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Gilets jaunes, un double esclavage : le travail et la consommation

Gilets jaunes, un double esclavage : le travail et la consommation

« Il faut appeler les choses par leur nom. C’est un esclavage. » Invité sur le plateau de l’émission « C politique » sur France 5, dimanche 25 novembre, le philosophe et essayiste Abdennour Bidar a livré son analyse pour expliquer la colère des « gilets jaunes ». L’auteur de Libérons-nous ! Des chaînes du travail et de la consommation (éditions Les Liens qui libèrent) pointe un double phénomène : « L’esclavage du travail et de la consommation. » Selon lui, dans notre système capitaliste, « nous sommes la petite souris dans sa roue. Nous tournons, nous tournons, nous tournons. Travailler plus pour gagner plus pour dépenser plus pour consommer plus et ça continue. » Un système qui marche, si à la fin du mois les finances sont dans le vert. Sauf que lorsque ce n’est pas le cas,  »c’est une catastrophe. On se rend compte que l’on a plus rien sur notre compte, parce que l’on a tout dépensé, même quand on gagne suffisamment bien sa vie. D’où le sentiment de déclassement des classes moyennes. » Il faut recommencer à travailler, recommencer à consommer, avec une injonction à la surconsommation qui est absolument permanente. Et si les « gilets jaunes » sont en colère, c’est justement parce que le « peuple français a oublié d’être bête », explique Abdennour Bidar. « Il est lucide et conscient de quelque chose qui est en train de devenir un vrai scandale. »

Véhicules diesels : double peine

Véhicules diesels : double peine

C’est la double peine pour les possesseurs de véhicules diesels. Il y a d’abord une hausse du carburant supérieur à celle de l’essence ordinaire. L’objectif est d’ailleurs d’aligner le prix du gasoil sur celui de l’essence. L’avantage fiscal du diesel disparaissant,  c’est la technique diesel elle-même qui est mise en cause. De ce fait on observe une dévalorisation assez nette des véhicules d’occasion diesel qui vient donc s’ajouter à la surtaxation du carburant. De toute manière le véhicule diesel est condamné à terme puisque il est prévu de l’interdire en France et ailleurs vers 2030 2040. Les automobilistes en ont tiré les conclusions et favorisent désormais l’achat de voiture à essence. Alors que 19,90 millions de voitures particulières diesel étaient en circulation en 2016, 19,85 sont comptabilisées l’année suivante, soit un recul de 0,2%. En face, les véhicules à essence augmentent pour la quatrième année consécutive, de 12,26 millions en 2016 à 12,66 millions en 2017. Ce changement marque une grande première depuis que l’institut mesure ce type de statistiques, en 1990. À l’époque, 3,5 millions de voitures particulières roulaient au diesel en France. La barre des dix millions a été franchie en 2001, celle des quinze millions en 2007, et ce nombre frôle les vingt millions depuis 2013. L’année 2017 marque donc l’arrêt de près de 30 ans de hausse ininterrompue. Déjà, fin 2017, le diesel était tombé à 47,3% des immatriculations de voitures particulières neuves, une évolution sur le long terme qui l’a fait passer sous la barre des 50% pour la première fois depuis l’année 2000. En 2012, le diesel représentait pourtant les trois quarts du marché automobile français.

 

Impôt à la source : double piège

Impôt à la source : double piège

 

Un double piège. Dabord pour les contribuables qui vont voir brutalement diminuer leur salaire net. Ainsi ce sera de l’ordre de 100 euros en moins pour un salaire moyen de 1200 euros ; Une baisse palpable et qui en plus va faire apparaître des différences de rémunération nette entre salariés ; Un piège aussi pour l’économie. Le salaire moyen est de l’ordre de 1750 € nets en France sur lesquels toujours en moyenne seront perçus de l’ordre de 150 € au titre du prélèvement à la source. Un véritable choc qui va affecter immédiatement la consommation pour les salaires très moyens encore davantage ceux qui sont en dessous. Une somme de 100 à 150 € en moins sur le salaire se traduira pour la plupart par moins de dépenses ajustables sur la consommation.  La conséquence sera un plongeon de la consommation des ménages dès le début de l’année 2019 alors que déjà on prévoit une croissance qui se tassera comme en 2018, autours 1,5 %. Pourtant  en apparence, ce serait une  bonne réforme et ce serait même souhaité par les Français. Principal argument cela étale dans le temps le poids des prélèvements, second argument cela évite d’être imposé sur des revenus de référence passés alors que les revenus présents peuvent avoir diminué. Des arguments pertinents. Mais cette retenue à la source présente aussi de nombreux inconvénients. Cela n’aurait d’intérêt que dans le cadre d’une  grande réforme fiscale (en intégrant notamment la CSG ce qui élargirait l’assiette.). Le danger aussi  c’est que le patron tienne compte du revenu fiscal pour adapter le niveau des salaires entre salariés. Le danger c’est qu’on en profit pour augmenter discrètement l’impôt en le rendant plus indolore. Le danger c’est que cette réforme ne constitue en fait qu’un gadget et se limite à un prélèvement mensuel sans réforme fiscale. Une  réforme inutile puisque près de 70% des imposables sont déjà mensualisés. Selon la définition de l’Insee, le prélèvement à la source correspond à «un mode de recouvrement de l’impôt consistant à faire prélever son montant par un tiers payeur, le plus souvent l’employeur ou le banquier, au moment du versement au contribuable des revenus sur lesquels porte l’impôt». Ainsi, plus aucun impôt ne serait prélevé une fois le salaire net touché. Une simplification ? Pas sûr car. Selon le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), les démarches pour le calcul de l’impôt dépendent de la complexité de l’impôt et non pas de son mode de paiement. 

