Archive pour le Tag 'durable'

Veolia Suez : une crise durable défavorable au cours des actions de Veolia

Veolia Suez : une crise durable défavorable au cours des actions de Veolia

La direction de Veolia s’est lancée dans une offensive brutale vis-à-vis de Suez qui risque de durer des mois. Il y a évidemment les aspects juridiques et déjà Suez conteste la régularité de l’opération de rachat des actions d’Engie dans Suez. Il y a des aspects politiques qui vont sans doute amener le gouvernement à s’impliquer de façon un peu plus sérieuse dans le dossier notamment concernant les conséquences de perte de maîtrise éventuelle de la gestion de l’eau.

Une gestion de l’eau qui pourrait se passer dans les mains d’un fonds d’investissement y compris étranger. En effet Veolia devra vendre nombre d’actifs pour satisfaire Bruxelles en matière de concurrence. Des actifs qui ne concerneront pas seulement l’activité eau de Suez. Or il y a une certaine cohérence entre la gestion de l’eau , la gestion des déchets et le recyclage. Nombre de collectivités passent des contrats globaux pour l’ensemble de ses activités avec le même opérateur. Les perspectives de regroupement qui entraîneront des doublons partout vont se traduire par la suppression d’emplois et de structures dans Suez qui vont améliorer sa compétitivité. Du coup, la bourse anticipe ces améliorations et fait monter le cours de Suez. L’inverse pour Veolia qui a dépensé 3 milliards pour les actions détenues par Engie mais dont on n’est pas sûr de l’utilité si l’opération ne se fait pas.

A la Bourse de Paris, l’action Suez gagnait dans la matinée 4,31% à 16,065 euros. La valeur a grimpé de plus de 30% depuis la déclaration d’intérêt de Veolia fin août.

Dans le même temps, l’action Veolia a reculé de 2,6%. Le titre avançait mardi de 0,75% tandis qu’Engie progressait de 1,34%.

«Une agriculture idéale et durable». (Denis Beauchamp)

«Une agriculture idéale et durable». (Denis Beauchamp)

 

Denis Beauchamp responsable du commerce des céréales dans une coopérative agricole et président de l’Association France Agri Twittos,  tente de réconcilier la dimension environnementale et économique de l’agriculture dans une tribune à l’opinion.

 

 

Connaissez-vous l’équation qui conditionne la réussite de toute politique agricole ? C’est une équation qui s’articule invariablement autour de trois facteurs (l’ordre n’a pas d’importance) :

- Elle doit être durable pour le producteur : si l’agriculteur ne vit pas de son métier, ce n’est pas un modèle d’avenir.

- Elle doit être capable de fournir de la nourriture de qualité, en abondance et abordable : si on souffre de pénurie tous les ans, ou si la nourriture est hors de prix, ça n’est pas viable à long terme.

- Elle doit être durable au point de vue environnemental : une agriculture qui détruit le milieu dans lequel elle s’exerce n’a pas d’avenir.

Ces trois points sont totalement imbriqués les uns dans les autres : à progrès agronomique égal, quand on touche le curseur de l’un, on fait mécaniquement et obligatoirement bouger les deux autres. J’insiste, et il faut en être conscient, on n’a rien sans rien et l’équilibre est très fragile.

Pour résumer, on pourrait avoir une agriculture qui aurait zéro impact, mais elle ne nourrirait personne. On pourrait également avoir une agriculture hyperproductive mais qui détruirait tout, évidemment ça n’irait pas. On pourrait enfin avoir une agriculture haut de gamme, mais qui ne ferait vivre que 20 % de ses producteurs, ça ne serait pas souhaitable. Une politique agricole qui oublie un ou plusieurs de ces paramètres n’a donc aucune chance d’être durable.

Sachant cela, quel est le constat à ce jour de la PAC pour la société Française ?

Sur le premier point, la rentabilité, si l’objectif a été atteint, ça l’est de moins en moins, et même plus du tout pour de larges secteurs agricoles. Sur le second point, la production, pas de doute, l’objectif est atteint : jamais le prix de la nourriture n’aura aussi peu pesé dans le panier des Français. Sur le troisième point, l’environnement, il faut être honnête. Même s’il y a encore des efforts à faire, les progrès sont incontestables et vont vraiment dans le bon sens.

Alors qu’est-ce qui cloche dans tout cela ? Deux choses principalement. Tout d’abord la perception pour le consommateur, qui est loin de savoir quelles ont été les évolutions de l’agriculture ces vingt dernières années. Il faut l’expliquer, chiffres à l’appui : oui, la pollution des rivières recule. Oui, les algues vertes aussi reculent. Oui, on sait mesurer avec une précision inconnue il y a dix ans, la moindre trace de tout ce que l’on veut (ou surtout de ce que l’on ne veut pas) dans notre nourriture. Et c’est suivi de très près. Oui, on utilise de moins en moins de produits phytosanitaires problématiques. Tout cela prend du temps, mais on est sur le bon chemin.

Ensuite, la rentabilité pour le producteur. Pour améliorer ce dernier point, il n’y a pas de formule magique. Soit le producteur parvient à fabriquer un produit à bas prix, et pour cela il faut des installations mécanisées et automatisées (pour l’élevage, ce sera des fermes usines, pour faire simple). Soit le producteur parvient à tirer un revenu autre que la production pure (méthanisation, paiement pour services environnementaux rendus, diversification), mais à ce compte-là on valide le fait que produire de la nourriture en France n’est plus rentable, ce qui n’est pas forcément un bon calcul à long terme en cas de pénurie ou de confinement. Soit la PAC sert à compenser l’écart entre ce qu’est prêt à payer le consommateur, et le coût de production de ce qu’il demande : ce serait la solution de facilité.

La société ne peut pas nous reprocher de produire ce qu’elle-même exige d’acheter

Je ne crois pas à l’argent magique. Chaque activité doit impérativement être rentable par elle-même, et les attentes sociétales doivent être cohérentes avec les dépenses alimentaires et donc, le mode de production qu’il implique. En clair, la société ne peut pas exiger la fin des pesticides et de l’élevage industriel, et en même temps chercher à acheter toujours le moins cher, à courir les promotions et les fast-foods, et à acheter à l’étranger ce qu’il est impossible de produire en France à coût réduit, comme c’est déjà le cas pour la volaille par exemple.

Si le pouvoir d’achat ne permet pas de financer la réalisation de ses attentes, alors la société ne peut pas demander à l’agriculture, plus que ce qu’elle peut payer. C’est cruel, mais c’est ainsi. On rêverait tous de vivre dans un pays rempli de gens très riches qui auraient un gros niveau de vie pour s’acheter uniquement des produits de luxe, mais la réalité est différente.

Il est là le cœur du malaise : d’un côté, des attentes sociétales de haut niveau que nous écoutons, et de l’autre côté, des dépenses de la même société au ras des pâquerettes, que nous constatons. Et ça, ce n’est pas, et ce ne sera jamais compatible. La société ne peut pas nous reprocher de produire ce qu’elle-même exige d’acheter.

Ça crée en revanche beaucoup de rancœur côté agricole, ainsi qu’un sentiment d’injustice et d’hypocrisie qui est très violent à vivre au quotidien. Alors, au moment de débattre de ce que nous voulons pour le futur de l’alimentation, avançons ensemble, avec lucidité et sans a priori. Et n’oubliez pas : les agriculteurs produiront toujours ce que vous consommez, ce ne sera jamais l’inverse.

« La relance durable passe par la réindustrialisation ». (Michel Rousseau )

« La relance durable passe par la réindustrialisation ». (Michel Rousseau )

 

Michel Rousseau  économiste , président de la Fondation Concorde milite pour une relance qui passe par la réindustrialisation dans une chronique à l’opinion.

« Il ne peut y avoir de relance sérieuse et durable sans un objectif ambitieux qui soit le doublement, en vingt ans, de la part de l’industrie dans le PIB national et que toutes les dispositions soient prises pour y parvenir. C’est un défi considérable et mobilisateur pour sortir d’une situation difficile. Si cet objectif est fixé par ce nouveau gouvernement, nul doute que le développement des autres secteurs suivra.

