Archive pour le Tag 'Ebola'

Ebola : enfin un vaccin

Ebola : enfin un vaccin

 

La fièvre Ebola qui a déjà fait plus de 10 000 morts pourra désormais être combattue avec efficacité avec un vaccin. Les premiers résultats d’un vaccin à l’essai en Guinée contre la fièvre Ebola montrent qu’il est efficace à 100%, a annoncé vendredi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ce qui laisse espérer qu’une campagne d’injections pourrait mettre fin à l’épidémie qui fait rage en Afrique de l’Ouest. « S’il s’avère efficace, il (le vaccin) changera la donne, la gestion de la crise actuelle liée à Ebola de même que les épidémies futures », a déclaré Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS, lors d’une conférence de presse à Genève, parlant d’avancée « très prometteuse ». Les premiers résultats de l’essai clinique du vaccin VSV-ZEBOV, effectué en Guinée sur quelque 4.000 personnes non infectées en contact étroit avec un patient contaminé, montrent que le produit offre une protection complète contre la fièvre hémorragique dix jours encore après son administration.  Le vaccin a été mis au point par l’agence de santé publique du Canada qui en a ensuite cédé la licence à NewLink Genetics, lequel a ensuite signé un accord confiant au groupe américain Merck la responsabilité de le développer, le fabriquer et le distribuer.   »Nous sommes convaincus que le monde est sur le point de disposer d’un vaccin efficace contre Ebola », a dit Marie-Paule Kieny, experte de l’OMS, aux journalistes réunis au siège de l’OMS à Genève. L’alliance du vaccin (Gavi), qui achète des vaccins en gros afin de les fournir à des prix abordables pour les pays en développement, a fait savoir qu’elle était prête à acquérir ce vaccin dès qu’il serait validé. « Nous devons être prêts à agir où que ce soit contre la menace du virus », a déclaré Seth Berkley, directeur du groupement.  Plus de 11.200 personnes sont mortes de l’épidémie, essentiellement dans trois pays d’Afrique de l’Ouest (Sierra Leone, Guinée et Liberia), depuis que la fièvre Ebola s’est déclarée en décembre 2013.

Ebola : 7000 morts ?

Ebola : 7000 morts ?

 

Des chiffres très approximatifs sur l’ampleur des victimes d’Ebola dans la mesure où il est impossible de distinguer avec précision les victimes de paludisme (700 000 morts par an en Afrique) de celle du virus Ebola. Ce serait près de 7.000 personnes qui seraient mortes du virus Ebola en Afrique de l’Ouest, selon le dernier bilan samedi de l’Organisation mondiale de la Santé mais  qui a compté plus de 1.200 morts supplémentaires depuis son précédent bilan datant de mercredi. Autant dire qu’il s’agit bien d’approximation.  Selon les chiffres publiés par l’OMS dans la nuit de vendredi à samedi, 16.169 personnes ont été contaminées par le virus Ebola dont 6.928 sont mortes dans les trois pays d’Afrique de l’Ouest les plus touchés, la Sierra Leone, la Guinée et le Liberia. Le précédent bilan publié mercredi pour ces trois pays, établi par l’OMS, faisait état de 5.674 morts. Selon Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS, le bond du chiffre des morts semble être dû à une mise à jour « des données passées » et non pas à une hausse spectaculaire des morts ces derniers jours. L’organisation avait indiqué à plusieurs reprises que les chiffres publiés de morts étaient peut-être sous-estimés étant donné les difficultés rencontrées dans la collecte de données globales. De plus, le taux de mortalité pour les malades atteints du virus se situerait actuellement aux environs de 70%. L’épidémie la plus mortelle depuis l’apparition du virus de la fièvre hémorragique Ebola a frappé le plus durement le Liberia même si les observateurs indiquent que la progression du virus semble s’être considérablement ralentie ces dernières semaines. Quoiqu’il en soit, le Liberia arrive en tête des pays au plus fort bilan des victimes avec 4.181 morts sur 7.244 cas enregistrés. Dans le bilan précédent de l’OMS, le Liberia ne comptait que 3.016 morts sur 7.168 cas. La Sierra Leone, où l’épidémie d’Ebola s’étend toujours rapidement, selon l’OMS, dans de nombreuses régions totalise actuellement 1.461 morts sur 6.802 cas, contre 1.398 morts sur 6.599 cas comptabilisés jusqu’au 26 novembre. En Guinée, où l’épidémie s’est déclarée il y a près d’un an, 1.284 cas mortels ont été enregistrés sur 2.123 cas signalés, contre 1.260 cas mortels et 2.134 cas signalés deux jours plus tôt. L’OMS n’a pas fourni, dans son nouveau bilan, une mise à jour des chiffres pour les autres pays touchés.

 

Ebola : le Maroc dit non à la coupe d’Afrique de foot

Ebola : le Maroc dit non à la coupe d’Afrique de foot

Les instances africaines du foot prennent un grand risque en voulant maintenir la coupe d’Afrique avec les risques liés au virus Ebola. En outre ils ont sanctionné le Maroc qui a refusé d’organiser l’épreuve. En cause la possible propagation de la maladie sur la population marocaine mais aussi sur les nombreux touristes qui fréquentent le pays ;  la CAF entend régler ses comptes avec le Maroc:  »La Commission d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations appliquera ultérieurement les dispositions réglementaires qui s’imposent, suite au non-respect par la Fédération royale marocaine de football des clauses réglementaires et contractuelles, dont celles stipulées dans l’accord cadre signé entre la CAF et la Fédération marocaine en avril 2014. » les sanctions pourraient donc dépasser le cadre de la CAN 2015… Toutefois, la Confédération africaine ne compte absolument rien modifier à ses plans initiaux. Elle affirme avoir d’ores et déjà reçu  »quelques candidatures d’associations nationales aux dates indiquées » et que les qualifications se termineront comme prévu, « permettant la qualification des 15 équipes qui se joindront à la sélection nationale du pays hôte ». Un pays hôte dont on connaîtra l’identité  »sous peu ». Le Comité exécutif  »confirmera le lieu et la date du tirage au sort de la phase finale par la même occasion ». Un risque énorme d’une part parce que les installations sportives ne seront pas nécessairement aux normes et surtout parce que les équipements sanitaires ne seront pas au rendez-vous.

