Archive pour le Tag 'douteux'

Macron en visite officielle au Maroc avec un humoriste douteux

Macron en visite officielle au Maroc avec un humoriste douteux

 

En visite officielle au Maroc, Macron a cru bon de s’entourer aussi d’un humoriste douteux  par ailleurs condamné par la justice. Une  nouvelle preuve de l’inconsistance politique totale de Macron .

En septembre 2023, Belattar cet humoriste douteux est condamné à quatre mois de prison avec sursis pour menaces de mort et crimes visant plusieurs personnalités du monde du spectacle entre 2018 et 2019.

Malgré cette condamnation, il est reçu par deux conseillers de l’Elysée en novembre 2023, quelques jours avant la grande marche contre l’antisémitisme.

« Sa présence ne vaut en aucun cas adhésion à ses idées », esquive-t-on à l’Élysée, rapporte Le Figaro. À la suite de la diffusion d’images où l’humoriste franco marocain apparaît complice avec le Ministre des Armées et des Anciens combattants Sébastien Lecornu, son entourage explique : « Le ministre ne le connaît pas. Au regard de sa tenue d’ailleurs, il l’a pris pour un technicien. Belattar attendait le cortège et est venu le féliciter pour son passage sur France 2 », relate CNews. En cause, la personnalité sulfureuse du Franco Marocain, condamné en 2023 à quatre mois de prison avec sursis pour menaces de mort.

Et cet humoriste serait un conseiller régulier de Macron en matière de politique étrangère !

Un budget douteux et peu efficace

Un budget douteux et peu efficace 

Le projet de loi de finances pour 2025 présenté par Michel Barnier va-t-il vraiment permettre de réduire la dette publique de 60 milliards d’euros ? Voici pourquoi peut-on en douter. La loi de finances pour 2024 prévoyait un déficit public de 4,4 % du PIB pour 2024. Il sera certainement de plus de 6 % (un écart de 50 Md€). Comme l’indiquait la note 2023-03 du Cepremap, cet écart était anticipable, car la prévision ne reposait pas sur un effort budgétaire décidé, mais sur des évènements conjoncturels favorables fort peu probables. Ils ne se sont (hélas) pas produits. Le nouveau gouvernement doit démontrer sa capacité à inverser la dynamique de la dette publique et à limiter le risque qu’elle ne connaisse, à l’avenir, de nouvelles fortes hausses (deux objectifs du nouveau traité européen). Pour ce faire, le gouvernement propose dans son projet de loi de finance pour 2025, une réduction de 60 Md€ de son déficit en baissant de 30,6 Md€ la consommation publique, de 4 Md€ les transferts d’assurance (retraite et allocations chômage) et de 6,1 Md€ les transferts d’assistance (santé, prime d’activité). Ces réductions de dépenses s’accompagnent d’une augmentation de 19,3 Md€ des prélèvements. En 2025, le gouvernement dépensera 56,4 % du PIB (contre 56,8 % en 2024) et collectera des recettes à hauteur de 51,4 % du PIB (contre 50,7 % en 2024). Même s’il s’agit bien d’un budget visant à réduire la dette publique, l’approche poursuivie est doublement critiquable. Elle ne prévoit aucun engagement de moyen terme, alors que le désendettement se planifie sur plusieurs années, et elle privilégie des instruments affaiblissant la croissance et creusant les inégalités. Une autre politique de stabilisation de la dette publique serait-elle préférable ?

 

par  ,Professeur d’économie, Directeur de l’Observatoire Macro du CEPREMAP, Le Mans Université

,Professeur d’économie et chercheur à l’observatoire macro du CEPREMAP, Université Paris Dauphine – PSL

, Professeur d’économie et Directeur Scientifique de l’Observatoire Macro du Cepremap, Paris School of Economics – École d’économie de Paris

, Economiste à l’Observatoire de Macroéconomie, Cepremap

, Doctorante en macroéconomie au CEPREMAP, Chargée d’enseignement, Sciences Po dans « The Conversation » 

Première erreur : ne pas inscrire sa politique dans le temps

La note 2024-03 du Cepremap montre que des règles de consolidation budgétaire, engageant le gouvernement à réduire automatiquement ses dépenses tant que son endettement excède une valeur cible, dominent une succession d’annonces budgétaires annuelles répondant à l’urgence du moment sans vision d’ensemble et sans engagement pour l’avenir. Pour une baisse de 30 Md€/an de la consommation publique sur les quatre prochaines années, une règle annoncée sur un horizon pluriannuel permet de réduire le ratio dette/PIB de quatre points de plus qu’une politique annuelle répétée dans le temps mais qui n’est pas anticipée, c’est-à-dire survenant de façon discrétionnaire chaque année.

Pour un même montant d’économies budgétaires, mais cette fois portant sur les transferts aux ménages, une règle réduit le ratio dette sur PIB d’un point de plus qu’une politique à l’horizon annuel. Le projet de loi du gouvernement Barnier, présenté comme purement ponctuel, ne permet pas aux acteurs économiques d’amortir ces effets sur plusieurs périodes, d’y réagir par des décisions d’épargne ou d’offre de travail par exemple, et donc perdra en efficacité.

De plus, inscrire sa politique dans le temps via une règle permet aussi de réduire le risque de fortes hausses du ratio dette sur PIB. Pour une réduction de 30 Md€/an sur quatre années de la consommation publique, mais en l’absence de règle pluriannuelle, le ratio dette/PIB dépassera 128 % en cas de conjoncture défavorable, c’est-à-dire dans le quart le moins favorable des épisodes conjoncturels déjà observés entre 2000 et 2019. C’est 2 points de plus qu’en présence d’une règle pluriannuelle dans ces mêmes conditions conjoncturelles défavorables. Si ce même effort budgétaire porte sur les transferts aux ménages, cette même conjoncture défavorable n’élèvera le ratio dette sur PIB « qu’à » hauteur de 125 % en l’absence de règle, soit 2,6 points de plus qu’avec une règle.