Il est nécessaire, par avance, de répondre aux défaitistes qui depuis des années laissent notre production s’effondrer, en répétant c’est trop tard ! A l’inverse, nous pensons que le moment n’a jamais été aussi propice : la recherche de circuit court, la tendance à la personnalisation des produits, les nouvelles technologies, le numérique, la robotisation, l’impression 3D – ces innovations vont provoquer une révolution dans la sphère industrielle. C’est l’occasion pour notre pays de rattraper un retard naissant.

Rappelons les vertus des manufactures : selon une étude de l’ancien ministère de l’Industrie, une usine tire plus de 50 % des autres activités dans son environnement. Les expériences malheureuses du passé montrent que les populations sont attachées à leurs usines. Il n’y a qu’en France que l’on voit les pneus brûlés devant les portes de ces outils de travail, promis à l’abandon. On ne peut donner tort à ces salariés quand on mesure la négligence des pouvoirs publics depuis quatre décennies, au regard du secteur de la production, secteur qui a la capacité unique de fixer les populations dans les territoires, d’assurer des salaires de qualités, de stimuler la recherche ; enfin c’est un secteur dont la productivité est trois fois supérieure aux autres secteurs. La disparition de ces entreprises qui a contribué à vider les territoires est, selon nous, en partie à l’origine du mouvement des Gilets jaunes.

C’est grâce à leurs exportations constituées de biens sortant de leurs manufactures, que des pays comme le Japon, puis la Chine et la Corée du Sud ont pu sous les yeux de nos dirigeants atteindre notre niveau de vie, sans qu’aucune leçon n’en soit tirée pour que nos politiques soient corrigées

Négligence et myopie – aucun pays n’a subi un effondrement comparable du cœur de sa puissance économique, passé de 24 % du PIB en 1980 à 11 % aujourd’hui, alors que l’Allemagne est à 21,6 %, l’Italie à 16,64 %, pour ce qui est de nos principaux partenaires. Comment ne pas voir par ailleurs que c’est grâce à la capacité de leurs exportations constituées de biens sortant de leurs manufactures, que des pays comme le Japon, dès les années 70, puis la Chine, puis la Corée du Sud ont pu sous les yeux de nos dirigeants s’approcher et parfois atteindre notre niveau de vie, sans qu’aucune leçon n’en soit tirée pour que nos politiques soient corrigées.

Proposition médiatique. La mode était chez nous pendant tout ce temps au passage dans une « société post-industrielle », depuis qu’un cabinet américain prestigieux avait annoncé que la France dépasserait l’Allemagne en développant son secteur des services ; proposition très médiatique qui a nourri les magazines pendant les trois dernières décennies de ce dernier siècle. Ceci avec l’approbation de quelques entrepreneurs influents du secteur des services bien sûr, qui n’hésitaient pas, par ailleurs, à promouvoir l’externalisation de nos industries dans les pays en voie de développement !

Une politique de réindustrialisation doit commencer par redonner de la compétitivité à toutes nos entreprises. Elles traînent depuis 40 ans sur les marchés étrangers un surplus d’impôt entre 10 % et 13 % par rapport à leurs concurrents

Aucun gouvernement désormais ne peut oublier les déficits récurrents de notre balance commerciale, autour de 60 milliards depuis plusieurs années. Chiffre alarmant quand on sait qu’Airbus compte à lui seul pour une part importante de nos exportations. Une politique de réindustrialisation doit commencer par redonner de la compétitivité à toutes nos entreprises pour réduire ce déficit chronique. A leur décharge, elles traînent depuis quarante ans sur les marchés étrangers un surplus d’impôt entre 10 % et 13 % par rapport à leurs concurrents. Ce différentiel qui, au long des années, ne peut avoir eu que des conséquences négatives. Il serait donc nécessaire d’abaisser les charges de 150 milliards pour l’ensemble de nos entreprises pour se retrouver à égalité avec l’Allemagne. Impossible dans notre situation actuelle. Il est donc nécessaire de procéder par étapes sur dix ans, en commençant bien sûr, immédiatement, par débloquer 25 milliards pour rendre nos industries compétitives, considérant qu’elles jouent le rôle de locomotive pour l’ensemble de notre économie et qu’elles comptent comme le levier principal pour assurer notre souveraineté.

Dans cette perspective, l’urgence est à la suppression de la C3S, c’est l’impôt le plus nuisible pour les productions sur le sol français car il taxe en cascade le chiffre d’affaires à tous les stades de fabrication. Pour s’en prémunir, les entreprises ne peuvent que chercher des sous-traitants à l’étranger. Il s’agit aussi d’instaurer un crédit d’impôt « Modernisation de l’appareil de production ​» pour compenser les impôts de production et ainsi éviter la confrontation avec les collectivités locales qui en sont les principaux bénéficiaires. Un tel crédit d’impôt présente de multiples avantages en particulier d’être ciblé presque exclusivement sur l’industrie et d’avoir déjà été pratiqué par le ministère de l’économie et des finances. Nous proposons aussi d’améliorer le financement de nos entreprises industrielles en mobilisant le surcroît d’épargne des Français par la création d’un fonds d’investissement géré par la BPI, garantissant le remboursement du capital et rétribuant l’épargne de manière défiscalisée pour la moitié des plus-values – dispositif qui pourrait être décliné dans les régions pour accompagner le mouvement en faveur du produire local.

Impact environnemental. Rappelons qu’en travaillant pour les relocalisations, les pouvoirs publics répondraient aux préoccupations nationales pour une amélioration de notre bilan carbone ​: fabriquer chez nous ce que nous consommons est moins coûteux que de le faire fabriquer dans un pays moins vertueux concernant l’impact environnemental, sans compter le coût du transport. Nos compatriotes écologistes devraient s’en réjouir.

Cette réduction des charges à la production doit être accompagnée de mesures organisant, dans un cadre local, nos tissus économiques. Il faut donner plus de responsabilité aux entrepreneurs et pour cela, faciliter la création de « ​Maison des entrepreneurs ​», sous forme d’association qui s’installeraient dans les locaux des CCI, car comme le montrent les exemples étrangers c’est la force des réseaux qui donne la confiance indispensable aux patrons d’entreprise pour leur développement ​; les groupes d’entreprises facilitent un accès rapide aux financements, peuvent passer des accords de partenariat avec les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, organisent l’entraide pour l’exportation, renforcent l’attractivité des territoires et les relocalisations en créant, par avance, en lien avec les élus des zones d’accueil « clefs en main » pour les futures usines.

Réparer notre économie et relancer par cette méthode l’emploi c’est aussi abandonner la politique qui consiste à créer des emplois en les finançant par une surtaxation du secteur productif, ce qui réduit leur capacité d’adaptation et bien sûr, par conséquent la croissance de notre économie. »

Michel Rousseau est économiste et président de la Fondation Concorde.

Croissance : remontée en Europe , durable ?

Croissance : remontée en Europe , durable ?

Indéniablement une remontée assez nette de la croissance est constatée après l’écroulement des mois précédents. Ce n’est pas exactement encore la croissance mais on se rapproche un peu plus du seuil des 50 séparant contraction de la récession. La question qui se pose est de savoir s’il s’agit  d’un phénomène conjoncturel ou structurel. S’agit-il en effet d’un phénomène de compensation de plusieurs mois pendant lesquels la consommation, la production et les services ont été contraints par des mesures administratives. Ou s’agit-il d’un phénomène plus durable . Des chiffres encourageants mais qui imposent  quand même une certaine prudence car on ne peut définir une tendance sur des indicateurs mêmes satisfaisant ne portant que sur un mois. L’indice PMI composite de la zone euro, qui rassemble services et industrie manufacturière, est en effet remonté à 48,5 après 31,9 en mai et 47,5 en estimation “flash”, se rapprochant du seuil de 50 au-dessus duquel il traduit une croissance de l’activité globale du secteur privé.

