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Biden et Trump: Un duel d’EHPAD

Biden et Trump: Un duel d’EHPAD 

 

 

Même si l’âge ne fait pas forcément grand-chose à l’affaire, le profil des deux prétendants aux prochaines élections américaines pose question. Il y a d’abord Biden qui se plante régulièrement sur le nom des pays, des responsables et des événements. Et en face Trump, vieillard ubuesque et inculte qui délire aussi complètement. Les Américains souhaiteraient bien d’autres candidats, plus jeunes surtout plus modernes. Mais c’est la logique politique des États-Unis et les dizaines de millions nécessaires pour se présenter. Le monde  de quoi être inquiet avec du côté du sud global des dictateurs fous et souvent criminels et du côté de l’Occident, des vieillards radoteux  pour la première puissance mondiale.

L’ancien président est donné vainqueur en Virginie, Caroline du Nord, Oklahoma, Tennessee, Maine, Arkansas, Massachusetts, Alabama, Minnesota, Colorado et Californie. Il a également remporté le Texas, l’un des États les plus peuplés du pays. Donald Trump a salué une «soirée formidable»«Cela a été une soirée formidable, une journée incroyable», a-t-il affirmé devant ses partisans réunis dans sa résidence Mar-a-Lago, en Floride. Toujours des mots d’une rare bêtise !

Côté démocrate, le président Joe Biden, 81 ans, brigue un second mandat et ne fait face à aucune opposition sérieuse. Les candidatures de deux démocrates lancés à sa poursuite, l’élu du Minnesota Dean Phillips et l’autrice à succès Marianne Williamson, n’ont jamais vraiment suscité d’enthousiasme, malgré les critiques récurrentes sur l’âge du président ou son soutien à Israël. Sans surprise, il a déjà remporté mardi soir les onze premiers États en jeu, ainsi que l’Iowa qui organisait un vote par correspondance ces dernières semaines.

Politique-Etats-Unis: les enjeux du duel Trump Biden

Etats-Unis: les enjeux du duel Trump Biden


À la fin de l’année, les Américains éliront leur « nouveau » président et l’ensemble de leurs députés. Jamais dans l’histoire électorale des États-Unis un scrutin n’aura paru à ce point décisif. Par les enjeux internationaux qu’il soulève et la configuration atypique qu’il présente, ce rendez-vous pourrait marquer une mutation capitale pour la démocratie américaine elle-même.

par Elisa Chelle
Professeure des universités en science politique, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières dans The Conversation

Donald Trump occupe une position inédite : il a échoué à se faire réélire en 2020 mais se relance dans une nouvelle course alors même qu’il est visé par un nombre record de procédures judiciaires. Il vient, d’ailleurs, d’être déclaré inéligible dans le Colorado et dans le Maine pour s’être « livré à une rébellion » lors de l’invasion du Capitole le 6 janvier 2021.

Pour l’heure, son sort reste suspendu au recours déposé devant la Cour suprême, qui a refusé de le traiter en urgence. Une façon de rendre plus incertain encore le calendrier judiciaire de l’ancien président, et ce alors que la bataille pour l’investiture débute le 15 janvier par le caucus de l’Iowa.

« Si Trump n’était pas candidat, je ne suis pas sûr que je me présenterais » : les mots de Joe Biden sont clairs. Le président sortant se veut le garant de la démocratie américaine. Face à la « menace Trump », Biden se positionne en « président normal ». C’est son principal et pour ainsi dire véritable argument.

Sans Donald Trump, le Parti démocrate aurait bien plus de mal à fédérer son aile gauche. Face à son prédécesseur, Biden continue d’apparaître comme une alternative préférable. Mais en irait-il autant face à un Ron DeSantis, plus jeune, ou face à une Nikki Haley, femme, plutôt modérée dans le camp républicain et, en outre, issue d’une minorité ethnique ?

« Je ne serai pas un dictateur, sauf le premier jour » : les intentions affichées de Donald Trump font planer une menace grave sur les institutions américaines. De ce fait, le vote s’annonce comme un scrutin doublement contraint. Trump comme Biden sont deux favoris par défaut. Les Américains devront choisir non pas le meilleur mais le moins pire des candidats. Une confrontation toute négative qui suscite un taux d’insatisfaction record chez les électeurs.

Dans les publicités pro-Trump, l’ancien président est parfois représenté en train de mettre en prison ses adversaires politiques (photo prise à Miami en juin 2023 lors d’une comparution de Donald Trump devant un tribunal fédéral en Floride dans l’affaire des documents de la Maison Blanche qu’il aurait conservés après sa défaite. Ben Von Klemperer/Shutterstock
Dans ce contexte, « l’épouvantail Trump » peut se révéler l’arme la plus dissuasive. Habituellement, lorsqu’un président sortant se représente, l’élection prend l’allure d’un référendum pour ou contre lui. En 2024, deux sortants se présenteront. Et le « plébiscite » portera d’abord sur celui qui a déjà perdu en 2020 : c’est la grande nouveauté.

Lors de cette même élection, Joe Biden avait annoncé ne s’engager que pour un seul mandat. Malgré son âge avancé, il s’est ravisé suite aux résultats encourageants des midterms et a fait savoir en mai 2023 qu’il serait candidat à sa propre succession.

Sa vice-présidente actuelle et colistière pour 2024 Kamala Harris demeure en retrait. Quant aux prétendants déclarés à l’investiture démocrate, faute de notoriété ou d’appui du parti, ils piétinent, que ce soit Marianne Williamson, 71 ans, auteure d’ouvrages de développement personnel, ou Dean Phillips, entrepreneur millionnaire et député du Minnesota. Enfin, Robert F. Kennedy Jr, surtout médiatisé pour son patronyme et ses positions complotistes, a finalement décidé de se présenter en tant qu’Indépendant. Aucun de ces rivaux n’est en mesure d’altérer la prime au sortant dont bénéficie Joe Biden. Sauf incident grave de santé, ce dernier sera le candidat démocrate. Avec un seul défi, mais de taille : tenir physiquement et médiatiquement l’épreuve de la campagne, c’est-à-dire éviter les gaffes et les défaillances lors des nombreux déplacements, interviews ou débats.

Les primaires du Parti républicain sont, elles, plus concurrentielles. Hors Trump, les quatre principaux candidats toujours en lice sont Ron DeSantis, gouverneur de Floride ; Nikki Haley, ancienne ambassadrice aux Nations unies ; Vivek Ramaswamy, jeune entrepreneur pro-Trump ; et Chris Christie, ancien gouverneur du New Jersey. Aucun ne menace réellement Donald Trump. Ce constat déjoue les pronostics car les partisans de l’ex-président ont essuyé de sévères défaites aux élections de mi-mandat.

Certes, plusieurs procès devraient s’ouvrir au premier semestre 2024 (Stormy Daniels, documents classifiés, invasion du Capitole), mais nul ne peut en prédire les effets. Ce qui est sûr, c’est que la tentative de l’équipe Trump de mettre en équivalence ses déboires judiciaires avec l’inculpation du fils de Joe Biden pour fraude fiscale n’a pas porté ses fruits, même si une enquête pour destitution a été ouverte à l’encontre du président en exercice.