Ces résultats indiquent que la question de l’horizon de la consolidation budgétaire et de sa programmation annoncée n’est pas une question secondaire mais qu’elle est en soi une condition de son efficacité : un budget annuel dépourvu d’engagements sur la poursuite des efforts restant à faire dans les années à venir est dominé par une stratégie pluriannuelle où les acteurs économiques, ménages et entreprises, peuvent anticiper et lisser dans le temps leurs adaptations.

Seconde erreur : un mauvais choix d’instrument

Au-delà de l’horizon de la consolidation, la note 2024-03 du Cepremap montre également que si l’instrument utilisé pour réduire la dette est le montant des transferts aux ménages (retraites, allocation chômage, santé, minima sociaux, etc.), alors le ratio dette sur PIB baissera plus fortement que si l’instrument est la consommation publique. Entre 2024 et 2027, la baisse du ratio dette sur PIB sera de – 4,9 points avec une baisse des transferts contre – 3,5 points avec une baisse de la consommation publique.

Pour réduire la dette, il est donc préférable de baisser les transferts aux ménages plutôt que la consommation publique. En effet, les réductions de consommation publique compriment à court terme la demande, ce qui ralentit la croissance et donc augmente le risque d’accroissement de la dette. A contrario, suite à une réduction des transferts, les ménages peuvent réduire leur épargne et donc amortir l’effet récessif de cette contraction des transferts. De plus, certains ménages peuvent travailler davantage pour compenser les pertes de revenus liés à la diminution des transferts. Ainsi, cette politique de consolidation budgétaire basée sur une réduction des transferts viendrait compenser partiellement certains déséquilibres français : une grande partie du faible revenu par habitant en France vient d’un trop faible taux d’emploi (le taux d’emploi est de 69 % en France contre 77,4 % en Allemagne), il serait encouragé, et le taux d’épargne n’a jamais été aussi élevé (17,1 % soit 1,7 point de plus que la moyenne de la zone euro), il serait réduit.

Enfin, si la consolidation budgétaire s’opère via une baisse de la consommation publique, il y aura plus d’une chance sur quatre que le ratio dette sur PIB dépasse 125 % en 2027, comme en l’absence d’effort budgétaire. Ce résultat souligne donc que la maîtrise de la dette est fortement incertaine si l’effort budgétaire porte sur la consommation publique. En revanche, si la consolidation budgétaire passe par une baisse des transferts aux ménages, le risque de fortes hausses de la dette publique en cas de mauvaise conjoncture est limité.

Alors qu’il ne faudrait pas trop les baisser, les dépenses de consommation publique représentent pourtant plus de 50 % de l’ajustement budgétaire prévu par le gouvernement Barnier. À l’inverse, dans ce projet, les réductions de transferts ne contribuent qu’à hauteur de 16,8 % de l’ajustement budgétaire, alors qu’elles devraient en être la composante majoritaire.

Contenir les inégalités pour éviter une instabilité politique

Les réductions uniformes des transferts aux ménages accroissent les inégalités car les plus modestes auront des difficultés à compenser leur baisse de revenu du fait de leur faible épargne et d’opportunités réduites d’emploi. Contenir les inégalités permet d’éviter une instabilité politique qui retirerait toute crédibilité à un programme de réduction de la dette publique qui nécessite des années d’efforts. La note 2024-01 du Cepremap montre que lorsque les transferts baissent, une réallocation en faveur des transferts d’assistance (RSA, minimum vieillesse, santé, etc.) et au détriment des transferts d’assurance (retraite, indemnités chômage) doit s’opérer.

La hausse des transferts d’assistance protège les ménages défavorisés en compensant les baisses de transferts d’assurance, alors que les transferts d’assurance perdus sont compensés par une hausse de l’offre de travail des plus aisés. En outre, les ménages défavorisés, ayant une épargne faible, voire nulle, consacreront ces hausses de revenus à consommer, donc à soutenir l’activité. Cette politique de réallocation des transferts en faveur des transferts d’assistance a donc également la vertu de soutenir la croissance et de contenir les inégalités, tout en réduisant les risques de fortes hausses du ratio dette sur PIB.

Alors qu’il faudrait fortement les baisser, les transferts d’assurance ne contribuent qu’à hauteur de 6,6 % de l’ajustement proposé par le gouvernement Barnier, avec en particulier le modeste report de 6 mois de l’indexation des retraites ne permettant d’économiser que 3,6 Md€ sur une année, soit seulement 6 % de l’ajustement budgétaire total. Rappelons à ce stade que 8 % des retraités vivent sous le seuil de pauvreté, contre 14 % pour le reste de la population et 20 % pour les moins de 20 ans et que le taux d’épargne des retraités est bien plus élevé que celui du reste de la population (25 % pour les plus de 70 ans, 11 % pour 40-49 ans). Au contraire, les transferts d’assistance qu’il faudrait augmenter pour accroître l’acceptabilité sociale de la consolidation budgétaire sont eux réduits par le gouvernement Barnier et représentent même 10,2 % de l’ajustement budgétaire.

Ne s’engageant pas dans le temps long nécessaire à la baisse de la dette, et utilisant des instruments budgétaires qui n’assurent ni la plus grande efficacité, ni l’acceptabilité de cette politique et donc la stabilité politique nécessaire à sa crédibilité, le projet de budget du gouvernement Barnier ne prend pas le meilleur chemin pour réduire la dette et limiter le risque d’une forte hausse de l’endettement public dans les années à venir.

Géopolitique-Sud global : un groupement de régimes douteux

Géopolitique-Sud global : un groupement de régimes douteux

Ce concept de « sud global » qui regroupe des pays en développement ne sert sans doute pas la démocratie libérale; en vérité le sud global la combat si l’on en juge par les pays qui la composent. Y a-t-il en effet de véritablement démocratique en Chine, en Russie, en Inde, en Iran, au Brésil, ou encore en Afrique du Sud. Des pays qui se sont plutôt mis du côté de la Russie contre l’Ukraine. En fait pour la plupart, l’occasion d’instrumentaliser le néocolonialisme ou l’impérialisme occidental pour justifier des régimes à la démocratie fragile, douteuse ou carrément autoritaire.