“L’amélioration du climat des affaires nourrit l’espoir de voir le PIB renouer avec la croissance au troisième trimestre”, commente Chris Williamson, économiste en chef d’IHS Markit.

En Allemagne, la faiblesse de la demande ralentit la reprise de l’activité du secteur allemand des services, montre l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI sectoriel s’est certes redressé à 47,3 après 32,6 en mai, dépassant même une première estimation qui l’avait donné à 45,8, mais il continue de traduire une contraction de l’activité.

Le PMI composite, qui rassemble les données des enquêtes dans les services et dans l’industrie manufacturière, reste lui aussi inférieur au seuil de 50 puisqu’il ne remonte qu’à 47,0 après 32,3 en mai et 45,8 en estimation “flash”.

“L’activité à l’export constitue un aspect particulièrement faible des données récentes, donc la réouverture des frontières devrait donner un élan supplémentaire à la reprise.”

en France, L’indice PMI composite, qui conjugue les résultats des enquêtes dans les services et dans l’industrie manufacturière, ressort à 51,7 contre 32,1 en mai et 51,3 en première estimation.

“Si la reprise a été avant tout tirée par les industriels, les fournisseurs de services ont aussi enregistré une croissance de leur activité”, note Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit. “Ceci dit, les chiffres par sous-secteurs montrent que les entreprises qui dépendent des relations en face à face, comme les hôtels et les restaurants, continuent de souffrir.”

au Royaume-Uni la baisse s’est atténuée en juin avec la réouverture partielle des entreprises et des commerces, confirme l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI sectoriel est remonté à 47,1 après 29,0 en mai, dépassant très légèrement l’estimation “flash” qui l’avait donné à 47,0, mais il reste sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion.

L’indice PMI composite, qui combine les services et l’industrie manufacturière, est lui aussi en forte hausse à 47,7 contre 30,0 en mai. La première estimation l’avait donné à 47,6.

En Italie, L’indice PMI composite italien ressort à 47,6 après 33,9 en mai.

, En Espagne Le secteur espagnol des services a renoué de justesse avec la croissance en juin après la contraction brutale subie en avril et en mai: l’indice PMI sectoriel est remonté à 50,2 après 27,9 en mai et 7,1 en avril.

Ce dernier chiffre marquait le niveau le plus bas de l’indicateur enregistré depuis sa création en 1999.

La hausse de juin est à l’inverse la plus forte jamais observée d’un mois sur l’autre.

Malgré cette amélioration, “l’enquête de juin suggère une reprise limitée jusqu’à présent”, souligne Paul Smith, économiste d’IHS Markit.

 

Développement durable: l’union européenne n’est pas un bon élève

Développement durable: l’union européenne n’est pas un bon élève

 

Sauf exception les pays composant de l’union européenne ne constitue pas des modèles d’amélioration du développement durable. Côté climat, les États membres de l’Union ont diminué leurs émissions de gaz à effet de serre de seulement 2,2 points entre 2013 et 2018. Résultat, depuis 1990, le recul des émissions n’a toujours pas atteint 20 %. Les émissions de CO2 émises par les automobiles neuves font à peine mieux avec un recul de 5,4 % en cinq ans. France se situe parmi les meilleurs élèves de l’UE tandis que l’Allemagne, qui s’appuie sur ses centrales à charbon pour compenser le repli du nucléaire, figure en mauvaise place.

Les efforts de l’Union sont pourtant loin d’être négligeables. Pour la seule année 2017, les dépenses liées au climat atteignent 19,7 milliards d’euros, détaille Eurostat, une performance du en partie à la place du nucléaire en France très peu producteur de Co2 par exemple

Economie française: une crise durable

Economie française: une crise durable

 

L’INSEE existe estime actuellement que l’économie est à moitié paralysée. Ce que confirme le nombre de chômeurs partiels qui dépassent maintenant 10 millions, soi t à peu près la moitié du nombre de salariés du privé. Il y a de toute évidence une crise de l’offre  puisque la production et la commercialisation est arrêtée dans de nombreux secteurs. Mais à cette crise de l’offre pourrait succéder une crise de la demande même après le déconfinement. On sait en effet que l’économie française repose essentiellement sur la consommation des ménages ; actuellement cette consommation des ménages et amputer de plus de 30 %. Les consommateurs se recentent sur les besoins vitaux . Sont notamment différées des dépenses relatives à des biens d’équipement et à des services .

La reprise sera forcément très progressive et exigera sans doute plusieurs mois. En effet après la crise sanitaire, viendra une énorme crise sociale découlant de la défaillance de nombre d’entreprises notamment des PME. Une situation susceptible d’affecter de manière sensible le pouvoir moyen d’achat des ménages et surtout de créer un climat d’incertitudes qui rendra les consommateurs très prudents en matière de dépenses.

Pour l’Insee, dans la mesure où la reprise de l’activité “ne sera a priori pas immédiate et sera probablement d’autant plus lente que la durée du confinement aura été importante”, l’impact global de cette quasi-paralysie de l’économie française sera “certainement supérieur” à l’estimation d’une perte de richesse nationale de trois points de produit intérieur brut (PIB) annuel par mois de confinement. En clair, la baisse de croissance pourrait dépasser notoirement les prévisions du gouvernement

Dans ses dernières prévisions – toujours susceptibles d’être revues – le gouvernement table sur une contraction de 8% de l’économie française cette année, une récession sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les enquêtes de conjoncture réalisées au mois d’avril confirment le décrochage de l’activité, ainsi que de la confiance des entreprises.

L’Insee signale une chute mensuelle record du climat des affaires, qui a atteint en avril un plus bas depuis le début de cette série statistique en 1980 et constate que les entreprises sont “unanimement pessimistes (…) en particulier (dans le secteur) de

pour redonner confiance aux acteurs économiques, les gouvernements et les institutions comptent sur une reprise en 2021. Mais une reprise qui pourrait ne pas être à la hauteur des espérances si l’ampleur des défaillance pèse sur le moral des acteurs économiques Pour l’Insee, malgré des pertes de revenus, le taux d’épargne global des ménages devrait grimper ponctuellement du fait de la baisse de la consommation pendant le confinement.

“Il y a une perspective (de rebond) dès lors que nous aurons ancré la confiance des ménages pour qu’ils utilisent cette épargne supplémentaire et (…) que nous saurons accompagner les entreprises” de façon plus sélective une fois la phase de choc passée, a observé François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France

Mais une inversion de l’arbitrage entre épargne et consommation – traditionnel moteur de la croissance de l’économie française – nécessitera une amélioration de la confiance des ménages à l’égard de la situation économique, fortement dépendante de la situation sanitaire.

“A l’incertitude sur le scénario sanitaire, qui n’augure pas d’un rebond économique rapide, s’ajoute donc l’incertitude sur le comportement des ménages et des entreprises dans ce contexte inédit”, note l’Insee.

Transport aérien : une crise durable pour Airbus aussi

Transport aérien : une crise durable pour Airbus aussi

Une crise pour les compagnies aériennes et par conséquence aussi des constructeurs. Boeing a complètement arrêté sa production d’avions commerciaux et Airbus va réduire la sienne de l’ordre r de 30 à 40 %. Le transport aérien pourrait bien connaître une crise économique comme il n’en a jamais connu. En effet, il y a la perte de recettes de l’ordre de 90 % depuis la crise sanitaire que nombre de compagnies ne pourront gérer. Les grandes compagnies seront sans doute sauvées éventuellement par la nationalisation provisoire par les Etats .  Nombre d’entreprises moyennes et petites vont disparaître avec l’assèchement total de leur trésorerie. Le problème c’est que la crise n’est pas temporaire. En effet il y a fort à parier que le Coronavirus aura des conséquences sur la mobilité des biens et des personnes dans l’avenir.