Ebola : un cas soigné en France

Ebola : un cas soigné  en France

Petit à petit le virus Ebola gagne les pays de l’Afrique de l’ouest. Cette fois c’est la Sierra Leone qui est touchée. Un cas a été décelé et l’intéressé à été accueilli en France pour être soigné. Une des difficultés pour affronter ce virus réside dans l’opacité concernant la progression du virus ; Un virus dont certains symptômes sont proches de celui du paludisme qui fait 700 000 morts par an en Afrique. En outre les autorités locales africaines ont intérêt à minimiser la progression du virus pour ne pas fragiliser leur mobilité économique ;.  Une personne contaminée par le virus Ebola est donc actuellement soignée en France. Dans un bref communiqué, le ministère de la Santé a fait savoir ce dimanche que « la France accueille un cas confirmé d’Ebola après une évacuation sanitaire« . C’est à la demande de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) que la France a accepté de prendre en charge cette personne, qui n’a pas la nationalité française, dans la soirée de samedi. Une décision prise en application d’accords internationaux. On ne sait pas s’il s’agit d’un homme ou d’une femme. Ce que l’on sait c’est que cette personne travaillait au Sierra Leone  »dans la lutte contre Ebola », et « a fait l’objet d’une évacuation sanitaire médicalisée et sécurisée par avion spécial. L’ensemble du circuit de prise en charge a été sécurisé, depuis le décollage de Freetown et le voyage en avion jusqu’à l’hospitalisation en isolement de haute sécurité en chambre dédiée à l’Hôpital d’Instruction des Armées Bégin (Saint-Mandé), où elle reçoit des soins médicaux attentifs » précise le communiqué. Marisol Touraine tient tout de même à rappeler qu’aucun cas de fièvre Ebola n’a été confirmé en France. Mi-septembre, une infirmière française contaminée par le virus lors d’une mission au Liberia avait été hospitalisée à l’hôpital Bégin avant de le quitter, guérie, début octobre. Il s’agissait du premier cas de fièvre Ebola sur le territoire. La ministre de la Santé note également que la France est « engagée » dans la prise en charge  »des personnels humanitaires mobilisés par les organisations non gouvernementales et les agences des Nations Unies pour combattre le virus dans les pays touchés« .  

 

Ebola : après le Mali, la Côte d’Ivoire

Ebola : après le Mali, la Côte d’Ivoire

 

On voit mal commente la Côte d’Ivoire pourrait être épargnée dans le mesure où c’est le pays où réside le plus grand nombre de migrants venus de toute l’Afrique de l’ouest. Pour l’instant l’OMS signale 10 000 cas en Afrique, une estimation tout à faiat approximative dans la mesure où on ne sait même pas estimer le nombre de victime du paludisme (autour de 700  000 décès par an) et dont certains symptômes sont comparables. Chaque pays tend auusi à minimiser le nombre de victime d’Ebola pour ne pas freiner la mobilité et le business sans parler de l’image du pays.  . Désormais, c’est dans deux nouveaux pays que le virus Ebola menace. Jeudi, le Mali a enregistré son premier cas. La Côte d’Ivoire, de son côté, est à la recherche d’un aide-soignant guinéen potentiellement infecté. . Au Mali, une fillette de deux ans a été testée positive au virus. « Un cas suspect – une fillette de deux ans venue de Kissidougou, en République de Guinée – s’est présenté » dans un hôpital de Kayes où des analyses ont été effectuées mercredi, a indiqué le ministère malien de la Santé. « Par ce résultat d’analyse en laboratoire, le Mali connaît à ce jour son premier cas importé de maladie à virus Ebola », continue le ministère. L’état de santé de la fillette s’améliore néanmoins, a précisé Bamako. « Les personnes qui ont eu un contact avec elle à Kayes ont été immédiatement identifiées et prises en charge selon les normes requises en la matière », donc placées en quarantaine, peut-on lire dans le communiqué. On ne sait pour l’instant pas si l’enfant malade est malienne ou guinéenne. Elle est « venue de la Guinée-Conakry. Elle était en compagnie de sa grand-mère » et son itinéraire « est connu de nos services », a simplement dévoilé le porte-parole du ministère de la Santé. Dans le pays voisin, la Cote d’Ivoire, on recherche un aide-soignant potentiellement infecté. Les autorités sanitaires ivoiriennes ont indiqué que l’homme serait entré clandestinement dans le pays. L’homme, qui réside dans l’un des principaux foyers de l’épidémie en Guinée, a « pris peur » après avoir appris qu’une « personne venue le voir dans son cabinet pour des soins était décédée », selon Daouda Coulibaly, le chef du service de surveillance épidémiologique de l’Institut national d’hygiène publique de Côte d’Ivoire. Un « dispositif » a été mis en place « pour qu’il puisse être retrouvé ». Les autorités sanitaires ont tenu à rassurer la population : l’homme n’est « pour l’instant (…) pas contagieux, mais il serait bon pour elle qu’elle soit mise en contact avec les services de santé ».

 

Ebola : contamination au Mali

Ebola : contamination  au Mali

 

Comme c’était prévisible le virus Ebola s’étend dans l’Afrique de l’ouest. La situation est loin d’être sous contrôle puisque 75% des contaminés décèdent ; encore s’agit-il des contaminés officiellement répertoriés or il est vraisemblable que la plupart des cas ne le sont pas comme c’est le cas avec le palu qui fait 700 000 morts en Afrique par an. Un premier cas de fièvre Ebola a été confirmé au Mali, a annoncé jeudi le ministre malien de la Santé, Ousmane Koné. Il a précisé à la télévision que la malade était une petite fille de deux ans de la région de Kayes, arrivée récemment de Guinée. Près de 5.000 personnes sont mortes après avoir contracté la maladie, selon le dernier bilan en date de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Liberia est le pays le plus affecté par la maladie avec 4.665 cas recensés et 2.705 morts, suivi par la Sierra Leone, 3.706 cas et 1.259 décès et la Guinée, berceau de l’épidémie, 1.540 cas et 904 morts.

