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Changement d’heure : ça va encore durer

Changement d’heure : ça va encore durer

La suppression du changement d’heure avait été promis; le problème, c’est que les pays de l’union européenne ne sont pas d’accord entre vis-à-vis de cette éventualité. Du coup pour ne pas ajouter un différend supplémentaire aux oppositions sur de nombreux autres sujets, on a décidé de mettre la question sous le tapis.

La question ne sera même pas évoquée et la conséquence c’est que sans doute le rituel idiot du changement d’heure va se poursuivre «La directive soulève de très nombreux désaccords au sein du Conseil», explique l’un des porte-paroles de la France à Bruxelles . «Vu les différends sur ce sujet, je pense que personne ne veut ouvrir à nouveau cette boîte de Pandore.» Même sans la crise du Covid-19, le changement d’heure n’aurait donc pas été pour avril 2021.

Au vu du retard pris par les institutions européennes sur les propositions à débattre suite à la crise sanitaire, on peut envisager que la question ne reviendra pas sur la table avant 2022. Encore faudra-t-il qu’à ce moment, les membres de l’UE parviennent à accorder leurs violons – et à synchroniser leurs montres.

Entreprise: comment la faire durer

Entreprise:  comment la faire durer

Directeur du programme Entrepreneurs à HEC et professeur au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), Alain Bloch est l’auteur de deux études qui interrogent la pérennité des organisations : La Stratégie du propriétaire : enquête sur la résilience des entreprises familiales face à la crise​ (PLUS, 2012), et Les secrets de la résilience des entreprises centenaires (Harvard Business Review, 2015). (Interview l’Opinion

Comment expliquer la longévité d’entreprises parfois plus que centenaires ?

En moyenne, une entreprise vit quarante ans. La résilience des entreprises centenaires peut paraître spectaculaire, mais elle est en fait très pragmatique. Déjà, elles dépensent mieux. Un des dirigeants d’Air liquide expliquait qu’il voyageait toujours en classe éco pour des vols de moins de quatre heures. En plus de cette frugalité, elles sont capables d’innover tout en exploitant leurs compétences actuelles. Deux concepts habituellement antagonistes. Elles privilégient aussi la reconnaissance et le droit à l’erreur de leurs collaborateurs, et leurs dirigeants sont particulièrement stables. Nous avons montré, dans nos travaux, que ces entreprises, tout comme les entreprises familiales, performent davantage en période de crise. Mais ce n’est pas en traversant les crises que l’on devient pérenne. La pérennité va au-delà de la résilience. Il faut y ajouter la transmission d’une tradition, de valeurs, d’une culture. Ces éléments qui transcendent les générations et se transmettent de l’une à l’autre donnent sa substance aux organisations.

Quelle est la place des patrons dans ces entreprises qui leur survivent ?

Les dirigeants des entreprises centenaires sont de vrais meneurs d’hommes. Mais cette question en soulève une autre : quand une entreprise vit aussi longtemps, reste-elle la même, ou bien n’est-ce qu’une succession d’entreprises différentes ? Ma réponse est qu’elle reste la même, notamment grâce au chef d’entreprise. La résilience se construit à travers la narrative de l’entrepreneur. Son travail n’est pas tant d’exploiter un marché que de construire et donner du sens. L’entreprise finit par dépasser le dirigeant puisqu’il la bâtit pour qu’elle lui survive. Cette vision est faussée par les dérives de la « start-up nation » où le seul but est de construire pour revendre au plus offrant. La pérennité doit être l’objectif affiché et privilégié des organisations. La première mission d’une entreprise, son devoir, c’est de durer. Non de faire de la performance à court terme.

Le court terme reste cependant nécessaire pour réagir aux crises…

Oui. Il ne faut pas opposer les deux, mais les hiérarchiser, trouver un équilibre. Peugeot, entreprise centenaire et familiale a par exemple toujours priorisé la pérennité et une vision de long terme, en oubliant les facteurs de performance. Quitte parfois à en subir les conséquences à certains moments, quand certains concurrents avaient beaucoup délocalisé pour réduire leurs coûts. Quant aux entreprises cotées en Bourse, on le sait, c’est la dictature du court terme qui domine. D’ailleurs, le discours que certains groupes tiennent autour de la « raison d’être » n’a aucune valeur si on ne sort pas de cette logique court-termiste. La loi Pacte, plutôt que de se centrer sur l’objet social, aurait dû privilégier la pérennité. J’ai milité, aux côtés de Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, pour que cette notion soit inscrite dans la loi. Cela aurait corrigé les dégâts engendrés par le prix Nobel Milton Friedman lorsqu’il assénait que la seule responsabilité de l’entreprise était celle d’assurer le profit.

Avenir industrie automobile française : une crise qui va durer 10 ans

Avenir industrie automobile française : une crise qui va durer 10 ans

 

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

 

Plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

 

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

 

États-Unis : la crise va durer

États-Unis : la crise va durer

La croissance américaine comme la France avec une chute de croissance autour de 6 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année. C’est le bilan du président de la banque fédérale américaine qui prévoit des séquelles de la crise du Corona virus. Les finances des ménages et des entreprises aux Etats-Unis pourraient souffrir de “fragilités persistantes” après le choc économique provoqué par la pandémie de coronavirus, explique la Réserve fédérale dans son rapport au Congrès vendredi.

Certes la situation est loin d’être figée, elle a tendance à s’améliorer mais certainement pas au rythme espéré. Le problème fondamental c’est qu’il faut  de commandes suffisantes( investissement des entreprises ou des ménage; la variable d’ajustement sera comme d’habitude l’emploi. Une situation globale de l’emploi qui va peser forcément sur le niveau du pouvoir d’achat et par conséquence sur la demande. On ne redressera pas l’économie américaine ( européenne ou française en quelques mois voire quelques années. Après un tel choc économique, financier mais aussi social).

