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En économie à droite, un programme au caractère gnangnan

En économie à droite, un programme au  caractère gnangnan

 

Le moins que l’on peut dire c’est que le programme économique de la droite exposé par les différents candidats  durant de la primaire est un peu gnangnan. Comme la plupart des autres candidats,  on promet une réduction des impôts, un peu de relance de la croissance, une réduction des déficits,  moins de chômage mais sans grande analyse de l’état exact du pays et sans proposition très innovante pour inverser les tendances. Du coup on se résout même à accepter en 2017 un déficit budgétaire. Pourtant la crédibilité du budget de Bercy est « improbable ». Improbable, la prévision de croissance de 1,5 %, déjà révisée par l’Insee à 1,3 %. Improbable aussi, l’objectif en pleine année électorale d’un retour du déficit à 2,7 % du PIB, qui n’engage que la crédulité des plus naïfs puisqu’il est très improbable que ceux qui l’ont fixé soient encore là pour le constater… En 2017, si la droite l’emporte, le scénario est déjà téléphoné : quel que soit le ca les candidats auraient gagnés à s’investir dans une analyse un peu plus approfondie et plus pertinente de l’économie. Au lieu de cela on ressort les vieilles recettes sans indiquer fermement l’horizon. Bref du bricolage économique comme souvent en France. Témoin par exemple la position sur les 35 heures. Aucun candidat ne dit clairement qu’il convient aux 40 heures 35. . En promettant aux entreprises  la compétitivité mais en même temps en promettant aussi au salarié de gagner Par exemple concernant  la réduction du nombre de fonctionnaires. En fait on adopte la méthode habituelle, un audit des finances publiques affirmera que tout était faux dans ce budget ; et une loi de finances rectificative appliquera dès l’été un programme qui repose dans tous les cas sur un creusement - temporaire ? - du déficit pour remettre les compteurs à zéro. Certains prévoient même d’enclencher un contre-choc fiscal immédiat, bien sûr non financé, ce qui alourdira un peu plus la note pour un effet économique incertain. Adieu donc, si la droite gouverne l’an prochain, les 3 % du PIB. Il faudra tenter de renégocier avec Bruxelles et l’Allemagne un nouveau délai. Et ce sera reparti pour un tour, à moins que l’élastique européen ne se casse… La divergence croissante entre la France trop déficitaire et l’Allemagne trop excédentaire ne conduit pas à l’optimisme. Le débat économique gagnerait à se fonder sur un diagnostic mieux établi. L’un d’entre eux ne fait pas débat : on sait que le PIB par habitant en France, rapporté au même indicateur en Allemagne, a perdu près de dix points en dix ans. La droite et la gauche en assument la même paternité. Bien sûr, l’une des explications est démographique : la population allemande stagne, alors qu’elle conserve une croissance en France. Mais, c’est justement pour cela que c’est grave, car avec moins de croissance que l’Allemagne et de plus en plus d’habitants, c’est bien notre niveau de vie qui décline à grande vitesse. Une stratégie économique cohérente pourrait se fixer comme objectif d’inverser cette courbe. Cela a été le cas entre 1986 et 1988, puis du milieu des années 1990 au milieu des années 2000 (période pendant laquelle l’Allemagne a été affaiblie par sa réunification). Comme quoi la droite sait le faire ! A condition d’appliquer pour cela les bons remèdes, à commencer par une politique favorisant vraiment la croissance. C’est le drame de la politique française : ses dirigeants, de droite comme de gauche, arrivent au pouvoir mal préparés, avec un diagnostic partiel et souvent erroné de la réalité économique. Se sentant engagés par leurs promesses de campagne, ils appliquent sans réfléchir leur programme, la plupart du temps daté, bâclé, inopérant et à contre-emploi ; et ils finissent au bout d’un an ou deux par se rendre compte de leur erreur avant de passer la fin de leur mandat à essayer – dans le meilleur des cas – de la  corriger.

Primaire droite à la télé : Juppé gagnant

Primaire droite à la télé : Juppé gagnant

Selon un premier sondage Elabe réalisé pour BFMTV, Alain Juppé reste le grand favori du scrutin. Selon un panel représentatif de téléspectateurs, le maire de Bordeaux a convaincu 35% des personnes devant leur télévision. Chez les sympathisants de droite et du centre, il est également en tête, à 32%. Derrière lui, Nicolas Sarkozy est le second le plus convaincant, avec 27% des téléspectateurs sondés parmi les sympathisants de droite et du centre (et 21 chez l’ensemble des téléspectateurs). Si Bruno Le Maire arrive en troisième position pour l’ensemble des téléspectateurs (avec 15%), il n’obtient que 14% auprès des sympathisants de droite… derrière François Fillon. Ce dernier obtient ainsi 17% auprès des personnes se définissant comme des électeurs de droite. L’ancien Premier ministre n’a convaincu, en revanche, que 13% de l’ensemble des téléspectateurs. Nathalie Kosciuszko-Morizet, Jean-Frédéric Poisson et Jean-François Copé ferment la marche. L’institut OpinionWay a, lui, sondé pour le site du Point 1.041 Français. L’ordre est identique à celui de l’étude Elabe. Auprès de l’ensemble des téléspectateurs, Alain Juppé a le plus séduit (27%), devant Nicolas Sarkozy (15%), Bruno Le Maire (14%), François Fillon (8%), NKM et Jean-Frédéric Poisson (tous deux à 5%) et enfin Jean-François Copé (3%). Pour les personnes « qui ont l’intention de voter à la primaire » (soit 178 sondés), le maire de Bordeaux est toujours favori (30%) devant l’ancien chef de l’Etat (23%). François Fillon repasse, là encore, devant Bruno Le Maire (18% contre 16%). Par ailleurs, le sondage Elabe, effectué pour BFMTV, calcule également la côte de bonnes opinions. Et là, tout le monde a gagné des points. Mais l’un des prétendants à l’investiture se distingue plus que les autres : l’inconnu du débat, Jean-Frédéric Poisson.

Premier débat à droite : des candidats très coincés

 

Premier débat à droite : des candidats très coincés

 

 

