activant à faire échouer son plan. « Ils prennent le risque de créer un problème politique là où il n’y en avait pas », estime Borloo.

« On ne va pas faire un catalogue de mesures, même s’il y aura des annonces très concrètes, dit-on à l’Élysée. On va éviter de faire des plans avec plusieurs milliards sur dix ou quinze ans. »En calait on va enterrer le rapport Borloo.

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Pas sûr que Merkel ait beaucoup apprécié le discours très volontariste de Macron concernant la réforme de la zone euro et encore mois les critiques non voilées vis-à-vis de l’Allemagne. Merkel ne goûte guère les effets de manche, les effusions comme la polémique. Et ce n’est pas un discours public qui fera changer d’avis Merkel et son gouvernement. Un gouvernemenet qu’on dit divisé mais qui partage l’idée essentielle à savoir ne pas mettre le doigt dans une forme de solidarité financière européenne car c’est surtout l’Allemagne qui en paierait la facture.   De nombreux conservateurs alliés à la chancelière s’opposent à l’un de ses principaux projets : une capacité budgétaire pour la zone euro, qu’il veut voir mentionnée dans cette feuille de route attendue pour le Conseil européen de la fin juin. « Je crois à une zone euro plus forte, plus intégrée avec un budget propre permettant les investissements et la convergence », a déclaré Emmanuel Macron. « C’est le seul moyen de permettre à tous les Etats qui souhaitent aller de l’avant d’aller dans cette direction ». Macron a reçu la distinction Charlemagne mais pas l’accord de Merkel sur ses propositions de réforme européenne. Merkel salue d’autant plus l’action de Macron pour l’Europe qu’elle ne soutient pas grand-chose de ses propositions; une attitude très diplomatique pour flatter l’égo de Macron tout en s’opposant à la solidarité financière voulue par la France. Pas question d’accepter un budget européen, un vrai fonds monétaire européen (on va simplement transformer le MES), un ministre européen, un grand plan d’investissement et encore moins une solidarité financière. Les positions allemandes et françaises sont aussi très différentes vis-à-vis des Etats Unis. Malgré les mots chaleureux de la chancelière, Emmanuel Macron a reçu un soutien très tiède en Allemagne concernant ses propositions de réforme de la zone euro. Sur les questions commerciales, les ministres européens doivent encore surmonter leurs désaccords avant de confier à la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, un mandat clair pour les négociations avec les Etats-Unis avant la nouvelle date butoir du 1er juin fixée par Donald Trump pour imposer à l’UE ses droits de douane. Signe que Berlin maintient sa ligne face à la France, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, appelle de ses voeux un accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis, qui porterait essentiellement sur le secteur industriel et déboucherait sur une baisse générale des droits de douane. Le ministre déclare à l’édition dominicale du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung) que le TTIP (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement) s’est “révélé irréalisable”, mais ajoute : “Nous devons envisager de faire quelque chose de neuf, comme une entente sur un choix de produits industriels”, dit-il. “Je mets vivement en garde contre le risque d’être aspiré dans une spirale d’isolement”, dit Altmeier en se déclarant “fortement favorable à un accord avec les Etats-Unis”.

Loiret élections partielles : nouvel échec pour LREM

Loiret élections partielles  : nouvel échec pour LREM

Dimanche, Jean-Pierre Door des Républicains  l’emporte nettement avec  67,08 % des suffrages contre seulement 32,92 % des voix pour Mélusine Harlé.  Un recul  qui s’ajoute à celle de Belfort et  du Val d’Oise. Ces mauvais résultats expliquant le  tassement de la popularité de Macron. Un président de la république dont l’image de président des riches lui colle un peu trop à la peau et qui n’est pas démentie  par la sociologie des responsables de la république en marche à peu près tous appartenant aux catégories sociales supérieures. Il s’agit là d’un handicap qui brouille la vision du parti au pouvoir concernant les réalités sociales voir sociétales. On objectera à juste titre que la participation aux deux élections partielle a été particulièrement faible mais ceci vaut pour tous les partis; bien que concernant l’élection d’un député, cette  échéances électorale prend surtout un caractère local car on sait que le résultat ne remettra pas en cause les équilibres nationaux. Alors dans ce domaine la république en marche ajoute une autre faiblesse à savoir la quasi inexistence de structures locales et de militants. Une telle faiblesse voulue au niveau national où le pouvoir est hyper centralisé et où on craint surtout l’établissement de baronnies locales. Résultat une grande insuffisance de relais sur le terrain Dans la première circonscription du territoire de Belfort, le LR Ian Boucard s’était nettement imposé avec 59,18 % des voix, plus de huit points de mieux qu’en juin, face au MoDem-LREM Christophe Grudler (40,82 %). Et dans la première circonscription du Val d’Oise, Isabelle Muller-Quoy (LREM, 48,55 %) a perdu la circonscription prise en juin à la droite : son rival LR Antoine Savignat l’a emporté avec 51,45 %, six points de mieux qu’en juin.

