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Sondage Islamisme: 80 % approuvent le principe d’une loi contre le séparatisme…. mais n’y croient pas

Sondage Islamisme: 80 % approuvent le principe d’une loi contre le séparatisme…. mais n’y croient  pas

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro, 8 Français sur 10 approuvent le principe d’une loi contre le séparatisme dans le détail, 79 % des Français estiment qu’interdire le recrutement d’imams «détachés» venant de pays étrangers est efficace pour lutter contre le «séparatisme», et 77 % d’entre eux jugent pertinent de créer un contrat d’engagement sur la laïcité pour les associations bénéficiant de financements publics.une  majorité de Français est favorable à un «projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains». 62 % d’entre eux considèrent le terme «séparatisme» clivant, et 59 % le jugent moins compréhensible.

Pour la moitié des Français, ce texte vise avant tout à capter – ou conserver – une partie de l’électorat de droite

Enfin l’opinion publique doute de la sincérité des motivations du gouvernement. Pour la moitié des Français, ce texte vise avant tout à capter – ou conserver – une partie de l’électorat de droite.

Incendie d’une église dans le Rhône par un réseau de drogue

Incendie d’une église dans le Rhône par un réseau de drogue

Suite aux mesures antidrogue prises Le maire (LR) de Rillieux-la-Pape (Rhône), Alexandre Vincendet, un commando masqué d’un réseau de drogue a mis le feu à une église de la localité. La preuve évidemment que le séparatisme peut basculer dans la violence la plus intolérable non seulement pour des raisons culturelles ou politiques  mais aussi pour du trafic de drogue. Les auteurs cagoulés se sont servis d’une voiture enflammée qu’ils ont précipitée sur l’église. D’autres véhicules ont aussi été endommagés. Une manière de protester contre les entraves créées par le maire au trafic de drogue

«Ces actes de séparatisme sont intolérables, inqualifiables et révoltants, d’autant plus qu’ils sont gratuits», a dénoncé Alexandre Vincendet. «Désormais, il est essentiel que la Justice, elle aussi, se mette au diapason en condamnant les criminels dont nombres sont connus et qui se gargarisent de leur impunité qui n’a que trop duré», a-t-il écrit, avant d’affirmer que «JAMAIS nous ne baisserons les yeux. JAMAIS nous ne nous soumettrons».

Les pompiers, rapidement dépêchés sur place, ont été pris à partie par des jets de projectiles. Plusieurs de leurs véhicules ont été endommagés.

Deutsche Bank : fermeture de 20% des agences, le début d’une tendance de fond en Europe ?

Deutsche Bank : fermeture de 20% des agences, le début d’une tendance de fond en Europe ?

La banque allemande envisage de fermer jusqu’à 20 % de ses agences. Un mouvement déjà entamé un peu partout en Europe mais qui pourrait s’amplifier du fait de la crise et aussi d’un mouvement structurel plus profond de pénétration du numérique. De ce point de vue, la crise sanitaire a encore accéléré le phénomène.

Selon M. Gossow, responsable de la banque de détail du groupe Deutsche Bank les clients acceptent plus que dans le passé de recourir aux services bancaires en ligne et mobile. Ces services ont augmenté de 7% pendant la période de confinement liée à la pandémie, a précisé un porte-parole de la banque à l’AFP.

 

En Allemagne, l’ensemble des caisses d’épargne, coopératives et banques privées ont fermé plus de 10.000 agences en 15 ans, leur nombre passant à 27.000.

La folie d’une dette « non remboursable « 

La folie  d’une dette « non remboursable « 

L’expert financier Karl Eychenne analyse dans une tribune au « Monde » les glissements successifs qui conduisent les banques centrales de l’octroi massif de liquidités à la création monétaire, puis à la dette perpétuelle et à son annulation de fait.

« On ne prête pas à n’importe qui et pas à n’importe quelles conditions. » Au départ, il s’agissait d’un simple principe de bon sens, pour qui souhaite récupérer son dû après avoir fait le sacrifice de s’en priver. Mais aujourd’hui ce principe n’opère plus. Il est devenu un axiome bien trop restrictif pour un monde à fleur de peau. On lui préfère le geste solidaire : prêter autant que nécessaire.

Aujourd’hui converties au « quoi qu’il en coûte », nos politiques nous annoncent l’arrivée de « la dette à tout faire » comme moyen ultime d’échapper à la tyrannie d’un présent qui colle aux doigts. Et puisque décidément plus rien n’est comme avant, cette dette de circonstance serait financée à partir de rien (création monétaire), et reconduite éternellement (jamais remboursée) ; deux attributs d’une opération du Saint-Esprit.

Mais un point agace : avec l’arrivée de cette dette XXL, la génération présente se doterait d’une créance exorbitante auprès des générations futures, ces dernières étant alors mises en demeure de faire le nécessaire pour assurer l’intendance.

Pour éviter cela, une solution radicale est alors invoquée : annuler la dette qui sera achetée par la Banque centrale européenne (BCE), sans toutefois retirer du circuit économique la monnaie créée qui permettra de financer cette dette. Hier encore, cette option était rangée au rayon du tragicomique. Mais aujourd’hui, tout le monde en parle.

Alors, appelons un chat un chat : qu’est-ce que l’on prête et que l’on ne réclame plus ? Un don.

Métaphore freudienne

L’histoire qui nous mène de la dette au don n’a rien d’original. Il s’agit de la métaphore freudienne du chaudron qui est prêté puis rendu, mais avec un trou, et dont l’emprunteur nie en être responsable. Dans le cas de la dette, cela se raconte ainsi : la génération présente a emprunté aux générations futures un chaudron, mais ces dernières accusent la première de lui avoir rendu avec un trou, un trou de la taille de la quantité de monnaie et de dette émises.

Biélorussie : énorme manif et crainte d’une intervention russe

Biélorussie : énorme manif et crainte d’une intervention russe

 

Une manif énorme plus de 200 000 personnes qui a secoué le pouvoir contraint de solliciter l’aide du Kremlin pour se maintenir. Moscou a donné son accord pour une aide militaire car finalement la dictature en Biélorussie est à peu près de même nature que celle de la Russie. Poutine en protégeant les Biélorusses se protège en même temps puisque lui aussi va prolonger son mandat après un bidouillage des institutions.

Après une semaine de contestation pendant laquelle deux manifestants ont été tués et des milliers d’autres arrêtés, les Biélorusses ont scandé “Loukachenko démission” en brandissant le drapeau biélorusse.