Ce que l’on retiendra sans doute de ce premier débat c’est qu’il fut relativement insipide. En fait on n’a rien appris de nouveau de chacun des prétendants. Des prétendants par ailleurs très tendus surtout Sarkozy.  ligotés aussi par le format de l’émission qui leur laissait le plus souvent une minute ou 30 secondes pour s’exprimer globalement,  les participants sont parvenus à éviter la foire d’empoigne avec cependant des attaques  personnelles parfois très durs. D’une certaine manière les deux principaux candidats à savoir Sarkozy et Juppé se sont neutralisés et le rapport de force finale est en faveur du maire de Bordeaux d’après les sondages les plus autres candidats ont tenté d’exister notamment Fillon qui a tenté de se singulariser avec le radicalisme de ses positions. Copé lui a contesté la légitimité de ceux  qui ont été mis en examen, il visait évidemment d’abord Sarkozy mais aussi Juppé.  Lemaire et  NKM ont trop voulu se montrer comme des prétendants hors système avec des propositions un peu hors-sol,  finalement poisson  à Puteaux a tire son épingle du jet du jeu en se faisant connaître. Bref comme il fallait s’y attendre ce spectacle médiatique n’est pas de nature à apporter des éclairages très pertinents et surtout nouveaux sur les positions des un et des autres en matière économique notamment les orientations sont parues assez confuses. Au total un débat assez conventionnel et qui a plutôt ennuyé.  Alain Juppé, favori des sondages, et Nicolas Sarkozy, pour qui il devient urgent d’enrayer une dynamique défavorable, ont décliné une partition connue. Pour le maire de Bordeaux, un « Etat fort » à même de remettre la France sur la voie du « plein emploi » et de l’ »optimisme », pour l’ancien président « une France de l’action » succédant à « la France du bavardage » dans une « alternance forte, énergique, immédiate, concrète » au service de « la majorité silencieuse ». Dans ces deux registres éprouvés, les deux hommes se sont neutralisés, Alain Juppé optant stratégiquement pour une prudente réserve, Nicolas Sarkozy, crispé tout au long de l’exercice, pour un volontarisme rappelant les campagnes de 2007 et 2012. Ce sont les « outsiders » qui ont ménagé surprise et intérêt, notamment le plus méconnu d’entre eux, le président du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson, crédité de 0,5% à 2% dans les sondages, qui a marqué sans complexe ses différences, sur le revenu universel, la laïcité ou les fichés S. La seule femme candidate, Nathalie Kosciusko-Morizet, a ravi à Bruno Le Maire, emprunté, le privilège de la nouveauté en invitant les électeurs à refuser la « nostalgie »: « Le recyclage, ça marche pour les déchets, pas pour les idées ». « Passez à autre chose », a déclaré pour sa part l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy Bruno Le Maire qui s’est efforcé difficilement de déclarer hors-jeu « le clan des redoublants », pour reprendre une expression de son porte-parole Damien Abad. « Si vous voulez continuer comme avant, vous avez tout ce qu’il faut sur ce plateau », a-t-il lancé en préambule, à quelque distance des pupitres d’Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. « On a gouverné ensemble pendant cinq ans », leur a rappelé l’ancien président au début des échanges. Le député de l’Eure dispute à François Fillon la place de troisième homme dans le scrutin, sans précédent à droite, des 20 et 27 novembre. Marquant sa singularité, notamment par la radicalité de ses propositions économiques et sa position isolée sur le dossier syrien, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui se défie des sondages, a appelé à déjouer les pronostics. « Ce que ce débat a montré ce soir, c’est qu’il n’y a pas deux candidats qui ont déjà gagné le premier tour de la primaire », a-t-il dit en conclusion. La palme de l’offensive, au risque parfois de l’agressivité, revient à Jean-François Copé, crédité de 2% dans les sondages les plus flatteurs, qui a joué son va-tout en décochant plusieurs traits à Nicolas Sarkozy, à sa droite, auquel il ne pardonne pas de l’avoir mis en cause dans l’affaire Bygmalion. D’emblée, le député-maire de Meaux, qui dirigea la majorité à l’Assemblée sous Nicolas Sarkozy, s’en est pris à celui-ci en l’accusant de ne pas avoir honoré ses engagements. « Il y a dix ans, en 2007, j’avais comme des millions de Français espéré en la rupture que proposait Nicolas Sarkozy pour notre pays (…). Cette rupture, malheureusement on l’a pas faite », a-t-il lancé d’entrée. Nicolas Sarkozy, qui a dit par la suite avoir été « fair-play » pour pouvoir « rassembler » à l’avenir, est sorti de ses gonds lorsque Jean-François Copé lui a reproché ainsi qu’à François Fillon, qui a « la mémoire qui flanche », d’avoir été défavorables à la loi de 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public. « C’est nous les députés qui l’avons faite passer ». « Ce n’est pas toi qui nous l’a imposée, tu étais bien incapable d’imposer ni au Premier ministre ni au président de la République quoi que ce soit », a répliqué Nicolas Sarkozy. La tension a été palpable lors de l’évocation des affaires judiciaires qui plombent la droite depuis des décennies. A Bruno Le Maire, qui souhaite que les prétendants à un mandat électif dévoilent leur casier judiciaire, Alain Juppé, condamné en 2004 pour prise illégale d’intérêts, a lancé : « Je tiens mon casier judiciaire à la disposition de Bruno. » « Aujourd’hui, les Français ont la décision au bout de leur bulletin de vote, s’ils estiment que ma faute me disqualifie, ils ne m’éliront pas », a-t-il dit. Nicolas Sarkozy, échaudé par les déclarations liminaires de François Fillon sur l’exemplarité politique, a lâché, à propos de sa formule — « Qui imagine le général de Gaulle mis en examen? » –: « Ce ne sont pas des déclarations qui honorent ceux qui les prononcent ». Jean-François Copé a enfoncé le clou sur l’affaire Bygmalion, dans laquelle il a été blanchi et pour laquelle Nicolas Sarkozy est mis en examen, en renvoyant chaque candidat à sa « conscience ». François Fillon, la voix étranglée par l’émotion, a dû pour sa part à nouveau démentir avoir demandé à l’actuel secrétaire général de l’Elysée de « ruiner judiciairement » Nicolas Sarkozy. « Ce n’était pas un combat de boxe, on pouvait s’expliquer, il y a eu des moments d’émotion (…) moi ça m’a plu (…) C’était propre », a voulu résumer Nicolas Sarkozy à des journalistes après le débat, où il a difficilement dissimulé son irritation. Le débat a porté sur les thèmes de l’immigration et de la sécurité, ainsi que les questions économiques. Même si leurs programmes ont pour axe commun une politique libérale au profit des entreprises, les candidats se sont affrontés sur les 35 heures, les mesures fiscales, les retraites. « Je ne serai pas le Martine Aubry de droite. C’est-à-dire qu’on a eu une obsédée des 35 heures, on ne va pas être des obsédés des 39 heures », a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy à l’adresse de François Fillon et Alain Juppé qui prônent, dans des modalités différentes, un allongement de la durée hebdomadaire du travail. Au chapitre de l’immigration, Alain Juppé, qui a défendu sans emphase son concept contesté d’identité « heureuse », et Nicolas Sarkozy, critiqué pour avoir invoqué la lignée des « Gaulois », ont été critiqués par les « petits » candidats. « Entre l’identité heureuse et l’identité gauloise, il y a une troisième voie qui est l’identité républicaine », a dit par exemple Nathalie Kosciusko-Morizet. (Avec Reuters)

 

Non au vote des électeurs de gauche à la primaire de la droite ! (Hollande)

Non au vote des électeurs de gauche à la primaire de la droite  ! (Hollande)

 

