Archive pour le Tag 'Draghi'

Budget européen commun : Draghi soutien de Macron ?

Budget européen commun : Draghi soutien de Macron ?

 

 

 

On sait que Macron veut dans la cadre de la réforme de la zone euro un budget commun que lui refuse l’Allemagne. Une Allemagne également opposée au ministre européen des finances, au parlement de la zone euro, au plan d’investissement et plus généralement à toute solidarité financière que souhaite le président français. Draghi en proposant un outil budgétaire commun semble soutenir Macron. Cet instrument budgétaire encore flou servirait à compenser la pression des marchés financiers sur les pays en difficulté. En clair on ferrait emprunter l’Europe à la place des pays. Justement ce que ne veut pas l’Allemagne qui ne veut pas payer la facture des mauvaises gestions.  Mario Draghi a pourtant relancé le débat sur le sujet, appelant de ses vœux à la mise en place d’un outil public destiné à aider les pays plus fragiles lorsqu’ils sont trop pénalisés par les investisseurs en situation de crise de la dette. “Nous avons besoin d’un instrument budgétaire supplémentaire pour maintenir la convergence lors de chocs importants, sans qu’il soit nécessaire de surcharger la politique monétaire”, a-t-il déclaré. “Son objectif serait de fournir une couche supplémentaire de stabilisation, renforçant ainsi la confiance dans les politiques nationales”, a-t-il ajouté. L’Allemagne avait déjà rejeté des idées similaires lors de la crise de la dette de la zone euro en 2010-2012, redoutant de devoir régler l’ardoise des pays les plus endettés tels que l’Italie.

Le danger du nationalisme économique (Draghi)

Le danger du nationalisme  économique (Draghi)

 

“Nous sommes convaincus que les différends devraient être débattus et résolus dans un cadre multilatéral, les décisions unilatérales sont dangereuses”, a dit Mario Draghi lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire de la BCE. En clair Draghi attire l’attention sur les dérives du nationalisme qui ont nourri de nombreux conflits économiques mais aussi  des guerres en particulier en Europe. Il ya danger pour la croissance mondiale eu égard à l’interpénétration des processus de production à l’échelle internationale. Il y a au-delà de cela, danger pour la paix. Si le patriotisme économique peut se défendre (ce que pratiquent d’ailleurs notamment  la plupart des pays comme  La chine mais aussi l’Allemagne, les Etats Unis) le nationalisme conduit à un repli total, sectaire et destructeur de croissance. C’est souvent uen illusion de croire que les produits ont une  nationalité pure. Exemple dans agriculture, il faut intégrer les intrants et les matériels importés. Dans l’industrie automobile «  nationale », il faut intégrer les nombreux éléments également  importés. Dernier exemple un motoculteur français «  fabriqué en France est souvent équipé d’un moteur étranger. Au total,  c’est la croissance mondiale qui est affectée, celle de tous les Etats avec des risques de tensions sociales, politiques voire militaires. 50 ans de guerre en Europe  sont là pour démontre ces risques de nationalismes. “Nous sommes convaincus que les différends devraient être débattus et résolus dans un cadre multilatéral, les décisions unilatérales sont dangereuses”, a dit Mario Draghi lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire de la BCE.  Les décisions unilatérales en matière de commerce sont dangereuses et les différends doivent être réglés dans le cadre des instances internationales, a déclaré jeudi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE). Pour le président de la BCE, une approche unilatérale sur le plan commercial renvoie une image dégradée des relations diplomatiques entre les pays concernés. “Si vous imposez des droits de douane à (ceux) qui sont vos alliés, l’on peut se demander qui sont vos ennemis”, a-t-il dit. Il a estimé que l’impact immédiat des tarifs douaniers américains ne serait probablement pas important. A long terme, les conséquences dépendront cependant d’éventuelles mesures de rétorsion, des effets sur les taux de change et également de l’impact sur la confiance, a-t-il dit. “Les conséquences sur la confiance sont très difficiles à évaluer. Mais si l’effet sur la confiance est négatif, cela sera négatif à la fois sur l’inflation et sur les perspectives (de croissance)”, a déclaré Mario Draghi.

Eclatement de la zone euro : attention à la facture (Draghi)

Eclatement de la zone euro : attention à la facture (Draghi)

 

 