Alexandre Loukachenko, à la tête de la Biélorussie depuis 26 ans, s’est une nouvelle fois entretenu dimanche avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Appelant ses partisans à “se battre pour l’indépendance de la Biélorussie”, Loukachenko a nié tout trucage de l’élection présidentielle et rejeté la tenue d’une nouveau scrutin, réclamé selon lui par la Pologne, la Lettonie, l’Ukraine et la Lituanie.

Dans un discours prononcé dans le centre de Minsk devant quelques milliers de fidèles, il s’est en revanche dit prêt à mener des réformes si ses compatriotes le demandent.

“Je ne vous ai jamais trahis et je ne le ferai jamais”, a déclaré le chef de l’Etat âgé de 65 ans.

Alors que Loukachenko a accusé dans son discours l’OTAN d’être “aux portes” de la Biélorussie, le ministre lituanien de la Défense, Raimundas Karoblis, a déclaré que son pays ne représentait aucune menace pour la Biélorussie et évoqué la tenue d’exercices militaires de l’Alliance atlantique prévus de longue date.

C’est depuis la Lituanie, où elle a trouvé refuge, que la chef de file de l’opposition, Svetlana Tikhanoskaïa, a appelé à la grande “Marche pour la liberté” qui s’est tenue dimanche à Minsk.

Le Kremlin a indiqué que Vladimir Poutine avait informé Alexandre Loukachenko que la Russie était prête à fournir une aide militaire à la Biélorussie dans le cadre des accords de défense qui lient les deux pays, si cela s’avérait nécessaire.

Moscou a accusé des pays étrangers de chercher à déstabiliser la Biélorussie, sans dire lesquels.

Le danger d’une dette « non remboursable « 

le danger d’une dette « non remboursable « 

L’expert financier Karl Eychenne analyse dans une tribune au « Monde » les glissements successifs qui conduisent les banques centrales de l’octroi massif de liquidités à la création monétaire, puis à la dette perpétuelle et à son annulation de fait.

« On ne prête pas à n’importe qui et pas à n’importe quelles conditions. » Au départ, il s’agissait d’un simple principe de bon sens, pour qui souhaite récupérer son dû après avoir fait le sacrifice de s’en priver. Mais aujourd’hui ce principe n’opère plus. Il est devenu un axiome bien trop restrictif pour un monde à fleur de peau. On lui préfère le geste solidaire : prêter autant que nécessaire.

Aujourd’hui converties au « quoi qu’il en coûte », nos politiques nous annoncent l’arrivée de « la dette à tout faire » comme moyen ultime d’échapper à la tyrannie d’un présent qui colle aux doigts. Et puisque décidément plus rien n’est comme avant, cette dette de circonstance serait financée à partir de rien (création monétaire), et reconduite éternellement (jamais remboursée) ; deux attributs d’une opération du Saint-Esprit.

Mais un point agace : avec l’arrivée de cette dette XXL, la génération présente se doterait d’une créance exorbitante auprès des générations futures, ces dernières étant alors mises en demeure de faire le nécessaire pour assurer l’intendance.

Pour éviter cela, une solution radicale est alors invoquée : annuler la dette qui sera achetée par la Banque centrale européenne (BCE), sans toutefois retirer du circuit économique la monnaie créée qui permettra de financer cette dette. Hier encore, cette option était rangée au rayon du tragicomique. Mais aujourd’hui, tout le monde en parle.

Alors, appelons un chat un chat : qu’est-ce que l’on prête et que l’on ne réclame plus ? Un don.

Métaphore freudienne

L’histoire qui nous mène de la dette au don n’a rien d’original. Il s’agit de la métaphore freudienne du chaudron qui est prêté puis rendu, mais avec un trou, et dont l’emprunteur nie en être responsable. Dans le cas de la dette, cela se raconte ainsi : la génération présente a emprunté aux générations futures un chaudron, mais ces dernières accusent la première de lui avoir rendu avec un trou, un trou de la taille de la quantité de monnaie et de dette émises.

 

Renaissance d’une taxe sur les transactions financières ?

Renaissance d’une taxe sur les transactions financières

 

Comme d’autres taxes(  taxes carbone, taxe numérique  etc.) , la taxe sur les transactions financières enterrées en 2016 remonte à la surface à l’occasion financement du plan de relance européen. On sait que le plan de relance européen a tout prévu sauf le moindre financement ! Plusieurs chefs d’État notamment Macron en France ont évoqué des hypothèses de taxation sur les importations, sur le carbone, sur le plastique ou encore sur les Gafam. Mais strictement aucune orientation même vague n’a été décidée. Du coup au parlement européen, on  se réveille pour ressortir le vieux projet concernant les transactions financières. 69 eurodéputés – principalement de gauche et écologistes – ont signé une pétition le 16 juillet visant à ressusciter le projet de taxe sur les transactions financières et demandant que celle-ci soit à la hauteur des enjeux posés par la crise sanitaire. L’Allemagne, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne depuis le 1er juillet, s’est pour sa part engagée à mettre en place cette TTF européenne.

Ce soutien de Berlin n’est pas nouveau. Déjà, en décembre 2019, une initiative franco allemande portée par Olaf Scholz – le ministre allemand des Finances – avait tenté de relancer le processus . Mais seuls 10 Etats européens (Allemagne, France, Italie, Autriche, Belgique, Grèce, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Espagne) auraient été concernés.

Cette idée peut resurgir aujourd’hui, car les Britanniques, férocement opposés à cette taxe, sont désormais absents des débats. Mais le nouveau projet affiche des objectifs bien moins ambitieux qu’en 2011.

Seuls les achats d’actions de grandes sociétés, affichant une capitalisation boursière de 1 milliard d’euros et plus, seraient imposés, à hauteur de 0,2 %. Les transactions sur les obligations ou sur les produits dérivés ne seraient pas concernées, et d’autres opérations financières pourraient y échapper. Ainsi calibrée, la TTF pourrait rapporter 3,5 milliards d’euros, bien loin des 35 milliards envisagés en 2011. Ce serait évidemment bien insuffisant pour financer  même de façon partielle le plan de développement de 750 milliards décidés par l’union européenne !

 

Climat : « le coût social d’une économie sobre en carbone »

Climat : « le coût social d’une économie sobre en carbone » 

L’économiste Aurélie Méjean considère, dans une tribune au « Monde », qu’il convient de compenser les effets négatifs d’une taxation des émissions de CO2 sur les faibles revenus.