Donald Trump garde ainsi les plus grandes chances d’être désigné comme candidat républicain. Il bénéficie notamment d’un fort ancrage chez les électeurs les plus riches comme chez les moins éduqués ; or 60 % des électeurs républicains ont un niveau d’éducation inférieur ou égal au bac, contre 30 % chez les Démocrates. Cette position lui assure un net avantage au sein de l’état-major du parti, qui continue de se déchirer sur ses chances de l’emporter en novembre prochain. La popularité de Trump continue de le protéger. Mais avec une fragilité : sa fortune se joue désormais hors des bureaux de vote.

La base électorale du Parti démocrate est en revanche moins stable. Si les catégories urbaines éduquées votent traditionnellement en sa faveur, leur influence est plutôt minorée par le mode de scrutin qui accentue le poids des États ruraux et peu peuplés. Cet électorat pose une autre difficulté : il se divise, depuis le 7 octobre dernier, au sujet du soutien militaire à Israël ou de l’antisémitisme gagnant les campus universitaires.

Les Démocrates sauront-ils rebondir sur le thème de l’avortement ? Maladroitement remis en scène par leurs adversaires, cet enjeu facile (easy issue) a valu au parti un soutien décisif dans l’électorat féminin.

Généralement, la dynamique d’une primaire est de cliver pour motiver sa base. L’année qui s’ouvre sera différente pour les Démocrates. Cherchant à recueillir les voix des Indépendants, ou au moins à démobiliser celles des Républicains modérés, ils ont un impératif : ne pas fragmenter leur socle électoral. L’autre ligne de front est d’accroître la participation des publics qui leur sont proches en luttant contre la législation sur l’identification des électeurs, en favorisant le vote anticipé, en séduisant les jeunes récemment entrés dans l’électorat, d’autant que leur taux d’approbation de Biden avoisine les 35 %…

S’il possède la stratégie la plus fédératrice, le président Biden voit néanmoins se profiler un danger : son déclin relatif chez les minorités. Ce vote, généralement déterminant pour son parti, est affaibli par un bilan économique en demi-teinte. Le grand projet de Biden d’investir dans les infrastructures a paradoxalement renforcé l’inflation, au détriment des classes moyennes et modestes qui ont vu leur pouvoir d’achat rogné. Cela pourrait démobiliser cet électorat plutôt modéré.

La bonne nouvelle, c’est un taux de chômage historiquement bas (3,7 % au 19 décembre 2023). Reste que la promesse de relever le salaire minimum n’a pas été tenue. Et si le plan climat a séduit les jeunes et les progressistes, ce n’est pas le type de politique publique dont les retombées sont les plus tangibles à court terme. Rien à voir en tout cas avec la hausse des prix des biens de consommation ou des taux d’intérêt obérant l’accès à la propriété. L’enthousiaste « Yes we can » des années Obama appartient bien à l’histoire.

À l’orée de 2024, la fièvre s’est donc emparée des observateurs, et cela bien au-delà de l’Amérique. Sur quels clivages le scrutin se jouera-t-il ?

L’implication des États-Unis en Ukraine ou au Proche-Orient pousse à ouvrir un débat sur l’équilibre budgétaire. Pas sûr toutefois que cette question, ou même l’affaiblissement du rival historique russe par une proxy war, intéresse plus les électeurs que les enjeux liés à l’immigration, notamment la sécurisation de la frontière sud fragilisée par l’expiration des mesures de restriction anti-Covid. Le déplacement de Joe Biden au Mexique fin décembre 2023 indique l’importance de cette question pour le candidat démocrate.

Le sujet de préoccupation qui focalise le plus l’attention en matière internationale reste la rivalité avec la Chine sur les plans économique et militaire, concernant notamment l’avenir de Taïwan. On l’aura compris : ce scrutin s’annonce comme celui de tous les dangers. La plus ancienne démocratie est en prise avec une figure dont Tocqueville craignait déjà l’avènement : celle soulevant « d’ardentes sympathies et de dangereuses passions populaires », alors que le pays hésite comme jamais à assumer son rôle de gendarme du monde.

Etats-Unis: les enjeux du duel Trump Biden

Etats-Unis: les enjeux du duel Trump Biden


À la fin de l’année, les Américains éliront leur « nouveau » président et l’ensemble de leurs députés. Jamais dans l’histoire électorale des États-Unis un scrutin n’aura paru à ce point décisif. Par les enjeux internationaux qu’il soulève et la configuration atypique qu’il présente, ce rendez-vous pourrait marquer une mutation capitale pour la démocratie américaine elle-même.

par Elisa Chelle
Professeure des universités en science politique, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières dans The Conversation

Donald Trump occupe une position inédite : il a échoué à se faire réélire en 2020 mais se relance dans une nouvelle course alors même qu’il est visé par un nombre record de procédures judiciaires. Il vient, d’ailleurs, d’être déclaré inéligible dans le Colorado et dans le Maine pour s’être « livré à une rébellion » lors de l’invasion du Capitole le 6 janvier 2021.

Pour l’heure, son sort reste suspendu au recours déposé devant la Cour suprême, qui a refusé de le traiter en urgence. Une façon de rendre plus incertain encore le calendrier judiciaire de l’ancien président, et ce alors que la bataille pour l’investiture débute le 15 janvier par le caucus de l’Iowa.

« Si Trump n’était pas candidat, je ne suis pas sûr que je me présenterais » : les mots de Joe Biden sont clairs. Le président sortant se veut le garant de la démocratie américaine. Face à la « menace Trump », Biden se positionne en « président normal ». C’est son principal et pour ainsi dire véritable argument.

Sans Donald Trump, le Parti démocrate aurait bien plus de mal à fédérer son aile gauche. Face à son prédécesseur, Biden continue d’apparaître comme une alternative préférable. Mais en irait-il autant face à un Ron DeSantis, plus jeune, ou face à une Nikki Haley, femme, plutôt modérée dans le camp républicain et, en outre, issue d’une minorité ethnique ?

« Je ne serai pas un dictateur, sauf le premier jour » : les intentions affichées de Donald Trump font planer une menace grave sur les institutions américaines. De ce fait, le vote s’annonce comme un scrutin doublement contraint. Trump comme Biden sont deux favoris par défaut. Les Américains devront choisir non pas le meilleur mais le moins pire des candidats. Une confrontation toute négative qui suscite un taux d’insatisfaction record chez les électeurs.

Dans les publicités pro-Trump, l’ancien président est parfois représenté en train de mettre en prison ses adversaires politiques (photo prise à Miami en juin 2023 lors d’une comparution de Donald Trump devant un tribunal fédéral en Floride dans l’affaire des documents de la Maison Blanche qu’il aurait conservés après sa défaite. Ben Von Klemperer/Shutterstock
Dans ce contexte, « l’épouvantail Trump » peut se révéler l’arme la plus dissuasive. Habituellement, lorsqu’un président sortant se représente, l’élection prend l’allure d’un référendum pour ou contre lui. En 2024, deux sortants se présenteront. Et le « plébiscite » portera d’abord sur celui qui a déjà perdu en 2020 : c’est la grande nouveauté.