La plupart de ces pays ont en commun de justifier les atteintes à la démocratie pour maintenir leur propre unité nationale et leur régime autocratique voire leur dictature.

D’un point de vue idéologique, c’est l’illusion que la démocratie est néfaste au progrès et justifie ainsi des régimes autoritaires. Bref finalement la philosophie marxiste classique avec la dictature du prolétariat confisquée en réalité par des bandes claniques.( L’exemple de la Chine en particulier). Une philosophie également partagée par des courants religieux et dictatoriaux ( l’exemple plus caractéristique dans ce dernier domaine étant sans doute la Corée du Nord ou la Russie).La légitimité de la dictature s’appuie sur le fait que les masses ne sont pas prêtes à exercer la démocratie et que le progrès est mieux servi par une élite avancée !

Un front anti démocratique uni seulement par sa lutte contre l’impérialisme anti occidental qui permet de justifier les atteintes à la démocratie et le maintien dans une situation sociale délétère

 

 

Politique-Sud global : un groupement de régimes douteux contre la démocratie

Politique-Sud global : un groupement de régimes douteux  contre la démocratie

Ce concept de « sud global » qui regroupe des pays en développement ne sert sans doute pas la démocratie libérale; en vérité le sud global la combat si l’on en juge par les pays qui la composent. Y a-t-il en effet de véritablement démocratique en Chine, en Russie, en Inde, en Iran, au Brésil, ou encore en Afrique du Sud. Des pays qui se sont plutôt mis du côté de la Russie contre l’Ukraine. En fait pour la plupart, l’occasion d’instrumentaliser le néocolonialisme ou l’impérialisme occidental pour justifier des régimes à la démocratie fragile, douteuse ou carrément autoritaire.

La plupart de ces pays ont en commun de justifier les atteintes à la démocratie pour maintenir leur propre unité nationale et leur régime autocratique voire leur dictature.

D’un point de vue idéologique, c’est l’illusion que la démocratie est néfaste au progrès et justifie ainsi des régimes autoritaires. Bref finalement la philosophie marxiste classique avec la dictature du prolétariat confisquée en réalité par des bandes claniques.( L’exemple de la Chine en particulier). Une philosophie également partagée par des courants religieux et dictatoriaux ( l’exemple plus caractéristique dans ce dernier domaine étant sans doute la Corée du Nord ou la Russie).La légitimité de la dictature s’appuie sur le fait que les masses ne sont pas prêtes à exercer la démocratie et que le progrès est mieux servi par une élite avancée !

Un front anti démocratique uni seulement par sa lutte contre l’impérialisme anti occidental qui permet de justifier les atteintes à la démocratie et le maintien dans une situation sociale délétère

 

 

Sud global : un groupement de régimes douteux contre la démocratie occidentale

Sud global : un groupement de régimes douteux  contre la démocratie occidentale

Ce concept de « sud global »qui regroupe des pays en développement ne sert sans doute pas la démocratie libérale; en vérité le sud global la combat si l’on en juge par les pays qui la composent. Y a-t-il en effet de véritablement démocratique en Chine, en Russie, en Inde, en Iran, au Brésil, ou encore en Afrique du Sud. Des pays qui se sont plutôt mis du côté de la Russie contre l’Ukraine. En fait pour la plupart, l’occasion d’instrumentaliser le néocolonialisme ou l’impérialisme occidental pour justifier des régimes à la démocratie fragile, douteuse ou carrément autoritaire.

La plupart de ces pays ont en commun de justifier les atteintes à la démocratie pour maintenir leur propre unité nationale et leur régime autocratique voire leur dictature.

D’un point de vue idéologique, c’est l’illusion que la démocratie est néfaste au progrès et justifie ainsi des régimes autoritaires. Bref finalement la philosophie marxiste classique avec la dictature du prolétariat confisquée en réalité par des bandes claniques.( L’exemple de la Chine en particulier). Une philosophie également partagée par des courants religieux et dictatoriaux ( l’exemple plus caractéristique dans ce dernier domaine étant sans doute la Corée du Nord ou la Russie).La légitimité de la dictature s’appuie sur le fait que les masses ne sont pas prêtes à exercer la démocratie et que le progrès est mieux servi par une élite avancée !

Un front anti démocratique uni seulement par sa lutte contre l’impérialisme anti occidental qui permet de justifier les atteintes à la démocratie et le maintien dans une situation sociale délétère

 

 

Politique–Sud global : un groupement de régimes douteux et-ou illibéraux contre la démocratie occidentale

Politique–Sud global : un groupement de régimes douteux et-ou illibéraux contre la démocratie occidentale

Ce concept de « sud global »qui regroupe des pays en développement ne sert sans doute pas la démocratie libérale; en vérité le sud global la combat si l’on en juge par les pays qui la composent. Y a-t-il en effet de véritablement démocratique en Chine, en Russie, en Inde, en Iran, au Brésil, ou encore en Afrique du Sud. Des pays qui se sont plutôt mis du côté de la Russie contre l’Ukraine. En fait pour la plupart l’occasion d’instrumentaliser le néocolonialisme ou l’impérialisme occidental pour justifier des régimes à la démocratie fragile, douteuse ou carrément autoritaire.

La plupart de ces pays ont en commun de justifier les atteintes à la démocratie pour maintenir leur propre unité nationale et leur régime autocratique voire leur dictature.

D’un point de vue idéologique, c’est l’illusion que la démocratie est néfaste au progrès et justifie ainsi des régimes autoritaires. Bref finalement la philosophie marxiste classique avec la dictature du prolétariat confisquée en réalité par des bandes claniques.( L’exemple de la Chine en particulier). Une philosophie également partagée par des courants religieux et dictatoriaux ( l’exemple plus caractéristique dans ce dernier domaine étant sans doute la Corée du Nord ou la Russie).La légitimité de la dictature s’appuie sur le fait que les masses ne sont pas prêtes à exercer la démocratie et que le progrès est mieux servi par une élite avancée !

