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Un déficit dramatique de la balance commerciale française

Un déficit dramatique de la balance commerciale française

« La France est en effet le seul contributeur net à connaître un déficit commercial abyssal au sein du marché unique, et le seul qui ne compense pas ce déficit par des excédents hors UE. Pire, ce déficit commercial s’accroît d’année en année et le seul partenaire majeur avec lequel son solde commercial était structurellement en excédent était… le Royaume-Uni ». (Le groupe Mars*)

Illustration du fameux « en même temps » : alors que le solde net de nos relations financières avec l’UE plonge à – 10 milliards d’euros par an, notre solde commercial ne cesse de se dégrader par la faute d’un euro trop fort et d’une incapacité à exploiter les opportunités de la guerre économique organisée par l’UE pour policer les rivalités en son sein, à coups de normes et de subventions que nous sommes de moins en moins habiles à influencer en vue de favoriser nos intérêts économiques dans les autres pays européens. On ne peut plus laisser le marché intérieur européen détruire notre économie via les exportations allemandes et les importations néerlandaises en provenance d’Asie consolidées par le droit et les financements européens.
La France est en effet le seul contributeur net à connaître un déficit commercial abyssal au sein du marché unique, et le seul qui ne compense pas ce déficit par des excédents hors UE. Pire, ce déficit commercial s’accroît d’année en année et le seul partenaire majeur avec lequel son solde commercial était structurellement en excédent était… le Royaume-Uni.

France : un déficit commercial de 56,7 milliards en 2021

D’après les chiffres de la douane, le déficit commercial de la France en 2021 vis-à-vis de ses principaux partenaires européens est le suivant : Allemagne (- 13 milliards d’euros), Italie (- 7 milliards), Belgique (- 8,5 milliards), Espagne (- 6 milliards), Pays-Bas (- 9 milliards). Au total, le déficit commercial de la France vis-à-vis de l’UE-27 s’établit précisément à – 56,7 milliards d’euros, en accroissement de plus de 10 milliards en un an. Par rapport aux données d’Eurostat, ce chiffre rend compte avec plus de précision des échanges avec la Belgique et surtout les Pays-Bas, par où transitent la majorité de nos importations de biens et d’énergie avec l’Asie (y compris le golfe persique). Il n’en reste pas moins significatif, et inquiétant.
Graphique sur l’évolution des échanges avec les principaux partenaires européens de la France entre 2019 et 2021 (Milliard d’euros, source : douanes)

Quelle influence de la France dans l’UE ?
Avec un déficit commercial intra-UE abyssal (multiplié par 7 en 20 ans) et un solde net de 10 milliards (multiplié par 4 en 20 ans en part du RNB) entre des contributions en hausse et des retours en baisse, n’est-il pas temps de s’interroger sur la politique française d’influence au sein de l’UE ?
En effet notre influence en Europe n’a fait que diminuer à proportion de nos déficits, alors même que notre position de créancier nous donnait un levier que personne n’a eu l’idée d’actionner depuis vingt ans. N’est-il pas temps de changer, ne serait-ce que pour préserver le développement harmonieux au sein de l’UE ?

Nos partenaires étant satisfaits de la situation, et la cause de nos échecs n’étant à imputer qu’à nous-mêmes, il va de soi que l’initiative ne pourra venir que de nous et d’une politique volontariste en rupture avec la culture de résignation actuellement dominante à Paris, quitte à imposer à nos partenaires le fait accompli si la négociation ne mène nulle part, comme c’est le cas depuis 20 ans. Nous n’avons désormais plus grand-chose à perdre et plus de marges de manœuvre financières et juridiques à gagner, au profit notamment du financement des investissements de défense.

(*) Le groupe Mars, constitué d’une trentaine de personnalités françaises issues d’horizons différents, des secteurs public et privé et du monde universitaire, se mobilise pour produire des analyses relatives aux enjeux concernant les intérêts stratégiques relatifs à l’industrie de défense et de sécurité et les choix technologiques et industriels qui sont à la base de la souveraineté de la France.

Enseignement : la baisse dramatique de niveau, pourquoi ?

Enseignement : la baisse dramatique de niveau, pourquoi ?

«Ne nous racontons pas d’histoire : le niveau des élèves baisse parce que celui des enseignants baisse. Dès lors, comment pourraient-ils propager une exigence qu’ils n’incarnent plus ?», dénonce le député LR du Rhône, Alexandre Portier

• Le gouvernement a tranché : ni le budget de l’enseignement scolaire, ni celui de l’enseignement supérieur et la recherche ne seront examinés par les députés. Le 49.3 a rayé d’un trait de plume le débat sur les premier et quatrième postes budgétaires de l’Etat. Au total, plus de 100 milliards d’euros de crédits. Comment comprendre qu’on ne puisse plus parler de l’avenir de nos enfants à l’Assemblée nationale ? Sur la forme comme sur le fond, l’éducation est une fois de plus la grande sacrifiée.

• L’arrachage à la Pyrrhus du budget 2023 ne marque rien d’autre que la victoire des technos et des comptables. L’argumentaire n’est plus réduit qu’à un point : la hausse du budget. Mais depuis quand l’enseignement se résume-t-il à un budget ? Peut-on parler du budget sans parler d’abord du projet ?

• Oui, le budget 2023 prévoit une hausse des salaires des enseignants. C’est bien, et c’est juste : il n’est pas acceptable que ceux qui forment les futures générations commencent leur carrière à 1450 euros net après un Bac+5. C’était pourtant le cas de celui qui venait d’avoir un CAPES. L’effort et le travail doivent payer. Et l’on doit d’abord l’assumer dans le cœur même de la méritocratie républicaine : l’Ecole.

• Problème : la revalorisation « inconditionnelle » promise par le candidat Macron ne sera pas tenue, et pas maintenant. Les hausses n’entreront en vigueur qu’à la rentrée 2023. Nous sommes loin des 2 000 euros net annoncés. Loin du « choc d’attractivité » annoncé par le ministre Pap Ndiaye. La douche est froide, très froide, trop froide pour réchauffer le cœur de troupes qui en ont pourtant bien besoin.