Lors de cette même élection, Joe Biden avait annoncé ne s’engager que pour un seul mandat. Malgré son âge avancé, il s’est ravisé suite aux résultats encourageants des midterms et a fait savoir en mai 2023 qu’il serait candidat à sa propre succession.

Sa vice-présidente actuelle et colistière pour 2024 Kamala Harris demeure en retrait. Quant aux prétendants déclarés à l’investiture démocrate, faute de notoriété ou d’appui du parti, ils piétinent, que ce soit Marianne Williamson, 71 ans, auteure d’ouvrages de développement personnel, ou Dean Phillips, entrepreneur millionnaire et député du Minnesota. Enfin, Robert F. Kennedy Jr, surtout médiatisé pour son patronyme et ses positions complotistes, a finalement décidé de se présenter en tant qu’Indépendant. Aucun de ces rivaux n’est en mesure d’altérer la prime au sortant dont bénéficie Joe Biden. Sauf incident grave de santé, ce dernier sera le candidat démocrate. Avec un seul défi, mais de taille : tenir physiquement et médiatiquement l’épreuve de la campagne, c’est-à-dire éviter les gaffes et les défaillances lors des nombreux déplacements, interviews ou débats.

Les primaires du Parti républicain sont, elles, plus concurrentielles. Hors Trump, les quatre principaux candidats toujours en lice sont Ron DeSantis, gouverneur de Floride ; Nikki Haley, ancienne ambassadrice aux Nations unies ; Vivek Ramaswamy, jeune entrepreneur pro-Trump ; et Chris Christie, ancien gouverneur du New Jersey. Aucun ne menace réellement Donald Trump. Ce constat déjoue les pronostics car les partisans de l’ex-président ont essuyé de sévères défaites aux élections de mi-mandat.

Certes, plusieurs procès devraient s’ouvrir au premier semestre 2024 (Stormy Daniels, documents classifiés, invasion du Capitole), mais nul ne peut en prédire les effets. Ce qui est sûr, c’est que la tentative de l’équipe Trump de mettre en équivalence ses déboires judiciaires avec l’inculpation du fils de Joe Biden pour fraude fiscale n’a pas porté ses fruits, même si une enquête pour destitution a été ouverte à l’encontre du président en exercice.

Donald Trump garde ainsi les plus grandes chances d’être désigné comme candidat républicain. Il bénéficie notamment d’un fort ancrage chez les électeurs les plus riches comme chez les moins éduqués ; or 60 % des électeurs républicains ont un niveau d’éducation inférieur ou égal au bac, contre 30 % chez les Démocrates. Cette position lui assure un net avantage au sein de l’état-major du parti, qui continue de se déchirer sur ses chances de l’emporter en novembre prochain. La popularité de Trump continue de le protéger. Mais avec une fragilité : sa fortune se joue désormais hors des bureaux de vote.

La base électorale du Parti démocrate est en revanche moins stable. Si les catégories urbaines éduquées votent traditionnellement en sa faveur, leur influence est plutôt minorée par le mode de scrutin qui accentue le poids des États ruraux et peu peuplés. Cet électorat pose une autre difficulté : il se divise, depuis le 7 octobre dernier, au sujet du soutien militaire à Israël ou de l’antisémitisme gagnant les campus universitaires.

Les Démocrates sauront-ils rebondir sur le thème de l’avortement ? Maladroitement remis en scène par leurs adversaires, cet enjeu facile (easy issue) a valu au parti un soutien décisif dans l’électorat féminin.

Généralement, la dynamique d’une primaire est de cliver pour motiver sa base. L’année qui s’ouvre sera différente pour les Démocrates. Cherchant à recueillir les voix des Indépendants, ou au moins à démobiliser celles des Républicains modérés, ils ont un impératif : ne pas fragmenter leur socle électoral. L’autre ligne de front est d’accroître la participation des publics qui leur sont proches en luttant contre la législation sur l’identification des électeurs, en favorisant le vote anticipé, en séduisant les jeunes récemment entrés dans l’électorat, d’autant que leur taux d’approbation de Biden avoisine les 35 %…

S’il possède la stratégie la plus fédératrice, le président Biden voit néanmoins se profiler un danger : son déclin relatif chez les minorités. Ce vote, généralement déterminant pour son parti, est affaibli par un bilan économique en demi-teinte. Le grand projet de Biden d’investir dans les infrastructures a paradoxalement renforcé l’inflation, au détriment des classes moyennes et modestes qui ont vu leur pouvoir d’achat rogné. Cela pourrait démobiliser cet électorat plutôt modéré.

La bonne nouvelle, c’est un taux de chômage historiquement bas (3,7 % au 19 décembre 2023). Reste que la promesse de relever le salaire minimum n’a pas été tenue. Et si le plan climat a séduit les jeunes et les progressistes, ce n’est pas le type de politique publique dont les retombées sont les plus tangibles à court terme. Rien à voir en tout cas avec la hausse des prix des biens de consommation ou des taux d’intérêt obérant l’accès à la propriété. L’enthousiaste « Yes we can » des années Obama appartient bien à l’histoire.

À l’orée de 2024, la fièvre s’est donc emparée des observateurs, et cela bien au-delà de l’Amérique. Sur quels clivages le scrutin se jouera-t-il ?

L’implication des États-Unis en Ukraine ou au Proche-Orient pousse à ouvrir un débat sur l’équilibre budgétaire. Pas sûr toutefois que cette question, ou même l’affaiblissement du rival historique russe par une proxy war, intéresse plus les électeurs que les enjeux liés à l’immigration, notamment la sécurisation de la frontière sud fragilisée par l’expiration des mesures de restriction anti-Covid. Le déplacement de Joe Biden au Mexique fin décembre 2023 indique l’importance de cette question pour le candidat démocrate.

Le sujet de préoccupation qui focalise le plus l’attention en matière internationale reste la rivalité avec la Chine sur les plans économique et militaire, concernant notamment l’avenir de Taïwan. On l’aura compris : ce scrutin s’annonce comme celui de tous les dangers. La plus ancienne démocratie est en prise avec une figure dont Tocqueville craignait déjà l’avènement : celle soulevant « d’ardentes sympathies et de dangereuses passions populaires », alors que le pays hésite comme jamais à assumer son rôle de gendarme du monde.

Poutine–Prigogine : duel de criminels mafieux

Poutine–Prigogine : duel de criminels mafieux

Il est difficile souvent pour les occidentaux de comprendre la logique et les pratiques de certains responsables russes qui agissent selon des principes de criminels mafieux. Les deux furent longtemps complices pour s’approprier les richesses russes et par parenthèse en placer une grande partie à l’étranger. Pour parvenir à leurs fins, il n’ont pas hésité l’un comme l’autre à utiliser les pires méthodes : c’est-à-dire à tuer.