Un front anti démocratique uni seulement par sa lutte contre l’impérialisme anti occidental qui permet de justifier les atteintes à la démocratie et le maintien dans une situation sociale délétère

 

 

« Sud global » : un groupement de régimes douteux illibéraux contre la démocratie occidentale

Sud global : un groupement de régimes douteux illibéraux contre la démocratie occidentale

Ce concept de « sud global »qui regroupe des pays en développement ne sert sans doute pas la démocratie libérale; en vérité le sud global la  combat si l’on en juge par les pays qui la composent. Y a-t-il en effet de véritablement démocratique en Chine, en Russie, en Inde, en Iran, au Brésil, ou encore en Afrique du Sud. Des pays qui se sont plutôt mis du côté de la Russie contre l’Ukraine. En fait pour la plupart l’occasion d’instrumentaliser le néocolonialisme ou l’impérialisme occidental pour justifier des régimes à la démocratie fragile, douteuse ou carrément autoritaire.

La plupart de ces pays ont en commun de justifier les atteintes à la démocratie pour maintenir leur propre unité nationale et leur régime autocratique voire leur dictature.

D’un point de vue idéologique, c’est l’illusion que la démocratie est néfaste au progrès et justifie ainsi des régimes autoritaires. Bref finalement la philosophie marxiste classique avec la dictature du prolétariat confisquée en réalité par des bandes claniques.( L’exemple de la Chine en particulier). Une philosophie également partagée par des courants religieux et dictatoriaux ( l’exemple plus caractéristique dans ce dernier domaine étant sans doute la Corée du Nord ou la Russie).

Un front anti démocratique uni seulement par sa lutte contre l’impérialisme anti occidental qui permet de justifier les atteintes à la démocratie et le maintien dans une situation sociale délétère

 

 

Sud global : un groupement de régimes douteux illibéraux contre la démocratie occidentale

Sud global : un groupement de régimes douteux illibéraux contre la démocratie occidentale

Ce concept de « sud global »qui regroupe des pays en développement ne sert sans doute pas la démocratie libérale; en vérité le sud global la  combat si l’on en juge par les pays qui la composent. Y a-t-il en effet de véritablement démocratique en Chine, en Russie, en Inde, en Iran, au Brésil, ou encore en Afrique du Sud. Des pays qui se sont plutôt mis du côté de la Russie contre l’Ukraine. En fait pour la plupart l’occasion d’instrumentaliser le néocolonialisme ou l’impérialisme occidental pour justifier des régimes à la démocratie fragile, douteuse ou carrément autoritaire.

La plupart de ces pays ont en commun de justifier les atteintes à la démocratie pour maintenir leur propre unité nationale et leur régime autocratique voire leur dictature.

D’un point de vue idéologique, c’est l’illusion que la démocratie est néfaste au progrès et justifie ainsi des régimes autoritaires. Bref finalement la philosophie marxiste classique avec la dictature du prolétariat confisquée en réalité par des bandes claniques.( L’exemple de la Chine en particulier). Une philosophie également partagée par des courants religieux et dictatoriaux ( l’exemple plus caractéristique dans ce dernier domaine étant sans doute la Corée du Nord ou la Russie).

Un front anti démocratique uni seulement par sa lutte contre l’impérialisme anti occidental qui permet de justifier les atteintes à la démocratie et le maintien dans une situation sociale délétère

 

 

Produits alimentaires : un « Made in France » douteux

Produits alimentaires : un « Made in  France » douteux

 

Le «Made in France» étant vendeur, certains industriels n’hésitent donc plus à détourner les codes et entretenir une confusion pour faire vendre leurs denrées, souvent produites hors des frontières de l’Hexagone. C’est ce qu’on appelle le «French washing», ou franco-lavage.

Selon une étude du Centre de Recherches pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) , à la question « lorsque vous faites vos achats est-ce que le critère ‘fabriqué en France’ est important pour vous ? », 75% des personnes interrogées répondent oui.

« De grandes marques, des marques de distributeurs mais aussi bio mettent en avant le ‘made in France’ pour des aliments qui ne contiennent parfois pas le moindre ingrédient français  », déplore l’ONG, alors que 91% des consommateurs se disent prêts à payer plus pour consommer des produits fabriqués en France.

Selon Karine Jacquemart, de Foodwatch, « rien ne contraint les fabricants à indiquer la vérité sur l’origine des ingrédients qui composent les aliments », à l’exception de la viande et du lait dans les plats préparés « L’ambiguïté profite clairement aux industriels qui désinforment les consommateurs » à coup de logos bleu-blanc-rouge, dénonce-t-elle.

FoodWatch pointe une liste de glissements sur les étiquettes : des cornichons « conditionnés en France » qui viennent d’Inde, une tarte aux framboises Carrefour « cuisinée en France », avec des fruits de Serbie et d’Amérique du sud. Ou des lardons Madrange arborant une rosette tricolore et la mention « fabriqué en France » qui ne signifient pas pour autant que le porc -étiqueté UE- est français.

Pour Pascale Hebel, le marketing des entreprises est « rarement complètement mensonger », pour éviter les sanctions. Mais elle confirme « la forte demande de produits français ou régionaux » par les consommateurs.

Selon elle, ce réflexe s’explique d’abord par « une volonté de défendre l’emploi français », surtout en période de crise. Trois autres critères s’ajoutent à cet objectif. D’abord, la crise agricole, avec des consommateurs qui ont pris conscience d’une agriculture traditionnelle qui disparaît et veulent la soutenir . Puis des raisons environnementales, l’achat local permettant d’économiser du transport. Et enfin les peurs alimentaires, qui « jouent aussi beaucoup » après des scandales récents.

Bien souvent, la présence d’un drapeau français ou l’emploi des couleurs tricolores est un signe annonciateur de tromperie potentielle. les industriels ont  recours à des clichés comme un coq, une image vintage, une carte de France pour entretenir la confusion. Des expressions telles que «Fabriqué en France»«Élaboré en France» ou «Conditionné en France» permettent également d’entretenir l’ambiguïté pour le consommateur. En réalité, une seule partie de la production est réalisée dans l’Hexagone. Derrière ces jolis emballages, bien souvent, si le produit est conditionné et emballé en France, les ingrédients sont d’origine étrangère.