• Car on n’arrêtera pas l’hémorragie avec des pansements. 4 000 postes sur 27 000 étaient non pourvus à l’issue des concours 2022. Nos cerveaux fuient l’enseignement. La France découvre en cette rentrée que le ministère recrute désormais en catastrophe par « job dating ». Inquiets, les parents voient leurs enfants confiés à des contractuels « formés » en quatre jours – une impréparation que regrettent les contractuels eux-mêmes. Stupéfaits, les enseignants écoutent un recteur d’académie expliquer au ministre prioriser l’affectation des contractuels (non formés et qui ont parfois échoué au concours) pour les fidéliser au détriment des titulaires (sélectionnés et formés). C’est le monde à l’envers.

• Etagère. A le faire une fois, on peut – sans fierté – sauver une rentrée. A le faire durant cinq ans, on saccage de fond en comble le recrutement même de l’Education nationale. Pendant ce temps, le niveau baisse. Années après années, le classement PISA confirme cette tendance : l’Ecole est devenue incapable d’assurer la transmission des savoirs fondamentaux, et ne parvient pas à remédier à l’effondrement de la maîtrise de notre propre langue : un tiers des élèves maîtrise mal la lecture et l’écriture à la fin du CM2. Le rapport Villani a été sagement posé sur une étagère : en mathématiques, on assiste ces dernières années aux errements incompréhensibles sur leur suppression puis leur retour en Terminale.

• « Le niveau des élèves baisse parce que celui des enseignants baisse. Dès lors, comment pourraient-ils propager une exigence qu’ils n’incarnent plus ? »

• Alors, ne nous racontons pas d’histoire : le niveau des élèves baisse parce que celui des enseignants baisse. Dès lors, comment pourraient-ils propager une exigence qu’ils n’incarnent plus ? Il ne s’agit pas que de rémunération, mais d’abord de reconnaissance : les enseignants vivent depuis plusieurs décennies un déclassement social : seuls 4% d’entre eux estiment leur métier valorisé par la société. Un quart doute de la voie professionnelle qu’ils ont choisie. Avant de parler chiffres, il nous faut parler humain.

• Car l’Ecole n’est pas une grande garderie. Elle n’a pas vocation à se soumettre aux pressions extérieures ni à se plier en quatre pour répondre aux desiderata de chacun. L’Ecole, ce n’est pas « venez comme vous êtes ». Comment former efficacement et avec exigence, et comment transmettre nos valeurs républicaines dans une Ecole laissée au bon vouloir de chacun ?
• L’Ecole n’est rien sans l’autorité de l’enseignant, autorité trop souvent bafouée par les élèves, trop souvent remise en cause par les parents, trop peu souvent soutenue par la hiérarchie. « Un problème ? Pas de vague », dénonçait déjà le député Patrick Hetzel en 2018. Isolés dans leur pratique, peu d’enseignants croient encore au soutien de l’institution en cas de difficulté. D’où le délit d’entrave à la fonction d’enseignant salutairement inscrit dans la loi en 2021 sous l’impulsion de notre collègue Annie Genevard : il faut maintenant que l’Etat la fasse respecter et sanctionne les manquements.

• Malaise. La loi de 2004 sur l’interdiction du voile est aujourd’hui battue en brèche sur le Net par des influenceurs islamistes qui expliquent aux jeunes filles comment la contourner. Ce n’est pas un fantasme : à l’extérieur, nombre de filles se voilent dès les grilles de l’établissement franchies. A l’intérieur, les abayas s’installent dans le paysage. Qui peut croire qu’un simple référent en charge de la laïcité par académie peut répondre à la solitude d’enseignants confrontés à des familles pour lesquelles le port d’une tenue manifestant clairement l’appartenance religieuse de l’élève n’est pas négociable ?

• L’Ecole n’a pas le choix, la République doit repasser à l’offensive. Parce qu’il est difficile de prévoir le sens que les individus vont attribuer à un vêtement, et qu’il y aurait aussi d’ailleurs long à dire sur le raccourcissement progressif d’un certain nombre de tenues, l’uniforme est la voie la plus efficace pour lutter aussi bien contre les influences consuméristes que religieuses qui conflictualisent inutilement l’Ecole. C’est tout le sens de la proposition de loi aujourd’hui déposée par notre collègue Eric Ciotti.

• « Le 49.3 ne masquera pas le plus troublant, à savoir que le projet de l’Education nationale est devenu illisible. Sport, valeurs de la République, inclusion, égalité filles-garçons, lutte contre le harcèlement scolaire ou le fondamentalisme, etc., l’Ecole fait assurément un peu de tout, mais le fait-elle bien ? »

• Dans l’indifférence, les conditions de travail se dégradent rapidement. Signe du malaise, les démissions des enseignants stagiaires ont été multipliées par quatre en 8 ans. Pourtant, le gouvernement a balayé nos amendements visant à rendre la visite médicale obligatoire tous les trois ans pour les jeunes enseignants de moins de 30 ans, tout comme pour les plus de 50 ans, période où peuvent apparaître de nouveaux problèmes de santé liés à l’usure. Les enseignants ne voient souvent le médecin du travail qu’une fois dans leur carrière : comment dans ce cas déceler et prévenir l’isolement d’enseignants fragilisés ?

• Quid des infirmiers et des assistants de service social dont le malaise est profond ? Quid des 130 000 AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) contraints d’évoluer dans des situations de précarité indignes ? 4000 nouveaux postes sont annoncés, mais les chiffres de prise en charge des enfants masquent des réalités de terrain moins réjouissantes. A 800 euros par mois, les AESH sont de plus en plus mutualisés, en charge de plusieurs enfants, et parfois à cheval sur plusieurs établissements. Fruit d’un consensus transpartisan et adopté contre l’avis du gouvernement, notre amendement visant à garantir une prise en charge de tous les frais de déplacements des AESH a malheureusement lui aussi été effacé du budget retenu par le gouvernement lors du 49.3.
• Systèmique. Ce n’est pas la seule chose que le 49.3 dissimulera. Il masquera le plus troublant, à savoir que le projet de l’Education nationale est devenu illisible. Sport, valeurs de la République, inclusion, égalité filles-garçons, lutte contre le harcèlement scolaire ou le fondamentalisme, etc., l’Ecole fait assurément un peu de tout, mais le fait-elle bien ? Est-ce aux enseignants, aux professeurs des écoles, aux directeurs, de porter tous ces projets, de se substituer aux parents défaillants, de répondre à tous les maux de la société, lessivant des hommes et des femmes qui ne retrouvent plus le sens de leur métier ?