François Hollande déconseille aux électeurs de gauche de voter à la primaire de la droite et du centre. Mais quels électeurs de gauche ? Car ce concept d’électeurs de droite ou de gauche est obsolète depuis longtemps, nombre  de Français ayant voté depuis une trentaine d’années alternativement pour la gauche et pour la droite. » Électeurs de droite, électeurs de gauche « : un concept obsolète. En effet la base électorale de chacun des camps ne dépasse guère 10 à 15 %, ce qui signifie que 70 à 80 % sont des électeurs nomades. Exemple sur les 30 dernières années : des électeurs  de droite ont voté Mitterrand pour ne pas avoir à élire Giscard. Des électeurs de gauche ont voté Chirac des électeurs dits de gauche voteront encore nécessairement pour le candidat de droite à fin d’empêcher Marine peinent d’être élue. Un nomadisme d’ailleurs pas très convaincu puisque surtout pour s’opposer à ce qui est considéré comme le pire. Pas vraiment un vote d’adhésion. En outre sur le fond encore faudrait-il être capable de théoriser les vrais différences entre la gauche et la droite, la question se pose même pour les différences entre l’extrême gauche et l’extrême droite. Du coup la querelle de Sarkozy concernant le racolage des voies de gauche paraît un peu surréaliste. S’il devait être qualifié pour le second tour des élections présidentielles Sarkozy auraient un grand besoin de ces voix dit de gauche et inversement si par miracle un candidat de gauche se qualifiait,  il aurait encore davantage besoin des voix dites  droites. Dans une interview à paraître jeudi dans L’Obs, le chef de l’Etat s’en prend à Alain Juppé avec des formules approximatives (comme dans les confidences), en estimant que son objectif d’une « identité heureuse » n’est qu’ »une solidarité malheureuse ». « Parlons simplement. Le premier devoir d’un électeur, c’est de faire valoir ses idées. Je pense que si nous installons l’idée que pour éviter l’extrême droite, il faut voter pour la droite, eh bien, à ce moment-là, il n’y aura plus de gauche », déclare le chef de l’Etat. « La droite est dans la nostalgie, avec des professeurs en blouse grise, des chants à la récré et des règles pour taper sur les doigts, avec le retour du service militaire, même si beaucoup de ceux qui se font les chantres de la conscription en ont décidé la suppression », juge-t-il (Chirac et se amis CDLR). « En clair, poursuit-il, c’était mieux avant mai 68, quand les femmes obéissaient aux hommes, quand les ouvriers travaillaient sans protester et que les employées de maison n’étaient pas déclarées. C’était mieux quand on vivait à la campagne, qu’on mangeait des topinambours et que la terre ne mentait pas. » Hollande est opposé au concept d’ »identité heureuse » défendu par Alain Juppé, le chef de l’Etat considère que « les deux mots sont mal choisis ». « ‘Identité’, parce que la France est renvoyée à son passé alors que c’est l’idée de la France qui constitue son histoire et son avenir. Et, ‘heureuse’, parce que c’est un malentendu. Ce qui est proposé par Alain Juppé c’est une solidarité malheureuse », affirme-t-il.

Primaire de la droite à la télé: mach nul

Primaire de la droite à la télé: mach nul

Match nul,  un pronostic qu’il est permis de faire pour le premier débat télévisé concernant la primaire de la droite. Débat qui sera sans doute très suivi en tant que spectacle médiatique, moins pour l’intérêt des propositions que pour le combat de coqs qui va être engagé. Un match nul comme résultat et nul dans son contenu. Pourquoi ?  La première raison c’est que la droite n’est pas préparée à ce genre d’exercice, un exercice qui va à l’encontre même de la culture et même de l’esprit de la constitution. D’une certaine façon la primaire caractérise une récupération par les politiques partis politiques de la présidentielle. Ce que De Gaulle ne voulait pas précisément avec la constitution de la Ve République. Le prétexte de la démocratie cache en faite une opération de cadenassage des présidentielles par les partis classiques. Le match risque d’être nul dans son contenu car les différences idéologiques et les propositions des différents candidats ne sont pas si éloignées que cela. Du coup il faudra se distinguer sur la forme, mettre en avant sa personnalité et détruire le crédit des autres. En outre, de nombreux règlements de comptes interviendront surtout vis-à-vis de Sarkozy qui a humilié trop de ses anciens  amis et collaborateurs. La logique voudrait que la cible numéro un soit Alain Juppé puisque ce dernier est largement en tête des sondages surtout de la part de Sarkozy.  Mais il est vraisemblable que les autres candidats attaqueront surtout l’ancien président de la république pour récupérer ses dépouilles électorales. Sur le fond on ne peut guère s’attendre du fait même du support télévisé format incite forcément au schématisme. Un débat qui cependant sera très suivi autant par intérêt que par voyeurisme : une sorte de télé réalité politique sur le mode Ko Lanta à prétention démocratique.

 

Électeurs de droite, électeurs de gauche : un concept obsolète

 

Électeurs de droite, électeurs de gauche : un concept obsolète

Les analystes politiques parlent souvent d’électeurs de gauche et électeurs de droite, les politiques aussi. Ainsi Sarkozy a-t-il reproché à Juppé de faire la course aux électeurs de gauche. Un concept de classification aujourd’hui complètement obsolète sous réserve qu’il ait d’ailleurs existé dans le passé. En effet la base électorale de chacun des camps ne dépasse guère 10 à 15 %, ce qui signifie que 70 à 80 % sont des électeurs nomades. Exemple sur les 30 dernières années : des électeurs  de droite ont voté Mitterrand pour ne pas avoir à élire Giscard. Des électeurs de gauche ont voté Chirac des électeurs dits de gauche voteront encore nécessairement pour le candidat de droite à fin d’empêcher Marine peinent d’être élue. Un nomadisme d’ailleurs pas très convaincu puisque surtout pour s’opposer à ce qui est considéré comme le pire. Pas vraiment un vote d’adhésion. En outre sur le fond encore faudrait-il être capable de théoriser les vrais différences entre la gauche et la droite, la question se pose même pour les différences entre l’extrême gauche et l’extrême droite. Du coup la querelle de Sarkozy concernant le racolage des voies de gauche paraît un peu surréaliste. S’il devait être qualifié pour le second tour des élections présidentielles Sarkozy auraient un grand besoin de ces voix dit de gauche et inversement si par miracle un candidat de gauche se qualifiait,  il aurait encore davantage besoin des voix dites  droites. Alain Juppé appelle donc dimanche dans Le Journal du dimanche à s’élever au-dessus des clivages droite-gauche et met en garde Nicolas Sarkozy contre le risque de mener une politique inspirée par les thèses du Front national à trop chercher à se faire élire par ses électeurs. L’enjeu de la participation à la primaire de la droite et du centre aiguise la rivalité entre les deux favoris du scrutin, l’ex-chef de l’Etat accusant son principal adversaire de préparer une « alternance molle » pour avoir invité les « déçus du hollandisme » et les centristes à voter en novembre prochain. « Ce genre d’argument est très politicien. Je suis gaulliste: ma France, ce n’est pas la droite, ce n’est pas la gauche, c’est tous les Français. Si, en 2017, on n’est pas capable de s’élever un peu au-dessus de ces clivages, on n’arrivera pas à redresser ce pays », déclare donc Juppé

(Avec Reuters.

