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Déchéance de la nationalité : maintenant que la gauche est d’accord c’est sans doute la droite qui sera en désaccord

Déchéance de la nationalité : maintenant que la gauche est d’accord c’est sans doute la droite qui sera en désaccord

Le cirque politique continue avec le débat sur la déchéance de nationalité. Pour satisfaire les députés du parti socialiste, le gouvernement a réussi à proposer un texte bâtard qui ne parle plus de la déchéance destinée uniquement aux binationaux. Du coup ce sera la déchéance pour tout le monde ;  au moins dans le texte car pratiquement on ne pourra sanctionner que les binationaux ; les cas  d’apatridie  pour les nationaux seront tout à fait exceptionnels. Bref on est enfin parvenu à se mettre d’accord à gauche (saufs quelques bobos gauchistes qui résistent encore). Mais maintenant c’est la droite qui renâcle. Avant elle refusait de voter le texte du fait des divisions de la gauche maintenant elle menace de ne pas le voter parce que précisément la gauche a résolu son problème d’unité. À droite il faut bien comprendre que les divisions sur ce sujet prennent en compte la problématique des prochains primaires. De ce point de vue la position de NKM est sans doute la plus caricaturale : « est-ce que vous pensez que les Français s’intéressent vraiment à cette question » a-t-elle déclaré sur RTL. Bien évidemment il s’agit pour elle de démolir Sarkozy (en faveur de la déchéance). De toute évidence,  NK M ne doit entretenir avec les Français qu’un rapport très ésotérique ou à les limiter à quelques immeubles du 16e arrondissement.  Ce mercredi en fin d’après-midi, le président du groupe PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux, annonce donc  qu’il n’y a « plus de malentendu avec le gouvernement » sur la formulation de l’application de la déchéance de nationalité. Il estime qu’une « très large majorité » des députés PS voteront la révision constitutionnelle. Le gouvernement, a-t-il dit, a levé « le malentendu sur l’interdiction de l’apatridie », qui était présent dans l’avant-projet de loi d’application et qui avait provoqué une vive réaction mardi des députés PS, pour qui cela revenait à dire que la déchéance ne pouvait de facto s’appliquer qu’aux binationaux. Pour Patrick Mennucci, député PS des Bouches-du-Rhône, le travail est en train de porter ses fruits :  »Un rassemblement de l’immense majorité de gauche est désormais possible, à partir du moment où le projet de loi unifiera les régimes de déchéance applicable aux personnes condamnées quel que soit leur origine d’appartenance à la nation. Qu’ils soient français depuis 15 ans ou 15 générations. C’est ce que nous voulions. Nous ne souhaitions pas de différenciation entre nationaux et binationaux. » « Nous avons obtenu ce que nous voulons » Patrick Menucci, député PS des Bouches-du-Rhône . La semaine dernière, l’article 2 de la réforme constitutionnelle avait déjà été balayé par Manuel Valls, on ne parlait donc plus de la déchéance des seuls binationaux. De quoi attiser la colère des députés socialistes qui ont vu revenir par la bande, en l’occurrence par le biais de l’avant-projet de loi d’application, une inégalité entre les citoyens. En effet, la première mouture exclut de créer des apatrides : elle réintroduit donc indirectement une différence de traitement. Car si on ne peut pas créer d’apatrides, on ne peut pas déchoir ceux qui n’ont que la nationalité française.   Ce mercredi midi, le premier ministre a de nouveau reçu des députés socialistes. D’après nos informations, il les aurait invité à se concentrer sur l’essentiel : la réforme constitutionnelle (et sur le débat qui commence après demain). Le débat sur la loi d’application viendra plus tard, il aurait même donné sa parole. En ratifiant la convention de 1961 sur la réduction du nombre d’apatrides, Paris utilisera son droit à se réserver la possibilité d’en créer en cas d’atteinte grave aux intérêts de l’Etat. Le texte prévoit d’ailleurs la possibilité de création d’apatrides, à condition de le prévoir au moment de la ratification.

Déchéance de nationalité : la droite chipote son oui

Déchéance de nationalité : la droite chipote son oui

À gauche les contradictions s’ajoutent aux contradictions sous l’impulsion des bobos, des gauchos et des indignés permanents. À droite, la plupart des responsables sont pour mais craignent légitimement d’être pris dans le piège tendu par Hollande. Du coup on multiplie les réserves et les précautions oratoires pour voter favorablement la modification constitutionnelle en préservant la posture d’opposants. En bref, les républicains sont pour mais. …. Difficile en effet d’être en désaccord avec une orientation qui émane de la droite au simple motif qu’elle est proposée par un président de gauche. Du coup, on se réjouit du principe mais on regrette sans doute de n’avoir pas été capable de mettre en œuvre cette disposition quand Sarkozy était au pouvoir. On peut d’autant moins être contre que 85 % de l’opinion publique est favorable à la mesure de déchéance de la nationalité sans pour autant se faire d’illusion sur les capacités du gouvernement à vraiment mettre en œuvre une politique efficace pour lutter contre le terrorisme. Les Républicains se sont dit prêts mercredi à voter la réforme constitutionnalisant l’état d’urgence et l’extension de la déchéance de nationalité mais ils posent leurs conditions, soucieux de ne pas donner un blanc-seing à François Hollande. Nicolas Sarkozy avait convoqué un bureau politique consacré à la révision constitutionnelle, un « coup politique » à ses yeux qui bouscule la majorité tout autant qu’il divise l’opposition. Contraint de valider les options de son successeur dans la lutte contre le terrorisme, le président des Républicains a voulu renverser les perspectives en saluant une « victoire idéologique » pour la droite,  « Soucieux de cohérence, les Républicains rappellent qu’ils se sont engagés à soutenir tout texte de nature à renforcer la sécurité des Français, et qu’ils ont été les premiers à proposer et à défendre la déchéance de nationalité pour les Français binationaux », Ce préalable posé, le parti fixe ses conditions, terme qui a finalement été retiré après discussions au profit de « demandes » a priori difficilement acceptables par la majorité. Exemple de demandes byzantines complètement incompréhensibles : « Les Républicains demandent en outre, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, que la déchéance prenne effet « dès le prononcé de la peine » et « permette l’expulsion définitive et effective du territoire national, à l’issue de l’exécution de la peine ». Pour résumer pas facile de jouer au rôle d’opposants quand vos propres idées sont prises  en compte par le pouvoir en place. Ou de la difficulté de nourrir un débat contradictoire quand la contradiction a disparu. !