• Ce n’est pas le « fonds d’innovation pédagogique », énième saupoudrage de 500 millions d’euros pour développer des initiatives locales, qui pourra masquer l’effondrement systémique de l’Éducation nationale qui prive aujourd’hui des millions de jeunes Français de l’accès à la promotion sociale. Cette promesse est pourtant au cœur du pacte républicain. Au tournant du mois de novembre, le 49.3 est devenu le triste cache-misère de cet effondrement. Car oui, tous les problèmes ne se résolvent pas par les moyens matériels et financiers. Il faut d’abord un projet, une stratégie, un cap. Ce budget 2023 n’en a pas. D’où sans doute l’empressement du gouvernement à tenter de le cacher sans y parvenir.

• Alexandre Portier est député LR du Rhône. Membre du Conseil supérieur des programmes, il est professeur de philosophie, diplômé de l’ENS Ulm.
(dans l’Opinion)

Economie-Déficit commercial de la France: Nouveau record dramatique

Economie-Déficit commercial de la France: Nouveau record dramatique

La balance des échanges extérieurs constitue l’instrument principal de mesure de la compétitivité française ; une compétitivité qui ne cesse de s’écrouler comme le démontre le nouveau déficit record de plus de 15 milliards en août.Sur un an, le trou se monte à 139 milliards d’euros contre 85 milliards sur l’ensemble de l’année 2021.

La balance commerciale française s’est de fait dégradée de 1 milliard d’euros par rapport à celle de juillet. En cumul sur douze mois, le déficit affiche aussi un record, à 139 milliards d’euros. A comparer aux 85 milliards de l’ensemble de l’année 2021. Bercy table sur un déficit de 156 milliards cette année et de 154 milliards en 2023.

Cette nouvelle dégradation s’explique avant tout et, sans grande surprise, par l’envolée des prix de l’énergie du fait de la guerre en Ukraine. En août, la facture énergétique de l’Hexagone a atteint 11 milliards d’euros, soit 800 millions de plus que le mois précédent.
« Les importations d’électricité et de gaz continuent de se renchérir sensiblement, alors que les exportations énergétiques restent stables depuis les quatre derniers mois », expliquent les Douanes.

Conséquence directe de cette situation sur les marchés de l’énergie, dans l’ensemble, les importations françaises ont vu leur coût croître de 1,1 milliard d’euros (à 65,6 milliards) tandis que les exportations progressaient d’à peine 100 millions d’euros (à 50,1 milliards d’euros).
. Si les importations augmentent légèrement, dans le même temps « les exportations sont quasi stables » en août. Les exportateurs français ont plus de mal à trouver des débouchés, alors que l’OMC anticipe une quasi-stagnation du commerce mondial en 2023.
Dans le détail tous les soldes d’échanges sont à la peine. Si celui des biens de consommation « baisse moins vite », par contre celui des biens intermédiaires « se dégrade à nouveau » du fait des exportations qui baissent « pour la première fois depuis 12 mois ».

Climat : crise dramatique en Inde

Climat : crise dramatique en Inde

 

L’Inde et le Pakistan sont en proie à des vagues de chaleur exceptionnelles cette année, avec des pointes à 50°C par endroits, ce qui entraîne des pénuries d’eau et des coupures d’électricité. Des écoles ont également dû fermer, et les services médicaux et anti-incendies sont sur le pied de guerre.

Des températures record de 35,9°C à 37,78°C ont été relevées dans le nord-ouest et le centre de l’Inde, a précisé à des journalistes Mrutyunjay Mohapatra, directeur général du département de météorologie. Il s’agit des températures les plus élevées jamais enregistrées depuis que le département a commencé à effectuer des relevés, il y a 122 ans de cela.`

 

Une vague de chaleur record s’est abattue sur l’Inde et le Pakistan, provoquant des coupures d’électricité et des pénuries d’eau pour des millions d’habitants qui devraient subir cette fournaise de plus en plus fréquemment à l’avenir, selon des experts du changement climatique.

La température à Delhi approchait jeudi les 46 degrés Celsius. Et cette vague de chaleur extrême devrait sévir encore pendant cinq jours dans le nord-ouest et le centre de l’Inde et jusqu’à la fin de la semaine dans l’est, selon le département météorologique indien.

« C’est la première fois que je vois une telle chaleur en avril », s’est exclamé Dara Singh, 65 ans, qui tient une petite boutique de rue à Delhi depuis 1978. « Les feuilles de bétel que j’utilise pour vendre le paan (tabac à chiquer, NDLR) se gâtent plus vite que d’habitude. Habituellement, cela se produit vers le mois de mai, au pic de l’été ».

Le nord-ouest du Rajasthan indien, l’ouest du Gujarat et le sud de l’Andhra Pradesh, ont imposé des coupures de courant aux usines pour réduire leur consommation. Selon des informations presse, les principales centrales électriques sont confrontées à des pénuries de charbon.

Plusieurs régions de ce pays de 1,4 milliard d’habitants signalaient une baisse de l’approvisionnement en eau qui ne fera que s’aggraver jusqu’aux pluies annuelles de la mousson en juin et juillet.

En mars, Delhi a connu un maximum de 40,1 degrés, la plus chaude température jamais enregistrée pour ce mois depuis 1946.

Les vagues de chaleur ont tué plus de 6.500 personnes en Inde depuis 2010. Les scientifiques affirment qu’en raison du changement climatique, elles sont plus fréquentes, mais aussi plus sévères.

