Archive pour le Tag 'dopage'

Dopage sport : généralisé en Chine …et ailleurs

 

Un témoignage accablant dans Le Monde de l’ancien médecin chargée d’entraîner de préparer les athlètes chinois « Dans les années 1980 et 1990, les athlètes chinois dans les différentes équipes nationales prenaient beaucoup de substances dopantes. Les médailles étaient toutes dues au dopage. Elles devraient toutes être rendues. » Ce témoignage sur la chaine allemande ARD du 21 octobre.  de Xue Yinxian, 79 ans, a entraîné des équipes nationales dans plusieurs sports des années 1970 jusqu’aux Jeux de Séoul en 1988, lorsqu’elle a été écartée,  Le lendemain de la diffusion de ce documentaire, l’AMA a annoncé, dans un communiqué, avoir demandé « à son équipe indépendante de renseignement et d’investigation d’engager une enquête . Une réaction qui intrigue : il y a cinq ans, la même entraîneuse avait livré le même témoignage au Sydney Morning Herald. L’AMA était alors restée silencieuse. Même chose après un nouvel article paru au mois de septembre dernier dans le journal international The Epoch Times, spécialisé sur la Chine. Le président de l’AMA, l’Ecossais Craig Reedie, en poste depuis 2014, a déjà fait l’objet de critiques pour sa tendance à n’agir qu’en cas d’important écho médiatique. Entre 1988 et 1998, pas moins de 52 sportifs chinois de niveau international ont été contrôlés positifs aux stéroïdes anabolisants. En 1994, les nageuses chinoises s’étaient octroyées 12 des 16 titres en lice aux championnats du monde de Rome. Quatre ans après, la douane australienne avait trouvé dans le sac d’une nageuse une quantité d’hormones de croissance suffisante pour toute l’équipe, juste avant les mondiaux de Perth. En 1993, les athlètes chinoises avaient défrayé la chronique lors des championnats du monde de Stuttgart en récoltant, sous les sifflets, un triplé sur le 3 000 mètres, un doublé sur 10 000 mètres et le titre sur 1 500 mètres, puis en battant cinq records du monde en cinq jours lors d’une compétition nationale. L’explication de ces succès – une décoction à base de sang de tortue – est demeurée célèbre mais la supercherie du groupe d’entraînement de Ma Junren sera levée dès 2000, lorsque six de ses sept athlètes seront privées de Jeux olympiques de Sydney après un test de détection de l’EPO. De toute manière c’est enquête est voué à l’échec car beaucoup trop tardive les athlètes et les entraîneurs de l’époque n’exerçant plus sans parler du délai de prescription. Le problème c’est que le dopage n’est pas une particularité chinoise ni réservée à l’athlétisme. »  D’autres pays sont affectés même si c’est dans une moindre ampleur (Russie, Afrique de l’est, pays des Caraïbes mais aussi Etats-Unis).

Sport : Dopage organisé en Chine dans l’hypocrisie la plus totale

Sport : Dopage organisé en Chine dans l’hypocrisie la plus totale

Un article du monde dénonce la corruption le dopage généralisé en Chine mais pas seulement. Le problème c’est que ces méthodes perdurent mais avec des procédés plus sophistiqués.  Extrait :

 

Un témoignage accablant de l’ancien médecin chargée d’entraîner de préparer les athlètes chinois « Dans les années 1980 et 1990, les athlètes chinois dans les différentes équipes nationales prenaient beaucoup de substances dopantes. Les médailles étaient toutes dues au dopage. Elles devraient toutes être rendues. » Ce témoignage sur la chaine allemande ARD du 21 octobre.  de Xue Yinxian, 79 ans, a entraîné des équipes nationales dans plusieurs sports des années 1970 jusqu’aux Jeux de Séoul en 1988, lorsqu’elle a été écartée,  Le lendemain de la diffusion de ce documentaire, l’AMA a annoncé, dans un communiqué, avoir demandé « à son équipe indépendante de renseignement et d’investigation d’engager une enquête . Une réaction qui intrigue : il y a cinq ans, la même entraîneuse avait livré le même témoignage au Sydney Morning Herald. L’AMA était alors restée silencieuse. Même chose après un nouvel article paru au mois de septembre dernier dans le journal international The Epoch Times, spécialisé sur la Chine. Le président de l’AMA, l’Ecossais Craig Reedie, en poste depuis 2014, a déjà fait l’objet de critiques pour sa tendance à n’agir qu’en cas d’important écho médiatique. Entre 1988 et 1998, pas moins de 52 sportifs chinois de niveau international ont été contrôlés positifs aux stéroïdes anabolisants. En 1994, les nageuses chinoises s’étaient octroyées 12 des 16 titres en lice aux championnats du monde de Rome. Quatre ans après, la douane australienne avait trouvé dans le sac d’une nageuse une quantité d’hormones de croissance suffisante pour toute l’équipe, juste avant les mondiaux de Perth. En 1993, les athlètes chinoises avaient défrayé la chronique lors des championnats du monde de Stuttgart en récoltant, sous les sifflets, un triplé sur le 3 000 mètres, un doublé sur 10 000 mètres et le titre sur 1 500 mètres, puis en battant cinq records du monde en cinq jours lors d’une compétition nationale. L’explication de ces succès – une décoction à base de sang de tortue – est demeurée célèbre mais la supercherie du groupe d’entraînement de Ma Junren sera levée dès 2000, lorsque six de ses sept athlètes seront privées de Jeux olympiques de Sydney après un test de détection de l’EPO. De toute manière c’est enquête est voué à l’échec car beaucoup trop tardive les athlètes et les entraîneurs de l’époque n’exerçant plus sans parler du délai de prescription. 