Certes le système de production et de distribution ne sera pas immédiatement et totalement chamboulé, l’évolution sera progressive, on pourra même connaître des pics temporaires de rattrapage pour certains produits. Reste que globalement le volume et la nature de la mobilité vont évoluer pour les biens comme pour les personnes. Le secteur le plus affecté concernant la mobilité des personnes sera le tourisme.

On peut déjà considérer que les congés d’été seront partiellement annulés.  Mais au-delà de 2020, de fortes interrogations vont naître sur la nécessité de cette mobilité débridée. Même les déplacements d’affaires pourraient être mis en cause une fois aura été vérifiée l’efficacité des relations sur Internet notamment par vidéoconférence. Lufthansa par exemple  »ne s’attend pas à un retour rapide du secteur du transport aérien au niveau d’avant la crise », déclare le groupe dans un communiqué. La « levée totale des restrictions de voyage durera des mois » et le retour de la demande à la normale « des années », précise-t-il.

Selon des analystes, Lufthansa a indiqué qu’il ne s’attendait pas à un retour de la demande au niveau de 2019 d’ici quatre à cinq ans.  Pensez que Boeing a décidé d’arrêter sa production d’avions commerciaux en raison de la crise sanitaire bien sûre mais aussi des problèmes récurrents de sécurité concernant le 737. Chez Airbus il n’est pas question de stopper la production mais de la ralentir de manière significative. Airbus a annoncé mercredi une réduction généralisée de sa production pour l’adapter aux perturbations provoquées par l’épidémie de nouveau coronavirus.

Transport aérien : une crise durable

Transport aérien : une crise durable

Le transport aérien pourrait bien connaître une crise économique comme il n’en a jamais connu. En effet, il y a la perte de recettes de l’ordre de 90 % depuis la crise sanitaire que nombre de compagnies ne pourront gérer. Les grandes compagnies seront sans doute sauvées éventuellement par la nationalisation provisoire par les Etats .  Nombre d’entreprises moyennes et petites vont disparaître avec l’assèchement total de leur trésorerie. Le problème c’est que la crise n’est pas temporaire. En effet il y a fort à parier que le Coronavirus aura des conséquences sur la mobilité des biens et des personnes dans l’avenir.

Certes le système de production et de distribution ne sera pas immédiatement et totalement chamboulé, l’évolution sera progressive, on pourra même connaître des pics temporaires de rattrapage pour certains produits. Reste que globalement le volume et la nature de la mobilité vont évoluer pour les biens comme pour les personnes. Le secteur le plus affecté concernant la mobilité des personnes sera le tourisme.

On peut déjà considérer que les congés d’été seront partiellement annulés.  Mais au-delà de 2020, de fortes interrogations vont naître sur la nécessité de cette mobilité débridée. Même les déplacements d’affaires pourraient être mis en cause une fois aura été vérifiée l’efficacité des relations sur Internet notamment par vidéoconférence. Lufthansa par exemple  »ne s’attend pas à un retour rapide du secteur du transport aérien au niveau d’avant la crise », déclare le groupe dans un communiqué. La « levée totale des restrictions de voyage durera des mois » et le retour de la demande à la normale « des années », précise-t-il.

Selon des analystes, Lufthansa a indiqué qu’il ne s’attendait pas à un retour de la demande au niveau de 2019 d’ici quatre à cinq ans. Selon nos informations, le groupe estime que la situation actuelle pourrait durer jusqu’à fin septembre et que le « ramp up » à partir d’octobre permettrait de remettre en service entre 25% et 75% (au mieux) de la capacité d’ici à décembre.

Lufthansa va réduire fortement la taille de sa flotte en se séparant définitivement de 42 appareils, notamment de nombreux gros-porteurs (six A380 d’ici à 2022, cinq B747-400, sept A340-600, trois A340-300) et 21 avions court et moyen-courriers A320. Swiss et Austrian vont également réduire la voilure.

En terme social, le chômage va bondir dans le secteur aérien.;

Ecologie-Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

Ecologie-Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

 

Comme la question écolo risque de dominer l’enjeu  des élections municipales, le  gouvernement propose un coup de peinture verte sur les villes. Cependant on ne posera pas la question de la problématique de la sur-urbanisation qui va conduire à concentrer à terme 90 % de la population dans des métropoles ingérables. Le plus savoureux est cette perspective la  création de ferme urbaine.  D’ici à l’été prochain, 30 premiers quartiers seront sélectionnés, avec un financement dédié de 21 millions d’euros pour la création de fermes urbaines.

 

Plus sérieux, 22 quartiers volontaires expérimenteront des projets d’énergie positive et à faible impact carbone. « Une enveloppe d’aide à l’ingénierie » sera débloquée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), assure le ministère de la Ville et du Logement. Enfin 14 établissements publics d’aménagement devront intégrer au moins 50% de matériaux biosourcés ou géosourcés, . Et pour couronner le tout on va créer aussi un super machin administratif : France ville durable.

Cet organisme s’accompagnera de 50 « ateliers des territoires », budgétés à hauteur de 500.000 euros, d’une « plateforme d’open-innovation » nourrie par les entreprises et d’un outil Internet « Aides territoires » recensant les aides financières disponibles. 

 

 Bref des mesures très anecdotiques pour ne pas dire parfois ridicules pour cacher la stratégie de concentration urbaine.

Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

Ville durable : gros coup de peinture verte par le gouvernement

 

Comme la question écolo risque de dominer l’enjeu  des élections municipales, le  gouvernement propose un coup de peinture verte sur les villes. Cependant on ne posera pas la question de la problématique de la sur-urbanisation qui va conduire à concentrer à terme 90 % de la population dans des métropoles ingérables. Le plus savoureux est cette perspective la  création de ferme urbaine.  D’ici à l’été prochain, 30 premiers quartiers seront sélectionnés, avec un financement dédié de 21 millions d’euros pour la création de fermes urbaines.

 

Plus sérieux, 22 quartiers volontaires expérimenteront des projets d’énergie positive et à faible impact carbone. « Une enveloppe d’aide à l’ingénierie » sera débloquée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), assure le ministère de la Ville et du Logement. Enfin 14 établissements publics d’aménagement devront intégrer au moins 50% de matériaux biosourcés ou géosourcés, . Et pour couronner le tout on va créer aussi un super machin administratif : France ville durable.

Cet organisme s’accompagnera de 50 « ateliers des territoires », budgétés à hauteur de 500.000 euros, d’une « plateforme d’open-innovation » nourrie par les entreprises et d’un outil Internet « Aides territoires » recensant les aides financières disponibles. 

 

 Bref des mesures très anecdotiques pour ne pas dire parfois ridicules pour cacher la stratégie de concentration urbaine.

Une crise de l’eau durable

Une crise de l’eau durable

 

En France, on s’interroge sur le caractère conjoncturel ou structurel de la crise de l’eau. Une crise qui affecte bien d’autres pays ; en Afrique bien sûr mais dans la plupart des continents. En France dans certaines régions il n’a pas plu depuis des mois ou pratiquement pas. Il n’avait déjà pas plus cet hiver dans certaines zones ce qui n’a pas permis de recharger les nappes phréatiques. Ajoutons à cela des températures assez exceptionnelles et des vents qui ont complètement asséché la terre au point de détruire nombre de cultures comme par exemple celle des maïs. Un article du Monde attiré l’attention sur la gravité de cette situation.

 

«  Y aura-t-il demain assez d’eau pour tous sur notre planète ? Théoriquement oui, mais il est urgent de changer « radicalement » la façon de l’utiliser et de la partager, prévient l’Organisation des Nations unies (ONU) dans son rapport annuel 2015 sur l’or bleu, qu’elle a rendu public vendredi 20 mars, à l’avant-veille de la journée mondiale de l’eau. Sinon, au rythme actuel, « le monde devra faire face à un déficit hydrique global de 40 % » dès 2030, écrivent les experts du Programme mondial des Nations unies pour l’évaluation des ressources en eau.