 

Manif sélection à l’université : échec

Manif  sélection à l’université : échec

Seulement 3000 manifestants à Paris pour protester contre la réforme de l’accès à l’université et celle du bac. Comme d’habitude les organisateurs comptent trois fois plus de participants. C’est évidemment un échec des désorganisations gauchistes qui appelaient à la manifestation à savoir  notamment SNES-FSU, CGT Educ’action, SNUEP-FSU et SUD-Education. Une participation très faible forcément aussi influencée par une météo détestable. Il est clair que le nouveau dispositif de sélection à l’université n’est guère apprécié par certains. Pourtant force est de constater que plus de la moitié des étudiants abandonnent  leurs études à l’université après 2 ans. Un vrai gâchis et une vraie hécatombe. La nouvelle réforme vise à orienter les futurs étudiants vers des filières dans lesquelles ils ont le plus de chances de s de réussir et de trouver un emploi. Les arguments des syndicats minoritaires sont surtout de caractère politique et font l’impasse sur les réalités évoquées. La sélection à l’université, en bonne place sur les banderoles et dans les slogans, n’est qu’une des raisons qui ont poussé l’intersyndicale à se mobiliser. En ligne de mire aussi, le rapport Mathiot sur la réforme du bac publié le 24 janvier et préconisant notamment de diminuer le nombre d’épreuves et de renforcer l’importance du contrôle continu, qui pourraient représenter 40% de la notation à l’avenir. . Selon l’intersyndicale, la hiérarchie entre les lycées et les inégalités entre les territoires en ressortiront amplifiées.

 

Manif Corse : échec et confusion

Manif Corse : échec et confusion  

Quelques milliers de manifestants seulement, un échec quantitatif relatif. En effet il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Les indépendantistes corses font une grande confusion entre le résultat d’élections locales et les velléités d’indépendance réelles de la population locale. Finalement, la même erreur qu’ont commise les indépendantistes de Catalogne. Les catalans choisissent les nationalistes pour gérer leurs affaires locales mais globalement une majorité souhaite rester dans l’Espagne. Il en est de même en Corse. Mais les nationalistes instrumentalisent les résultats électoraux locaux à des fins qui ne correspondent  pas aux motivations des électeurs. Évidemment à la veille de la visite de Macron,  les responsables nationalistes veulent donner l’impression que la Corse s’enflamme et d’en rajouter sur une manifestation qui souvent n’a fait que quelques lignes ou rien du tout dans les médias nationaux  “C‘est un moment historique, une manifestation qui est d‘une ampleur sans précédent à Ajaccio”, a déclaré à la presse Gilles Simeoni, alors que le cortège se dispersait. “Cela a été un moment extrêmement fort qui correspond à cette société corse qui est pleine d‘espoir”. La veille, l‘assemblée de Corse avait voté rappeler son cahier de revendications dont certaines évidemment inacceptables dans un cadre républicain. On peut sans doute convenir qu’il est souhaitable de déléguer davantage de responsabilité aux régions en général, leur donner une réelle autonomie notamment pour le développement économique mais on ne peut évidemment leur donner une exemption totale en matière de fiscalité. Un texte rappelle l‘alpha et l‘oméga des revendications nationalistes. “Cette résolution solennelle entend demander à l‘Etat un dialogue sans tabou pour aller vers cette révision constitutionnelle”, a expliqué le patron de l‘exécutif corse qui réclame une dérogation au droit commun en matière de foncier, de langue et de fiscalité, une réévaluation des ressources techniques et financières de la collectivité corse et enfin le rapprochement des prisonniers politiques. Il est clair que Macron va décevoir les indépendantistes et autres nationalistes. En effet rien que sur le plan financier, la Corse bénéficie déjà de nombreuses exemptions fiscales « un maquis fiscal » pour la Cour des Comptes. Le solde contribution de l’État–impôts est largement en défaveur de la Corse dont un habitant coûte au moins six fois plus cher qu’un autre résident en France. Une plus grande autonomie fiscale pourrait cependant être utile ne serait-ce que pour faire prendre conscience de la nécessité d’une plus grande rigueur de gestion. Une plus grande autonomie pour la Corse comme pour les autres régions.