Tribune. Depuis la fin des années 1980, les inégalités mondiales décroissent. Cette tendance est cependant susceptible d’être inversée si l’objectif fixé par l’Accord de Paris d’une limitation du réchauffement en deçà de 2 °C par rapport au niveau préindustriel n’est pas tenu. La faute aux dommages liés au changement climatique, qui creusent les inégalités entre les pays et en leur sein. La mise en place de politiques de réduction des émissions est donc indispensable pour limiter l’effet amplificateur d’inégalité du changement climatique.

Deux politiques-clés pour amorcer la transition vers une économie sobre en carbone sont la suppression des subventions à la production et à l’utilisation d’énergie fossile, et la mise en place d’une tarification du carbone. Ces politiques dirigent les choix de consommation vers les produits et services les moins polluants. Mais en l’absence d’alternatives propres, elles ont pour effet d’augmenter le prix des services énergétiques (transport, chauffage) et des denrées alimentaires (par l’effet de la compétition dans l’usage des terres pour la production de bioénergie en particulier), ce qui touche de façon disproportionnée les ménages modestes, qui consacrent une grande part de leur revenu précisément à ces dépenses.

L’action climatique aggraverait donc, elle aussi, les inégalités car elle pénaliserait les plus pauvres. Comment affronter ce paradoxe ?

Tout d’abord, pour être socialement acceptables et acceptées, les politiques doivent être graduelles, afin de permettre une adaptation des modes de consommation et de production au nouveau jeu de prix relatifs. Dans les pays à faible revenu, par exemple, l’un des grands enjeux de développement est la limitation de la pollution de l’air intérieure, due à la combustion de biomasse traditionnelle dans les habitations. Un renchérissement des énergies fossiles via une suppression de subventions ou une tarification du carbone freinerait l’adoption de modes de cuisson non polluants, car les combustibles de transition sont, dans ce cas, fossiles (gaz de pétrole liquéfié, gaz naturel). Les réformes devront être ciblées et échelonnées : il s’agira de maintenir temporairement les subventions accordées aux combustibles de transition, tout en incitant l’adoption de technologies à partir d’électricité renouvelable, par des subventions, notamment.

Ensuite, l’impact des politiques sur les inégalités dépendra de l’usage qui est fait des revenus associés, c’est-à-dire de l’allocation du budget libéré par la suppression des subventions aux énergies fossiles, et de l’arbitrage sur l’usage des recettes perçues par l’Etat dans le cas d’une taxation du carbone. Les transferts directs, monétaires ou en nature (aide alimentaire notamment), ont démontré leur efficacité pour assurer aux plus pauvres la satisfaction de leurs besoins de consommation de base dans le cas d’une suppression des subventions aux énergies fossiles, par exemple en Indonésie. »

 

Energie :  » les risques d’une tempête solaire sur les réseaux électriques »

Energie :  » les risques d’une tempête solaire sur les réseaux électriques »

Le professeur Charles Cuvelliez et l’assureur Emmanuel Michiels pointent, dans une tribune au « Monde », le risque que fait peser une toujours possible éruption solaire sur les réseaux électriques de la planète.

Tribune.

 En mars 2019, le président Trump a signé une ordonnance relative à une nouvelle menace militaire : les impulsions électromagnétiques, connues depuis longtemps comme un dommage « collatéral » des explosions nucléaires. Elles ont été découvertes en 1962 lors d’un essai nucléaire au-dessus du Pacifique. Sur un rayon de 1 400 km, des équipements électriques furent endommagés. Les Etats-Unis et l’Union soviétique ont alors investigué le potentiel de destruction de cette arme, mais elle a été jugée trop destructrice, puisque à même de stopper définitivement le fonctionnement d’un pays.

Une impulsion électromagnétique d’origine nucléaire a trois phases, dites E1, E2 et E3. Durant la phase E1, les rayons gamma émis par l’explosion arrachent des électrons aux atomes de la haute atmosphère. Ces derniers arrosent ensuite le sol et l’ensemble des équipements électriques, qui agissent comme des antennes pour les capter. Les dégâts sont immenses.

La phase E2 résulte des rayons gamma secondaires qui ont pu interagir avec la haute atmosphère. Leur effet est alors similaire à des orages, contre lesquels les protections habituelles peuvent fonctionner.

Enfin, la phase E3 a le même effet que les tempêtes solaires : c’est la phase « magnétohydrodynamique », qui déforme le champ magnétique terrestre et crée, du fait de cette interaction, des courants électriques géo-induits dans les équipements au sol.

Une arme aux mêmes effets, mais sans son côté nucléaire, pourrait mettre un adversaire hors de combat sans combat. Voilà qui est attirant pour les stratèges et les politiques. Les « e-bombes », appelons-les ainsi, ont aussi l’élégance, tout comme les cyberattaques, de ne tuer personne, ou presque (les porteurs de pacemakers et les patients sous assistance électronique dans les hôpitaux). Une e-bombe aurait été testée, dit-on, pour stopper le réseau de propagande de Saddam Hussein en 2003.

S’il n’y a pas besoin d’une arme nucléaire pour produire une e-bombe, des pays moins développés pourraient la développer. Il n’en fallait pas plus, dans le contexte actuel, pour voir les Etats-Unis s’en …. »

« Ségur de la Santé » accord d’une majorité

« Ségur de la Santé » accord d’une majorité

 

Un accord finalement rondement mené en quelques semaines sur la revalorisation essentiellement de la rémunération des personnels de santé a été finalisé et accepté par une majorité de syndicats. Bien entendu,  cet accord est loin de tout régler notamment la réorganisation du système sanitaire et en plus en plus concerne  essentiellement  les hôpitaux et leur personnel. Mais cette discussion montre qu’il est parfois possible d’aboutir rapidement à des compromis entre pouvoirs publics et les partenaires sociaux. “Oui, on s’engage là-dessus parce que cet accord, c’est un gain salarial”, avait annoncé dans la matinée sur France Info Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. “Il y a des moments où il faut conclure, c’est le moment de conclure”, avait-il ajouté, évoquant un compromis très positif pour les personnels de l’hôpital public.

Force ouvrière a également indiqué, après consultation de sa base, avoir reçu un “mandat clair” pour valider ce protocole d’accord.

“Néanmoins, ajoute la centrale dans un communiqué, ce protocole de revalorisation n’est qu’une étape et ne serait être le solde de tout compte.”

FO estime ainsi que sur les conditions de travail, le financement des hôpitaux et l’investissement, l’issue de cette consultation n’est pas encore à la hauteur de ses attentes.