 

Ebola : combien de morts ?

Ebola : combien de morts ?

 

L’OMS avoue maintenant qu’en fait elle n’en sait rien, elle indique 5000 morts recensés, en prévoit 15 000 mais reconnait que ce chiffre peut être multiplié par 2 ou 3.  En réalité, l’équipement sanitaire et social en Afrique empêche toute évaluation surtout avec la confusion qui peut exister entre le palu  dont on ne sait déjà pas recenser les victimes (700 000 morts par an en Afrique). et Ebola dont certains symptômes sons communs Près de 5.000 personnes sont mortes après avoir contracté le virus de la fièvre hémorragique Ebola, annonce l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dont le nouveau bilan fait état de près de 10.000 cas de contamination. L’OMS précise qu’à la date du 19 octobre 9.936 personnes ont été contaminées et 4.877 sont décédées, principalement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, pays les plus touchés par la maladie. L’organisation humanitaire ajoute que son estimation du nombre de victimes pourrait en fait être trois fois supérieure et atteindre près de 15.000 morts. L’OMS juge que les cas réels de contamination sont bien plus nombreux que ceux effectivement recensés. Ce facteur multiplicateur est de 1,5 en Guinée, 2 en Sierra Leone et 2,5 au Liberia avec un taux de mortalité de 70% en cas de contamination. Le Liberia est le pays le plus affecté par la maladie avec 4.665 cas recensés et 2.705 morts, suivi par la Sierra Leone, 3.706 cas et 1.259 décès et la Guinée, berceau de l’épidémie, 1.540 cas et 904 morts. L’OMS ajoute que les institutions médicales manquent cruellement de lits pour accueillir les malades dans ces pays et que l’aide sanitaire internationale demeure insuffisante.

 

Ebola : contrôle de température symbolique à Roissy

Ebola : contrôle de température symbolique à Roissy

A en croire le gouvernement, la France est armée pour lutter sur son territoire pour lutter contre le virus Ebola. D’ailleurs on  a décidé un contrôle de température à Roissy pour les voyageurs en provenance de Conakry. En fait un contrôle assez illusoire car nombre de passagers en provenance de Guinée ne passe pas par Roissy. Il faudrait à cet égard une politique européenne dans tous les aéroports. En outre le contrôle à l’arrivée n’est le plus pertinent, c’est au départ que devraient s’effectuer ces contrôles dans tous les aéroports d’Afrique de l’ouest.  Pour éviter la contamination dans d’autres zones géographiques. A noter surtout le caractère insuffisant de ces contrôles compte tenu du temps d’incubation. La durée d’incubation (le temps écoulé entre l’infection et l’apparition des symptômes notamment la température) varie de 2 à 21 jours mais elle est dans la plupart des cas de 4 à 9 jours. A compter de ce samedi matin, les 200 passagers du vol quotidien d’Air France en provenance de Conakry, en Guinée, seront contrôlés. Un contrôle pour vérifier qu’ils ne sont pas contaminés par le virus Ebola. La France devient ainsi le second pays, après la Grande-Bretagne jeudi, à tester les passagers à l’arrivée.  Ce contrôle se fait en deux étapes : d’abord, pendant leur trajet vers Paris, les voyageurs remplissent un questionnaire et laissent leurs coordonnées pour pouvoir être joint en cas de besoin. Ensuite, à la sortie de l’avion, au niveau de la passerelle, on prend leur température. « Une fois qu’on leur a pris la température frontale, on leur remet une fiche indiquant comment se comporter en cas de déclenchement de fièvre plus tard. Il ne faut pas qu’ils se rendent chez leur médecin traitant ou à l’hôpital. Il faut qu’ils restent chez eux confinés et qu’ils contactent le 15« , explique le docteur Philippe Bargain, chef du service médical d’urgence de Roissy. « Nous étions sur la passerelle en file indienne, des médecins prenaient notre température à distance. On est agréablement surpris, c’est allé très vite« , a rapporté Souhaib Bangoura, 35 ans, de retour de Guinée où il se trouvait pour des motifs professionnels.  Mais ces contrôles sont très insuffisants puisque tous les passagers qui arrivent d’un pays contaminés en empruntant des vols indirects passeront au travers des mailles du filet. C’est par exemple le cas du vol Conakry-Casablanca-Paris. D’ailleurs, l’Organisation Mondiale de la Santé n’encourage absolument pas ces contrôles à l’arrivée car ils sont compliqués à mettre en oeuvre et finalement assez inefficaces.  La solution préconisée par l’OMS est de renforcer les contrôles au départ des pays contaminés, de vérifier que ces contrôles sont effectués par du personnel bien formé et bien informé. A Conakry, des équipes de médecins français de la Croix Rouge vont épauler le travail des autorités guinéennes. Depuis le début de l’épidémie, plus de 70 personnes ont été refoulées à l’embarquement d’Air France au départ de Conakry.

 

Ebola : la mobilisation enfin ?

Ebola : la mobilisation enfin ?