« Le changement climatique rend les températures élevées en Inde plus probable », a affirmé le Dr Mariam Zachariah du Grantham Institute, à l’Imperial College de Londres.

« Avant que les activités humaines n’accroissent les températures mondiales, une chaleur comme celle qui a frappé l’Inde au début du mois n’aurait été observée qu’environ une fois tous les 50 ans », a ajouté l’experte.

« Nous pouvons désormais nous attendre à des températures aussi élevées, environ une fois tous les quatre ans », prévient-elle.

Pour sa consoeur, le Dr Friederike Otto, maître de conférences en Science du Climat, au Grantham Institute, « les vagues de chaleur en Inde et ailleurs continueront de devenir plus chaudes et plus dangereuses, jusqu’à la fin des émissions nettes de gaz à effet de serre ».

« Les températures augmentent rapidement dans le pays, et augmentent beaucoup plus tôt que d’habitude », avait souligné le Premier ministre Narendra Modi mercredi, au lendemain d’un l’incendie survenu sur la montagne d’ordures de Bhalswa (haute de 60 mètres), dans le nord de Delhi.

Jeudi, selon un responsable des pompiers de la capitale, les pompiers luttaient encore contre le feu, dont l’épaisse fumée s’ajoutait à la pollution atmosphérique, espérant le maîtriser d’ici vendredi.

Trois autres incendies se sont déclarés en moins d’un mois dans la plus grande décharge de la capitale, Ghazipur, gigantesque montagne de déchets haute de 65 mètres.

La mégapole de plus de 20 millions d’habitants manque d’infrastructures modernes pour traiter les 12.000 tonnes de déchets qu’elle produit quotidiennement. Selon Pradeep Khandelwal, ex-chef du département de la gestion des déchets de Delhi, tous ces incendies sont probablement provoqués par les températures extrêmement élevées qui accélèrent la décomposition des déchets organiques.

 

Le Pakistan voisin subissait aussi jeudi cette chaleur extrême qui devrait se prolonger la semaine prochaine. Les températures devraient dépasser de 8 degrés la normale dans certaines parties du pays, pour culminer à 48 degrés dans certaines zones du Sind rural mercredi, selon la Société météorologique pakistanaise.

Les agriculteurs devront gérer judicieusement l’approvisionnement en eau, dans ce pays où l’agriculture, pilier de l’économie, emploie environ 40% de la main-d’œuvre totale.

« La santé publique et l’agriculture du pays seront confrontées à de sérieuses menaces en raison des températures extrêmes de cette année », a déclaré Sherry Rehman ministre du Changement climatique.

Le mois de mars a été le plus chaud jamais enregistré depuis 1961, selon le bureau météorologique du Pakistan.

Des coupures d’électricité en Inde et au Pakistan ont aggravé vendredi les conditions de vie de millions d’habitants, déjà accablés par cette vague de chaleur record. Des mois de mars et d’avril exceptionnellement chauds ont fait grimper la demande énergétique en Inde, et plus particulièrement au Pakistan, si bien que les centrales électriques manquent à présent de charbon pour répondre à la demande.

Plusieurs villes pakistanaises ont ainsi subi jusqu’à huit heures de coupure de courant par jour la semaine dernière, tandis que des zones rurales enregistraient des délestages la moitié de la journée.

« Il y a une crise de l’électricité et des délestages dans tout le pays », a déclaré le ministre de l’Énergie, Khurram Dastgir Khan, évoquant les pénuries et des « défaillances techniques ».

Or, les températures devraient dépasser de 8 degrés la normale saisonnière dans certaines parties du Pakistan, pour culminer à 48 degrés dans certaines zones du Sind rural mercredi, selon la Société météorologique pakistanaise.

Dans la mégalopole indienne de New Delhi, où la température a atteint 43,5°C vendredi, les autorités estiment qu’il reste « moins d’un jour de charbon » en stock dans de nombreuses centrales électriques. « La situation dans toute l’Inde est désastreuse », selon Arvind Kejriwal, ministre en chef de Delhi, qui a mis en garde contre de possibles coupures dans les hôpitaux et le métro de la capitale.

L’Inde a même annulé certains trains de voyageurs pour accélérer l’acheminement du charbon vers les centrales électriques, selon Bloomberg News. Les réserves de charbon des centrales indiennes ont en effet diminué de près de 17% depuis début avril, tombant à à peine un tiers des niveaux requis, selon la même source.

À Calcutta, dans l’est de l’Inde, après des malaises en série dans les transports en commun, de l’eau sucrée a été distribuée aux passagers.

« Sans pluie depuis plus de 57 jours, Calcutta est en proie à la plus longue période de sécheresse de ce millénaire », affirme Sanjit Bandyopadhyay du Centre météorologique régional.

À cette époque de l’année, dans les régions d’altitude de l’État de l’Himachal Pradesh, la pluie, de la grêle et même de la neige tombent normalement, mais depuis deux mois, pas une goutte d’eau et les températures battent des records. Conséquence, des centaines d’incendies ont réduit des forêts de pins en cendres, notamment autour de Dharamsala, la ville où réside le Dalaï-Lama.

« La plupart de ces incendies sont des feux de terre qui se propagent dans les forêts de pins, les plus vulnérables aux incendies », explique à l’AFP le chef des forêts de l’État, Ajay Srivastava.

« Des équipes de pompiers travaillent d’arrache-pied pour éteindre ces feux et aussi pour sauver les animaux sauvages », a-t-il ajouté, en précisant que les secours ont dû demander l’aide des riverains.

(avec l’AFP, Bloomberg et Reuters)

Un manque de culture économique dramatique chez les Français

Un  manque de culture économique dramatique chez les Français

Si l’on se fie au contenu de la campagne électorale, on constate que les candidats sont en adéquation avec l’opinion publique concernant leur insuffisance de culture économique. Pour preuve, ils font à peu près tous des promesses dont on se demande comment elles pourront être financées hormis évidemment par l’emprunt alors que l’endettement de l’État représente déjà environ 100 000 € par ménage !