 

 

Ponts- routes : un budget de 700 millions…il en faudrait le double

Ponts- routes : un budget de 700 millions…il en faudrait le double

 

Le drame italien remet à l’ordre du jour en France la question cruciale de l’entretien des ponts en France mais plus généralement de routes particulièrement délabrées. Depuis des années, l’entretien est laissé à l’abandon. C’est l’ensemble du réseau qui s’est détérioré le réseau national non concédé mais aussi le réseau départemental. Il suffirait d’un hiver rigoureux avec surtout des dégels importants pour que cette fragilité se transforme en désastre. L’autre raison c’est qu’un privilégie les grands projets, les nouvelles infrastructures par rapport à l’entretien. Or la France a de loin le réseau routier le plus important d’Europe (par rapport à des pays de taille et géographie  comparables).  Or depuis des années, il n’y a plus d’hiver. Ce qui permet de cacher la misère. En 2017, le budget alloué à la restauration de ces infrastructures était de 700 millions d’euros. En un an, il a augmenté de 100 millions d’euros, pour atteindre 800 millions d’euros en 2018.  »Notre souhait est d’augmenter nettement ce budget, et cette décision sera discutée et débattue au Parlement à l’automne », promet le ministère des Transports. Pour Dominique Bussereau, ancien secrétaire d’Etat aux Transports, l’idée pour relancer ce budget est déjà toute trouvée :  »C’était l’écotaxe », a-t-il déclaré sur Europe 1. Cette mesure, finalement abandonnée, devait permettre de faire payer les usagers pour l’entretien de la route. « Ces dernières années, on a dépensé 700 millions d’euros par an pour l’entretien des infrastructures, alors qu’il en faudrait 1,3 milliard », souligne l’ancien secrétaire d’Etat.

 

 

 

Crise agricole: le double discours du gouvernement

Crise  agricole:  le double discours du gouvernement

 

Dans les  Echos, sénateur Jean Bizet (LR), dénonce le double discours du gouvernement concernant la crise agricole. D’un coté, il y a une posture de soutien à l’agriculture française mais de l’autre le gouvernement français a demandé lui-même des coupes budgétaires européennes.

« Le ministre de l’Agriculture a bien tardivement jugé « inacceptable » les propositions budgétaires de la Commission européenne, pour la future politique agricole commune (PAC). Or les autorités françaises avaient bien demandé avec force, durant les négociations au Conseil, des coupes budgétaires dans le budget 2021/2027 de l’Union, à la surprise de son principal partenaire l’Allemagne. Cette information embarrassante, apportée aux sénateurs lors de l’audition du commissaire Oettinger le 24 mai a fait apparaître un « double discours » dévastateur. In fine, la victime de ces postures politiciennes sera notre agriculture, tandis que les sujets d’incompréhension et d’inquiétude s’accumulent entre le gouvernement et les agriculteurs. » Le premier d’entre eux porte naturellement sur l’ampleur des sacrifices financiers qui seront réalisés aux dépens de la PAC, durant la période 2021-2027. D’ores et déjà, la position trouble des autorités française a été interprétée comme un « permis de tuer » par les adversaires de la PAC. D’où la proposition initiale de la Commission, très défavorable : - 5 % en euros courants, correspondant en fait à une diminution de 15 %, en raison de l’inflation. Comment y consentir lorsqu’un tiers des agriculteurs français vit déjà, en moyenne, avec 350 euros de revenus mensuels ?  Ces inquiétudes portent également sur le contenu même de la future PAC. Dans deux résolutions, adoptées les 20 juillet 2017 et 19 avril 2018, les sénateurs ont refusé le quasi-statu quo, qui semble se dessiner, sur les règles de concurrence, comme sur la gestion des crises. Ils ont également mis en garde contre le risque d’une « vraie-fausse » simplification du mode de mise en oeuvre de la PAC. C’est maintenant qu’il faut agir, si l’on veut éviter une nouvelle « usine à gaz » - à savoir un transfert de bureaucratie du niveau européen au niveau national. Le président de la République avait spectaculairement annoncé, le 27 novembre 2017, l’interdiction du glyphosate « dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans ». Sans revenir sur la fragilité juridique de ce singulier « cavalier seul » français au regard du droit européen, force est de constater l’absence de solution alternative à ce pesticide. Comment, sur le terrain, vont faire nos agriculteurs d’ici trois ans ? Comment éviter une distorsion de concurrence, pour nos importations et nos exportations, puisque les autres pays de l’Union ne seront pas, eux, concernés par cette interdiction franco-française ? Plus largement, c’est l’ensemble du projet de loi issu des travaux des Etats généraux de l’alimentation qui est en passe de décevoir les attentes. En effet, les représentants des agriculteurs ont loyalement joué le jeu de la concertation. Au final, ce projet de loi repose sur un double pari : que les distributeurs d’abord, les gros industriels ensuite, acceptent sans y être contraints, de diminuer leurs profits pour augmenter le revenu agricole… Rien n’est moins sûr. S’agissant du plan de modernisation de l’agriculture de 5 milliards d’euros, l’intention est louable et le chiffre élevé. Il frappe les esprits, mais quel sera son contenu ? Il en va de même pour l’objectif de 50 % de produits bio ou local dans la restauration collective . Au demeurant, la redéfinition de la stratégie agricole française ne peut se résumer au seul « bio », en faisant l’impasse sur tout le reste. Les effets d’une politique de communication, aussi brillante soit-elle, n’auront qu’un temps. Immanquablement, le prix des ambiguïtés, des habiletés, voire du « double discours » s’exprimera par de cruelles désillusions. Les agriculteurs français méritent beaucoup mieux que cela, notre balance commerciale aussi ! «

Jean Bizet est sénateur Les Républicains de la Manche et président de la commission des Affaires européennes

 