Mobilisation code du travail : échec

Mobilisation code du travail : échec

 

 

On peut dire que la mobilisation du 21 septembre constitue un véritable échec pour la CGT à tel point que cette organisation n’a même pas voulu fournir de chiffres nationaux  précis quant à la participation des manifestants sur l’ensemble de la France. Le ministère de l‘Intérieur avait il y a dix jours dénombré 223.000 manifestants sur l‘ensemble du territoire, la CGT 500.000. La centrale parle de “200 rassemblements”, de “milliers d‘arrêts de travail” et de “plusieurs centaines de milliers de manifestants”, sans plus de précision. “Globalement, les chiffres des manifestants sont peut-être un peu inférieurs à la fois précédente”, a dit le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez sur France info. A Paris, la police a recensé 16.000 personnes, soit 8.000 de moins que lors de la dernière manifestation. La CGT a compté 55.000 participants, contre 60.000 il y a dix jours. La manifestation s‘est globalement déroulée dans le calme, sans blessé selon la préfecture de police de Paris. Une personne a été interpellée pour détention de produits dangereux destinés à la confection de cocktails Molotov. A Marseille, la préfecture des Bouches-du-Rhône a dénombré 4.500 manifestants contre 7.500 le 12 septembre. A Bordeaux, la préfecture a compté 3.000 participants, contre 10.000 selon la CGT. A Lyon, ils étaient 3.500, selon la police, et à Toulouse, 4.000 selon la police. Cette fois-ci encore, les instances dirigeantes de FO, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC n‘ont pas appelé à rejoindre le mouvement et la CGT les a appelés à l‘unité. Les retraités ont appelé à une manifestation contre la hausse de la CSG le 28 septembre, et les fonctionnaires contre le gel de leur rémunération, le 10 octobre. A partir du 25 septembre, ce sont les routiers qui prévoient des blocages, notamment dans des dépôts de carburant. “J‘ai été clair durant ma campagne à propos de ces réformes. J‘ai expliqué ces réformes, j‘ai présenté ces réformes pendant des semaines et j‘ai été élu pour cela”, a déclaré le président de la République mardi à la chaîne de télévision américaine CNN. “Je crois en la démocratie, mais la démocratie n‘est pas dans les rues”, a-t-il dit, avant de préciser mercredi, lors d‘une conférence de presse qu‘il n‘y aurait “aucune complaisance” vis-à-vis d’éventuelles violences.

Manif 12 septembre : succès ou échec ?

Manif  12 septembre : succès ou échec ?

Il sera sans doute difficile de se fier aux chiffres pour évaluer le succès ou l’échec de la manifestation du 12. Compte tenu des mobilisations récentes, en particulier celles protestant contre la loi El Khomri, le succès  d’une mobilisation supposerait de rassembler au moins 200 000 personnes d’après les comptages de la police ou 500 000 personnes d’après les organisateurs. Il est probable qu’en cas de faible participation, l’écart entre les comptages de la police et ce des organisateurs soient encore plus importants. Le chiffre de 500 000 personnes (équivalent à 200 000 comptés officiellement))  correspond à la capacité de mobilisation de la CGT et autre syndicats contestataires. En dessous de ce seuil, on pourra considérer que cette manifestation n’a pas atteint son objectif. C’est probable car la réforme du code du travail concerne essentiellement le secteur privé qui sera peu présent dans les cortèges. Cette absence sera compensée par les troupes habituelles des syndicats du secteur public qui ne sont pas vraiment concernés par la réforme en question. On a élargi le cahier revendicatif à tous les motifs de mécontentement qu’on peut résumer comme la lutte contre l’austérité Bref un cahier revendicatif Fourretout qui mobilise surtout les plus militants mais pas la masse qui a un peu de mal à saisir l’objet de la protestation.  Contrairement à 2016 où la mobilisation contre la loi travail avait duré de mars à septembre, cette-fois ci les syndicats n’auront pas plusieurs mois devant eux pour tenter de faire grossir leur mobilisation. En effet, les ordonnances ont déjà été présentées publiquement. Elles doivent maintenant passer devant le Conseil des ministres le 22 septembre avant d’être ratifiées par le Parlement. Il faut toutefois noter qu’à partir du moment où les ordonnances seront prises en Conseil des ministres, elles s’appliqueront. La manifestation du 12 septembre est donc centrale. . Moins de 200.000 manifestants dans toute la France selon la police représenteraient donc un sacré camouflet pour les organisateurs. « La CGT est capable de mobiliser seule au moins 200.000 personnes. Si elle ne fait pas plus, ce sera une défaite et un élément favorable au gouvernement pour mener ses réformes », confirmait dimanche dans le JDDStéphane Sirot, spécialiste du syndicalisme à l’université de Cergy-Pontoise.