Primaire de droite: 1 millions d’électeurs de gauche voteront Juppé

Primaire de droite: 1 millions d’électeurs de gauche voteront Juppé

 

Plus de 10 millions de Français pourraient en effet aller choisir le candidat des Républicains selon un sondage Odoxa pour L’Express.  Dont un million d’électeurs de gauche. Selon une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) réalisée par Ipsos-Sopra Steria, L’élargissement du corps électoral pourrait particulièrement favoriser Alain Juppé au détriment de Nicolas Sarkozy qui pourrait bien prendre une claque sévère surtout dans l’éventualité d’un second tour. Plus d’un quart des personnes interrogées (28%) envisagent par ailleurs d’y participer. Chez ceux qui pensent voter, 84% mettent en avant le fait que le vainqueur aura de grandes chances d’être élu président comme un facteur important dans leur décision de participer. 53% disent aussi vouloir empêcher l’un des candidats de gagner et 51% apprécier énormément un des candidats, selon un sondage Odoxa pour L’Express. Le niveau de connaissance du processus des primaires est plutôt bon, selon l’enquête, mais 80% des sondés ne connaissent pas les dates du scrutin, les dimanche 20 et 27 novembre.  La cote de popularité de François Hollande ne s’améliore pas en septembre, contrairement à celle de Manuel Valls qui remonte légèrement, Alain Juppé et Emmanuel Macron suscitant, eux, toujours une forte adhésion. Seules 16% des personnes interrogées considèrent François Hollande comme « un bon président », contre 84% d’un avis contraire, soit le même niveau qu’au mois de juin, selon ce baromètre, réalisé pour L’Express, France Inter et la presse régionale. Chez les seuls sympathisants de gauche, le chef de l’État perd deux points (à 37%), le discours aux airs d’entrée en campagne salle Wagram de début septembre n’ayant visiblement pas changé la donne.   Manuel Valls, dont la cote déclinait depuis novembre, regagne en revanche 3 points, 27% de personnes interrogées estimant qu’il est un « bon Premier ministre ». Chez les sympathisants de gauche, la hausse atteint 6 points (42%). En tête des personnalités suscitant le plus de soutien et de sympathie, Alain Juppé gagne 4 points à 39% devant Emmanuel Macron (31%, +2). François Bayrou (30%, +2) est troisième, devant Marine Le Pen (27%, +1) et Jean-Luc Mélenchon (27%, +3), suivis de Ségolène Royal (26%, +3), Martine Aubry (25%, +3) et Christiane Taubira (25%, +2). Arrivent ensuite les adversaires d’Alain Juppé pour la primaire de la droite, Bruno Le Maire (24%, +2), Nicolas Sarkozy (23%, =) et François Fillon (23%, -1). Chez les sympathisants de gauche, Christiane Taubira fait la course en tête (54%), désormais rattrapée par Ségolène Royal, en forte progression (+6 à 54%). A droite, Alain Juppé gagne 7 points (69%) et devance Nicolas Sarkozy (64%, -2).

 

 

 

 

2017 : Hollande futur battu, pour une coalition gauche droite !

 2017 : Hollande futur battu, pour une coalition gauche droite !

Un peu tardivement François Hollande s’aperçoit qu’il ne aucune chance pour 2017 et découvre les vertus de l’union nationale. Dans la revue Le Débat, dont Le Monde publie des extraits ce jeudi Hollande  il se prononce maintenant pour une union gauche droite. Sur le fond il a évidemment raison car la complexité et l’ampleur de la crise ne permettent  pas de s’adonner à des joutes politiciennes très vaines. Cela d’autant plus que les différences entre la droite et la gauche sont de plus en plus ténues une fois en situation de gestion. L’Allemagne a évidemment compris devant longtemps que cet affrontement stérile était  nuisible au redressement du pays. Pour François Hollande, cette éventuelle union est trop tardive. Mais la problématique va se reposer au second tour des présidentielles, le candidat de la droite qui sera élu commettra une lourde erreur stratégique s’il ne propose pas un gouvernement d’union d’autant qu’il aura été élu avec une grande partie des voix de la gauche. Certains objecteront que cette union pourrait offrir un  boulevard à l’extrême droite en 2022 en cas d’échec notamment économique. Raison supplémentaire pour motiver ce gouvernement à réussir.   »Pour réformer un pays, sur qui puis-je compter? » feint de s’interroger le président, qui sort d’une année au cours de laquelle la loi Travail a mis à mal sa capacité à trouver un compromis. « Un président est élu avec au minimum 51 % des voix, mais aussitôt élu il dispose déjà d’un peu moins de soutiens. Le parti qui l’a présenté ne rassemble que 25 % à 30 % du corps électoral. C’est un des vices de la Ve République. A la différence des pays parlementaires où les dirigeants, grâce à des coalitions, peuvent s’appuyer sur des majorités larges, le président français ne bénéficie en réalité que d’une assise étroite dans le pays. » Avant de prendre exemple sur l’Allemagne : « Le gouvernement d’Angela Merkel représente aujourd’hui près de 70 % des électeurs. Cette base solide lui a permis de tenir, sur un sujet comme les réfugiés, qui, ici, aurait pu provoquer une division profonde du pays. » Une division profonde qu’il estime en partie causée par l’extrême droite. Comment la combattre? Quelques lignes plus loin, il évoque une nouvelle fois la coalition, « large alliance dépassant les clivages », comme une des réponses possibles. Avant de se montrer dubitatif : « J’en mesure immédiatement les conséquences : ce serait donner à l’extrême droite la possibilité d’apparaître comme la seule alternative. Ce serait la conduire tôt ou tard au pouvoir. La meilleure réponse serait de remédier aux défauts de notre démocratie française en associant davantage les citoyens aux décisions. » Une et découverte encore bien tardive ! Il serait en effet étant de ne pas laisser la gestion du pays aux seulement des technocrates.

Primaire à droite : les candidats » the Voice » de la droite

Primaire à droite : les candidats » the Voice » de la droite

 

Après la gauche,  la droite s’est aussi converti au concours de beauté qui précède les présidentielles. Une sorte de radio crochet type the  Voice mais politique. Les candidats vont se succéder pour valoriser leur organe vocal comme dans The Voice. En effet, sur le fond pas grand-chose ne distingue les différents concurrents : un peu plus d’humanisme ici, un peu plus d’extrémisme là. Mais seulement des nuances de sonorités car évidemment au pouvoir, les politiques des différents concurrents seront assez proches. D’ailleurs il ils gouverneront sûrement ensemble. La ligne politique réelle comme souvent à droite sera constituée d’un cocktail d’étatisme, de libéralisme et d’immobilisme. Bref des réformettes pas à la hauteur des enjeux. Faut-il s’en étonner ? Qui connaît par exemple vraiment l’économie parmi les candidats ? Ils en parlent avec emphase mais pratiquement aucun n’a mis les pieds dans la production. On objectera que le type de sociologie politique n’est pas uniquement un phénomène français. C’est exact mais c’est aussi ce qui explique l’incapacité mondiale à  réguler les grandes questions. En France,  cette caractéristique l’incompétence est encore plus comporte plus marquée qu’ailleurs. Cela concerne tout autant l’extrême-gauche que l’extrême droite en passant la gauche et la droite classique. Il faut par exemple entendre Benoît Hamon  (comme samedi sur On n’est pas couché) sur la souffrance et la torture que représente le travail et qui propose donc de travailler seulement 32 heures et d’attribuer un salaire universel y compris aux paresseux et aux oisifs. Normal,  l’intéressé n’a jamais travaillé dans le monde réel, il a fait toute sa carrière dans la politique. Son rapport à l’économie et aux réalités sociales est très approximatif pour ne pas dire ésotérique. À sa décharge il n’est pas le seul ! Et on pourra compter parmi les candidats de droite à la présidentielle des personnalités tout aussi hors sol. Huit d’entre eux ont déposé leur candidature que la Haute autorité de la primaire doit encore valider d’ici au 21 septembre. On trouve finalement Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Hervé Mariton, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy. A noter que trois candidats ont aussi déposé un dossier « au titre d’autres partis ou groupements politiques ». C’est notamment le cas de Frédéric Lefebvre.