On ne peut guère accorder de crédit à leurs paroles ou à leurs pseudos engagements. Tous les deux sans doute sont responsable de dizaines de milliers de morts engagés de façon tout à fait irresponsable dans la guerre contre l’Ukraine. Leurs motivations ne sont pas idéologiques mais uniquement nourries par l’appât de l’argent. Pendant longtemps Prigogine a été la main tout faire de Poutine pour détourner la richesse de la Russie, éliminer les adversaires gênants et déstabiliser les pays pauvres.

Ils ont été complices et se trouvent maintenant en conflit. Le problème est que ces oppositions se retrouvent au sein de nombre de responsables d’un pouvoir éclaté à Moscou. La plupart de ces responsables sont des voleurs voire des criminels; comme dans tout système mafieux, la régulation du pouvoir se fait dans la violence. De ce point de vue, l’accord passé entre Poutine et Prigogine sera rapidement remis en cause et il faut s’attendre à des règlements de compte y compris sanglants et Poutine lui-même n’est pas à l’abri d’une redistribution des pouvoirs au sein de l’oligarchie Russe .

L’Occident pourrait sans doute se réjouir de la faiblesse de Poutine et des divisions internes ; reste qu’il ne faudrait pas qu’un plus fou que lui prenne la place pour déstabiliser encore un peu plus non seulement l’Ukraine mais un champ international encore plus large.

Macron- Berger: duel de personnalités ou opposition entre un banquier et les Français

Macron- Berger: duel de personnalités ou opposition entre un banquier et les Français

Les médias mettent maintenant l’accent sur l’opposition viscérale entre la personnalité de Macron et celle de Laurent Berger numéro un de la CFDT. Il est clair que les deux intéressés ne partiront sans doute pas en vacances ensemble. Tout les sépare car Macron est ce technocrate parvenu de façon douteuse au pouvoir pour servir les intérêts des plus riches. À l’inverse, Laurent Berger est forcément le porte-parole des salariés, c’est-à-dire des Français moyens.

Il n’y a pas photo entre les deux légitimités. Macron met en avant sa des politiques alors que tout le monde sait que ce sont les financiers qui ont soutenu et ont même réussi à l’imposer à Hollande. Macron, c’est le coucou imposé dans le nid socialiste pour prendre la place de Hollande et développer une politique cette fois encore plus favorable aux intérêts financier. Berger, lui est engagé au service des salariés depuis une trentaine d’années.

Macron est à la fois un arriviste et un imposteur de plus en plus détesté pour son autoritarisme et son arrogance. Macron n’a jamais eu le moindre engagement sociétal, il ne connait que l’idéologie tehnocratique de l’ENA. En plus pratiqué dans une banque!

De toute évidence, Macron ne connaît pas grand-chose des réalités socio-économiques, il a vécu dans le coton doré d’une famille bourgeoise et son parcours social se limite à un passage dans la banque ! Aucun engagement, aucune conviction non plus ; pour preuve il a utilisées le motif des études pour ne pas faire son service militaire; ce qui qui en dit long sur les valeurs de l’intéressé.

Dès son intronisation il a montré le ridicule de ses prétentions avec une cérémonie aussi grandiose que ridicule. Il restera sans doute dans l’histoire comme l’un des chefs d’État les plus détestés et plus incompétents sii l’on en juge par la situation économique, sociale, financière et sociétale du pays.

Le torchon brûle publiquement entre le président et le patron de la CFDT. Nombreux sont pourtant les macronistes à presser l’Élysée de reprendre le dialogue pour espérer sortir de la nasse sociale.

Une relation sous haute tension, entre deux hommes qui détiennent sans doute les clefs de la sortie de crise. Le ton est encore monté ces dernières heures entre Emmanuel Macron et Laurent Berger, le numéro 1 de la CFDT, alors que l’intersyndicale a défilé ce jeudi pour la 11e fois contre la réforme des retraites voulue par le président de la République.

Depuis son déplacement en Chine, l’entourage d’Emmanuel Macron a regretté ce mercredi après-midi que « pour la première fois de son histoire », le syndicat « n’ait pas présenté un autre projet » pour la réforme des retraites.

« La seule réponse, c’était rien », estime-t-on auprès du chef de l’État.

Berger appelle Macron à « calmer ses nerfs »
Pas question non plus de parler de « crise démocratique » comme l’a avancé le syndicaliste, après l’adoption par 49.3 de la réforme des retraites et le rejet par l’opinion publique du recul de l’âge légal de départ de 62 à 64 ans. « On ne peut pas parler de crise démocratique quand le projet a été porté, expliqué et assumé », a répondu l’entourage du président de la République.

Autant dire que quelques heures à peine après une brève réunion à Matignon, la première depuis la présentation du projet de loi mi-janvier, l’Élysée n’a pas vraiment arrondi les angles.

« J’appelle le président de la République à ne pas balancer des petites phrases. Sinon il va finir par se mettre à dos l’ensemble des organisations syndicales », a estimé Laurent Berger mercredi soir sur BFMTV, demandant à Emmanuel Macron de « calmer ses nerfs ».

Cette passe d’armes est loin d’être la première. Lors de son interview sur TF1 et France 2 mi-mars, le chef de l’État avait accusé – sans le nommer – le syndicat réformiste de n’avoir « proposé aucun compromis » et affirmé que Laurent Berger était « allé devant son congrès en proposant d’augmenter les durées (de cotisation) ».

Le leader de la CFDT l’avait alors accusé de « déni » et de « mensonge », estimant qu’il voulait là « masquer son incapacité à trouver une majorité pour voter sa réforme injuste ».

« Je pense qu’on a sous-estimé l’opposition de la CFDT à la réforme. On ne nous avait pas vraiment habit

Duel Macron- Berger: une opposition entre une vision de banquier et celle du français moyen engagé

Duel Macron- Berger: une opposition entre une vision de banquier et celle du français moyen engagé

Les médias mettent maintenant l’accent sur l’opposition viscérale entre la personnalité de Macron et celle de Laurent Berger numéro un de la CFDT.

Il est clair que les deux intéressés ne partiront sans doute pas en vacances ensemble. Tout les sépare car Macron est ce technocrate parvenu de façon douteuse au pouvoir pour servir les intérêts des plus riches. À l’inverse, Laurent Berger est forcément le porte-parole des salariés, c’est-à-dire des Français moyens. Il n’y a pas photo entre les deux légitimités. Macron met en avant sa des politiques alors que tout le monde sait que ce sont les financiers qui ont soutenu et ont même réussi à l’imposer à Hollande. Macron, c’est le coucou imposé dans le nid socialiste pour prendre la place de Hollande et développer une politique cette fois encore plus favorable aux intérêts financier.

Macron est à la fois un arriviste et un imposteur de plus en plus détesté pour son autoritarisme et son arrogance. Macron n’a jamais eu le moindre engagement sociétal, il ne connait que l’idéologie tehnocratique de l’ENA. En plus pratiqué dans une banque!

De toute évidence, Macron ne connaît pas grand-chose des réalités socio-économiques, il a vécu dans le coton doré d’une famille bourgeoise et son parcours social se limite à un passage dans la banque ! Aucun engagement, aucune conviction non plus ; pour preuve il a utilisées le motif des études pour ne pas faire son service militaire; ce qui qui en dit long sur les valeurs de l’intéressé.

Dès son intronisation il a montré le ridicule de ses prétentions avec une cérémonie aussi grandiose que ridicule. Il restera sans doute dans l’histoire comme l’un des chefs d’État les plus détestés et plus incompétents sii l’on en juge par la situation économique, sociale, financière et sociétale du pays.

Le torchon brûle publiquement entre le président et le patron de la CFDT. Nombreux sont pourtant les macronistes à presser l’Élysée de reprendre le dialogue pour espérer sortir de la nasse sociale.

Une relation sous haute tension, entre deux hommes qui détiennent sans doute les clefs de la sortie de crise. Le ton est encore monté ces dernières heures entre Emmanuel Macron et Laurent Berger, le numéro 1 de la CFDT, alors que l’intersyndicale a défilé ce jeudi pour la 11e fois contre la réforme des retraites voulue par le président de la République.

Depuis son déplacement en Chine, l’entourage d’Emmanuel Macron a regretté ce mercredi après-midi que « pour la première fois de son histoire », le syndicat « n’ait pas présenté un autre projet » pour la réforme des retraites.

« La seule réponse, c’était rien », estime-t-on auprès du chef de l’État.

Berger appelle Macron à « calmer ses nerfs »
Pas question non plus de parler de « crise démocratique » comme l’a avancé le syndicaliste, après l’adoption par 49.3 de la réforme des retraites et le rejet par l’opinion publique du recul de l’âge légal de départ de 62 à 64 ans. « On ne peut pas parler de crise démocratique quand le projet a été porté, expliqué et assumé », a répondu l’entourage du président de la République.

Autant dire que quelques heures à peine après une brève réunion à Matignon, la première depuis la présentation du projet de loi mi-janvier, l’Élysée n’a pas vraiment arrondi les angles.

« J’appelle le président de la République à ne pas balancer des petites phrases. Sinon il va finir par se mettre à dos l’ensemble des organisations syndicales », a estimé Laurent Berger mercredi soir sur BFMTV, demandant à Emmanuel Macron de « calmer ses nerfs ».

Cette passe d’armes est loin d’être la première. Lors de son interview sur TF1 et France 2 mi-mars, le chef de l’État avait accusé – sans le nommer – le syndicat réformiste de n’avoir « proposé aucun compromis » et affirmé que Laurent Berger était « allé devant son congrès en proposant d’augmenter les durées (de cotisation) ».

Le leader de la CFDT l’avait alors accusé de « déni » et de « mensonge », estimant qu’il voulait là « masquer son incapacité à trouver une majorité pour voter sa réforme injuste ».

« Je pense qu’on a sous-estimé l’opposition de la CFDT à la réforme. On ne nous avait pas vraiment habitué à ça », remarque un député macroniste auprès de BFMTV.com.

PS: duel pour les dépouilles du parti

PS: duel pour les dépouilles du parti

 

Le parti socialiste bouge encore un peu surtout grâce à Mélenchon qui a offert des investitures à l’organisation de plus en plus rabougrie. Le parti ne représente plus que quelques pour cent dans l’opinion. Pourtant deux leaders vont s’affronter pour espérer les dépouilles d’une organisation qui a eu son heure de gloire notamment avec Mitterrand. Une dégringolade quantitative et qualitative liée au temps à l’illusoire ligne sociale libéralisme de Hollande par exemple et autre technos  ainsi qu’aux frondeurs marxistes qui ont démoli leur propre parti.

 

De toute manière, une organisation coupée sociologiquement de sa base et qui a été appropriée par des technocrates et des arrivistes. Contrairement aux autres partis socialistes d’Europe, le PS n’a pratiquement jamais vraiment intégré  de militants syndicaux, d’associations ou de représentants de milieux défavorisés.

D’où cette lente dérive depuis 1981 du « de programme électoral socialiste « vers un social libéralisme assumé coupé des réalités sociales et sociétales et finalement inefficaces du point de vue de l’intérêt général. Ainsi par exemple le parti socialiste est largement responsable de la crise de l’école ou encore de la crise de l’énergie.

Le  duel qui s’annonce serré dans un climat délétère. Avant l’élection de son premier secrétaire par les militants, prévue jeudi 19 janvier, le Parti socialiste (PS) renoue avec ses vieux démons en étalant ses divisions. Jeudi dernier, le vote sur les textes d’orientation a permis de dégager deux grandes tendances : celui porté par Olivier Faure, premier secrétaire sortant et favorable à la Nupes, est arrivé largement en tête mais avec moins de 50 % (49,15 %) des voix.

La surprise est venue du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, plus réservé sur la Nupes et arrivé deuxième avec 31,5 % des voix, devant Hélène Geoffroy (20,3 %), qui, elle, est contre cette alliance portée par La France Insoumise (LFI).

Vendredi, dans l’attente fébrile des résultats du scrutin, les deux camps arrivés premiers se sont livrés à une bataille de communication pour savoir qui avait gagné. Le camp d’Olivier Faure a martelé que la stratégie d’alliance au sein de la Nupes était validée, tandis que les partisans de Nicolas Mayer-Rossignol ont estimé que la ligne du premier secrétaire sortant était devenue minoritaire. Le ton employé par les uns et les autres sur les réseaux sociaux est un bon indicateur de l’inimitié régnant au sein du PS.

 Entre les deux prétendants à la direction du PS, les divergences stratégiques sont profondes. Elles laissent penser que le PS sortira de son 80e congrès, prévu fin janvier à Marseille, plus divisé que jamais, faisant planer un climat persistant de scission.

 

Guerre -Ukraine–Russie : aussi un duel de civilisation

Guerre -Ukraine–Russie : aussi un duel de civilisation

Il y a évidemment quelque chose de surréaliste dans les prétentions de Poutine de considérer les démocraties comme obsolètes pour y substituer des régimes autocratiques imposés par la force et la répression de toutes les libertés.

Certes, on objectera que l’hypothèse d’une victoire de ces régimes dictatoriaux dans nombre de pays du monde n’est pas à exclure. En effet devant la complexification des crises systémiques qui impliquent les champs économiques, technologiques, sociaux et environnementaux notamment,le risque est grand que les peuples affolés se rangent du côté des fausses certitudes des régimes autoritaires.

Dans le même temps que progresse effectivement les régimes et programmes autoritaires dans certains pays en développement mais aussi dans des pays plus développés , s’ouvre parallèlement une vaste crise dans les pays dirigés par des dictateurs.

L’absence de liberté -tout autant d’ailleurs que l’insuffisance des résultats économiques et sociaux- fait naître un débat et parfois des protestations y compris violentes pour remettre en cause l’appropriation des libertés aussi bien en Chine, qu’en Russie, qu’en Iran, qu’en Turquie et dans bien d’autres pays.

Le reproche central fait à ces pays à système dirigiste concerne en particulier les libertés individuelles et collectives. Bref l’absence de démocratie. Un reproche auquel s’ajoute un échec économique souvent et surtout le renforcement des inégalités.

On objectera qu’il y a de plus en plus de nouveaux riches en Chine ou en Russie mais c’est la corruption généralisée qui permet l’enrichissement constitue le principal ressort de ce développement.

En Chine, ce sont les proches des 10 millions d’adhérents du parti communiste qui accèdent aux couches moyennes et supérieures. En Russie,ce sont surtout les oligarques et leurs courtisans qui se partagent la richesse nationale, Poutine en premier évidemment.

En Corée du Nord, l’essentiel des ressources est orienté vers inutile système de défense les plus sophistiqués tandis que le peuple n’est même pas assuré de son bol de riz quotidien. La comparaison entre Corée-du-Nord et Corée-du-Sud suffit à démontrer la folie du dictateur.

Ce qui se joue entre l’Ukraine et la Russie, c’est la victoire sur le terrain militaire mais sans doute encore davantage la victoire dans l’espace des libertés et du progrès.

Ukraine–Russie : aussi un duel sociétal et culturel

Ukraine–Russie : aussi un duel sociétal et culturel

Il y a évidemment quelque chose de surréaliste dans les prétentions de Poutine de considérer les démocraties comme obsolètes pour y substituer des régimes autocratiques imposées par la force et la répression de toutes les libertés.

Certes, on objectera que l’hypothèse d’une victoire de ces régimes dictatoriaux dans nombre de pays du monde n’est pas à exclure. En effet,devant la complexification des crises systémiques qui impliquent les champs économiques, technologiques, sociaux et environnementaux notamment,le risque est grand que les peuples affolés se rangent du côté des fausses certitudes des régimes d’extrême droite.

Dans le même temps que progresse effectivement les régimes et programmes autoritaires dans certains pays en développement mais aussi dans des pays plus développés , s’ouvre une vaste crise dans les pays dirigés par des dictateurs.

L’absence de liberté -tout autant d’ailleurs que l’insuffisance des résultats économiques et sociaux- fait naître un débat et parfois des protestations y compris violentes pour remettre en cause l’appropriation des libertés aussi bien en Chine, qu’en Russie, qu’en Iran, qu’en Turquie et dans bien d’autres pays.

Le reproche central fait à ces pays à système dirigiste concerne en particulier les libertés individuelles et collectives. Bref l’absence de démocratie. Un reproche auquel s’ajoute un échec économique souvent et surtout le renforcement des inégalités.

On objectera qu’il y a de plus en plus de nouveaux riches en Chine ou en Russie mais c’est la corruption généralisée qui permet l’enrichissement constitue le principal ressort de ce développement.

En Chine, ce sont les proches des 10 millions d’adhérents du parti communiste qui accèdent aux couches moyennes et supérieures. En Russie,ce sont surtout les oligarques et leurs courtisans qui se partagent la richesse nationale, Poutine en premier évidemment.

En Corée du Nord, l’essentiel des ressources est orienté vers inutile système de défense les plus sophistiqués tandis que le peuple n’est même pas assuré de son bol de riz quotidien. La comparaison entre Corée-du-Nord et Corée-du-Sud suffit à démontrer la folie du dictateur.

Ce qui se joue entre l’Ukraine et la Russie, c’est la victoire sur le terrain militaire mais sans doute encore davantage la victoire dans l’espace des libertés et du progrès.

SONDAGE MACRON ET LE PEN: Un duel serré pas joué d’avance

SONDAGE   MACRON ET LE PEN: Un duel serré pas joué d’avance 

Le président sortant Emmanuel Macron est crédité de 52% des intentions de vote au second tour – en 2017, il l’avait emporté avec 66,10% des voix.
 Vers un duel plus serré qu’il y a cinq ans? Emmanuel Macron remporterait le match retour qui l’opposera à Marine Le Pen lors du second tour de l’élection présidentielle, programmé le dimanche 24 avril: selon notre sondage Elabe pour BFMTV et L’Express avec notre partenaire SFR, le président sortant obtiendrait 52% des suffrages contre 48% pour la candidate du Rassemblement national.

Le président-candidat gagne un petit point par rapport à notre précédente enquête, publiée vendredi, dans laquelle il était crédité de 51% des voix contre 49% pour Marine Le Pen.

 Toutefois, ce nouveau face-à-face entre les deux candidats ne devrait pas avoir les mêmes contours que celui qui a eu lieu il y a cinq ans. En 2017, au second tour, Emmanuel Macron avait largement reproté ce duel avec 66,1% des voix contre 33,9% pour Marine Le Pen.

A peine les résultats tombés, les autres candidats du premier tour ont lancé majoritairement soit un appel à voter Emmanuel Macron, soit à faire barrage à l’extrême-droite. Valérie Pecresse, Yannick Jadot, Anne Hidalgo et même Fabien Roussel se sont positionnés en faveur du président sortant. Même Jean-Luc Mélenchon, critiqué en 2017 pour son positionnement, a répété à « ne pas donner une seule voix à Marine Le Pen ». Seuls Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan se sont prononcés pour la candidate du RN.

Dans le détail, selon notre sondage Elabe, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon devraient se partager presque à parts égales entre Emmanuel Macron (35%), Marine Le Pen (34%) et l’abstention (31%). Quasi-égalité aussi chez les soutiens de Valérie Pécresse, partagés à 44% pour Emmanuel Macron et 40% pour Marine Le Pen. Une large partie des électeurs d’Eric Zemmour (86%) devraient se tourner vers la candidate d’extrême droite.

Pour les sondés, Emmanuel Macron incarne celui qui est le plus capable d’obtenir une majorité à l’Assemblée nationale (61% contre 31% pour Marine Le Pen). Idem quand il s’agit de savoir qui des deux candidats qui représenterait le mieux la France à l’étranger ou celui qui a le plus la capacité à gérer les crises. A l’inverse, Marine Le Pen apparaît comme celle qui veut vraiment changer els choses (56% contre 35% pour Emmanuel Macron) ou encore celle qui comprend le mieux les gens.

Enquête réalisée par internet le 10 avril 2022 sur un échantillon de 1509 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, dont 1 446 inscrits sur les listes électorales. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Sondage Présidentielle 2022 : duel serré entre Le Pen et Pécresse

Sondage Présidentielle 2022 : duel serré entre Le Pen et Pécresse

 

Selon le sondage Ipsos – Sopra Steria pour franceinfo et Le Parisien/Aujourd’hui en France publié vendredi 7 janvier ,  le chef de l’État recueille près de 26% des intentions de vote, contre 17% pour Marine Le Pen, placée en deuxième position. Ces valeurs sont quasiment identiques au dernier il y a un mois.

Marine Le Pen gagne un point en un mois (17%) alors qu’Eric Zemmour en perd deux (12%). La candidate du Rassemblement national devance d’ailleurs légèrement la candidate Les Républicains, Valérie Pécresse (16%), qui reste stable. La deuxième place pour accéder au second tour de la présidentielle reste ainsi très disputée et très incertaine.

Un peu moins de la majorité de l’électorat de la candidate du RN (47%) croit en son élection au second tour. C’est un peu plus (54%) pour l’électorat de Valérie Pécresse alors que 88% de l’électorat d’Emmanuel Macron croit en sa réélection. 

 À gauche, Christiane Taubira ne perce pas dans les sondages, avec 3% d’intentions de vote au premier tour. Même score de 3 % pour Anne Hidalgo. Yannick Jadot est à 8 %.

Jean-Luc Mélenchon reste  stable dans les deux cas (9%). Le leader de La France insoumise gagne d’ailleurs un point par rapport à la dernière enquête il y a un mois. La même stabilité est retrouvée pour le communiste Fabien Roussel (2%), Arnaud Montebourg (1%), Nathalie Arthaud soutenue par Lutte Ouvrière (1%) et Philippe Poutou Nouveau parti anticapitaliste (1.%)

Le duel Macron Le Pen bousculé par les régionales

Le duel Macron Le Pen bousculé par les régionales

par Gilles Savary dans l’Opinion. 

L’équation politique d’Emmanuel Macron s’est compliquée à l’occasion des élections régionales. Ce sont précisément les formations des deux favoris pour la finale de la présidentielle de l’an prochain qui ont subi les revers les plus spectaculaires.

Pour ce qui concerne le RN, c’est une alerte sans précédent sur la mobilisation de son électorat, que l’on pouvait penser animé d’une combativité à toute épreuve après des décennies d’une progression électorale opiniâtre et constante. La majorité présidentielle touche les dividendes de sa stratégie de clarté en Paca, mais confirme l’attrition considérable de son périmètre électoral par rapport à la présidentielle de 2017.

On objectera que des circonstances sanitaires exceptionnelles ont plombé ces élections intermédiaires, qui ont confirmé tous les sortants de 2015 plutôt que leurs partis politiques. Pour autant, toute élection crée du sens et s’imprime dans le paysage politique, même au rabais de la participation électorale. En tout cas, l’échantillon des votants, fût-il très incomplet, est toujours plus significatif que celui d’un sondage.

Ce n’est pas tant la prime aux sortants qui constitue la surprise de ces élections, que la renaissance de LR et surtout la manière dont Xavier Bertrand s’est imposé dans le jeu présidentiel de l’an prochain, avec le concours d’une stratégie erronée de la majorité. Cinq années d’efforts de fracturation de la droite s’en trouvent compromises.

Le président du groupe macroniste au Sénat, François Patriat, a raison de relever que la présidentielle 2022 sera un tout autre match que ces élections territoriales, mais les actes de foi ne doivent pas dispenser de lucidité. Après les municipales de l’an dernier, ces élections régionales et départementales ont, à dix mois de la présidentielle, validé la stratégie de repolarisation de la vie politique française poursuivie par les partis de droite comme de gauche, en refusant obstinément – sauf en Paca au prix d’une crise de nerfs – toute alliance avec la majorité présidentielle.

C’est surtout un tout autre match que la finale annoncée Macron-Le Pen que ces élections réintroduisent. Pour le confirmer, il reste à la droite ressuscitée à se choisir un candidat unique, dans un contexte de droitisation du pays qui peut exacerber les ambitions de l’excès de présidentiables dont elle se trouve subitement dotée.

« Tout sauf Macron ». L’alternative qui s’offre à la gauche, entre une multiplication de candidatures de témoignage et une union baroque qui confirme en Pays de la Loire et en Ile-de-France qu’elle ne s’additionne pas, ne règle pas son problème de qualification pour le second tour, mais sa stratégie du « tout sauf Macron » lui permet d’envisager de retrouver une bonne part de ses électorats au premier tour.

Nonobstant les sondages qui placent le Président à des niveaux de popularité et de satisfaction très supérieurs à ceux de Hollande en 2016 et de Sarkozy en 2011, ces élections territoriales déplacent l’enjeu de l’élection présidentielle sur le premier tour. Jamais un président sortant ne l’abordera avec un parti aussi faible qu’Emmanuel Macron, s’il se représente. Mais ces élections ont aussi confirmé que la société politique était devenue très minoritaire au sein de la société française.

Cette situation n’est sans doute pas pour déplaire à Emmanuel Macron, mais elle n’est pas sans péril et interroge surtout la majorité parlementaire qu’il sera en mesure de fédérer autour de lui. Une chose est sûre : Macron 2 ne sera pas la réplique de Macron 1.

Gilles Savary est ancien député PS de Gironde et délégué général de Territoires de progrès.

Sondages Municipales: Dati-Hidalgo: le duel de la nullité

Sondages Municipales: Dati-Hidalgo: le duel de la nullité

D’après un sondage ,25% d’intentions de vote chacune des candidates qui se disputent sans doute le palmarès de la nullité politique avec d’un côté une gaucho-bobo et de l’autre une mondaine bobo. Il est clair que Paris aurait mérité des premiers couteaux comme candidats ; on devra se contenter de personnalités de second rang comme Hidalgo, Dati ou encore Buzyn. Bref des candidats sans doute taillés pour diriger un conseil départemental de province mais pas pour  représenter et diriger une capitale comme Paris.  D’après une enquête Odoxa pour CGI et Le Figaro, la liste conduite par Rachida Dati est passée en tête des intentions de vote devant celle menée par Anne Hidalgo (PS, soutenue par le PC) pour le premier tour du 15 mars à Paris.

La liste de la candidate LR est désormais créditée de 25% des intentions de vote (+5 points depuis l’enquête du 23 janvier) contre 23% (stable) pour la maire sortante.

La liste LaRem désormais conduite par Agnès Buzyn, qui a remplacé au pied levé Benjamin Griveaux après le retrait surprise de ce dernier, est donnée en troisième position (17%, soit un point de plus que dans l’enquête du 23 janvier).

Suivent les listes menées par le candidat écologiste David Belliard (14%, -0,5 point) et celle du “marcheur” dissident Cédric Villani (7%, -3 points).

Pour autant, Anne Hidalgo, qui “dispose de conséquentes réserves de voix à gauche pour le second tour” reste “bien placée pour l’emporter dans pratiquement tous les scénarios”, souligne dans une note le président d’Odoxa, Gaël Sliman.

Affrontement Berger Macron: duel du paritarisme contre la théocratie

Affrontement   Berger  Macron: duel du paritarisme  contre  la théocratie

 

Officiellement il y a confrontation entre le premier ministre et Laurent Berger de la CFDT sur les questions centrales de la réforme des retraites, en particulier concernant sa justice et son efficacité. Il y a aussi une opposition totale sur les conditions de la gouvernance du risque retraite. Une gouvernance parfaitement assumée par les partenaires sociaux pour l’Agirc-Arrco (  caisses complémentaires).Mais il s’agit  là d’un affrontement plus fondamental entre deux conceptions du progressisme. Macron se revendique de cette idéologie mais ne conçoit sa mise en œuvre que de manière théocratique. Pour parler simple, tout doit être centralisé, voire étatisé et lui seul doit décider des orientations. À l’inverse, la CFDT a toujours milité en faveur d’un progressisme qui privilégie le paritarisme. Or toute la droite française, le Medef et  la technocratie méprisent en fait le paritarisme et réduisent le rôle des syndicats à la gestion de quelques activités sociales comme l’arbre de Noël ou les colonies de vacances. En France, l’ancien régime a évidemment disparu mais on a gardé le contenu monarchique des processus de décision. C’est évidemment un véritable  drame pour le pays qui se caractérise par le plus fort taux de conflictualité au monde. Régulièrement, la France est agitée par des mouvements sociaux ingérables parce qu’il n’y a pas la volonté d’aboutir de la part du pouvoir et que souvent il n’y a pas non plus l’envie,  la capacité et les compétences de parvenir à un compromis du côté de certains syndicats radicaux.