 

Dopage tennis : À cause des pâtes !!

Dopage tennis. : À cause des pâtes !!

Les contrôles antidopage positifs sont rares dans le tennis. Il ne faut pas voir là un excès de vertu des joueurs ou joueuses par rapport à leurs collègues d’autres sports, mais plutôt un manque de zèle de la part de la Fédération internationale dans la chasse aux tricheurs. Alors quand on apprend qu’une joueuse, en l’occurrence l’Italienne Sara Errani, ex n°5 mondiale, finaliste à Roland Garros en 2012, a été rattrapée par la patrouille, on se dit que la FIT s’est enfin décidée à agir. Sauf qu’Errani, qui risquait entre 2 et 4 ans de suspension, n’a pris que deux mois.  Une indulgence expliquée dans les attendus de la décision : Errani aurait avalé à l’insu de son plein gré un médicament contre le cancer du sein (considéré comme un stéroïde) que prenait sa mère, laquelle l’aurait fait tomber par inadvertance dans le bouillon des tortellini (on n’invente pas). On ignore les suites qui seront données à cette affaire (appel des autorités compétentes ou pas) mais on est déjà sûr que cette explication peut entrer dans le top des excuses les plus bidons avancées par des sportifs positifs.

Mondiaux d’athlétisme : toujours le dopage

 

Mondiaux d’athlétisme : toujours le dopage

Depuis la mise en place de contrôles antidopages hors compétition (1989) et le programme de localisation des athlètes (1997), on parle moins de dopage qui malheureusement n’a pas disparu mais a évolué. Les mondiaux d’athlétisme constitue un magnifique spectacle, pour les amoureux du  sport (aimer c’est bien, en faire c’est encore mieux !). Cependant  l’argent bien entendu continue de polluer le sport et en particulier l’athlétisme de haut niveau. Un peu acculé du fait de sa politique laxiste, le président de la fédération internationale avait  été contraint de durcir ses positions en particulier à l’égard de plusieurs pays très tolérants dans ce domaine. L’IAAF, la Fédération internationale d’athlétisme a donc dévoilé la liste des mauvais élèves en matière de dopage. Selon son président, Sébastian Coe, « il y a cinq pays en situation très critique«. Et il y a parmi eux des grandes nations de l’athlétisme, comme l’Ethiopie et le Kenya. Viennent s’y ajouter le Maroc, l’Ukraine et la Biélorussie.  Ces pays sont affectés à « différents degrés«, nuance Sebastian Coe. Le Maroc et l’Ethiopie doivent revoir « de toute urgence » leur politique antidopage. Il faut plus de tests, pendant et hors des compétitions. Quant au Kenya, l’Ukraine et la Biélorussie, ils sont simplement sommés de « renforcer » leur programme. Cette annonce reste symbolique. La Fédération n’a pas pris de sanction immédiate, et parle plutôt d’un « rappel à l’ordre«.  La Russie, elle, a déjà dépassé ce stade. Elle a été provisoirement suspendue en novembre dernier suite à la publication d’un rapport de l’Agence mondiale antidopage.  Du coup les athlètes russe participent aux mondiaux à titre individuel. Mais le mal est très profond il concerne les stars mai aussi nombre de modestes amateurs y compris en France ; les techniques de dopage évoluent avec les contrôles. Pour se rassurer, on cite ceux qui ont été pris le nez dans le doping comme les russes (plus généralement les ex pays de l’Est) ou encore la discipline du poids.  L’actuel détenteur du record du monde, l’Américain Randy Barnes avec 23,12 m (établi en mai 1990) a été pris plusieurs fois par la patrouille antidopage. Confondu pour la première fois en août 1990 à Malmö (Suède) pour des traces de méthyltestostérone, un stéroïde anabolisant, il est de nouveau testé positivement en avril 1996 à un complément alimentaire interdit, avant d’être banni à vie de toute compétition officielle en 1998. Le record du monde établi en 1987 par la Soviétique Natalia Lissovskaïa à 22,63 m – pas très loin du record masculin à 23,12 mais une masse plus faible à lancer, 4 kg contre 7,260 kg – fait partie des plus anciens de l’athlétisme tous sexes confondus, et semble aujourd’hui imbattable.