Inextricablement liée au changement climatique, à l’agriculture et à la sécurité alimentaire, à l’énergie, à la santé et même à l’égalité entre les sexes, l’eau est peut-être le thème qui illustre le mieux les trois piliers du développement durable, qu’il s’agisse de la lutte contre la pauvreté, du développement économique, ou de la préservation des écosystèmes. Il s’agit de défis essentiels. Le rapport souligne ainsi à quel point la pénurie et la mauvaise gestion de cette précieuse ressource cristallisent les tensions et les conflits autour du monde.

Stress hydrique dans le monde. Rapport ONU-Eau

Le stress hydrique – autrement dit, une ressource insuffisante pour répondre aux différentes activités humaines et aux besoins de l’environnement – commence lorsque la disponibilité en eau est inférieure à 1 700 mètres cubes par an et par personne. Quasiment les trois quarts des habitants des pays arabes vivent en dessous du seuil de pénurie établi, lui, à 1 000 m3 par an, et près de la moitié se trouvent dans une situation extrême avec moins de 500 m3, en Egypte, en Libye notamment.

Les pays en voie de développement ne sont pas les seuls touchés. « Comment l’Ouest américain, certaines provinces de Chine, le Mexique ou encore le Sud méditerranéen vont-ils faire dans trente ans ? s’interroge Richard Connor, expert pour l’ONU, qui participe pour la quatrième fois au rapport annuel sur l’eau. Le stress hydrique peut avoir des conséquences incalculables. Par exemple, en 2010, les sécheresses et les feux de forêt dans les steppes de Russie ont fait chuter les exportations de bléRésultat : le prix du pain a doublé, ce qui a débouché sur le printemps arabe. »

Les projets de centres de dessalement se multiplient pour produire de l’eau potable dans les régions du monde qui en ont les moyens, comme en Californie ou dans les pays arabes. À elle seule, l’Arabie saoudite souhaite se doter de 16 nouvelles usines fonctionnant à l’énergie nucléaire.

  • Les eaux souterraines de plus en plus surexploitées

Les aquifères souterrains fournissent de l’eau potable à la moitié de la population mondiale. Mais un sur cinq est surexploité. Largement dévolus à l’irrigation intensive – comme dans le nord de la Chine où le niveau de la nappe phréatique est descendu de 40 mètres en quelques années –, les prélèvements excessifs accentuent les risques de glissement de terrain et favorisent surtout les entrées de sel, rendant à terme l’eau inconsommable. Avec l’élévation du niveau de la mer, des grandes villes voient ainsi la qualité de l’eau douce de leurs aquifères menacée, notamment Shanghaï, en Chine, et Dacca, au Bangladesh. Et des îles du Pacifique comme Tuvalu et Samoa sont contraintes d’importer de plus en plus d’eau douce. La pénétration de sel représente aussi une inquiétude pour les régions méditerranéennes françaises.

L’Inde est souvent citée en exemple au chapitre de l’exploitation non-durable de la ressource souterraine. En 1960, le pays était équipé de moins d’un million de puits ; en 2000, il en comptait 19 millions. Toute cette ressource prélevée au moyen de pompes a permis d’accroître fortement la productivité agricole et de réduire le niveau de pauvreté. Mais le choix de l’irrigation se paie aujourd’hui non seulement par de graves pollutions, mais aussi parce que les pannes d’électricité dues au manque d’eau pour faire fonctionner les centrales thermiques sont monnaie courante.

  • Une amélioration de l’accès à l’eau potable

En vingt ans, le nombre de personnes ayant accès à « un point d’eau potable amélioré » a augmenté de 2,3 milliards. Les rapporteurs de l’ONU parlent de « progrès impressionnants » – alors que l’accès à l’eau était l’un des objectifs du Millénaire pour le développement pour 2015. Ils citent par exemple la mutation de Phnom Penh, au Cambodge, où la gestion de la distribution de l’eau a cessé d’être catastrophique et corrompue pour devenir très performante.

Pour autant, ce chiffre fait débat, dans la mesure où il englobe aussi bien les personnes qui s’approvisionnent à une borne commune, à un puits – dans ce cas, quelle distance leur faut-il parcourir pour aller remplir leur seau ? – ou à un robinet chez eux – alimenté combien d’heures par jour ?

Dans le monde, 748 millions de personnes restent privées d’eau potable. Dans les agglomérations qui s’étendent à une vitesse vertigineuse avec leurs lots de bidonvilles, le nombre de citadins sans accès à l’eau est passé de 111 millions à 149 millions entre 1990 et 2012. Et l’Afrique subsaharienne continue de souffrir de la pénurie, dans les cités comme dans les campagnes. Les femmes et les filles surtout : ce sont essentiellement elles qui se chargent de la corvée d’eau, elles y consacrent encore deux à quatre heures par jour en moyenne dans les zones rurales. « Le principe de l’équité, peut-être davantage que n’importe quelle recommandation technique, porte en lui la promesse d’un monde où la sécurité de l’eau deviendra une réalité pour tous, » écrivent les rapporteurs. Globalement, 36 % de la population africaine ne dispose toujours pas d’un point d’eau accessible.

  • Des progrès en matière d’assainissement

La situation de l’assainissement se prête nettement moins à un satisfecit. Cet objectif-là aurait besoin de 53 milliards de dollars (50 milliards d’euros) d’investissements par an pendant cinq ans pour atteindre une couverture universelle, selon l’ONU. De plus en plus d’ONG se saisissent de la Journée mondiale de l’eau pour attirer l’attention sur l’absence de toilettes et de latrines dans le monde, avec des conséquences épouvantables sur la vie quotidienne d’une bonne part de l’humanité et sur l’environnement. Un milliard de personnes défèquent en plein air, faute de mieux. Et 2,5 milliards vivent sans aucun raccordement à un système de collecte. Sans compter que celui-ci, lorsqu’il existe, ne débouche souvent sur aucune forme de traitement avant le rejet dans la nature.

Il faudrait rendre l’agriculture moins gourmande afin qu’elle puisse nourrir de plus en plus d’humains, sans contaminer pour autant la ressource ni polluer davantage l’environnement. Avoir recours aux eaux usées, une fois traitées, pourrait contribuer à relever ce défi.

Enfin, les rapporteurs de l’ONU rappellent l’impératif d’accroître les efforts pour ménager les ressources, car les écosystèmes sont en déclin, en particulier les zones humides. Or, celles-ci rendent des services sans commune mesure. L’ONU-Eau cite une étude de 2014 qui évalue à 20 000 milliards de dollars (19 000 milliards d’euros) les pertes dues à leur détérioration, et qui montre qu’investir pour la préservation de l’environnement s’avère très rentable. »

Développement durable : un slogan

Développement durable : un slogan

 

Le relatif immobilisme de la France en matière de climat a été dénoncé par le Haut comité mis en place par Macron lui-même. Du coup peut-être que pour redorer l’image du pays en matière de développement durable peut-être est-il sortir quelques chiffres qui rendent les résultats du pays un peu plus présentables. Ce que vient de faire la docile INSEE qui curieusement sort de  curieux indicateurs de développement durable qui se fonde sur des critères sociaux, sur l’espérance de vie sur l’insertion professionnelle ou encore l’accès aux transports publics. Autant d’éléments qui peuvent être liés effectivement avec la prise en compte d’une politique durable. Mais des indicateurs beaucoup trop partiels pour constituer un thermomètre de la prise en compte par le pays du développement durable. Pour tout dire ces chiffres représentent un peu n’importe quoi et ont sans doute été ramassés à la va-vite pour contrebalancer les critiques dont a été victime Macron quant au décalage entre ses discours sur le climat et son action réelle. Notons que la justice française vient même de condamner l’État pour son inaction concernant la qualité de l’air à Paris. Bien sûr certains indicateurs avancés par l’INSEE peuvent être intégrés ; il y a effectivement des interactions entre des aspects environnementaux, sociaux, sanitaires et sociétaux. Mais à trop vouloir prouver, on ne prouve rien du tout surtout quand ces chiffres et cette analyse sorte que tout droit d’un institut aussi peu indépendant que l’INSEE qui est à la botte du gouvernement. L’INSEE et surtout d’autres organismes plus indépendants auraient intérêt à travailler sur de  véritables indicateurs rendant compte effectivement des avancées et des reculs en matière de développement durable. Les chiffres et les analyses de l’INSEE constituent une vaste rigolade pour traiter sérieusement de l’évolution de la problématique en cause. Extrait :

« D’une façon générale, la France est en position moyenne au sein de l’UE », selon l’Institut national des statistiques. Par rapport au reste de l’Union « la pauvreté et les inégalités y sont relativement contenues » en 2017, avec 17,1% de personnes « en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale » contre 22,4% en moyenne dans l’Europe des 28.

Avec 82,7 ans d’espérance de vie à la naissance, la France se situe au-dessus de la moyenne qui est 80,9 ans, au troisième rang derrière l’Espagne (83,4 ans) et l’Italie (83,1 ans). Mais la part de ceux qui se perçoivent comme étant en bonne santé n’est que de 67,4% chez les Français, contre 69,7% en moyenne européenne. La France se classe mal pour le nombre de tués sur la route avec 5,2 personnes sur 100.000 en 2016 contre 5,0 dans l’UE ainsi que pour les accidents du travail, avec 2,7 tués sur 100.000 contre 1,7 dans l’UE.

Pour l’éducation et l’insertion professionnelle, les résultats hexagonaux ne sont guère brillants: le taux d’emploi des diplômés récents est de 74,4% contre 80,2% en moyenne, tandis que la part de jeunes de 15 ans ayant une maîtrise insuffisante en lecture, mathématiques et sciences est aussi supérieure à la moyenne.

La part des jeunes âgés de 15 à 29 ans qui ne travaillent pas et ne suivent aucune formation s’élève à 13,9% en France, contre 13,4% dans l’UE. Sur ce critère, la France est plus proche de la médiane des pays d’Europe de l’Est et du Sud que de celle des pays d’Europe du Nord et de l’Ouest, qu’elle rejoint sur la plupart des autres critères. Les résultats sont meilleurs en 2016 pour les progrès accomplis en matière de consommation d’énergie, l’hexagone faisant  »partie des pays émettant le moins de gaz à effet de serre par habitant » grâce à la part du nucléaire dans la production d’électricité, relève l’Insee. L’accès aux transports publics est plutôt bon avec seulement un Français sur huit qui éprouve des difficultés en la matière. Mais la part du train et des voies d’eau navigables dans le transport de fret est très inférieure à la moyenne européenne, avec 13,7% contre 23,6% du total. »

Retraites : « une réforme durable » ?

Retraites : « une réforme durable » ?

L’économiste Florence Legros dénonce, dans une tribune au « Monde », trente années de « bricolage » qui ont conduit à une diminution du pouvoir d’achat des retraités, La question de la réforme durable est pertinente dans la mesure pratiquement les gouvernements ont remis sur la table tous les cinq ans à peu près une réforme des retraites. Finalement,  le gouvernement n’est peut-être plus en situation politique d’imposer une vraie réforme et, lui aussi, pourrait se satisfaire d’un nouveau bricolage comme par exemple l’incitation à partir à 63 ans et plus avec un bonus malus. La difficulté, c’est que les conséquences de cette réforme ne se feront pas sentir avant des dizaines d’années, c’est-à-dire une échéance qui ne correspond pas au temps politique. De ce fait, la réforme pourrait se quitter à une érosion régulière du pouvoir d’achat des retraités comme c’est le cas depuis plus de 20 ans.  « Extrait »

«  Après des décennies de réformes paramétriques, le gouvernement semble sur le point d’engager une réforme structurelle de notre système de retraite. Avec un taux de dépendance (le nombre des 65 ans et plus rapporté à celui des 15-64 ans) qui devrait passer de près de 25 % aujourd’hui à près de 45 % en 2070, les besoins de financement seraient en effet difficilement supportables si le poids des pensions dans le produit intérieur brut (PIB) augmentait dans les mêmes proportions. Certes, les réformes menées jusqu’ici devraient limiter ce risque, comme le montre l’« Ageing Report » de la Commission européenne, qui en intègre les résultats escomptés. La part des pensions est aujourd’hui de 15,1 % du PIB, mais elle devrait baisser à 11,8 % en 2070, en raison de l’augmentation des taux d’activité aux âges élevés, mais surtout de la baisse des taux de remplacement, c’est-à-dire du rapport entre pensions et salaires d’activité. Car c’est en réalité à une baisse orchestrée du pouvoir d’achat relatif des retraités que l’on assiste depuis trente années ! En 1993, la réforme impose que les salaires servant au calcul de la première pension (soit les 25 meilleures années, au lieu des 10 préalablement) ne soient plus indexés comme le salaire moyen de l’économie, mais comme l’inflation. Autrement dit, les salaires passés voient leur valeur de calcul d’autant plus baisser qu’ils sont anciens. Les pensions suivantes étant également désindexées, celles-ci « décrochent » chaque année du salaire moyen. Autrement dit, chaque point de croissance économique vient baisser le pouvoir d’achat relatif des retraités. Par la suite, la sous-indexation des retraites complémentaires à un point de moins que l’inflation, puis la décision, à partir de 2013 et jusqu’en 2019, de retarder leur revalorisation de sept mois chaque année, et enfin la mise en place d’un bonus-malus destiné à inciter à partir plus tard ».

Croissance : rebond durable de la consommation ?

Croissance : rebond durable de la consommation ?

 

Après deux mois de baisse les instituts économiques avaient révisé la croissance pour le premier semestre. On n’attendait plus qu’une  hausse de 1.6% au premier semestre. De quoi quand même atteindre les 2% espérés pour l’année. La reprise de février laisse envisager  une nouvelle révision pour l’année mais cette fois à la hausse. Les dépenses de consommation des ménages français en biens ont nettement rebondi en février, enregistrant une progression de 2,4% après deux mois de baisse, a annoncé vendredi l’Insee dans un communiqué. Cette reprise s’explique essentiellement par un rebond des dépenses de chauffage, liées à la vague de froid qui a touché la France en février, explique l’Institut national des statistiques et des études économiques. La consommation énergétique, qui avait baissé de 6,4% en janvier, a ainsi progressé de 8,9% en février, selon l’Insee, qui rappelle que les températures moyennes se sont établis ce mois-là « deux degrés en-dessous des normales ». Les dépenses en biens fabriqués ont également augmenté (+0,9%) après deux mois de repli. Cette hausse a été notamment soutenue par les achats de véhicules et les dépenses en habillement-textile, souligne l’organisme public.  Paradoxalement, le moral en mars n’est pas exceptionnel, il donne l’impression d’avoir atteint uen vitesse de croisière.  Après le tassement de février, c’est la stabilité en mars et sur un niveau de longue période. Pour l’instant, cela traduit un certain attentisme (même si la conso a enregistré une hausse en février).  Dans le détail, l’opinion des ménages sur leur situation future s’est nettement améliorée, avec un solde regagnant 6 points, après en avoir perdu 5 en février. La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants a, pour sa part, perdu de nouveau un point, tandis que le solde sur la capacité d’épargne actuelle baisse de 2 points. Celui sur leur capacité d’épargne future progresse d’un point.    Concernant la situation économique en général, les ménages sont un peu plus nombreux à penser que le niveau de vie en France s’est dégradé au cours des douze derniers mois (+2 points). L’opinion des ménages concernant le niveau de vie futur en France est quant à elle inchangée, et celle sur l’évolution du chômage est quasi stable. Les ménages sont également moins nombreux que le mois dernier à estimer que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois, avec un solde perdant 6 points.

Endettement mondial: croissance molle durable comme conséquence

  • Endettement mondial: croissance molle durable comme conséquence
  • Avec la remontée de l’inflation vers 2018 mais plus surement en 2019, la bulle de l’endettement comporte des risques accrus d’éclatement. En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède).Prudemment, la FED a cependant augmenté ses taux …en attendant la suite et surtout la politique de Trump.  Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclut un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. L’exemple le plus significatif étant sans doute Uber en déficit chronique mais  valorisée à 65 milliards mais cependant protégé parce que non côté en bourse.  De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Victor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. La dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.

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Risque de croissance molle durable en Europe

Risque de croissance molle durable en Europe

 

 

 

L’Europe pourrait bien connaître une très longue période de croissance molle. C’est-à-dire une croissance qui ne dépasserait pas 2 %. C’est la crainte de la Banque centrale qui pense que le haut niveau de chômage notamment des jeunes pèse de manière négative sur les perspectives significatives de redressement. D’une certaine façon la Banque centrale européenne reconnaît les limites de sa politique monétaire pourtant très accommodante. Une politique sans doute nécessaire voire indispensable mais qui doit s’articuler avec une politique budgétaire et des réformes structurelles concernant le marché des biens et des services mais aussi le marché de l’emploi. L’Europe en quelque sorte ne connaît pas une vraie sortie de crise. Témoin d’ailleurs les prévisions de la commission économique. Dans ses prévisions de printemps, l’exécutif européen table désormais sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 1,6% en 2016 et de 1,8% en 2017 en zone euro, contre 1,7% en 2016 et 1,9% en 2017 prévus dans son pronostic d’hiver du 4 février dernier. La Commission européenne a aussi revu en baisse ses prévisions d’inflation. Elle attend désormais une inflation de 0,2% en 2016 et de 1,4% en 2017. Dans son pronostic d’hiver, elle tablait sur une hausse des prix à la consommation de 0,5% cette année et de 1,5% pour l’an prochain. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer et surtout de quoi répondre à la question centrale du chômage des jeunes. La Banque centrale européenne (BCE) s’est donc inquiétée vendredi 17 juin d’une « génération perdue » en Europe si les gouvernements de la région n’accélèrent pas le rythme des réformes structurelles, mettant notamment en doute le caractère suffisamment ambitieux de la loi travail en France. « Le chômage des jeunes dépasse le chômage global dans tous les pays (…) Cela pénalise déjà l’économie car les jeunes qui veulent travailler mais qui ne trouvent pas d’emploi sont empêchés de développer leurs compétences », a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de l’institution monétaire européenne, lors d’un discours à Berlin. « Pour éviter de créer une génération perdue, nous devons agir rapidement », a ajouté Benoît Coeuré. Le banquier central a salué la mise en oeuvre de réformes du marché du travail dans plusieurs pays « où les rigidités étaient considérées comme étant particulièrement lourdes », citant l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Grèce ou encore, il y a plus de dix ans, l’Allemagne. Mais la France, deuxième économie européenne, « est toujours à la traîne et, bien qu’une réforme du marché du travail soit actuellement en discussion, il reste à voir si celle-ci est suffisamment ambitieuse » pour doper l’emploi, a-t-il souligné. Très contestée, la loi travail donne lieu à de violentes résistances notamment des syndicats français. Le banquier central a également pointé du doigt les réticences à réformer le marché des biens et des services, en particulier en France et en Allemagne. La BCE, qui a multiplié les gestes en faveur de l’économie ces dernières années, ne manque jamais une occasion d’appeler les Etats européens à la soutenir dans ses efforts. « Pour doper le potentiel de croissance et renforcer les fondations de notre union économique et monétaire, nous avons besoin de réformes élargies et bien séquencées dans les Etats nationaux ainsi qu’au niveau de l’Union européenne, et nous en avons besoin maintenant », a martelé Benoît Coeuré. Il a plaidé pour donner la priorité aux réformes du marché des biens et des services avant de s’attaquer à celles des marchés du travail, afin que « les effets négatifs à court terme (d’une flexibilisation de l’emploi, ndlr) n’arrivent idéalement que lorsque la reprise gagne en vigueur ».

(Avec AFP)

Une croissance française durable ?

Une  croissance française durable ? 

 

 

La croissance est-elle durable ? Réponse avec deux économistes dans une interview du Figaro

 

Comment analysez-vous le chiffre de la croissance française?

 

Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management

- Je m’attendais à un chiffre plus faible, plutôt proche des 0,3% car je pensais que les entreprises allaient beaucoup déstocker. C’est ce que les enquêtes publiées au premier trimestre laissent suggérer. Finalement, non. Et c’est une très bonne nouvelle. On sent que les entreprises sont très enthousiastes. Elles ont en tête que l’activité économique redémarre. Les rapports de force entre le gouvernement et les partenaires sociaux vont changer. Avec ces niveaux de croissance plus élevés, le «gâteau» à partager sera plus gros. Les employés vont demander des hausses de salaires et les entreprises vont réclamer de nouvelles baisses de charges. Car ils savent que le gouvernement est prêt à lâcher du lest face aux lobbys. Les rythmes de croissance ne sont pas spectaculaires mais le processus est plus normalisé.

 

 

Christopher Dembik , Christopher Dembik, économiste de Saxo Bank

- La bonne nouvelle c’est que l’économie française est passée d’une phase de stabilisation en 2015 à une dynamique de redémarrage en 2016. Le chiffre de la consommation (+1,2%) n’est pas surprenant. Je serais quand même prudent car nous ne constatons pas de hausse des revenus. Il pourrait s’agir d’un épiphénomène. Ce chiffre doit être confirmé. En revanche, le chiffre de l’investissement (+0,9%) constitue une bonne surprise et vient illustrer le regain des taux de marges des entreprises – l’un des rares succès du gouvernement- qui retrouvent leur niveau d’avant la crise.

 

Cette bonne dynamique va-t-elle durer?

P.W. – La dynamique est plus robuste qu’imaginé. La probabilité qu’elle puisse générer une croissance européenne autonome, moins indépendante du contexte international et notamment des ralentissements économiques en Chine et aux États-Unis, n’est pas nulle. Après tout, il existe d’autres opportunités d’investissement. Néanmoins, cela suppose que la consommation se tienne pour l’ensemble de la zone euro et que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne. Le contraire pourrait provoquer de fortes secousses pour le continent.

C.D. – Je crains malheureusement que cette dynamique soit pénalisée, à partir du deuxième trimestre, par le ralentissemenet aux EtatsUnis  dont l’impact est plus facilement chiffrable que celui en Chine.

La France peut-elle retrouver à court terme des niveaux proches ou supérieurs à 2%?

 

P.W. – À court terme, cela me paraît difficile. Pour la simple et bonne raison que depuis 2008, l’investissement est faiblard. Du coup, la croissance potentielle est ralentie. Le regain durable de la croissance passe par l’investissement et donc la confiance des entrepreneurs mais également celle des consommateurs. Dans ce cas-là, une croissance à 2% est envisageable d’ici cinq à dix ans. Pour 2016, j’avais prévu 1,3%. Je vais réviser à la hausse ma prévision. L’objectif que s’est fixé le gouvernement, à 1,5%, est facilement atteignable voire plus.

C.D. – D’ici deux à trois ans, c’est très improbable. D’une part parce que l’impact des trois éléments extérieurs – baisses de l’euro et du pétrole, taux d’intérêt bas – sera de plus en plus faible et d’autre part parce que celui des ralentissements économiques aux États-Unis et en Chine va s’accentuer. Les réformes structurelles ne vont pas assez loin. Le vrai problème de la France, ce n’est pas sa compétitivité, comme le pense le gouvernement, mais sa productivité. Tant que nos dirigeants politiques n’auront pas compris cela, la croissance ne repartira pas durablement.