Quand on parle d’économie budgétaire, le propos demeure très vague. Pour preuve de cette insuffisance de culture économique une étude Allianz plaçait l’Hexagone bon dernier des pays européens – l’Autriche et l’Allemagne se situant tout en haut du classement. Elle montrait que la moitié des Français maîtrisait les mécanismes de l’inflation et des taux d’intérêt, et seulement 9 % les concepts relatifs aux risques financiers. Ces résultats ne semblent pas être le fruit d’une désaffection pour la matière.

Dès lors, il paraît difficile d’engager des réformes structurelles permettant de retrouver une certaine compétitivité mais qui impose aussi de faire des choix et de réduire des dépenses improductives qui au surplus pour certaines ne rentrent pas dans le champ des missions régaliennes de l’État.

France : un manque de culture économique dramatique

France : un manque de culture économique dramatique

Si l’on se fie au contenu de la campagne électorale, on constate que les candidats sont en adéquation avec l’opinion publique concernant leur insuffisance de culture économique. Pour preuve, ils font à peu près tous des promesses dont on se demande comment elles pourront être financées hormis évidemment par l’emprunt alors que l’endettement de l’État représente déjà environ 100 000 € par ménage !

Quand on parle d’économie budgétaire, le propos demeure très vague. Pour preuve de cette insuffisance de culture économique une étude Allianz plaçait l’Hexagone bon dernier des pays européens – l’Autriche et l’Allemagne se situant tout en haut du classement. Elle montrait que la moitié des Français maîtrisait les mécanismes de l’inflation et des taux d’intérêt, et seulement 9 % les concepts relatifs aux risques financiers. Ces résultats ne semblent pas être le fruit d’une désaffection pour la matière.

Dès lors, il paraît difficile d’engager des réformes structurelles permettant de retrouver une certaine compétitivité mais qui impose aussi de faire des choix et de réduire des dépenses improductives qui au surplus pour certaines ne rentrent pas dans le champ des missions régaliennes de l’État.

Attentisme dramatique du gouvernement face à la 5ème vague

Attentisme dramatique du gouvernement face à la 5ème vague

 

 

Alors que l’alerte est quasi générale en Europe, le gouvernement tergiverse et n’entend prendre aucune nouvelle mesure contraignante pour stopper l’ampleur de la cinquième vague actuellement en cours. Un attentisme qui pourrait se révéler dramatique. Les raisons de cet immobilisme sont expliquées par le ministre de l’économie qui ne veut pas porter atteinte à l’activité. Pourtant le professeur Elie Azoulay, réanimateur, chef du service de réanimation à l’hôpital Saint-Louis, après que Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement a affirmé que « la cinquième vague est là, elle arrive mais nous avons de bonnes raisons de penser qu’elle n’emportera pas tout sur son passage ». Le problème c’est qu’il y a autant de raisons de penser qu’elle pourrait être encore dramatique d’autant qu’on constate nettement que les cas graves concernent surtout les non vaccinés principaux propagateurs du virus.

 

Cette cinquième vague est-elle arrivée à l’hôpital Saint-Louis ?

Elie Azoulay : Elle est là. Je ne pourrais pas dire que c’est une cinquième vague puisque nous ne partons pas de zéro. Nous ne sommes jamais redescendus à zéro tous ces derniers temps. Ces dernières semaines, ces derniers mois, nous avions en permanence un certain nombre de nos patients infectés par le Covid. Et là, il y en a tout simplement plus. Je travaille en réanimation, c’est-à-dire qu’il a plus de malades qui sont détectés positifs par la PCR, plus de malades qui sont hospitalisés, mais dans une proportion qui est moindre par rapport aux vagues précédentes, et plus de malades en réanimation, mais dans une proportion encore bien moindre.

 

Est-ce que ces malades qui arrivent ont été vaccinés ?

Pour l’essentiel, non. Pour la grande majorité des patients que nous avons, ce sont des malades qui n’ont pas été vaccinés. Nous avons aussi un groupe de malades qui sont des malades immunodéprimés et qui n’ont pas les défenses immunitaires nécessaires pour développer des anticorps suite à la vaccination. Donc ce sont des malades pour lesquels l’absence d’immunisation est attendue. Il y a tout un ensemble de protocoles qui sont faits pour limiter la gravité chez ces malades là, mais ils peuvent être en réanimation. Et puis nous avons des malades qui ont été vaccinés, qui ont reçu deux injections de vaccin et qui ont perdu leur immunité avec le temps et qui sont donc éligibles maintenant à la troisième injection.

Vue la situation, faut-il, selon vous, renforcer les mesures sanitaires, comme c’est le cas chez nos voisins ? La Belgique a décidé par exemple de généraliser à nouveau le port du masque et de rendre obligatoire le télétravail. Faut-il faire la même chose ?

Ce sont des décisions qui sont éminemment politiques. Nous sommes dans un pays où le taux de vaccination est quand même très impressionnant. Le problème est surtout auprès des populations non vaccinées pour des raisons différentes. Chez ces personnes-là, la vulnérabilité est immense. Et le risque de faire une forme grave est majeur. Il est même suffisamment important pour que ces gens-là aient à considérer la possibilité d’être vaccinés de toute façon. Néanmoins, les mesures sanitaires dépendent beaucoup aussi de la façon avec laquelle les vagues précédentes ont été absorbées. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que l’on soit dans la même situation qu’il y a un an, et encore moins qu’en mars-avril 2020.

Pour les personnes vaccinées, est-ce que c’est important de faire la troisième dose ?

Oui, surtout si l’injection date de six mois. Avec le temps, la protection contre une PCR positive, mais aussi contre une hospitalisation, diminue. Et donc, quand on est à six mois, il faut se refaire revacciner. Ce « booster », cette troisième injection, permettra à nouveau l’efficacité qu’on attendait des vaccins précédents. Avec la troisième injection, on revient à une efficacité contre la positivité, l’hospitalisation et l’hospitalisation en réanimation.