Alimentation : un « Made in France » douteux

Alimentation : un « Made in  France » douteux

 

Le «Made in France» étant vendeur, certains industriels n’hésitent donc plus à détourner les codes et entretenir une confusion pour faire vendre leurs denrées, souvent produites hors des frontières de l’Hexagone. C’est ce qu’on appelle le «French washing», ou franco-lavage.

Selon une étude du Centre de Recherches pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) , à la question « lorsque vous faites vos achats est-ce que le critère ‘fabriqué en France’ est important pour vous ? », 75% des personnes interrogées répondent oui.

« De grandes marques, des marques de distributeurs mais aussi bio mettent en avant le ‘made in France’ pour des aliments qui ne contiennent parfois pas le moindre ingrédient français  », déplore l’ONG, alors que 91% des consommateurs se disent prêts à payer plus pour consommer des produits fabriqués en France.

Selon Karine Jacquemart, de Foodwatch, « rien ne contraint les fabricants à indiquer la vérité sur l’origine des ingrédients qui composent les aliments », à l’exception de la viande et du lait dans les plats préparés « L’ambiguïté profite clairement aux industriels qui désinforment les consommateurs » à coup de logos bleu-blanc-rouge, dénonce-t-elle.

FoodWatch pointe une liste de glissements sur les étiquettes : des cornichons « conditionnés en France » qui viennent d’Inde, une tarte aux framboises Carrefour « cuisinée en France », avec des fruits de Serbie et d’Amérique du sud. Ou des lardons Madrange arborant une rosette tricolore et la mention « fabriqué en France » qui ne signifient pas pour autant que le porc -étiqueté UE- est français.

Pour Pascale Hebel, le marketing des entreprises est « rarement complètement mensonger », pour éviter les sanctions. Mais elle confirme « la forte demande de produits français ou régionaux » par les consommateurs.

Selon elle, ce réflexe s’explique d’abord par « une volonté de défendre l’emploi français », surtout en période de crise. Trois autres critères s’ajoutent à cet objectif. D’abord, la crise agricole, avec des consommateurs qui ont pris conscience d’une agriculture traditionnelle qui disparaît et veulent la soutenir . Puis des raisons environnementales, l’achat local permettant d’économiser du transport. Et enfin les peurs alimentaires, qui « jouent aussi beaucoup » après des scandales récents.

Bien souvent, la présence d’un drapeau français ou l’emploi des couleurs tricolores est un signe annonciateur de tromperie potentielle. les industriels ont  recours à des clichés comme un coq, une image vintage, une carte de France pour entretenir la confusion. Des expressions telles que «Fabriqué en France»«Élaboré en France» ou «Conditionné en France» permettent également d’entretenir l’ambiguïté pour le consommateur. En réalité, une seule partie de la production est réalisée dans l’Hexagone. Derrière ces jolis emballages, bien souvent, si le produit est conditionné et emballé en France, les ingrédients sont d’origine étrangère.

Alimentaire : le « made in France  » douteux !!!

 

 

Le «Made in France» étant vendeur, certains industriels n’hésitent donc plus à détourner les codes et entretenir une confusion pour faire vendre leurs denrées, souvent produites hors des frontières de l’Hexagone. C’est ce qu’on appelle le «French washing», ou franco-lavage.

Selon une étude du Centre de Recherches pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) , à la question « lorsque vous faites vos achats est-ce que le critère ‘fabriqué en France’ est important pour vous ? », 75% des personnes interrogées répondent oui.

« De grandes marques, des marques de distributeurs mais aussi bio mettent en avant le ‘made in France’ pour des aliments qui ne contiennent parfois pas le moindre ingrédient français  », déplore l’ONG, alors que 91% des consommateurs se disent prêts à payer plus pour consommer des produits fabriqués en France.

Selon Karine Jacquemart, de Foodwatch, « rien ne contraint les fabricants à indiquer la vérité sur l’origine des ingrédients qui composent les aliments », à l’exception de la viande et du lait dans les plats préparés « L’ambiguïté profite clairement aux industriels qui désinforment les consommateurs » à coup de logos bleu-blanc-rouge, dénonce-t-elle.

FoodWatch pointe une liste de glissements sur les étiquettes : des cornichons « conditionnés en France » qui viennent d’Inde, une tarte aux framboises Carrefour « cuisinée en France », avec des fruits de Serbie et d’Amérique du sud. Ou des lardons Madrange arborant une rosette tricolore et la mention « fabriqué en France » qui ne signifient pas pour autant que le porc -étiqueté UE- est français.

Pour Pascale Hebel, le marketing des entreprises est « rarement complètement mensonger », pour éviter les sanctions. Mais elle confirme « la forte demande de produits français ou régionaux » par les consommateurs.

Selon elle, ce réflexe s’explique d’abord par « une volonté de défendre l’emploi français », surtout en période de crise. Trois autres critères s’ajoutent à cet objectif. D’abord, la crise agricole, avec des consommateurs qui ont pris conscience d’une agriculture traditionnelle qui disparaît et veulent la soutenir . Puis des raisons environnementales, l’achat local permettant d’économiser du transport. Et enfin les peurs alimentaires, qui « jouent aussi beaucoup » après des scandales récents.

Bien souvent, la présence d’un drapeau français ou l’emploi des couleurs tricolores est un signe annonciateur de tromperie potentielle. les industriels ont  recours à des clichés comme un coq, une image vintage, une carte de France pour entretenir la confusion. Des expressions telles que «Fabriqué en France»«Élaboré en France» ou «Conditionné en France» permettent également d’entretenir l’ambiguïté pour le consommateur. En réalité, une seule partie de la production est réalisée dans l’Hexagone. Derrière ces jolis emballages, bien souvent, si le produit est conditionné et emballé en France, les ingrédients sont d’origine étrangère.

Inclusion : un concept douteux ?

Inclusion : un concept douteux ?