Déchéance de nationalité : le bal des faux-culs à gauche comme à droite

Déchéance de nationalité : le bal des faux-culs à gauche comme à droite

 

 

D’une certaine manière la tendance générale à gauche comme à droite concernant la déchéance de nationalité consiste à approuver l’orientation mais en l’assortissant de réserves telles que cela revient à en critiquer le principe même. Difficile de s’y retrouver dans l’auberge espagnole des réflexions « philosophiques » des principaux leaders. À droite on trouve ceux qui approuvent  mais qui pensent qu’il faut compléter la mesure, d’autres qui estiment qu’il n’est pas ce nécessaire pour autant de modifier la constitution, d’autres encore qui sont prêts à voter la modification constitutionnelle avec des interrogations sur son efficacité. À gauche bien sûr il y a les bobos et les indignés permanents gardien du temple des dogmes, aussi toute cette vieille gauche, anciens marxistes reconvertis au PS pour faciliter leur carrière politique, ceux qui enfin sont à la recherche de la martingale qui permettrait d’approuver la proposition de Hollande avec des amendements qui rendraient impossible l’application de la mesure, exemple avec un ajout du type « sous réserve des désaccords internationaux passés par la France en matière d’apatridité« . Bref on approuve sans approuver ou on condamne sans vraiment condamner. La démonstration évidente de l’énorme décalage qui peut exister entre des élites embourgeoisées d’autant plus fermes  sur le terrain des valeurs qu’ils sont éloignés des réalités sociales et sociétales. Pour résumer le clergé politique est pour la préservation de la théologie de l’immobilisme contre l’envie de mouvement régalien exprimé par l’opinion publique. À tout cela s’ajoute les discussions byzantines des juristes sophistes qui ne cessent de relire la Bible juridique républicaine. Certes on pourra légitimement objecter que Hollande veut en même temps réaliser un coup politique en mettant la droite en porte-à-faux. De la même manière on peut argumenter sur le faite que cette mesure (comme d’ailleurs l’inscription de l’état d’urgence dans la constitution) sera bien insuffisante pour lutter à elle seule contre le terrorisme. Reste que l’opinion publique est favorable à ce symbole qui correspond à une nette revalorisation du rôle régalien de l’État. Un symbole qui nécessairement devra inspirer une politique beaucoup plus opérationnelle et plus volontariste pour affronter  le terrorisme inspiré dans le domaine du renseignement, de la sécurité, du pénal et de la stratégie militaire notamment.

Merkel : droite dans ses bottes vis-à-vis des migrants

Merkel : droite dans ses bottes vis-à-vis des migrants

 

Au moins un discours qui tranche avec les propos convenus : celui d’Angela Merkel qui contre vents et marées maintient sa ligne concernant l’intégration des migrants, pourtant une ligne contestée y compris dans son propre camp notamment par le puissant ministre des finances : Schäuble. On peut ou non être d’accord avec Merkel sur différents sujets mais force est de constater la cohérence de sa politique et sa détermination. Pour elle, il ne fait aucun doute que le million de migrants arrivés en Allemagne en 2015 constitue une force économique et non un handicap. Certes l’Allemagne n’est pas comparable à la France, son histoire est différente, comme la structure de son économie mais il faut observer cependant la continuité d’une ligne politique allemande qu’on peut critiquer sur certains aspects mais qui participe sans doute de son efficacité.  Angela Merkel a donc consacré ses vœux aux Allemands pour 2016 principalement à la crise des réfugiés. La chancelière allemande garde son cap et réaffirme sa politique d’ouverture, tout en reconnaissant que cet afflux coûterait de l’argent et demanderait des efforts d’intégration.   Angela Merkel une fois de plus reste fidèle à sa ligne politique des derniers mois. Dans ses vœux, la chancelière souligne la nécessité humanitaire d’accueillir des réfugiés et les chances que cet accueil signifie pour son pays. Elle replace ce défi dans la lignée d’autres étapes historiques comme la réunification et dresse un tableau positif d’une Allemagne en bonne santé pour convaincre ses compatriotes. « Venir en aide à ces réfugiés et les accueillir dans notre pays constitue une évidence. Cela demandera du temps, des efforts, des moyens. Mais une intégration réussie a toujours profité aux pays qui ont œuvré qu’il s’agisse de leur économie ou du développement de leur société ; J’en suis convaincue, si ce nouveau défi est mené à bien, il constitue une chance pour l’avenir. Nous y arriverons car l’Allemagne est un pays fort », affirme la chancelière allemande.  Angela Merkel sait aussi que ses concitoyens ont des états d’âme. La chancelière a aussi évoqué la nécessité d’une baisse du nombre de réfugiés (plus d’un million en 2015) avec une meilleure protection des frontières extérieure de l’Europe et une lutte plus efficace contre les causes de cette migration. Angela Merkel appelle aussi les Allemands à ne pas écouter ceux qui prônent la haine, évoquant sans les citer des mouvements comme l’organisation anti-islam Pegida.

Sondage : 70 % des Français pour un rapprochement gauche droite centre

 