Est-ce que cette troisième dose est efficace très rapidement, contrairement aux deux premières doses ?

Absolument. Elle est efficace en quelques jours. Et il est recommandé, y compris pour les gens qui ont entre 50 et 65 ans, quand la deuxième injection date de cinq à six mois, de prendre son rendez-vous et d’organiser des choses pour que ce soit fait, en particulier avant les fêtes de fin d’année ou les regroupements familiaux vont à nouveau exposer les uns et des autres à de nouvelles contaminations.

Comprendre la crise dramatique du Nigéria

Comprendre la crise dramatique du Nigéria

 

Un article particulièrement intéressant de Marie de Vergès dans le monde Permet de comprendre la crise dramatique du Nigéria (Extrait)

 

 

« Même pendant la guerre civile, je ne crois pas que nous ayons dévalorisé l’humanité autant que nous le faisons aujourd’hui », confiait l’évrivain Wole Soyinka  dans une longue interview au Financial Times parue le 22 septembre. Cette « inhumanité de l’homme pour l’homme » serait devenue, selon ses termes, « l’essence du Nigeria contemporain à tous les niveaux, que l’on parle des conséquences de la corruption, de la dégradation de la vie humaine, des enlèvements ».

 

La « rareté » de Wole Soyinka – il n’avait pas publié de roman depuis presque cinquante ans – et l’acuité de ses réflexions poussent à marquer un temps d’arrêt sur ce qui se joue au Nigeria dont la tragique actualité est si peu relayée. Il ne se passe plus guère de semaine sans qu’une attaque terroriste, un affrontement sanglant entre communautés ou un rapt vienne endeuiller cet immense pays, le plus peuplé d’Afrique. Dans les régions du nord, les gangs criminels, surnommés « bandits », pillent les villages et pratiquent des enlèvements contre rançons, notamment dans les écoles et les universités. Depuis le début de l’année, selon l’Unicef, plus de 1 400 élèves auraient été pris en otage.

Les kidnappings sont ainsi devenus l’une des « industries » les plus lucratives d’un Nigeria plongé dans une crise économique sans fin. Car il n’y a pas qu’en matière de sécurité que les autorités semblent avoir perdu le contrôle de la situation. La principale puissance économique du continent – en termes de PIB – compte le plus grand nombre de pauvres au monde. Selon les critères de la Banque mondiale, ils seraient quelque 100 millions à vivre dans un extrême dénuement, soit presque un Nigérian sur deux.

 

Le tableau s’est encore assombri avec la pandémie de Covid-19. La chute des prix du brut, au début de la crise, a grevé les finances du premier producteur africain d’hydrocarbure. Un rappel de la dépendance toxique du Nigeria à une rente pétrolière qui, de toute façon, même lors des années de vaches grasses, n’a jamais bénéficié au plus grand nombre.

Après une alternance de récessions et de reprises poussives, le PIB devrait retrouver à la fin de l’année son niveau de 2010, « inversant ainsi une décennie complète de croissance », soulignait la Banque mondiale en juin. Depuis plusieurs années, l’économie progresse deux à trois fois moins vite que la démographie.

 

Outre la diversification de l’économie et l’assainissement des institutions, un renouvellement générationnel paraît indispensable pour réaliser les besoins essentiels d’une population dont 60 % a moins de 25 ans. Au rythme actuel, le Nigeria pourrait compter 400 millions d’habitants d’ici à 2050. Si rien ne change, sa jeunesse, perçue comme son plus bel actif quand la croissance galopait, n’apparaîtra plus que comme une bombe à retardement.

Covid-19: un manque de vaccin dramatique Afrique

Covid-19: un manque de vaccin dramatique Afrique

Alors que 70% de la population est vaccinée dans certains Etats développés, ce chiffre est de moins de 1% pour les pays les plus pauvres notamment en Afrique selon l’ONU.

La Banque mondiale et plusieurs dirigeants africains doivent se réunir jeudi à Abidjan pour discuter de l’aide à débloquer pour les trois prochaines années. Cette aide intervient par le biais de l’IDA (association internationale de développement), l’institution du groupe qui aide les pays les plus pauvres de la planète.

Le volume annuel des prêts de l’IDA est en constante augmentation. Il a avoisiné, en moyenne, 22 milliards de dollars au cours des trois dernières années. 39 des 76 pays bénéficiaires de ces financements se trouvent en Afrique.

En mai, à Paris, la communauté internationale avait promis d’aider le continent sur le plan sanitaire, sans prendre d’engagement financier ferme.

Face à la situation dramatique un confinement généralisé s’impose

Face à la situation dramatique un confinement généralisé s’impose

 

Une nouvelle fois,  Macron tourne autour du pot et annonce que des nouvelles mesures devraient être prises. La vérité c’est que Macron a transmis le bébé du confinement aux collectivités régionales pour ne pas en  porter la responsabilité. L’opinion publique ne lui est même pas reconnaissante de cette mesure laxiste puisque 60 à 70 % des Français estiment que le record confinement aurait dû être décidé sur l’ensemble du pays.

 

La vérité évidemment c’est que Macron craint un réveil du mécontentement pour les mesures liberticides d’ailleurs juridiquement toujours très contestables. Reste que la situation devient dramatique avec notamment hier 45 000 contaminés en 24 heures. Si rien n’est fait on se dirige tout droit vers un chiffre de 100 000 contaminés d’ici une quinzaine de jours. Il n’y a donc plus à tergiverser le confinement généralisé doit s’imposer dans toute la France d’autant que les mesures prises de pseudo confinement ne changent pratiquement rien quant à la mobilité des Français.

 

Certes il faut sans doute protéger une économie déjà dans une situation assez lamentable caractérisée par une quasi-absence de croissance et un chômage récurrent de haut niveau aujourd’hui caché par le volume du travail partiel indemnisé ( plus de 2 millions de Français bénéficient encore de ce chômage partiel).