Une nouvelle sémantique s’impose peu à peu pour qualifier notre société, ses valeurs et ses aspirations. Dans la rhétorique politico-managériale des institutions et des entreprises, une notion a ainsi fait florès: l’inclusion. Elle sert de plus en plus à exprimer les engagements des organisations en matière de responsabilité sociale. Tout désormais doit être inclusif. Chacun est invité à cocher la case s’il veut rester fréquentable et souscrire à un futur désirable.

par incent Lamkin, associé-fondateur de Comfluence Groupe, co-président d’Opinion Valley dans l’Opinion

Un article intéressant qui peut se discuter mais qui pose la question du remplacement de l’intégration par l’inclusion NDLR

L’inclusion ne saurait pourtant se définir par une simple négation sympathique à laquelle nous ne pouvons tous que souscrire : n’exclure personne. C’est un concept politique, qui agit sur les structures profondes de notre Etat-Nation, sous l’effet d’activismes organisés, et dont l’usage inconséquent est symptomatique des égarements ou de la légèreté de notre époque.

L’inclusion repose sur l’expression d’un droit à la différence. Elle fonctionne selon un mécanisme de revendication et de reconnaissance identitaires par lequel chacun a la possibilité de tester les limites d’un système, à la manière dont un enfant teste les limites.

Méritocratie. C’est au nom de l’inclusion que nos institutions ont tiré vers le bas, avec le succès que l’on sait, le système scolaire français, mettant à mal la méritocratie républicaine pour creuser, in fine, les inégalités que celle-ci prétend combler.

Il est éminemment déstructurant d’inviter chacun à revendiquer sa différence comme irréductible et à l’ériger en identité sociale.

C’est au nom de l’inclusion que nous avons perverti notre modèle d’intégration à la française, ouvrant la voie à la cancel culture ou, à l’opposé, à l’enfermement nationaliste. Dans sa célèbre conférence de 1882, Ernest Renan se fit le laudateur d’une conception contractuelle de la nation française à laquelle nous devons rester attachés. Le traumatisme de la guerre de 1870 était alors vivace, et ce célèbre texte, Qu’est-ce qu’une nation ?, opposait un idéal français à l’approche essentialiste de la nation allemande. La IIIe République, dont nous est resté l’image d’Epinal des hussards noirs, voua un culte à la fabrique de ce ciment national : la République, une et indivisible, dans sa blouse grise…

En tant que concept politique et philosophique, l’inclusion compromet l’altérité inhérente à notre pacte républicain. Dans celui-ci, c’est l’abolition des différences dans un cadre commun qui fonde le vivre ensemble et l’égalité. « Un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui », dirait Sartre…

Il est éminemment déstructurant d’inviter chacun à revendiquer sa différence comme irréductible et à l’ériger en identité sociale. In fine, chacun sa norme, dans un ensemble de plus en plus insoluble. Narcisse ne se mélange pas…

Sédition. Avec ce type de concession, anodine en apparence, ce n’est plus l’individu qui rend des comptes à la société et s’y conforme, c’est la société qui rend des comptes à l’individu. Cette sédition nous étant vendue comme « quête de sens » et appel à réparation, on s’incline. En renversant la logique démocratique, nous avons favorisé l’expression d’une société divisée. On nous la vend inclusive et bienpensante. Elle n’a jamais autant été cynique et individualiste.

Sous cet angle, comprenons que le concept d’inclusion sera de plus en plus, dans l’entreprise, l’arme de séduction passive du wokisme, comme l’a illustré Anne de Guigné dans son essai Le capitalisme woke, et l’arme de destruction massive du citoyen, car il sera une machine à produire du « sujet-roi ».

Ce tour de passe-passe a pu s’opérer car l’inclusion est un mot-valise et fourre-tout, un concept en creux, né de la culpabilisation inhérente à la déconstruction, et qui se définit à partir de ce que chacun a envie d’y mettre.

Sous ce vocable, ont été ralliées indûment, par erreur ou par pur calcul, des revendications essentielles. Ainsi du combat pour l’égalité hommes-femmes, qui repose sur l’indifférenciation et la neutralisation des différences (et dans lequel l’écriture inclusive n’a rien à faire). De même, en ce qui concerne l’intégration des personnes handicapées dans la société, à l’école ou au travail. L’enjeu est bien de ne pas assigner à résidence un handicapé dans cette identité, mais de la prendre en compte pour lutter contre les inégalités générées par la stigmatisation des différences.

Scandée à la façon des précieuses ridicules, l’inclusion est entrée dans la logorrhée des organisations, complices malgré elles d’un concept dont elles mésestiment le sens profond et les dérives intrinsèques
Scandée à la façon des précieuses ridicules, l’inclusion est entrée dans la logorrhée des organisations, complices malgré elles d’un concept dont elles mésestiment le sens profond et les dérives intrinsèques.

Limites. Certains rétorqueront que ces nuances sont byzantines et que tout cela est jouer sur les mots, que ceux qui utilisent de bonne foi et avec de bonnes intentions ce terme ne sont pas des anti-républicains. Certes ! Sauf que la réalité de notre société démontre que le sens profond et toxique de ce concept est à l’œuvre. En prendre conscience et avoir le courage de poser des limites, c’est aussi une responsabilité sociale à assumer.

Que reste-t-il d’une approche contractualiste de la nation quand ce qui divise devient plus essentiel que le peu restant pour unir et nous obliger les uns envers les autres ?

Le sentiment de désagrégation du fameux « vivre ensemble » (formule qui sent bon le sable mouvant du socialisme des années 1980) est à la mesure des fractures multiples qui traversent notre pays. La société française, combien de divisions ?

Vincent Lamkin est associé-fondateur de Comfluence Groupe, co-président d’Opinion Valley.

Croissance verte : un concept douteux ?

Croissance verte : un concept douteux ?