 

Les grandes puissances semblent prendre conscience de l’ampleur du virus Ebola. En fait c’est une méconnaissance totale de l’Afrique, continent délaissé, qui a permis de sous estimer à ce point les dangers de l’épidémie. Il  était en effet inévitable que la contagion gagne du terrain en l’état des conditions sanitaires et sociales en Afrique, de même qu’il est inévitable que des voyageurs étrangers soient eux aussi contaminés. Les Etats-Unis et quatre puissances européennes, dont la France, ont appelé mercredi soir à une mobilisation accrue contre l’épidémie d’Ebola qui a fait près de 4.500 morts depuis le mois de mars. Alors qu’un deuxième cas de transmission sur le sol des Etats-Unis a été confirmé par le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Barack Obama, François Hollande, Angela Merkel, Matteo Renzi et David Cameron se sont entretenus de la situation lors d’une visioconférence qui a duré près d’une heure et quart. « L’essentiel de la discussion a porté sur l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest », indiquent les services du Premier ministre britannique dans un communiqué. « Les dirigeants sont convenus qu’il s’agissait de la plus grave urgence de santé publique internationale des dernières années et que la communauté internationale devait en faire bien plus et beaucoup plus vite pour stopper la progression de la maladie dans la région », ajoute Downing Street. Le sujet pourrait être de nouveau abordé ces prochains jours, lors du 10e sommet du Dialogue Asie-Europe (ASEM) qui s’ouvre ce jeudi à Milan puis lors du conseil européen de la semaine prochaine à Bruxelles. Les ministres de la Santé de l’Union européenne débattront dès ce jeudi à Bruxelles de l’opportunité d’imposer des contrôles dans les aéroports. Le dernier bilan en date de L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de 4.493 décès depuis le mois de mars pour un nombre total de 8.997 cas confirmés, probables ou suspects. Plus grave, l’OMS note que la situation au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, les trois pays les plus touchés, continue de se dégrader « avec une transmission étendue et persistante du virus ».

 

Ebola : bientôt 10 000 cas par semaine

Ebola : Bientôt 10 000 cas par semaine

Il est clair que les moyens ne sont pas à hauteur de l’enjeu et qu’on sous-estime les réalités socio-écconomiques africaines, voire même culturelles. Les chiffres de l’OMS sont déjà dramatiques mais complètement approximatifs tellement la confusion peut être grande entre le palu (déjà souvent non identifié et/ou non soigné) et Ebola.  C’est un constat dramatique qu’a dressé mardi un haut responsable des Nations Unies. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à l’épidémie, Anthony Banbury, chef de la mission chargée de coordonner la réponse d’urgence à Ebola (UNMEER), a été pour le moins pessimiste sur les perspectives d’Ebola. Selon ce spécialiste, le monde est en train de perdre la course contre le virus et il ne parvient pas à freiner l’épidémie mortelle. « Si Ebola gagne, nous, les peuples des Nations Unies, nous perdrons énormément », a-t-il déclaré. Soit nous arrêtons Ebola maintenant, soit nous devrons affronter une situation sans précédent et pour laquelle nous n’avons pas de plan ».   »Ebola a une longueur d’avance sur nous », a ainsi déploré Anthony Banbury. »Chaque jour qui passe voit le nombre de malades augmenter. Récemment l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait savoir que 5 000 à 10 000 nouveaux cas par semaine pourraient être enregistrés dès le mois de décembre en Afrique de l’Ouest, soit jusqu’à 1500 nouveaux cas par jour.

 

Ebola : 4.000 ou 10 000 décès ?

Ebola : 4.000 ou 10 000 décès ?

 

Si l’on se fie aux chiffre de l’OMS, il y aurait 4033 décès On peut douter du sérieux de ce chiffre. D’abord parce que l’OMS a toujours tendance à sous estimer le nombre de victimes ;  exemple pour le paludisme, LOMS avance e chiffre de 600 000 victimes par an alors qu’il y en a sans doute plus  du double ( essentiellement en Afrique). Seconde raison comment distinguer les victimes d’Ebola de celles du palu dans la mesure où certains symptômes sont identiques (fièvre notamment) ; Enfin en Afrique, nombre de malades ne consultent aucun personnel médical avant de mourir et l’évaluation quantitatives des causes des maladies est très aléatoire. En réalité on ne sait rien ou pas grand-chose ni sur le nombre de victimes actuelles encore moins sur ampleur à venir du phénomène. L’OMS prévoit 20 000 cas dans le monde mais ce pourrait être aussi bien 50  ou 100 000 voire davantage.  Selon un dernier bilan de l’OMS, il a 4.033 morts dus à la fièvre Ebola. Selon ce bilan, arrêté au 8 octobre, il y a eu au total 8.399 cas enregistrés dans 7 pays. Le précédent bilan, arrêté au 5 octobre, avait fait état de 8.033 cas, dont 3.865 décès. Les 7 pays affectés sont scindés en 2 groupes par l’OMS, le premier étant composé de la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, soit les 3 pays les plus touchés, et le 2ème par le Nigeria, le Sénégal, l’Espagne et les Etats-Unis. Dans le 1er groupe, le Liberia, pays le plus touché par l’épidémie, compte 4.076 cas, dont 2.316 décès. En Sierra-Leone, l’OMS a enregistré 2.950 cas et 930 décès. Enfin en Guinée, d’où est partie l’épidémie en décembre 2013, il y a 1.350 cas et 778 décès. Le personnel soignant continue à payer un lourd tribut dans ces pays avec 416 cas dont 233 morts. Dans le 2ème groupe, au Nigeria, le nombre de cas et de décès est resté inchangé avec respectivement 20 cas et 8 morts. Le dernier décompte de l’OMS fait état d’un décès aux Etats-Unis et un cas en Espagne. Le bilan reste inchangé au Sénégal avec 1 cas. En République démocratique du Congo, où sévit une épidémie Ebola distincte de celle qui frappe l’Afrique de l’Ouest, l’OMS a décompté 71 cas dont 43 décès, selon un bilan arrêté au 7 octobre.

 

Ebola des dizaines de milliers de morts ?

Ebola des dizaines de milliers de morts ?