Dopage sport: suspendre à vie pour 73% des Français

Dopage  sport: suspendre à vie pour 73% des Français

L’image du sport et largement affectée par les soupçons de dopage notamment concernant le cyclisme, l’athlétisme, le rugby, le football et le tennis. Du coup 73 % des Français souhaiterait que les sportifs dopés soient suspendus à vie dans un sondage Odoxa.  près de trois personnes interrogées sur quatre affirment qu’elles doutent de l’honnêteté des performances des sportifs. Une perte de confiance qui peut s’expliquer par les nombreux grands champions ayant été impliqués dans ce genre d’affaires. Le cyclisme a beaucoup fait parler de lui en termes de dopage ces dernières années. L’affaire « Festina » et le retrait de nombreux titres dont a été sanctionné Lance Armstrong ont terni l’image du vélo. Ainsi, 94% des Français pensent que ce domaine est touché par le dopage. Il serait le premier sport à en souffrir.  En deuxième lieu, l’athlétisme85% des Français affirment que cette discipline est gangrenée par le dopage. Suivent le football (65%) et le tennis (59%). Enfin de nombreuses affaires de dopage sont expliquées par des prises de médicaments considérés comme produits interdits. Ainsi, la question des Autorisations à usage thérapeutique divise les Français. Seule une personne interrogée sur deux considère qu’il ne faut pas les interdire.

 

 

JO : fric, dopage et combines

JO : fric, dopage et combines

Le spectacle des jeux olympiques est souvent magnifique à condition évidemment d’oublier certaines pratiques des coulisses sportives. En premier lieu, le dopage généralisé et de plus en plus sophistiqué de sorte que  le contrôle a toujours 10 ans de retard sur la pratique des fraudeurs. Un mal qui touche nombre de sports et malheureusement pas seulement le sport professionnel. Mais les JO sont surtout devenus un enjeu géo politique ainsi pour l’attribution des jeux dans des conditions le plus souvent très sulfureuses. En clair, grâce à la corruption de certains membres du comité olympique international. Un comité qui brasse énormément d’argent au point que certains dirigeants confondent la caisse du comité avec leurs propres portefeuilles (pratiques également courantes dans les fédérations internationales) ;  dernières exemple en date le président du Comité olympique européen, l’Irlandais Patrick Hickey, a été arrêté mercredi à son hôtel de Rio de Janeiro dans le cadre d’une enquête sur un trafic de billets pour les Jeux. La police brésilienne dit avoir découvert des éléments mettant en cause cet homme de 71 ans. Il a été conduit à l’hôpital après son interpellation. Le Comité international olympique (CIO) a par la suite annoncé sa suspension temporaire. « A la lumière des développements de ce matin et de sa santé, M. Hickey a pris la décision de se mettre temporairement à l’écart de la présidence du comité olympique irlandais et de toutes ses autres fonctions olympiques (membre du CIO, président du Comité olympique européen, vice-président de l’Association des comités olympiques nationaux) jusqu’à la complète résolution de cette affaire », dit le CIO dans un bref communiqué. « Attendons de voir quelles sont les allégations. Nous avons une confiance totale dans le système. Tout le monde est innocent tant que sa culpabilité n’est pas prouvée », a déclaré Mark Adams, porte-parole du CIO, selon lequel les faits reprochés à Patrick Hickey concernent un millier de billets sur les 6,5 millions proposées pour les Jeux de Rio. L’arrestation du président du Comité olympique européen, qui faisait également partie de la commission de coordination des Jeux de Rio, fait suite à celle la semaine dernière de Kevin Mallon, directeur de la firme THG Sports, soupçonné d’avoir obtenu jusqu’à dix millions de reals (trois millions de dollars) de la revente illégale de billets. Quatre autres membres de la direction de la compagnie font l’objet de mandats d’arrêt émis lundi par la justice brésilienne. On est loin évidemment de la pureté des premiers jeux grecs où les participants étaient tous amateurs. Les participants d’aujourd’hui sont sans doute tous des athlètes exceptionnels mais l’argent les contraints à faire du dopage une  pratique très généralisée.

(Avec Reuters)