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Corée du Nord: «La politique de sanction de l’ONU est un échec»

Pour Dorian Malovic, spécialiste du régime de Pyongyang et auteur de La Corée du Nord en 100 questions (éd. Tallandier), la politique de sanction de l’ONU est un échec . Interview de 20 Minutes

Viser le Japon pour une démonstration de force, éviter Guam pour ne pas trop « fâcher » les Américains : Kim Jong-Un semble être un fin stratège non ?

Ce feuilleton nord-coréen est très loin d’être terminé. Les tirs nord-coréens attestent de la considérable amélioration technologique de Pyongyang sur le plan militaire et nucléaire et à laquelle si peu de monde s’attendait.

Quant à ce dernier tir, il est assez « bien mené » de la part de Kim Jong-Un. On sort de la crise de début août avec un bras de fer par déclarations interposées avec d’un côtéDonald Trump qui promet le « feu et la colère » et de l’autre Kim Jong-Un qui répond qu’il envisage de viser la base militaire américaine de Guam. Une crise soldée par un apaisement entre les deux parties, et un Donald Trump qui estime que la Corée du Nord « commence à nous respecter (Les Etats-Unis) ». Le tir de ce missile, qui a parcouru 2.700 km, survolé l’archipel nippon avant de s’abîmer dans le Pacifique, est une « provocation habile » de Pyongyang. Il montre les capacités nord-coréennes sans menacer directement le territoire américain.

Le Japon a annoncé par le passé qu’il détruirait en vol tout engin qui menacerait de frapper son territoire. Pourtant, Tokyo n’a rien fait ce mardi, pourquoi ?

Des explications techniques ont été données pour justifier cette absence de réaction. Tokyo a indiqué avoir étudié la hauteur et la trajectoire du missile, et a considéré que l’engin ne risquait pas de tomber sur son territoire. Toutefois, depuis 1998, c’est le cinquième engin militaire nord-coréen qui survole le territoire japonais.

La menace est-elle réelle ?

Le Japon perçoit la Corée du Nord comme son premier danger. Et la Corée du Nord cherche à piquer les Etats-Unis en s’en prenant au fidèle allié japonais. Pour l’heure, il n’y a pas d’intention de la Corée du Nord d’attaquer le territoire japonais et encore moins les Américains. Mais un incident technique pourrait tout à fait se produire durant l’un de ces tirs, ce qui rend la menace bien réelle.

A la demande de Washington et Tokyo, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence et devrait probablement appeler à un renforcement des sanctions à l’encontre de Pyongyang, mais est-ce vraiment une politique utile et efficace ?

On peut effectivement se poser la question de l’efficacité des sanctions, qui à ce jour ne se sont pas révélées très dissuasives. Pour un certain nombre de raisons : si l’on remonte au premier essai nucléaire nord-coréen, en 2006, on peut voir qu’à chaque test militaire de Pyongyang, l’ONU tient le même discours, les mêmes déclarations, et adopte les mêmes sanctions, ce qui n’a rien d’intimidant pour le leader nord-coréen. Car si les sanctions économiques adoptées par l’ONU visent à taper la Corée du Nord au porte-monnaie, le fait est qu’en pratique, les dernières sanctions décidées n’ont pour ainsi dire pas été appliquées. D’abord parce que les contrôleurs de l’ONU n’ont pas les moyens effectifs de vérifier l’application de ces sanctions. Ensuite, parce qu’il existe tout un arsenal de règles juridiques internationales qui permettent de contourner assez facilement ces sanctions, sur les exportations nord-coréennes par exemple. La Chine, partenaire économique et allié de la Corée du Nord, n’a ainsi aucun problème pour importer du charbon et des fruits de mer chinois, ce qui peut sembler anecdotique mais représente une manne importante pour Pyongyang. Et aujourd’hui encore, il y a des échanges économiques aussi avec la Russie mais, plus surprenant, également avec le Japon. Par ailleurs, la Corée du Nord vit depuis quarante ans dans une économie relativement fermée, donc ces sanctions n’ont que peu d’impact économique sur le pays. C’est un affichage diplomatique qui fait écran de fumée, mais en réalité, tous les acteurs régionaux parviennent à trouver leur compte. C’est un fait, la politique de la sanction et de la pression menée par l’ONU et toute la communauté internationale est un échec. La Chine estime aujourd’hui que le dossier nord-coréen est à un tournant. Ce qui est vrai, c’est que la communauté internationale doit comprendre et prendre acte que la Corée du Nord est désormais une puissance nucléaire nouvelle qui ne fera pas marche arrière. Il faut changer de logiciel et abandonner la position catégorique de la dénucléarisation de la Corée du Nord : cela n’arrivera pas.