Selon ces projections, le taux de chômage devrait encore atteindre 6,5% fin 2021 et 5,5% fin 2022, soit deux points de pourcentage au-dessus de son niveau de fin 2019, un écart qui représente plusieurs millions de chômeurs.

“La crise sanitaire en cours va peser lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme et crée des risques considérables pour les perspectives économiques à moyen terme”, explique la Fed dans son communiqué de politique monétaire.

Son président, Jerome Powell, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que “des millions de personnes” pourraient rester au chômage même une fois la reprise solidement engagée.

“Le travail de la Fed touche des communautés, des familles et des entreprises dans tout le pays”, a-t-il ajouté. “Nous sommes déterminés à utiliser tous les instruments à notre disposition (…) pour faire en sorte que la reprise soit aussi solide que possible.”

“C’est un long chemin. Il prendra du temps”, a-t-il souligné.

Pour la banque centrale, cette perspective justifie de maintenir l’objectif de taux des fonds fédéraux (“fed funds”), le principal instrument de sa politique monétaire, à son niveau actuel proche de zéro jusqu’en 2022 au moins.

Les responsables de la banque centrale ont aussi promis de maintenir les achats d’obligations sur les marchés au moins à leur niveau actuel, soit environ 80 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et 40 milliards pour les prêts immobiliers titrisés.

Cet engagement montre que la Fed commence à dessiner une stratégie de long terme pour accompagner la reprise économique, qui devrait se traduire en 2021 par un rebond de 5,0% du PIB. Un chiffre évidemment tout à fait approximatif surtout destiné à rassurer les acteurs économiques. Comment en effet affirmer qu’il faudra plusieurs années pour redresser l’économie et dans le même temps prévoir que le rebond de 2021 sera pratiquement suffisant pour retrouver la situation antérieure à la crise sanitaire

Malgré l’ampleur de la récession en cours, la Fed n’a pas modifié ses projections à plus long terme en matière de plein emploi, de croissance tendancielle et de niveau du taux des “Fed funds”, ce qui laisse entendre que l’économie ne souffrira pas de séquelles durables de la crise.

Le dollar est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis trois mois face à un panier de devises de référence (-0,50%) et l’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar pour la première fois depuis le 10 mars. De quoi importer de l’inflation dans le pays n’a pas besoin

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans chutait de près de neuf points de base à 0,7411%.

“Les signaux envoyés par la Fed sont globalement conformes aux attentes”, commente Jon Hill, stratège taux de BMO Capital Markets. “Elle reconnaît que le chômage sera élevé, que l’inflation sera basse et qu’elle maintiendra des taux d’intérêt très bas pendant au moins deux ans.”

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers.

Ces mesures ont eu pour effet une envolée de la taille de son bilan, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars.

 

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

 

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

 

Plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

 

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

 

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

Avenir filière automobile française : une crise qui va durer 10 ans

 

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

 

Plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

 

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

Gouvernement : « dire qu’on ne sait pas tout ne peut pas durer très longtemps»

Gouvernement : « dire qu’on ne sait pas tout ne peut pas durer très longtemps»

Denis Pingaud, président du cabinet Balises, conseil en stratégie et communication, analyse pour l’Opinion la stratégie du gouvernement, qui admet volontiers son ignorance face à la crise du coronavirus. 

Depuis plusieurs jours, les ministres répondent sans hésiter « Je ne sais pas » aux questions qui leur sont posées. Faut-il y voir une forme de lucidité, de prudence ou un aveu d’impuissance face à la crise ?

La communication n’a d’efficacité que dans l’authenticité. Un émetteur peut parfaitement transmettre le message « je ne sais pas » sans que, nécessairement, le récepteur y voit une dérobade. Le problème de fond, c’est que la communication n’est pas simplement affaire de message mais surtout de relation. Autrement dit, pour que le message soit entendu et compris, tout dépend du contexte d’écoute et d’attention du récepteur.

L’opinion est-elle prête à admettre, dans un tel contexte de crise, que ceux qui nous dirigent ne savent pas ?

En matière de communication, l’opinion est toujours plus mature que ne le croient les politiques. Elle perçoit vite ce qui relève de postures ou de figures. Elle comprend que les politiques ne soient pas omniscients mais elle attend d’eux qu’ils exercent leur responsabilité : se donner les moyens de savoir – et non pas affirmer tout et son contraire – pour être en mesure d’agir dans l’intérêt public.

Est-ce pertinent d’occuper l’espace médiatique si c’est pour dire qu’on ne sait pas ? Cela ne peut-il pas être perçu comme du bavardage ?

Tout dépend du contexte et du moment du récit médiatique. Dire « je ne sais pas tout » au début d’une crise inédite ne discrédite pas l’émetteur. Justifier par « je ne sais pas tout » la lenteur des décisions et des solutions, après plusieurs semaines, est moins admissible par le récepteur.

La conférence de presse d’Edouard Philippe dimanche dernier a-t-elle été à cet égard contre-productive ?

Elle était un peu à contretemps. A partir du moment où le choix est fait de donner une échéance au confinement, alors la conférence de presse devait être consacrée aux solutions concrètes. Prendre la parole sans apporter toujours les réponses aux questions posées, c’est donner des verges pour se faire fouetter. Cela crée vite un sentiment de déception et confirme l’impression de flottement. Le traitement du sujet des masques et des tests a paru toujours aussi flou. Et, après l’extinction de la polémique sur le confinement maintenu des personnes âgées par le Président lui-même, le Premier ministre n’a guère éclairé l’opinion sur la réouverture programmée des écoles. Sur ce sujet, la communication « pragmatique » du ministre de l’Education pallie le défaut d’une communication plus globale et cohérente sur les protocoles du déconfinement.