 

Pour l’OMS la bataille est perdue pour deux raisons sans doute, d’abord la réaction infranationale n’est pas à la hauteur, l’Afrique noire intéresse moins qu’ailleurs, même pas du tout, y compris Obama. Ensuite parce qu’il est impossible de distinguer les victimes d’Ebola et du palu. En Afrique, la plupart du temps les malades ne consultent même pas un médecin, évidemment rarement des analyses ; Du coup  les gens meurent sans qu’on sache pourquoi .  Il faut auusi parlé de la désuétude complète des installations sanitaires hors des grandes villes et dans les banlieues. Commente détecter  les victimes d’Ebola, alors que le palu tue de l’ordre de 700 000 personnes en Afrique chaque année avec certains symptômes identiques.   »Six mois après son début, le monde est de train de perdre la bataille contre la plus grave épidémie d’Ebola de l’histoire », a déclaré mardi la présidente internationale de Médecins sans Frontières (MSF) Joanne Liu, qui a dénoncé l’inaction de la communauté internationale. « Le 8 août, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que cette épidémie représentait une ‘urgence de santé publique de portée mondiale’, mais ceci n’a pas donné lieu à une réponse significative », a-t-elle ajouté devant les Nations unies. « De fait, les Etats ont rallié une sorte de coalition mondiale de l’inaction. » La présidente internationale de MSF a appelé les pays disposant de ressources civiles et militaires spécialisées dans les catastrophes biologiques à les envoyer en Afrique de l’Ouest.  Dans la seule ville de Monrovia, la capitale du Liberia, ce sont 800 lits qui manquent tandis qu’en Sierra Leone, des corps hautement infectieux pourrissent dans la rue, a-t-elle dit. « L’horloge tourne et le virus Ebola est en train de gagner », a conclu le Dr Liu. « Le temps des réunions et de la planification est fini. Il est maintenant temps d’agir. » Depuis son apparition en février en Guinée forestière, cette souche du virus découvert pour la première fois en 1976 près de la rivière Ebola, dans l’actuelle République démocratique du Congo, a fait quelque 1.550 morts, selon l’OMS, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. A Chicago, le directeur du Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC), de retour d’une tournée dans la région, a dit s’attendre à une accélération du nombre de cas de contamination dans les deux prochaines semaines et a exhorté les Etats à agir au plus vite.   »Nous savons comment stopper Ebola », a déclaré le Dr Thomas Frieden. « Le défi est d’élever cette réponse aux niveaux massifs requis pour stopper cette épidémie. »

 

Ebola : l’épidémie s’étend au Congo

Ebola : l’épidémie s’étend au Congo

« Les résultats sont sortis positifs. Le virus Ebola est confirmé en RDC« , a déclaré dimanche le ministre congolais de la Santé, Félix Kabange Numbi, à propos des échantillons prélevés sur des personnes suspectées d’avoir contracté le virus Ebola. Des équipements de protection pour les équipes médicales du pays ont été envoyés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).  L’épidémie touche des civils, mais également des soignants, infirmiers ou spécialistes. Pour la première fois, un expert en épidémiologie de l’OMS a contracté le virus Ebola, a annoncé l’organisation. Il s’agit de la première victime du virus sur les 400 personnes déployées par l’organisation dans les pays touchés. Un infirmier volontaire britannique contaminé dans l’est de la Sierra Leone, épicentre de l’épidémie, a lui été rapatrié à bord d’un avion militaire en Grande-Bretagne et admis dimanche dans une unité d’isolement à l’hôpital londonien Royal Free. Faisant partie du personnel médical d’une ONG en Sierra Leone, il participait à « la surveillance, la recherche des contacts et l’enterrement des victimes d’Ebola« , a indiqué un porte-parole du ministère sierra-léonais de la Santé. Face à l’ampleur de l’épidémie, un comité d’experts réuni par l’OMS a jugé le 12 août « éthique » d’offrir des médicaments à l’efficacité et aux effets secondaires encore non mesurés « comme traitement potentiel ou à titre préventif ». Le sérum expérimental ZMapp est un des espoirs des équipes médicales. Jamais testé sur des humains, il a été injecté à deux volontaires médecins gravement malades, contaminés par le virus. Rapatriés aux Etats-Unis, Kent Brantly et Nancy Writebol sont sortis jeudi dernier de l’hôpital, guéris. Mais deux autres personnes ayant bénéficié du sérum sont décédées. Le prêtre espagnol rapatrié dans son pays et un médecin libérien sont morts après avoir reçu des injections de ce sérum d’anticorps. « [Le Dr Abraham Borbor] montrait des signes de progrès mais il a finalement rendu l’âme”, a annoncé lundi le ministre libérien de l’Information Lewis Brown. Deux autres praticiens soignés avec ce sérum, le ZMapp, « sont toujours sous traitement et il y a des signes d’espoir« , a indiqué le ministre. Le laboratoire qui produit le ZMapp a annoncé que les très faibles quantités disponibles du sérum sont épuisées. Un vaccin pourrait cependant être développé dès la mi-2015, les tests sur les animaux étant désormais terminés. Les premières expériences sur les humains devraient commencer en janvier prochain. Le Japon s’est dit prêt lundi à fournir un autre traitement expérimental  »si l’Organisation mondiale de la santé en fait la demande« . Mis au point par une entreprise nippone, ce produit a été homologué en mars dans le pays comme antiviral contre la grippe.  En tout, l’épidémie a fait au moins 1.427 morts, selon le dernier bilan de l’OMS arrêté au 20 août.

Ebola : en Espagne

Ebola : en Espagne

 

 