Sondage : une primaire de la droite bidonnée pour 64 %

Sondage : une primaire de la droite bidonnée pour 64 %

 

Une très grosse majorité de Français et  les concurrents de Nicolas Sarkozy considèrent que les conditions d’organisation de la primaire de la droite ne sont pas équitables. En cause le fait que Nicolas Sarkozy cumule 2 statuts, celui de président des républicains et celui de candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2017. Il est clair qu’en multipliant les réunions comme président des républicains, Nicolas Sarkozy profite de l’appareil et de la logistique de son parti pour faire campagne. De ce point de vue certains concurrents de Nicolas Sarkozy contestent  sur le plan juridique cette double casquette plus qu’ambigüe. Alain  Juppé de son côté n’a pas voulu s’immiscer sur ce terrain considérant seulement que cela posait un sérieux problème d’éthique et qu’il ne fallait pas que le parti retombe dans les ornières de financements dissimulés. Plus de six Français sur dix considèrent que droite et du centre en vue de la présidentielle telle qu’elle est organisée n’est pas « équitable pour tous les candidats » et qu’elle divise le parti Les Républicains (LR), selon un sondage Odoxa publié vendredi.  Si l’on en juge par les sondages, il est clair que Sarkozy entend jouer au maximum de cette ambiguïté pour contrer Juppé qui le précède nettement dans les intentions de vote. TNS Sofres-OnePoint menée pour RTL, Le Figaro et LCI, annonce que le maire de Bordeaux serait le grand gagnant de la primaire Les Républicains prévue en novembre 2016. Il l’emporterait avec 61% des intentions de vote devant Nicolas Sarkozy (39%). L’édile est annoncé en tête dès le 1er tour avec 37% des voix, devant Nicolas Sarkozy (30%), Bruno Le Maire (15%) et François Fillon (8%).Un autre chiffre attire l’attention dans cette étude réalisée fin juin. Sur les 5.011 personnes interrogées, seules 296 sont tout à fait certaines d’aller voter à la primaire de la droite. En tout, 76% des citoyens ayant participé à l’étude s’abstiendront. L’élection qui se déroulera les 20 et 27 novembre risque donc de ne pas enregistrer un fort taux de participation. C’est sur cette base des 6% de personnes sûres de participer au scrutin qu’ont été calculées les intentions de vote du 1er tour de la primaire. Il semble bien donc que les sondeurs se soient engagés dans une guerre où certains soutiennent Sarkozy, d’autres Juppé. Une guerre qui permet de douter du caractère scientifique d’enquête qui vise vraisemblablement à influencer

 

Primaire droite 2017 : encore un candidat en plus avec Henri Guaino

Primaire droite 2017 :  encore un candidat en plus avec Henri Guaino

 

Officiellement c’est le 12e candidat à la primaire de la droite mais il y en aura sans doute davantage encore en particulier avec Sarkozy. Henri Guaino se lance donc dans la bataille d’une primaire dont il a en outre  condamné le principe. Par ailleurs s’il ne parvient pas à obtenir les parrainages nécessaires pour cette primaire Henri Guéno n’hésitera pas à se présenter directement aux élections présidentielles de 2017. Un candidat qui se réclame du gaullisme orthodoxe et qui considère que les autres revendications à cette philosophie ne sont que des ersatz du gaullisme. Henri Guaino se réclame clairement du souverainisme et certaines de ses idées sont nettement marquées à droite au point que le Front National n’hésite pas à le considérer comme un proche. Une candidature en tout cas qui pourrait nuire à Sarkozy qui récemment appris aussi un virage identitaire et souverainiste. À la question de savoir quel candidat aurait son soutien, il a répondu: «moi-même». «J’ai beaucoup réfléchi, j’ai pris mon temps. J’ai pesé le pour et le contre», a-t-il dit. Expliquant ensuite qu’il «manque sur l’échiquier politique cette famille qui s’appelle le gaullisme». Et ce malgré la candidature de son ami le député Jacques Myard. Celui-ci confirme d’ailleurs au Scan qu’il se maintient en lice: «Le vent souverainiste souffle plus fort à deux», assure le parlementaire. Henri Guaino est déterminé, malgré la difficulté qu’il aura à obtenir les vingt parrainages de parlementaires qu’il faut présenter à la Haute autorité de la primaire avant le 9 septembre. «J’étais très opposé aux primaires, c’est une très mauvaise idée et chaque jour prouve que c’est une mauvais idée. (Mais) c’est un fait, elle est là, je vais respecter la règle et je vais y prendre part», a noté celui qui était opposé à ce système de désignation. S’il échoue à obtenir les parrainages dans sa famille politique, il se présentera toutefois à l’élection présidentielle en tentant d’obtenir les 500 signatures de maires. «Il faut plus de conditions pour être candidat à la primaire qu’à l’élection présidentielle», a-t-il observé. Pour l’heure, il explique être candidat «parce (qu’il a) quelque chose à dire». «J’en ai assez de cette politique qui ne sait plus dire non», assure-t-il. Ajoutant, à destination du Front national, que «le vide laissé par le gaullisme se comble par les extrêmes, par une parodie du gaullisme.» Henri Guaino est le douzième candidat déclaré à la primaire, treizième si on compte Nicolas Sarkozy qui ne cache plus ses intentions mais qui n’est pas encore officiellement déclaré.

(Avec le Figaro)

Union européenne : la droite pour un recentrage

Union européenne : la droite pour un recentrage

 

Constatant le relatif immobilisme de l’union européenne et ses contradictions, la droite semble désormais souhaiter un recentrage politique et géographique. Géographique, en privilégiant le noyau dur de l’Europe ou la seule zone euro. Politique, en limitant l’action européenne à quelques axes stratégiques, une dizaine pas davantage. En clair la droite réclame une Refondation de l’Europe en renforçant son rôle sur quelques axes majeurs et dans un espace géographique plus restreint. L’intention est sans doute louable mais la faisabilité politique complexe d’abord parce que la commission européenne ne cesse d’étendre le champ de ses pouvoirs tant sur le plan politique que géographique, on vient par exemple de rouvrir un peu la porte des négociations avec la Turquie (pour des motifs de gestion des flux migratoires). Ensuite et surtout parce que cette opération de recentrage nécessite  très vraisemblablement un nouveau traité autre document d’orientation dont l’approbation devrait être soumise aux populations et évidemment aux Français aussi. Bref un nouveau référendum sur l’Europe avec les risques politiques cela comporte comme cela a été démontré en 2005. Les principaux candidats à la primaire à droite appellent lundi à régénérer le projet européen, qu’ils jugent dans l’impasse, en recentrant l’Union européenne sur son « noyau dur », voeu d’Alain Juppé, ou en organisant un référendum en France pour « refermer la blessure de 2005″, proposition de Bruno Le Maire. A l’occasion de l’anniversaire du discours fondateur de Robert Schuman, le 9 mai 1950, tous déplorent d’une même voix le blocage de l’historique « moteur » franco-allemand. Notamment Nicolas Sarkozy, qui reformule dans Le Figaro son idée d’un « traité de refondation » pour « changer les compétences des institutions communautaires et leur fonctionnement ». Quant à François Fillon, pour qui « l’Europe est en train d’aller droit dans le mur », il souhaite que l’UE « laisse aux Etats la vie quotidienne et qu’elle s’occupe de sujets que les Etats ne peuvent régler à sa place ». Alain Juppé, favori pour l’investiture présidentielle à droite, regrette que « la France manque à son rôle européen historique ». « Elle commente, elle critique, et finalement, elle suit et elle subit. Malgré la foi européenne d’Angela Merkel et sa science de la navigation, l’Allemagne ne peut ni ne veut être seule à la barre de l’énorme vaisseau. Et l’Europe dérive », écrit l’ancien Premier ministre dans une tribune publiée lundi dans Le Monde et intitulée « Oui à l’Europe debout! » Quelle que soit l’issue du référendum du 23 juin sur le « Brexit », Alain Juppé considère que l’Europe, « anémique » économiquement, « dissoute » politiquement, prise d’ »angoisse identitaire », doit se consolider sur la base des traités existants « en partant du noyau dur que constitue la zone euro ». Ce travail « exige une harmonisation fiscale progressive et la mise en cohérence de nos systèmes de protection sociale », dit-il. En matière de sécurité, il souhaite qu’Europol et Eurojust deviennent « une police et une justice directement compétentes » et juge nécessaire « un Livre blanc sur la défense ». Le maire de Bordeaux appelle de ses voeux « une politique commune des migrations légales » et « une politique commune de l’énergie ». Nicolas Sarkozy veut pour sa part que la France mette sur la table dès « l’alternance » de 2017 un projet de nouveau traité « quelle que soit l’issue du référendum sur le Brexit. » L’ancien chef de l’Etat répète dans Le Figaro vouloir « aller jusqu’au bout de l’intégration » avec l’avènement d’un Fonds monétaire européen et « d’un secrétaire général du gouvernement économique qui agisse comme un véritable directeur du Trésor. » Il invite à « revoir complètement la répartition des compétences entre les Etats et l’Union » et à recentrer ses compétences « sur pas plus d’une dizaine de politiques communes prioritaires. »