Les velléités de quitter l’union économique voir la zone euro ne cesse de progresser dans certains programmes électoraux. Certain considérant qu’il suffit de quitter la monnaie unique pour résoudre les problèmes économiques internes. À juste titre,  le président de la banque centrale européenne indique que la facture risque d’être lourde pour ceux qui seraient tentés de partir par exemple de la zone euro. En effet la banque centrale européenne détient en effet une masse de dettes de pays en difficulté financière qu’il faudrait bien rembourser d’une manière ou d’une autre dans l’hypothèse d’un départ. Certes certains illusionnistes préconisent de ne plus rien rembourser du tout. Mais on se demande alors comment les pays concernés pourraient emprunter et à quel taux puisque  ces pays au déficit structurel ne peuvent fonctionner sans emprunt. Un détail sur lesquels les démagogues passent rapidement. À défaut d’emprunt,  il faudrait pour équilibrer les comptes mettre en place un plan d’austérité sans précédent qui amputerait le pouvoir d’achat de 20 à 30 %. Une conséquence sur laquelle certains font aussi l’impasse Tout pays qui souhaiterait quitter la zone euro devrait donc au préalable solder ses comptes avec le système de paiements commun, a expliqué le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, dans une lettre à deux députés européens italiens. « Si un pays devait quitter l’Eurosystème, ses avoirs sur ou ses dettes à la BCE devraient d’abord être réglés en totalité », a-t-il écrit. Pour l’Italie, par exemple, un tel solde représenterait 358,6 milliards d’euros à payer sur la base des données à fin novembre du système de paiements Target 2, qui enregistre tous les flux de paiements entre les pays membres de la zone euro. La menace de défauts sur des dettes transfrontalières est souvent citée comme un facteur de cohésion de la zone euro. Les paiements n’étant généralement pas soldés, les économies les plus faibles, dont font partie l’Italie, l’Espagne et la Grèce, ont accumulé d’importants soldes débiteurs envers Target 2, alors que l’Allemagne, à l’opposé, affiche un solde créditeur de 754,1 milliards d’euros. Dans sa lettre aux deux élus italiens, Mario Draghi réaffirmé que ces déséquilibres sont dus en partie aux achats d’obligations de la BCE, une part importante de ces achats étant effectués auprès de vendeurs basés en Allemagne.

Schäuble défend l’épargne des Allemands contre Mario Draghi

 

 

Quel paradoxe, le ministre allemand des finances conteste vivement la politique monétaire accommodante de la banque centrale européenne conduite par Mario Draghi. Il lui reproche en particulier les taux très bas qui progressivement vont rogner  l’épargne ;   la BCE reproche à l’Allemagne de ne pas utiliser ses énormes excédents commerciaux pour relancer la croissance. Mais le ministre allemand attribue la croissance des excédents commerciaux à la politique de la BCE qui fait baisser l’euro et rend l’économie allemande encore plus compétitive. Un reproche paradoxal. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a de nouveau exprimé ses critiques à l’encontre du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, avant l’audition de ce dernier au Bundestag la semaine prochaine, rapporte samedi le quotidien Bild. Schäuble a incité les membres de la commission des Finances du Bundestag à mettre Draghi en difficulté sur la politique monétaire mercredi prochain, précise l’article, qui cite des participants à une réunion qui a eu lieu cette semaine. Mario Draghi doit s’exprimer mercredi devant les commissions des Finances et du Budget de la chambre basse du Parlement allemand. Sa dernière visite au Bundestag remonte à 2012.Au début du mois, le ministre des Finances d’Angela Merkel a rejeté les critiques de Mario Draghi visant l’excédent commercial allemand, expliquant que la décision de la BCE de ne pas modifier sa politique monétaire avait fait baisser l’euro, favorisant ainsi les exportations allemandes. Selon l’institut d’études économiques Ifo, l’excédent courant allemand pourrait atteindre 278 milliards d’euros cette année. Il dépasserait celui de la Chine pour devenir le plus important du monde, un déséquilibre pointé du doigt par la BCE et d’autres institutions. Les relations entre la banque centrale et le gouvernement allemand sont tendues depuis longtemps déjà, Berlin critiquant la politique monétaire ultra-accommodante de l’institut d’émission en lui reprochant de saper à la fois l’épargne des Allemands et les marges des banques. Wolfgang Schäuble a en outre attribué à la BCE une part de responsabilité dans la montée du parti populiste anti-immigration AfD (Alternative pour l’Allemagne), qui a fortement progressé lors des récents scrutins régionaux.

(Avec Reuters)

 

Mario Draghi : un appel à la croissance dans le désert

Mario Draghi : un appel à la croissance dans le désert

 

 

D’une certaine manière le président de la BCE a lancé un appel à la croissance dans le désert à Strasbourg devant les députés européens lundi. Pour cela il plaide pour une plus grande intégration économique et financière à l’intérieur de l’union. Il constate un manque de confiance récurrent aussi bien des consommateurs que des citoyens ou des marchés ; manque de confiance  entretenu par les incertitudes qui planent sur le projet européen. Il constate que l’architecture notamment économique et financière est encore en chantier. En réalité Draghi  bien qu’il affirme le contraire n’est pas  certain du caractère durable de la reprise européenne d’autant qu’elle s’inscrit dans un environnement international caractérisé par une croissance qui se tasse. Des inquiétudes légitimes sur tous les terrains : économiques, financier et sociétaux. On a bien lors  de la crise des migrants que chaque pays entendait  développer sa propre politique certains refusant toute immigration quand d’autres ouvraient largement leurs frontières faisant par ailleurs voler  en éclats l’accord de Schengen. Pourtant le  principe de libre circulation des personnes comme des marchandises constitue la principale philosophie de l’union européenne. Concernant la politique budgétaire on peut aussi considérer que le pacte de stabilité est mis à rude épreuve certains le respectant scrupuleusement quand d’autres l’ont renvoyé aux calendes grecques. En matière économique, on attend toujours le fameux pacte de croissance et la relance coordonnée des investissements. La vérité c’est que l’union européenne est encore moins gouvernée qu’avant surtout depuis l’explosion du couple franco allemand en désaccord à peu près sur tout. Reste alors la politique monétaire mais dont les effets jusque-là ont été bien peu efficaces pour soutenir l’inflation et la croissance. En creux Mario Draghi milite pour des réformes structurelles susceptibles de muscler l’économie européenne. Cet appel à la responsabilité de la gouvernance européenne vise aussi à démontrer que la politique monétaire ne peut pas tout pour relancer la croissance même s’il est vraisemblable que la banque centrale européenne décidera en mars d’une politique encore plus accommodante.