Notre-Dame-des-Landes : le double jeu de la carotte et du bâton

Notre-Dame-des-Landes : le double jeu de la carotte et du bâton

On venait à peine apprendre que la préfecture avait accepté à peu la moitié des projets d’exploitation agricole par des zadistes que dès le lendemain le ministère annonçait une seconde vague d’expulsions ; De fait le gouvernement ne cesse d’e souffler le chaud et le froid sur ce dossier. Il alterne en effet les postures dures pour montrer ses muscles et les actes de bonnes volontés pour calmer la tension. Une sorte de double jeu qui brouille évidemment le message vis à vi des zadistes mais aussi vis-à-vis de l’opinion publique.  “Quinze projets ont été jugés éligibles à la signature de conventions d’occupation précaire”, avait  déclaré Stéphane Travert à Nantes au terme d’une réunion du comité de pilotage du dossier. “Ces COP seront signées dans les prochains jours.” “L’examen des [14] autres projets agricoles (…) méritent d’être approfondis pour voir dans quelle mesure ils pourraient être combinés avec d’autres projets plus aboutis”, a-t-il dit. La prochaine réunion du comité de pilotage est prévue en octobre, a précisé de son côté Nicole Klein, la préfète de la Loire-Atlantique. Sur les trente-neuf projets présentés au total aux services de l’État, dix sont “à caractère socioculturel” et seront “examinés à part”. Les autorisations nécessaires aux projets “artisanaux” ou “commerciaux” relèveront quant à eux des collectivités locales, avait rappelé le ministre de l’Agriculture, dans le cadre de l’élaboration de leur plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI). Mais d’après Ouest France, l’État souhaiterait démanteler une vingtaine de squats sur la soixantaine qui parsèment la zone. Un chiffre plus ou moins égal à ce qui avait été fait lors de la première vague d’expulsions. Les gendarmes pourraient se concentrer jeudi sur un corps de ferme devenu la «base logistique» des zadistes évacués lors de la première vague d’expulsions, le 9 avril., L’exécutif, qui joue sur deux tableaux, entendait que les quinze zadistes dont les projets d’installation ont été validés lundi par le ministère de l’Agriculture signent ce mercredi les conventions d’occupation précaire. Un espoir rapidement balayé par les intéressés. «On veut signer au plus vite, mais pas aujourd’hui», a indiqué l’un des membres sur Twitter, qui précise qu’il ne s’agit pas pour autant d’un «refus de signer». «Nous n’avons reçu les conventions d’occupation précaires que mardi. Les zadistes dénoncent cette posture contradictoire : «Le double jeu de l’État, qui alterne négociation et intervention policière musclée, se manifeste (…) par un criant paradoxe: prétendre vouloir accompagner des projets agricoles, tout en entravant les travaux de mise en culture par une occupation policière prolongée», est-il dénoncé. «Nous ne pouvons avoir aucune confiance dans les propos du gouvernement sur l’ampleur et la nature de cette opération, qui risque de faire encore de nombreux blessés», ajoute le communiqué, alors que la première vague d’expulsions a fait plus de 300 blessés dans les rangs des zadistes.

Djihadistes et peine capitale : un double langage

Djihadistes et peine capitale : un double langage

D’une certaine manière,  c’est aussi le en même temps cher à Macron qui prévaut dans la définition de l’attitude de la France vis-à-vis des Français condamnés en Irak ou en Syrie. D’un côté,  on affirme (notamment la ministre des armées)  que la France n’a aucun état d’âme vis-à-vis de ses terroristes. De son côté la ministre de la justice rééquilibre la position en déclarant pour la première fois que la France interviendrait en cas de condamnation à la peine capitale.  « Les djihadistes n‘ont jamais eu d’états d’âme, je ne vois pas pourquoi nous en aurions pour eux” avait déclaré la ministre de la défense. “J‘ai eu d‘ailleurs des mots sur les djihadistes qui ont fait couler pas mal d‘encre, je le redis ici devant vous, je les assume”, a-t-elle poursuivi. Aux prémices de la chute de la ville de Rakka, le fief du groupe Etat islamique en Syrie, à l‘automne dernier, Florence Parly avait estimé que le sort des combattants étrangers de Daech (acronyme arabe de l‘EI) incombait aux forces syriennes.“Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c‘est tant mieux, et s‘ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne”, avait-elle affirmé au Grand Rendez-Vous Europe 1, les Echos et CNEWS.“Nous ne pouvons rien faire pour empêcher le retour des djihadistes à part poursuivre ce combat et aller jusqu‘au bout”, avait-elle conclu. La ministre s‘est refusée dimanche sur France 3 à tout “angélisme” à l’égard des Français partis combattre dans les rangs de l‘EI. Dans l‘hypothèse où un ressortissant français était condamné à mort, “l‘Etat français interviendrait, en négociant avec l‘Etat en question, et encore une fois ce serait un traitement au cas par cas”, a pourtant  rectifié Nicole Belloubet dans le cadre du “Grand Jury” RTL-LCI-Le Figaro.  “Je ne crois pas qu‘il y ait de différence d‘analyse”, a répondu la ministre de la Justice à une question sur les propos de Florence Parly. “Je redis comme ma collègue Parly que c‘est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix”, a-t-elle justifié. “Mais en tant que ministre de la Justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable”, a-t-elle nuancé. “La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l‘Irak, c‘est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l‘Etat irakien”, a-t-elle répété. “La Syrie, c‘est un peu plus compliqué puisque l‘Etat n‘est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c‘est un traitement au cas par cas qui doit être effectué”, a-t-elle expliqué, réitérant une position qui ne parvient pas à masquer l‘embarras de l‘exécutif français.  676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le terrain irako-syrien.

Logement : Nicolas Hulot veut imposer une double peine fiscale

 

Logement : Nicolas Hulot veut imposer une double peine fiscale

Sans doute pour masquer son revirement sur de nombreux dossiers notamment le nucléaire, Nicolas Hulot sollicite l’ingénierie fiscale en vue d’imposer une double peine au logement à faible performance énergétique. Ainsi la taxe foncière où les droits de mutation seraient augmentés si le logement est mal isolé. Il faut vraiment être un bobo millionnaire pour envisager une telle mesure. En effet en général les logements à faible performance énergétique sont ceux qui appartiennent à des Français qui n’ont pas les moyens pour isoler convenablement leur logement. En effet selon les cas il faut compter entre 30 000 et 50 000 € pour une meilleure performance énergétique. Du coup,  ce sont ceux qui disposent de faibles moyens qui se verront davantage punis par l’impôt. Une proposition à la fois idiote et anti redistributive mais qui n’est pas étonnante de la part d’un écolo  bobo qui a réussi à amasser une fortune de 200 millions grâce à son business sur l’écologie. Le gouvernement réfléchit à un dispositif de bonus-malus sur les logements en fonction de leurs performances énergétiques, a donc déclaré Nicolas Hulot dans un entretien diffusé jeudi, à la veille de la publication de la feuille de route de l’Etat en la matière. Nous réfléchissons (…) à une modulation des taxes foncières ou des droits de mutation en fonction du diagnostic de performance énergétique des logements », a affirmé le ministre de la Transition écologique aux Echos. « Sur le plan juridique, c’est tout à fait possible, à condition de ne pas porter atteinte au droit de propriété. Une mission a été lancée pour explorer les différentes options possibles », a souligné M. Hulot dans cet entretien conjoint avec son collègue chargé de la Cohésion des territoires Jacques Mézard, dont le portefeuille inclut le logement.

 

Auto-entrepreneurs: le plafond du chiffre d’affaires doublé, ça ne pisse pas loin !

Auto-entrepreneurs: le plafond du chiffre d’affaires doublé, ça ne pisse pas loin !