L’accord validé vendredi soir prévoit que la revalorisation de 180 euros des salaires mensuels du personnel non médecin de se fera en deux temps: en septembre prochain puis en mars prochain.

Le nouveau Premier ministre, Jean Castex, avait annoncé mardi soir qu’il ajouterait un peu plus d’un milliard d’euros à l’enveloppe destinée au personnel hospitalier paramédicaux, c’est-à-dire le personnel administratif, les infirmiers et les aides-soignants, la faisant passer ainsi de 6,4 à 7,5 milliards d’euros.

l’EPR de Flamanville : des critiques de la Cour des Comptes qui n’ont rien d’une nouveauté

l’EPR de Flamanville : des critiques de la Cour des Comptes qui n’ont rien d’une nouveauté

 

Depuis l’arrivée de Moscovici à la tête de la Cour des Comptes, l’institution se contente de banalités soit pour reprendre les inquiétudes connues relatives aux déséquilibres macro-économiques français mais sans apport bien original. Et maintenant la Cour des Comptes choisit de tirer sur une ambulance à savoir la dérive de l’EPR de Flamanville . Cette centrale nucléaire de nouvelle génération dont les coûts et le calendrier ne cessent  de dériver. La Cour des Comptes reprend les principales dérives : Coût prévisionnel multiplié par 3, à 12,4 milliards d’euros pour l’instant, et des délais de construction par 3,5, à 187 mois ! Le gouvernement est bien sûr conscient des difficultés de la filière nucléaire , le ministre de l’économie a demandée un rapport non seulement sur les éléments objectifs de la situation concrète mais aussi sur les mesures qu’entend prendre EDF pour redresser la gestion notamment du nucléaire. Notons cependant que la plupart des projets d’EPR dans le monde ont connu des aléas à peu près du même type concernant les rallonges financières et le report des délais. Sans doute pas une raison pour justifier les retards particuliers de Flamanville ou visiblement on a accumulé insuffisance de gestion, insuffisance technique( le problème des soudures) et même insuffisance de gestion globale projet en raison en particulier de la rivalité complètement stérile entre Areva et EDF.

 » Pas de contradiction entre la démocratisation de la gouvernance et la rentabilité d’une entreprise » (Virgile Chassagnon, économiste )

 » Pas de contradiction entre la démocratisation de la gouvernance et la rentabilité d’une entreprise » (Virgile Chassagnon, économiste )

 

.Il faut accroître la participation des travailleurs et faire reconnaître le rôle sociétal joué par les grandes entreprises :Virgile Chassagnon, économiste dans une interview à la Tribune. :

 

: Pourquoi avoir choisi de travailler spécifiquement sur les entreprises ?

Virgile Chassagnon : Mon projet de faire de la recherche m’est venu, d’abord au collège où je pensais devenir chercheur en biologie, puis au lycée, quand j’ai découvert les sciences économiques et sociales. Ce qui me plaisait était d’avoir une discipline en lien direct avec la société et de faire quelque chose d’utile. Je suis arrivé à l’Université Grenoble Alpes (UGA) après mon agrégation en 2014, séduit par le projet académique de l’établissement et notamment son programme en économie des organisations.

J’étais d’abord parti pour faire de la recherche en macro-économie, en m’intéressant par exemple au calcul de l’impact des taux de prélèvements obligatoires sur le chômage. Je me suis penché sur la question des alliances stratégiques dans le domaine de l’automobile.

C’est ainsi que je suis remonté à la notion même d’entreprise et constaté qu’il existait beaucoup de débats au niveau international afin de définir ce qu’est une entreprise et à quoi elle sert. Mon idée était donc de proposer une nouvelle théorie afin de définir son rôle sociétal.

Dans vos travaux, vous évoquez la théorie de l’entreprise comme « une entité fondée sur le pouvoir » ?

L’objectif de cette thèse était avant tout de composer une théorie et de l’appliquer aux enjeux modernes de la gouvernance. Je voulais montrer une entreprise n’est pas uniquement le résultat du fonctionnement de son dirigeant, mais de l’ensemble des personnes qui contribuent à sa réussite. L’entreprise est en réalité un bien commun privé, au service de la société et de l’intérêt général. Pour cela, il a fallu passer par une approche pluridisciplinaire avec d’autres matières telles que les relations de pouvoir qui ont toujours été l’un des grands bannis des sciences économiques. Car en intégrant la question du pouvoir, les modèles mathématiques ne tiennent plus.

Le prix que vous venez de recevoir récompense le caractère appliqué des travaux soumis. Vous avez vous-même proposé vos travaux comme support à certaines réflexions politiques ?

La théorie a été utile pour comprendre ce que l’on essaye de réguler depuis huit ans, et m’a même permis d’avoir l’occasion d’appliquer ensuite cette recherche au sein de la société en éclairant les politiques, et notamment le contenu de certaines lois.

Coronavirus: pas de raison de s’alarmer d’une deuxième vague !

Coronavirus: pas de raison de s’alarmer d’une deuxième vague !

C ‘est un éminent professeur qui parle et qui déclare qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer d’une éventuelle deuxième vague du Coronavirus en France. Bref presque la répétition de ce qui était dit lorsque le virus est apparu en Chine et que l’Europe a accueilli cette catastrophe sanitaire avec un certain dédain. Certes rien n’est certain surtout dans un domaine de science aussi évolutive que la médecine. En outre on ne connaît pas surtout les capacités d’évolution de ce virus qui pourrait avoir changé de nature après le tour quasi mondial qu’il  a d’effectuer. Reste à savoir si la France serait davantage prête à affronter une deuxième vague.

 

On pourrait sans doute se fonder sur les extraordinaires capacités d’adaptation des personnels soignants qui ont montré de bousculer l’organisation traditionnelle des hôpitaux et de leur fonctionnement. Le problème en réalité c’est qu’en dépit de toutes les déclarations ronflantes des grandes industries pharmaceutiques surtout à la recherche de capitaux d’État c’est que pour l’instant on ne dispose pas- contrairement à ce qu’a déclaré hier une grande industrie britannique -de traitement universel et encore moins de vaccin. Le traitement est promis depuis des semaines en rien ne vient d’indiscutable tellement les tâtonnements sont incontournables en cette matière. Quant au vaccin on est dans davantage pour l’instant dans le bricolage financier que dans l’innovation technologique. Il faudra peut-être encore des mois et des mois avant d’envisager ce vaccin.