Paradoxalement c’est peut-être parce que la sociologie tant  du PS que de la droite classique encore du centre est assez voisine qu’il paraît assez difficile d’envisager un rapprochement entre ses forces. Globalement le modèle culturel de toutes élites, c’est c’est celui de Sciences-po et de l’ENA. Même ceux qui n’ont pas suivi ce cursus adoptent le langage technocratique qui domine le monde politique. Cela d’autant plus facilement qu’on retrouve la même sociologie à la tête des administrations ou des grandes entreprises ;  sur le fond il n’y a guère de différence entre la gauche modérée la droite libérale et le centre.  Seules  quelques luttes d’appareils savamment entretenues permettent  de légitimer nombre d’oppositions. D’une manière générale lorsque la droite est au pouvoir la gauche s’oppose à tout et inversement ;  seuls les centristes font parfois exception. Avec de telles mentalités, un gouvernement d’union nationale n’est donc pas pour demain car il y a longtemps que les logiques d’appareil et les stratégies personnelles ont pris le pas sur l’intérêt général ;  pourtant de domaine pourraient justifier le rassemblement des forces les moins les extrémistes à savoir la lutte contre le chômage et la guerre contre le terrorisme. Sur le premier point Raffarin vient de tendre la main aux gouvernements de gauche. Reste à savoir s’il sera la saisir et si les contradictions internes au parti de Sarkozy ne viendront pas annihiler ce premier pas vers l’union. Il est clair que les stratégies personnelles pour 2017 vont favoriser une accentuation des clivages artificiels entre les candidats alors que l’opinion publique souhaiterait une plus grande convergence des différentes sensibilités politiques français moyen se rend bien compte que nombre d’oppositions sont relativement artificiels et non d’autres intérêts que de maintenir un affrontement illusoire entre la gauche et la droite un affrontement surtout dans les discours mais pas tellement dans les pratiques car une fois au pouvoir la gauche pratique  plutôt une politique de droite ; quant à la droite ,  elle est bien obligée de faire une politique sociale démocrate pour ne pas se couper des corps intermédiaires. La vraie question qui se pose est de savoir si dans un tel contexte de crise la France peut encore se payer le luxe d’affrontements politiques stériles. De ce point de vue l’Allemagne a donné l’exemple en réussissant à mettre en place un véritable gouvernement d’union nationale au service de son économie et de l’emploi ;  encore une fois compte tenu des l enjeux de la crise tant en termes de croissance que de sécurité la France ferait bien s’inspirer de la convergence des forces politiques allemandes au lieu de se disperser dans des affrontements ridicules et où dans des guerres picrocholines.

Montée de l’extrême droite, pourquoi ? (François Lafond)

Montée de l’extrême droite, pourquoi ? (François Lafond)

 

Interview de François Lafond, directeur général du think-tank européen EuropaNova. (Interview  de Challenges)

 

Les bons scores obtenus par le Front National aux régionales s’inscrivent-ils dans une montée générale des extrêmes droites en Europe?

Partout en Europe, il y a un rejet des partis traditionnels de gouvernement et de la mondialisation. L’intégration européenne du fait de sa complexité est perçue comme une contrainte imposée aux Etats. On voit donc une montée des partis antisystème, qui n’ont pas encore exercé le pouvoir. Mais cela ne se traduit pas partout par un vote à l’extrême droite. L’extrême gauche tire aussi son épingle du jeu, que ce soit Syriza en Grèce ou Podemos en Espagne. Au Royaume-Uni, le UKip milite pour l’indépendance vis-à-vis de l’Europe mais ne se considère pas comme un parti d’extrême droite semblable au FN. Le point commun de ces partis est de lutter contre la mondialisation et de reprendre de la souveraineté. Leurs programmes économiques sont d’ailleurs assez proches, qu’ils se situent à gauche ou à droite.

Comment expliquer qu’en France ce soit l’extrême droite qui profite de la situation et pas chez nos voisins?

Il y a des raisons historiques qui font que l’Espagne, le Portugal ou la Grèce n’ont pas basculé à l’extrême droite. Ces pays restent traumatisés par les dictatures de droite des années 1970. De même, le parti anti-européen a eu du mal à percer en Allemagne car il est difficile d’aller à l’extrême droite depuis la seconde guerre mondiale. En France, le parti communiste a déjà été au pouvoir dans les années 1980 et 1990 avec le parti socialiste et a perdu sa capacité à constituer une alternative. Il y aussi un phénomène de rajeunissement propre à l’extrême droite française: si Jean-Marie Le Pen était resté au Front National, le parti n’aurait pas fait le même score. Désormais, le FN est dirigé par sa fille Marine et a la plus jeune députée de France avec sa nièce Marion Maréchal-Le Pen. A l’inverse, les partis traditionnels n’ont pas su faire de place aux jeunes et aux femmes. Ainsi, Jean-Pierre Masseret, le candidat socialiste dans l’Est, a 71 ans et apparaît comme celui qui ne veut pas lâcher son poste.

Comment les partis traditionnels peuvent-ils reprendre la main?

En fait, on n’a pas fait assez d’Europe, les Etats membres ne sont pas allés au bout de la logique qu’ils souhaitaient instaurer. On a fait l’euro mais cela ne marche pas s’il n’y a pas de coordination fiscale et budgétaire. On a fait l’espace Schengen mais on n’a pas renforcé les frontières extérieures de l’Union, comme cela était prévu, notamment en Italie et en Grèce. Les dirigeants ont souvent tendance à rejeter la faute sur l’Europe mais ce sont les Etats-membres et le Conseil qui prennent les décisions. En France, le Quai d’Orsay et Bercy doivent accepter d’aller vers davantage de régulation supranationale, de transférer des pouvoirs à une démocratie européenne qui fonctionnerait mieux. Un seul Etat ne pourra pas apporter de réponse pertinente sur des sujets comme le terrorisme ou l’environnement.

Sondages Régionales : grosse magouille, le PS devant la droite ?

Sondages Régionales : grosse magouille, le PS devant la droite ?

Grosse magouille des sondages notamment du dernier connu celui d’Ipsos qui donne le PS derrière le FN mais avant la droite. Or dans d’autres sondages le PS  n’obtiendrait que de l’ordre de 20 % et non 26 % comme dans le sondage d’Ipsos. Pourquoi cette remontée soudaine ? Certes on ne peut écarter l’hypothèse que les récents événements dramatiques aient  modifié un peu la donne. D’autant que la droite s ’est surtout singularisé par des propositions très disparates et contradictoires. Sur le plan méthodologique tous les sondages se caractérisent par une approximation coupable. En effet comment déterminer sérieusement l’audience respective des grandes formations politiques dès lors  que la majorité des Français se désintéresse totalement des régionales. Le taux d’abstention pourrait en effet être supérieur à 50 %. Nombre de Français ne savent même pas encore s’ils iront voter. Du coup on peut les légitimement mettre en cause le sondage récent d’Ipsos comme les autres sondages. Dans le récent sondage Ipsos publié vendredi le FN, avec 27 % des intentions de vote, est donné légèrement en tête au premier tour des élections régionales, où le PS (26 %) passe devant la droite (Les Républicains-UDI-MoDem, 25 %), selon un sondage Harris Interactive pour 20 Minutes diffusé vendredi. Premier sondage à donner le PS devant la droite, cette enquête est également la première publiée après les attentats du 13 novembre. Elle intervient à trois jours du lancement officiel de la campagne des élections régionales. 