Le plafond du chiffre d’affaires qui doit être respecté pour bénéficier de ce statut sera doublé en 2018. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Pourtant cette annonce ne pisse pas loin si l’on s’en tient à l’analyse des chiffres d’affaires des autos entrepreneurs. La réalité c’est que le statut d’auto entrepreneur peut procurer des revenus satisfaisants mais à condition de le cumuler avec un statut de salarié. Sinon le revenu moyen est particulièrement bas de l’ordre de 400 € par mois. Et ce revenu tend à diminuer.  Un tiers des auto-entrepreneurs ont en effet cumulé cette activité avec un emploi salarié, contre un non-salarié classique sur dix. En incluant leur salaire, les auto-entrepreneurs « ont perçu au total 2.100 euros par mois ».  Des salariés devenant auto entrepreneurs, le rêve de certains qui veulent supprimer le salariat et ses contraintes économiques et sociales (voir un autre article sur le sujet sur le site). L’intermédiation numérique justifierait ce changement de statut. Revenons d’abord sur la définition que donne Wikipedia à la définition de journalier :  « Les termes de  brassier » et  manouvrier » (terme qui a perduré avec « manœuvre ») ont un sens proche et désignent également des ouvriers agricoles pauvres ; les deux mots indiquent une personne qui loue sa force physique, ses bras ou ses mains, et qui donc ne possède pas de train de culture (charrue et animaux de trait, bœufs, cheval ou mulet). Les journaliers et manouvriers existaient aussi dans les villes, pratiquant une multitude de petits métiers et louant là leurs bras à la journée. Celui qui s’en sortait le mieux était celui qui réussissait à se faire embaucher régulièrement, même si les salaires étaient minimes. ». En France le nombre d’autos entrepreneur ne cesse de progresser en raison notamment de la situation du chômage. Mais pour quel revenu ? Alors même que le régime connaît un franc succès dans tous les secteurs d’activité ou il est éligible, les autoentrepreneurs semblent, globalement, avoir du mal à se générer un revenu décent. 400 euros par mois c’est peu.  . On objectera que beaucoup ne travaillent pas à plein temps mais même ceux qui font les mêmes horaires qu’un salarié voire davantage ont des difficultés à dégager un revenu satisfaisant. Un monde d’autoentrepreneurs peut a priori faire rêver car il supprime le lien de subordination vis-à-vis du patron mais du coup on lui substitue une autre subordination celle du client mais en réalité celle d’une nouvelle intermédiation type Uber. L’outil numérique n’est qu’un prétexte pour réduire la rémunération aussi pour supprimer les couvertures sociales (santé, retraite, chômage). En même temps qu’on transfère les charges sociales, on  transfère aussi souvent les charges de capital. Un phénomène bien connu dans le transport routier quand certaines entreprises avaient transformé leurs salariés en sous-traitants devant y compris investir dans l’achat d’un camion et hypothéquer leur maison. Ce monde de nouveaux  journaliers est évidemment une vision ultra libérale. Certes il faut sans doute encourager la création d’entreprise y compris celles d’auto entrepreneurs sous réserve toutefois de réguler les conditions de concurrence afin d’une part que les intéressés puissent dégager des revenus immédiats convenables mais aussi afin de ne pas hypothéquer les équilibres de la protection sociale (même si cette dernière mérite d’être réformée sérieusement). Le changement annoncé par le ministre de l’économie changera peu de choses pour la majorité des autos entrepreneurs. Pour l’heure, au-delà d’un certain chiffre d’affaires l’auto-entrepreneur doit abandonner ce statut lui permettant de bénéficier d’un régime fiscal et social simplifié et opter pour statut juridique plus contraignant. Ce seuil varie de 33.100 à 82.800 euros en fonction du type d’activités exercées. Dans un communiqué la FEDAE (fédération des auto-entrepreneurs) s’est réjoui de cette mesure.   »Une France d’autoentrepreneurs ne pourrait ni investir massivement ni embaucher », a de son côté regretté dans un communiqué la CPME, critiquant « une concurrence déloyale inacceptable par rapport aux autres formes sociétales, et en particulier les artisans ».

France- taux de chômage : retour à 9.2% mais le double d’inactifs

France- taux de chômage :  retour à 9.2% mais le double d’inactifs

 

 

Nombre d’observateurs se félicitent  de la baisse du chômage en France selon les normes du bureau international du travail (BIT). Ce taux serait à 9,2 % et est revenu au deuxième trimestre à son niveau de début 2012 et le taux d’emploi a atteint un plus haut depuis 1980, dans le sillage de créations d’emplois salariés dynamiques sur la période dans le privé. Cette évolution est légèrement plus rapide qu’anticipé par l’Insee, qui tablait sur un taux de chômage de 9,6% en France (Dom inclus) mi-2017 dans ses dernières prévisions publiées fin juin. Ceci étant,  la différence est très marginale et la vérité c’est qu’il faut compter environ le double d’inactifs. C’est-à-dire ceux qui sont officiellement inscrits au chômage, donc ceux  qui cherchent  du travail mais aussi tous ceux qui ont renoncé à en trouver. Parmi ceux-là, ceux qui se  satisfont des aides sociales, ceux qui sont trop âgés ou encore ceux qui manquent de qualification et sont maintenant éloignés du marché du travail sans parler des zones rurales qui deviennent de véritables déserts économiques. La situation s’améliore un peu mais on est encore loin de ce serait souhaitable pour  absorber  les six à 7 millions de chômeurs réels. Le taux d’emploi des 15-64 ans, en hausse de 0,5 point par rapport à fin mars, à 65,3%, atteint sa valeur la plus élevée depuis 1980. Un signe d’autant plus encourageant que sa progression concerne toutes les tranches d’âge, en particulier les seniors (+0,8 point sur le trimestre, +1,2 point sur un an). Cette évolution, logique au vu des bons chiffres des créations d’emploi dans le privé sur la période publiés la semaine dernière, devrait se poursuivre au cours des prochains mois, estime Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management. « On est dans une dynamique avec de l’activité qui va mieux, avec de l’emploi qui continue de se créer et cette dynamique se traduira assez rapidement par une convergence à 9% du taux de chômage en France métropolitaine et puis on ira vers 8,5% au cours de l’année 2018″, a-t-il déclaré à Reuters. Le programme présidentiel d’Emmanuel Macron prévoyait un retour du taux de chômage à 7% en 2022, sous l’effet notamment d’un assouplissement du droit du travail – dont les modalités seront présentées le 31 août – ainsi que d’une amélioration de la compétitivité des entreprises par une baisse de la fiscalité. Pour Philippe Waechter, « c’est jouable mais ça dépendra à la fois de la conjoncture économique globale dans laquelle s’inscrit la France et puis de la façon dont les réformes du marché du travail et sur l’économie française seront effectivement mises en place, c’est ça l’enjeu. » Au total, en se fondant sur les critères du BIT, ce qui permet les comparaisons internationales, le nombre de chômeurs s’élevait à 2,7 millions en France métropolitaine en moyenne au deuxième trimestre, soit 20.000 personnes de moins qu’au trimestre précédent. A titre de comparaison, le nombre officiel de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) inscrits à Pôle emploi atteignait 3,48 millions à fin juin. La baisse du deuxième trimestre a concerné les 25-49 ans, dont le taux de chômage a reculé de 0,3 point (-0,6 point sur un an), mais aussi les 50 ans et plus (-0,3 point sur le trimestre comme sur un an).

Revenu universel : double escroquerie

Revenu universel : double escroquerie

 

 

Une première interrogation : le revenu universel est défendu à la fois par les ultras libéraux et les gauchistes sans doute pour des raisons différentes mais qui aboutissent au même résultat.  Les ultras libéraux proposent pour la France un revenu universel toute la vie de l’ordre de 500 €. L’objectif serait de lutter contre la pauvreté mais il est évident que ce niveau est très insuffisant pour permettre d’accéder à des conditions de vie décente. En outre ce seuil est déjà atteint via le RSA et même largement. Le seuil décent serait de 1000 à 1200 € mais pour en assurer le financement il conviendrait alors de supprimer toute la protection (par exemple sécu, assurance chômage, retraite). Une véritable escroquerie qui utilise l’alibi de la lutte contre la pauvreté pour faire sauter la solidarité sociale. Il est clair notamment que les plus des favorisés n’auraient accès  aux soins et notamment à la très coûteuse hospitalisation. Du côté des gauchistes on voit  une utopie pour attirer les gogos. Il faut dire que la plupart des organisations gauchistes sont complètement incompétentes en matière de calcul économique et de prise en compte de vraies réalités sociales et économiques. Autre élément non pris en compte la dimension internationale de l’économie. Comment une économie qui accorderait des revenus sans travail pourrait-t-elle être compétitive avec d’autres économies beaucoup plus compétitives ? Dernier élément de nature sociétale la rupture avec le lien n’est-il pas susceptible de déstructurer complètement une société ? La plupart des individus sont essentiellement structurées par les relations qu’ils entretiennent dans le milieu du travail. Un travail par ailleurs nécessaire pour assurer le progrès matériel mais aussi culturel de l’humanité. Certaines banlieues où les taux de chômage dépassent les 50 % dé montrent  à quel point l’absence de travail peut créer des dysfonctionnements sociétaux notamment engendrer la violence et les trafics en tout genre. Philosophiquement, il est d’usage d’opposer un système social universel à un autre qui serait assurantiel. Le modèle social américain relève de l’assurance tandis que le britannique, hérité des préconisations de Lord Beveridge , incarne l’universalité. Dans l’un, le fait d’être dans le besoin est très mal considéré, tant les possibilités de faire fortune sont illimitées. Dans l’autre, socialement très stratifié, la pauvreté est un mal nécessaire que la société doit juguler afin de préserver le pacte social millénaire du pays. Depuis la mise en place de la Sécurité sociale en 1945, la France emprunte aux deux modèles sans pour autant choisir entre l’un et l’autre. La mise en place d’un revenu universel et inconditionnel en France, et ce quelles qu’en soient les modalités, reviendrait donc à renoncer à tout le soubassement assurantiel de notre société.  Désormais, la collectivité prenant en charge la garantie d’un revenu viager, il ne sera donc plus nécessaire que les salariés cotisent à des régimes obligatoires d’assurance-chômage ou de retraite. En revanche, dans la logique d’un revenu universel, les mécanismes assurantiels n’étant plus à la charge de la collectivité, c’est donc l’individu qui devra faire le choix de se couvrir ou non contre les risques de la vie.  Le revenu universel étant versé à tous de manière inconditionnelle, tous les autres transferts sociaux relevant de situations spécifiques devraient disparaître. C’est ainsi que les allocations familiales seraient, les familles probablement gagnantes au change compte tenu des montants en jeu. Mais également, les allocations versées aux personnes handicapées, les pensions de réversion ou encore les allocations pour parent isolé devraient en toute logique disparaître.  Sous couvert de simplification de l’accès à la solidarité nationale, un revenu universel sonne le glas de l’aide sociale aussi des politiques publiques de l’emploi.

Écosse : pour une double appartenance au Royaume-Uni et à l’union économique européenne

Écosse : pour une double appartenance au Royaume-Uni et à l’union économique européenne

 

 

Il est clair que le brexit  a enclenché un processus qui pourrait bien menacer l’unité du Royaume-Uni avec notamment le refus de l’Écosse de quitter l’union européenne La première ministre écossaise Nicola Sturgeon propose donc que l’Ecosse fasse partie de l’UE et du Royaume-Uni après le Brexit. Une option inspirée du statut du Groenland vis-à-vis du Danemark. En cas de refus de Londres, elle menace d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance dès 2017. Nicola Sturgeon, la chef du gouvernement écossais, maintient la pression sur Londres. Vendredi 15 juillet, la nouvelle première ministre britannique Theresa May, s’est rendue à Edimbourg pour rencontrer Nicola Sturgeon. Un geste d’apaisement envers l’Ecosse qui, le 23 juin, a voté à 62 % pour le maintien dans l’Union européenne, alors que le Royaume-Uni dans son ensemble a voté à 52 % pour une sortie de l’UE. A l’issue de cette rencontre, Theresa May s’est engagé à ne pas utiliser l’article 50 du traité de l’UE, qui permet d’en sortir, avant d’avoir défini une position « britannique » sur la stratégie à mener. Autrement dit avant d’avoir intégré dans la position du gouvernement celle des autorités des trois nations autres que l’Angleterre (qui ne dispose pas d’autorité propre), et particulièrement de l’Ecosse. Pour Nicola Sturgeon, cet engagement est important : il donne de fait une forme de droit de veto à l’Ecosse sur l’article 50, ce qu’elle a volontiers reconnu implicitement. Un droit qui, s’il ne lui permettra pas de stopper le Brexit, lui permettra de dicter ses conditions à l’UE – pressée d’ouvrir les négociations – et au gouvernement britannique – qui s’est engagé à réaliser le Brexit. Grâce à Theresa May, Holyrood, le siège du pouvoir écossais, dispose d’un nouveau moyen de pression. Lors de l’émission télévisée dominicale d’Andrew Marr sur la BBC ce 17 juillet, Nicola Sturgeon a ainsi reconnu ne pas exclure une solution où l’Ecosse pourrait demeurer à la fois dans l’Union européenne et dans le Royaume-Uni, alors que le reste de ce pays ne serait plus dans l’UE. Cette solution est évoquée depuis le 23 juin et est inspirée de certains précédents, comme celui du Danemark et du Groenland. Face à cette réponse, Nicola Sturgeon a prévenu dimanche que c’était « pour cette raison qu’elle préparait un second référendum sur l’indépendance en 2017 ». Autrement dit, Holyrood pose un ultimatum : ou l’Ecosse reste, d’une façon ou d’une autre dans l’UE, ou il y aura un processus de sécession. « L’Ecosse n’est pas une région du Royaume-Uni, c’est une nation et elle a fait le choix de rester dans l’UE », a indiqué Nicola Sturgeon. Cette menace est sérieuse pour Londres : dans les jours qui ont suivi le vote du 23 juin, les sondages ont donné plus de 55 % de « oui » à l’indépendance. Londres risque donc de devoir choisir entre le Brexit et l’indépendance écossaise.