 

En fait, Macron s’est complètement trompé de stratégie, il aurait dû dès janvier prononcer ce confinement général qui passe d’une part par la fermeture des écoles, d’autre part par un contingentement des déplacements limités aux déplacements domicile travail et aux déplacements urgents.

 

Vaccin : l’incapacité dramatique de la France

Vaccin : l’incapacité dramatique de la France

Quatre professeurs de médecine dressent un bilan accablant de l’état de la recherche en France et appellent l’Etat à réagir en privilégiant la recherche fondamentale.

Tribune. Que la patrie de Pasteur n’ait pas été capable de produire un vaccin contre le virus SARS CoV-2 est un échec qui implique autant le système public de recherche que son pendant privé, l’industrie pharmaceutique.

Cette situation n’est pas surprenante : on constate depuis de nombreuses années un désengagement des pouvoirs publics, avec seulement 2,2 % du produit intérieur brut (PIB) consacré à la recherche, en deçà des 3 % affichés dans l’engagement de Bologne et des investissements des principaux pays européens et nord-américains. Les carrières de la recherche n’attirent plus, et les sites universitaires constatent l’exode de leurs diplômés vers des pays beaucoup plus attractifs quant aux salaires et aux moyens de travail.

 

La recherche publique mobilise des chercheurs d’organismes nationaux (CNRS, Inserm, Inrae, Inria…), des enseignants-chercheurs des universités, des ingénieurs, des techniciens, des doctorants et postdoctorants. Ces personnels passent une grande partie de leur temps à rechercher des moyens financiers, déposer des demandes de contrats, rédiger des rapports d’activité, remplir des tâches administratives croissantes. La mission d’enseignement des enseignants-chercheurs s’est considérablement alourdie au détriment du temps consacré à la recherche. 

Ce déclin est remarqué par la communauté internationale et abondamment rapporté dans les médias étrangers. En témoignent la diminution de la sollicitation des chercheurs français dans la gestion internationale de la science (édition, congrès, évaluation) et notre très faible attractivité pour des chercheurs étrangers. Paradoxalement, la formation des jeunes diplômés dans nos laboratoires est universellement reconnue ce qui les rend largement courtisés par les universités étrangères.

Nos décideurs politiques n’ont pas conscience que la recherche, notamment celle dite fondamentale, est le moteur indispensable de l’innovation technologique, du développement industriel et du progrès social. Les propositions des gouvernements successifs de recapitaliser ce secteur et de revaloriser les carrières n’ont jamais atteint les standards internationaux.

Trump : un bilan dramatique pour l’emploi

Trump : un bilan dramatique pour l’emploi

Comme l’a rapporté vendredi le ministère du Travail, l’emploi total aux États-Unis a chuté de 140000 à 142,6 millions en décembre, soit environ 10 millions d’emplois de moins qu’avant le déclenchement de la pandémie de coronavirus.

On constate un écart d’environ 3 millions d’emplois entre le niveau de décembre 2020 et celui de janvier 2017, lorsque Trump a pris ses fonctions.

La dernière année au pouvoir de Trump a été ponctuée de superlatifs économiques, tous provoqués par le COVID-19 et la vague de restrictions sur les affaires et l’activité imposées pour essayer de contenir sa propagation rapide et mortelle.

L’épidémie – qui a maintenant infecté près de 21,5 millions de résidents américains et tué plus de 365 000 personnes – a déclenché la récession la plus rapide et la plus profonde de l’après-guerre.

Le taux de chômage est passé d’un creux d’un demi-siècle de 3,5% en février 2020 à 14,8% en seulement deux mois, alors que plus de 22 millions de personnes ont été mises au chômage. Bien qu’il soit descendu depuis à 6,7%, il est de 2 points de pourcentage plus élevé qu’il ne l’était lors de son assermentation.

Sur ce front, au moins, Trump a de la compagnie: il est le troisième président républicain d’affilée à quitter ses fonctions avec un taux de chômage plus élevé que lors de son investiture. Le président George W. Bush et le président George HW Bush ont supervisé la hausse des taux de chômage pendant leur mandat.

Coronavirus Royaume-Uni : 35.928 nouvelles infections, situation dramatique

Coronavirus  Royaume-Uni : 35.928 nouvelles infections, situation dramatique

Situation dramatique au Royaume-Uni qui a compté dimanche de 35.928 nouvelles infections au coronavirus, ainsi que 326 décès.

Le Premier ministre Boris Johnson a déclaré samedi qu’une nouvelle souche du COVID-19 avait été découverte et que cette souche était plus contagieuse.

France: le manque dramatique de matériel de protection du personnel soignant

France: le manque dramatique de  matériel de protection du personnel soignant

Depuis le début de la crise le personnel soignant en général et les médecins de ville ne cessent de réclamer du matériel de protection en particulier des masques. À chaque fois qu’est évoqué ce manque dramatique, les autorités répondent qu’elles ont passé des commandes. Malheureusement on ne voit rien arriver ou  presque sur le terrain ou alors  au compte-gouttes. Il faudrait que ces commandes ne soient pas  de toute façon dimensionnées par rapport aux besoins , pas seulement du personnel médical mais aussi de tous ceux qui sont en contact fréquent avec le public comme par exemple les caissières de grands magasins ou encore les transporteurs livreurs, les forces de l’ordre.

Le Syndicat des médecins libéraux (SML) a demandé lundi au gouvernement français de fournir au personnel soignant tout le matériel nécessaire pour se protéger du coronavirus, qui a, selon lui, coûté la vie à trois praticiens.“Trois médecins investis dans la lutte contre la pandémie du coronavirus COVID-19, dont deux médecins libéraux, un généraliste et un spécialiste, sont décédés”, dit-il dans un communiqué. “Si ces médecins disparus font l’honneur du métier, tous les soignants se projettent en eux et s’interrogent.

Leurs interrogations sont plus que légitimes alors que  le nombre de professionnels de santé contaminés et malades, en ville, comme à l’hôpital et dans le secteur médico-social, ne cesse de progresser parce qu’ils n’ont pas reçu en temps utile les équipements indispensables à leur protection”, poursuit-il.