Primaire à droite : l’intox des sondages

Primaire à droite : l’intox des sondages

Dans plusieurs sondages pour les primaires à droite, Juppé apparaît nettement tête ;  brutalement BVA sort un sondage ou Sarkozy prend le dessus. La  réalité c’est que la plupart des sondages sont très approximatifs. Très discutables sur le plan méthodologique car on ne connait pas l’électorat, donc impossible d’élaborer un échantillon pertinent. Au delà des aspects méthodologiques se posent des questions politiques et déontologiques. Car ces sondages sont aussi destinés à influencer l’opinion publique. Ainsi ce titre suite au récent sondage BVA « Sarkozy inverse la tendance et l’emporte sur Juppé »avec ce commentaire : » Nicolas Sarkozy , grand favori dans un sondage BVA publiée lundi dans la presse régionale ».  L’ancien chef de l’Etat arriverait  en tête du premier tour (38% d’intentions de vote) devant son concurrent Alain Juppé (31%). Une inversion des courbes qui se confirme au second tour : Sarkozy l’emporterait avec 52% des suffrages sur l’ancien Premier ministre (48%). » Au premier tour, les deux principaux challengers maintiennent leur position : Bruno Le Maire est troisième (11%) suivi par François Fillon (8%). Nadine Morano créé la surprise en cumulant 5% d’intentions de vote, devant Xavier Bertrand (2%), Nathalie Kosciusko-Morizet (2%), Hervé Mariton (2%) et Jean-François Copé (1%). A noter que les marges de progression peuvent encore évoluer. En effet, alors que le scrutin n’aura lieu que les 20 et 26 novembre 2016, ils sont encore 14% à n’avoir pas encore fait leur choix au premier tour. Mais en plus des biais déjà indiqué, BVA n’insiste pas beaucoup sur le fait que Sarkozy serait en tâte des primaires à conditions que des électeurs FN participent au vote sinon ce serait Juppé qui serait en tête. Conclusion des sondages à manier avec des pincettes car les propriétaires des organismes de sondage sont loin d’être neutres.

Sondage régionales : 7 régions à droite, 3 à gauche et 2 au FN (BVA)

Sondage régionales : 7 régions à droite, 3 à gauche et 2 au FN (BVA)

 

Dans le Nord c’est à peu près sûr pour le FN, en Paca probable mais pas certain. Le reste sera très serré la droite remporterait sept régions, la gauche en garderait trois et le Front national en conquerrait deux, selon l’institut de sondages BVA, qui insiste toutefois sur la marge d’incertitude très importante qui pèse sur les résultats pour quatre régions. Au second tour, le 13 décembre, le PS et ses alliés garderaient assez facilement la Bretagne, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, avec au moins dix points d’écart par rapport à la droite, selon cette étude d’opinion publiée, aujourd’hui, par des quotidiens régionaux. Les Républicains et leurs alliés centristes remporteraient quant à eux un peu moins aisément quatre régions, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes, ajoute le sondeur. Le résultat serait très serré en Normandie, Ile-de-France et Bourgogne-France-Comté, que BVA attribue à la droite mais avec deux points d’écart seulement sur la gauche et classe donc en ballottage. La présidente du Front national, Marine Le Pen, serait assurée de conquérir le Nord-Pas-de-Calais-Picardie avec 46% des voix au second tour, contre 29% à la droite et 25% à la gauche. Sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen arriverait en tête en Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec 37% des voix, mais la marge est très faible (36% à la droite et 27% à la gauche).  Au total, en France métropolitaine (la Corse ne fait toutefois pas partie de l’étude), les listes de gauche et de droite font jeu égal (36%) et le FN ferait 28% des voix.

Elections Suisse : hausse de la droite populiste

Elections Suisse : hausse  de la droite populiste

 

La poussée de la droite aux élections législatives semble se confirmer en Suisse ce dimanche après la clôture du vote. La question de l’immigration a, il faut dire, constitué la première préoccupation des électeurs. L’UDC, la droite populiste suisse anti-immigration devrait ainsi occuper le tiers des sièges du Conseil National, selon une projection de l’agence suisse ats. L’Union Démocratique du Centre gagnerait 11 élus, avec au total 64 représentants à la chambre basse du parlement qui compte 200 élus. Il battrait son meilleur score en 2007 avec 62 élus. La projection porte sur des résultats définitifs sur 13 cantons et sur les projections pour 11 autres. Il y a au total 26 cantons. Dans la chambre sortante élue en 2011 l’UDC occupait 54 sièges. « Un thème a été malheureusement très dominant dans la campagne« , s’est lamenté à la télévision une candidate socialiste, Rebecca Ruiz, en référence aux débats sur les réfugiés et l’immigration, thèmes favoris de l’UDC. « Les gens ont voté guidés par la peur« , a-t-elle estimé. L’autre parti de droite, les libéraux du PLR, le parti des libéraux radicaux, obtiendrait 5 élus de plus (30 sièges dans la chambre sortante). Le parti socialiste (PS), second parti du pays, en perdrait 3 (46 sièges dans la chambre sortante). Les Verts perdraient 4 sièges et les Verts-Libéraux en perdraient 6. Le vote par correspondance, adopté par la plupart des électeurs, était ouvert depuis deux semaines.