 

L’abrogation de l’Obamacare : échec total de Trump

L’abrogation de l’Obamacare : échec total de Trump

 

C’est un grave échec que vient de subir une nouvelle fois le président américain qui n’a pas réussi à obtenir une majorité pour abolir l’Obamacare. Faute d’arguments le président américain a simplement pronostiqué que le système de protection de la santé s’écroulerait de lui-même. . Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Sénat américain a en effet rejeté l’abrogation partielle de l’Obamacare. Les républicains sont majoritaires à la chambre haute du Congrès mais ils ne disposent que de 52 sièges sur 100, ce qui rend toute défection quasi-fatale. Or trois sénateurs républicains – John McCain, Susan Collins et Lisa Murkowski – ont joint leurs voix à ceux des démocrates pour voter vers 01h30 du matin contre ce texte d’«abrogation a minima», rejeté par 51 voix contre 49. Le document de huit pages constituait un compromis, les sénateurs ayant déjà rejeté cette semaine une abrogation pure et simple sans remplacement de la loi existante, que réclament les conservateurs mais auquel s’opposait l’aile modérée du Parti républicain. Dans la foulée, le Sénat s’était toutefois prononcé en faveur de la réouverture d’un débat sur la réforme de la loi santé.

 

FN : un score historique mais un échec

FN : un score historique mais un échec

 

 

Indéniablement en recueillant environ 10 millions de suffrages le Front National a enregistré un score historique. Pourtant ce relatif succès laisse un goût d’échec au point d’ailleurs que se pose la question de l’avenir même du front national. L’ancien parti de Jean-Marie Le Pen pourrait même envisager de changer de nom mais peut-être aussi de stratégie en tentant une alliance avec les autres droites. Du coup, l’idéologie et les orientations  pourraient évoluer dans le même temps. Une évolution qui pourrait contrarier  les plus radicaux Se pose aussi la question du leader car Marine Le Pen a montré qu’elle avait atteint son seuil de compétences. Mais Compte tenu du fonctionnement démocratique du front national, elle ne sera pas facile à déboulonner. Donc un résultat paradoxal qui place le Front national à un moment critique de son histoire et peut-être, si la volonté de la candidate aboutit, à la veille d’une mue destinée à faire oublier ses faiblesses traditionnelles. « C’est un score historique mais, d’un autre côté, Marine Le Pen a fait monter les attentes d’une partie de ses électeurs depuis son accession à la tête du FN (en 2011-NDLR) », juge Joël Gombin, doctorant à l’université de Picardie et spécialiste du FN. « Elle se trouve dans un paradoxe, celui d’un véritable succès vécu comme un échec par ses partisans et les cadres de son parti », ajoute-t-il.   »On a vu réapparaître certaines faiblesses du FN : son caractère radical, populiste, son incapacité à présenter un programme social et économique cohérent, ses divisions internes et son image de parti d’extrême droite », selon Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS et à l’université de Nice. « Il y a beaucoup de déception en interne même si personne ne conteste le leadership », relève par ailleurs Sylvain Crépon, chercheur à l’université de Tours. Pour réussir sa métamorphose, l’eurodéputée espère à plus ou moins brève échéance attirer à elle de nouveaux alliés, après le député Nicolas Dupont-Aignan bombardé « premier ministrable » de Marine Le Pen dans l’entre-deux-tours. La formation rêve de se constituer un groupe d’au moins 15 députés, un minimum qui lui garantirait une plus large exposition médiatique, davantage de financements et des facilités logistiques. « Ça pourrait amener progressivement le FN dans ce qui est la trajectoire de tous les partis populistes de droite. En France, la droite populiste a été maintenue longtemps a l’écart des cercles du pouvoir », relève Gilles Ivaldi. « Mais, en Autriche, aux Pays-Bas, au Danemark, en Norvège, en Italie, les droites populistes sont, à un moment donné, entrées dans des coalitions », ajoute-t-il. « Dans la plupart des cas, ça ne s’est pas très bien passé pour elles. »

Croissance : premier échec de Trump aux États-Unis

Croissance : premier échec de Trump  aux États-Unis

 

 

Alors que les États-Unis étaient sur une croissance de 2,9 % en rythme annualisé au dernier trimestre 2016, il tombe à 0,7% au premier trimestre 2017. Un résultat qui constitue un échec sévère pour la gestion du nouveau président américain qui n’a cessé de semer le doute sur sa politique économique avec notamment des orientations fumeuses et dangereuses. La pression des milieux économiques et sociaux l’ont d’ailleurs amené à reculer par exemple sur l’Obama Care et plus récemment à propos de l’accord mondial sur le climat. Ce  résultat économique constitue une véritable gifle pour le président américain dont on doute de plus en plus de ses compétences réelles  La croissance du produit intérieur brut (PIB) américain sur le trimestre janvier-mars n’a pas dépassé 0,7% en rythme annualisé selon la première estimation publiée par le département du Commerce, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une progression de 1,2% du PIB. Ce chiffre, qui reflète à la fois une consommation ralentie et une contribution moindre des stocks des entreprises, est le plus faible enregistré depuis trois ans. Un autre indicateur publié ce vendredi, l’indice de confiance de l’université du Michigan, est ressorti sous le consensus, à 97,0 contre 98,0 attendu. « Les chiffres du PIB d’aujourd’hui posent des questions sur la solidité de l’économie, et depuis le début de la semaine on a observé l’impact des doutes sur la capacité de l’administration Trump à mettre en oeuvre sa politique budgétaire », a commenté Mohannad Aama, directeur général de Beam Capital Management. Les statistiques du PIB ont fait passer l’indice de surprise économique de Citi Research en territoire négatif pour la première fois depuis novembre, à -4,8 contre +4,1 jeudi.

Chômage : hausse en mars et échec total de Hollande

Chômage : hausse en mars et échec total de Hollande

 

 

 

Le miracle ne s’est pas produit pendant le mandat de François Hollande, le mythe de l’inversion du chômage a définitivement éclaté,  Le chômage est même reparti en  nette hausse en mars, repassant au-dessus du seuil de 3,5 millions d’inscrits A. Au total on aura enregistré environ 800 000 chômeurs supplémentaires pendant la présidence de François Hollande.  Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a enregistré le mois dernier sa plus forte hausse mensuelle depuis septembre 2013 et progressé de 1,3%, soit 43.700 personnes supplémentaires. Les effectifs dans cette catégorie ont ainsi atteint 3.508.100 inscrits, soit 585.500 personnes de plus qu’en mai 2012, au début du quinquennat de François Hollande. Il s’agit de leur plus haut niveau depuis août 2016, alors qu’ils n’avaient que peu évolué au cours des deux premiers mois de l’année. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a en revanche reflué par rapport à son record de 5.515.200 atteint en février. Le cumul de ces trois catégories, qui représente l’ensemble des inscrits tenus de rechercher un emploi, a diminué de 0,2% en mars, soit 11.400 personnes de moins en un mois, à 5.503.800 (5.805.200 en incluant les départements d’Outre-mer, également en baisse de 0,2% sur un mois). Pour ces trois catégories, le nombre total d’inscrits avait progressé de plus de 50.000 personnes sur les deux premiers mois de l’année. Globalement, sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A recule de 0,9% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C affiche une progression de 0,9%. Les effectifs de la catégorie D – notamment soutenus par plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi annoncé par François Hollande début 2016 et qui a depuis été prolongé jusqu’à mi-2017 – ont diminué de 4,2% le mois dernier et bondissent de 13,2% sur un an.