Dopage JO 2016 : trafic d’urine

Dopage JO 2016 : trafic d’urine

En matière dopage,  les méthodes sont plus ou moins sophistiquées selon le développement économique des pays. Du coup au Kenya, pays en développement, on a choisi une méthode basique pour ne pas dire simpliste en faisant uriner un entraîneur à la place d’un coureur. Du coup c’est le deuxième responsable kényan qui est renvoyé au pays. Le Kenya fait partie  des pays comme la Russie ou encore la Chine dont  les athlètes sont souvent chargés. En cause évidemment les énormes sommes d’argent qui sont brassés lors des JO du fait de l’influence des sponsors et des droits télés. Comme il ne faut pas gâcher le spectacle,  les affaires de dopage sont mis sous le boisseau pendant l’épreuve voir même après sauf évidemment pour les cas de violation des règles un peu trop visibles. Le Comité international olympique (CIO) a donc décidé d’exclure un entraîneur kényan des Jeux de Rio ce jeudi. L’organisation a annoncé que l’homme avait tenté de tricher à un contrôle antidopage et avait été renvoyé de la compétition. « Nous prenons note de la décision du comité olympique kényan de renvoyer à la maison son entraîneur d’athlétisme à la suite de la violation des règles antidopage », écrit le CIO dans un communiqué. « Nous remercions le comité olympique kényan de sa décision rapide. Le CIO a immédiatement mis sur pied une commission disciplinaire afin d’enquêter sur l’entraîneur et l’athlète concernés », ajoute le CIO. Selon le Daily Telegraph, l’entraîneur John Anzrah s’est présenté en lieu et en place d’un de ses athlètes à un contrôle antidopage. Il aurait même fourni un échantillon d’urine et signé des papiers au nom de son athlète avant que le subterfuge ne soit découvert lors de la comparaison des photos d’identités. Le nom de l’athlète, homme ou femme, n’est pas encore établi officiellement, et il reste à savoir si celui ou celle-ci risque également d’être exclu des jeux Olympiques.  John Anzrah est le deuxième officiel de la délégation kényane à devoir plier bagage depuis le début des JO-2016. Michael Rotich, manageur de l’ensemble de l’athlétisme, a également dû rentrer au Kenya, accusé d’avoir demandé de l’argent à des journalistes, qui se faisaient passer pour des agents d’athlètes, en contrepartie d’informations sur les contrôles antidopage qu’auraient eu à subir ses athlètes

Dopage JO de Rio : le doute sur la victoire de Cancellara (Armstrong)

Dopage JO de Rio : le doute sur la victoire de Cancellara (Armstrong)

 

C’est un spécialiste du dopage qui met en cause la victoire de Cancellara aux JO dans l’épreuve cycliste de Rio. Il faut bien convenir que cette victoire en a surpris plus d’un dans la mesure où les derniers résultats de l’intéressé étaient loin de permettre d’envisager cette victoire. De toute manière le cyclisme comme nombre d’autres disciplines sportives sont gangrenées  par le dopage et l’argent sans parler des  intérêts géo stratégiques. On objectera que les contrôles ont été notoirement renforcés y compris dans le cyclisme ; ceci étant  le dopage court  beaucoup plus vite que les capacités à le détecter. Du coup suite à la victoire de Cancellara,  Lance Armstrong, le champion du monde du dopage, n’a pas hésité à ironiser sur cette victoire surprise et a  réagi sur les réseaux sociaux au titre olympique de Fabian Cancellara. Il a tweeté le nom «Luigi», une référence à des affaires de dopage. Héros déchu du cyclisme, Lance Armstrong porte aujourd’hui un regard avisé sur le monde du cyclisme. C’est donc logiquement qu’il a réagi à la victoire de Fabian Cancellara mercredi lors de l ‘épreuve du contre-la-montre olympique de Rio. L’Américain a répondu au Tweet de Trek-Segafredo qui célébrait la victoire de son poulain en répondant simplement «Luigi!!» Ce prénom fait référence à deux choses. La première, c’est Luigi Cecchini, un ancien préparateur italien proche du docteur Fuentes, celui-là même qui prescrivait de l’EPO. Luigi Cecchini est connu pour avoir travaillé avec de nombreuses équipes professionnelles au début des années 2000, dont la CSC où il a travaillé avec Fabian Cancellara. Luigi est également le nom lié à des poches de sang, dans l’affaire des transfusions liée (encore une fois) au docteur Fuentes. L’enquête de la justice espagnole n’a toujours pas révélé qui était le coureur associé. Les soupçons étaient d’abord portés sur le Néerlandais Thomas Dekker. Celui-ci a d’ailleurs confirmé jeudi sur Twitter que ce n’était pas lui, en répondant à Armstrong sur Twitter.

(Avec le Figaro)

 

JO dopage : «Arrêtez de prendre les gens pour des cons» (Philippe Lucas)

JO dopage : «Arrêtez de prendre les gens pour des cons» (Philippe Lucas)

 