Primaire à droite : Sarkozy voudrait cadenasser la consultation

Primaire à droite : Sarkozy voudrait cadenasser la consultation

Sarkozy remet sérieusement en doute les conditions d’organisation de la primaire à droite. Il remet en cause le nombre de bureaux de vote qui permettraient au maximum d’électeurs de choisir le candidat. Il est clair que plus il y aura de bureaux de vote et plus les chances de Sarkozy risquent d’être menacées. Du coup Sarkozy conteste le nombre de bureaux de vote considérant qu’il est impossible d’organiser une telle consultation. Pourtant le projet de 10 000 bureaux de vote a bien été adopté par le bureau politique du parti les républicains. L’ancien Premier ministre Edouard Balladur, qui fut le mentor de Nicolas Sarkozy, s’est inquiété d’un scénario à la socialiste, avec un parti fragmenté par les ambitions. « Je me suis rallié à la primaire parce que je considérais qu’il n’y a pas d’autre solution mais je suis quelque peu inquiet quant au climat qui règne », a-t-il dit lundi sur RTL. Les doutes soulevés cette semaine par Nicolas Sarkozy sur l’organisation de la primaire de novembre 2016 ont un peu plus crispé des états-majors déjà à cran. Selon Le Parisien et Libération, le président des Républicains a remis en cause lundi les modalités de la consultation lors d’une réunion à huis clos avec les secrétaires départementaux du parti, jugeant que le projet de 10.000 bureaux de vote – un nombre proposé par Alain Juppé et validé en avril dernier par le bureau politique – n’était pas « réaliste ». L’ancien chef de l’Etat a remis le sujet sur la table mardi matin, lors de la réunion du groupe Les Républicains au Sénat. « Oui ça a été évoqué. Lors de la réunion des secrétaires départementaux, plusieurs d’entre eux ont levé le doigt pour dire que 10.000 bureaux de vote, à raison de 8 assesseurs par bureau, ça nous fait 80.000 personnes », a rapporté sur Public Sénat le sénateur Pierre Charon, proche de Nicolas Sarkozy. L’un des soutiens du maire de Bordeaux, le député-maire du Havre Edouard Philippe, s’est étonné mardi sur Radio Classique et LCI de ces soudaines questions d’organisation. « Rappelons-nous en 2011 le Parti socialiste, qui n’était pas le grand parti moderne qu’entend créer Nicolas Sarkozy, a créé une primaire dans laquelle il y avait 8.500 bureaux de vote. (…) Je n’arrive pas à croire que notre vocation serait de faire moins bien en termes d’organisation », a-t-il ironisé. Selon la dernière enquête en date sur la primaire, réalisée du 1er au 23 septembre par l’institut Elabe, 4,5 millions d’électeurs se disent sûrs d’aller voter.

Régionales Ile de France : la droite favorite

Régionales Ile de France :  la droite favorite

D’après un sondage Odoxa le PS aurait un retard de 10 points au premier tour sur la droite pour les élections régionales en Nile  de France. En fait l’effet  Bartolone a fait flop. Il n’a pas du tout changé le rapport de force par rapport à Jean-Paul Huchon l’ancien président socialiste de la région parisienne. Il faut bien convenir que Bartolone n’est pas un perdreau de l’année, c’est même un vieux crocodile de la politique qui a navigué entre des positions radicales (avec Fabius par rapport à l’Europe à un moment donné) et des positions beaucoup plus réformistes lorsqu’il assumait des fonctions de gestion. On peut même dire d’un certain point de vue que Bartolone cristallise sur lui toutes les contradictions du PS. D’un milieu bourgeois, comme Fabius, il défend dans ses campagnes des propositions relativement radicales et gauchisantes = mais sitôt parvenu au pouvoir se plie aux impératifs de gestion et à la pensée unique. En face Valérie Pécresse qui ne brille pourtant pas par son intelligence donne au moins l’idée d’une certaine jeunesse et d’un certain dynamisme. De toute évidence le PS a fait une erreur de casting pour sept élections régionales. Ensuite parce que la gauche y est chez elle depuis dix-sept ans. Mais le fief conquis par Jean-Paul Huchon en 1998 s’effrite scrutin après scrutin, et la victoire d’Anne Hidalgo à Paris aux municipales de 2014 masque mal les revers symboliques du PS et de ses alliés dans l’ancienne banlieue rouge, en Seine-Saint-Denis notamment. Notre sondage exclusif Odoxa pour BFMTV et « le Parisien »- « Aujourd’hui en France » révèle que si les élections avaient lieu dimanche prochain, la droite menée par Valérie Pécresse reprendrait la région.  C’était pourtant le pari des socialistes, en exfiltrant sans ménagement en mai un Huchon jugé à bout de souffle après trois mandats, au profit du président de l’Assemblée nationale. Pour l’instant, c’est raté : crédité de 24 % des intentions de vote au 1er tour, Claude Bartolone accuse un retard de 10 points sur Pécresse et ses alliés centristes UDI et MoDem (34 %). Au second tour, elle l’emporterait avec 3 points d’avance (41 % contre 38), dans une triangulaire avec le FN. « Etonnamment, le poids politique apporté par le président de l’Assemblée, 4e personnage de l’Etat, ne fournit aucun bénéfice à la liste socialiste, commente Gaël Sliman, directeur d’Odoxa. Ainsi, dans des enquêtes d’intentions de vote réalisées par Ifop en avril avant son investiture, tant Huchon que Marie-Pierre de la Gontrie — sa rivale d’alors au sein du PS — enregistraient face à Pécresse des scores équivalents à ceux réalisés actuellement par le « sauveur » Bartolone. Plusieurs explications à ce patinage des socialistes. D’abord, l’effet de l’impopularité du pouvoir. Plus d’un électeur sur quatre (27 %), souligne notre sondage, votera en décembre pour sanctionner Hollande et le gouvernement. Deuxième facteur, la faiblesse du reste de la gauche. Si le communiste Pierre Laurent se maintient à un bon niveau, les écolos s’écroulent, alors qu’aux précédentes régionales de 2010 Cécile Duflot avait fait jeu égal avec Huchon au 1er tour. Avec un petit 6 %, Emmanuelle Cosse paye les querelles intestines qui déboussolent les Verts… e t leurs électeurs. Du coup, même si Bartolone peut compter sur un bon report de voix d’EELV et du Front de gauche au 2nd tour, cela risque de ne pas suffire.