 

Un éventuel vaccin contre le Covid-19 ne sera sans doute pas disponible avant 18 mois, a jugé samedi la ministre de la Recherche Frédérique Vidal, contredisant le président américain Donald Trump, selon qui ce serait possible d’ici à la fin de l’année.

Ce que nous disent les laboratoires, les chercheurs, c’est que l’accélération qu’on a vue dans le développement des essais cliniques nous laisse espérer un vaccin à l’horizon de 18 mois, mais ça n’est pas raisonnable de penser qu’on puisse aller plus vite que ça, sauf à mettre en danger la sécurité des gens, a déclaré Frédérique Vidal sur Europe 1 .

Elle était interrogée sur les affirmations de Donald Trump qui avait espéré quelques heures plus tôt avoir (un vaccin) d’ici à la fin de l’année, peut-être avant, comme il l’avait déjà déclaré début mai.

De son côté, l’agence européenne du Médicament (EMA) avait évoqué jeudi un délai d’un an, mais selon un scénario optimiste.

La recherche sur le vaccin, tout le monde en est bien conscient, est quelque chose qui prend habituellement plusieurs années, a souligné Frédérique Vidal.

Par ailleurs, comme l’exécutif français l’a martelé ces derniers jours, elle a jugé inacceptable […] de réserver un vaccin à un pays plutôt qu’à un autre pour des raisons pécuniaires.

Plus de 100 projets de vaccin existent dans le monde et une dizaine d’essais cliniques sont déjà en cours. En France, l’Institut Pasteur démarrera des essais cliniques pour son projet de vaccin le plus avancé en juillet et espère des premiers résultats en octobre.

 

 

Coronavirus ,risque d’une deuxième vague aux États-Unis

Coronavirus ,risque d’une deuxième vague aux États-Unis

 

Contrairement aux prévisions un peu trop  optimistes, le président de la banque centrale américaine a déclaré que la baisse de croissance pourrait atteindre 6,5 % minimums en 2020 et qu’on ne retrouverait pas un rythme de croisière avant 2022. En cause,  les dégâts immédiats Coronavirus mais aussi des perspectives assez grises puisqu’il n’y a pas au États-Unis encore eu encore décrues de la crise sanitaire;  par ailleurs qu’elle se développe en Amérique du Sud, en Amérique latine et un certain pays d’Asie. Du coup toutes les valeurs liées aux déplacements et aux voyages tombés dans le rouge. De son côté Boeing a encore perdu de l’ordre de 15.points

Rehn (BCE) favorable à la création d’une institution d’actifs pourris

Rehn (BCE) favorable à la création d’une institution d’actifs pourris

Un pas important a été franchi par un représentant du camp des durs du conseil des gouverneurs de la banque centrale européenne qui admet aujourd’hui la possibilité pour la BCE de créer une institution qui recueillerait les actifs pourris(‘high yield’ en langage techno). – Ce changement de position tient au fait de la prise de conscience du danger que représenteraient ces actifs dangereux qui pourraient mettre en péril des banques classiques fragilisées. Tout dépend en définitive de l’importance de la dépression économique et de ses conséquences en termes de défaillance entraînant de fait la croissance d’actifs très dangereux ( bulle immobilière par exemple). Olli Rehn, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, dit avoir un esprit ouvert concernant la possibilité pour l’institution d’étendre ses achats à des obligations d’entreprises récemment tombées en catégorie spéculative.

“En ce qui concerne la possibilité d’acheter des obligations ‘high yield’, c’est quelque chose que l’on peut envisager et je regarde les différentes options avec un esprit ouvert”, a déclaré mardi le gouverneur de la Banque de Finlande.

“Mais nous n’avons pas eu de discussion sérieuse là-dessus et je préfère attendre une première discussion en interne avant de me prononcer publiquement sur le sujet”, a-t-il ajouté.

La BCE a reconnu que les dégradations d’obligations d’entreprise qui se profilent présentaient un risque pour le marché du crédit et pour la stabilité financière, le marché du “high yield”, relativement petit, pouvant avoir du mal à absorber un flot important de nouveaux venus. Le risque serait celui d’une contagion à des banques dont les fondamentaux sont aujourd’hui satisfaisants mais qui pourraient être menacées par des achats excessifs d’actifs douteux.

 

Société: L’urgence d’une réflexion prospective et d’une vision (G. Bessay, expert en prospective)

Société: L’urgence d’une réflexion prospective et d’une vision   (G. Bessay, expert en prospective)