 

(La tribune)

Affaire Tapie : Le double scandale de Christine Lagarde et de la CJR

Affaire Tapie : Le double scandale de Christine Lagarde et de la CJR

 

 

La plupart des grands médias (par ailleurs déjà en vacances) se contentent  de reprendre les dépêches d’agence indiquant que Christine Lagarde est susceptible de comparaître devant la cour de justice de la république suite à la décision possible de la cour de cassation.  Premier scandale,  le fait que Christine Lagarde, actuelle directrice du FMI alors  ministre des finances, a cautionné l’arbitrage bidon qui a permis à Tapie  d’encaisser plus de 400 millions suite à la revente d’Adidas. Une « négligence » pour la cour de justice de la république. Un euphémisme sans doute cette négligence qui porte sur plus de 400 millions et qui a permis de s’affranchir d’une procédure juridique normale. Deuxième scandale,  celui du concept de justice  spécifique pour les anciens ministres : la cour de justice de la république. Une juridiction d’exception mise en place pour permettre aux politiques d’échapper à la justice classique et de ne risquer que des peines dérisoires. En l’espèce compte tenu du chef d’inculpation Christine Lagarde risquerait une peine maximale d’un an de prison et de 15 000 € d’amende. Si elle est effectivement reconnue coupable elle pourrait s’en tirer peut-être avec trois mois de prison avec sursis à mettre évidemment en parallèle avec l’escroquerie autorisée portant sur 400 millions ! Le ministère public a requis vendredi le rejet du pourvoi en cassation de Christine Lagarde contre son renvoi devant la Cour de justice de la République (CJR) pour négligence dans l’affaire de l’arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie en 2008. Si ce renvoi est confirmé, la directrice générale du Fonds monétaire international devra comparaître devant la CJR, la seule habilitée à juger des délits commis par des ministres dans l’exercice de leur fonction. Elle risquerait alors une peine d’un an de prison et 15.000 euros d’amende. La Cour de cassation rendra sa décision le 22 juillet. La commission d’instruction de la CJR avait décidé en décembre le renvoi de l’ancienne ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy (2007-2011) pour « négligence dont il résulte un détournement de fonds publics par une personne privée » dans une affaire concernant Bernard Tapie. L’homme d’affaires et son épouse ont été condamnés en décembre 2015 à rembourser les 404 millions d’euros versés en vertu de l’arbitrage qui avait soldé leur litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas. Bernard Tapie a lui-même perdu jeudi un recours contre cette décision devant la Cour de cassation. Christine Lagarde affirme avoir toujours agi dans cette affaire dans l’intérêt de l’Etat et dans le respect de la loi. Son renvoi devant la CJR en décembre n’a pas empêché le conseil d’administration du FMI de la reconduire, avec le soutien de la France, pour un deuxième mandat. Une manière d’éloigner Christine Lagarde d’un dossier très brûlant.

(Avec Reuters)

Les fonds souverains ont doublé depuis 2009

Les fonds souverains ont doublé depuis 2009

 

 

 

En dépit de la crise de 2009 – ou peut-être à cause– les fonds souverains –continuent de progresser au point d’avoir en 7 ans. Des fonds souverains qui ne représentent qu’environ 10 % de la totalité de la capitalisation boursière mais qui pour autant je vous un rôle très important compte tenu de leur puissance intrinsèque dans tous les domaines économiques. Derniers petits exemple en date le rachat de 1700 ha de terres arables par un fonds chinois dans le Berry. D’une manière générale ces fonds souverains exercent une très forte pression sur les entreprises pour augmenter la rentabilité à court terme au détriment parfois de la stratégie à long terme. Les actifs des fonds souverains dans le monde ont augmenté de 200 milliards de dollars sur l’année à mars 2016 pour atteindre 6.510 milliards de dollars (5.760 milliards d’euros) malgré la récente volatilité des marchés et le bas niveau des prix du pétrole, montre une étude publiée mardi par le cabinet de recherches Preqin. Cela représente une croissance annuelle d’environ 3%, contre 16% à 17% ces dernières années. Les actifs des fonds souverains n’en ont pas moins plus que doublé depuis 2009, lorsqu’ils culminaient à 3.220 milliards de dollars. La croissance sur l’année écoulée a été alimentée surtout par les fonds non liés aux ressources de base (+290 milliards de dollars), tandis que ceux dépendant des recettes du pétrole et du gaz ont fondu de 10 milliards de dollars, note Preqin. Avec des cours du brut évoluant autour de 40 dollars le baril, les fonds souverains et les banques centrales de pays exportateurs de pétrole bien établis comme la Norvège, la Russie ou l’Arabie saoudite ont dû puiser dans leurs réserves et liquider des actifs pour contribuer à réduire leurs déficits budgétaires. « Etant donné que beaucoup de fonds souverains sont ceux de pays producteurs de pétrole, il n’est peut-être pas surprenant que le taux de croissance des actifs ait ralenti », écrit Preqin. Les fonds souverains basés au Moyen-Orient et en Asie représentent 76% de l’ensemble de la catégorie mais Preqin rappelle que 14 nouveaux fonds ont été lancés ces six dernières années et rappelle que la Bolivie et les Philippines passent pour envisager de lancer de nouveaux fonds.