Panem et circenses, la devise est toujours d’actualité surtout en période de crise. Les jeux notamment olympiques font oublier le reste,  au moins pendant un temps. Mais Philippe Lucas l’entraîneur en natation, met  les pieds dans le plat à propos du dopage et affirme que nombres de nations sont concernés par le phénomène.  Estimant qu’il n’y a pas seulement la Russie, éclaboussée par le récent scandale du dopage d’Etat, ou même la Chine, qu’il faut pointer du doigt, Lucas rappelle que le fléau du dopage touche de nombreuses nations. Mais, selon lui, certains pays bénéficient d’une indulgence incompréhensible. Il est clair que le dopage concerne de nombreuses disciplines en particulier celles qui exigent  des performances physiques très éprouvantes. Le phénomène ne gangrène pas seulement le sport professionnel mais aussi le sport amateur. Dans un article du Nouvel Observateur un économiste du sport considère que la lutte actuelle contre le dopage est une illusion.  Dans le livre La Société dopée, qu’il publiera au Seuil dans quelques mois avec son collègue Jean-Jacques Gouguet, Jean-François Bourg Chercheur au Centre de droit et d’économie du sport, à Limoges, montre à quel point il est illusoire de vouloir lutter contre le dopage dans un monde sportif empreint des principes de l’économie de marché – concurrence, dépassement de soi, course à la performance et à la rentabilité.   Les scandales liés au dopage semblent se multiplier – dans l’athlétisme, le tennis, le foot, le cyclisme… Jusqu’à quel point la triche a-t-elle envahi le sport professionnel?   Le dopage est inhérent à la compétition de haut niveau. Aujourd’hui, à quelques exceptions près, le sport professionnel est totalement gangrené, quelle que soit la discipline. La très faible proportion de sportifs contrôlés positif est un leurre. Les quelques rares compétiteurs à se faire prendre sont ceux qui ont commis une erreur dans les délais d’élimination des produits, ou qui ne sont pas accompagnés par un staff médical performant. Tous les autres savent jouer avec la liste des substances interdites et les seuils. Ou alors ils prennent des produits nouveaux, inconnus, et donc indétectables.   Mais comment pourrait-il en être autrement? Les limites physiques du corps humain, au moins pour l’athlétisme, le cyclisme et la natation, sont quasi atteintes. Et pourtant, tout, à commencer par la devise olympique « Plus vite, plus haut, plus fort », pousse à la recherche de la performance. L’évolution vers le sport business a été parallèle à celle de la libéralisation de l’économie, où tout le monde est en concurrence, où il faut se dépasser en permanence. Dans ces conditions, le dopage devient un rouage essentiel du sport moderne.   Tout converge vers le milieu des années 80. C’est à ce moment-là que la dérégulation et les privatisations ont réellement commencé dans l’économie en général. Le sport n’y a pas échappé. La première cotation en Bourse d’un club de foot date de 1983. Le Comité international olympique (CIO) a ouvert les jeux aux sportifs professionnels et aux sponsors en 1984. A la même époque, il y a eu la multiplication des chaînes payantes un peu partout dans le monde, dont Canal+ en France. La télévision est devenue un financeur majeur du sport, qui permet une croissance du chiffre d’affaires du secteur. Peu à peu, les clubs, jusque-là des associations à but non lucratif, se sont transformés en sociétés privées à but commercial.   Le résultat est qu’aujourd’hui tout le monde a intérêt à ce qu’il y ait du dopage. Les sportifs, pris dans une sorte de course aux armements sans fin, avec des gains potentiellement très importants - Lance Armstrong, au sommet de sa carrière, gagnait 23 millions d’euros par an, pour un « budget dopage » estimé à 100000 euros annuels. Les fédérations, assises sur une rente de monopole: la vente des droits commerciaux représente un gigantesque gisement financier. Les sponsors, dans l’attente d’un retour sur leurs investissements. Les Etats, enfin, qui voient souvent le sport comme un élément de leur soft power en Russie, par exemple, c’est toujours une stratégie d’Etat…   Que représente le marché mondial du dopage?   J’ai tenté de l’évaluer en croisant les budgets consacrés au dopage dans les équipes où des scandales ont éclaté avec les données sur le chiffre d’affaires des principales substances dopantes (stéroïdes anabolisants, testostérone, EPO…). J’estime qu’il atteint environ 30 milliards d’euros par an. Le principal pays producteur est la Russie, où l’on trouve de nombreux scientifiques et laboratoires de grande qualité, issus de la vieille industrie chimique de l’ex-URSS. Tout de suite derrière arrivent la Chine et l’Inde.   Le seul rôle de la lutte antidopage est de maintenir l’illusion d’un sport propre. Mais je crois que les spectateurs ne sont pas dupes. Il y a une sorte d’acceptation générale: le spectacle est grandiose, et tout le monde admet qu’il n’y a pas d’éthique. Le Tour de France en est le meilleur exemple: malgré les scandales, l’épreuve reste populaire.   Aujourd’hui, la lutte antidopage est cogérée par les fédérations et les agences de contrôle. Un peu comme si un criminel était jugé par sa famille! Notez d’ailleurs que les grosses affaires sortent toujours par un biais extérieur au mouvement sportif: contrôles douaniers, enquêtes journalistiques, dénonciations. Créons des agences de contrôle indépendantes des fédérations et des Etats, et donnons-leur beaucoup plus de moyens. Pas pour multiplier les contrôles – comme aujourd’hui, où l’on dépense des fortunes pour chercher des produits que les sportifs n’utilisent plus -, mais pour faire de la recherche et trouver quelles sont les substances réellement utilisées. Pour l’instant, elles ont toujours cinq à dix ans de retard sur les sportifs…

 

Rio : Encore les Jeux olympiques du dopage ?

Rio : Encore les Jeux olympiques du dopage ?

