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Environnement- le double enterrement par EELV

Environnement- le double enterrement par EELV

Europe écologie les Verts avec un score anecdotique de 5 % ou le double enterrement.

Paradoxalement la cause environnementale aura presque disparu de la campagne électorale présidentielle française. En cause, sans doute d’abord la crise en Ukraine qui va remettre au centre des préoccupations la compétitivité souvent au détriment de la qualité de l’environnement. En outre, une crise qui va durer peut-être des mois et même des années avec des effets négatifs sur l’inflation et plus généralement sur l’environnement. Non seulement la croissance sera remise en question au plan mondial mais son contenu productiviste et gaspilleur sera encouragé pour  compenser la hausse des coûts.

Mais il s’agit d’un double enterrement, celui évoqué par la guerre menée par la Russie mais tout autant sans doute par l’incohérence totale du parti Europe écologie les Verts qui a démontré toutes ses limites et ses contradictions et d’une certaine manière a largement discrédité la cause environnementale. La plupart des dirigeants d’Europe écologie les Verts sont d’ailleurs plus proches politiquement des communistes ou  de Mélenchon que d’un parti réellement écolo. Et ne parlons pas des délires des gauchistes de culture woke; Sandrine Rousseau illustrant jusqu’à la caricature l’extrémisme d’Europe écologie les Verts dans tous les domaines : économique, écologique, social et sociétal. On objectera que chaque parti  a ses  fous ; exemples:  Morano pour les républicains, Ségolène Royal pour le parti socialiste ou encore Taubira pour la gauche bobo. N’empêche qu’avec un score d’environ 5 % le représentant politique des écolos renvoie la cause environnementale à beaucoup plus tard : au moins cinq ans sinon plus! Heureusement cette cause est sans doute mieux servie par des écologistes indépendants des doctrines extrémistes gauchistes.

Environnement- Europe écologie les Verts: Un double enterrement

Environnement- Europe écologie les Verts: Un double enterrement

Europe écologie les Verts avec un score anecdotique de 5 % ou le double enterrement.

Paradoxalement la cause environnementale aura presque disparu de la campagne électorale présidentielle française. En cause, sans doute d’abord la crise en Ukraine qui va remettre au centre des préoccupations la compétitivité souvent au détriment de la qualité de l’environnement. En outre, une crise qui va durer peut-être des mois et même des années avec des effets négatifs sur l’inflation et plus généralement sur l’environnement. Non seulement la croissance sera remise en question au plan mondial mais son contenu productiviste et gaspilleur sera encouragé pour  compenser la hausse des coûts.

Mais il s’agit d’un double enterrement, celui évoqué par la guerre menée par la Russie mais tout autant sans doute par l’incohérence totale du parti Europe écologie les Verts qui a démontré toutes ses limites et ses contradictions et d’une certaine manière a largement discrédité la cause environnementale. La plupart des dirigeants d’Europe écologie les Verts sont d’ailleurs plus proches politiquement des communistes ou  de Mélenchon que d’un parti réellement écolo. Et ne parlons pas des délires des gauchistes de culture woke; Sandrine Rousseau illustrant jusqu’à la caricature l’extrémisme d’Europe écologie les Verts dans tous les domaines : économique, écologique, social et sociétal. On objectera que chaque partie assez folle ( ou ses) exemples Morano pour les républicains, Ségolène Royal pour le parti socialiste ou encore Taubira pour la gauche bobo. N’empêche qu’avec un score d’environ 5 % le représentant politique des écolos renvoie la cause environnementale à beaucoup plus tard : au moins cinq ans sinon plus! Heureusement cette cause est sans doute mieux servie par des écologistes indépendants des doctrines extrémistes gauchistes

Europe écologie les Verts: Un double enterrement

Europe écologie les Verts: Un double enterrement

Europe écologie les Verts avec un score anecdotique de 5 % ou le double enterrement.

Paradoxalement la cause environnementale aura presque disparu de la campagne électorale présidentielle française. En cause, sans doute d’abord la crise en Ukraine qui va remettre au centre des préoccupations la compétitivité souvent au détriment de la qualité de l’environnement. En outre, une crise qui va durer peut-être des mois et même des années avec des effets négatifs sur l’inflation et plus généralement sur l’environnement. Non seulement la croissance sera remise en question au plan mondial mais son contenu productiviste et gaspilleur sera encouragé pour  compenser la hausse des coûts.

Mais il s’agit d’un double enterrement, celui évoqué par la guerre menée par la Russie mais tout autant sans doute par l’incohérence totale du parti Europe écologie les Verts qui a démontré toutes ses limites et ses contradictions et d’une certaine manière a largement discrédité la cause environnementale. La plupart des dirigeants d’Europe écologie les Verts sont d’ailleurs plus proches politiquement des communistes ou  de Mélenchon que d’un parti réellement écolo. Et ne parlons pas des délires des gauchistes de culture woke; Sandrine Rousseau illustrant jusqu’à la caricature l’extrémisme d’Europe écologie les Verts dans tous les domaines : économique, écologique, social et sociétal. On objectera que chaque partie assez folle ( ou ses) exemples Morano pour les républicains, Ségolène Royal pour le parti socialiste ou encore Taubira pour la gauche bobo. N’empêche qu’avec un score d’environ 5 % le représentant politique des écolos renvoie la cause environnementale à beaucoup plus tard : au moins cinq ans sinon plus! Heureusement cette cause est sans doute mieux servie par des écologistes indépendants des doctrines extrémistes gauchistes

Ecologie politique: Un double enterrement

Ecologie politique: Un double enterrement

Paradoxalement la cause environnementale aura presque disparu de la campagne électorale présidentielle française. En cause, sans doute d’abord la crise en Ukraine qui va remettre au centre des préoccupations la compétitivité souvent au détriment de la qualité de l’environnement. En outre, une crise qui va durer peut-être des mois et même des années avec des effets négatifs sur l’inflation et plus généralement sur l’environnement. Non seulement la croissance sera remise en question au plan mondial mais son contenu productiviste et gaspilleur sera encouragé pour  compenser la hausse des coûts.