Une personne qui pourrait avoir contracté le virus d’Ebola, premier cas possible en Espagne après la mort du missionnaire espagnol rapatrié à Madrid le 7 août, a été placée en isolement dans un hôpital spécialisé à Alicante (ouest), ont annoncé ce samedi soir les autorités sanitaires. Des examens ont été menés sur le patient mais « nous n’aurons pas les résultats avant la semaine prochaine, peut-être lundi », a précisé à l’AFP une source hospitalière à Alicante. Le département de santé de la région de Valence affirme, dans un communiqué, avoir « activé de manière préventive le protocole prévu en cas de suspicion de présence du virus Ebola ». « Le patient est hospitalisé dans l’hôpital Saint Jean » à Alicante, « dans un état clinique stable, dans une zone isolée », selon le communiqué. Selon ces autorités sanitaires, « il s’agit d’un patient dont le cadre clinique et épidémiologique pourrait correspondre à cette maladie ». D’autres cas suspects ont été détectés en Espagne depuis le début de l’épidémie d’Ebola qui a fait plus de 1.100 morts ( chiffres très approximatifs) depuis le début de l’année, mais aucun n’a été confirmé dans le pays. Ce mercredi, plusieurs centaines de personnes ont rendu hommage aux victimes d’Ebola, lors des obsèques à Madrid du prêtre espagnol Miguel Pajares, premier mort européen de cette épidémie. Le missionnaire de 75 ans avait été rapatrié du Liberia à Madrid quelques jours auparavant et traité en vain avec un sérum américain expérimental qui semble avoir eu des résultats positifs sur deux Américains. Le corps du prêtre, qui avait contracté le virus au Liberia où il travaillait dans un hôpital religieux, a été incinéré sans autopsie et sa chambre désinfectée pour éviter toute propagation du virus à fort taux de mortalité et pour lequel il n’existe aucun vaccin. En cinq mois, l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui s’est déclarée en Afrique de l’Ouest, la plus grave depuis la découverte de la maladie en 1976, a fait 1.145 morts, selon le dernier bilan de l’OMS arrêté au 13 août : 380 en Guinée, 413 au Liberia, 348 en Sierra Leone et quatre au Nigeria. En Europe, les tests de dépistage du virus Ebola d’une détenue d’un centre de rétention écossais, qui était tombée malade et avait été transférée à l’hôpital, se sont révélés négatifs, ont annoncé samedi les services de santé publique.

 

Ebola : combien de victimes ?

Ebola : combien de  victimes ?

Les victimes du viraux Ebola sont impossibles à comptabiliser. On ne sait déjà pas compter la mortalité liée au paludisme (entre 700  000 et 1.2 millions de tués par an dont 80% en Afrique) ; la plupart du temps dans les villages, les petites villes, les quartiers pauvres on ne consulte même pas un médecin ou on ne peut pas se procurer de médicaments et les hôpitaux publics (quand ils existent)  sont sous équipés. L’Organisation mondiale de la santé et les ONG s’alarment donc d’un nombre de victimes d’Ebola « largement sous-évaluée » en Afrique de l’Ouest. D’après Médecins sans frontières, les moyens mis en place jusqu’à présent ne suffisent pas à faire face à l’ampleur de l’épidémie.  Officiellement, l’épidémie d’Ebola, la plus grave depuis l’apparition de cette fièvre hémorragique en 1976, a fait 1.145 morts : 380 en Guinée, 413 au Liberia, 348 en Sierra Leone et quatre au Nigeria. Mais ce chiffre reste une estimation car « le personnel présent dans les zones d’épidémie relève des preuves montrant que le nombre de cas rapportés et le nombre de morts ne reflètent pas l’ampleur de l’épidémie« , affirme l’Organisation mondiale de la santé dans un communiqué. Alors combien de victimes ? Impossible de le savoir précisément d’après Joanne Liu, directrice de Médecins sans frontières. « On sait que les cas sont sous-estimés mais on n’a pas le système en place pour faire une collecte de données complète dans chaque village. Sur place, les habitants nous disent : ‘il y a eu des morts dans la communauté cette nuit’. Mais, sans plus de précisions et sans moyens d’aller sur place, on ne peut pas comptabiliser ces victimes« . Pour se rendre compte de la situation, le docteur Joanne Liu est allé en Afrique de l’Ouest pendant dix jours. Elle raconte sur France Info.   Médecins sans frontières lance donc un appel à une coordination internationale renforcée sous la houlette de l’OMS. « Tous les gouvernements doivent se mobiliser. Il faut le faire maintenant si nous voulons contenir cette épidémie« , poursuite Joanne Liu. L’Organisation mondiale de la santé a également débloqué 75 millions d’euros pour tenter de mieux identifier les personnes et les zones touchées par l’épidémie. « Il s’agit de mettre en place des centres de traitements, d’avoir un système de surveillance pour identifier les foyers de transmission, d’envoyer du matériel de protection pour les travailleurs de la santé. Il faut aussi faire venir des experts« , détaille le porte-parole de l’institution internationale. L’Organisation mondiale de la santé assure également qu’elle « coordonne une augmentation massive de la réponse internationale« . A sa demande, le Programme alimentaire mondial de l’ONU va aider un million de personnes en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée pour empêcher une crise alimentaire en plus de la crise sanitaire.

 

Ebola : des chiffres très approximatifs

Ebola : des chiffres très approximatifs

Officiellement Le virus Ebola a franchi la barre des 1.000 morts dans l’Ouest de l’Afrique, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publié mardi matin. Cependant ce chiffre est très approximatif comme l’est celui concernant la principale cause de mortalité africaine  que constitue le paludisme. Pour le  paludisme les chiffres varient de 700  000 à 1,2 millions par an dont 80% de décès pour l’Afrique. En réalité, nombre de victimes africaines décèdent sans qu’on connaisse les causes ; Or le paludisme serait responsable de 80% des maladies en Afrique. Nombre de victimes décèdent chez elles sans même avoir consulté un médecin, d’autres dans des petits hôpitaux désuets  ou les patients  sont contraints de payer analyses, médicaments et autres fournitures. Du coup, beaucoup de malades évitent hôpital. Mais même dans ces hôpitaux faute d’analyse, on ne se sait pas toujours de quoi est mort un patient. Come Ebola présente certains symptômes comparable au paludisme ce chiffre de 100 avancé par l’OME est donc très approximatif et même fantaisiste car il est évident que les autorités locales ont intérêt à sous-estiment le nombre de victimes pour ne pas subir d’éventuels blocus. La semaine dernière, 52 nouveaux décès ont été enregistrés et 69 nouveaux cas recensés. Le Liberia, la Guinée, le Nigeria et la Sierre Leone sont actuellement les quatre pays touchés par l’épidémie. Depuis le début de l’année, 1.848 cas ont ainsi été dénombrés, et 54% des personnes infectées ont déjà été tuées par cette fièvre hémorragique. Lundi, huit agents de santé chinois ont été placés en quarantaine en Sierra Leone après avoir soigné des malades. Ces derniers jours, des patients présentant des symptômes proches de ceux d’Ebola ont été placés en quarantaine dans certains pays en Afrique comme en Europe et en Asie, mais les résultats des tests ont exclu la présence du virus, comme au Bénin et en Roumanie. L’analyse était toujours en cours lundi soir pour un Allemand en isolement au Rwanda. Le prêtre espagnol Miguel Pajares, âgé de 75 ans, qui travaillait dans un hôpital de Monrovia (Liberia) est mort mardi à Madrid, où il avait été rapatrié jeudi dernier. Un religieux ghanéen, qui travaillait au même endroit, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi. Il s’agit du troisième décès parmi le personnel de cet hôpital catholique. L’OMS, qui va recevoir cinq millions de dollars (3,7 millions d’euros) d’aide du Koweït, cherche à définir une position devant les appels pressants à utiliser des médicaments non autorisés pour tenter de sauver les malades. Lundi dans la soirée, le Liberia a annoncé avoir reçu de la part des Etats-Unis une promesse de lui livrer des échantillons du sérum expérimental utilisé pour deux Américains atteints de cette fièvre et qui a donné de bons résultats sur des singes. Le traitement, qui n’a jamais été testé sur l’homme avant l’épidémie, doit être apporté au Liberia par un émissaire du gouvernement américain dans le courant de la semaine. C’est à cette heure le principal motif d’espoir des organisations sanitaires.