Sondage régionales: la droite (35%) le FN (26%) et le PS (23%) au premier tour

Sondage régionales: la droite (35%) le FN (26%) et le PS (23%) au premier tour

 

 

Selon un  sondage Odoxa – BFMTV Les Républicains et leurs alliés centristes obtiendraient 35% des voix, le Front national 26% et le Parti socialiste 23%, au premier tour de ce scrutin s’il se déroulait ce dimanche, selon notre sondage Odoxa – BFMTV, réalisé en partenariat avec Le Parisien-Aujourd’hui en France, et dévoilé ce jour. . Le Front de Gauche recueillerait 7% des suffrages, Europe Ecologie-Les Verts 3%, soit autant que Debout la France, l’extrême gauche 2%, selon les résultats de cette enquête. Donnée non négligeable: 27% des personnes interrogées n’ont pas exprimé d’intention de vote, a précisé l’institut. Outre « un rapport de force ultra-favorable à la droite parlementaire », les auteurs du sondage voient dans ces éléments la possibilité pour le FN, « s’il confirmait ce score en décembre », de dépasser le résultat des départementales, et considèrent que « le problème principal du PS réside dans la faiblesse du réservoir des voix de gauche en vue des seconds tours ».  Enquête réalisée par internet les 24 et 25 septembre auprès d’un échantillon de 929 inscrits sur les listes électorales issu d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Dans un échantillon de 1.000 personnes, si le pourcentage observé est de 20%, la marge d’erreur est égale à 2,5%, selon l’institut Odoxa. 

Présidentielle 2017 : avec Mariton encore un candidat à la primaire de la droite

Présidentielle 2017 : avec  Mariton encore un candidat  à la primaire de la droite

Avec Mariton, Ils devraient être  au moins 7 présents au primaire de la droite, peut-être même 8 si NKM se décide voire une dizaine. Jusqu’alors un leader s’était toujours dégagé et on s’était abstenu de formalités démocratiques pour désigner le candidat aux présidentielles. Pour ne pas être en reste avec le PS la droite se lance donc dans un périlleux exercice. Périlleux pourquoi ? Parce que ce n’est pas vraiment dans la culture de la droite de désigner son chef de cette manière et c’est aussi en contradiction avec l’esprit des institutions de la Ve République qui ont pour philosophie de ne pas laisser les élections présidentielles prisonnières des parties politiques. Le risque évidemment c’est que les différents candidats se battent comme des chiffonniers et se laissent  entraîner dans les  surenchères. En outre cette campagne pour les primaires qui  a déjà commencé a fait  apparaître d’assez fortes contradictions entre les candidats. Cette campagne est sans doute prématurée car les préoccupations majeures des Français ne concernent pas le fonctionnement interne des parties mêmes lorsqu’il s’agit de déterminer leur  chef. La  préoccupation majeure concerne  la croissance l’emploi et la fiscalité. D’une certaine manière cette bataille des chefs au sein de la droite risque d’apparaître un peu décalée. Il y a donc un candidat de plus à cette primaire avec Marie temps ; ce dernier avait déjà annoncé qu’il n’excluait pas de se présenter à la primaire de la droite et du centre pour les élections présidentielles de 2017 et qu’il se donnait jusqu’à la fin de l’année pour y réfléchir. Ce dimanche 20 septembre, Hervé Mariton a officialisé sa décision lors d’une interview au FigaroLe député Les Républicains de la Drôme devrait donc se retrouver opposé à Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Nadine Morano, Xavier Bertrand et peut-être le président du parti, Nicolas Sarkozy. Hervé Mariton, qui était déjà candidat à la présidence de l’UMP, devenu depuis Les Républicains, l’an dernier, explique se présenter « parce que (je) pense que l’intérêt de la France commande qu’un candidat libéral porte le projet d’une société ouverte, pour rendre aux personnes et à la société civile la maîtrise de leur destin ». Il estime être bien placé « pour tirer les leçons de la tragédie de François Hollande au pouvoir », « mais également de l’échec de 2012″, rappelant qu’il sera le seul candidat de cette primaire à ne pas avoir fait partie de l’exécutif du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Son programme sera détaillé dans un livre publié à la fin 2015 et intitulé « Le printemps des libertés ».« Je n’ai pas d’objectif chiffré en tête, mais j’espère être l’heureuse surprise de cette primaire. Si, au minimum, je réitère mon score lors de l’élection à la présidence de l’UMP (6,32%, NDLR) et que quelques mois plus tard, je suis nommé Premier ministre, je ne me plaindrai pas ! Si je peux peser sur la ligne de la droite et du centre pour 2017, je prends », affirme Hervé Mariton,

2017- Sondage primaire à droite : Juppé nettement en tête

2017- Sondage primaire à droite : Juppé nettement en tête

Si Sarkozy bénéficie d’un soutien majoritaire au sein du parti les républicains par contre Juppé sortiraient largement gagnant parmi la population des électeurs de droite qui serait amenée à s’exprimer lors des primaires qui seront organisées dans près de 10 000 bureaux de vote.  Une étude Ipsos-Sopra Steria, à paraître jeudi dans l’hebdomadaire, porte sur la primaire de la droite et du centre qui doit se dérouler l’an prochain. Les résultats sont sans concession : Alain Juppé l’emporte avec 40% d’intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy et ses 34%. Suivent ensuite les deux challengers : Bruno Le Maire et François Fillon, à égalité à 11%. Au second tour, Alain Juppé est toujours devant, avec 56% des suffrages, contre 44% pour Nicolas Sarkozy, toujours selon cette enquête. L’institut Ipsos explique s’être basé sur un échantillon représentatif de 7.003 personnes, sympathisants de droite et donc potentiels participants à la primaire. Le Point assure avoir resserrée  »cette base large en la resserrant aux sondés qui se disent ‘certains’ d’aller voter ». Les résultats se rapprochent de ceux d’une étude IFOP réalisée pour le JDD et parue le 30 août dernier. Aux yeux des sympathisants de droite, Alain Juppé l’emporterait avec 40% des suffrages, devant Nicolas Sarkozy (35%), Bruno Le Maire (14%) et François Fillon (11%).