BCE : Draghi freiné par les orthodoxes

BCE : Draghi freiné par les orthodoxes

Le fait que la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi des mesures d’assouplissement monétaire nettement en-deçà des attentes s’explique largement par la volonté des membres les plus orthodoxes de l’institut d’émission de rappeler à l’ordre son président Mario Draghi, ont dit des sources au fait des discussions. Ce dernier ainsi que l’économiste en chef de la BCE Peter Praet avaient multiplié, au cours des semaines précédant la réunion de politique monétaire du 3 décembre, des propos disant que la BCE était prête à agir vite pour faire remonter l’inflation, laissant ainsi espérer un plan de soutien de grande ampleur à l’activité. Mais, selon les sources, le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé que, cette fois, il fallait décevoir les acteurs de marché, estimant notamment que les perspectives économiques s’étaient améliorées et que les nouvelles projections d’inflation n’étaient pas aussi mauvaises que redouté. Les membres du conseil ont également gardé à l’esprit la quasi-certitude de voir la Réserve fédérale américaine relever ses taux d’intérêt le 16 décembre, jugeant que des mesures trop radicales de la BCE auraient affaibli encore davantage l’euro, voire contraint la Fed à temporiser pour éviter une divergence encore plus marquée entre les politiques des deux banques centrales.

BCE : Draghi dans la panade !

BCE : Draghi dans la panade !

 

 

La BCE n’avait pas prévu le coup, ses annonces n’ont provoqué que scepticisme chez les investisseurs et du coup les bourses ont plongé. Il faut dire que Draghi a choisi l’immobilisme poussé par les allemands qui ne voulait pas entendre parler d’une accélération de la politique accommodante. Du coup Draghi essaye de se rattraper en déclarant que des mesures « complémentaires seront prises le moment venu ». Bref le bla-bla habituel des technocrates qui se plantent. La politique monétaire ne peut pas tout mais cette fois Draghi a décidé …de ne rien décider !  La Banque centrale européenne (BCE) est confiante dans la capacité de ses nouvelles mesures de politique monétaire à ramener l’inflation dans la zone euro vers 2%, son objectif, mais elle reste prête à mettre en œuvre des mesures supplémentaires si nécessaire, a déclaré vendredi son président, Mario Draghi. « Je peux donc dire avec confiance, et sans la moindre complaisance, que nous assurerons le retour de l’inflation à 2% sans délai indu parce que nous sommes en train de déployer des instruments qui, nous le pensons, permettront d’y parvenir, et parce que nous pouvons, dans tous les cas, déployer encore plus nos instruments si cela se révèle nécessaire », a-t-il dit dans une allocution publique à New York. La BCE a annoncé jeudi une baisse de son taux de dépôt et une prolongation de six mois de son programme d’achats d’actifs sur les marchés mais ces mesures ont déçu les marchés financiers, qui espéraient des initiatives plus radicales encore.

Draghi (BCE) : vers la fin des Etats ?

Draghi : vers la fin des Etats ?

Draghi défend sa boutique et l’union européenne en même temps ; Pour cela en substance il déclare que les Etats ne peuvent pratiquement plus avoir de politique économique autonome notamment dans le domaine budgétaire. C’est pourquoi il légitime encore davantage d’union et de normes communes. Draghi n’a donc pas d’état d’âme quant à la responsabilité de la BCE vis-à-vis de la croissance molle européenne. Pourtant le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a indiqué que la croissance économique resterait faible dans la zone euro compte tenu du chômage et de la faiblesse des investissements. Des progrès ont certes été faits, notamment en matière d’union bancaire, déclare Mario Draghi samedi, mais les risques privés doivent être partagés au sein de la zone euro, l’intégration financière améliorant l’accès des entreprises au crédit et débouchant sur une union totale des marchés financiers, déclare Mario Draghi. Le banquier central appelle à un respect plus strict des règles budgétaires pour réduire les différences entre Etats membres en matière d’emploi, de croissance et de productivité. En matière de réformes structurelles, les Etats membres devront à la fois suivre des normes communes, tout en ayant chacun une approche adaptée aux spécificités locales. Tout cela permettra « une convergence dans la capacité de nos économies à résister aux chocs et à croître ensemble ». Enfin, Mario Draghi souligne que la zone euro devrait se demander si elle a fait suffisamment pour sauvegarder la possibilité d’utiliser la politique budgétaire pour contrecarrer les cycles économiques et conclut par la négative. De nombreux pays européens n’ont réalisé qu’après l’apparition de la crise de la dette que leur droit souverain à déterminer leur propre politique économique serait limitée au sein de l’union monétaire, souligne Mario Draghi.  Autant dire la fin des Etats.