Pour son discours sur l’état de l’Union Européenne la semaine dernière, Ursula von der Leyen, cheffe de la Commission européenne, n’a pas dévié de sa ligne habituelle. Décrivant sa vision d’une Europe économiquement dynamique et durable à l’ère du changement climatique, elle a appelé l’UE à accélérer le développement du secteur des technologies propres, « de l’éolien à l’acier, des batteries aux véhicules électriques ». « En ce qui concerne le Green Deal européen, nous nous en tenons à notre stratégie de croissance », a-t-elle conclu. Rien de très révolutionnaire, en somme. La notion de croissance verte, c’est-à-dire l’idée que les objectifs environnementaux peuvent être alignés sur une croissance économique continue – reste l’orthodoxie économique commune à de grandes institutions telles que la Banque mondiale et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

par

Ivan Savin
Associate Professor of Business Analytics at ESCP Business School, Madrid campus & Research Fellow at ICTA-UAB, ESCP Business School

Lewis King
Lecturer in climate policy and green economics, Universitat Autònoma de Barcelona dans the conversation

L’OCDE a quant à elle promis de « renforcer leurs efforts pour poursuivre des stratégies de croissance verte […], en reconnaissant que la croissance verte et la croissance peuvent aller de pair », tandis que la Banque mondiale a appelé à une « croissance verte inclusive » où « l’écologisation de la croissance est nécessaire, efficace et abordable ».

Dans son Green Deal européen, l’UE a défini la croissance verte comme « une base pour soutenir les niveaux d’emploi et garantir les ressources nécessaires à l’augmentation du bien-être public […] en transformant la production et la consommation de manière à concilier l’augmentation du PIB avec les limites environnementales. »
En dépit de ce consensus au niveau des organisations, notre nouvelle enquête menée auprès de près de 800 chercheurs en politique du Climat du monde entier révèle, elle, un scepticisme généralisé à l’égard de ce concept de croissance verte dans les pays à revenu élevé, avec notamment de plus en plus d’ouvrages affirmant que ce principe n’est ni viable ni souhaitable. Au lieu de cela, d’autres paradigmes post-croissance, dont la « décroissance » et l’« acroissance » ( agrowth en Anglais ) gagnent du terrain.

La « Décroissance » est une école de pensée proposant une réduction planifiée de la consommation matérielle dans les pays riches afin de créer des sociétés plus durables et plus équitables. De leur côté, les partisans de « l’acroissance » choisissent d’adopter une vision neutre de la croissance économique, et de se concentrer sur la réalisation de la durabilité indépendamment des fluctuations du PIB.

Pour résumer, les deux positions se montrent donc sceptiques à l’égard du paradigme prédominant de la « croissance verte », la décroissance représentant cependant une vision plus critique de la croissance économique.

Une grande partie du débat porte sur le concept de « découplage » (decoupling en anglais), c’est-à-dire sur la question de savoir si l’économie peut croître sans que la dégradation de l’environnement ou les émissions de gaz à effet de serre n’augmentent en conséquence. Il s’agit d’une rupture du lien historique entre la croissance du PIB et ses effets néfastes sur l’environnement. Pour que la croissance verte soit réussie, il faut un découplage absolu plutôt relatif. En d’autres termes, les émissions doivent diminuer au cours de la croissance économique, et non simplement croître plus lentement.

Les partisans de la croissance verte affirment que le découplage absolu est réalisable à long terme, bien que les avis soient partagés sur la question de savoir si la croissance économique sera affectée à court terme. Les partisans de la décroissance critiquent le fait que le découplage absolu est réalisable à l’échelle mondiale et peut être atteint au rythme rapide requis pour rester dans les limites des objectifs de l’Accord de Paris. Une étude récente a révélé que les taux actuels de découplage dans les pays à revenu élevé sont loin d’être suffisants pour limiter le réchauffement de la planète à un niveau nettement inférieur à 2 °C, comme le prévoit l’accord de Paris.

La position des partisans de l’accroissance se traduit elle par des points de vue plus mitigés et intermédiaires sur le débat sur le découplage. Certains affirment que le découplage est potentiellement plausible avec les bonnes politiques, mais qu’il faut se concentrer sur les politiques plutôt que sur les objectifs, car cela revient à confondre les moyens et les fins. D’autres soutiennent que le débat est largement hors de propos car le PIB est un mauvais indicateur du progrès sociétal – il existe à cet égard un « paradoxe du PIB » s’étonnant du fait que l’indicateur continue d’être dominant en économie et en politique malgré ses défaillances largement reconnues.

Poltique- BRICS : Un ensemble douteux pas très démocratique

Poltique- BRICS : Un ensemble douteux pas très démocratique

Près de 22 ans après leur création, les Brics accueillent six nouveaux membres : l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Egypte, l’Iran, l’Ethiopie et l’Argentine. L’élargissement devrait se poursuivre dans les prochains mois créant un bloc suffisamment puissant pour peser sur la géopolitique internationale et faire valoir les intérêts des pays émergents dans l’économie mondiale.Pour la plupart des membres ds BRICs, des pays pas très démocratiques qui s’unissent autant pour des motifs économiques que pour conforter leur régime autoritaire voire dictatorial.

Le politologue Zaki Laïdi analyse, dans une tribune au « Monde », ce qui unit et ce qui divise le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, réunis en sommet à Johannesburg, en Afrique du Sud, à partir de ce mardi 22 août. Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Johannesburg, en Afrique du Sud, à partir de ce mardi 22 août et jusqu’au jeudi 24 août, alors que la guerre en Ukraine fait rage, exprime une identité collective dont certaines revendications ne sauraient être ignorées, mais dont les non-dits ou les omissions délibérées ne sauraient nous échapper. Dans un monde de moins en moins multilatéral, mais de plus en plus transactionnel, l’Europe doit garder son calme tout en ayant les yeux bien ouverts.

Les BRICS sont nés à la faveur de la guerre en Irak, sous l’impulsion du Brésil, en 2003, révulsés comme tant d’autres par l’intervention américaine. Ils expriment une identité politique qui perdure depuis la conférence de Bandung (Indonésie) en 1955, celle de pays soucieux de s’émanciper de la tutelle occidentale et qui ne veulent surtout pas que l’agenda mondial soit capté ou déterminé par les seuls pays du G7. D’autant plus que leur poids économique s’est affermi et qu’il s’agit, de par leur démographie, du groupe le plus important de la planète.