Nadine Morano candidate aux primaires à droite

Nadine Morano candidate aux primaires à droite

Une sorte de petite revanche de la part de Nadine Morano pas très contente que Nicolas Sarkozy les mis un peu à l’écart dans le nouvel organigramme du parti. Pas vraiment une candidature pour une première chance mais pour l’instant une candidature de nuisance à l’égard de Sarkozy. Il se pourrait que Nadine Morano retire sa candidature au profit de Sarkozy en échange d’ une promotion dans la direction du parti et de la campagne électorale de 2017. La députée européenne Nadine Morano a annoncé vendredi qu’elle se présenterait à la primaire pour désigner le candidat de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017.  L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a assuré sur BFM TV qu’elle voulait faire entendre sa voix. « Je serai candidate dans ce dispositif », a dit Nadine Morano, qui avait déjà évoqué dans plusieurs médias la possibilité de se présenter. Elle a indiqué qu’elle comptait défendre ses positions sur la question des migrants alors que son parti apparaît divisé sur les solutions à apporter à cette crise humanitaire.  L’eurodéputée les Républicains a notamment plaidé pour la création d’un service public de reconduite à la frontière mutualisé avec l’Union européenne. Elle s’est attiré des critiques dans son propre camp en invoquant la Seconde guerre mondiale pour inviter les migrants à « se battre plutôt que de fuir ». Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire et Xavier Bertrand étaient déjà sur la ligne de départ des primaires à droite, dont le premier tour se déroulera le 20 novembre 2016.

 

Primaires 2017 à droite :craintes de magouilles

Primaires 2017 à droite :craintes de magouilles

 

Il ont sans doute raison les concurrents de Sarkozy de craindre les magouilles pour les primaires surtout après la première réunion des « Républicains » noyautée par les sarkosystes qui ont sifflé Filon et Juppé. Une première réunion ratée et partisane. Les trois prétendants déclarés à la primaire présidentielle à droite et Bruno Le Maire, possible candidat, demandent donc  instamment à Nicolas Sarkozy des garanties sur la consultation de 2016 « dans les conditions d’indépendance requises ». Le congrès du 30 mai des Républicains, dont des élus UMP et UDI, s’accordent à dire en privé qu’il fut un fiasco, a laissé des traces. Alain Juppé, candidat à ce jour le plus sérieux de l’ancien chef de l’Etat pour l’investiture présidentielle, et François Fillon ont été hués, et les craintes d’une mainmise des sarkozystes sur la primaire en ont été ravivées. A l’initiative d’Alain Juppé, qui est sorti très remonté du guêpier de samedi dernier, une lettre a été transmise jeudi au président des « Républicains ». « Nous sommes tous d’accord pour considérer que le temps du débat politique pour la primaire n’est pas venu (…), en revanche, nous pensons également qu’il est urgent de préciser les modalités d’organisation de la primaire, qui nécessiteront un important travail », écrivent Alain Juppé, François Fillon, Xavier Bertrand et Bruno Le Maire dans leur missive. « Le bureau politique du 9 juin devrait être, à notre sens, l’occasion » de constituer formellement le comité d’organisation de la primaire « et de déterminer ses principes d’organisation et de fonctionnement, afin qu’il puisse se mettre au travail sans attendre, dans les conditions d’indépendance requises », poursuivent-ils. « Nous sommes à votre disposition pour vous en entretenir avant cette date pour vous faire part de nos souhaits en la matière », précisent-ils, en assurant Nicolas Sarkozy de leurs « meilleurs sentiments ». Alain Juppé et François Fillon ont d’ores et déjà prévenu qu’ils se présenteraient au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 si l’organisation de la primaire était entachée d’irrégularités.

 

Sondage Juppé devant Sarkozy sauf à droite

Sondage Juppé devant  Sarkozy sauf à droite

Alain Juppé, reste le candidat préféré des Français pour porter les couleurs de l’UMP lors de l’élection présidentielle de 2017 mais Nicolas Sarkozy le devance largement à droite, selon un sondage BVA pour Orange et iTELE. Sur 1.124 personnes interrogées les 12 et 13 mai, 41% préfèreraient voir Alain Juppé candidat de l’UMP en 2017, en légère baisse (-2 point), cependant, par rapport à février. Nicolas Sarkozy arrive en deuxième position, avec 18% d’avis positifs, mais progresse de cinq points. Il est suivi par l’ex-ministre Bruno Le Maire (11%, -2 points) et l’ancien chef du gouvernement François Fillon (10%, +1 point). Parmi les seuls sympathisants de droite, Nicolas Sarkozy fait la course en tête, avec un taux de préférence de 33% (+8 points), devant Alain Juppé (28%, +1 point). Dans cette population, les sympathisants de l’UDI (centre droit), affichent cependant une préférence de 58% pour le maire de Bordeaux contre 9% pour l’ancien chef de l’Etat.  La différence est encore plus forte parmi les sympathisants du MoDem : 75% pour Alain Juppé ; 1% pour Nicolas Sarkozy. En revanche, 24% des sympathisants du Front national préfèrent Nicolas Sarkozy, contre 12% pour Alain Juppé. Les seuls sympathisants de l’UMP affichent pour leur part une préférence de 51% pour l’ancien chef de l’Etat (+12 points), contre 26% pour le maire de Bordeaux (-7 points).