Mais il s’agit d’un double enterrement, celui évoqué par la guerre menée par la Russie mais tout autant sans doute par l’incohérence totale du parti Europe écologie les Verts qui a démontré toutes ses limites et ses contradictions et d’une certaine manière a largement discrédité la cause environnementale. La plupart des dirigeants d’Europe écologie les Verts sont d’ailleurs plus proches politiquement des communistes ou  de Mélenchon que d’un parti réellement écolo. Et ne parlons pas des délires des gauchistes de culture woke; Sandrine Rousseau illustrant jusqu’à la caricature l’extrémisme d’Europe écologie les Verts dans tous les domaines : économique, écologique, social et sociétal. On objectera que chaque partie assez folle ( ou ses) exemples Morano pour les républicains, Ségolène Royal pour le parti socialiste ou encore Taubira pour la gauche bobo. N’empêche qu’avec un score d’environ 5 % le représentant politique des écolos renvoie la cause environnementale à beaucoup plus tard : au moins cinq ans sinon plus! Heureusement cette cause est sans doute mieux servie par des écologistes indépendants des doctrines extrémistes gauchistes

Environnement : double crise

Environnement  : double crise 

Les philosophes Joëlle Zask et Eric Pommier affirment, dans leurs essais respectifs et complémentaires « Ecologie et démocratie » et « La Démocratie environnementale », la nécessité d’approfondir la démocratie pour répondre aux défis environnementaux.

 

 

« Ecologie et démocratie », de Joëlle Zask, Premier Parallèle, 232 p., 20 €, numérique 12 €.

« La Démocratie environnementale. Préserver notre part de nature », d’Eric Pommier, PUF, « L’écologie en questions », 268 p., 22 €, numérique 18 €.

analyse ( Le Monde)

C’est le tragique paradoxe de notre temps : face à l’urgence écologique, les réponses tardent à se concrétiser. Comment l’expliquer ? Depuis les années 1970, la démocratie est mise en cause, sous des angles opposés. Pour les uns, le système représentatif n’étant que le paravent des lobbys et du capital, le salut viendra d’une démocratie directe. Pour d’autres, la démocratie serait par essence incapable de prendre des mesures impopulaires : s’imposerait donc, afin d’agir efficacement, un Etat fort, sinon dictatorial.

Des travaux renouvellent ce sujet aujourd’hui. Après un colloque de Cerisy, dont les actes viennent d’être publiés (La Démocratie écologique. Une pensée indisciplinée, Hermann, 432 p., 24 €), des essais explorent le lien entre démocratie et écologie, notamment ceux d’Eric Pommier, La Démocratie environnementale, et de Joëlle Zask, Ecologie et démocratie. Différents dans leur style philosophique et leurs propositions, ils se complètent toutefois pour soutenir, contre les tentations autoritaires, qu’une démocratie bien comprise est moins le problème que la solution.

Le livre d’Eric Pommier part du constat que l’éthique environnementale, notamment celle consignée dans Le Principe responsabilité (1979 ; Cerf, 1990), du philosophe Hans Jonas (1903-1993), a échoué à transformer les sociétés dans un sens écologique. Pourtant, ce grand classique avait effectué une percée en reformulant l’éthique à l’aune des défis technologiques et de la responsabilité envers les générations futures et la nature. Sa formule reste une boussole précieuse : « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur Terre. »

Sauf que sa traduction politique n’est pas évidente. Comparant les régimes démocratiques capitalistes et leurs adversaires communistes, Jonas n’offrait aucune réponse claire. Pis, on lui a reproché de justifier un Etat autoritaire chargé du long terme. Si l’exégèse de Pommier soutient que ces critiques sont en partie injustes – car une existence « authentiquement humaine », donc capable de vigilance morale, ne peut être celle de somnambules assujettis à un pouvoir tutélaire –, elle indique aussi les moyens de sortir des perplexités de Jonas.

Problématique environnementale : un double enterrement

Problématique environnementale : un double enterrement

 

Paradoxalement la cause environnementale aura presque disparu de la campagne électorale présidentielle française. En cause, sans doute d’abord la crise en Ukraine qui va remettre au centre des préoccupations la compétitivité souvent au détriment de la qualité de l’environnement. En outre, une crise qui va durer peut-être des mois et même des années avec des effets négatifs sur l’inflation et plus généralement sur l’environnement. Non seulement la croissance sera remise en question au plan mondial mais son contenu productiviste et gaspilleur sera encouragé pour  compenser la hausse des coûts.

Mais il s’agit d’un double enterrement, celui évoqué par la guerre menée par la Russie mais tout autant sans doute par l’incohérence totale du parti Europe écologie les Verts qui a démontré toutes ses limites et ses contradictions et d’une certaine manière a largement discrédité la cause environnementale. La plupart des dirigeants d’Europe écologie les Verts sont d’ailleurs plus proches politiquement des communistes ou  de Mélenchon que d’un parti réellement écolo. Et ne parlons pas des délires des gauchistes de culture woke; Sandrine Rousseau illustrant jusqu’à la caricature l’extrémisme d’Europe écologie les Verts dans tous les domaines : économique, écologique, social et sociétal. On objectera que chaque partie assez folle ( ou ses) exemples Morano pour les républicains, Ségolène Royal pour le parti socialiste ou encore Taubira pour la gauche bobo. N’empêche qu’avec un score d’environ 5 % le représentant politique des écolos renvoie la cause environnementale à beaucoup plus tard : au moins cinq ans sinon plus! Heureusement cette cause est sans doute mieux servie par des écologistes indépendants des doctrines extrémistes gauchistes

Environnement et politique : double crise

Environnement et politique : double crise 

Les philosophes Joëlle Zask et Eric Pommier affirment, dans leurs essais respectifs et complémentaires « Ecologie et démocratie » et « La Démocratie environnementale », la nécessité d’approfondir la démocratie pour répondre aux défis environnementaux.

 

 

« Ecologie et démocratie », de Joëlle Zask, Premier Parallèle, 232 p., 20 €, numérique 12 €.

« La Démocratie environnementale. Préserver notre part de nature », d’Eric Pommier, PUF, « L’écologie en questions », 268 p., 22 €, numérique 18 €.

analyse ( Le Monde)

C’est le tragique paradoxe de notre temps : face à l’urgence écologique, les réponses tardent à se concrétiser. Comment l’expliquer ? Depuis les années 1970, la démocratie est mise en cause, sous des angles opposés. Pour les uns, le système représentatif n’étant que le paravent des lobbys et du capital, le salut viendra d’une démocratie directe. Pour d’autres, la démocratie serait par essence incapable de prendre des mesures impopulaires : s’imposerait donc, afin d’agir efficacement, un Etat fort, sinon dictatorial.

Des travaux renouvellent ce sujet aujourd’hui. Après un colloque de Cerisy, dont les actes viennent d’être publiés (La Démocratie écologique. Une pensée indisciplinée, Hermann, 432 p., 24 €), des essais explorent le lien entre démocratie et écologie, notamment ceux d’Eric Pommier, La Démocratie environnementale, et de Joëlle Zask, Ecologie et démocratie. Différents dans leur style philosophique et leurs propositions, ils se complètent toutefois pour soutenir, contre les tentations autoritaires, qu’une démocratie bien comprise est moins le problème que la solution.

Le livre d’Eric Pommier part du constat que l’éthique environnementale, notamment celle consignée dans Le Principe responsabilité (1979 ; Cerf, 1990), du philosophe Hans Jonas (1903-1993), a échoué à transformer les sociétés dans un sens écologique. Pourtant, ce grand classique avait effectué une percée en reformulant l’éthique à l’aune des défis technologiques et de la responsabilité envers les générations futures et la nature. Sa formule reste une boussole précieuse : « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur Terre. »

Sauf que sa traduction politique n’est pas évidente. Comparant les régimes démocratiques capitalistes et leurs adversaires communistes, Jonas n’offrait aucune réponse claire. Pis, on lui a reproché de justifier un Etat autoritaire chargé du long terme. Si l’exégèse de Pommier soutient que ces critiques sont en partie injustes – car une existence « authentiquement humaine », donc capable de vigilance morale, ne peut être celle de somnambules assujettis à un pouvoir tutélaire –, elle indique aussi les moyens de sortir des perplexités de Jonas.

Orpea: Le double scandale et la double peine pour les résidents

Orpea: Le double scandale et la double peine pour les résidents

 

Double scandale et double peine pour les résidents révélés par l’enquête enfin publiée concernant Orpea. D’une part il ce confirme que nombre de résidents ont souffert de malnutrition et cela alors que les prix de pension sont particulièrement exorbitants dans cette organisation sans parler parfois de maltraitance.

 

Pour les personnes âgées, la facture médiane d’un Ehpad s’élevait en 2019 à 2004 euros par mois, d’après les données de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), qui est le gestionnaire de la branche autonomie de la Sécurité sociale. Selon une autre étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la santé (Drees), publiée en novembre 2018 à partir de données de 2016, le reste à charge médian pour les personnes âgées en maison de retraite (autrement dit le coût de l’établissement moins les allocations reçues) était de 1850 euros.

Mais pour Orpéa, maison de retraite de luxe, les tarifs pouvaient varier de 3000 à 6000 €. De quoi sans doute justifier au moins des repas et autres fournitures corrects.

Mais alors que le groupe Orpea est au coeur d’une nouvelle polémique l’accusant de maltraitances, la question se pose à nouveau. Pourquoi ces structures sont-elles si onéreuses alors que les retraités résidant en France touchaient en moyenne en 2019 une pension de droit direct de 1503 euros brut par mois (1393 euros nets des prélèvements sociaux), là encore selon la Drees?

 

Dix jours après avoir été remis au gouvernement, le rapport de l’Inspection générale des Finances (IGF) et celle des Affaires sociales (Igas) sur Orpea est enfin rendu public. Le gouvernement avait missionné l’IGF et l’IGAS le 1er février dernier, au lendemain de la publication de l’enquête de Victor Castanet,

Le rapport de la « mission sur la gestion des EHPAD du groupe Orpea », qui compte 524 pages, malgré les réticences du gouvernement, a finalement été publié ce mardi matin dans son intégralité, à l’exception de certains éléments chiffrés pour des raisons liées à la concurrence. Il a été rédigé en cinq semaines par neuf membres de l’IGF et six de l’Igas.

Globalement, le rapport final – qui compte six chapitres – reprend l’essentiel des conclusions du pré-rapport. Mais il semble que les réponses apportées par Orpea lors de la phase contradictoire aient permis de relativiser certaines accusations. À commencer par le recours à des auxiliaires de vie faisant fonction d’aides-soignantes. Les inspecteurs évoquent une pratique « répandue » dans de nombreux Ehpad et « mal appréhendée par l’État ». Sans disculper Orpea, ils pointent « les difficultés de recrutement et de fidélisation des personnels soignants » dans l’Hexagone. Même chose sur le taux d’encadrement (61,6 salariés pour 100 lits chez Orpea, contre 62,1 en moyenne dans les Ehpad privés) qui ne semble pas « exceptionnel au sein du secteur », selon les inspecteurs. Le rapport final blanchit l’entreprise sur la faible utilisation de couches. « La mission n’a notamment pas constaté de rationnement sur les protections », indiquent les auteurs. Il s’agissait de l’une des principales accusations contre Orpea portées par le livre de Victor Castanet.

 En revanche, l’organisation « très centralisée » d’Orpea, que le groupe s’est engagé à changer au plus vite, est dénoncée par les inspecteurs. Ils décrivent en détail le fonctionnement du groupe, en particulier l’ « autonomie limitée » des directeurs d’établissements. Tout recrutement doit ainsi être validé par la direction régionale. Le chef d’établissement est par ailleurs soumis à un « reporting budgétaire quotidien » pour « respecter les objectifs qui lui sont fixés en matière de masse salariale, de résultat net ou encore de taux d’occupation ». Une pression qui expliquerait le turnover élevé parmi les directeurs d’établissement : 10 à 15% quittent le groupe chaque année, et un tiers d’entre eux font l’objet de licenciements pour inaptitude.

 

Royaume-Uni et Ukraine : le double langage de Boris Johnson

Royaume-Uni et Ukraine : le double langage de Boris Johnson

La guerre menée par Poutine a renforcé l’unité de l’Union européenne. A côté, le gouvernement britannique, certes fort en mots, paraît bien timoré dans ses actes.

Par Cécile Ducourtieux dans le Monde (Londres, correspondante)

 

Analyse. Depuis le début de la guerre de Poutine en Ukraine, les décisions des gouvernements occidentaux se sont tant accélérées qu’il est devenu périlleux d’émettre des jugements définitifs sur leurs choix. Tentons tout de même un bilan à chaud du Royaume-Uni post-Brexit, confronté à sa pire crise depuis la seconde guerre mondiale.

Dans un contexte de dramatique montée des risques géopolitiques, le Brexit apparaît comme un handicap, voire une erreur historique. Quel est l’intérêt pour les Britanniques de tourner le dos à l’Union européenne (UE) au moment où cette dernière reprend sa dimension première : celle d’une alliance pour la paix et la démocratie ? Quand elle redevient désirable ? La puissance du message ukrainien est considérable : le président Volodymyr Zelensky implore Bruxelles d’accorder « immédiatement » le statut de membre à l’Ukraine. La Géorgie et la Moldavie lui emboîtent le pas et ont déposé des demandes d’adhésion.

La rhétorique est certes au rendez-vous : Boris Johnson a des mots très durs pour condamner le régime de Poutine. Il le considère déjà comme responsable de « crimes de guerre », réclame qu’il soit traité « comme un paria », répète qu’il « doit échouer » et soutient « le plus dur paquet de sanctions jamais décidé » contre la Russie. Réagissant promptement à l’invasion russe, Londres a interdit ses ports aux bateaux sous pavillon russe, ses aéroports aux compagnies russes. M. Johnson a été un des plus fervents avocats de la déconnexion des banques russes du système Swift et a annoncé l’arrêt des importations de pétrole russe d’ici à fin 2022.

Partageant ses données de renseignement avec Washington, Londres a très tôt redouté une invasion de l’Ukraine. Le Royaume-Uni fut le premier pays européen, mi-janvier, à envoyer des armes défensives – des missiles antichars – au gouvernement ukrainien, puis à annoncer le renforcement des troupes de l’OTAN en Estonie. Des soutiens salués par le président Zelensky. Mercredi 9 mars, le ministre de la défense britannique Ben Wallace a annoncé « étudier » l’envoi de missiles antiaériens à l’Ukraine.

En revanche, la main de Boris Johnson semble trembler quand il s’agit de sanctionner les oligarques – la liste des fortunes proches du Kremlin sanctionnées par Londres est deux fois moins longue que sa version européenne. Aurait-il du mal à tourner la page des relations vénales entre les tories et les multimillionnaires russes (le parti conservateur a reçu 2 millions de livres sterling de donations de Britanniques d’origine russe depuis mi-2019) ? Liz Truss, sa ministre des affaires étrangères, préfère accuser un régime de sanctions lourd à mettre en œuvre, moins flexible que celui de l’UE. Surtout : le ministère de l’intérieur (Home Office) n’est absolument pas à la hauteur du défi humanitaire ukrainien et distribue des visas au compte-gouttes quand l’UE ouvre grand ses portes .

Sanction Russie : une exclusion de SWIFT à double tranchant

Sanction Russie : une exclusion de  SWIFT à double tranchant

L’exclusion de la Russie de l’infrastructure est donc une arme à double tranchant, car si elle freine la Russie dans son développement, elle freine également l’ensemble des institutions, financières ou non, en relation commerciale avec la Russie, rappellent les professeurs de finance Aurore Burietz et Jérémie Bertrand. 

 

 

Le 26 février, deux jours après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Union européenne et ses alliés occidentaux (États-Unis, Royaume-Uni et Canada) se sont mis d’accord pour sanctionner les banques russes en les privant de leur accès à Swift (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), une plate-forme de communication bancaire internationale. Selon Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne : « Cette action empêchera les banques d’effectuer la plupart de leurs transactions financières mondiales et, par conséquent, les exportations et importations russes seront bloquées ».

La veille, le ministre de l’Économie et des Finances français, Bruno Le Maire, avait qualifié une telle sanction « d’arme nucléaire financière » pour plomber l’économie russe et limiter ainsi le financement du conflit en Ukraine. Mais quelles sont les conséquences réelles que l’on peut attendre de cette exclusion de Swift ?

La plate-forme Swift, basée à Bruxelles, est lancée en 1973 afin de faciliter les transactions financières à l’international grâce à la standardisation des messages échangés sur ce réseau. Selon son site Internet, ce service assure « à plus de 11 000 organisations bancaires et de titres, infrastructures de marché et entreprises clientes situées dans plus de 200 pays et territoires », rapidité, confidentialité et faibles coûts de transaction pour la réalisation de paiements et transferts de fonds.

Le principe est assez simple. Chaque partie prenante au sein du réseau reçoit un identifiant unique, le BIC, qui lui permet d’être immédiatement reconnu sur le réseau et qui assure ainsi l’authenticité du message. Une fois la reconnaissance effectuée, la plate-forme a pour rôle de transférer des messages, tous uniformisés, dans le but de minimiser le temps de lecture de ces derniers, mais également d’être sûr de l’ordre demandé. Ainsi, un message Swift « MT502 provenant de CEPAFRPP » correspondra toujours à un « ordre d’achat ou de vente » en provenance de la Caisse d’épargne.

L’intérêt de la plate-forme est donc multiple : elle permet d’assurer rapidement le paiement ou transfert de fonds d’une organisation vers une autre, tout cela en minimisant les coûts de transaction, grâce à l’uniformisation des messages et identifiants.

Elle joue également un rôle clé en matière de lutte contre la criminalité financière en permettant aux institutions financières de pouvoir échanger des informations financières de manière efficace. Ainsi, la plate-forme Swift est devenue un outil essentiel pour les institutions financières, surtout dans le cadre de transactions à l’échelle internationale. Comme le démontrent nos recherches, les banques ont une préférence pour les transactions domestiques considérées comme moins risquées car la collecte et l’analyse des informations sont plus faciles.

La Russie est un acteur majeur de cette plate-forme avec environ 300 membres, ce qui la place en deuxième position après les États-Unis. Restreindre l’accès de ces 300 institutions à la plate-forme implique nécessairement un ralentissement important des échanges financiers avec la Russie, et donc une baisse de revenus substantielle à court terme, avec de surcroît un impact économique majeur pour l’ensemble des Russes et de tous leurs partenaires commerciaux.

Si toutes les opérations ne sont pas comptabilisées via Swift (on peut citer par exemple l’Europe qui utilise le système Sepa pour ces virements), il n’empêche que les opérations internationales les plus complexes l’utilisent. L’achat d’un produit à l’étranger repose donc presque exclusivement sur cette technologie. Cela veut donc dire que si une entreprise russe souhaite faire un achat en provenance de la France, de manière rapide, confidentielle, et presque sans coût, elle doit recourir à Swift.

Cependant, cela veut aussi dire qu’une entreprise française, souhaitant faire un achat auprès d’une entreprise russe, devra également passer par ce système. L’exclusion de la Russie de l’infrastructure est donc une arme à double tranchant, car si elle freine la Russie dans son développement, elle freine également l’ensemble des institutions, financières ou non, en relation commerciale avec la Russie.

On peut alors se demander si une telle sanction est vraiment efficace dans l’objectif qu’elle poursuit. Dans une économie mondialement globalisée, il est légitime de supposer que l’affaiblissement d’un acteur économique tel que la Russie peut avoir des répercussions sur ses partenaires économiques dans les secteurs clés du pays sanctionné, comme l’énergie.