 

Déficit : la France le très mauvais élève de l’Europe ( Draghi)

Déficit : la France le très mauvais élève de l’Europe ( Draghi)

 

Pour Draghi la France est le très mauvais élève des grands pays de l’Europe en ne respectant pas les 3% de déficit ( il faut rappeler qu’à l’origine c’est la France qui a créé le concept et l’a imposé avec  l’Allemagne  à toute l’Europe). Draghi est donc en colère et Sapin le comprend ! En attendant, la France évite une amende et surtout une humiliation. La France bénéficiera bien de deux années supplémentaires pour faire passer son déficit sous les 3% du PIB. Après que la Commission européenne s’est prononcée pour ce délai, les ministres des Finances de l’Union européenne, réunis à Bruxelles ce mardi, ont validé cette décision. Paris a donc jusqu’en 2017 pour respecter la norme européenne. C’est la troisième fois depuis 2009 que la deuxième puissance économique de la zone euro obtient un sursis. Dans ses préconisations, rendues publiques le 25 février, la Commission européenne avait proposé de repousser la date butoir de 2015 à 2017 en exigeant du gouvernement français davantage d’efforts de réduction du déficit public du pays.  Ce nouveau report n’est pas allé de soi, suscitant quelques grincements de dents parmi les partenaires européens de la France et jusque dans les rangs de la Commission. La Lettonie, la Pologne, et le Danemark voulaient ainsi sanctionner Paris, a rapporté la presse. Mario Draghi, le président de la Banque centrale lui-même, aurait fait savoir à l’Eurogroupe, lundi, qu’il jugeait trop souple l’attitude envers la France et l’Italie. « On comprend l’agacement de Mario Draghi, qui constate que presque tous les pays européens se conforment à la règle des 3% excepté un très mauvais élève parmi les grands pays », souligne Jean-Charles Simon, économiste et fondateur de FactaMedia, dans Good Morning Business. Or donner du temps à la France « c’est un signe de laxisme qui tombe mal. L’indice de confiance des investisseurs dans la zone euro, paru lundi, est à son plus haut niveau depuis août 2007. Donc le président de la BCE se dit sans doute qu’il est en train de réussir son opération pour redonner confiance aux marchés et faire baisser l’euro. Tous les ingrédients sont réunis. Mais il faut désormais que les Etats jouent le jeu, budgétairement, de la reprise » décrypte l’analyste.   Michel Sapin, le ministre français des Finances, a dit comprendre l’énervement de certains responsables européens, mais a expliqué qu’une réduction plus rapide du déficit aurait eu des conséquences graves pour toute la zone euro.

BCE : Draghi, le cul entre deux chaises

BCE : Draghi, le cul entre deux chaises

 

Le discours de Draghi commence à s’user. Il renouvelle sa promesse d’intervenir le moment venu dans des proportions à définir sans beaucoup d’autres précisions pour rassurer les marchés. Maintenant la situation se complique avec les élections grecques. L’Allemagne se dit désormais prête à exclure la Grèce en cas de victoire électorale de l’extrême gauche. La question centrale demeure cependant celle du rachat possible d’obligations d’Etat auquel s’oppose d’autant plus l’Allemagne depuis l’évolution de la situation grecque.   « Nous sommes en pleine préparation technique pour ajuster l’ampleur, le rythme et la nature des mesures qui seraient à prendre début 2015 s’il devient nécessaire de réagir à une trop longue période de faible inflation », affirmait, vendredi, Mario Draghi dans une interview au « Handelsblatt ». En clair, l’institut est prêt à racheter des obligations souveraines dans l’ensemble de la zone euro. S’y opposant, le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, voit la BCE flirter ici avec l’interdiction de financer les Etats, et devenir de fait l’« esclave des marchés » en devant remplir leurs attentes même si elles s’avèrent injustifiées.  « Super Mario » a lui-même mis les marchés en appétit, en annonçant l’an dernier que le bilan de la BCE allait se hisser au niveau de 2012, soit à 3.000 milliards d’euros, afin de préserver les attentes d’inflation au bon niveau. A fin décembre, malgré deux salves de prêts à long terme aux banques, le total du bilan affiche 2.150 milliards d’euros, restant loin du compte.  En attendant, Mario Draghi reste évasif quant à l’ampleur d’un nouveau stimulus à venir. Celui-ci sera encore plus nécessaire si l’inflation en zone euro devrait encore s’affaisser en décembre, après 0,3% en novembre. L’objectif de stabilité des prix, défini comme une inflation proche de 2% à moyen terme, s’éloigne à cause de la chute des prix du pétrole. Mais pas seulement. « Il est clair que notre politique monétaire aurait plus d’effet si les gouvernements appliquaient les réformes structurelles », martèle le banquier central. Il cite à cet égard la réduction de la fiscalité et de la bureaucratie, afin de soutenir la reprise qui reste « fragile et inégale ». Dans une tribune au quotidien « Il Sole 24 Ore », il prévient du risque accru d’une implosion de la zone euro si les efforts de réformes restent insuffisants. Mais l’intégrité de la zone euro doit demeurer, et donc « il n’y a pas besoin de plan B », affirme-t-il au « Handelsblatt ». La BCE décidera le 22 janvier du cours de sa politique monétaire, trois jours avant des élections cruciales en Grèce. La gauche radicale, donnée favorite, veut en finir avec l’austérité. De nouveaux sacrifices pourraient être demandés à ses créanciers .