(Avec reuters)

La gauche de la gauche veut le retour de la droite (Valls)

La gauche de la gauche veut le retour de la droite (Valls)

 

 

Valls n’a sans doute pas tort  de considérer que la gauche de la gauche (frondeur du PS compris) préfère le retour de la droite au maintien de la ligne politique actuelle et à Hollande. D’une certaine manière, le fossé est trop important entre la ligne sociale libérale incarnée par le gouvernement et Hollande et ceux qui se réclament d’une ligne socialiste traditionnelle souvent d’ailleurs archaïque. De ce point de vue une cure d’opposition ne serait sans doute pas inutile au parti socialiste pour théoriser la ligne idéologique dans laquelle s’inscrit la pratique du gouvernement. A  moins d’une scission du PS qui est une hypothèse envisageable tellement les positions sont maintenant éloignées ; cette cure d’opposition éventuellement salutaire s’imposera de toute manière car l’usure du pouvoir s’ajoute aux contradictions idéologiques. Manuel Valls est l’invité de l’émission Bibliothèque Médicis diffusée vendredi soir sur Public Sénat. Le Premier ministre dit ne pas exclure d’utiliser l’article 49.3 pour faire adopter la loi Travail. Il revient aussi sur les divisions au sein de la gauche et sur son rôle à Matignon. C’est une émission culturelle, mais dans l’entretien qu’il accorde à l’émission Bibliothèque Médicis* sur Public Sénat, Manuel Valls parle aussi beaucoup politique. Le Premier ministre revient notamment sur la loi Travail examinée en ce moment à l’Assemblée nationale.  »C’est un texte important. L’immense majorité des députés socialistes soutient ce texte, mais ceux qui ont une autre conception du dialogue social veulent voter contre », estime-t-il, affirmant que « ce texte doit passer ». Avec le 49.3? « Il ne faut jamais renoncer à un moyen constitutionnel », affirme Manuel Valls, pour qui deux points du projet de loi sont essentiels : « les nouveaux droits pour les salariés » avec le compte personnel d’activité (CPA) et la négociation dans l’entreprise. « C’est le cœur du texte. » Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach, dans l’annexe de la bibliothèque du Sénat, le Premier ministre évoque la nécessité du compromis. « Nous avons besoin de compromis et tout le débat que nous avons avec la loi portée par Myriam El Khomri montre bien qu’il y a des conceptions différentes au sein de la gauche sur ce que doit être le compromis », juge Manuel Valls. Justement, ce dernier s’adresse aux frondeurs, aux écologistes et à l’extrême gauche, critiques envers la politique menée. « Nous sommes dans un moment de clarification. Nous ne pouvons pas essayer en permanence de tenir tous les bouts à la fois », déclare le chef du gouvernement. « Eux, ce qu’ils veulent c’est l’échec de la gauche, du quinquennat de François Hollande. […] Ils veulent le retour de la droite. C’est plus confortable d’être dans l’opposition, dans la proclamation, de ne pas être dans l’exercice des responsabilités », ajoute-t-il, très critique, défendent une « gauche profondément républicaine, patriote, réformiste ». (Avec JDD)

En réaction à Macron, Valls veut conserver le clivage droite gauche

 

Manuel Valls qui s’est fait dérober à gauche  l’image du plus réformiste par Emmanuel Macron ; il  réagit avec une certaine vigueur en même temps qu’une grande maladresse à la proposition d’Emmanuel Macron de dépasser les vieux clivages droite gauche. Pourtant il est souvent bien difficile d’identifier des clivages  essentiellement artificiels et finalement régulés  par l’immobilisme. Pour Valls qui veut conquérir le parti socialiste il est nécessaire de conserver des marqueurs à gauche. Ce qui n’est pas le cas d’Emmanuelle Macron qui lui cherche plutôt un positionnement au centre de l’échiquier politique et chez les plus réformateurs. L’argumentaire de Manuel Valls est par ailleurs assez fumeux et contradictoire puisque le Premier ministre  propose de maintenir en l’état les partis de droite et les partis de gauche il estime en même temps nécessaire de dépasser les clivages partisans. Justement ce que propose Emmanuel M Macron. En réalité Valls et Macron sont sans doute idéologiquement assez proches mais c’est justement cette proximité qui les conduit à se différencier de manière un peu outrancière voir caricaturale pour décrocher le titre de leader de la gauche. Il serait absurde de vouloir effacer « les différences entre la gauche et la droite, a donc déclaré jeudi à Metz Manuel Valls, au lendemain du lancement du mouvement «transpartisan» du ministre de l’Économie Emmanuel Macron baptisé En Marche! Dans une démocratie, «il y a forcément des forces politiques. Il y a même une gauche et même une droite. Il y a des extrêmes gauches et une extrême droite. Et heureusement. C’est ainsi que fonctionne notre démocratie. Il serait absurde de vouloir effacer ces différences», a déclaré le Premier ministre, en marge de la cérémonie de la pose de la première pierre du centre des congrès Robert-Schuman à Metz. «Mais nous savons aussi que ces perceptions ont changé, que les différences se sont estompées et parfois même elles ne sont pas perçues par nos concitoyens», a-t-il poursuivi. «C’est pourquoi nous devons être capables de dépasser les clivages partisans et de nous situer au-dessus des petites querelles.»