 

“Certes, le gouvernement s’est enfin décidé à abattre des cartes et à faire la lumière sur l’état de ses stocks de masques et la prévision de production, mais cela vient hélas un peu tard. A présent, le SML réclame que tout ce qui est possible soit mis en œuvre sans tarder afin que les médecins libéraux, et tous les soignants, bénéficient de mesures sérieuses de protection afin d’éviter de nouvelles morts”, ajoute le syndicat.

Tous les acteurs qui interviennent au domicile des patients doivent, selon lui, être équipés d’un matériel complet de protection incluant masque, lunettes, gants, blouses et charlottes jetables, ainsi que du gel hydroalcoolique, “afin non seulement de protéger les soignants, mais aussi de protéger les patients”.

Avenir SNCF : le dramatique naufrage ?

Avenir SNCF : le dramatique  naufrage ?

 

Evidemment on ne fera croire à personne que le droit de retrait massivement pratiqué par des roulants SNCF repose sur un mouvement spontané. C’est clairement un mouvement de grève des syndicats gauchistes qui veulent prendre leur revanche après l’échec des actions contre la réforme de la SNCF. Pour preuve il y a longtemps que de nombreux trains circulent avec un seul conducteur notamment les trains régionaux de la banlieue parisienne où les conditions de circulation sont autrement plus difficiles qu’en province. Notons que parmi ceux qui  ont exercé leur droit de retrait figurent  des agents conduisant des trains équipés de plusieurs agents ! En fait cette stratégie gauchiste accélère le naufrage d’une entreprise menacée de disparition. Pour ce qui concerne précisément les TER (trains régionaux) déjà subventionnés à hauteur de 75%, le retour à l’équipement avec deux agents condamnerait l’équilibre économique de ce type de transport au profit sans doute du car. (Comme nombre d’anciens trains omnibus). Il est clair que le camion d’une part, l’automobile d’autre part ont largement participé à  la régression du rail. Mais les forces conservatrices et corporatistes internes y ont aussi largement contribué. Certes, le rail est encore très dynamique sur certains créneaux de marché comme le TGV (mais rentable seulement sur les grands corridors). Globalement cependant, la SNCF n’a cessé de perdre des parts de marché par rapport à ses concurrents. Le boulet de la dette, le manque chronique de compétitivité, l’archaïsme culturel de l’entreprise ont affaibli un outil qui paradoxalement pourrait retrouver des raisons d’exister et de se développer du fait des nouvelles préoccupations environnementales. Sud rail s’est développé sur ce terreau de l’archaïsme culturel, une sorte de cocktail de gauchiste au sommet du syndicat et de basiste corpos sur le terrain. Et la CGT en baisse régulière depuis des dizaines d’années est contrainte d’emboiter le pas de Sud pour tenter de sauver ses positions. Bref une vraie fuite en avant qui contribue à tuer l’entreprise. Au plan économique  Le frein, c’est évidemment le coût. Le rail est plombé par une dette dont une part revient aux pouvoirs publics qui imposent des investissements que l’entreprise ne peut financer et par la gestion calamiteuse de la SNCF. Les deux cumulés aboutissent au fait qu’à la louche on peut considérer que la SNCF est presque subventionnée à hauteur de 50% de ses coûts (chiffrage de la Cour des comptes). A ce niveau, la question est de savoir si la SNCF est une entreprise ou une administration ; Culturellement la SNCF est plus proche d’une administration que d’une entreprise affrontée à un environnement concurrentiel. Et la défense d’un mode de fonctionnement obsolète par les syndicats comme par la direction (un terme inapproprié car on se demande où est le pouvoir quand on compte autant de directeurs) est le meilleur moyen d’enfoncer un peu plus depuis des dizaines d’années une entreprise en sursis. Pour boucher le trou apparent de la gestion, la philosophie est toujours la même, réduire la taille du service. A ce petit jeu le service du transport express par train a d’abord disparu. Ensuite, c’est le service de messagerie qui a été bradé (avec l’étape Sernam). Le transport de marchandises par wagon complet est devenu marginal, la plupart des triages ont été fermés faute de volume à traiter. En transport de voyageurs, on a supprimé des petites lignes et de services. Nombre de voies ferrées qui participaient à l’aménagement du territoire sont envahie par les ronces ou ont même été déposées. Les cheminots se recroquevillent, ils étaient plus de 500 000 en 1935, ils sont moins de 150 000. Paradoxe, l’entreprise détient l’un des plus grands groupe privé de transport, logistique, transport routier de personnes et d’ingénierie. Un groupe de 650 filiales dont la gestion, elle, est exemplaire et qui ne cesse de se développer. Au point que la SNCF -purement ferroviaire- honteuse agglomère les résultats de ces filiales avec l’activité SNCF pour mieux masquer ses déficiences. (Un CA global d’environ 33 MMF en 2018). Dans les faits il n’y a pratiquement pas de convergences technique ou économique entre ces filiales et la SNCF traditionnelle. En cause, l’archaïsme de la gestion et la culture corporatiste. Les dirigeants argumentent en considérant que l’entreprise fait régulièrement des progrès en matière de gestion. Le problème, c’est que la concurrence, elle avance encore plus vite. En fait, l’entreprise vit toujours dans un monde en retard d’une vingtaine d’année voire plus. Il suffit pour s’en persuader d’écouter les discours désuets et destructeurs de certains responsables syndicaux. On se croirait encore dans les années 50. Le gouvernement porte bien sûr une lourde responsabilité par rapports aux choix d’investissements imposés et non financés mais aussi pour avoir laissé pénétré partout dans l’entreprise la culture énarchique à la place de l’ancienne culture des ingénieurs des mines. Pour tuer une entreprise il n’y a pas mieux : nommer des anciens fonctionnaires à la direction. Jadis, on résumait l’esprit de entreprise avec ce raccourci : » la SNCF, c’est l’armée avec la discipline en plus » maintenant on pourrait convenir que « c’est toujours l’armée mais avec la discipline en moins. »

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