(avec Reuters)

Prélèvement à la source : double piège à cons

Prélèvement à la source : double piège à cons

 

Le premier piège  concerne les entreprises qui à nouveau vont se transformer en collecteur d’impôts à la place de l’administration, ce que refuse notamment la CGPME qui a protesté avec vigueur suite à l’annonce de Michel sapin de généraliser l’impôt à la source à partir du 1er janvier 2018. Second piège,  celui qui concerne évidemment les contribuables. Le prélèvement  à la source est en apparence une  mesure de simplification souhaitée par tous en tout cas ceux qui payent l‘impôt sur le revenu. En fait depuis la progression de la mensualisation cette mesure perd de son intérêt (environ70%  sont mensualisés).La vérité c’est que le prélèvement à la source va constituer une vraie martingale fiscale pour le gouvernement (celui-ci  et les autres). D’abord on va pouvoir élargir l’assiette en fusionnant le moment venu l’impôt sur le revenu et CSG. Tout le monde paiera le même import au lieu de 50% seulement de la population actuellement. Ensuite de façon discrète et indolore on va augmenter la fiscalité pour boucher tous les trous des déficits notamment sociaux. Et la France va pouvoir conserver pendant longtemps son record du monde de prélèvement obligatoire ! Second piège à cons pour les entreprises. Les entreprises déjà collectrices d’impôts vont le devenir encore davantage avec des échanges bureaucratiques insoupçonnés avec l’administration. En cause l’évolution de la situation des foyers fiscaux (mariage, divorce, enfant, autres personne à charge  etc.). Il est clair par ailleurs que administration mettra des mois pour mettre à jour les dossiers fiscaux, ce qui jouera à la hausse comme à la baisse avec un nombre de régularisation incalculable. Les PME principaux employeurs en France ne sont évidemment pas équipées pour répondre à ces nouvelles contraintes administratives. Dernier point l’application et se conséquences désastreuse ne pourront être mesurées qu’en 2018, ce sera au successeur de Hollande d’en assumer la responsabilité. Une belle entourloupe politique.   Le président a notamment lancé aux entreprises : «Je vous assure que vous allez être associées» pour que la réforme «n’ait de conséquences ni sur votre gestion ni sur la relation avec vos employés». Les salariés n’auront notamment pas «à donner d’infos que les entreprises n’ont pas à connaître». «Le secret vaut aussi pour les salariés. C’est pour beaucoup une interrogation, de savoir que leur employeur pourrait tout connaître de leur situation fiscale», a-t-il ajouté. Le chef de l’État a conclu en expliquant que «ce qui est important, c’est que le salarié ou l’actif – ça vaut d’ailleurs pour les chefs d’entreprises – puissent savoir, quand ils reçoivent leurs revenus, qu’une part va être enlevée, transférée pour le paiement de son impôt, l’année même où il reçoit son revenu et pas l’année d’après». Et Michel Sapin, qui s’exprimait en compagnie du secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert, assure: « Pour le salarié, ce ne sera qu’une ligne de plus sur la fiche de paye, et donc très simplement. Il n’aura aucune démarche de paiement de l’impôt à faire, jusqu’à la déclaration de ses revenus«  Tout en concédant que le cœur de métier des PME n’était pas de substituer au fisc. « Pour l’employeur, dont le cœur de métier n’est pas de collecter des prélèvements obligatoires, même s’il y est déjà habitué avec les cotisations sociales et la CSG, nous veillerons à ce que le système soit aussi le plus simple possible », a-t-il ajouté. Une précision qui a son importance alors que ce prélèvement à la source suscite des réticences au niveau du patronat, à l’image du Medef, la principale organisation, pour qui la réforme risque d‘ »ajouter de la complexité et un stress supplémentaire » pour les entreprises. Tout comme la CGPME, qui a tenu avant tout à rappeler que le rôle de l’entreprise n’était pas de collecter les prélèvements obligatoires.

 (Avec AFP)

Immobilier : des prix qui ont pratiquement doublé en 30 ans

Immobilier : des prix qui ont pratiquement doublé en 30 ans

 

D’un certain point de vue l’immobilier se caractérise par une crise spécifique qui s’inscrit dans la crise plus générale. Une crise générale qui fragilise le niveau des revenus des acquéreurs potentiels et leur solvabilité. Du coup l’accession à la propriété devient un objectif impossible à atteindre pour nombre de Français des générations les plus jeunes. Pas étonnant les prix ont pratiquement doublé en 30 ans. Pour redonner de la solvabilité aux acquéreurs surtout aux prix mots accédant pas d’autres solutions que de ramener les prix à un niveau compatible avec la capacité d’achat. Dans la situation actuelle l’équilibre offre demande est-elle il y a deux vendeurs en acheteur d’où l’évolution tendancielle à la baisse des prix. Alors rien n’a vraiment augmenté depuis 30 ans? Si, deux postes de budget ont littéralement explosé depuis le milieu des années 80. L’eau d’abord, dont les tarifs n’ont cessé de grimper. Il fallait 17 heures de travail pour payer une facture de 120 m3 en 1984, il en faut désormais 31 selon l’UFC Que Choisir, soit une hausse de 82%! Mais c’est évidemment l’immobilier qui décroche la palme de l’inflation. Pour un pavillon de 120 m², il fallait investir 5,3 années de salaire en 1984. En 2014, il faut y consacrer l’équivalent de 9,3 années de salaire. Et pour Paris, on est passé de 13,3 ans à… 23,5 ans pour un appartement moyen de 76 m²! Malgré l’allongement de la durée des crédits, les Français consacrent selon l’Insee 22,2% de leur budget au logement contre 14% au début des années 80.

 

Sarkozy : la double chute

Sarkozy : la double chute

.La chute de Sarkozy génère de plus en plus d’inquiétude chez les républicains. Non seulement l’ancien président de la publique voit sa cote de popularité s’effondrer dans l’opinion publique au profit d’Alain Juppé mais en plus il voit sa crédibilité mise en cause au sein de son propre parti. Pas étonnant si nombre de responsables de ce parti y compris d’anciens ministres prennent  de plus en plus leurs distances avec une ligne politique identitaire trop réductrice de ce que représente réellement la droite classique. À cela s’ajoute évidemment le phénomène d’usure de Sarkozy qui- comme Hollande- souffre de son ancien bilan comme chef de l’État. En l’espace de deux semaines, le patron des Républicains (LR) a perdu des points dans plusieurs sondages. Dernier en date, le baromètre Ipsos paru lundi soir sur le site du Point le voit chuter de neuf points par rapport à celui de novembre (il n’y en avait pas eu en décembre). Seuls 23% des Français ont une opinion favorable de lui selon cette étude, loin derrière Alain Juppé (60%) et François Fillon (39%). Dans un autre baromètre paru la semaine dernière dans Les Echos, Nicolas Sarkozy perd 15 points de popularité chez les sympathisants LR, tandis qu’un sondage IFOP pour Le Figaro de lundi ne lui donne que 29% d’intentions de vote à la primaire derrière Alain Juppé (38%). Lundi matin, Hervé Mariton a tout simplement estimé que Nicolas Sarkozy n’était plus en position de se présenter à la primaire de droite. « J’ai cru en Sarkozy, mais il m’a déçu. J’ai du respect pour lui mais il faut des hommes neufs », a expliqué sur France 2 l’élu de la Drôme, candidat à l’investiture.