 

 

BCE-Draghi : Super Mario « en attendant Godot ! »

BCE-Draghi : Super Mario « en attendant Godot ! »

Finalement Draghi aura surtout dit de grandes banalités lors de sa conférence de presse. Il constate la baisse du taux de croissance à 0.8% en 2014 et à pas plus de 1% en 2015. Il constate auusi les risques de déflation. Il constate la baisse du pétrole, des matières premières en général et se donne encore du temps pour décider un jour mais quand ? début 2015, courant 2015, plus tard d. ?  En fait Draghi est coincé entre les positions divergentes des gouverneurs qui siègent à la BCE. Ce n’est plus de la prudence vis à vis d’un  assouplissement monétaire c’est de l’attentisme. Les indicateurs économiques de novembre sont plutôt clairs, on se dirige vers le rouge. Sans parler des risques géopolitiques. Du coup Draghi a déçu marchés et experts Lors de sa conférence de presse mensuelle, Mario Draghi a donc clairement déçu le marché en reconnaissant que l’option d’un ‘QE’ devait encore être débattue au sein de la BCE. Si la mise en œuvre d’un ‘QE’ semble toujours recueillie une vaste majorité, il n’y a plus unanimité des gouverneurs en faveur du recours à la planche à billet. Le patron de la BCE relativise par ailleurs le danger déflationniste sous-jacent du fait de la chute spectaculaire des prix du pétrole et des matières premières. Le président de la BCE a néanmoins indiqué que l’institution réévaluerait en début d’année prochaine ses outils de politique monétaire face au ralentissement anticipé de l’inflation. La question est quand ? Draghi depuis un moment c’est un peu «  en attendant Godot », « super Mario » donne du temps au temps pour éviter l’affrontement entre notamment la France et l’Allemagne. Mais ce temps supplémentaire est défavorable à la croissance. D’autant qu’aux Etats Unis la création d’emplois n’est pas aussi dynamique qu’attendu. En clair l’Europe n’est toujours pas décidé à relancer une dynamique de croissance.

Mutualisation des dettes souveraines (Draghi)

Mutualisation des dettes souveraines (Draghi)

 

En évoquant des risques graves de divergences économiques, voir d’éclatement de la zone euro,  Draghi tente une nouvelle fois de persuader les Etats membres de renforcer leur solidarité y compris en matière budgétaire. Il évoque à nouveau l’idée d garantie des dettes souveraines autrement dit d’une mutualisation ; Un rappel destiné sans doute surtout à ‘Allemagne qui n’en veut surtout pas.  Les situations économiques des pays de la zone euro pourraient diverger de façon permanente s’ils négligent d’entreprendre des réformes structurelles, menaçant ainsi la cohésion de cette union monétaire, a déclaré jeudi le président de la Banque centrale européenne (BCE). Dans un discours inhabituellement direct prononcé à l’université d’Helsinki, Mario Draghi a pressé les 18 pays partageant la monnaie unique d’étudier d’autres moyens de soutenir les membres en difficulté, soulignant l’accroissement des craintes de voir ces pays abandonner l’euro. « L’absence de réformes structurelles soulève la menace d’une divergence économique permanente entre les pays membres », a-t-il dit. « Dans la mesure où cela menace la cohésion de l’Union dans son essence, cela a des conséquences potentiellement destructrices pour l’ensemble des membres de l’union économique et monétaire (UEM) », a-t-il ajouté. Les remarques de Mario Draghi ne se limitent pas seulement aux réformes économiques dans les différents pays. Il se prononce également pour une refonte plus large de certains des principes de base qui régissent l’Union, tels que les mécanismes permettant aux pays de s’entraider. « Les pays de l’UEM doivent investir davantage dans d’autres mécanismes pour partager le coût des chocs. Une certaine forme de partage du risque transfrontalière s’impose pour permettre de réduire les coûts d’ajustement de ces pays et empêcher que les récessions ne laissent des cicatrices profondes et permanentes ». A l’inverse des Etats-Unis, la zone euro ne dispose pas d’un système de « péréquation budgétaire », un mécanisme de redistribution qui permet à un pays riche tel que l’Allemagne de voler au secours d’un autre plus pauvre comme la Grèce. Une forme de garantie commune des dettes souveraines pour l’émission de nouvelle dette pourrait s’avérer utile, a ajouté Mario Draghi. Le message du président de la BCE intervient moins d’une semaine après qu’il a ouvert la voie à des initiatives de politique monétaire

 