Croissance : ralentissement mondial durable

Croissance : ralentissement mondial durable

 

La question jusqu’à maintenant était de savoir si l’économie faisait du yo-yo aussi elle s’inscrivait dans un ralentissement plus durable. En faite le tassement voir de le recul de la croissance notamment dans les pays exportateurs comme la Chine ou le Japon témoigne bien que l’économie mondiale est engagée pour deux nombreux mois dans une phase de ralentissement. Seule satisfaction après la constatation de cette tendance durable, les Banques centrales vont retarder la hausse des taux et au contraire prolonger voir accélérer leurs politiques accommodantes. « Tout va dans le sens d’une période clairement difficile pour l’économie mondiale », explique Peter Dixon, économiste de Commerzbank. « Les banques centrales qui envisagent de relever leurs taux d’intérêt dans un avenir proche vont donc étudier ces chiffres et cela pourrait les conduire à prendre le temps de la réflexion. » En Chine, l’indice PMI officiel a montré une contraction de l’activité manufacturière en août, pour la première fois depuis trois ans. Quant à l’enquête équivalente du cabinet privé Markit, qui privilégie des entreprises plus petites et privées, elle reflète les plus mauvaises performances du secteur depuis six ans et demi. Même le secteur chinois des services, qui gardait la tête hors de l’eau ces derniers mois alors que le reste de l’économie semblait s’enfoncer, a vu sa croissance tomber à son rythme le plus faible depuis plus d’un an, selon les données de Markit. « Les chiffres d’aujourd’hui suggèrent que l’activité manufacturière reste faible en Chine. Nous prévoyons désormais que la croissance du PIB sera de 6,4% en rythme annuel au troisième trimestre », commentent les économistes d’ANZ. Pékin vise officiellement une croissance de 7% cette année.  Les chiffres chinois du mois dernier pourraient avoir été affectés par l’arrêt de certaines usines.  Mais ils n’en restent pas moins préoccupants pour de nombreux investisseurs après la chute de près de 40% des marchés boursiers chinois depuis la mi-juin et la dévaluation surprise du yuan annoncée le 11 août.   »La faiblesse généralisée des indicateurs suggère que la tendance au ralentissement de l’économie n’est pas uniquement le fait de distorsions temporaires », estiment ainsi les analystes de Credit Suisse.  D’autres enquêtes de Markit traduisent les difficultés de l’industrie ailleurs en Asie: le secteur affiche désormais 11 mois consécutifs de contraction en Indonésie et six en Corée du Sud; à Taiwan, le PMI manufacturier est au plus bas depuis près de trois ans et en Inde, la croissance ralentit. Au Japon, on a aussi enregistré un retrait de la croissance et des commandes extérieures.  Dans la zone euro, la croissance de l’industrie manufacturière a ralenti le mois dernier, l’indice PMI revenant à 52,3 (un chiffre supérieur à 50 traduit une expansion), en dépit de la faiblesse des hausses de prix pratiquées par les entreprises, une situation doublement préoccupante pour la Banque centrale européenne (BCE), qui cherche à la fois à soutenir l’activité et à relancer l’inflation.  Le ralentissement est aussi à l’œuvre aux Etats-Unis, où l’indice PMI du secteur est revenu de 53,8 à 53,0 tandis que l’indice ISM reculait à 51,1 après 52,7 en juillet.   »L’enquête du mois d’août souligne que le secteur manufacturier américain continue de souffrir sous le poids de la vigueur du dollar et de la montée des incertitudes pesant sur l’économie mondiale, mais la résistance de la consommation intérieure et les pressions limitées sur les coûts le maintiennent sur la voie de la reprise », commente Tim Moore, économiste de Markit.

 

Marchés boursiers : pics de volatilité ou tendance durable ?

Marchés boursiers : pic de volatilité ou tendance durable

 

Les bourses du monde entier ont enregistré de fortes baisses ces jours derniers notamment la bourse de Paris. Certains considèrent qu’il s’agit de pics de volatilité provisoires qui seront compensés par des rebonds. Cependant en dépit de rebonds vraisemblables,  la tendance baissière devrait être durable du fait des fondamentaux économiques et financiers mondiaux. Il faut en effet souligner que la hausse souvent inconsidérée des cours à largement été alimenté par les masses de liquidités délivrées par les banques centrales. Des liquidités qui n’ont pas nécessairement servi à la relance de l’économie mais à la spéculation. Les fondamentaux économiques sont en effet mal orientés. Il y a cette baisse assez considérable du prix des matières premières qui privent nombre de pays de moyens financiers et contribue à affaiblir les commandes extérieures des pays exportateurs. Il y a surtout des inquiétudes sur les perspectives économiques et financières de la Chine. L’industrie manufacturière en baisse depuis plusieurs mois témoigne du ralentissement de l’économie mondiale. La Chine doit par ailleurs faire face à une énorme crise financière caractérisée en particulier par l’endettement des entreprises des collectivités aussi des particuliers. Au point que le système financier et aujourd’hui menacé. La banque centrale chinoise a bien tenté d’injecter de nouvelles liquidités, aussi de procéder à une dévaluation mais jusque-là cela n’a pas été de nature à inverser le repli économique. La Bourse de Paris a donc une nouvelle fois perdu beaucoup de terrain ce vendredi (-3,19%), concédant sa quatrième séance de baisse consécutive. L’indice CAC 40 a perdu 152,56 points à 4.630,99 points, dans un volume d’échanges étoffé de 5,5 milliards d’euros. La veille, il avait lâché 2,06%. Parmi les autres marchés européens, Francfort a lâché 2,95% et Londres 2,83%. Par ailleurs, l’Eurostoxx 50 a perdu 3,17%. Les inquiétudes sur la Chine expliquent ce reflux  Les inquiétudes sur la croissance mondiale pèsent sur les marchés financiers avec l’essoufflement du moteur chinois qui se précise, une économie européenne encore hésitante et la perspective floue d’une remontée des taux américains. La légère hausse de l’indice composite de la zone euro au mois d’août suggère que la reprise dans la région s’est poursuivie à un rythme modéré », note Jennifer McKeown, analyste chez Capital Economics. « Mais nous prévoyons toujours un ralentissement de la croissance en zone euro dans les mois à venir alors que les hausses précédentes dues à une inflation en baisse et à la dépréciation de l’euro s’estompent, en particulier si l’incertitude renouvelée autour des élections grecques nuit à la confiance », poursuit-elle. « L’investisseur a peur! », résume Franklin Pichard, le directeur de Barclays Bourse. Il « s’interroge(nt) sur la réalité du niveau de croissance de la Chine, craignant qu’un atterrissage trop brutal de l’économie chinoise n’entraîne un ralentissement plus prononcé de l’économie mondiale », juge-t-il.

Sondage Hollande : remontée de Hollande durable ?

Sondage Hollande : remontée de Hollande durable ?

 

Avec  l’affaire grecque Hollande sort vainqueur vis-à-vis de Merkel et de façon plus générale vis-à-vis des faucons de l’Europe.  Hollande va nécessairement remontre dans les sondages. Il devrait même regagner  une dizaine de points. Reste à savoir si cette embellie sera durable. Après les affaires du Mali et du 11 janvier, la température de la popularité était en effet vite retombée. En fait tout risque d’être arbitré par l’évolution chômage. L’inversion promise fin 2012 par Hollande ne s’est pas produite. Pire, il a ajouté 500 000 chômeurs au bilan laissé par Sarkozy (3 millions de chômeurs). Il y aura du mieux dans les statistiques du chômage en 2016 mais pas de quoi amortir ces 500 000 chômeurs  supplémentaires. Il y a aura une inversion mais  pas suffisante. Bref l’ambigüité va demeurer sur cette question. D’autant que c’est le ressenti des français sur le terrain qui va compter davantage que les résultats des méthodologies parfois douteuse de Pôle emploi. La problématique va donc demeurer la même pour Hollande :l’ inversion durable du chômage sera relative comme sa remontée dans les sondages. Sa seule vraie chance seraiat au premier tour  d’affronter Sarkozy qui ne parvient pas à décoller. Un Sarkozy plombé par son bilan et ses affaires sans parler d’une éventuelle candidature de Bayrou qui le coulerait définitivement. Ce qui permettrait à Hollande d’ affronter avec succès Marine le Pen au second tour.

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