Rien de fondamental ne pourra être résolu sans adhésion  à la complexité de la crise qui est à la fois une crise, économique, sociétale, environnementale, culturelle et maintenant sanitaire.   Par exemple , cette crise sanitaire est liée à certains phénomènes de mondialisation tout autant qu’à des rapports déséquilibrés avec l’environnement et notamment la biodiversité. Cette crise est systémique car  les transformations internes interagissent les unes sur les autres. Un des problèmes réside dans le fait qu’il n’existe pas de formation scientifique de type généraliste pour tenter de comprendre et d’expliquer les évolutions du système global dans lequel nous évoluons. D’une certaine façon au contraire,  nous assistons à un éclatement des connaissances qui certes s’approfondissent de façon spectaculaire mais de manière de plus en plus éclatée ; même si certaines découvertes d’un champ peuvent indiscutablement profiter à un autre. Ce qui est en cause, c’est  la nature des changements et aussi leur rythme. Jamais sans doute dans l’histoire humaine les transformations n’ont été aussi importantes et aussi rapides. Les changements ont été plus importants en quelques dizaines d’années que pendant des siècles et des millénaires, ils ont été encore plus rapides au cours de la dernière dizaine d’années. Les changements les plus médiatisées et les mieux connus du grand public concernent les domaines économiques et technologiques  avec leurs conséquences sociales. Les processus de production sont aujourd’hui complètement éclatés dans plusieurs pays qui se spécialisent sur un des éléments de la chaîne. Les grandes marques  se contentent  surtout du montage final voire  seulement du pilotage numérique de l’ensemble du système de production. C’est  valable d’abord évidemment pour l’industrie, mais cela affecte progressivement l’agriculture et surtout les services. Tout cela entraînant d’énormes gaspillages de transport et de logistique qui participent  au dérèglement climatique et aux bouleversements de la biodiversité. (Exemple la déforestation de pays en voie de développement pour nourrir le bétail des pays développés). Finalement,  le concept de nationalité d’un produit n’a plus beaucoup de sens. Le made in France par exemple est une fiction puisqu’il peut se limiter à l’apposition d’une étiquette ou d’un couverte pour que le produit importé devienne français. Il en est de même par exemple pour l’industrie automobile française  dans la plus grande partie vient de l’étranger. Autre exemple, celui de l’industrie pharmaceutique française, l’une des plus puissantes au monde mais dont plus de 50 % des molécules sont fabriqués en Asie notamment en Chine. Cet éclatement est surtout le fruit de distorsions de concurrence relatives aux coûts sociaux, à la fiscalité et aux normes environnementales et sanitaires. La recomposition du produit final et sa distribution génèrent évidemment des gaspillages incalculables qui affectent l’environnement. Un simple yaourt peut nécessiter par exemple 1000 km de transport. On ne peut nier cependant certains aspects indiscutables du progrès matériel qui a permis à de plus en plus de populations de mieux se nourrir, se vêtir, s’instruire ,  se loger et vivre plus dignement. Par contre si le niveau moyen de satisfaction matérielle a augmenté, on ne peut contester l’augmentation des inégalités. Avec d’un côté des géants industriels, financiers ou des géants du numérique qui non seulement brassent  des milliards de profits   mais surtout imposent  une domination économique et culturelle. Dans l’agriculture,  l’industrialisation a permis de multiplier par 5 ou par 10 les rendements grâce à la mécanisation mais aussi à l’utilisation de cocktails chimiques dont  on ne pourra mesurer les effets sur la santé que dans des dizaines d’années par exemple concernant le développement des affections neurovégétatives ou des cancers. Cette  agriculture chimique a tué 80% des insectes et autant d’espèces animales en quelques dizaines d’années bouleversant aussi la biodiversité. Or les coronavirus par exemple naissent  à 80% parmi les animaux dont les atteintes à environnement empêchent l’auto-immunisation d’antan. Concernant les inégalités,  il faut citer l’accès au logement de plus en plus difficile dans les grandes métropoles qui rejettent dans les banlieues lointaines ou les zones rurales les catégories les moins favorisées. Ce phénomène de super concentration urbaine n’est pas étranger aux crises sanitaires et environnementales en raison de l’excessive densité des populations. En France par exemple,  les couches moyennes sont progressivement chassées de Paris où il faut en moyenne 1 million d’euros pour un appartement à peu près décent. C’est un peu le même phénomène dans le monde entier ou dans des métropoles françaises de province. Les inégalités se développent aussi en matière de formation même si globalement les effectifs scolarisés augmentent et vont de plus en plus loin dans les études. Des études très approfondies pour certains ( notamment les écoles d’ingénieurs et certaines disciplines universitaires)  mais des études qui débouchent sur des diplômes fictifs pour d’autres condamnés à des emplois de faible qualification ou au chômage, un phénomène particulièrement français qui culturellement pointe l’apprentissage comme une sorte de tare sociale. D’un point de vue social, il n’est pas admissible que des pays développés comptent autant d’inégalités voire de pauvreté sans parler des gens dans la rue. Le domaine culturel est aussi affecté  avec d’un côté des productions de grande qualité mais de l’autre des productions de masse de type industriel faites  pour abêtir, endoctriner ou endormir. Pour s’en persuader, il suffit  d’analyser le contenu des 200 ou 300 chaînes de télévision disponibles en France. La complexité qui mériterait d’être bien davantage appropriée   crée une sorte de refuge vers  l’individualisme. Faute de réassurance identitaire, nombre de personnes se réfugient  dans le mirage d’un passé illusoire avec le fol espoir qu’il  prendra la place du  futur. Ce qui explique aussi les nouvelles résistances face aux flux migratoires considérés comme des facteurs anxiogènes économiques mais aussi culturels. Cela d’autant plus que les capacités d’intégration se sont considérablement affaiblies pour ne pas dire parfois écroulées dans certaines zones   D’où le développement de formes  de populisme  voire de néopoujadisme  et de nationalisme. Une sorte de reflexe  face à la peur des changements. Ce repli réactionnaire et individualiste remet en cause le ciment et le dynamisme qui fonde une nation ; une  nation dont l’unité est mise en cause également  par le refuge dans des groupes identitaires religieux autant que civils. Un refuge qui peut se même se réduire à la cellule familiale voire encore moins. En bref,  la dimension collective fout le camp sauf dans quelques cercles très restreints. Ceci étant, tout cela se nourrit aussi de l’injustice,  des dysfonctionnements de l’anarchie des marchés et des flux  qui souffrent d’un manque évident de régulation et d’équité ;   Non seulement à  l’échelle européenne mais mondiale. Les facteurs explicatifs de cette crise sont nombreux et complexes, on ne saurait les résumer dans un court papier. Mais la première démarche pour mieux comprendre consisterait d’abord à admettre cette complexité. Cela pour éviter le piège du simplisme qui ne peut conduite qu’à la caricature. Les responsables chacun à leur échelle, tentent  bien de résoudre certains des effets de la crise mais ce sont le plus souvent des actes trop partiels et de court terme là ou il faudrait des orientations plus globales qui s’inscrivent dans le temps. De ce point de vue,  la démocratie en est sans doute encore au stade néandertalien concernant le mode d’élection et les conditions d’exercice du mandat. D’où l’insatisfaction générale et souvent partout dans le monde trop de contradictions entre les intentions affichées et les réalités pouvoir : De quoi nourrir un peu plus le populisme et l’incompréhension de la crise. L’exercice de réflexion prospective constitue un préalable à la définition d’un projet qui ne peut être devenir mobilisateur sans débat sérieux et réel avec les acteurs et les  citoyens.

 

L’urgence d’une réflexion prospective et d’une vision (G. Bessay, expert en prospective)

L’urgence d’une réflexion prospective et d’une vision   (G. Bessay, expert en prospective)