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Le dopage dans le sport de haut niveau n’est pas une découverte mais malheureusement une pratique récurrente dans nombre de disciplines. De ce point de vu, e on peut s’interroger sur le manque de courage du comité olympique qui a refusé de suspendre la Russie dont le dopage d’État a été démontré par l’agence mondiale  anti dopages. Certains objecteront que les contrôles n’ont jamais été aussi nombreux cependant la sophistication des moyens de dopage évoluent encore plus vite que les contrôles. Du coup de nombreux épreuves sportives sont clairement faussés même si effectivement elles ne peuvent expliquer les piètres résultats de la France ; résultat sans doute aussi  à imputer à une politique sportive insuffisante. En tout cas à l’occasion des jeux de Rio Camille Lacour le nageur a mit les pieds dans le plat.  Ecœuré, il a, avant de tourner le dos, jeté un gros pavé dans la piscine en assurant sur RMC : « Sun Yang (le Chinois, titré sur le 200 m nage libre, médaillé d’argent sur 400 m nage libre ; double champion olympique à Londres sur 400 m et 1500 m nage libre, puis contrôlé positif en 2014), il pisse violet… Je suis très triste de voir mon sport évoluer de cette façon. J’ai l’impression de voir l’athlétisme avec deux-trois dopés dans chaque finale. J’espère que la FINA va vite réagir et arrêter ce massacre, parce que ça devient triste. Ils n’ont rien à faire dans un sport. Ils ont qu’à faire une «Fédé» de chargés et s’amuser entre eux. Ça me dégoûte de voir des gens qui ont triché sur les podiums… » Et d’ajouter : «Ça me déplaît d’être battu par un Chinois (Xu Jiayu). Il y a pas mal de sentiments. En même temps, je vois le podium du 200m libre, ça me donne envie de vomir. Je préfère retenir cette foule qui a crié quand on est rentré, ce bassin olympique qui est génial. Et oublier un peu ce sport business qui est un peu à gerber.». Pour se défausser de ses responsabilités en matière de dopage  le patron du comité international olympique Thomas Bach a appelé à une « révision totale du système de lutte antidopage ». Une manière de repousser à plus tard la mise à l’écart de la Russie suite au rapport de l’agence mondiale antidopage évoquant un dopage d’Etat.  Pour n’avoir pas à trancher sur cette question le sulfureux comité international olympique avait déjà renvoyé la responsabilité d’exclusion sur les fédérations internationales. Pour justifier encore davantage son laxisme le comité international olympique évoque la nécessité d’un système de lutte antidopage plus transparent, un euphémisme ! «  Les événements récents montrent que nous avons besoin d’une révision totale du système de lutte antidopage, a déclaré M. Bach, à l’ouverture de la 129e session du CIO qui réunit la centaine de membres de l’instance. Cela implique des responsabilités clairement établies, plus de transparence, plus d’indépendance et une meilleur harmonisation au niveau mondial», a ajouté le patron du mouvement olympique. Un mouvement olympique qui porte des responsabilités pour avoir fermé pendant longtemps les yeux sur les pratiques du dopage et par ailleurs impliqué dans les manœuvres délictueuses pour attribuer les jeux.

(Avec AFP)

Dopage Russie : dopage Russie : le CIO se dégonfle

Dopage Russie : dopage Russie : le CIO se dégonfle

 

En dépit du rapport accablant de l’agence mondiale antidopage, le CIO s’est lavé les mains et à renvoyé la responsabilité aux fédérations internationales pour éventuellement exclure la Russie des JO. Pas étonnant de la part de ce sulfureux comité international olympique composé de membres cooptés liés par ailleurs aux Etats et aux multinationales. Faudrait-il aussi ajouter des choix très politiques des villes organisatrices sans parler de problèmes de corruption. De leur côté les fédérations internationales ne sont pas blanches tant vis-à-vis du dopage que des affaires financières, voir par exemple ce qui s’est passé dernièrement à la FIFA pour le foot. Le Comité international olympique (CIO) a décidé dimanche de ne pas suspendre la délégation russe des Jeux olympiques de Rio, qui s’ouvrent le 5 août, et de laisser aux fédérations sportives internationales le soin de trancher si les athlètes russes peuvent y participer. L’annonce du CIO fait suite à l’appel de l’Agence mondiale antidopage (AMA) à exclure la Russie des Jeux de Rio, après la publication d’un rapport indépendant qui a conclu à un dopage répandu des athlètes russes notamment aux Jeux d’hiver de Sotchi en 2014. Le CIO avait d’ores et déjà fait savoir que des procédures disciplinaires seraient engagées à l’encontre des responsables russes mentionnés dans le rapport McLaren, qui a été dévoilé lundi. Ce rapport, élaboré par le juriste canadien Richard McLaren, a fait état de cas de dopage répandus de sportifs russes et de dissimulations lors d’une série de Jeux olympiques d’été et d’hiver et en particulier lors des jeux d’hiver de Sotchi, organisés par la Russie. La commission exécutive du CIO s’est réunie dimanche par téléconférence et a décidé que la question de la participation des Russes incombait aux différentes fédérations internationales. La participation de tout athlète russe sera en outre soumise à de rigoureux tests antidopage, indique le CIO. Un sportif russe ne pourra participer que si la fédération internationale dont il dépend lui a donné le feu vert.