De plus, une telle sanction peut aussi avoir des effets collatéraux pour les autres membres de la plate-forme, obligés de geler leurs communications avec leurs partenaires financiers russes. Ainsi, si, comme les experts occidentaux le prédisent, la Russie voit son PIB amputé de 7 % à la suite de cette exclusion, on peut également s’attendre à des conséquences sur le PIB de l’ensemble des partenaires commerciaux.

De plus, dans un tel cas de figure, les institutions financières russes peuvent toujours avoir recours aux systèmes de télécommunication alternatifs tels que le SPFS (System for Transfer of Financial Messages) développé par la Russie en 2014 à la suite des premières menaces de coupures. Ce système compte aujourd’hui plus de 400 membres en Russie, mais également quelques-uns en Biélorussie et en Chine, qui sont eux-mêmes sur le système SWIFT.

Ce système permettrait ainsi aux banques russes d’effectuer leurs transactions financières avec les institutions connectées sur SPFS, ces dernières passant ensuite les transactions sur le système Swift. Alors oui, l’ajout d’un intermédiaire financier à la transaction augmenterait les coûts et les délais liés à la transaction, mais cela limiterait d’autant l’efficacité de la sanction visant à limiter l’accès à des sources de financement soutenant le conflit en Ukraine.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Surconsommation : Souvent le double de ce qui est nécessaire

Surconsommation : Souvent le double de ce qui est nécessaire

France Info rend compte d’une expérimentation de l’Adem auprès de 21 familles qui démontre qu’en général les ménages ont le double de ce qui est nécessaire

L’Ademe, l’Agence de la transition écologique, en a fait une opération grandeur nature pour tenter d’alerter sur la surconsommation. Vingt-et-une familles ont donc été accompagnées pendant sept mois par un coach pour faire le tri dans leurs affaires, avec pour objectif de les sensibiliser à une consommation plus responsable.

 La surconsommation est surtout forte pour les jouets, les appareils électriques et les vêtements. Le mode de consommation n’est plus compatible avec les ressources, selon Pierre Galliot, chef du service consommation responsable à l’Agence de la transition écologique. « L’objet d’étude était de répondre à un des enjeux de la transition qui est de limiter les flux, de faire attention aux ressources et aux émissions de gaz à effet de serre, souligne-t-il. Ce poste équipement est très symbolique de nos modes de vie. »

« Cette surconsommation, ce renouvellement très fréquent et cette accumulation sont très impactant et se rendre compte de cela, c’est se réapproprier sa consommation et une partie de ses impacts environnementaux. »

 Rien qu’avec le tri des vêtements, on s’est séparée de presque la moitié de ce qui se trouvait dans ses placards. À la fin du tri, les adultes qui ont participé à ces travaux expliquent qu’ils avaient deux fois plus de chaussures qu’ils n’imaginaient.

Nucléaire : double langage de la commission européenne

Nucléaire : double langage de la commission européenne

 

L’économiste de l’énergie Dominique Finon dénonce, dans une tribune au « Monde », l’attitude contradictoire de Bruxelles, qui, le 31 décembre 2021, incluait le nucléaire dans la « taxonomie » des technologies vertes, mais, dix jours plus tôt, l’excluait des aides et garanties d’Etat.

 

Tribune. 

 

La Commission européenne a publié, le 31 décembre 2021, un document précisant de nouveaux critères de classement des technologies pouvant donner lieu à financement privilégié par les fonds « verts » des banques. Ce classement est connu sous le nom de « taxonomie », dans le jargon bruxellois. Ces nouveaux critères permettent au nucléaire d’y figurer en tant que technologie de transition, au même titre que les centrales électriques à gaz émettrices de dioxyde de carbone.

Ce document, on s’en doute, n’a pas laissé indifférents les pays et les ONG opposés au nucléaire. D’autres y ont vu une concession généreuse de l’Allemagne à la France et à la dizaine d’Etats membres qui veulent continuer à développer le nucléaire. Ils seraient ainsi parvenus à contrer l’influence de Berlin, qui avait réussi à ce que le nucléaire ne figure pas dans la première version de cette fameuse « taxonomie ».

Mais il se trouve que Bruxelles a présenté discrètement, le 21 décembre 2021, de nouvelles « lignes directrices » sur les aides d’Etat aux technologies pouvant contribuer à la transition énergétique. Or, ce nouveau régime, qui vise à atteindre les objectifs climatiques de l’Europe en 2030 et en 2050, exclut quant à lui le nucléaire, et ce sans justification ! Les opposants au nucléaire auraient dû s’en réjouir ! Or, comme beaucoup de monde, ils n’ont pas compris le voisinage entre les enjeux de la réforme du régime des aides d’Etat et ceux de la définition de la taxonomie.

Tandis que l’attention de tous était focalisée sur la taxonomie, la direction générale de la concurrence de la Commission européenne concoctait seule, sans consultation des gouvernements, la réforme des « lignes directrices », qui jusqu’ici ne couvraient que les énergies renouvelables.

A quoi servent ces « lignes directrices », dans le domaine du climat et de l’énergie ? Pour assurer leur conformité avec les règles de la concurrence, elles codifient les dispositifs de soutien au développement des technologies bas carbone, non seulement pour celles qui sont en phase d’apprentissage, mais aussi pour toutes les technologies bas carbone matures.

Celles-ci nécessitent toutes de gros investissements en capital et sont à long cycle de vie, alors que les revenus qu’il faut anticiper sur leur longue durée de vie pour recouvrer l’investissement viennent de marchés horaires qui, par nature, ne peuvent pas envoyer de bons signaux-prix de long terme. En effet, les prix horaires se forment sur les marchés en s’alignant sur les coûts de combustible et de carbone de la dernière centrale appelée.

Covid- taux d’incidence global par département : très gros écarts

Covid- taux d’incidence global par département : très gros écarts

 

Taux d’incidence en France par département au samedi 15 janvier 2022 (données consolidées) atteint 3.062,95 cas pour 100.000 habitants au cours des 7 derniers jours.