Prendre la parole sans apporter toujours les réponses aux questions posées, c’est donner des verges pour se faire fouetter. Cela crée vite un sentiment de déception et confirme l’impression de flottement

N’est-ce pas une manière de réparer les ratés de la communication gouvernementale, lorsque les ministres brandissaient des certitudes, comme la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, sur l’inutilité du port du masque par exemple ?

La soudaine humilité de l’exécutif depuis plusieurs jours, Président compris, s’explique avant tout par les errements d’analyse et de solutions qui se sont manifestés face à une situation, il est vrai, complexe. Les vérités assénées d’hier, notamment sur les masques et les tests, sont désormais perçues au mieux comme des approximations, au pire comme des mensonges, ce qui explique le niveau de défiance particulièrement élevé en France par rapport au reste de l’Europe.

L’aspect totalement évolutif est le caractère inédit de cette crise. La vérité d’aujourd’hui ne sera pas celle de demain…

En l’occurrence, on n’est pas seul au monde. Beaucoup de pays ont fait l’expérience de cette crise et l’on voit bien qu’il y a des inégalités de gestion de la crise qui ne s’explique pas que par des incertitudes scientifiques mais par le déploiement des moyens nécessaires pour faire face. Quand on ne sait pas, le mieux c’est de se donner tous les moyens de précautions possibles. Or, nous ne sommes pas en capacité de le faire. C’est quand même incroyable que chacun chez soi fabrique des masques de fortune alors que c’est l’un des moyens de faire face à la transmission du virus.

Le fait de ne pas savoir peut-il jouer en faveur d’un gouvernement longtemps jugé arrogant, qui ferait aujourd’hui preuve d’humilité ?

L’authenticité, ce n’est pas simplement donner le sentiment de dire le vrai. Il n’y a pas de vérité absolue. Tout dépend de la relation entre l’émetteur et le récepteur. Depuis le début de la crise, on a eu le sentiment que le gouvernement ne savait pas tout mais qu’il faisait semblant de savoir. Il dit désormais qu’il ne sait pas tout. Il reconnaît ainsi qu’il a pu dérailler en communication et ce n’est pas rassurant.

L’ignorance assumée de l’exécutif peut-elle contribuer à entretenir un climat de suspicion à son endroit ?

Soit vous avez confiance et vous jugez sa réponse authentique et respectable, soit vous percevez cela comme le fait qu’il y a quelque chose à cacher. D’autant que cela intervient après une séquence pas très heureuse. Le fait d’avoir asséné des choses approximatives, voire fausses ne fait que nourrir le sentiment qu’il y a un loup, voire qu’on nous ment, et même, pour certains, qu’il y a un complot derrière. L’humilité après les certitudes, c’est à double tranchant. L’important, en réalité, c’est l’histoire que l’on raconte dans la durée. L’opinion ne juge pas à l’instant T. Elle adhère, ou pas, à un récit qui doit être crédible et engageant.

Admettre son ignorance est-il un fait nouveau dans la communication politique ?

Non. Quand des politiques, par exemple, sont confrontés à des actes de terrorisme, ils sont bien obligés de reconnaître, parfois, qu’ils en ignorent les auteurs ou même les mobiles. Mais il est vrai que les politiques ont le plus souvent une conception directive de la communication. Celle-ci consiste à « expliquer », donc à asséner une vérité, de manière plus ou moins pédagogique. Elle ignore la plupart du temps le niveau et la capacité d’écoute des interlocuteurs, qui sont pourtant les leviers essentiels de la bonne transmission d’un message.

N’y avait-il pas jusqu’alors pour le politique un péché d’orgueil à refuser d’admettre son incapacité à répondre à la question posée ?

C’est toujours compliqué puisque le politique est mandaté pour apporter des réponses aux questions soulevées. Le vrai problème dans cette crise, c’est que le politique donne le sentiment de beaucoup s’abriter derrière l’avis des scientifiques, lesquels ne savent manifestement pas tout. Et parfois même les laisse empiéter sur son domaine, comme lorsque Jean-François Delfraissy [président du comité scientifique, N.D.L.R.] défend, devant la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale, le maintien du confinement pour 18 millions de personnes. Le rôle du politique est d’arbitrer au mieux des injonctions parfois contradictoires.

Coronavirus: confinement prolongé et ça va durer

Coronavirus: confinement prolongé et ça va durer

 

Avec la propagation du virus dans le monde entier et les éléments de réflexion qu’on peut en tirer, la stratégie du confinement va durer encore pendant des semaines voire des mois. Pour ne pas offusquer  l’opinion publique, le gouvernement s’abritant derrière son conseil scientifique a décidé de prolonger le confinement jusqu’à début mai. Le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, sur  BFMTV a déclaré « (Le confinement) est quelque chose d’exceptionnel, mais qui va encore durer dans le temps, plusieurs semaines », a-t-il expliqué.  »Je pense qu’il vaut mieux le dire d’emblée maintenant. Il est trop tôt pour prévoir une date de sortie. Ca nous mène probablement jusqu’à début mai, je n’irai pas plus loin sur la précision parce que nous ne l’avons pas. »Jean-François Delfraissy appelle à « marteler » un seul message, « indépendamment de la réflexion sur le post-confinement »: « Actuellement, c’est le confinement qui est l’élément majeur » pour lutter contre le virus. L’idée d’un idée d’un des confinement général assez rapidement paraît s’éloigner de plus en plus.