Bourses : la baisse après l’échec contre l’Obamacare

Bourses : la baisse après l’échec contre l’Obamacare

 

Les bourses pourraient bien être orientées à la baisse après l’échec retentissant de Trump concernant la suppression de l’Obamacare.  Les bourses sont versatiles, c’est bien connu et c’est même sur ce caractère que les spéculateurs font leur business. L’euphorie d’après élection aux États-Unis semble maintenant doucement disparaître. Du coup, même  la bourse américaine s’interroge.  On avait sans doute trop misé sur l’effet immédiat des annonces intempestives de Trump dans tous les domaines et en particulier concernant la croissance. On prend maintenant conscience que Trump n’était pas du tout préparé à assurer les difficiles fonctions de président. En effet les premières mesures qu’il a souhaité prendre dans différents domaines se sont heurtés aux réalités voire ont été contestées  par la justice. Pas sûr qu’il puisse même mettre en œuvre le quart de ce qu’il avait annoncé. De plus Trump est  davantage dans une posture de candidat à l’élection que dans le positionnement de président en charge des responsabilités. Son amateurisme discrédite de plus en plus les retombées économiques des annonces de l’ancien candidat Les difficultés rencontrées par Donald Trump sur la réforme du système de santé Obamacare font peser un doute sur la capacité du président américain à faire passer à l’avenir ses autres réformes, notamment celle sur la fiscalité et les investissements la presse faiat un constat sans concession de incompétence de Trump.  Pour le New York Times, cette reculade du 45e président marque «le triomphe de l’incompétence». Et de souligner: «La politique récompense parfois les vantards et Trump est un fanfaron de première, mais quand il s’agit de tenir ses promesses, il est nul. La vérité? C’est un politicien complètement inapte à gouverner. Cela pose beaucoup de questions sur la direction que va emprunter notre pays. Si l’administration échoue sur la réforme du système de santé, quelle chance a-t-elle de mener jusqu’au bout un projet encore plus délicat comme la refonte de la fiscalité? Trump fait campagne en vantardise et gouverne en grandiloquence». De son côté le Washington Post titre «Trump apprend que l’art de la négociation n’est pas la même chose que l’art de mener». «Le président a appris une dure leçon: diriger ne se résume pas à trouver un accord», pointe le journal désavouant la stratégie du milliardaire qui a délivré un ultimatum «dramatique» en promettant de passer à autre chose si la chambre n’approuvait pas sa réforme de l’Obamacare. «En deux mois, l’Amérique a désormais une vision claire du style de gouvernance de Trump et ce dernier a désormais un bon aperçu de ce que c’est de gouverner : c’est dur, dur, dur. Et cela va devenir encore plus difficile si le président persiste dans ses tactiques de persuasion», prédit le journal. Sur la côte Ouest, les éditorialistes du Los Angeles Times s’amusent: «le président a récemment découvert que le système de santé était un sujet complexe, il sait désormais que légiférer l’est tout autant». Leur analyste politique remarque quant à lui que cet échec «n’est pas seulement une promesse de campagne non tenue mais un abandon d’un des dogmes du parti républicain. Le président comprend-il le poste pour lequel il a été élu? Une grande partie de ses responsabilités consiste pourtant à faire avancer son agenda au Congrès. Prompt à régler ses comptes sur Twitter, Donald Trump a répliqué, samedi midi, au camouflet qui fait la une de tous les journaux. Le chef d’Etat a promis «de faire exploser l’Obamacare et d’œuvrer à négocier un système de santé formidable pour le peuple».

 

Obamacare : l’échec de Trump va peser sur la politique économique

Obamacare : l’échec de Trump va peser sur la politique économique

 