  • 01 — Ain — Bourg-en-Bresse 3.251,4   
  • 02 — Aisne — Laon 2.231,5  
  • 03 — Allier — Moulins 1.873,4   
  • 04 — Alpes-de-Haute-Provence — Digne-les-Bains  2.349,9   
  • 05 — Hautes-Alpes — Gap 3.559,6   
  • 06 — Alpes-Maritimes — Nice 3.498,5   
  • 07 — Ardèche — Privas 2.401,8   
  • 08 — Ardennes — Charleville-Mézières 2.327,0   
  • 09 — Ariège — Foix 2.245,4   
  • 10 — Aube — Troyes 2.484,6   
  • 11 — Aude — Carcassonne 2.237,4   
  • 12 — Aveyron — Rodez 2.558,6   
  • 13 — Bouches-du-Rhône — Marseille 3.233,6   
  • 14 — Calvados — Caen 2.310,5   
  • 15 — Cantal — Aurillac  1.650,4   
  • 16 — Charente — Angoulême  1.833,5   
  • 17 — Charente-Maritime — La Rochelle  2.070,8   
  • 18 — Cher — Bourges  1.983,4   
  • 19 — Corrèze — Tulle  2.207,3   
  • 2A — Corse-du-Sud — Ajaccio  2.501,5   
  • 2B — Haute-Corse — Bastia  2.054,8   
  • 21 — Côte-d’Or — Dijon 2.973,2  
  • 22 — Côtes-d’Armor — Saint-Brieuc  1.998,5   
  • 23 — Creuse — Guéret  1.924,8   
  • 24 — Dordogne — Périgueux  1.787,2   
  • 25 — Doubs — Besançon 3.070,0  
  • 26 — Drôme — Valence  2.676,5   
  • 27 — Eure — Évreux  2.700,1   
  • 28 — Eure-et-Loir — Chartres  2.699,2   
  • 29 — Finistère — Quimper  1.953,8   
  • 30 — Gard — Nîmes  2.321,1   
  • 31 —  Haute-Garonne — Toulouse  3.715,9   
  • 32 — Gers — Auch  2.055,4   
  • 33 — Gironde — Bordeaux 2.783,5   
  • 34 — Hérault — Montpellier  2.676,6   
  • 35 — Ille-et-Vilaine — Rennes  3.038,3   
  • 36 — Indre — Châteauroux  1.677,7   
  • 37 — Indre-et-Loire — Tours  2.605,3   
  • 38 — Isère — Grenoble  3.679,3   
  • 39 — Jura — Lons-le-Saunier 2.549,6   
  • 40 — Landes — Mont-de-Marsan  2.685,6   
  • 41 — Loir-et-Cher — Blois  2.050,4   
  • 42 — Loire — Saint-Étienne  3.677,6   
  • 43 — Haute-Loire — Le Puy-en-Velay  2.890,7   
  • 44 — Loire-Atlantique — Nantes  2.969,0   
  • 45 — Loiret — Orléans  2.605,4   
  • 46 — Lot — Cahors  1.991,7   
  • 47 — Lot-et-Garonne — Agen  1.936,8   
  • 48 — Lozère — Mende  2.027,9   
  • 49 — Maine-et-Loire — Angers  2.831,3   
  • 50 — Manche — Saint-Lô  2.038,6   
  • 51 — Marne — Châlons-en-Champagne 2.719,8   
  • 52 — Haute-Marne — Chaumont 1.821,6   
  • 53 — Mayenne — Laval  2.479,3   
  • 54 — Meurthe-et-Moselle — Nancy 2.384,5   
  • 55 — Meuse — Bar-le-Duc 1.751,3   
  • 56 — Morbihan — Vannes  2.573,0   
  • 57 — Moselle — Metz 2.238,1   
  • 58 — Nièvre — Nevers 1.891,8   
  • 59 — Nord — Lille 3.006,2   
  • 60 — Oise — Beauvais 3.284,9   
  • 61 — Orne — Alençon  2.101,8   
  • 62 — Pas-de-Calais — Arras 2.379,7   
  • 63 — Puy-de-Dôme — Clermont-Ferrand  2.198,9   
  • 64 — Pyrénées-Atlantiques — Pau  3.298,7   
  • 65 — Hautes-Pyrénées — Tarbes  2.977,0   
  • 66 — Pyrénées-Orientales — Perpignan  2.577,7   
  • 67 — Bas-Rhin — Strasbourg 2.964,9   
  • 68 — Haut-Rhin — Colmar 2.541,1   
  • 69 — Rhône — Lyon  4.121,0   
  • 70 — Haute-Saône — Vesoul 2.087,1   
  • 71 — Saône-et-Loire — Mâcon 2.327,4   
  • 72 — Sarthe — Le Mans  2.820,6   
  • 73 — Savoie — Chambéry  4.007,4   
  • 74 — Haute-Savoie — Annecy  3.984,6   
  • 75 — Paris — Paris 3.538,1   
  • 76 — Seine-Maritime — Rouen  2.834,2   
  • 77 — Seine-et-Marne — Melun 3.794,3   
  • 78 — Yvelines — Versailles 3.582,5   
  • 79 — Deux-Sèvres — Niort  2.009,8   
  • 80 — Somme — Amiens 2.551,6   
  • 81 — Tarn — Albi  2.670,8   
  • 82 — Tarn-et-Garonne — Montauban  2.545,1   
  • 83 — Var — Toulon  2.830,6   
  • 84 — Vaucluse — Avignon  2.563,1   
  • 85 — Vendée — La Roche-sur-Yon  2.364,7   
  • 86 — Vienne — Poitiers  2.349,1   
  • 87 — Haute-Vienne — Limoges  2.422,8   
  • 88 — Vosges — Épinal 2.294,7   
  • 89 — Yonne — Auxerre 2.242,1   ,
  • 90 — Territoire de Belfort — Belfort 2.371,8   
  • 91 — Essonne — Évry 3.733,5   
  • 92 — Hauts-de-Seine — Nanterre 3.550,8   
  • 93 — Seine–Saint-Denis — Bobigny 3.646,8   
  • 94 — Val-de-Marne — Créteil 3.696,3   
  • 95 — Val-d’Oise — Cergy-Pontoise 3.945,5   
  • 971 — Guadeloupe — Basse-Terre  4.513,7   
  • 972 — Martinique — Fort-de-France  2.833,5   
  • 973 — Guyane — Cayenne  2.889,3   
  • 974 — La Réunion — Saint-Denis  3.728,3   
  • 976 — Mayotte — Dzaoudzi 1.179,0  

 

Double langage de la commission européenne sur le nucléaire

Double langage de la commission européenne sur le nucléaire

 

L’économiste de l’énergie Dominique Finon dénonce, dans une tribune au « Monde », l’attitude contradictoire de Bruxelles, qui, le 31 décembre 2021, incluait le nucléaire dans la « taxonomie » des technologies vertes, mais, dix jours plus tôt, l’excluait des aides et garanties d’Etat.

 

Tribune.

 

La Commission européenne a publié, le 31 décembre 2021, un document précisant de nouveaux critères de classement des technologies pouvant donner lieu à financement privilégié par les fonds « verts » des banques. Ce classement est connu sous le nom de « taxonomie », dans le jargon bruxellois. Ces nouveaux critères permettent au nucléaire d’y figurer en tant que technologie de transition, au même titre que les centrales électriques à gaz émettrices de dioxyde de carbone.

Ce document, on s’en doute, n’a pas laissé indifférents les pays et les ONG opposés au nucléaire. D’autres y ont vu une concession généreuse de l’Allemagne à la France et à la dizaine d’Etats membres qui veulent continuer à développer le nucléaire. Ils seraient ainsi parvenus à contrer l’influence de Berlin, qui avait réussi à ce que le nucléaire ne figure pas dans la première version de cette fameuse « taxonomie ».

Mais il se trouve que Bruxelles a présenté discrètement, le 21 décembre 2021, de nouvelles « lignes directrices » sur les aides d’Etat aux technologies pouvant contribuer à la transition énergétique. Or, ce nouveau régime, qui vise à atteindre les objectifs climatiques de l’Europe en 2030 et en 2050, exclut quant à lui le nucléaire, et ce sans justification ! Les opposants au nucléaire auraient dû s’en réjouir ! Or, comme beaucoup de monde, ils n’ont pas compris le voisinage entre les enjeux de la réforme du régime des aides d’Etat et ceux de la définition de la taxonomie.

Tandis que l’attention de tous était focalisée sur la taxonomie, la direction générale de la concurrence de la Commission européenne concoctait seule, sans consultation des gouvernements, la réforme des « lignes directrices », qui jusqu’ici ne couvraient que les énergies renouvelables.

A quoi servent ces « lignes directrices », dans le domaine du climat et de l’énergie ? Pour assurer leur conformité avec les règles de la concurrence, elles codifient les dispositifs de soutien au développement des technologies bas carbone, non seulement pour celles qui sont en phase d’apprentissage, mais aussi pour toutes les technologies bas carbone matures.

Celles-ci nécessitent toutes de gros investissements en capital et sont à long cycle de vie, alors que les revenus qu’il faut anticiper sur leur longue durée de vie pour recouvrer l’investissement viennent de marchés horaires qui, par nature, ne peuvent pas envoyer de bons signaux-prix de long terme. En effet, les prix horaires se forment sur les marchés en s’alignant sur les coûts de combustible et de carbone de la dernière centrale appelée.

Avenir automobiles autonomes: moitié voitures, moitié smartphones …mais prix double ?

Avenir automobiles  autonomes: moitié voitures, moitié smartphones …mais prix double ?

Le Figaro consacre un papier sur les perspectives d’avenir du véhicule automobile qui sera en grande partie autonome et électrique : moitié-moitié. Mais le prix, lui, risque d’être le double. Une vision complètement technocratique.. Il y a d’abord la question de l’autonomie qui ne sera réellement résolue que lorsque les automobiles disposeront de sites propres ( leur s infrastructures réservées) comme le train ou le métro.

Ce n’est évidemment pas pour demain car il faudrait remplacer la totalité du réseau routier. Au mieux il y a quelques navettes sur des itinéraires protégés. La deuxième critique qu’on peut adresser à cette vision est la sophistication informatique. Les mêmes spécialistes prévoient d’ailleurs que la moitié du prix des automobiles du futur sera justifiée par ses équipements informatiques. En réalité pour l’essentiel des gadgets maintenus et largement développés pour justifier des prix très hauts.

Dans une perspective responsable vis-à-vis de l’environnement on doit au contraire déshabiller l’automobile de tous ces gadgets particulièrement coûteux pour la collectivité comme pour l’usager. L’automobile doit redevenir ce qu’il est : tout simplement un moyen de mobilité adaptée au type de flux , au poids de la charge et la vitesse autorisée. En clair une voiture déshabillée  des gadgets  et charges inutiles pour en réduire le prix de moitié et non le multiplier par deux.

Avenir véhicules autonomes: moitié voitures, moitié smartphones …mais prix double ?

Avenir véhicules autonomes: moitié voitures, moitié smartphones …mais prix double ?

Le Figaro consacre un papier sur les perspectives d’avenir du véhicule automobile qui sera en grande partie autonome et électrique : moitié-moitié. Mais le prix, lui, risque d’être le double. Une vision complètement technocratique.. Il y a d’abord la question de l’autonomie qui ne sera réellement résolue que lorsque les automobiles disposeront de sites propres ( leur s infrastructures réservées) comme le train ou le métro.

Ce n’est évidemment pas pour demain car il faudrait remplacer la totalité du réseau routier. Au mieux il y a quelques navettes sur des itinéraires protégés. La deuxième critique qu’on peut adresser à cette vision est la sophistication informatique. Les mêmes spécialistes prévoient d’ailleurs que la moitié du prix des automobiles du futur sera justifiée par ses équipements informatiques. En réalité pour l’essentiel des gadgets maintenus et largement développés pour justifier des prix très hauts.

Dans une perspective responsable vis-à-vis de l’environnement on doit au contraire déshabiller l’automobile de tous ces gadgets particulièrement coûteux pour la collectivité comme pour l’usager. L’automobile doit redevenir ce qu’il est : tout simplement un moyen de mobilité adaptée au type de flux , au poids de la charge et la vitesse autorisée. En clair une voiture déshabillée  des gadgets  et charges inutiles pour en réduire le prix de moitié et non le multiplier par deux.

Perspectives économiques 2022 : Le double handicap d’une forte inflation et d’une faible croissance ?

Perspectives économiques 2022 : Le double handicap d’une forte inflation et d’une faible croissance ?

 

En parfaite conformité avec les théories libérales de Milton Friedman, l’économiste Laurence Daziano analyse, dans une tribune au « Monde », la montée d’un risque inflationniste croissant qui menace les économies occidentales, dont la France.

 

Tribune.

Contre toute attente, la crise sanitaire du Covid a entraîné, après le déploiement de plans de relance massifs, une croissance spectaculaire en l’espace de quelques semaines. Aux Etats-Unis ou en France, la croissance pourrait atteindre plus de 6 % en 2021. Cette forte reprise explique notamment les pénuries multiples et la reprise de l’inflation, qui avait, depuis vingt ans, disparu des pays développés.

L’inflation atteint près de 5 % aux Etats-Unis et près de 3 % en Europe, dont 4 % en Allemagne. Pour l’heure, la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) ou la Banque d’Angleterre ont refusé de relever leurs taux, considérant que ce regain d’inflation était temporaire et lié au contexte très particulier de la reprise post-Covid qui est, elle-même, conjoncturelle.