FN- Philippot « un agent double » (Jean Marie Le Pen)

FN- Philippot « un agent double » (Jean Marie Le Pen)

La saga des Le Pen continue. Cette fois l’ancêtre accuse le trop proche collaborateur de sa fille, Philippot le traitre,  d’être  en faiat un agent double (comprendre un infiltré de la gauche). L’intéressé se défend et prétend être un agent  de la CIA. Du sang, des larmes et du fric, la saga risque d’être un vrai succès populaire au moins jusqu’en 2017… à moins qu’on assassine le patriarche avant ! Suspens évidemment insoutenable. Jean-Marie Le Pen charge à nouveau Florian Philippot. « Quel est son objectif? Pourquoi est-il là? Il pourrait être parfaitement un agent double envoyé en mission » juge-t-il dans le Parisien, suspectant le vice-président du parti d’être envoyé par la droite pour « saboter le Front national de l’intérieur. » Le principal intéressé a réagi sur BFM TV. « Êtes-vous un agent double? », lui demande-t-on. « Oui et Marine Le Pen est une extraterrestre reptilienne. Tout ça est un complot de la CIA », a-t-il répliqué.

Impôt – prélèvement à la source : double piège à cons

Impôt – prélèvement à la source : double piège à cons

 

 

 

 

Le prélèvement  à la source est en apparence une  mesure de simplification souhaitée par tous en tout cas ceux qui payant l‘impôt sur le revenu. En fait depuis la progression de la mensualisation cette mesure perd de son intérêt ( environ70%  sont mensualisés).La vérité c’est que le prélèvement à la source va constituer uen vraie martingale fiscale pour le gouvernement ( celui-ci  et les autres). D’abord on va pouvoir élargir l’assiette en fusionnant le moment venu l’ impôt sur le revenu et CSG. Tout le monde paiera le même import au lieu de 50% seulement de la population actuellement. Ensuite de façon discrète et indolore on va augmenter la fiscalité pour boucher tous les trous des déficits notamment sociaux. Et la France va pouvoir conserver pendant longtemps son record du monde de prélèvement obligatoire ! Second piège à cons pour les entreprises. Les entreprises déjà collecteur d’impôts vont le devenir encore davantage avec des échanges bureaucratiques insoupçonnés avec l’administration. En cause l’évolution de la situation des foyers fiscaux ( mariage, divorce, enfant, autres personne à charge  etc.). Il est clair par ailleurs que administration mettra des mois pour mettre à jour les dossiers fiscaux , ce qui jouera à la hausse comme à la baisse avec un nombre de régularisation incalculable . Les PME principaux employeurs en France ne sont évidemment pas équipées pour répondre à ces nouvelles contraintes administratives. Dernier point l’application et se conséquences désastreuse ne pourront être mesurées qu’en 2018, ce sera au successeur de Hollande d’en assumer la responsabilité. Un belle entourloupe politique. Le président, accompagné de la nouvelle secrétaire d’État au Commerce et à l’Artisanat Martine Pinville, s’est donc efforcé de justifier son projet de réforme.  les différents points de la réforme qui font polémique. Aux critiques sur l’agenda de la réforme, M. Hollande a répondu que le gouvernement allait «prendre le temps nécessaire». Les relations entre salariés et entreprise ont aussi été évoquées. Le président a notamment lancé aux entreprises : «Je vous assure que vous allez être associées» pour que la réforme «n’ait de conséquences ni sur votre gestion ni sur la relation avec vos employés». Les salariés n’auront notamment pas «à donner d’infos que les entreprises n’ont pas à connaître». «Le secret vaut aussi pour les salariés. C’est pour beaucoup une interrogation, de savoir que leur employeur pourrait tout connaître de leur situation fiscale», a-t-il ajouté. Le chef de l’État a conclu en expliquant que «ce qui est important, c’est que le salarié ou l’actif – ça vaut d’ailleurs pour les chefs d’entreprises – puissent savoir, quand ils reçoivent leurs revenus, qu’une part va être enlevée, transférée pour le paiement de son impôt, l’année même où il reçoit son revenu et pas l’année d’après».

 

Drame méditerranée : la double hypocrisie de l’Europe

Drame méditerranée : la double hypocrisie de l’Europe

 

Première hypocrisie le doublement des moyens. Mais ce doublement ne suffirait cependant pas à porter Triton au niveau de déploiement de Mare Nostrum, la mission lancée par l’armée italienne et interrompue l’an dernier en raison de son coût et de l’opposition politique qu’elle suscitait dans la péninsule. Triton, dont le budget mensuel est de 2,9 millions d’euros, trois fois moins que Mare Nostrum, a démarré avec sept navires, deux avions et un hélicoptère. Deuxième hypocrisie, celle de l’allemand en particulier : « La recherche et le sauvetage seuls ne sont pas une solution miracle », a dit le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maiziere. Alors que l »Allemagne s’engage aussi à intervenir financièrement et militairement  pour contenir les conflits en Afrique , au proche et moyen Orient Au nombre des 10 points, l’UE décide aussi d’engager des efforts « systématiques » pour arraisonner et détruire les navires utilisés par les trafiquants, sur le modèle de la mission « Atalante » contre les pirates au large de la Somalie. Il s’agira d’une opération à la fois civile et militaire, ont dit des responsables européens sans donner de précisions. Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, a comparé le trafic d’êtres humains en Méditerranée à l’esclavage en Afrique. « Quand nous disons que nous sommes en présence d’esclavage, nous n’utilisons pas ce mot uniquement pour faire de l’effet », a-t-il dit. Les dirigeants européens peinent à définir une politique qui permette de répondre de manière plus humaine à l’afflux de migrants venus d’Afrique et d’Asie sans pour autant l’encourager. En clair il n’ya pas de politique commune ne matière d’immigration pas plus que de politique étrangère pour régler les confits notamment vis-à-vis de l’Etat islamique.

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