BCE- Rachats d’actifs : Noyer contre Mario Draghi

BCE- Rachats d’actifs : Noyer contre  Mario Draghi

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Ce n’est pas sur le principe que s’opposent Noyer et Draghi mais sur les modalités. Le gouverneur de la Banque de France,. Christian Noyer, craint les déviances financières ( type « subprimes ») et s’est opposé au programme de rachats d’actifs annoncé par la Banque centrale européenne (BCE) en raison de modalités qui excluent les banques centrales nationales, rapporte vendredi Bloomberg. Le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé jeudi le rachat d’ABS dès le quatrième trimestre 2014, ainsi que d’obligations sécurisées à partir de mi-octobre, et ce pendant au moins deux ans. Selon Bloomberg, qui s’appuie sur deux responsables de la zone euro ayant requis l’anonymat, le déroulement de ces opérations prévoit notamment un recours à des intervenants de marchés extérieurs alors que la Banque de France a une longue expertise en matière d’évaluation de la qualité des titres adossés à des prêts bancaires, les fameux ABS ou « asset-backed securities ». La Banque de France a refusé de commenter ces informations. Christian Noyer rejoint ainsi le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, défavorable au principe même du programme de rachats, dans son opposition à Mario Draghi. L’achat prochain d’ABS notamment est controversé. Ces produits financiers complexes avaient été rendus en partie responsables de la crise financière de 2008. Leur mécanisme est similaire à celui des « subprimes » (titres adossés à des prêts immobiliers) américains. Mario Draghi s’était néanmoins voulu rassurant jeudi, affirmant que les ABS sur lesquels la BCE allait se concentrer seraient « simples et transparents ». Le rachat d’ABS est une des mesures de la BCE destinée à fluidifier le crédit et donc à soutenir l’activité, alors que la zone est engluée dans une croissance très faible et des menaces de déflation.

 

BCE : des mesures si nécessaire(Draghi), on attend quoi ?

BCE : des  mesures si nécessaire(Draghi), on attend quoi ?

Il est clair que la Banque centrale européenne est coincée entre Merkel et les pays en difficultés financières comme la France. Du coup, la politique monétaire s’est limitée pour l’essentiel d’une part à une baisse historique des taux d’intérêt et à des prêts aux banques. Deux mesures pas inutiles mais insuffisantes (encore quo pourrait discuter de l’utilisation des banques qui n’ont guère prêté aux entreprise et aux ménages) car c’est le poids de la dette des Etats qu’il fauta soulager comme ont fait d’autres banques centrales. Cela passe en particulier par le rachat massif d’actifs obligataires. E là les allemands s’y posent. Draghi promet qu’il prendra cependant les mesures « nécessaires » le moment venu. Problème ; le moment venu est là depuis longtemps si l’on en juge par l’atonie de la croissance et la montée du chômage en Europe. Il y a une grande différence entre la politique de a banque centrale américaine (la FED°) qui a tout misé sur l’emploi et la BCE qui n’arrête pas de tergiverser entre l’inflation et la croissance. La Banque centrale européenne (BCE) est prête si nécessaire à prendre de nouvelles mesures pour parer à la menace déflationniste dans la zone euro, a déclaré son président Mario Draghi vendredi. « Nous avons maintenant atteint un point bas pour nos taux d’intérêt », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse faisant suite à une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Milan. « Le Conseil des gouverneurs se tient prêt à prendre de nouvelles mesures pour préserver la stabilité des prix », a-t-il ajouté, observant par ailleurs que la BCE voyait la reprise se poursuivre en zone euro, à un rythme « modéré », un euphémisme ! .

BCE : l’Allemagne recadre Draghi

BCE : L’Allemagne recadre Draghi

 

Lors de la réunion des patrons de banques centrale, Draghi avait surpris en n’écartant pas l’idée d’une politique monétaire plus accommandante et de politiques budgétaires plus tolérantes. Immédiatement recadré par l’Allemagne, Draghi a fait marche arrière et déclare  désormais que la BCE va attendre !  Une nouvelle initiative de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) est donc peu probable la semaine prochaine à moins que les chiffres de l’inflation au sein de la zone euro pour le mois d’août, qui seront publiés vendredi, ne fassent apparaître un risque significatif de déflation, ont dit des sources internes à la banque centrale. La tonalité très accommodante des propos du président de la BCE lors de la rencontre des banquiers centraux à Jackson Hole la semaine dernière a alimenté les spéculations sur un éventuel programme massif de rachats d’actifs. S’affranchissant du texte de son discours, Draghi avait déclaré à Jackson Hole que « les marchés financiers ont indiqué que les anticipations d’inflation montraient des baisses significatives sur tous les horizons », au mois d’août. Les nouvelles données sur l’inflation, ainsi que les projections actualisées des équipes de la BCE, devraient nourrir un débat animé sur l’opportunité de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire lors de la réunion du conseil des gouverneurs de la banque centrale, le 4 septembre. De nouvelles initiatives sont peu probables mais pas exclues.   »L’obstacle à l’assouplissement quantitatif reste très important », a déclaré l’une des sources qui ont toutes requis l’anonymat. Elle a précisé que les discussions pourraient se concentrer sur le renforcement des mesures existantes d’assouplissement du crédit et d’approvisionnement en liquidités. « Il est difficile de dire qu’il ne se passera rien. Cela dépendra dans une certaine mesure des données », a ajouté la source.