 

La consommation est largement portée par le surcroît d’épargne généré pendant la crise sanitaire ainsi que par les plans de relance. Or, ces deux mécanismes vont progressivement s’effacer durant l’année 2022. Les hausses de prix se concentrent dans certains secteurs particuliers tels que l’énergie, les biens industriels et l’alimentation. Dans ces domaines, les entreprises devraient ajuster dans les prochains mois l’offre à la demande, éteignant les hausses de prix constatées actuellement.

Une inflation sous-jacente dans le monde

Certes, ces mécanismes sont conjoncturels et exceptionnels. Mais ils dévoilent, en réalité, des problèmes structurels qui n’avaient pas été traités jusqu’à présent, notamment le maintien de taux bas en période expansionniste, l’alimentation ininterrompue des marchés financiers en liquidités par les banques centrales ou la hausse des prix immobiliers.

 

Milton Friedman (1912-2006), fondateur de l’école de Chicago, a parfaitement expliqué avec la théorie quantitative de la monnaie qu’un accroissement monétaire se termine, tôt ou tard, par une hausse de l’inflation avec ce résumé limpide : « L’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu’elle est et qu’elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production », de sorte que l’afflux de liquidités sur les marchés génère mécaniquement des tensions inflationnistes.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés A travers le monde, les banques centrales commencent à resserrer leur politique monétaire

L’inflation sous-jacente augmente partout dans le monde, avec des tensions sur les matières premières, l’énergie et désormais les salaires. Plusieurs enquêtes annoncent que les anticipations inflationnistes des acteurs économiques vont s’ajuster sur le niveau de la hausse des prix.

Véhicules autonomes: moitié voitures, moitié smartphones …mais prix double ?

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Le Figaro consacre un papier sur les perspectives d’avenir du véhicule automobile qui sera en grande partie autonome et électrique : moitié-moitié. Mais le prix, lui, risque d’être le double. Une vision complètement technocratique.. Il y a d’abord la question de l’autonomie qui ne sera réellement résolue que lorsque les automobiles disposeront de sites propres ( leur s infrastructures réservées) comme le train ou le métro.

Ce n’est évidemment pas pour demain car il faudrait remplacer la totalité du réseau routier. Au mieux il y a quelques navettes sur des itinéraires protégés. La deuxième critique qu’on peut adresser à cette vision est la sophistication informatique. Les mêmes spécialistes prévoient d’ailleurs que la moitié du prix des automobiles du futur sera justifiée par ses équipements informatiques. En réalité pour l’essentiel des gadgets maintenus et largement développés pour justifier des prix très hauts.

Dans une perspective responsable vis-à-vis de l’environnement on doit au contraire déshabiller l’automobile de tous ces gadgets particulièrement coûteux pour la collectivité comme pour l’usager. L’automobile doit redevenir ce qu’il est : tout simplement un moyen de mobilité adaptée au type de flux , au poids de la charge et la vitesse autorisée. En clair une voiture déshabillée  des gadgets  et charges inutiles pour en réduire le prix de moitié et non le multiplier par deux.

Perspectives 2022 : Le double handicap d’une forte inflation et d’une faible croissance ?

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En parfaite conformité avec les théories libérales de Milton Friedman, l’économiste Laurence Daziano analyse, dans une tribune au « Monde », la montée d’un risque inflationniste croissant qui menace les économies occidentales, dont la France.

 

Tribune.

Contre toute attente, la crise sanitaire du Covid a entraîné, après le déploiement de plans de relance massifs, une croissance spectaculaire en l’espace de quelques semaines. Aux Etats-Unis ou en France, la croissance pourrait atteindre plus de 6 % en 2021. Cette forte reprise explique notamment les pénuries multiples et la reprise de l’inflation, qui avait, depuis vingt ans, disparu des pays développés.

L’inflation atteint près de 5 % aux Etats-Unis et près de 3 % en Europe, dont 4 % en Allemagne. Pour l’heure, la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) ou la Banque d’Angleterre ont refusé de relever leurs taux, considérant que ce regain d’inflation était temporaire et lié au contexte très particulier de la reprise post-Covid qui est, elle-même, conjoncturelle.

 

La consommation est largement portée par le surcroît d’épargne généré pendant la crise sanitaire ainsi que par les plans de relance. Or, ces deux mécanismes vont progressivement s’effacer durant l’année 2022. Les hausses de prix se concentrent dans certains secteurs particuliers tels que l’énergie, les biens industriels et l’alimentation. Dans ces domaines, les entreprises devraient ajuster dans les prochains mois l’offre à la demande, éteignant les hausses de prix constatées actuellement.

Une inflation sous-jacente dans le monde

Certes, ces mécanismes sont conjoncturels et exceptionnels. Mais ils dévoilent, en réalité, des problèmes structurels qui n’avaient pas été traités jusqu’à présent, notamment le maintien de taux bas en période expansionniste, l’alimentation ininterrompue des marchés financiers en liquidités par les banques centrales ou la hausse des prix immobiliers.

 

Milton Friedman (1912-2006), fondateur de l’école de Chicago, a parfaitement expliqué avec la théorie quantitative de la monnaie qu’un accroissement monétaire se termine, tôt ou tard, par une hausse de l’inflation avec ce résumé limpide : « L’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire en ce sens qu’elle est et qu’elle ne peut être générée que par une augmentation de la quantité de monnaie plus rapide que celle de la production », de sorte que l’afflux de liquidités sur les marchés génère mécaniquement des tensions inflationnistes.

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L’inflation sous-jacente augmente partout dans le monde, avec des tensions sur les matières premières, l’énergie et désormais les salaires. Plusieurs enquêtes annoncent que les anticipations inflationnistes des acteurs économiques vont s’ajuster sur le niveau de la hausse des prix.

Electricité : le prix de gros a doublé en un an

Electricité : le prix de gros a doublé en un an

 

Pour la première fois, le prix de l’électricité sur le marché calendaire français (dont la production sera livrée dans 12 mois) vient de franchir la barre symbolique de 100 euros le mégawattheure (e/MWh) soit le double quil  il y a un an.

Il y a quelques jours déjà, le cours avait dépassé le précédent record, datant de mi-2008 juste avant la crise financière, lorsque le prix s’était établi à 93 euros. Surtout, cette hausse du marché de l’électricité a été très rapide. A titre de comparaison, le prix du mégawattheure était encore aux alentours de 45 euros au début de l’année.

Inévitablement cette hausse des prix de gros va serait percutée sur la consommation.

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