En effet plusieurs milieux scientifiques pensent que la gestion du Coronavirus pourra s’étendre sur au moins 18 mois voire deux à trois ans avec des mouvements de yo-yo concernant le nombre d’infectés graves mais sur une tendance baissière.  Une période qui va profondément modifier l’environnement économique et social. D’ores et déjà on peut s’attendre à une baisse du commerce international d’au moins 30 % d’après les experts. Au-delà, des chaînes de valeur internationale pourraient être remplacées par d’autres chaînes davantage locales surtout pour les produits essentiels. La croissance sera durement affectée de 10 à 20 % selon les pays en Europe. Cet écroulement de l’activité va engendrer une cascade de défaillances et une montée du chômage pouvant atteindre 20 %. Une véritable catastrophe économique et sociale à laquelle les pouvoirs publics sont aussi peu préparés que vis-à-vis de la crise sanitaire. On parle par exemple de plan de soutien à l’économie de l’ordre de 50 milliards quand il en faudrait 1000 ! Comme la crise sanitaire, la crise économique sera traitée sans doute de manière trop tardive et trop contradictoire. Raison supplémentaire pour tenter de poser des maintenant les éléments de cette problématique qui va bouleverser nos sociétés.

 

 

Confinement « ça durer » ! changement de discours de Philippe

Confinement « ça  durer » ! changement de discours de Philippe

 

 

De manière fort inopportune, le Premier ministre s’était étendu un peu trop longuement sur d’éventuelles conditions de  déconfinement alors que la priorité est toujours au confinement. Résultat ce week-end, certains en ont profité pour prendre des libertés avec les consignes barrière. Des propos inadaptés du Premier ministre qui ont été critiqués par les milieux scientifiques. Du coup aujourd’hui, le Premier ministre revient à la priorité du confinement. Il ajoute avec toujours la même flou : ça va durer !  “Aujourd’hui, l’heure est au confinement” et il “va durer”, a déclaré mardi le Premier ministre français.  

Programmé pour l’instant jusqu’au 15 avril, la période obligeant les Français à rester chez eux pour lutter contre l’épidémie de coronavirus qui a fait près de 9.000 morts dans le pays est entrée dans sa quatrième semaine. Le déconfinement, “ça n’est pas pour demain”, a dit Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.“Aujourd’hui, l’impératif c’est de faire en sorte que le confinement fonctionne, que le virus circule suffisamment lentement pour que le nombre de cas sévères qui justifie l’admission dans les services de réanimation ne soit pas supérieur à la capacité globale de notre système hospitalier”, a poursuivi le chef du gouvernement.

“Aujourd’hui, c’est l’heure du confinement et l’heure du confinement va durer et c’est tout à fait difficile à supporter pour beaucoup de Français, j’en ai tout à fait conscience mais c’est indispensable”, a insisté le Premier ministre

Les questions liées au déconfinement “demain ou après-demain sont compliquées, parce que, pour beaucoup d’entre elles, elles tiennent à des éléments, des réponses dont nous ne disposons pas encore”, a-t-il encore expliqué. “C’est la raison pour laquelle nous nous préparons. Se préparer, ça ne veut pas dire que c’est prêt. C’est travailler techniquement, scientifiquement, logistiquement pour être prêt le moment venu.”

Interrogé la semaine dernière dans le cadre d’une mission d’information de l’Assemblée nationale, Edouard Philippe avait dit que la levée des mesures de confinement se ferait sans doute de façon graduelle et pas “en une fois, partout et pour tout le monde.”

Il avait évoqué l’hypothèse d’un déconfinement régionalisé, sujet à une politique de tests, éventuellement en fonction de classes d’âge.

Coronavirus: la pandémie pourrait durer deux ans (L’institut Robert-Koch)

Coronavirus: la pandémie pourrait durer deux ans (L’institut Robert-Koch)

 

 

 

En Allemagne, où les propos sont moins alambiqués qu’en France où on alterne à la fois discours trop rassurants et discours de panique, on reconnaît officiellement que la crise sanitaire en cours pourrait s’étaler sur deux ans. En France le discours est toujours ambigu et contradictoire. On affirme par exemple qu’après la période de confinement d’une quinzaine de jours éventuellement prolongée, la crise pourrait être surmontée vers le mois de mai. Le Premier ministre qui n’est pas à une bourde près a même indiqué qu’on pourrait alors envisager le deuxième tour des municipales ! Il faudra probablement environ deux ans pour que s’arrête la pandémie de coronavirus, a déclaré cependant mardi le président de l’institut Robert-Koch, l’autorité fédérale de la santé en Allemagne, en soulignant que la durée de cette crise sanitaire dépendrait en grande partie de la rapidité d’élaboration d’un vaccin.

Lothar Wieler estime qu’au bout du compte, environ 60% à 70% de la population mondiale aura été contaminée, guérie et immunisée contre la maladie. A ses yeux, il est toutefois impossible de dire combien de temps cela prendra.

“Notre hypothèse de travail est que cela prendra environ deux ans” a-t-il dit au cours d’une conférence de presse.“Nous ne savons pas encore à quoi ressemblera le taux de mortalité à la fin”, a-t-il ajouté.

Sans les mesures destinées à imposer des distances entre les personnes annoncées lundi par la chancelière Angela Merkel, l’Allemagne pourrait être confrontée à des millions de cas de contamination, a déclaré Lothar Wieler.

“Nous voulons éviter cela”, a-t-il dit, ajoutant que l’institut Robert-Koch avait porté le niveau de risque en Allemagne à “élevé”.

Il a en outre estimé que les hôpitaux devaient au moins doubler leurs capacités en soins intensifs car un cas sur cinq est grave.

Coronavirus : ça va durer sans doute des mois ( Macron)

Coronavirus : ça va durer sans doute des mois ( Macron)

 

D’une certaine manière, Macron a pris un peu à contre-pied les autorités politiques et même sanitaires qui jusque-là pratiquaient  une valse hésitation entre transparence et attentisme. Témoin par exemple les assurances douteuses sur le contrôle de la situation et aussi le flou concernant la question des rassemblements. De ce point de vue, Macron opère une rupture en déclarant nettement que la crise du Corona virus pourrait durer des semaines et sans doute des mois. En clair vraisemblablement jusqu’à l’été.

 

Une déclaration qui implique par contre de prendre des mesures à la hauteur tant sur le plan sanitaire que sur le plan économique. Il ne suffit pas en effet d’affirmer qu’ils sont prêts faut-il encore le démontrer. Exemple cette curieuse mesure de contingentement des masques de protection.

 

La déclaration de Macron est nette mais il faudra que le gouvernement et les différentes autorités mettent les moyens en cohérence avec l’enjeu d’un bouleversement considérable sur le plan sanitaire et économique. Il faudrait notamment être beaucoup plus clair sur la question des regroupements voire  des mesures de confinement pour les zones très touchées. Jusque-là les autorités ont fait preuve d’une grande complaisance même d’une grande faiblesse surtout ce qui pouvait entraver la mobilité sans doute pour ne pas nuire au business. On peut comprendre qu’on soit inquiet évidemment des conséquences économiques en particulier concernant le tourisme. On comprend bien moins qu’on est autorisé certaine manifestations sportives où la promiscuité est de rigueur. Certes compte tenu de l’ampleur du phénomène, la gestion est complexe. Il ne s’agit pas de créer la panique mais de gérer une situation fluctuante dans la plus grande transparence par exemple comme en Grande-Bretagne en envisageant au sommet de la crise 20 % de travailleurs pourraient être condamnés à rester chez eux. D’où des maintenant des mesures de soutien économique et social qui devront s’imposer pour limiter les dégâts. Les déclarations d’intention ne suffiront pas. « Nous continuerons de faire bloc, c’est ce que nous devons à notre pays », a poursuivi le chef de l’État, en adressant une pensée aux quatre personnes décédées après avoir été infectées par le virus.

« Nous sommes rentrés dans une phase qui va durer des semaines et même sans doute des mois » et « il est indispensable d’avoir la clarté, la résilience, le sang-froid et la détermination pour freiner d’abord l’épidémie, ce que nous sommes en train de faire, puis lutter contre celle-ci ».

Le feuilleton du Brexit : ça va encore durer, des mois et des années

Le feuilleton du Brexit : ça  va encore durer, des mois et des années

De nombreuses incertitudes pèsent encore sur le Brexit. Il y a trois ans que le feuilleton a commencé et il pourrait durer au moins autant ? D’abord il faut que l’accord passé avec Johnson soit voté  à la chambre des Communes. L’UE a été assez habile pour donner son feu vert rapidement  pour faire porter le chapeau au Royaume-Uni en cas de refus des Communes. De toute façon,  cet accord est assez semblable à celui conclu avec Theresa May (repoussé plusieurs fois par les Communes) sauf sur les tarifs douaniers de l’Irlande du nord. Mais cette disposition est floue et surtout difficile à contrôler. De toute manière, l’accord est provisoire, il y aura de fait un report du Brexit pour redéfinir les nouvelles relations commerciales entre le RU et l’UE. D’ici là, des élections seront intervenues au Royaume –Uni et pourraient nécessiter de nouveaux délais ; D’ici là aussi les britanniques pourront constater les dégâts du Brexit et peut être revenir sur le principe même du Brexit. Bref, il faut s’attendre encore à des mois et des années d’incertitudes ; justement ce que détestent les investisseurs.

Brexit : le feuilleton va encore durer, des mois et des années

Brexit : le feuilleton va encore durer, des mois et des années

De nombreuses incertitudes pèsent encore sur le Brexit. Il yva trois ans que le feuilleton a commencé et il pourrait durer au moins autant ? D’abord il faut que l’accord passé avec Johnson soit voté  à la chambre des Communes. L’UE a été assez habile pour donner son feu vert rapidement  pour faire porter le chapeau au Royaume-Uni en cas de refus des Communes. De toute façon cet accord est assez semblable à celui conclu avec Theresa May (repoussé plusieurs fois par les communes) sauf sur les tarifs douaniers de l’Irlande du nord. Mais cette disposition est floue et surtout difficile à contrôler. De toute manière l’accord est provisoire, il y aura de fait un report du Brexit pour redéfinir les nouvelles relations commerciales entre le RU et l’UE. D’ici là, des élections seront intervenues eu Royaume –Uni et pourraient nécessiter de nouveaux délais ; D’ici là aussi les britanniques pourront constater les dégâts du Brexit et peut être revenir sur le principe même du Brexit. Bref il faut s’attendre encore à des mois et des années d’incertitudes ; justement ce que détestent les investisseurs.  L’incertitude demeure quant à son approbation à la Chambre des communes.

“Quand la volonté est là, un accord est possible. Nous en avons un !”, s’est félicité le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sur Twitter, saluant “un accord juste et équilibré pour l’UE et le Royaume-Uni” et recommandant son approbation par le Conseil européen réuni à Bruxelles pour deux jours.

Parlant d’un “excellent nouvel accord”, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a de son côté souhaité une ratification lors d’une séance parlementaire exceptionnelle samedi afin de pouvoir “passer à d’autres priorités telles que le coût de la vie, le système de santé, les crimes violents et notre environnement”.

La marge de manœuvre du locataire du 10 Downing Street s’annonce toutefois très étroite et l’équation compliquée. Trois cent-vingt voix sont en effet nécessaires pour que le texte soit ratifié aux Communes, qui ont rejeté par trois fois un précédent accord conclu en novembre 2018.

“S’il ne parvient pas à faire passer l’accord ce week-end, Johnson tentera probablement de parvenir à un ‘no deal’, bien que le Parlement ait rendu cela difficile légalement, ravivant ainsi la volatilité et le risque de baisse de la livre”, commente Jim Leaviss, responsable de l’équipe obligataire chez M&G.

Les investisseurs se disent certainement que ce feuilleton est interminable du Brexit et qu’il est  loin d’être terminé.

Brexit : le feuilleton va durer encore longtemps

Brexit : le feuilleton va durer encore longtemps

Théoriquement la mise en œuvre du Brexit a été repoussée en octobre pour  laisser le temps à la Grande-Bretagne de déterminer sa position pour négocier la rupture. En l’état de la situation politique, il est probable que ce délai sera encore trop court pour permettre non seulement de mettre en œuvre la rupture mais surtout pour définir la nature des nouvelles relations commerciales. Certes pour des motifs politiques les ultras Brexiters menacent d’une rupture brutale sans paiement de la moindre indemnité à l’Europe. Mais cette position vise surtout à conforter leurs postures électorales. Une fois pouvoir ces Brexiters purs et durs seront confrontés aux dures réalités des énormes chamboulements qui résulteraient d’une absence de partenariat économique avec l’union européenne. Notons que la situation politique est tellement instable en Grande-Bretagne qu’elle nécessitera sans doute un retour aux urnes des parlementaires. Une hypothèse qui encouragera encore le report de la date du Brexit. Pour parler clair ce n’est pas demain que la Grande-Bretagne aura effectivement quitté l’union européenne. Dans un an, dans deux ans, dans cinq ans voir jamais ; au sein de l’union européenne on se prépare en attendant à accepter tous les délais qu’on voudra pour éviter une rupture certes fatale à la Grande-Bretagne mais aussi à l’union économique “En définitive, personne ne veut être vu comme celui qui débranchera la prise”, a déclaré cette source, selon des propos rapportés par le journal britannique. La plupart des Etats membres de l’UE, écrit The Times, sont disposés à repousser une nouvelle fois la date du divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, malgré que la majorité des candidats à la succession de Theresa May ont dit vouloir quitter le bloc au 31 octobre prochain, avec ou sans accord.

Brexit : Un nouveau report…qui peut durer longtemps !

Brexit : Un nouveau  report…qui peut  durer longtemps !

 

 

Enfoncé dans ses contradictions, le Royaume-Uni pourrait bien pratiquer la fuite en avant en demandant finalement un report du Brexit  qui pourrait durer longtemps. En effet la véritable question est de savoir si le Royaume-Uni veut ou non rester dans l’union européenne. Or cette question n’est pas tranchée et la seule hypothèse possible set de renvoyer le débat à plus tard en demandant une prolongation de la date de départ. Bref de reporter le débat à plus tard éventuellement après des élections législatives voire un nouveau référendum. On voit mal l’union européenne refuser ce nouveau délai car dans la conjoncture de faible croissance le départ du Royaume-Uni porterait préjudice aux deux partenaires dans des proportions qu’il est difficile d’appréhender tellement les économies sont impliquées. Ce préjudice pourrait même anéantir toute perspective de croissance pour l’année en cours. Par ailleurs il serait peut-être sage d’attendre les résultats des élections européennes qui vont sans doute consacrer une montée des souverainismes et un recadrage respectif du rôle de l’union européenne et des Etats. En attendant, le Parlement britannique et même sa Première ministre dit tout et le contraire. Plus exactement le Royaume uni ne sait pas ce qu’il veut, ce qu’il peut et où il va. “J’ai toujours clairement dit que sur le long terme, nous pourrions transformer en succès un Brexit sans accord. Mais nous retirer dans le cadre d’un accord est la meilleure solution”, a dit Theresa May à la télévision.“Aussi aurons-nous besoin d’une nouvelle extension de l’Article 50 (un nouveau report de la date de départ), qui soit aussi brève que possible, et qui prendra fin lorsque nous entérinerons l’accord”, a-t-elle continué.“Aujourd’hui, je prends une initiative pour sortir de l’impasse: je propose de discuter avec le chef de l’opposition pour tenter de nous accorder sur un plan – auquel nous nous tiendrons l’un et l’autre – pour faire en sorte que nous quittions l’Union européenne et que cela se fasse dans le cadre d’un accord». UN tel, plan, a-t-elle souligné, sera conditionné à une acceptation de l’Accord de retrait, qui a été négocié avec les 27 autres membres de l’UE, lesquels ont dit et répété que la négociation sur l’accord proprement dit ne pourrait être rouverte.“Ce sur quoi nous devons nous concentrer, c’est notre relation future avec l’UE”, a dit Theresa May. Premier à réagir à l’étranger aux déclarations de Theresa May, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé à la patience avec le Royaume-Uni. De toute façon l’union économique n’a pas d’autres attitudes à adopter. Il ne peut qu’attendre ou alors mettre à la porte le Royaume-Uni ce qui est évidemment inenvisageable. Pour autant l’union économique n’exclut pour l’instant aucun scénario. “Même si, après cette journée, nous ignorons quelle sera l’issue, restons patients”, a-t-il écrit sur Twitter. En France, le président de la république se montre plus radical ce qui diplomatiquement n’est pas forcément très heureux. Macron risque de se faire un nouvel ennemi en Europe où déjà il n’en manque pas. “Il revient au Royaume-Uni de présenter un plan alternatif crédible soutenu par une majorité d’ici au 10 avril pour l’éviter”, a-t-il ajouté. “Si le Royaume-Uni n’est pas capable, près de trois ans après le référendum, de proposer une solution qui réunit une majorité, il aura de facto choisi de lui-même de sortir sans accord, nous ne pouvons pas éviter l’échec à sa place.”

Brexit: demande de report…qui peut durer longtemps !

Brexit: demande de  report…qui peut  durer longtemps !

 

 

 

Enfoncé dans ses contradictions, le Royaume-Uni pourrait bien pratiquer la fuite en avant en demandant finalement un report du Brexit  qui pourrait durer longtemps. En effet la véritable question est de savoir si le Royaume-Uni veut ou non rester dans l’union européenne. Or cette question n’est pas tranchée et la seule hypothèse possible set de renvoyer le débat à plus tard en demandant une prolongation de la date de départ. Bref de reporter le débat à plus tard éventuellement après des élections législatives voire un nouveau référendum. On voit mal l’union européenne refuser ce nouveau délai car dans la conjoncture de faible croissance le départ du Royaume-Uni porterait préjudice aux deux partenaires dans des proportions qu’il est difficile d’appréhender tellement les économies sont impliquées. Ce préjudice pourrait même anéantir toute perspective de croissance pour l’année en cours. Par ailleurs il serait peut-être sage d’attendre les résultats des élections européennes qui vont sans doute consacrer une montée des souverainismes et un recadrage respectif du rôle de l’union européenne et des Etats. En attendant, le Parlement britannique et même sa Première ministre dit tout et le contraire. Plus exactement le Royaume uni ne sait pas ce qu’il veut, ce qu’il peut et où il va. “J’ai toujours clairement dit que sur le long terme, nous pourrions transformer en succès un Brexit sans accord. Mais nous retirer dans le cadre d’un accord est la meilleure solution”, a dit Theresa May à la télévision.“Aussi aurons-nous besoin d’une nouvelle extension de l’Article 50 (un nouveau report de la date de départ), qui soit aussi brève que possible, et qui prendra fin lorsque nous entérinerons l’accord”, a-t-elle continué.“Aujourd’hui, je prends une initiative pour sortir de l’impasse: je propose de discuter avec le chef de l’opposition pour tenter de nous accorder sur un plan – auquel nous nous tiendrons l’un et l’autre – pour faire en sorte que nous quittions l’Union européenne et que cela se fasse dans le cadre d’un accord». UN tel, plan, a-t-elle souligné, sera conditionné à une acceptation de l’Accord de retrait, qui a été négocié avec les 27 autres membres de l’UE, lesquels ont dit et répété que la négociation sur l’accord proprement dit ne pourrait être rouverte.“Ce sur quoi nous devons nous concentrer, c’est notre relation future avec l’UE”, a dit Theresa May. Premier à réagir à l’étranger aux déclarations de Theresa May, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé à la patience avec le Royaume-Uni. De toute façon l’union économique n’a pas d’autres attitudes à adopter. Il ne peut qu’attendre ou alors mettre à la porte le Royaume-Uni ce qui est évidemment inenvisageable. Pour autant l’union économique n’exclut pour l’instant aucun scénario. “Même si, après cette journée, nous ignorons quelle sera l’issue, restons patients”, a-t-il écrit sur Twitter. En France, le président de la république se montre plus radical ce qui diplomatiquement n’est pas forcément très heureux. Macron risque de se faire un nouvel ennemi en Europe où déjà il n’en manque pas. “Il revient au Royaume-Uni de présenter un plan alternatif crédible soutenu par une majorité d’ici au 10 avril pour l’éviter”, a-t-il ajouté. “Si le Royaume-Uni n’est pas capable, près de trois ans après le référendum, de proposer une solution qui réunit une majorité, il aura de facto choisi de lui-même de sortir sans accord, nous ne pouvons pas éviter l’échec à sa place.”

Négociations Corée-Etats Unis : çà va durer un moment

 Négociations Corée-Etats Unis : çà va durer un moment

 

 

 

La Corée du nord estime déjà que les discussions avec les Etats –Unis ne sont pas satisfaisantes faisant douter de leur aboutissement ; ces discussions risquent d’être longues compte tenu du contentieux historique mais surtout d les personnalités très fantasques des chefs d’Etat coréen et américain. Il y aura sans doute des mouvements de yo-yo dans ce processus de négociation qui exigera sans doute des mois et des mois pour être finalisées.   A l’occasion de sa troisième visite à Pyongyang, le chef de la diplomatie américaine a tenté de définir les modalités du démantèlement du programme nucléaire nord-coréen, qu’il s’agisse du calendrier des opérations ou de la liste détaillée des installations concernées. Mais, selon les propos d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle KCNA, les résultats des pourparlers avec la délégation américaine sont “très préoccupants”, la Corée du Nord accusant Washington d’insister sur une dénucléarisation, complète, vérifiable et irréversible (DCVI) unilatérale. “Nous étions partis du principe que la partie américaine allait venir avec une idée constructive, en pensant que nous pourrions en tirer quelque chose en retour”, a dit le porte-parole.