 

Salaire Mario Draghi à la BCE : le double de la présidente de la FED

Salaire Mario Draghi à la BCE : le double de la présidente de la FED

Président de la BCE depuis novembre 2001, Mario Draghi a touché en 378.240 euros en 2013. Une rémunération en très légère hausse par rapport à 2012 où elle était 374.124 euros. Deux  fois plus que ce que devrait toucher Janet Yellen, la nouvelle présidente de la Réserve fédérale américaine. Plus globalement, les résultats de la BCE ont bondi en 2013. La Banque centrale européenne a indiqué, jeudi 20 février, avoir nettement augmenté ses bénéfices en 2013. L’année dernière, l’institution a généré 1,44 milliard d’euros de bénéfice net, contre 995 millions d’euros en 2012. Ce bond de plus de 40% s’explique en partie par la forte réduction du montant affecté à la provision pour risques, qui a été abondée de seulement 400.000 euros (contre 1,166 milliard d’euros en 2012) pour atteindre un total de 7,530 milliards d’euros. La provision pour risques de la BCE a pour objectif de couvrir les risques de change, de taux d’intérêt, de crédit et de variation du cours de l’or. Son montant est réexaminé tous les ans.  Comme à son habitude, la BCE va redistribuer ses bénéfices aux banques centrales nationales qui composent avec elle l’Eurosystème: 1,37 milliard d’euros avait déjà été reversé fin janvier, 61 millions le seront vendredi et la BCE a mis 10 millions d’euros de côté pour procéder à des ajustements des bénéfices des années précédentes. Les revenus courants de la BCE, qui se sont élevés à 2,005 milliards d’euros en 2013 (contre 2,289 milliards en 2012) proviennent des produits tirés du placement des réserves de change et de son portefeuille de fonds propres et pour près de la moitié des revenus nets d’intérêt sur les titres achetés dans le cadre de son programme de rachats d’obligations publiques. A 962 millions d’euros en 2013, contre plus d’un milliard l’année précédente, ceux-ci sont toutefois en baisse. Ils continuent de provenir presque pour moitié (437 millions d’euros) des intérêts d’obligations grecques.

 

Zone euro : reprise faible, fragile et inégale (Draghi, BCE)

Zone euro : reprise faible, fragile et inégale  (Draghi, BCE)

Prévision plus que  prudente de Draghi président de la BCE qui ne risque guère de se tromper. Autant dire qu’on ne sait pas trop si la reprise va être effective.  Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), a en effet déclaré vendredi ne constater aucune déflation dans la zone euro dans un contexte de reprise économique « faible, fragile et inégale ». L’inflation dans la zone euro est tombée à 0,8% sur un an, un niveau nettement inférieur à l’objectif de la BCE d’un taux inférieur à mais proche de 2%. « Je ne vois pas de déflation en zone euro », a dit Mario Draghi lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Il a ajouté que la politique monétaire « très accommodante » de la BCE était en train de se transmettre à l’économie réelle. « L’autre élément que nous observons depuis trois ou quatre mois, c’est le fait que l’amélioration des marchés financiers et notre politique monétaire très accommodante en vigueur depuis la fin 2011 (…) se transmettent enfin à l’économie réelle », a-t-il dit.

France : réformes et stabilité fiscale (Draghi)

France : réformes et stabilité fiscale (Draghi)

Pour Draghi la France à besoin de stabilité fiscale autrement dit elle ne peut plus augmenter les impôts. Et elle doit engager des réformes de structures, ce que de toute évidence de l’avis du président de la BCE, elle n’a pas fait. Contrairement à l’Allemane sous la conduite du social démocrate Schroeder ;  Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, donne crédit à la France d’avoir engagé « de gros efforts » mais estime qu’elle doit encore se réformer et retrouver une « stabilité fiscale », dans une interview au Journal du Dimanche. « De gros efforts ont été engagés, l’important est de continuer sur le chemin des réformes. Le gouvernement et les Français le savent », déclare Draghi, interrogé sur la situation du pays. « La compétitivité reste insuffisante et le redressement des comptes publics ne peut plus reposer sur la hausse des impôts. La France a besoin de retrouver une stabilité fiscale pour que les entreprises recommencent à investir », ajoute-t-il. Interrogé a contrario sur la bonne santé de l’Allemagne, le patron de la BCE met en avant que la première économie de la zone euro « va mieux que ses voisins parce qu’elle s’est donnée les moyens d’être plus compétitive grâce à des réformes structurelles courageuses ». Rendant hommage notamment aux réformes du marché du travail conduites sous l’ancien chancelier social-démocrate Gerhard Schroeder, il estime que le pays « reste un exemple à suivre », même s’il « ne doit pas se reposer sur ses lauriers et (…) doit favoriser l’investissement, notamment dans ses infrastructures». Revenant également sur les critiques fréquentes d’orthodoxie de la BCE, Mario Draghi se défend en rappelant le mandat de l’institution, dont la « principale mission » de l’institution reste de « maintenir la stabilité des prix ». « Dans la mesure où nos actions stabilisent l’économie, elles contribuent à la réduction du chômage », souligne-t-il également. « Mais nous ne pouvons pas réduire le niveau structurel de chômage qui dépend du bon fonctionnement du marché du travail », ajoute-t-il. Interrogé par ailleurs sur l’opportunité de faire baisser l’euro face au dollar pour le rendre plus compétitif, Mario Draghi récuse toute « envie de spéculer sur la bonne parité eurodollar ». « Un taux de change élevé a des conséquences sur la croissance et l’inflation en Europe », reconnaît-il, tout en ajoutant n’avoir « pas d’objectif de change ».