De sorte que nombre de syndicats se complaisent  dans des postures uniquement de protestation avec des revendications irréalisables justement pour n’avoir pas à s’inscrire dans la construction d’un compromis. Bref des centrales  plus proches d’organisation politique que d’une organisation syndicale . Progressivement, les choses évoluent et la CFDT est devenue le premier syndicat de France justement du fait de ce qui le caractérise à savoir: le progressisme via le  paritarisme. Les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires en France avec la CFDT bien sûr mais aussi l’UNSA, la CFTC et la CGC. Reste que dans la rue,  les syndicats radicaux tiennent sans discussion le pavé mais dans les entreprises ce sont les syndicats réformistes qui dominent.

Le problème des syndicats réformistes, c’est que Macron ne leur facilite pas la tâche en adoptant une posture d’indifférence totale vis-à-vis des corps intermédiaires y compris les syndicats quand ce n’est pas une attitude méprisante. La CFDT a ainsi été humiliée à plusieurs reprises. Ainsi lors du mouvement des gilets jaunes Laurent Berger avait proposé rapidement une table ronde sociale pour que le pouvoir trouve des interlocuteurs susceptibles de mettre fin  à ce mouvement très contradictoire de nature gauchiste, corporatiste et anarchiste. Macron n’a jamais répondu à cette proposition de médiation. Il en a payé le prix fort en acceptant de satisfaire des revendications d’un cout de près de 15 milliards. Le second sujet de conflit entre Macron et Berger est venu des ASSEDIC;  là le gouvernement à posé de telles conditions qu’il était impossible d’aboutir dans les délais à une réforme partagée par les partenaires sociaux. Du coup, le gouvernement a tranché à la hache contre notamment l’avis  de la CFDT. C’est donc avec les retraites, le troisième sujet d’affrontement avec Macron. Macron qui n’a déjà pas beaucoup de respect pour  les corps intermédiaires, y compris le Parlement voire même ses collaborateurs entretient évidemment des relations assez ésotériques avec les syndicats. Si le chef de l’État ne parvient pas à surmonter son opposition aux revendications de la CFDT et plus généralement des syndicats réformistes, il en paiera le prix politique car les voix qu’il grappille régulièrement à droite ne compenseront pas les voies de gauche qui ont permis son élection. Le plus grave dans l’affaire, c’est que le chef de l’État favorise la chienlit sociale dont  les conséquences ne seront pas sans effets sur une activité économique déjà chancelante puisqu’on prévoit pour  l’année 2020 une toute petite croissance de 1 %, et encore sans éclatement de bulle financière.

Duel Berger (CFDT)- Macron: l’affrontement du paritarisme contre la théocratie

Duel  Berger  (CFDT)-Macron: l’affrontement du paritarisme contre  la théocratie

 

Officiellement il y a confrontation entre le premier ministre et Laurent Berger de la CFDT sur les questions centrales de la réforme des retraites, en particulier concernant sa justice et son efficacité. Il y a aussi une opposition totale sur les conditions de la gouvernance du risque retraite. Une gouvernance parfaitement assumée par les partenaires sociaux pour l’Agirc-Arrco (  caisses complémentaires).Mais il s’agit  là d’un affrontement plus fondamental entre deux conceptions du progressisme. Macron se revendique de cette idéologie mais ne conçoit sa mise en œuvre que de manière théocratique. Pour parler simple, tout doit être centralisé, voire étatisé et lui seul doit décider des orientations. À l’inverse, la CFDT a toujours milité en faveur d’un progressisme qui privilégie le paritarisme. Or toute la droite française, le Medef et  la technocratie méprisent en fait le paritarisme et réduisent le rôle des syndicats à la gestion de quelques activités sociales comme l’arbre de Noël ou les colonies de vacances. En France, l’ancien régime a évidemment disparu mais on a gardé le contenu monarchique des processus de décision. C’est évidemment un véritable  drame pour le pays qui se caractérise par le plus fort taux de conflictualité au monde. Régulièrement, la France est agitée par des mouvements sociaux ingérables parce qu’il n’y a pas la volonté d’aboutir de la part du pouvoir et que souvent il n’y a pas non plus l’envie,  la capacité et les compétences de parvenir à un compromis du côté de certains syndicats radicaux.

De sorte que nombre de syndicats se complaisent  dans des postures uniquement de protestation avec des revendications irréalisables justement pour n’avoir pas à s’inscrire dans la construction d’un compromis. Bref des centrales  plus proches d’organisation politique que d’une organisation syndicale . Progressivement, les choses évoluent et la CFDT est devenue le premier syndicat de France justement du fait de ce qui le caractérise à savoir: le progressisme via le  paritarisme. Les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires en France avec la CFDT bien sûr mais aussi l’UNSA, la CFTC et la CGC. Reste que dans la rue,  les syndicats radicaux tiennent sans discussion le pavé mais dans les entreprises ce sont les syndicats réformistes qui dominent.

Le problème des syndicats réformistes, c’est que Macron ne leur facilite pas la tâche en adoptant une posture d’indifférence totale vis-à-vis des corps intermédiaires y compris les syndicats quand ce n’est pas une attitude méprisante. La CFDT a ainsi été humiliée à plusieurs reprises. Ainsi lors du mouvement des gilets jaunes Laurent Berger avait proposé rapidement une table ronde sociale pour que le pouvoir trouve des interlocuteurs susceptibles de mettre fin  à ce mouvement très contradictoire de nature gauchiste, corporatiste et anarchiste. Macron n’a jamais répondu à cette proposition de médiation. Il en a payé le prix fort en acceptant de satisfaire des revendications d’un cout de près de 15 milliards. Le second sujet de conflit entre Macron et Berger est venu des ASSEDIC;  là le gouvernement à posé de telles conditions qu’il était impossible d’aboutir dans les délais à une réforme partagée par les partenaires sociaux. Du coup, le gouvernement a tranché à la hache contre notamment l’avis  de la CFDT. C’est donc avec les retraites, le troisième sujet d’affrontement avec Macron. Macron qui n’a déjà pas beaucoup de respect pour  les corps intermédiaires, y compris le Parlement voire même ses collaborateurs entretient évidemment des relations assez ésotériques avec les syndicats. Si le chef de l’État ne parvient pas à surmonter son opposition aux revendications de la CFDT et plus généralement des syndicats réformistes, il en paiera le prix politique car les voix qu’il grappille régulièrement à droite ne compenseront pas les voies de gauche qui ont permis son élection. Le plus grave dans l’affaire, c’est que le chef de l’État favorise la chienlit sociale dont  les conséquences ne seront pas sans effets sur une activité économique déjà chancelante puisqu’on prévoit pour  l’année 2020 une toute petite croissance de 1 %, et encore sans éclatement de bulle financière.

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