PS : des textes d’orientations de gauche mais une pratique de droite

PS : des textes d’orientations de gauche mais une pratique de droite

C’est le drame du PS dans les congrès les orientations sosnt de gauche ( se rappeler du texte de Chevènement vite enterré par Mitterand) mais la pratique est de droite. Une nouvelle fois le texte du prochain congrès sera marqué à gauche. Mais cela ne changera pas les orientations de Hollande et de Vals, ni de leurs éventuelles  successeurs socialistes. Bref c’est du socialisme à la mode SFIO de Guy Mollet. Exemple dans la motion Cambadélis-Aubry à propos du CICE et du pacte de responsabilité, on peut lire – et c’est une première – « les engagements ne semblent pas, à ce stade et par toutes les branches professionnelles, respectés. Si cette situation est confirmée par l’évaluation nationale, nous estimons que les 15 milliards du Pacte qui restent à utiliser devraient dorénavant l’être plus directement pour favoriser l’emploi, l’investissement privé productif et les investissements publics”. Et évoque des ciblages, revendication frondeuse par excellence : « Nous considérons qu’il convient de mieux cibler les dispositifs d’intervention pour les entreprises qui en ont un réel besoin – et d’abord les PME et ETI industrielles, ainsi que les secteurs exposés à la concurrence internationale – et sur les leviers réellement utiles à la compétitivité comme la recherche, l’innovation, la formation». Autre exemple dans le domaine social  ) : « Chaque fois que la gauche a gouverné, elle a laissé sa trace par de grandes avancées sociales : les congés payés, les lois Auroux, le RMI, les 35 heures, la CMU… La grande œuvre sociale de ce quinquennat doit être la sécurité sociale professionnelle (…) Concrètement, pour les actifs, cette sécurité sociale professionnelle pourrait prendre la forme d’un compte personnel d’activité professionnelle regroupant l’ensemble des droits liés à la vie professionnelle : service civique, formation professionnelle, compte personnel de pénibilité, compte épargne-temps, épargne salariale, droits rechargeables à l’assurance chômage, nouvelle prime d’activité, indemnités légales et supra-légales, droits à retraite”. Le texte plaide pour une “grande réforme fiscale” et stipule : “Pour les ménages, nous souhaitons que le chantier de l’impôt citoyen soit engagé dès le projet de budget pour 2016 par un prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu et une réduction de la CSG sur les premières tranches de revenus. Lisible pour le contribuable, cette première étape permettra de poser le socle du rapprochement entre l’impôt sur le revenu et la CSG”.“Le contrat de travail est le deuxième exemple. Les règles qui le régissent, qu’il soit à durée déterminée ou indéterminée, doivent permettre une sécurité pour les salariés et combattre la précarité qui les frappe. Ainsi une réforme telle que le contrat unique ou l’extension des contrats de chantiers à d’autres secteurs que le bâtiment, et a fortiori à l’ensemble des secteurs, est pour nous exclue”.

 

Renforcement des services de renseignement : l’extrême droite et extrême gauche contre !

Renforcement des  services de renseignement : l’extrême droite et extrême gauche contre !

Curieux une nouvelle fois cette alliance objective entre l’extrême droite, l’extrême gauche , aussi les corpo ;  une alliance pas nouvelle en fait très réactionnaire car elle ne tient pas compte de la nécessaire adaptation à la situation de guerre contre le terrorisme. Oui, c’est une  atteinte à certaines libertés individuelles mais c’est le prix à payer pour assurer la paix et la sécurité du collectif national. Ou alors il faudra attendre combien d’attentats pour réagir ?  Ce projet au contraire ne va pas assez loin. Par ailleurs c’est une mobilisation aussi de la société civile qu’il fauta décréter. Le gouvernement a présenté jeudi un projet de loi qui renforce les services de renseignement, qui n’auront désormais plus à solliciter l’autorisation d’un juge pour des missions de surveillance et d’infiltration contre le terrorisme. Deux mois après les attentats djihadistes qui ont fait 17 morts en France, le Premier ministre Manuel Valls a estimé que ce texte donnait des moyens appropriés à la lutte antiterroriste tout en respectant les libertés individuelles, un avis que ne partagent pas nombre d’associations et d’avocats.   »Face à l’accroissement de la menace djihadiste, il faut renforcer encore l’efficacité de la surveillance des terroristes », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.   »Aujourd’hui, seul un individu sur deux qui arrive en Syrie a été préalablement détecté avant son départ, nous devons donc encore (….) resserrer les mailles du filet de la surveillance des individus radicalisés et dangereux », a-t-il ajouté en insistant sur l’attentat de mercredi en Tunisie.  En pratique, les services pourront effectuer des « interceptions de sécurité » sur les emails et les conversations téléphoniques, poser des balises sur les voitures des suspects, des micros ou des caméras à leur domicile, ou encore installer des « keyloggers », des logiciels permettant de lire et d’enregistrer en temps réel ce qu’une personne tape sur le clavier de son ordinateur. Le projet de loi prévoit en outre d’autoriser le recours à des appareils espions tels que l’ »Imsi Catcher », une forme de relais de téléphone mobile qui permet d’intercepter sans distinction la totalité des communications téléphoniques, SMS, trafic internet dans un large rayon. Le texte contient aussi des dispositions visant à imposer aux fournisseurs d’accès à Internet de mettre en oeuvre des systèmes de détection automatique des comportements suspects.  Le chef du gouvernement a récusé les accusations selon lesquelles cette nouvelle loi aurait été élaborée dans l’urgence et a rappelé que la décision de légiférer avait été prise par François Hollande en juillet 2014. « Ce n’est pas un ‘Patriot Act’ à la française », a assuré Manuel Valls en référence aux lois antiterroristes adoptées par les Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2011. La création d’une nouvelle autorité administrative, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, garantira selon lui le respect de la vie privée. Ce texte encadre des pratiques déjà largement utilisées par les services mais, pour le gouvernement, la nouvelle loi donne un cadre légal à toutes ces activités.   »Il n’y aura plus de zone grise », a déclaré Manuel Valls, qui prévoit une adoption du projet de loi avant l’été. Des associations, avocats et acteurs du numérique s’inquiètent de ce projet de loi qu’ils jugent « dévastateur » pour les libertés individuelles. « Ce projet légaliserait des pratiques de surveillance extrêmement intrusives sans autorisation préalable ni contrôle du juge, pourtant gardien des libertés individuelles », déclare Amnesty international. « Ce projet de loi est dévastateur pour les libertés individuelles », estime le Syndicat des avocats de France (SAF), deuxième force syndicale au Conseil national des barreaux. L’Ordre des avocats de Paris exprime également ses inquiétudes face « à un texte lacunaire réalisé sans aucune concertation préalable du monde judiciaire ». La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) émet de sérieuses réserves, selon Le Monde, qui dit avoir consulté le futur avis. Pour la Cnil, les dispositifs de surveillance opèrent un changement « aux conséquences particulièrement graves sur la protection de la vie privée et des données personnelles. » La Quadrature du Net, association de défense des libertés sur internet, appelle les citoyens à résister à une « incroyable dérive du gouvernement en matière de surveillance des citoyens ». « Je m’inquiète de l’approche strictement sécuritaire qui caractérise les discussions et les textes de loi visant à renforcer la lutte contre le terrorisme », a dit Nils Muiznieks, commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe. Pour le Parti de gauche, « on ne peut tolérer que des pratiques s’inspirant du Patriot Act américain soient ainsi reconnues ».

 

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