Déchéance de nationalité :le bal des faux-culs à gauche comme à droite

Déchéance de nationalité :le  bal des faux-culs à gauche comme à droite

 

 

D’une certaine manière la tendance générale à gauche comme à droite concernant la déchéance de nationalité a consisté à approuver l’orientation mais en l’assortissant de réserves telles que cela revenait à en critiquer le principe même. Difficile de s’y retrouver dans l’auberge espagnole des réflexions « philosophiques » des principaux leaders. À droite on trouve ceux qui approuvaient  mais qui pensaient qu’il fallait compléter la mesure, d’autres qui estimaient qu’il n’était pas nécessaire pour autant de modifier la constitution, d’autres encore qui étaient  prêts à voter la modification constitutionnelle avec des interrogations sur son efficacité. À gauche bien sûr il y a les bobos et les indignés permanents gardiens du temple des dogmes, aussi toute cette vieille gauche, anciens marxistes reconvertis au PS pour faciliter leur carrière politique.  La démonstration évidente de l’énorme décalage qui peut exister entre des élites embourgeoisées d’autant plus fermes sur le terrain des valeurs qu’ils sont éloignés des réalités sociales et sociétales. Pour résumer le clergé politique est pour la préservation de la théologie de l’immobilisme contre l’envie de mouvement régalien exprimé par l’opinion publique. À tout cela s’ajoute les discussions byzantines des juristes sophistes qui ne cessent de relire la Bible juridique républicaine. Certes on pourra légitimement objecter que Hollande voulait en même temps réaliser un coup politique en mettant la droite en porte-à-faux. De la même manière on peut argumenter sur le fait que cette mesure (comme d’ailleurs l’inscription de l’état d’urgence dans la constitution) serait  bien insuffisante pour lutter à elle seule contre le terrorisme. Reste que l’opinion publique est favorable à ce symbole qui correspond à une nette revalorisation du rôle régalien de l’État. Un symbole qui nécessairement aurait dû inspirer une politique beaucoup plus opérationnelle et plus volontariste pour affronter  le terrorisme.

Primaire à droite cadenassée par Sarkozy

Primaire à  droite cadenassée par Sarkozy

 

En délicatesse dans les sondages, Sarkozy cadenasse de plus en plus les primaires. Objectif éviter  la candidature de certains qui pourraien t lui faire de l’ombre. Il faut reconnaître que la multiplicité des candidatures ne clarifie pas non plus la situation. L’enjeu pour Sarkozy c’est de réduire le parrainage et le vote des sélecteurs au seul champ des républicains écartant ainsi le plus possible une ouverture vers les électeurs du centre voire de la gauche. Bref du tripatouillage qui ne grandit pas le concept de primaire ouverte et qui confirme la mainmise du parti sur l’organisation de cette consultation. S’agissant des parrainages, le bureau politique du parti d’opposition s’est prononcé à une large majorité (76 voix pour, six contre, une abstention) pour une « précision » du règlement, qui ne disait rien de la couleur politique des « parrains ». Désormais, les parrains devront signer la Charte d’adhésion aux valeurs républicaines de la droite et du centre, à l’instar des futurs votants. Face à la difficulté de réunir les parrainages d’au moins vingt parlementaires de sa famille politique, Nathalie Kosciusko-Morizet avait évoqué la possibilité d’en glaner chez les centristes et les écologistes. Lors de la réunion, la députée de l’Essonne, qui s’estime la cible d’une cabale de Nicolas Sarkozy et de ses principaux rivaux, a dénoncé un « tripatouillage » rédhibitoire, selon elle, pour les électeurs. Elle a notamment reçu l’appui de Dominique Bussereau, un soutien d’Alain Juppé, qui a souligné la nécessité d’ »accueillir les déçus de la gauche », et d’Henri Guaino, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui a jugé peu « correct » de changer les règles du jeu en cours de route, ont dit des participants. Un candidat à la primaire doit être parrainé par au moins 250 élus répartis sur au moins 30 départements, dont au moins 20 parlementaires, et par au moins 2.500 adhérents sur au moins 15 départements.

Allemagne : percée de la droite populiste dans trois régions

Allemagne : percée de la droite populiste dans trois régions

La politique de Merkel a été nettement sanctionnée lors d’élections régionales. Des élections régionales qui se traduisent par un recul du parti de Merkel la CDU et aussi l’entrée du parti populiste s dans les trois parlements régionaux concernés. En cause notamment les contradictions de la politique migratoire de Merkel qui dans un premier temps à largement ouvert les portes de l’Allemagne en autorisant l’installation d’un million de migrants en 2015 puis qui a demandé ensuite à la Turquie de bloquer les flux contre rémunération. Bref une politique à la fois hasardeuse et contradictoire. Cette sanction dans les urnes aura vraisemblablement un impact sur l’évolution de la politique menée par Merkel en matière d’immigration bien sûre mais au-delà aussi car on constate en Allemagne un phénomène de lassitude à l’égard des partis établis au pouvoir actuellement. D’une manière générale l’Allemagne n’échappe donc pas à la montée du populisme constaté dans la plupart des pays d’Europe  La droite populiste allemande AfD a effet effectué une percée lors de trois scrutins régionaux dimanche. Le mouvement Alternative pour l’Allemagne a recueilli entre 12,4% et 24,3% des voix lors des trois scrutins pour les parlements régionaux, selon des résultats partiels, du jamais vu dans une élection de ce type dans l’Allemagne d’après-guerre. Dans deux Etats l’AfD devance le parti social-démocrate.  Les populistes entrent ainsi dans les trois parlements régionaux. Les conservateurs de la chancelière Angela Merkel sont battus en particulier dans leur fief historique du Bade-Wurtemberg (ouest), devancés par les Verts, et en Rhénanie-Palatinat, où les sociaux-démocrates du SPD arrivent en tête. En Saxe-Anhalt, dans l’ancienne Allemagne de l’Est, la CDU reste le premier parti avec 29,8% des suffrages mais l’AfD recueille 24,2%.  L’Allemagne a ouvert ses portes à plus d’un millions de réfugiés l’an dernier. Contestée pour sa politique de la main tendue aux réfugiés, Angela Merkel a multiplié les meetings électoraux et les interventions dans les médias ces dernières semaines.  Il y a encore un an, personne n’aurait parié sur le retour de l’AfD. Ce jeune parti europhobe avait pour ainsi dire disparu de l’échiquier politique après quelques succès électoraux pendant la crise de l’euro. Pour Hendrick Träger, politologue à l’université de Leipzig.  « Bien sûr, l’AfD tire profit de la crise des réfugiés, mais plus largement du mécontentement d’une part de la population vis-à-vis des partis établis. C’est comparable à ce qu’incarne le Front national en France. L’AfD se présente aussi comme une alternative au système ».