Rien de fondamental ne pourra être résolu sans adhésion  à la complexité de la crise qui est à la fois une crise, économique, sociétale, environnementale, culturelle et maintenant sanitaire.   Par exemple , cette crise sanitaire est liée à certains phénomènes de mondialisation tout autant qu’à des rapports déséquilibrés avec l’environnement et notamment la biodiversité. Cette crise est systémique car  les transformations internes interagissent les unes sur les autres. Un des problèmes réside dans le fait qu’il n’existe pas de formation scientifique de type généraliste pour tenter de comprendre et d’expliquer les évolutions du système global dans lequel nous évoluons. D’une certaine façon au contraire,  nous assistons à un éclatement des connaissances qui certes s’approfondissent de façon spectaculaire mais de manière de plus en plus éclatée ; même si certaines découvertes d’un champ peuvent indiscutablement profiter à un autre. Ce qui est en cause, c’est  la nature des changements et aussi leur rythme. Jamais sans doute dans l’histoire humaine les transformations n’ont été aussi importantes et aussi rapides. Les changements ont été plus importants en quelques dizaines d’années que pendant des siècles et des millénaires, ils ont été encore plus rapides au cours de la dernière dizaine d’années. Les changements les plus médiatisées et les mieux connus du grand public concernent les domaines économiques et technologiques  avec leurs conséquences sociales. Les processus de production sont aujourd’hui complètement éclatés dans plusieurs pays qui se spécialisent sur un des éléments de la chaîne. Les grandes marques  se contentent  surtout du montage final voire  seulement du pilotage numérique de l’ensemble du système de production. C’est  valable d’abord évidemment pour l’industrie, mais cela affecte progressivement l’agriculture et surtout les services. Tout cela entraînant d’énormes gaspillages de transport et de logistique qui participent  au dérèglement climatique et aux bouleversements de la biodiversité. (Exemple la déforestation de pays en voie de développement pour nourrir le bétail des pays développés). Finalement,  le concept de nationalité d’un produit n’a plus beaucoup de sens. Le made in France par exemple est une fiction puisqu’il peut se limiter à l’apposition d’une étiquette ou d’un couverte pour que le produit importé devienne français. Il en est de même par exemple pour l’industrie automobile française  dans la plus grande partie vient de l’étranger. Autre exemple, celui de l’industrie pharmaceutique française, l’une des plus puissantes au monde mais dont plus de 50 % des molécules sont fabriqués en Asie notamment en Chine. Cet éclatement est surtout le fruit de distorsions de concurrence relatives aux coûts sociaux, à la fiscalité et aux normes environnementales et sanitaires. La recomposition du produit final et sa distribution génèrent évidemment des gaspillages incalculables qui affectent l’environnement. Un simple yaourt peut nécessiter par exemple 1000 km de transport. On ne peut nier cependant certains aspects indiscutables du progrès matériel qui a permis à de plus en plus de populations de mieux se nourrir, se vêtir, s’instruire ,  se loger et vivre plus dignement. Par contre si le niveau moyen de satisfaction matérielle a augmenté, on ne peut contester l’augmentation des inégalités. Avec d’un côté des géants industriels, financiers ou des géants du numérique qui non seulement brassent  des milliards de profits   mais surtout imposent  une domination économique et culturelle. Dans l’agriculture,  l’industrialisation a permis de multiplier par 5 ou par 10 les rendements grâce à la mécanisation mais aussi à l’utilisation de cocktails chimiques dont  on ne pourra mesurer les effets sur la santé que dans des dizaines d’années par exemple concernant le développement des affections neurovégétatives ou des cancers. Cette  agriculture chimique a tué 80% des insectes et autant d’espèces animales en quelques dizaines d’années bouleversant aussi la biodiversité. Or les coronavirus par exemple naissent  à 80% parmi les animaux dont les atteintes à environnement empêche l’auto-immunisation d’antan. Concernant les inégalités,  il faut citer l’accès au logement de plus en plus difficile dans les grandes métropoles qui rejette dans les banlieues lointaines ou les zones rurales les catégories les moins favorisés. Ce phénomène de super concentration urbaine n’est pas étranger aux crises sanitaires et environnementales en raison de l’excessive densité des populations. En France par exemple,  les couches moyennes sont progressivement chassées de Paris où il faut en moyenne 1 million d’euros pour un appartement à peu près décent. C’est un peu le même phénomène dans le monde entier ou dans des métropoles françaises de province. Les inégalités se développent aussi en matière de formation même si globalement les effectifs scolarisés augmentent et vont de plus en plus loin dans les études. Des études très approfondies pour certains ( notamment les écoles d’ingénieurs et certaines disciplines universitaires)  mais des études qui débouchent sur des diplômes fictifs pour d’autres condamnés à des emplois de faible qualification ou au chômage, un phénomène particulièrement français qui culturellement pointe l’apprentissage comme une sorte de tare sociale. D’un point de vue social, il n’est pas admissible que des pays développés comptent autant d’inégalités voire de pauvreté sans parler des gens dans la rue. Le domaine culturel est aussi affecté  avec d’un côté des productions de grande qualité mais de l’autre des productions de masse de type industriel faites  pour abêtir, endoctriner ou endormir. Pour s’en persuader, il suffit  d’analyser le contenu des 200 ou 300 chaînes de télévision disponibles en France. La complexité qui mériterait d’être bien davantage appropriée   crée une sorte de refuge vers  l’individualisme. Faute de réassurance identitaire, nombre de personnes se réfugient  dans le mirage d’un passé illusoire avec le fol espoir qu’il  prendra la place du  futur. Ce qui explique aussi les nouvelles résistances face aux flux migratoires considérés comme des facteurs anxiogènes économiques mais aussi culturels. Cela d’autant plus que les capacités d’intégration se sont considérablement affaiblies pour ne pas dire parfois écroulées dans certaines zones   D’où le développement de formes  de populisme  voire de néopoujadisme  et de nationalisme. Une sorte de reflexe  face à la peur des changements. Ce repli réactionnaire et individualiste remet en cause le ciment et le dynamisme qui fonde une n nation ; une  nation dont l’unité est mise en cause également  par le refuge dans des groupes identitaires religieux autant que civils. Un refuge qui peut se même se réduire à la cellule familiale voire encore moins. En bref,  la dimension collective fout le camp sauf dans quelques cercles très restreints. Ceci étant, tout cela se nourrit aussi de l’injustice,  des dysfonctionnements de l’anarchie des marchés et des flux  qui souffrent d’un manque évident de régulation et d’équité ;   Non seulement à  l’échelle européenne mais mondiale. Les facteurs explicatifs de cette crise sont nombreux et complexes, on ne saurait les résumer dans un court papier. Mais la première démarche pour mieux comprendre consisterait d’abord à admettre cette complexité. Cela pour éviter le piège du simplisme qui ne peut conduite qu’à la caricature. Les responsables chacun à leur échelle, tentent  bien de résoudre certains des effets de la crise mais ce sont le plus souvent des actes trop partiels et de court terme là ou il faudrait des orientations plus globales qui s’inscrivent dans le temps. De ce point de vue,  la démocratie en est sans doute encore au stade néandertalien concernant le mode d’élection et les conditions d’exercice du mandat. D’où l’insatisfaction générale et souvent partout dans le monde trop de contradictions entre les intentions affichées et les réalités pouvoir : De quoi nourrir un peu plus le populisme et l’incompréhension de la crise. L’exercice de réflexion prospective constitue un préalable à la définition d’un projet qui ne peut être devenir mobilisateur sans débat sérieux et réel avec les acteurs et les  citoyens.