 

(Avec Reuters)

La Russie exclue des jeux olympiques pour dopage

La Russie exclue des jeux olympiques pour dopage

 

Il est évident que nombre de disciplines sportives sont gangrenées par le dopage et cela en raison notamment des sommes folles qui sont en jeu. Si on ajoute à cela les préoccupations nationalistes on aura compris que nombre d’épreuves sont faussées. Cependant les ex pays de l’Est et la Russie en particulier avaient en quelque sorte institutionnalisé le dopage. L’affaire ne date pas d’hier mais le comité international olympique s’est enfin réveillé et menace même d’exclure tous les sportifs russes des JO de Rio. A moins de trois semaines des Jeux de Rio, le Comité international olympique (CIO) a donc promis lundi « les sanctions les plus dures » après la publication d’un rapport selon lequel Moscou a dissimulé les tests antidopage de sportifs russes dans de multiples disciplines avant les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi en 2014. Le CIO n’a pas précisé quelle réponse il apporterait aux multiples appels à bannir la totalité des sportifs russes des JO en étendant les mesures qui frappent déjà les équipes d’athlétisme et d’haltérophilie. Mais son président, Thomas Bach, a déclaré que l’enquête indépendante menée par l’Agence mondiale antidopage (AMA) avait révélé « une atteinte choquante et sans précédent à l’intégrité du sport et des Jeux olympiques ». « Le CIO n’hésitera pas à prendre les sanctions les plus dures contre tout individu ou organisation impliqués », a-t-il déclaré dans un communiqué, précisant que la direction du CIO adopterait ses premières décisions mardi. L’AMA a quant à elle explicitement appelé le CIO à envisager de bannir tous les sportifs russes des JO de Rio. L’enquête de l’AMA, dévoilée lors d’une conférence de presse à Toronto, affirme qu’un laboratoire de Moscou a couvert le dopage des athlètes russes, en échangeant les échantillons d’urine des athlètes dopés contre des échantillons sains.  L’avocat canadien qui a dirigé le rapport, Richard McLaren, assure que le ministre russe des Sports a supervisé cette manipulation. Selon lui, le personnel du laboratoire était obligé de participer à ce système de dopage d’Etat. L’enquête de la commission fait suite aux accusations de l’ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou, Grigori Rodchenkov, qui avait révélé il y a deux mois au New York Times que des dizaines d’athlètes russes, dont quinze médaillés, avaient utilisé des produits dopants et faussé les résultats de leurs contrôles, avec le soutien des autorités sportives.(Avec Reuters)

JO : la Russie exclue pour dopage

JO : la Russie exclue pour dopage

Cette fois le verdict est sans appel la fédération internationale d’athlétisme exclut la Russie toute compétition internationale y compris des JO. En cause le faite d’avoir organisé un véritable dopage d’État avec en plus des tentatives de corruption. Comme d’habitude Poutine a nié l’évidence récusant toute les accusations de la fédération internationale. Pour adoucir la peine, la fédération internationale autorise toutefois les athlètes russes non  impliqués  dans le dopage à une participation à titre individuel. Mais on voit mal des athlètes russes participer à ces jeux car il risquerait sans doute d’être lourdement condamnés par l’Etat russe. La Russie, via ses instances sportives et antidopage, a organisé et couvert le dopage dans « son » athlétisme, en rackettant ses propres athlètes et en allant jusqu’à corrompre l’ancien président de l’IAAF, Lamine Diack (1999-2015), mis en examen pour blanchiment aggravé et corruption. Elle continue sans doute un peu à le faire selon l’IAAF, malgré « des progrès et des efforts »: c’est pourquoi le Conseil a voté vendredi à Vienne la prolongation de la suspension de la Fédération russe d’athlétisme (ARAF), prononcée en novembre.  »La décision a été prise à l’unanimité », a souligné le Britannique Sebastian Coe, président de l’IAAF, comme pour enfoncer le clou. Mais une autre décision a été prise vendredi : autoriser les athlètes russes non contrôlés positif qui prouveront « qu’ils n’ont pas fait partie du système de dopage » à participer à Rio, sous une bannière et des modalités qu’il reviendra au Comité international olympique (CIO) de préciser. Le CIO a justement prévu de se réunir mardi prochain, le 21 juin à Lausanne (Suisse) pour un sommet olympique qui doit traiter des questions d’éligibilité.  Concrètement, « il sera possible à des athlètes qui ne sont pas impliqués dans le système russe mais qui font partie d’un programme extérieur à la Russie et efficace contre le dopage de faire une demande spéciale.  »Ce n’est pas ouvert à tout le monde, simplement aux athlètes qui ont vécu en dehors du système russe suffisamment d’années », souligne Jean Gracia, secrétaire général de l’IAAF. Ces athlètes devront « postuler auprès de l’IAAF et le ‘Doping Revue Board’ étudiera chacune des candidatures. C’est l’exception », souligne-t-il. Selon certains échos, cela pourrait même ne concerner que trois à quatre athlètes russes… Rune Andersen, président de la Commission (Task Force) de l’IAAF qui supervise les efforts de la Russie dans l’antidopage, a toutefois précisé que ces demandes ne pourront pas être nombreuses.  »L’ouverture de porte est très étroite, il n’y a pas beaucoup d’athlètes qui pourront faire appel de cette possibilité », a déclaré Rune Andersen, président de la Commission (Task Force) de l’IAAF.