Primaire à droite : Lemaire candidat, un non-événement ridicule

 

Finalement l’annonce par Bruno Lemaire de sa candidature à la primaire de la droite constitue un non-événement d’ailleurs peu repris par les médias. Première raison,  les primaires de la droite commence à fatiguer l’opinion publique c’est le huitième ou neuvième candidat annoncé. Seconde raison, Bruno Lemaire en dépit de sa jeunesse relative n’apporte rien de vraiment nouveau. Ni sur le fond, ni sur la forme. Il a bien du mal à se distinguer des autres candidats partageant l’essentiel des orientations des principales têtes d’affiche des républicains comme Juppé, Fillon ou Sarkozy. Sur la forme,  la présentation de cette candidature a touché un peu au ridicule. Volontairement théâtralisé la déclaration de Bruno Lemaire, pourtant  intelligent, raisonnait comme une mauvaise pièce de théâtre. Sur le fond, Bruno Lemaire a beaucoup de mal à se distinguer et sur la forme il a le charisme d’une planche à repasser. Bref Bruno Lemaire a du mal à trouver son créneau. Au-delà de cette candidature se pose plus en plus la question de l’intérêt d’une primaire cadenassée par les partis politiques et qui ne correspondent pas à l’esprit de la Ve République. La plupart des candidats à cette primaire ne sont là que pour faire évaluer leurs rapports de force et préempter un futur portefeuille de ministre. Enfin le mécanisme des primaires ne correspond pas à la culture de la droite cela d’autant plus que les différents candidats sont à peu près d’accord sur l’essentiel est que la différence se fera sur des détails et sur le look. Bruno Le Maire a officialisé mardi soir sa candidature à la primaire de la droite et du centre pour l’élection présidentielle de 2017, avec l’ambition de bousculer le scénario annoncé d’un duel entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. A 46 ans, l’ancien ministre et député de l’Eure (Les Républicains) entend incarner une offre politique nouvelle face aux figures de « l’ancien régime », une pique adressée à ses principaux adversaires à la primaire de novembre.  Il a choisi de confirmer ses ambitions, en chemise blanche et col ouvert, sans cravate, au milieu de sympathisants réunis au coeur de la « France discrète » qu’il affectionne, loin de la « technocratie » parisienne dont il est pourtant issu. « Ma décision est simple, elle est forte, elle est inébranlable : oui je suis candidat pour devenir le prochain président de la République française », a-t-il déclaré lors d’un discours à Vesoul, en Haute-Saône. Selon une enquête Ifop-Fiducial pour iTELE, Paris Match et Sud Radio publiée mardi, Bruno Le Maire n’arriverait qu’en troisième position au premier tour de la présidentielle avec 17% des suffrages, derrière Marine Le Pen (Front national, 28%) et François Hollande (18%), s’il était le candidat LR.

2017–Sarkozy : un handicap pour la droite

2017–Sarkozy : un handicap pour la droite

 

Sondage après sondage il se confirme que la candidature de Nicolas Sarkozy (comme celle de Hollande) est largement hypothéquée par des sondages catastrophiques. Pire plus de trois quarts des Français estiment que Nicolas Sarkozy constitue «plutôt un handicap» pour son propre camp, d’après un sondage Odoxa pour iTELE publié ce vendredi et réalisé* juste après la mise en examen de l’ex-président pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.  Ce sont 77% des sondés qui pensent que l’ancien chef de l’Etat pèse négativement au sein des Républicains. Un constat partagé par 6 sympathisants de droite sur 10 ! Seuls 22% des Français pensent que Nicolas Sarkozy est un «atout» pour son camp. Parmi les sympathisants de droite, ils sont donc 39% à juger qu’il est un «atout», contre 60% qu’il est «plutôt un handicap». Chez les sympathisants LR, une courte majorité (51%) pense qu’il est un atout, contre 48% qui le voient comme un handicap. Et pourtant, Alain Juppé, le principal challenger de Nicolas Sarkozy, ne creuse pas tant que ça l’écart. 52% des sondés estiment que François Hollande aurait plus de chances de se qualifier au 2nd tour face à Nicolas Sarkozy que face à Alain Juppé (46%).

 

Déchéance de la nationalité : maintenant que la gauche est d’accord c’est sans doute la droite qui sera en désaccord

Déchéance de la nationalité : maintenant que la gauche est d’accord c’est sans doute la droite qui sera en désaccord

Le cirque politique continue avec le débat sur la déchéance de nationalité. Pour satisfaire les députés du parti socialiste, le gouvernement a réussi à proposer un texte bâtard qui ne parle plus de la déchéance destinée uniquement aux binationaux. Du coup ce sera la déchéance pour tout le monde ;  au moins dans le texte car pratiquement on ne pourra sanctionner que les binationaux ; les cas  d’apatridie  pour les nationaux seront tout à fait exceptionnels. Bref on est enfin parvenu à se mettre d’accord à gauche (saufs quelques bobos gauchistes qui résistent encore). Mais maintenant c’est la droite qui renâcle. Avant elle refusait de voter le texte du fait des divisions de la gauche maintenant elle menace de ne pas le voter parce que précisément la gauche a résolu son problème d’unité. À droite il faut bien comprendre que les divisions sur ce sujet prennent en compte la problématique des prochains primaires. De ce point de vue la position de NKM est sans doute la plus caricaturale : « est-ce que vous pensez que les Français s’intéressent vraiment à cette question » a-t-elle déclaré sur RTL. Bien évidemment il s’agit pour elle de démolir Sarkozy (en faveur de la déchéance). De toute évidence,  NK M ne doit entretenir avec les Français qu’un rapport très ésotérique ou à les limiter à quelques immeubles du 16e arrondissement.  Ce mercredi en fin d’après-midi, le président du groupe PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux, annonce donc  qu’il n’y a « plus de malentendu avec le gouvernement » sur la formulation de l’application de la déchéance de nationalité. Il estime qu’une « très large majorité » des députés PS voteront la révision constitutionnelle. Le gouvernement, a-t-il dit, a levé « le malentendu sur l’interdiction de l’apatridie », qui était présent dans l’avant-projet de loi d’application et qui avait provoqué une vive réaction mardi des députés PS, pour qui cela revenait à dire que la déchéance ne pouvait de facto s’appliquer qu’aux binationaux. Pour Patrick Mennucci, député PS des Bouches-du-Rhône, le travail est en train de porter ses fruits :  »Un rassemblement de l’immense majorité de gauche est désormais possible, à partir du moment où le projet de loi unifiera les régimes de déchéance applicable aux personnes condamnées quel que soit leur origine d’appartenance à la nation. Qu’ils soient français depuis 15 ans ou 15 générations. C’est ce que nous voulions. Nous ne souhaitions pas de différenciation entre nationaux et binationaux. » « Nous avons obtenu ce que nous voulons » Patrick Menucci, député PS des Bouches-du-Rhône . La semaine dernière, l’article 2 de la réforme constitutionnelle avait déjà été balayé par Manuel Valls, on ne parlait donc plus de la déchéance des seuls binationaux. De quoi attiser la colère des députés socialistes qui ont vu revenir par la bande, en l’occurrence par le biais de l’avant-projet de loi d’application, une inégalité entre les citoyens. En effet, la première mouture exclut de créer des apatrides : elle réintroduit donc indirectement une différence de traitement. Car si on ne peut pas créer d’apatrides, on ne peut pas déchoir ceux qui n’ont que la nationalité française.   Ce mercredi midi, le premier ministre a de nouveau reçu des députés socialistes. D’après nos informations, il les aurait invité à se concentrer sur l’essentiel : la réforme constitutionnelle (et sur le débat qui commence après demain). Le débat sur la loi d’application viendra plus tard, il aurait même donné sa parole. En ratifiant la convention de 1961 sur la réduction du nombre d’apatrides, Paris utilisera son droit à se réserver la possibilité d’en créer en cas d’atteinte grave aux intérêts de l’Etat. Le texte prévoit d’ailleurs la possibilité de création d’apatrides, à condition de le prévoir au moment de la ratification.

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