 

Ebola : l’épidémie se développe au Nigeria et au Liberia

Ebola : l’épidémie se développe   au Nigeria et au Liberia

 

 

 

Comme c’était prévisible l’épidémie s’étend dans l’Afrique de l’Ouest ( il sera bien difficile de distinguer les victime habituelles du paludisme mortel -qui se chiffrent autour de 600 000 par an  en Afrique- du nombre de victimes du virus Ebola qui présente certains symptômes identiques°).  Ainsi   Le ministère de la Santé nigérian a confirmé un nouveau cas d’Ebola, portant à 10 le nombre de personnes touchées. De son côté, la Côte d’Ivoire a suspendu toutes ses liaisons aériennes avec les pays touchés, et le Liberia a mis en quarantaine une troisième province.  Malgré les mesures prises pour tenter de contenir le virus Ebola, l’épidémie continue sa progression au Nigeria, quatrième foyer dans l’ouest de l’Afrique et pays le plus peuplé du continent. Ce lundi, le ministre de la Santé nigérian a annoncé un nouveau cas à Lagos, portant à 10 personnes atteintes et deux décès. La nouvelle patiente est une infirmière qui avait été en contact avec le Libérien mort dans un hôpital de la ville le 25 juillet dernier. Le Liberia a, lui, annoncé ce lundi avoir mis en quarantaine une nouvelle province, celle de Lofa, dans le nord du pays. C’est la troisième province touchée par cette mesure, a déclaré la présidente Ellen Johnson Sirleaf. « La décision a été prise par la force opérationnelle (Task Force) de lutte contre Ebola. Ainsi, désormais, personne n’entrera de Lofa, personne n’en sortira. Nous voulons protéger les populations non encore affectées« , a-t-elle annoncé. De son côté, la Côte d’Ivoire a annoncé « la suspension jusqu’à nouvel ordre des vols d’Air Côte d’Ivoire à destination et en provenance des pays affectés par la maladie« . Le gouvernement ivoirien ajoute qu’il interdit  « aux autres compagnies de transporter des passagers en provenance » du Liberia, de la Guinée, du Nigeria ou de Sierra Leone.  Le Sénégal, voisin de la Guinée, était également en alerte ces dernières heures. Un patient qui présentait des symptômes de fièvre hémorragique a été placé en quarantaine dans le nord du pays. Finalement, les analyses se sont avérées négatives. Par ailleurs, un étudiant allemand est hospitalisé à Kigali, la capitale du Rwanda. D’après la ministre de la Santé, le jeune homme présente également les symptômes de la maladie après avoir passé plusieurs jours au Liberia.

 

Ebola : c’est quoi ?

Ebola : c’est quoi ?

Le virus Ebola déclaré urgence mondiale par les autorités qui ont largement fait preuve d’attentisme et qui minimisent sans doute encore une peu trop les risques d’épidémie en dehors de l’Afrique. « Cette épidémie est pourtant sans précédent, absolument pas sous contrôle et la situation ne fait qu’empirer » : le constat fait par Bart Janssens, directeur des opérations de l’organisation Médecins sans frontières (MSF), est alarmant. Dans une interview à la Libre Belgique, l’humanitaire a confirmé que l’épidémie s’étendait encore, avec « un réel risque de voir de nouveaux pays touchés ».    Le dernier bilan de l’OMS, au 23 juillet, totalisait 1.201 cas dont 672 mortels au Liberia et en Sierra Leone. L’épidémie s’est déclarée en Guinée en début d’année, avant de rapidement franchir les frontières. La semaine dernière, le Nigeria a annoncé le premier cas d’Ebola sur son sol, un Libérien ayant voyagé par avion de la capitale libérienne Monrovia à Lagos. Il est décédé le 25 juillet. Autre signe de la virulence de la fièvre, les équipes médicales payent un lourd tribu pour tenter de contenir sa propagation. Le docteur Omar Khan, l’un des principaux médecins en charge de l’épidémie en Sierra Leone, est mort du virus le 29 juillet, après avoir traité près de 100 patients dans le centre anti-Ebola qu’il dirigeait. Selon Reuters, plusieurs dizaines d’infirmiers et aides locaux auraient eux aussi succombé à la fièvre dans le pays. Au Liberia, deux médecins humanitaires américains travaillant pour l’ONG chrétienne Samaritan’s Purse ont été contaminés. L’un deux est dans un état grave selon un communiqué de l’organisation publié mardi. L’Ebola est l’une des formes de fièvres les plus mortelles jamais connues par la médecine moderne. Selon MSF, après une période d’incubation variable (de 2 à 21 jours), les premiers symptômes sont identiques à ceux des autres types de fièvres : faiblesse générale, maux de tête, douleurs musculaires, conjonctivite. S’en suit une deuxième phase, souvent fatale, de vomissements, diarrhées et parfois d’une éruption cutanée. En plus des insuffisances hépatiques, l’Ebola provoque des hémorragies internes et externes. Connu depuis longtemps, le virus présente toutefois différentes espèces, originellement recensées au Zaïre (l’actuelle République démocratique du Congo) dans les années 70-80. Depuis, l’Ouganda, le Soudan, la Côte d’Ivoire et enfin la Virginie, aux Etats-Unis, ont été touchés. Pour les chercheurs, le « réservoir naturel » du virus serait   »vraisemblablement” les chauves-souris d’Afrique centrale. Le type d’Ebola apparu en Guinée au début de l’épidémie actuelle viendrait du Congo, ce qui étonne les chercheurs, alarmés par le nombre de kilomètres parcourus par la maladie. Il n’existe aucun vaccin ni remède contre ce virus, qui se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques (dont les éternuements) ou les tissus des sujets infectés. En conséquence, l’OMS estime qu’Ebola est mortel de 25 à 90% des cas, les traitements n’étant efficaces que si le malade est pris en charge dans les premiers jours. Cependant, la fièvre peut mettre plus de deux semaines à se déclarer. Dans les centres anti-Ebola gérés par MSF, les personnes ayant touché un malade sont mises en quarantaine d’observation pendant 21 jours, avec prise de température quotidienne. Si elles n’ont pas développé de fièvre au 22ème jour, elles sont considérées comme non-atteintes. Mais certaines régions restent difficiles d’accès, principalement pour des raisons sécuritaires, et peuvent rapidement devenir de nouveaux foyers de contamination.