Aujourd’hui, près de vingt pays, et non des moindres, demandent à rejoindre les BRICS, et soixante-dix-sept pays ont été invités. Les BRICS sont le porte-voix d’un monde non occidental qui se cherche, qui veut exister par lui-même sans pour autant aliéner la souveraineté de chacun de ses membres.

C’est leur force et leur faiblesse. Ils sont tous d’accord pour condamner les empiètements occidentaux. Mais ils ne sont nullement disposés à partager leur pouvoir. Les BRICS ne sont donc pas une alliance, mais une coalition souple d’Etats au souverainisme sourcilleux.

Chez eux, on ne parle donc pas de droits de l’homme, de corruption ou de démocratie. C’est en cela que réside, pour beaucoup de pays, l’attractivité de cette coalition.

Les BRICS expriment les revendications de pays qui veulent parler de transition énergétique, de changement climatique, de désendettement et qui s’inquiètent du fait que le financement de la reconstruction de l’Ukraine les prive de ressources financières auxquelles ils auraient légitimement droit. Dans l’affaire ukrainienne, les discussions parfois serrées que les Européens ont pu avoir avec le Sud portaient moins sur la qualification de l’agression russe que sur la place jugée trop importante donnée à ce sujet par l’Occident.

La place des pays du BRICS dans l’économie mondiale

Cette place a fortement progressé durant la première décennie du xxie siècle, passant de 16 % du PIB mondial en 2001, à 27 % en 20118. Cette année-là, le PIB nominal cumulé des BRICS s’élève à 11 221 milliards de dollars.

En 2014, les BRICS affichent un PIB nominal cumulé de plus de 14 000 milliards10, soit pratiquement autant que celui des 28 pays de l’Union européenne réunis (18 874) et proche de celui des États-Unis (17 528). Selon des estimations de 2014, les BRICS seraient à l’origine de plus de 50 % de la croissance économique mondiale au cours des dix années précédentes11.

En 2023, le bloc des BRICS contribue à 31,5 % du PIB mondial, dépassant pour la première fois la part du G7 (30,7 % du PIB mondial).

BRICS : Un ensemble douteux

BRICS : Un ensemble douteux

Près de 22 ans après leur création, les Brics accueillent six nouveaux membres : l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Egypte, l’Iran, l’Ethiopie et l’Argentine. L’élargissement devrait se poursuivre dans les prochains mois créant un bloc suffisamment puissant pour peser sur la géopolitique internationale et faire valoir les intérêts des pays émergents dans l’économie mondiale.Pour la plupart des membres ds BRICs, des pays pas très démocratiques qui s’unissent autant pour des motifs économiques que pour conforter leur régime autoritaire voire dictatorial.

Le politologue Zaki Laïdi analyse, dans une tribune au « Monde », ce qui unit et ce qui divise le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, réunis en sommet à Johannesburg, en Afrique du Sud, à partir de ce mardi 22 août. Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Johannesburg, en Afrique du Sud, à partir de ce mardi 22 août et jusqu’au jeudi 24 août, alors que la guerre en Ukraine fait rage, exprime une identité collective dont certaines revendications ne sauraient être ignorées, mais dont les non-dits ou les omissions délibérées ne sauraient nous échapper. Dans un monde de moins en moins multilatéral, mais de plus en plus transactionnel, l’Europe doit garder son calme tout en ayant les yeux bien ouverts.

Les BRICS sont nés à la faveur de la guerre en Irak, sous l’impulsion du Brésil, en 2003, révulsés comme tant d’autres par l’intervention américaine. Ils expriment une identité politique qui perdure depuis la conférence de Bandung (Indonésie) en 1955, celle de pays soucieux de s’émanciper de la tutelle occidentale et qui ne veulent surtout pas que l’agenda mondial soit capté ou déterminé par les seuls pays du G7. D’autant plus que leur poids économique s’est affermi et qu’il s’agit, de par leur démographie, du groupe le plus important de la planète.

Aujourd’hui, près de vingt pays, et non des moindres, demandent à rejoindre les BRICS, et soixante-dix-sept pays ont été invités. Les BRICS sont le porte-voix d’un monde non occidental qui se cherche, qui veut exister par lui-même sans pour autant aliéner la souveraineté de chacun de ses membres.

C’est leur force et leur faiblesse. Ils sont tous d’accord pour condamner les empiètements occidentaux. Mais ils ne sont nullement disposés à partager leur pouvoir. Les BRICS ne sont donc pas une alliance, mais une coalition souple d’Etats au souverainisme sourcilleux.

Chez eux, on ne parle donc pas de droits de l’homme, de corruption ou de démocratie. C’est en cela que réside, pour beaucoup de pays, l’attractivité de cette coalition.

Les BRICS expriment les revendications de pays qui veulent parler de transition énergétique, de changement climatique, de désendettement et qui s’inquiètent du fait que le financement de la reconstruction de l’Ukraine les prive de ressources financières auxquelles ils auraient légitimement droit. Dans l’affaire ukrainienne, les discussions parfois serrées que les Européens ont pu avoir avec le Sud portaient moins sur la qualification de l’agression russe que sur la place jugée trop importante donnée à ce sujet par l’Occident.

La place des pays du BRICS dans l’économie mondiale

Cette place a fortement progressé durant la première décennie du xxie siècle, passant de 16 % du PIB mondial en 2001, à 27 % en 20118. Cette année-là, le PIB nominal cumulé des BRICS s’élève à 11 221 milliards de dollars.

En 2014, les BRICS affichent un PIB nominal cumulé de plus de 14 000 milliards10, soit pratiquement autant que celui des 28 pays de l’Union européenne réunis (18 874) et proche de celui des États-Unis (17 528). Selon des estimations de 2014, les BRICS seraient à l’origine de plus de 50 % de la croissance économique mondiale au cours des dix années précédentes11.

En 2023, le bloc des BRICS contribue à 31,5 % du PIB mondial, dépassant pour la première fois la part du G7 (30,7 % du PIB mondial).

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol