Archive pour le Tag 'durer'

Italie : probable gouvernement d’extrême droite mais pas fait pour durer

Italie : improbable gouvernement d’extrême droite mais pas fait pour durer

 

 

L’union des partis d’extrême droite devrait déboucher sur une majorité parlementaire. Le seul problème c’est que les orientations particulièrement démagogiques risquent non seulement de rendre très précaire ce gouvernement mais aussi de provoquer des soubresauts financiers au plan européen.
L’Italie propose en effet d’augmenter encore son endettement pourtant déjà un record de 150 % du pib. En dépit de l’euroscepticisme de l’extrême droite, le futur gouvernement des droites radicales demande une aide de 200 milliards pour relancer l’économie italienne.

Un scénario qui préoccupe au plus haut point les marchés et Bruxelles, qui redoutent des remous dus au discours eurosceptique qu’entretiennent les trois partis qui vont former un gouvernement de coalition et l’envolée du coût de l’énorme dette du pays. Plusieurs heures seront nécessaires avant d’obtenir un décompte précis des sièges remportés compte tenu du mode de scrutin mixte, combinant scrutin majoritaire et scrutin proportionnel.

 Lalliance, formée par Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni, la Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia de Silvio Berlusconi ,est arrivée en tête des élections législatives et devrait disposer d’une majorité parlementaire. Ces trois partis auraient raflé entre 41% et 45% des voix selon la Rai. Suffisamment pour obtenir une majorité.

Parmi ces trois partis, c’est  le celui de Giorgia Meloni qui sort en tête en récoltant entre 22,5% et 26,5% des suffrages, suivi de La Ligue entre 8,5% et 12,5%, puis de Forza Italia (le parti conservateur de Silvio Berlusconi) entre 5 et 9%.

Le bloc de centre-gauche constitué autour du Parti démocrate obtiendrait pour sa part entre 25,5 et 29,5%, le Mouvement Cinq étoiles (populiste) devant se contenter de 13,5 à 17,5%, en chute par rapport à son score historique de plus de 30% en 2018.

Cette coalition sera donc être en mesure de pouvoir proposer le Premier ministre qui succédera à Mario Draghi. Vu les résultats du parti post-fasciste Fratelli d’Italia (FdI), c’est sa cheffe, Giorgia Meloni, 45 ans, qui devrait être nommée diriger le gouvernement de ce pays fondateur de l’Europe communautaire.

Si les promesses sont tenues on devrait assister un fort dérapage des dépenses publiques qui pourraient menacer les équilibres financiers en Italie mais aussi l’Euro

Les inquiétudes sur un relâchement dans la mise en œuvre des réformes et un dérapage de la dette publique après les élections ont déjà amené les agences de notation Standard & Poor’s et Moody’s à dégrader la perspective liée à la note de solvabilité du pays.

Mais il est probable que ce gouvernement rallye difficultés à tenir seulement une année compte tenu des perspectives de fuite en avant financière. Une habitude en Italie où les gouvernements succèdent aux  gouvernements et peut parfois vivre sans. Un sauveur succède à un autre sauveur pour finalement chuter lui aussi !

Suppression des sanctions pour les très petits excès de vitesse

Suppression des sanctions pour les très petits excès de vitesse

Une mesure qui s’inscrit évidemment dans un contexte de préparation des élections législatives mais qui prend aussi en compte les réalités. Et cela d’autant plus que les techniques pour déceler des excès de vitesse de moins de 5 km/h par rapport à la norme sont assez approximatives à  ce degré de précision. Le gouvernement envisage de ne plus retirer de points au permis de conduire pour les dépassements inférieurs à 5 km/h au dessus de la vitesse autorisée. A quelques semaines des législatives, la réflexion est en cours au sein du ministère de l’Intérieur. En 2020, sur les 12,5 millions de contraventions envoyées pour excès de vitesse, 58 % entraient dans cette catégorie. Ceci étant , il y a des priorités sans doute des mesures plus urgentes en matière de sécurité routière comme la de l’usage de produits de dopants ou aux l’utilisation du téléphone au volant.

 

 

Economie- L’inflation « temporaire » qui va durer pour Christine Lagarde (BCE) !

Economie- L’inflation « temporaire » qui va durer pour  Christine Lagarde (BCE) !

 

 

Il aura fallu des mois et des mois pour que la Banque centrale européenne convienne que l’inflation dite temporaire allait en fait se prolonger longtemps. Les institutions officielles européennes et françaises ont pendant longtemps soutenu que l’inflation se tasserait en deuxième partie de 2022 et en 2023. C’est à peu près l’inverse qui va se produire et pas seulement pour les questions conjoncturelles évoquées.

La plupart des experts complaisants ont en effet expliqué que l’inflation nettement réapparue provenait d’un de choc de la croissance. En réalité, il n’y a pas eu vraiment de choc de croissance mais simplement un phénomène de rattrapage de sorte que la plupart des pays en ce début 2022 retrouve leur niveau d’activité de 2019. On a volontairement ou non oublier de prendre en compte des données structurelles caractérisées par une modification des processus de production et de distribution.

Certaines de ces modifications seront durables, elles sont même souhaitables mais à court et moyen terme vont générer des coûts supplémentaires alimentant l’inflation. Il y a surtout aussi l’énorme problème  la dette générée pendant la crise sanitaire.. Or on a déversé des montagnes de liquidités, sorte de fausse monnaie, qu’on va amortir comme souvent par l’inflation .

Alors que la hausse des prix dans la zone euro a pulvérisé son record en février, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a donc  prévenu que la hausse « pourrait durer un certain temps ». Surtout, le niveau des prix ne devrait pas revenir à ce qu’il était avant le début de l’offensive russe en Ukraine, ni avant la pandémie de Covid-19. Pour faire face, les banques centrales doivent désormais ajuster leur politique monétaire.Les taux d’intérêt vont grimper

 « Nous sommes de plus en plus convaincus que la dynamique de l’inflation à moyen terme ne reviendra pas au schéma que nous avons connu avant la pandémie », quand l’indicateur restait durablement sous l’objectif de 2% visé par la BCE, a déclaré Christine Lagarde.

L’institution monétaire vient de relever ses prévisions d’inflation pour 2022 à 5,1% en zone euro. La hausse des prix a atteint 5,8% sur un an en février, poussée par la flambée des prix d’énergie et les goulots d’étranglement dans les chaînes logistiques. Un niveau record depuis que l’office européen des statistiques la mesure en 1997.

La BCE doit « gérer un choc qui, à court terme, pousse l’inflation au-dessus de notre cible et réduit la croissance », a prévenu la présidente de la BCE. La prévision de croissance en zone euro a été revue à la baisse la semaine dernière, à 3,7% pour 2022, en raison des répercussions du conflit armé en Ukraine sur l’activité mondiale.

En France, l’inflation existante est « attisée » par la guerre en Ukraine d’après l’Insee. Elle a atteint 3,6% en février (soit une hausse de 0,8 point sur ce seul mois), un niveau plus vu depuis 2008. Cela vient confirmer les dernières estimations de la Banque de France qui annonçait dimanche 13 mars entre 3,7 et 4,4 % d’inflation pour 2022 en France. Plus de doute : alors que la guerre en Ukraine fait rage et que la Chine se reconfine, promettant de perturber encore notre économie mondiale, l’inflation est partie pour durer.

 

L’Insee prévoit par ailleurs qu’elle dépassera les 4% en mars, puis tournera autour de 4,5% durant le deuxième trimestre, tirée par les prix de l’énergie, des matières premières et alimentaires. Ces prévisions reposent toutefois sur l’hypothèse d’un prix du baril de pétrole à 125 dollars, soit son niveau atteint au tout début du mois de mars, mais qui a reculé depuis, précise l’Insee.

 

Economie: L’inflation temporaire va durer pour Christine Lagarde (BCE) !

Economie: L’inflation temporaire va durer pour  Christine Lagarde (BCE) !

 

 

Il aura fallu des mois et des mois pour que la Banque centrale européenne convienne que l’inflation dite temporaire allait en fait se prolonger longtemps. Les institutions officielles européennes et françaises ont pendant longtemps soutenu que l’inflation se tasserait en deuxième partie de 2022 et en 2023. C’est à peu près l’inverse qui va se produire et pas seulement pour les questions conjoncturelles évoquées.

La plupart des experts complaisants ont en effet expliqué que l’inflation nettement réapparue provenait d’un de choc de la croissance. En réalité, il n’y a pas eu vraiment de choc de croissance mais simplement un phénomène de rattrapage de sorte que la plupart des pays en ce début 2022 retrouve leur niveau d’activité de 2019. On a volontairement ou non oublier de prendre en compte des données structurelles caractérisées par une modification des processus de production et de distribution.

Certaines de ces modifications seront durables, elles sont même souhaitables mais à court et moyen terme vont générer des coûts supplémentaires alimentant l’inflation. Il y a surtout aussi l’énorme problème  la dette générée pendant la crise sanitaire.. Or on a déversé des montagnes de liquidités, sorte de fausse monnaie, qu’on va amortir comme souvent par l’inflation .

Alors que la hausse des prix dans la zone euro a pulvérisé son record en février, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a donc  prévenu que la hausse « pourrait durer un certain temps ». Surtout, le niveau des prix ne devrait pas revenir à ce qu’il était avant le début de l’offensive russe en Ukraine, ni avant la pandémie de Covid-19. Pour faire face, les banques centrales doivent désormais ajuster leur politique monétaire.Les taux d’intérêt vont grimper

 « Nous sommes de plus en plus convaincus que la dynamique de l’inflation à moyen terme ne reviendra pas au schéma que nous avons connu avant la pandémie », quand l’indicateur restait durablement sous l’objectif de 2% visé par la BCE, a déclaré Christine Lagarde.

L’institution monétaire vient de relever ses prévisions d’inflation pour 2022 à 5,1% en zone euro. La hausse des prix a atteint 5,8% sur un an en février, poussée par la flambée des prix d’énergie et les goulots d’étranglement dans les chaînes logistiques. Un niveau record depuis que l’office européen des statistiques la mesure en 1997.

La BCE doit « gérer un choc qui, à court terme, pousse l’inflation au-dessus de notre cible et réduit la croissance », a prévenu la présidente de la BCE. La prévision de croissance en zone euro a été revue à la baisse la semaine dernière, à 3,7% pour 2022, en raison des répercussions du conflit armé en Ukraine sur l’activité mondiale.

En France, l’inflation existante est « attisée » par la guerre en Ukraine d’après l’Insee. Elle a atteint 3,6% en février (soit une hausse de 0,8 point sur ce seul mois), un niveau plus vu depuis 2008. Cela vient confirmer les dernières estimations de la Banque de France qui annonçait dimanche 13 mars entre 3,7 et 4,4 % d’inflation pour 2022 en France. Plus de doute : alors que la guerre en Ukraine fait rage et que la Chine se reconfine, promettant de perturber encore notre économie mondiale, l’inflation est partie pour durer.

 

L’Insee prévoit par ailleurs qu’elle dépassera les 4% en mars, puis tournera autour de 4,5% durant le deuxième trimestre, tirée par les prix de l’énergie, des matières premières et alimentaires. Ces prévisions reposent toutefois sur l’hypothèse d’un prix du baril de pétrole à 125 dollars, soit son niveau atteint au tout début du mois de mars, mais qui a reculé depuis, précise l’Insee.

 

L’inflation temporaire va durer pour Christine Lagarde (BCE) !

L’inflation temporaire va durer pour  Christine Lagarde (BCE) !

 

 

Il aura fallu des mois et des mois pour que la Banque centrale européenne convienne que l’inflation dite temporaire allait en fait se prolonger longtemps. Les institutions officielles européennes et françaises ont pendant longtemps soutenu que l’inflation se tasserait en deuxième partie de 2022 et en 2023. C’est à peu près l’inverse qui va se produire et pas seulement pour les questions conjoncturelles évoquées.

La plupart des experts complaisants ont en effet expliqué que l’inflation nettement réapparue provenait d’un de choc de la croissance. En réalité, il n’y a pas eu vraiment de choc de croissance mais simplement un phénomène de rattrapage de sorte que la plupart des pays en ce début 2022 retrouve leur niveau d’activité de 2019. On a volontairement ou non oublier de prendre en compte des données structurelles caractérisées par une modification des processus de production et de distribution.

Certaines de ces modifications seront durables, elles sont même souhaitables mais à court et moyen terme vont générer des coûts supplémentaires alimentant l’inflation. Il y a surtout aussi l’énorme problème  la dette générée pendant la crise sanitaire.. Or on a déversé des montagnes de liquidités, sorte de fausse monnaie, qu’on va amortir comme souvent par l’inflation .

Alors que la hausse des prix dans la zone euro a pulvérisé son record en février, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a donc  prévenu que la hausse « pourrait durer un certain temps ». Surtout, le niveau des prix ne devrait pas revenir à ce qu’il était avant le début de l’offensive russe en Ukraine, ni avant la pandémie de Covid-19. Pour faire face, les banques centrales doivent désormais ajuster leur politique monétaire.Les taux d’intérêt vont grimper

 « Nous sommes de plus en plus convaincus que la dynamique de l’inflation à moyen terme ne reviendra pas au schéma que nous avons connu avant la pandémie », quand l’indicateur restait durablement sous l’objectif de 2% visé par la BCE, a déclaré Christine Lagarde.

L’institution monétaire vient de relever ses prévisions d’inflation pour 2022 à 5,1% en zone euro. La hausse des prix a atteint 5,8% sur un an en février, poussée par la flambée des prix d’énergie et les goulots d’étranglement dans les chaînes logistiques. Un niveau record depuis que l’office européen des statistiques la mesure en 1997.

La BCE doit « gérer un choc qui, à court terme, pousse l’inflation au-dessus de notre cible et réduit la croissance », a prévenu la présidente de la BCE. La prévision de croissance en zone euro a été revue à la baisse la semaine dernière, à 3,7% pour 2022, en raison des répercussions du conflit armé en Ukraine sur l’activité mondiale.

En France, l’inflation existante est « attisée » par la guerre en Ukraine d’après l’Insee. Elle a atteint 3,6% en février (soit une hausse de 0,8 point sur ce seul mois), un niveau plus vu depuis 2008. Cela vient confirmer les dernières estimations de la Banque de France qui annonçait dimanche 13 mars entre 3,7 et 4,4 % d’inflation pour 2022 en France. Plus de doute : alors que la guerre en Ukraine fait rage et que la Chine se reconfine, promettant de perturber encore notre économie mondiale, l’inflation est partie pour durer.

 

L’Insee prévoit par ailleurs qu’elle dépassera les 4% en mars, puis tournera autour de 4,5% durant le deuxième trimestre, tirée par les prix de l’énergie, des matières premières et alimentaires. Ces prévisions reposent toutefois sur l’hypothèse d’un prix du baril de pétrole à 125 dollars, soit son niveau atteint au tout début du mois de mars, mais qui a reculé depuis, précise l’Insee.

 

Le drame va durer jusqu’à la chute de Poutine

Le drame va durer jusqu’à la chute de Poutine

 Les relations entre la Russie et l’Ukraine s’inscrivent dans le temps long. L’invasion militaire est un drame intérieur pour les Russes qui durera tant que le gouvernement de Vladimir Poutine n’aura pas été renversé par les Russes eux-mêmes. Par Didier Julienne, Président de Commodities & Resources (*).

 

Les sanctions contre l’invasion de l’Ukraine qui frappent l’économie russe affectent les ressources naturelles : acier (la Russie est le deuxième exportateur d’acier vers l’Europe, derrière la Turquie mais devant l’Ukraine et ses aciéries du Donbass…), nickel, platinoïdes, aluminium, titane, magnésium, zinc, gaz, pétrole, engrais, blé, etc.

Ce blocus nous affecte. Notre logistique sera moins bien huilée et nous connaissons déjà une inflation des prix de ces matières premières. Mais un rééquilibrage est en court, elles ne se dirigeront plus vers l’ouest, mais seront réorientées vers l’Orient avec la Chine comme premier bénéficiaire. Néanmoins, ces sanctions affaibliront la Russie, sans pour autant la faire disparaître.

Ici, c’est un autre acteur qui sera à l’œuvre.

En écrivant ces lignes 48 heures après le début de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, et après avoir travaillé pendant plusieurs années chez le leader minier russe de classe mondiale, Norilsk Nickel, voici quelques éléments de la réalité.

Cette invasion ne correspond pas du tout aux idées des managers russes avec lesquels j’ai travaillé. Ils considéraient le Vladimir Poutine de ses premiers mandats des années 2000 comme une sorte de Général de Gaulle slave parce qu’il avait redonné de la fierté au pays, reconstruit ses finances, réorganisé son industrie, relancé la croissance économique et rendu leur dignité aux Russes après l’effondrement de l’URSS puis l’épisode Eltsine.

Mais, comme la jeunesse russe, qui n’a connu que l’ère Poutine, cette élite du secteur privé a petit à petit divorcé du Kremlin et de sa politique intérieure résumée en 2007 par  « la verticale du pouvoir » économique autour des ressources naturelles et « la verticale du pouvoir » morale autour de la dévotion.

Ils se sont détachés de leurs dirigeants et du chef d’État, un homme qui n’aime pas les surprises, mais qui aime surprendre.

Ils considèrent l’invasion de l’Ukraine, qui ne mettra jamais au pas les  plus de 40 millions d’Ukrainiens, comme un danger et un drame slave intérieur aussi important qu’un risque pour l’Europe.

Pour eux, qui n’étaient pas nécessairement favorables aux avancées de l’OTAN, Kiev avait tous les avantages d’une capitale slave, libre et européenne. Elle était perçue comme une potentielle terre d’asile culturelle, parce c’était le cœur historique de la nation slave, le centre de l’histoire de la Russie et qu’on y parlait la langue russe.

Ce drame intérieur durera tant que le gouvernement de Vladimir Poutine n’aura pas été renversé par les Russes eux-mêmes. Il y en a déjà quelques-uns dans les coulisses du pouvoir et des services de sécurité qui pourraient le remplacer avantageusement.

A court terme, l’intensité de la résistance ukrainienne permet déjà de dire que la Russie a perdu « l’invasion libératrice » de l’Ukraine. Personne n’espère qu’elle gagnerait une invasion destructrice.

À plus long terme, après la révolution de 1917, trente ans après l’éclatement de l’URSS, la bataille de Kiev aura l’effet inattendu de provoquer une troisième implosion de la maison Russie. Son territoire et ses ressources naturelles se dirigeront vers un nouvel effondrement et une fragmentation entre ses voisins de l’Ouest et de l’Est, sauf si…

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(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux. Il est aussi auteur sur LaTribune.fr.

Economie- Inflation temporaire…qui va durer pour la BCE !

  • Economie- Inflation temporaire…qui va durer pour la BCE !

« La flambée de l’inflation actuelle est temporaire et largement due à des facteurs liés à l’approvisionnement», a déclaré lors d’une conférence à Francfort Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE. « Les banques centrales devraient faire preuve de patience pour examiner ces effets et expliquer leurs politiques au citoyen. »

Ce concept d’inflation temporaire est soutenu par nombre de responsables politiques et économistes qui freinent des quatre fers pour éviter la boucle inflation-salaire- épargne. Un bouclage déjà en cours au plan des salaires d’après l’INSEE.