 

Ebola : décrétée urgence mondiale

Ebola : décrétée   urgence mondiale

Il aura fallu du temps pour que les autorités prennent la mesure du risque de santé au plan mondial surtout après les migrations de l’été. Le pire concerne évidemment l’Afrique mais d’autres continents seront nécessairement touchés du fait de la mobilité en particulier des touristes. L’épidémie de fièvre due au virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest est un événement exceptionnel et constitue désormais un risque mondial pour la santé publique, a déclaré vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La déclaration de l’urgence au niveau mondial a pour effet de relever le niveau de vigilance pour la transmission du virus. Les conséquences possibles d’une nouvelle propagation de l’épidémie, qui a fait près de 1.000 morts dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest, sont « particulièrement graves », compte tenu de la virulence d’Ebola, précise l’OMS. « Une réponse internationale coordonnée est considérée comme essentielle pour arrêter et faire reculer la propagation internationale d’Ebola », déclare l’OMS dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion de deux jours de son comité d’urgence. « L’épidémie va plus vite que ce que nous pouvons contrôler », a déclaré à la presse la directrice générale de l’OMS Margaret Chan lors d’une conférence téléphonique du siège de l’OMS à Genève. « La déclaration (…) va attirer l’attention des dirigeants de tous les pays au plus haut niveau. Cela ne peut être fait par les seuls ministères de la Santé », a-t-elle expliqué. L’OMS conseille à tous les Etats affectés par l’épidémie, à savoir la Guinée, le Liberia, le Nigeria et la Sierra Leone, de déclarer l’état d’urgence. L’OMS estime toutefois qu’il n’y a pas besoin d’édicter une interdiction générale concernant le commerce et les déplacements internationaux. L’épidémie d’Ebola, qui se transmet par contact direct entre humains via les sécrétions et fluides corporels, peut être stoppée, pour peu que les mesures adéquates soient prises, a estimé Keiji Fukuda, directeur général adjoint chargé de la sécurité sanitaire.

Virus Ebola : craintes mondiales

Virus Ebola : craintes mondiales

 

 

En dépit des paroles rassurantes des autorités, difficile de prévoir l’évolution du virus, d’abord en Afrique ensuite au plan mondial. Il faudra sans doute attendre la fin de le période des congés (et des migrations) pour se faire une idée. La Sierra Leone, elle,  a engagé l’armée dans la lutte contre Ebola, qui a fait près de 900 morts dans le pays, en Guinée et au Liberia, une épidémie dont les risques de propagation mondiale ont conduit British Airways à suspendre ses vols vers Monrovia et Freetown. Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé, au total 887 morts ont été décomptés sur 1.603 cas d’Ebola (confirmés, suspects ou probables) : 358 en Guinée, 255 au Liberia, 273 en Sierra Leone et un au Nigeria. Il s’agit de loin de la plus grave épidémie d’Ebola depuis la découverte du virus, il y a 38 ans. Deux Américains – un médecin et une missionnaire – ayant contracté le virus au Liberia, où ils luttaient contre l’épidémie au sein d’une ONG humanitaire, ont été rapatriés par avion sanitaire et admis dans des hôpitaux spécialement équipés à Atlanta, en Géorgie. Tous deux ont été traités avec un anticorps expérimental jamais testé auparavant sur des humains, qui semble, selon les médecins traitants cités par la chaîne américaine CNN, avoir eu un effet « miraculeux » en atténuant rapidement les symptômes.  De son côté, le ministère espagnol de la Défense a annoncé qu’il allait envoyer un avion militaire au Liberia pour rapatrier et traiter un missionnaire espagnol âgé de 75 ans ayant contracté le virus. Un homme était soigné mardi dans un hôpital de New York pour des symptômes semblables à ceux d’Ebola, mais le centre hospitalier estimait faible le risque qu’il s’agisse d’Ebola. L’Arabie saoudite a également mardi signalé un cas similaire: un de ses ressortissants de retour de Sierra Leone a été hospitalisé à Jeddah – et placé en quarantaine – pour des symptômes identiques. Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d’animaux infectés. La fièvre qu’il provoque se manifeste notamment par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité varie de 25 à 90%. Au Liberia, le prix des produits d’hygiène, essentiels à la lutte contre Ebola a explosé, de même que celui du poisson, qui pallie l’interdiction de la viande de brousse (singe, chauve-souris, etc.), incriminée dans la propagation.

 

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