SNCF : le conflit va durer (Laurent Berger, CFDT)

SNCF : le conflit va durer (Laurent Berger, CFDT)

Contrairement à Air France (la CFDT recommande la reprise du travail), Laurent berger adopte une  ligne dure sur la SNCF. En cause, le fait qu’il ne constate aucune réelle ouverture de négociation. Cependant il a ouvert la porte sur les objectifs qui pourraient faire l’objet d’un compromis à savoir la dette, le financement des investissements et les garanties de la convection collective remplaçant le statut des cheminots. De fait le taux moyen des grévistes diminue mais la mobilisation reste pratiquement intacte chez les conducteurs avec toujours autour de 60% de grévistes, ce qui compte tenu des situations de repos et congés représente environ 80%. La grève tient donc même si le soutien populaire s’affaisse légèrement. Berger critique evidemmenet l’absence de négociation mais tout autant la volonté du gouvernemenet d’humilier les cheminots. “L’issue du conflit, c’est d’abord les trains qui circulent normalement mais c’est aussi que les cheminots ne se sentent pas humiliés”, a-t-il ajouté. Il a critiqué ceux qui avaient “fait croire” que les cheminots étaient “ultra-privilégiés” alors que “la moitié d’entre eux sont payés 1,3 fois le smic». Edouard Philippe a proposé mardi aux syndicats de la SNCF menant le mouvement de grève – CGT, l’Unsa, Sud et la CFDT – de les rencontrer le 7 mai, un rendez-vous qu’ils réclamaient, excédés par la tournure de la concertation avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Pour la CFDT, ce rendez-vous est “extrêmement important” car le gouvernement doit y préciser quel “financement (…) du système ferroviaire il propose”, que ce soit la reprise de la dette – 47 milliards d’euros pour la seule SNCF – ou encore des investissements. Le syndicat attend également des garanties dans la future convention collective remplaçant le statut des cheminots. Près de six Français sur dix (59%) jugent que la grève des cheminots n’est pas justifiée et 62% d’entre eux souhaitent que le gouvernement aille jusqu’au bout dans ce dossier, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.

Brexit : ça va durer !

Brexit : ça va durer !

 

Comme c’était prévisible les suites du brexit risquant e de s’étaler sur des années. En cause,  la complexité des négociations avec Bruxelles, aussi le refus du Royaume-Uni à payer la facture avant d’avoir négocié de nouvelles relations commerciales. Des relations commerciales qu’il faudra négocier non seulement avec l’union européenne mais aussi avec toutes les autres zones mondiales. Du coup les Britanniques semblent souhaiter une assez longue période de transition. Comme le pense nombre d’experts cette transition pourrait bien durer 5 ou 10 ans Les Britanniques « ne souhaitent pas une rupture brutale du jour au lendemain. Il faut donc qu’il y ait une période pendant laquelle nous évoluerons progressivement de la situation actuelle à une nouvelle relation de long terme« , a affirmé le ministre des Finances sur la radio BBC 4. »Ce processus devra être terminé au moment des prochaines élections législatives (britanniques, ndlr) qui se tiendront en juin 2022. Cela représente donc une période maximale de trois ans » à partir de la concrétisation du Brexit, qui doit avoir lieu en mars 2019, a ajouté M. Hammond. Au début de cette transition, les dispositions régissant les liens entre l’UE et le Royaume-Uni pourraient être « très similaires » à ce qu’elles sont actuellement. Elles devraient ensuite « progresser régulièrement » pour établir les normes de la relation future qui sera fondée sur « un nouveau traité ». Quant aux citoyens européens, ils « seront toujours autorisés » à se rendre outre-Manche mais devront « s’enregistrer auprès des autorités« . « Ainsi nous saurons qui entre et qui quitte le territoire« , a-t-il dit.

 

Un Brexit qui va durer des années

Un Brexit qui va durer des années

Les récentes élections britanniques vont encore complexifier la négociation relative au brexit. Des négociations qui pourraient même être repoussées de deux ans tellement il sera difficile à Teresa May d’obtenir un mandat clair d’une majorité difficilement trouvable. De toute manière dans le meilleur des cas les négociations vont s’étaler sur quatre à cinq ans comme le soutient d’ailleurs Pascal Lamy l’ancien directeur de l’OMC. Elle pourrait même durer une dizaine d’années car il faudra que le Royaume uni renégocie tous les accords commerciaux. Il faut aussi prendre en compte les divergences au sein même de l’union économique. Officiellement les membres de cette union affichent un front commun. Cependant il est connu que Merkel est depuis longtemps pour un break site mou tandis que les Français sont davantage pour un brexit dur et rapide. Au bout du compte l’affaire pourrait s’étaler sur une dizaine d’années et épuiser même les négociateurs qui pourraient alors convenir d’un statut pour le Royaume-Uni très proche de l’actuel.  C’est une hypothèse car personne les deux parties ont beaucoup à perdre dans un brexit dur. Ce que pense aussi  Jean Pisani ferry, conseiller économique de Macron.  Jean Pisani-Ferry, a déclaré lundi sur la BBC que personne n’avait « intérêt à un Brexit dur. Nous devons construire une nouvelle relation. Il y a des intérêts des deux côtés, il y a une négociation à mener, il y a un intérêt commun à conserver la prospérité » des deux côtés de la Manche, a expliqué en anglais Jean Pisani-Ferry interrogé sur la BBC Radio 4.  Jean Pisani-Ferry, qui a dirigé le programme d’En Marche!, la formation politique créée par Emmanuel Macron, a été interrogé sur une quelconque volonté du président élu français de punir le Royaume-Uni pour oser quitter l’UE. « Punir certainement pas », a répondu son conseiller, ajoutant que le président n’en constituerait pas moins un « partenaire difficile et exigeant » lors des négociations.    »Nous avons des intérêts divergents (entre Britanniques et les autres, ndlr) sur certains aspects de la négociation, donc il y aura des discussions difficiles », a-t-il  prévenu. Mais il a aussi jugé qu’ »en tant qu’adultes des deux côtés, nous parviendrons à gérer la négociation de sortie et à construire une relation nouvelle ».

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