On se souvient que l’élection du nouveau préside américain avait provoqué certains emballements boursiers un peu excessifs mais l’enthousiasme est en train de retomber sérieusement. En clair, on s’interroge sur la capacité réelle deTrump à mettre en œuvre sa politique. Le nouveau président américain a en effet reçu une véritable claque de la part de sa propre majorité concernant son projet de remise en cause de l’Obamacare. Les premières interrogations avaient concerné les décrets sur l’immigration qui ont été bloqués par la justice. Cette fois,  il s’agit d’un projet de phare de Trump qui est remis en cause. Les représentants américains ont infligé un cuisant camouflet à Donald Trump en refusant de lui accorder la majorité dont il avait besoin pour réformer le système de santé des Etats-Unis et abroger l’Obamacare, mesure dont il avait fait un de ses chevaux de bataille électoraux. Les interrogations vont désormais porter sur la politique économique notamment concernant les infrastructures, les investissements et la fiscalité. Du coup les indices boursiers pourraient bien s’inscrire dans une évolution tendancielle à la baisse entraînant dans le même sillage les autres bourses internationales. En attendant, la Bourse de New York a fini sur une note indécise vendredi, ne réagissant guère à la décision de Donald Trump et des dirigeants républicains d’annuler le vote sur le projet de loi engageant l’abrogation de l’Obamacare, la nouvelle administration ratant ainsi son premier test législatif. L’indice Dow Jones a cédé 0,29%, soit 59,86 points, à 20.596,72. Le S&P-500, plus large, a perdu 1,98 point, soit 0,08%, à 2.343,98. Mais le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 11,05 points (+0,19%) à 5.828,74. Sur l’ensemble de la semaine, le Dow a cédé 1,5%, le S&P 500 1,4% et le Nasdaq 1,2%, les trois indices accusant leur recul le plus marqué depuis le début de l’année. Les investisseurs redoutent en effet de voir l’incapacité de Donald Trump d’annuler la réforme de l’assurance santé mise en place par son prédécesseur, échec qui se profilait depuis le début de la semaine, être de mauvais augure pour les autres promesses de l’homme d’affaires devenu président. Ces craintes s’étaient surtout matérialisées mardi, Wall Street subissant ce jour-là son recul le plus marqué depuis la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle du 8 novembre. Après s’être inquiétés pendant des mois, avant le scrutin du 8 novembre, d’une victoire du magnat immobilier à l’élection présidentielle, les investisseurs ont ensuite applaudi des deux mains ses promesses de baisses des impôts, de dérégulation et de relance via des travaux d’infrastructure.

Violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec scolaire

violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec  scolaire

 

On ne peut sans doute pas réduire le phénomène de violence du lycée de Saint-Denis à quelques facteurs explicatifs trop simplistes. Comme souvent pour les problèmes complexes, il y a interaction de différents facteurs, des facteurs économiques, sociaux, politiques et sociétaux. Pour autant, la politique des banlieues- comme la politique de l’institution scolaire -mérite notamment d’être mise en cause. Depuis longtemps,  certaines banlieues sont de véritables barils de poudre, des zones de non-droit délaissées  économiquement et socialement où les trafics en tous genres constituent l’activité principale. La responsabilité en incombe à l’État tout autant qu’aux élus locaux. Depuis des dizaines d’années, les plans banlieue se sont accumulés, des plans souvent élaborés à l’occasion de poussées de fièvre ou à l’occasion d’élection mais sans lendemain. Des plans qui se réduisaient souvent à financer des animateurs sociaux pour masquer la misère autant que la colère. Mais pas vraiment de plan relatif au développement économique, à la refonte de l’urbanisme et à la formation de jeunes non seulement sans diplôme mais sans maîtrise des fondamentaux. Une sorte de ’économie et de société parallèle se sont alors imposées. Une situation sur laquelle on a fermé les yeux et qui a même parfois été encouragée par des élus locaux dans un but électoraliste. S’y ajoutent évidemment un autre facteur déterminant à savoir l’échec patent de l’institution scolaire transformée souvent en garderie dans les zones les plus difficiles. Une institution scolaire déjà incapable de transmettre les fondamentaux sur le reste des territoires. (20 à 30 % des élèves entrant en secondaire ne maîtrise ni la langue ni les bases du calcul)  du faîte des dégâts du pédagogisme et du laxisme disciplinaire. Du coup les violences inadmissibles constatées dans un lycée de Saint-Denis illustre bien la chienlit de certaines banlieues. Cette fois comme l’indique le monde Un « seuil symbolique » vient d’être franchi dans « l’escalade de la violence » ….. En septembre, c’est l’agression d’un surveillant qui avait mis le feu aux poudres. Ces jours-ci, si l’« affaire Théo » a sans doute pu jouer comme un déclencheur, à l’image des blocus d’établissements organisés en région parisienne ces dernières semaines pour dénoncer les violences policières, ce n’est pas selon eux le problème de fond. « On est dans une institution scolaire qui ne remplit plus ses missions et qui met les gamins en situation d’échec », analyse un personnel du lycée. « Les pouvoirs publics se renvoient la balle, distinguant violences scolaires et violences urbaines, le lycée de la cité, « nos » élèves et « ces » jeunes, mais les frontières sont perméables », martèlent des professeurs. « Si l’institution n’écoute pas les lanceurs d’alerte sur la situation dans les banlieues, reprend Aurélie Gigot, si elle refuse toute réflexion de fond sur les inégalités territoriales, on va dans le mur ».

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