 

BCE : « On ne peut pas tout faire »(Draghi)

BCE : « On ne peut pas tout faire »(Draghi)

 

 

En clair, pour la croissance, la BCE ne peut pas faire grand-chose, c’est ce que déclare Draghi mais ultérieurement il ne s’interdit pas d’intervenir. Ou quand l’immobilisme et la langue de bois expliquent  une grande partie de la situation de l’Europe  (à la différence des banques centrales des Etats Unis, de l’Angleterre, du Japon ou de la Chine)! La Banque centrale européenne (BCE) reste prête à agir si nécessaire pour faire repartir la croissance mais elle ne peut pas tout faire et il appartient aux gouvernements de poursuivre les réformes, a déclaré son président, Mario Draghi, dans un entretien au Journal du dimanche. La BCE a baissé son principal taux directeur début novembre, le ramenant à 0,25%, un nouveau plus bas historique, pour tenter de soutenir l’activité économique et le crédit. Ses principaux responsables affirment régulièrement depuis qu’elle demeure prête à agir encore en cas de besoin, ce qui pourrait la conduire à de nouvelles mesures « non-conventionnelles », comme des prêts massifs de liquidités aux banques de la zone euro. « Nous sommes toujours prêts et capables d’agir ultérieurement », a ainsi dit Mario Draghi au JDD. « Nous avons déjà déployé une partie de nos instruments dans le cadre de notre politique accommodante alors même que certains nous accusaient de prendre des risques insensés et de mettre en danger la stabilité des prix. Or, il ne s’est rien passé de tel. Au contraire, nos actions ont eu l’effet désiré. » « Aujourd’hui, nous restons tout aussi déterminés à garantir la stabilité des prix et protéger l’intégrité de l’euro. Mais la BCE ne peut pas tout faire. Nous ne nous substituerons pas aux gouvernements. A eux d’engager des réformes de fond, de soutenir l’innovation, de maîtriser les dépenses publiques, bref, d’inventer de nouveaux modèles de croissance. » Alors que l’inflation dans la zone euro est tombée en octobre à 0,7% sur un an, un plus bas de près de cinq ans, Mario Draghi a assuré que « nous ne sommes pas en déflation ». Tout en se refusant « à spéculer sur la bonne parité eurodollar », il a reconnu « qu’un taux de change élevé a des conséquences sur la croissance et l’inflation en Europe. » Interrogé sur la situation de la France, Mario Draghi a répondu que « de gros efforts ont été engagés » et que « l’important est de continuer sur le chemin des réformes ». « La compétitivité reste insuffisante et le redressement des comptes publics ne peut plus reposer sur la hausse des impôts. La France a besoin de retrouver une stabilité fiscale pour que les entreprises recommencent à investir », a jugé le président de la BCE.

 

Zone euro : reprise fragile et chômage excessif (Draghi)

Zone euro : reprise fragile et chômage excessif (Draghi)

 

Les taux actuels seront maintenus par le BCE a indiqué Draghi qui pense que la reprise est très fragile et qu’il faut privilégier les prêts au secteur privé.  Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré lundi que l’économie de la zone euro restait « fragile » et que le taux de chômage était « toujours beaucoup trop élevé », tout en réaffirmant l’engagement de l’institut d’émission de maintenir ses taux à niveau bas pendant une période prolongée. « La reprise n’en est qu’à ses balbutiements », a-t-il dit lors d’une conférence à Berlin, notant au passage que la hausse de 0,3% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au deuxième trimestre était bienvenue. En juillet dernier, Mario Draghi a rompu avec la tradition de ne jamais rien dire par avance en déclarant que la BCE maintiendrait ses taux à un niveau exceptionnellement bas pendant une période prolongée et qu’elle pourrait même les réduire encore. En s’attachant ainsi à donner aux investisseurs le plus d’indications possibles sur l’évolution prévisible de sa politique monétaire de la zone euro, la BCE a emboîté le pas à la Réserve fédérale américaine et à la Banque d’Angleterre, qui cherchent notamment à apaiser les tensions sur les taux de marché. « Etant donné la modération des anticipations en matière d’inflation à moyen terme, le conseil des gouverneurs de la BCE s’attend à ce que les taux directeurs restent à leur niveau actuel – ou soient abaissés – pendant une période prolongée », a dit Mario Draghi. Il a également déclaré que la reprise des prêts au secteur privé était une priorité.

 

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