 

 

 

Immobilier : le retour d’une crise des «subprimes»

Immobilier : le retour d’une crise des «subprimes»

 

Certains grands médias français attirent l’attention sur le risque du retour d’une crise grave des subprimes  aux États-Unis. Et d’expliquer que la paralysie partielle de l’économie, la montée du chômage va évidemment provoquer une baisse substantielle des revenus de ménage y compris de ceux qui sont endettés pour l’achat de logements. Si l’arrêt de l’économie se prolonge, le système financier américain, relativement sain jusqu’à présent et bien mieux capitalisé qu’en 2008, va subir un choc imparable. La disparition des revenus de millions de foyers et entreprises qui se sont endettés, déclenche déjà une cascade de retards de paiements. Elle pourrait dans quelques mois se transformer en tsunami de défauts de paiement et de faillites.

La loi de sauvetage de l’économie adoptée fin mars oblige la majorité des institutions détentrices d’hypothèques à tolérer 90 jours de retard avant de déclarer un prêt en défaut. Les saisies de propriétés et les évictions sont suspendues pour au moins 60 jours.  Évidemment on ne parle pas de la situation française sans doute pour ne pas désespérer les acteurs économiques. Or à terme le pouvoir  d’achat  moyen des Français va diminuer de manière sensible compte tenu de la très forte vague de défaillances d’entreprise et de licenciements  qui va suivre. On sait qu’en France aussi les prix de l’immobilier ont tenté de monter jusqu’au ciel et que l’endettement de certains ménages a atteint des limites particulièrement dangereuses. D’où sans doute aussi des risques de renaissance d’une crise des subprimes  en France aussi

« La transition d’une économie de marché capitaliste à une économie administrée par les banques centrales » ?

« La transition d’une économie de marché capitaliste à une économie administrée par les banques centrales » ?

L’économiste Christopher Dembik constate, dans une tribune au « Monde », que les immenses injections de liquidité des banques centrales – s’émancipant de leur mission de maintien de la stabilité des prix – en ont fait les principaux arbitres du marché des dettes souveraines.

Tribune.

 

Le 24 mars, la Banque centrale européenne (BCE) a levé un verrou majeur qui limitait jusqu’à présent sa marge de manœuvre. Dans le cadre du programme d’achats d’urgence face à la pandémie qui mobilise 750 milliards d’euros jusqu’à la fin de l’année, elle a annoncé qu’elle s’autorisait temporairement à racheter au-delà de la limite de 33 % de la dette d’un pays, et peut désormais intervenir sur l’ensemble de la courbe des taux, pour des maturités allant jusqu’à trente et un ans. Le quantitative easing (QE, ou « facilité de liquidité ») est désormais sans limite en zone euro.

Quinze autres banques centrales au niveau mondial ont annoncé des mesures similaires en l’espace d’un mois. La crise du coronavirus symbolise ainsi la transition d’une économie de marché capitaliste à une économie administrée par les banques centrales. En moins de dix ans, celles-ci se sont émancipées de leur mission de maintien de la stabilité des prix, héritée des années 1980, et se sont substituées au marché sur la longue durée, devenant ainsi des market makers, c’est-à-dire des faiseurs de prix.

Cette évolution est particulièrement visible sur le segment hautement stratégique de la dette souveraine des pays développés. Selon les données de la Banque des règlements internationaux, les banques centrales au niveau mondial détiennent, par exemple, environ 80 % de la dette souveraine allemande et environ 70 % de la dette souveraine française.

 Ces pourcentages sont amenés à augmenter dans les années à venir du fait de l’accentuation des programmes de rachats d’actifs. Alors qu’il y a quelques années de cela on évoquait le processus de normalisation de la politique monétaire, le choc du coronavirus semble indiquer clairement qu’il ne sera pas possible de sortir des taux bas et du QE dans les prochaines années. Les Anglo-saxons parlent même de « QE infinity » pour évoquer cette possibilité.

Pour la zone euro, il s’agit de l’aboutissement d’une évolution débutée en juillet 2012 lorsque Mario Draghi, alors président de la BCE, prononce son fameux « whatever it takes », pour affirmer son engagement à tout faire pour endiguer la crise de la dette souveraine européenne et lutter contre le risque déflationniste.

La BCE est contrainte d’intervenir pour pallier l’inaction des Etats, qui ne parviennent pas à s’entendre sur l’émission d’obligations communes (les « eurobonds ») et pour endiguer la spéculation financière qui fragilise les pays du sud de l’union monétaire. Rapidement confrontée au taux plancher à 0 % dès le début de la crise financière de 2007-2008, la BCE fait son aggiornamento et s’engage dans des mesures non conventionnelles, directement inspirées des expériences de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque du Japon…. »

 

Rungis: mise en service d’une plateforme de livraison

Rungis: mise en service d’une plateforme de livraison

 

Le  marché de Rungis va ouvrir une plateforme en ligne de livraison de fruits et légumes frais à domicile, dans Paris et la petite couronne uniquement. Le site «Rungis livré chez vous», est pour le moment inaccessible mais va être activé dans les prochains jours. L’initiative, pensée par les grossistes de Rungis en mal de clients et en partenariat avec la région Île-de-France, va permettre de ravitailler en produits frais les Franciliens confinés.

Ils pourront ainsi composer leur panier virtuel de fruits et légumes frais de saison, 100% français, et d’autres produits de circuit court exclusivement, assure le MIN (Marché d’intérêt national de Rungis). Concrètement, la livraison se fera sans contact, au pied d’un immeuble (ou sur le palier en fonction du lieu, souligne le MIN), de manière à éviter tout contact physique. Une fois devant l’habitation, le livreur appellera le client afin qu’il vienne chercher son panier.

Le prix minimum de la commande est fixé à 50 euros,. Si le total du panier est inférieur à 150 euros, les frais de livraison s’élèveront à 10 euros. Au-delà de 150 euros la livraison sera gratuite. «Le Marché encourage donc les commandes groupées, à la fois pour le prix final et parce que c’est une belle opportunité d’aider ses voisins, notamment ceux dans le besoin», précise le MIN.

Les premières livraisons, prévues à la fin de cette semaine, vont permettre aux agriculteurs de la région qui ne peuvent plus vendre sur les marchés – la région en compte 700 – de commercialiser une part de leur production.

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