Du côté des rémunérations, le salaire moyen par tête (SMPT) Le SMPT est désormais supérieur de 3,1 % à son niveau de fin 2019.

En comparaison, les prix à la consommation (hors tabac) de l’ensemble des ménages augmentent de 0,5 % ce trimestre et de 1,5 % par rapport à la fin 2019. . La masse salariale soumise à cotisations sociales poursuit elle aussi sa hausse au troisième trimestre 2021 : + 3,8 % après + 2,2 %.

Le concept d’inflation temporaire constitue un moyen pour ’expliquer qu’il n’est pas utile que les revenus du travail ou de l’épargne soit réévalués pour tenir compte de l’inflation puisque cette dernière devrait disparaître en tout cas s’atténuer.

Un concept d’inflation temporaire contesté y compris désormais par Jérôme Powel le patron de la banque centrale américaine.-

« De notre point de vue, l’inflation dans la zone euro est essentiellement transitoire (…) même si certaines de ses composantes vont probablement prévaloir plus longtemps que prévu au cours de l’année prochaine », ont indiqué plusieurs membres de la banque centrale européenne.

S’exprimant lors d’une audition devant la commission bancaire du Sénat américain, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, a déclaré mardi que le mot « transitoire » n’était plus le terme le plus précis pour décrire le niveau élevé de l’inflation aux Etats-Unis.

Inflation temporaire…qui va durer pour la BCE !

  • Inflation temporaire…qui va durer pour la BCE !

« La flambée de l’inflation actuelle est temporaire et largement due à des facteurs liés à l’approvisionnement», a déclaré lors d’une conférence à Francfort Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE. « Les banques centrales devraient faire preuve de patience pour examiner ces effets et expliquer leurs politiques au citoyen. »

Ce concept d’inflation temporaire est soutenu par nombre de responsables politiques et économistes qui freinent des quatre fers pour éviter la boucle inflation-salaire- épargne. Un bouclage déjà en cours au plan des salaires d’après l’INSEE.

Du côté des rémunérations, le salaire moyen par tête (SMPT) Le SMPT est désormais supérieur de 3,1 % à son niveau de fin 2019.

En comparaison, les prix à la consommation (hors tabac) de l’ensemble des ménages augmentent de 0,5 % ce trimestre et de 1,5 % par rapport à la fin 2019. . La masse salariale soumise à cotisations sociales poursuit elle aussi sa hausse au troisième trimestre 2021 : + 3,8 % après + 2,2 %.

Le concept d’inflation temporaire constitue un moyen pour ’expliquer qu’il n’est pas utile que les revenus du travail ou de l’épargne soit réévalués pour tenir compte de l’inflation puisque cette dernière devrait disparaître en tout cas s’atténuer.

Un concept d’inflation temporaire contesté y compris désormais par Jérôme Powel le patron de la banque centrale américaine.-

« De notre point de vue, l’inflation dans la zone euro est essentiellement transitoire (…) même si certaines de ses composantes vont probablement prévaloir plus longtemps que prévu au cours de l’année prochaine », ont indiqué plusieurs membres de la banque centrale européenne.

S’exprimant lors d’une audition devant la commission bancaire du Sénat américain, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, a déclaré mardi que le mot « transitoire » n’était plus le terme le plus précis pour décrire le niveau élevé de l’inflation aux Etats-Unis.

Pour la BCE: « L ‘inflation temporaire va durer » ! (BCE)

  • Pour la BCE: « L ‘inflation temporaire  va durer » ! (BCE)

« La flambée de l’inflation actuelle est temporaire et largement due à des facteurs liés à l’approvisionnement», a déclaré lors d’une conférence à Francfort Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE. « Les banques centrales devraient faire preuve de patience pour examiner ces effets et expliquer leurs politiques au citoyen. »

Ce concept d’inflation temporaire est soutenu par nombre de responsables politiques et économistes qui freinent des quatre fers pour éviter la boucle inflation-salaire- épargne.

En clair un moyen d’expliquer qu’il n’est pas utile que les revenus du travail ou de l’épargne soit réévaluéspour tenir compte de l’inflation puisque cette dernière devrait disparaître en tout cas s’atténuer.

Un concept d’inflation temporaire contesté y compris désormais par Jérôme Powel le patron de la banque centrale américaine.-

« De notre point de vue, l’inflation dans la zone euro est essentiellement transitoire (…) même si certaines de ses composantes vont probablement prévaloir plus longtemps que prévu au cours de l’année prochaine », ont indiqué plusieurs membres de la banque centrale européenne.

S’exprimant lors d’une audition devant la commission bancaire du Sénat américain, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, a déclaré mardi que le mot « transitoire » n’était plus le terme le plus précis pour décrire le niveau élevé de l’inflation aux Etats-Unis.

Economie-L ‘inflation est temporaire mais va durer longtemps ! (BCE)

  • Economie-L ‘inflation est temporaire mais va durer longtemps ! (BCE)

« La flambée de l’inflation actuelle est temporaire et largement due à des facteurs liés à l’approvisionnement», a déclaré lors d’une conférence à Francfort Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE. « Les banques centrales devraient faire preuve de patience pour examiner ces effets et expliquer leurs politiques au citoyen. »

Ce concept d’inflation temporaire est soutenue par nombre de responsables politiques et économistes qui freinent des quatre fers pour éviter la boucle inflation-salaire épargne

En clair un moyen d’expliquer qu’il n’est pas utile que les revenus du travail ou de l’épargne soit réévaluée pour tenir compte de l’inflation puisque cette dernière devrait disparaître en tout cas s’atténuer.

Un concept d’inflation temporaire contestée y compris désormais par Jérôme Powel le patron de la banque centrale américaine.-

« De notre point de vue, l’inflation dans la zone euro est essentiellement transitoire (…) même si certaines de ses composantes vont probablement prévaloir plus longtemps que prévu au cours de l’année prochaine », ont indiqué plusieurs membres de la banque centrale européenne.

S’exprimant lors d’une audition devant la commission bancaire du Sénat américain, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, a déclaré mardi que le mot « transitoire » n’était plus le terme le plus précis pour décrire le niveau élevé de l’inflation aux Etats-Unis.

L ‘inflation est temporaire mais va durer longtemps ! (BCE)

  • L ‘inflation est temporaire mais va durer longtemps ! (BCE)

« La flambée de l’inflation actuelle est temporaire et largement due à des facteurs liés à l’approvisionnement», a déclaré lors d’une conférence à Francfort Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE. « Les banques centrales devraient faire preuve de patience pour examiner ces effets et expliquer leurs politiques au citoyen. »

Ce concept d’inflation temporaire et soutenue par nombre de responsables politiques et économistes qui freinent des quatre fers pour éviter la boucle inflation-salaire épargne

en clair un moyen d’expliquer qu’il n’est pas utile que les revenus du travail ou de l’épargne soit réévaluée pour tenir compte de l’inflation puisque cette dernière devrait disparaître en tout cas s’atténuer.

Un concept d’inflation temporaire contestée y compris désormais par Jérôme Powel le patron de la banque centrale américaine.-

« De notre point de vue, l’inflation dans la zone euro est essentiellement transitoire (…) même si certaines de ses composantes vont probablement prévaloir plus longtemps que prévu au cours de l’année prochaine », ont indiqué plusieurs membres de la banque centrale européenne.

S’exprimant lors d’une audition devant la commission bancaire du Sénat américain, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, a déclaré mardi que le mot « transitoire » n’était plus le terme le plus précis pour décrire le niveau élevé de l’inflation aux Etats-Unis.

Économie–inflation : du transitoire qui va durer (Bruno Le Maire)

Économie–inflation : du transitoire qui va durer (Bruno Le Maire)

 

 

 

Enfin un responsable politique qui rompt avec la langue de bois en matière d’inflation et reconnaît que la hausse des prix va durer y compris au-delà de 2022. La plupart des responsables d’institutions parlent, eux ,d’inflation provisoire. Une inflation  qui serait due exclusivement à des phénomènes conjoncturels notamment à la reprise économique.

 

Or bien d’autres éléments structurels sont à prendre en compte comme la restructuration de l’appareil de production au plan mondiale, les contraintes environnementales, la crise générale de l’énergie qui elle aussi va durer. Ce discours officiel des institutionnels vise évidemment à contenir les revendications salariales qui montent et les revendications des petits épargnants dans le capital mal rémunéré est rodé par l’inflation.

 

«On n’arrête pas de dire que l’augmentation des prix est transitoire. Tout dépend de ce qu’on entend par transitoire», a expliqué le ministre, ajoutant qu’il ne voyait «pas d’amélioration avant la fin de l’année 2022, au mieux, parce que la reprise est très forte». La hausse des prix est notamment due aux pénuries de bois, d’acier, d’aluminium, de pétrole et de gaz, a détaillé Bruno Le Maire. Face à la hausse du prix des carburants, il a répété qu’il était plus favorable à des aides ciblées pour aider les ménages en difficulté qu’à une baisse généralisée des taxes, dont le coût les finances publiques est selon lui trop élevé.

 

Le ministre des finances en a profité pour régler leur compte aux bobos écologistes qui militent pour sanctionner davantage l’usage du transport.

 

«L’aide doit aller à ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour chercher une activité ou exercer une activité», a-t-il déclaré, soulignant que «la responsabilité de l’État, c’est de protéger». Cette aide pourrait aller aux indépendants, aux salariés, aux fonctionnaires et à ceux qui cherchent du travail, a précisé Bruno Le Maire, .

Le chèque énergie, destiné à atténuer la flambée du prix du gaz et qui donnera lieu à un versement exceptionnel de 100 euros en décembre pour les ménages modestes qui y sont éligibles, est lui versé en fonction des revenus déclarés au fisc. Mais le gouvernement ne dispose pas d’une base de données pour ceux qui utilisent leur voiture à des fins professionnelles.

Economie-Inflation : du transitoire qui va durer d’après Bruno Le Maire

Economie-Inflation : du transitoire qui va durer d’après Bruno Le Maire

 

 

 

Enfin un responsable politique qui rompt avec la langue de bois en matière d’inflation et reconnaît que la hausse des prix va durer y compris au-delà de 2022. La plupart des responsables d’institutions parlent, eux d’inflation provisoire. Une inflation  qui serait due exclusivement à des phénomènes conjoncturels notamment à la reprise économique.

 

Or bien d’autres éléments structurels sont à prendre en compte comme la restructuration de l’appareil de production au plan mondiale, les contraintes environnementales, la crise générale de l’énergie qui elle aussi va durer. Ce discours officiel des institutionnels vise évidemment à contenir les revendications salariales qui montent et les revendications des petits épargnants dont le capital mal rémunéré est rodé par l’inflation.

 

«On n’arrête pas de dire que l’augmentation des prix est transitoire. Tout dépend de ce qu’on entend par transitoire», a expliqué le ministre, ajoutant qu’il ne voyait «pas d’amélioration avant la fin de l’année 2022, au mieux, parce que la reprise est très forte». La hausse des prix est notamment due aux pénuries de bois, d’acier, d’aluminium, de pétrole et de gaz, a détaillé Bruno Le Maire. Face à la hausse du prix des carburants, il a répété qu’il était plus favorable à des aides ciblées pour aider les ménages en difficulté qu’à une baisse généralisée des taxes, dont le coût les finances publiques est selon lui trop élevé.

 

Le ministre des finances en a profité pour régler leur compte aux bobos écologistes qui militent pour sanctionner davantage l’usage du transport.

 

«L’aide doit aller à ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour chercher une activité ou exercer une activité», a-t-il déclaré, soulignant que «la responsabilité de l’État, c’est de protéger». Cette aide pourrait aller aux indépendants, aux salariés, aux fonctionnaires et à ceux qui cherchent du travail, a précisé Bruno Le Maire, .

Le chèque énergie, destiné à atténuer la flambée du prix du gaz et qui donnera lieu à un versement exceptionnel de 100 euros en décembre pour les ménages modestes qui y sont éligibles, est lui versé en fonction des revenus déclarés au fisc. Mais le gouvernement ne dispose pas d’une base de données pour ceux qui utilisent leur voiture à des fins professionnelles.

Inflation : du transitoire qui va durer d’après Bruno Le Maire

Inflation : du transitoire qui va durer d’après Bruno Le Maire

 

 

 

Enfin un responsable politique qui rompt avec la langue de bois en matière d’inflation et reconnaît que la hausse des prix va durer y compris au-delà de 2022. La plupart des responsables d’institutions parle eux d’inflation provisoire. Une infraction qui serait due exclusivement à des phénomènes conjoncturels notamment à la reprise économique.

 

Or bien d’autres éléments structurels sont à prendre en compte comme la restructuration de l’appareil de production au plan mondiale, les contraintes environnementales, la crise générale de l’énergie qui elle aussi va durer. Ce discours officiel des institutionnels vise évidemment à contenir les revendications salariales qui montent et les revendications des petits épargnants dans le capital mal rémunéré est rodé par l’inflation.

 

«On n’arrête pas de dire que l’augmentation des prix est transitoire. Tout dépend de ce qu’on entend par transitoire», a expliqué le ministre, ajoutant qu’il ne voyait «pas d’amélioration avant la fin de l’année 2022, au mieux, parce que la reprise est très forte». La hausse des prix est notamment due aux pénuries de bois, d’acier, d’aluminium, de pétrole et de gaz, a détaillé Bruno Le Maire. Face à la hausse du prix des carburants, il a répété qu’il était plus favorable à des aides ciblées pour aider les ménages en difficulté qu’à une baisse généralisée des taxes, dont le coût les finances publiques est selon lui trop élevé.

 

Le ministre des finances en a profité pour régler leur compte aux bobos écologistes qui militent pour sanctionner davantage l’usage du transport.

 

«L’aide doit aller à ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour chercher une activité ou exercer une activité», a-t-il déclaré, soulignant que «la responsabilité de l’État, c’est de protéger». Cette aide pourrait aller aux indépendants, aux salariés, aux fonctionnaires et à ceux qui cherchent du travail, a précisé Bruno Le Maire, .

Le chèque énergie, destiné à atténuer la flambée du prix du gaz et qui donnera lieu à un versement exceptionnel de 100 euros en décembre pour les ménages modestes qui y sont éligibles, est lui versé en fonction des revenus déclarés au fisc. Mais le gouvernement ne dispose pas d’une base de données pour ceux qui utilisent leur voiture à des fins professionnelles.

Une inflation temporaire…. qui va durer ! (Banque de France)

Une inflation temporaire…. qui va durer ! (Banque de France)

La Banque de France continue d’affirmer que la hausse des prix sera temporaire. Toutefois, elle nuance sa prévision en indiquant que le temporaire pourrait durer plus longtemps que prévu. De même l’ampleur de l’inflation pourrait dépasser aussi les prévisions. La banque centrale rappelle que la France serait moins touchée que les pays voisins. Fin septembre, l’Insee indiquait que les prix à la consommation avaient augmenté de 2,1 % sur un an dans l’Hexagone, selon ses données provisoires. On voit mal pourquoi la France serait moins touchée d’autant plus que pour l’essentiel les biens de consommation sont très largement importés. Il est vrai que l’indice des prix et la consommation n’intègre pas la modification de la structure de consommation des ménages. On a constaté en effet depuis la crise sanitaire que la nature et le volume des consommations s’étaient modifiés. Ainsi les dépenses contraintes prennent de plus en plus de place dans le budget.

Selon les économistes de la Banque de France, l’inflation devrait d redescendre, une fois dissipés les facteurs temporaires de hausse. L’an prochain, elle repasserait en deçà de 2 % avant de remonter à horizon 2023, soutenue par une « accélération graduelle du niveau général des prix et des salaires », liée à la bonne tenue du marché de l’emploi. Selon la Banque centrale, l’inflation IPCH se situerait à 1,3 % en 2023. La « grande erreur serait de surréagir à des variations temporaires », insiste François Villeroy de Galhau. Avec un risque si c’était le cas : « casser la forte reprise en cours ». En clair la Banque de France incite notamment à la modération inflationniste notamment salariale.

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

 

Le commissaire européen Thierry Breton a prévenu la crise du prix de l’énergie va durer. En cause évidemment une reprise économique mondiale assez dynamique notamment d’une forte demande de la Chine pour les matières premières et l’énergie. Des préoccupations climatiques qui conduisent à surtaxer l’électricité , le gaz et le carburant. Aussi des phénomènes de spéculation et géopolitiques( gaz russe ou algérien par exemple) qui tirent les prix vers le haut.

Olivier Dusspot, secrétaire d’État au budget, s’est presque excusé de la hausse des prix de l’énergie en particulier de l’électricité. Il a indiqué que cette hausse probable de 10 % au premiers janvier n’était pas le fait du gouvernement actuel mais du mécanisme automatique des évolutions des prix de l’électricité. La vérité,  c’est qu’on peut toujours évidemment modifier ce mécanisme. Le problème c’est que la hausse de l’énergie en général et de l’électricité en particulierconcerne le monde entier. En cause évidemment une reprise économique assez dynamique mais aussi des phénomènes de spéculation.

Thierry Breton, commissaire européen contredit en quelque sorte l’inflation temporaire dans le domaine de l’énergie, concept défendu par certains économistes. Qui met en garde : «cette situation de tension peut durer tout l’hiver». En cause, a-t-il rappelé, des facteurs conjoncturels (une reprise plus vive qu’attendue), un manque de vent, et des tensions géopolitiques.

Thierry Breton a saisi l’occasion pour suggérer plusieurs faiblesses de la politique énergétique comme la dépendance, en particulier de l’Allemagne, au gaz russe. Selon lui, l’éolien ne peut être la seule réponse au défi de la décarbonation. Le nucléaire, «énergie de transition», en fait partie. Si sa part dans la production totale européenne est appelée à diminuer de 26% aujourd’hui à 16% en 2050, le volume de production d’électricité devra avoir doublé dans le même temps. Conclusion : il ne faut pas fermer les centrales nucléaires existantes tant qu’elles sont jugées sûres par les autorités.

La hausse du prix du gaz pourrait durer…….. un certain temps !

La hausse du prix du gaz pourrait durer…….. un certain temps ! 

Thierry Bros, professeur à Sciences Po , analyse la géopolitique de l’énergie en Europe. Les Européens répètent qu’il ne faut « plus investir dans le pétrole et le gaz ». Du coup, les fournisseurs resserrent les vannes et font grimper les prix.Interview sur France Info (extrait)

 

Pourquoi le prix du gaz augmente-t-il ?

Thierry Bros : L’économie se rouvre. Nous avons appris à vivre avec le Covid, donc nous consommons beaucoup plus de gaz qu’en 2020 et à peu près le même niveau qu’en 2019, 2018 et 2017. L’offre est aussi contrainte : pendant le Covid, on a fait peu de maintenance sur les installations de production dans les pays producteurs parce que c’était compliqué d’avoir des équipes sur place. Il faut aussi savoir que dans le pétrole et dans le gaz, quand les investissements diminuent, il y a souvent un déclin naturel des champs. On peut donc estimer qu’il y a eu là un déclin naturel sur la période Covid de 2020, avec une demande qui augmente et une offre qui se contraint. Aujourd’hui les stocks européens sont donc à un niveau très bas et les traders font pousser les prix vers le haut. Ils le font parce qu’ils estiment qu’on a un risque d’avoir des problèmes d’approvisionnement cet hiver.

Qui sont les pays fournisseurs de gaz de la planète et notamment de l’Europe ?

Les grands producteurs de gaz sont les États-Unis, la Russie, le Qatar et l’Australie. La Russie représente 40 % de parts de marché européen et nous fournit le gaz directement par pipe. Le Qatar et les États-Unis nous fournissent sous forme de gaz liquéfié dans des bateaux. Gazprom, la société d’État russe, à 50 % est la seule qui détienne de la capacité résiduelle inemployée. C’est la seule société vers laquelle on peut se tourner pour avoir des volumes supplémentaires, encore faut-il qu’elle le veule. Un fournisseur peut ou pas vous fournir des volumes additionnels et aujourd’hui la Russie n’a pas l’air de vouloir nous fournir de volumes additionnels, peut-être pour montrer son mécontentement vis-à-vis de l’Union européenne et de cette transition énergétique verte qui devrait pousser le gaz vers la sortie.

« L’approche dogmatique européenne quant au Green Deal ne résiste pas aux faits : on a besoin de plus de gaz et on en a besoin pour raisons climatiques. »

Si on a des prix du gaz trop élevés, on va être obligé de brûler du charbon ou du fuel pour de la production électrique. Cela causera des émissions de CO2 en hausse.

Est-ce que cela signifie selon vous que les Européens sont les premiers responsables de l’augmentation du prix du gaz ?

Oui. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) nous parlait il y a quelques mois d’un scénario net zéro en nous disant qu’il ne fallait plus investir dans le pétrole et le gaz. Quand vous envoyez ce genre de message, vous contraignez l’offre et la demande doit s’adapter. À ce moment-là, la demande ne peut que s’adapter par les prix. Et c’est ce que l’on voit aujourd’hui. La hausse pourrait durer encore quelques mois, voire quelques trimestres. Il faut du temps, les investissements dans l’énergie se font en années voire en décennies. Il va falloir rattraper ce retard et revenir sur une approche plus pragmatique. Il va falloir comprendre que les sociétés pétrolières et gazières doivent continuer à investir dans des projets pour fournir la demande qui continue à être en hausse. Et cela va prendre quelques trimestres au moins.

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Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

 

Dimanche Olivier Dusspot, secrétaire d’État au budget,sc’est presse excusés de la hausse des prix de l’énergie en particulier de l’électricité. Il a indiqué que cette hausse probable de 10 % au premiers janvier n’était pas le fait du gouvernement actuel mais du mécanisme automatique des évolutions des prix de l’électricité. La vérité,  c’est qu’on peut toujours évidemment modifier ce mécanisme. Le problème c’est que la hausse de l’énergie en général et de l’électricité en particulier

concerne le monde entier. En cause évidemment une reprise économique assez dynamique mais aussi des phénomènes de spéculation.

 

Thierry Breton, commissaire européen contredit en quelque sorte l’inflation temporaire dans le domaine de l’énergie, concept défendu par certains économistes. Qui met en garde : «cette situation de tension peut durer tout l’hiver». En cause, a-t-il rappelé, des facteurs conjoncturels (une reprise plus vive qu’attendue), un manque de vent, et des tensions géopolitiques.

Thierry Breton a saisi l’occasion pour suggérer plusieurs faiblesses de la politique énergétique comme la dépendance, en particulier de l’Allemagne, au gaz russe. Selon lui, l’éolien ne peut être la seule réponse au défi de la décarbonation. Le nucléaire, «énergie de transition», en fait partie. Si sa part dans la production totale européenne est appelée à diminuer de 26% aujourd’hui à 16% en 2050, le volume de production d’électricité devra avoir doublé dans le même temps. Conclusion : il ne faut pas fermer les centrales nucléaires existantes tant qu’elles sont jugées sûres par les autorités.

Covid : une épidémie qui va durer

Covid : une épidémie qui va durer

 

pour le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon (Paris), Gilles Pialoux, le passe  sanitaire est un outil imparfait et ne suffit pas. Pour lui, l’épidémie va durer. ( Interview dans le JDD, extrait)

 

interview

L’extension du passe sanitaire est-elle en mesure d’éviter une vague de submersion à l’hôpital?
L’éviter, non. En limiter l’intensité, oui. Le passe sanitaire restreint la circulation du virus et des individus. Mais plusieurs facteurs font que l’envahissement de l’hôpital ne pourra sans doute pas être évité. D’abord, le passe est un outil imparfait, y compris sur le volet vaccination : elle atténue mais n’empêche pas complètement la transmission, la protection qu’elle entraîne n’est pas de 100% et sa durée est inconnue. Le passe à lui seul ne suffira donc pas à contrôler la vague Delta : il faut associer la vaccination, la stratégie dépister-isoler-tracer et les mesures barrière. L’efficacité de ce type de prévention combinée a été prouvée pour le sida, pour la sécurité routière, pour la prévention du mélanome… Or, des erreurs de communication ont été faites à ce sujet.

 

Peut-on vraiment « tomber le masque » une fois qu’on est vacciné, comme l’a affirmé le ministre de la Santé, Olivier Véran?
On n’a pas enlevé la ceinture de sécurité quand est apparu l’airbag, et les gens à jeun ne conduisent pas au-dessus de 130 km/h. Tout message contradictoire est contre-productif dans la prévention. Dire aux gens qu’ils peuvent ôter le masque dans l’espace public, c’est une erreur. Déjà, il y a autant d’espaces publics que de conditions de vie. Quand 150 personnes attendent leur glace sur l’île de Ré, l’espace est-il libéré? Non, c’est un espace aéré mais confiné. Il ne faut pas abandonner le masque sous couvert de vaccination. Je ne suis pas pour le tout-vaccinal, mais je suis pour que les gens soient tous vaccinés.

Est-on désormais dans une pandémie de jeunes non vaccinés?
Certes, ce sont les 18-29 ans qui ont le plus d’échanges de proximité tout en étant les moins vaccinés, et la moyenne d’âge à l’hôpital et en soins critiques baisse. Mais ils ne sont pas les seuls à remplir les services. Il ne faut pas perdre de vue qu’on a au bas mot 3 millions de personnes très vulnérables non vaccinées : des plus de 60 ans, des personnes obèses qui, elles, entrent à l’hôpital. Il y a un autre angle mort : les patients immunodéprimés. Cette semaine, on a placé en réanimation quelqu’un qui a eu une greffe du rein, vacciné avec trois doses, mais dont l’organisme ne répond pas au vaccin. Il faut trouver une solution pour ces personnes, notamment avec les anticorps monoclonaux préventifs.

Sur les littoraux méditerranéen et atlantique, des hôpitaux approchent déjà de la saturation. Va-t-on rappeler des personnels soignants alors qu’ils sont en congés?
C’est une mesure incluse dans le plan blanc, mais ça aurait un effet regrettable. A côté de la vague épidémique, il y a une vague d’épuisement des soignants. On voit des arrêts de travail, des burn-out ; dans mon hôpital, plusieurs personnes se sont rétractées de leur poste pour ‘danger grave et imminent pour leur vie ou leur santé’, comme le Code du travail les y autorise.

 

Faut-il craindre des démissions en série chez les soignants qui refusent la vaccination?
Je suis très confiant sur ce point : les chiffres montent et ils vont continuer de monter avec le passe et l’obligation. Il y a un tout petit noyau de soignants opposés ; pour ceux-là, on verra au cas par cas. Il ne faut pas que les gens perdent leur travail de ce fait, car on n’a pas les moyens de se passer d’eux en ce moment.

 La ville de New York a opté pour le passe vaccinal et non sanitaire. Faut-il exclure les tests négatifs du dispositif?
Je n’y vois pas de gain. La culture française vaccino-sceptique prend beaucoup d’ampleur et brasse des mouvements très différents, des inquiets aux ‘antivax’ et aux complotistes. Si on décide d’être plus stricts, mieux vaudrait passer directement à la vaccination obligatoire. Si le cours des événements continue dans le même sens, c’est probablement l’étape suivante. Il y a urgence à ouvrir un débat parlementaire ou citoyen sur cette question mais sans passer en force, surtout compte tenu de l’agrégation de tensions sociales. Mais on n’abandonnerait pas pour autant le reste des mesures barrière!

 Atteindra-t-on réellement un jour l’immunité collective?

Le seuil d’immunité collective a été rehaussé par le variant Delta au-delà de 80%, et il va encore falloir beaucoup de pédagogie pour l’atteindre. Je pense qu’il y a plus de gens à aller chercher que de gens à convaincre. La dernière étape avant la vaccination obligatoire, c’est d’aller vers les exclus, les oubliés de la santé. Et il faut surtout expliquer que le fait que le vaccin n’écrase pas totalement le risque de transmission n’est pas un argument contre celui-ci, mais un argument pour la prévention combinée.

Le Conseil constitutionnel a censuré le caractère obligatoire de l’isolement des malades. C’est un trou dans la raquette?
Sur le plan sanitaire, je le déplore. Cette mesure a si bien marché dans les pays asiatiques. Il va falloir de la pédagogie pour faire comprendre que ce n’est pas l’isolement en soi qui a été censuré. De plus, on ne cesse de perdre du terrain en matière d’identification des cas contact. Au 5 août, selon Santé publique France, le nombre de personnes identifiées à partir d’un malade était à son niveau le plus bas en 2021.

Peut-on espérer que cette quatrième vague soit la dernière?
Quand on voit la situation actuelle en Chine ou en Australie, on est contraints à l’humilité. La stratégie du ‘vivre avec’, au sens libertaire du terme, en laissant les jeunes se contaminer etc., a échoué. Mais cette quatrième vague, c’est aussi l’échec du ‘zéro Covid’. Alors, oui, il y aura probablement d’autres vagues : on ne va pas se débarrasser du coronavirus de sitôt. On peut faire l’hypothèse que les pays qui s’en sortiront seront ceux dont le niveau vaccinal sera considérable, avec des vaccins adaptés aux variants, et qui vont développer une thérapeutique sans abandonner la prévention combinée. Mais, dans tous les cas, la réponse doit être mondiale.

Economie-Une inflation provisoire… qui risque de durer !

Economie-Une inflation provisoire… qui risque de durer !

 

Les économistes volontaristes en matière de croissance ont inventé un nouveau concept l’inflation temporaire. Le problème c’est évidemment que cette inflation temporaire pourrait durer car on voit mal dans l’histoire économique  une inflation disparaître presque aussitôt après son émergence. L’inflation aujourd’hui est largement alimentée par la très forte hausse de toutes les matières premières, matières pour l’industrie ou pour les matières agricoles. La seconde raison est liée au dysfonctionnement de la chaîne logistique largement perturbée par la crise sanitaire et qui accroît les coûts de transport sans parler des ruptures de chaînes de production et de distribution.

Naturellement l’inflation de la production se transmet un moment ou un autre à la consommation sauf déflation. Or la demande est suffisante pour justifier une augmentation générale des prix dans nombre de domaines y comprit d’ailleurs les services. Le fonds monétaire international n’échappe pas à cette contradiction qui consiste à constater une élévation générale des prix considérant que cette inflation disparaîtrait comme par miracle en 2022. Cette contradiction est surtout alimentée par le désir des économistes concernés de nourrir l’optimisme des acteurs économiques . Des économistes qui par parenthèse font l’impasse sur  le décalage de plus en plus immense entre la masse monétaire et la richesse réellement produite (phénomène de la planche à billets).

En outre concernant l’inflation, le FMI appelle les Banques centrales à maintenir leur soutien aux économies et ne pas resserrer leurs politiques dans l’immédiat, estimant que « l’inflation devrait retourner à ses niveaux pré-pandémiques dans la plupart des pays en 2022″, malgré « le risque que des pressions transitoires puissent devenir plus persistantes ».

Le FMI table désormais, pour les économies développées, sur 2,4% d’inflation en 2021 (+0,8 point), et 5,4% (+0,5 point) dans les pays en développement.

Néanmoins, l’organisation a prévenu que la persistance d’une inflation élevée pourrait conduire à une « réévaluation » des perspectives de politique monétaire par la Réserve fédérale et les banques centrales des pays avancés. Une action préventive de la part de ces institutions monétaires provoquerait un « double choc » sur les marchés émergents, ajoutant des sorties de capitaux et un durcissement des conditions financières aux difficultés de croissance. Bref le FMI prévoit quand même tout mais  aussi son contraire.

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