 

Athlétisme international : trop de dopage

Athlétisme international : trop de dopage

L’argent bien entendu continue de polluer le sport et en particulier l’athlétisme de haut niveau. Un peu acculé du fait de sa politique laxiste, le président de la fédération internationale a été contraint de durcir ses positions en particulier à l’égard de plusieurs pays très tolérants dans ce domaine. L’IAAF, la Fédération internationale d’athlétisme a donc dévoilé ce vendredi la liste des mauvais élèves en matière de dopage. Selon son président, Sébastian Coe, « il y a cinq pays en situation très critique« . Et il y a parmi eux des grandes nations de l’athlétisme, comme l’Ethiopie et le Kenya. Viennent s’y ajouter le Maroc, l’Ukraine et la Biélorussie.  Ces pays sont affectés à « différents degrés« , nuance Sebastian Coe. Le Maroc et l’Ethiopie doivent revoir « de toute urgence » leur politique antidopage. Il faut plus de tests, pendant et hors des compétitions. Quant au Kenya, l’Ukraine et la Biélorussie, ils sont simplement sommés de « renforcer » leur programme. Cette annonce reste symbolique. La Fédération n’a pas pris de sanction immédiate, et parle plutôt d’un « rappel à l’ordre« .  La Russie, elle, a déjà dépassé ce stade. Elle a été provisoirement suspendue en novembre dernier suite à la publication d’un rapport de l’Agence mondiale antidopage. Une sanction qui a été maintenue ce vendredi par l’IAAF. Le responsable du dossier pointe de « considérables progrès », mais pas suffisants pour « remplir les critères permettant une réhabilitation ».  Le spectre d’une absence aux Jeux de Rio plane donc au-dessus des athlètes russes. Un nouveau point sur la situation doit être réalisé d’ici le début des compétitions, le 5 août prochain.

Dopage : la Russie suspendue des jeux olympiques ?

Dopage : la Russie suspendue des jeux olympiques ?

A  la suite du rapport de l’Agence mondiale antidopage qui met en cause directement la fédération russe, les athlètes de ce pays pourraient être suspendus de toutes compétitions internationales. L’agence dénonce aussi une corruption généralisée au sein de la Fédération internationale d’athlétisme mais aussi un chantage globalisé contre des athlètes dopés. L’organisation de l’IAAF est même comparée à la mafia. Pour Stéphane Caristan, ancien athlète, responsable de l’unité d’évaluation à l’Insep, ce constat n’a rien d’étonnant. « La Russie, aux Jeux olympiques et aux championnats du monde, termine toujours première ou deuxième nation en athlétisme. L’année dernière, on révèle des affaires avec la fédération russe et tout à coup aux championnats du monde, elle ne termine que neuvième avec seulement deux médailles d’or. » a estimé Stéphane Caristan sur France Info.  « Les Russes faisaient des performances extraordinaires et on ne savait pas comment. Maintenant on a une explication. C’est par la corruption qu’ils sont passés au travers des mailles. » La France n’est a priori pas concernée par les récentes révélations sur le dopage, mais elle n’est pas blanche pour autant. « L’année dernière on prend 23 médailles aux championnats d’Europe, et sur les deux victoires argent et bronze, il y a une athlète qui est dopée. On fait partie du lot, à un niveau moindre mais cela existe.« 

Dopage : la Russie suspendue des jeux olympiques ?

Dopage : la Russie suspendue des jeux olympiques ?

A  la suite du rapport de l’Agence mondiale antidopage qui met en cause directement la fédération russe, les athlètes de ce pays pourraient être suspendus de toutes compétitions internationales. L’agence dénonce aussi une corruption généralisée au sein de la Fédération internationale d’athlétisme mais aussi un chantage globalisé contre des athlètes dopés. L’organisation de l’IAAF est même comparée à la mafia. Pour Stéphane Caristan, ancien athlète, responsable de l’unité d’évaluation à l’Insep, ce constat n’a rien d’étonnant. « La Russie, aux Jeux olympiques et aux championnats du monde, termine toujours première ou deuxième nation en athlétisme. L’année dernière, on révèle des affaires avec la fédération russe et tout à coup aux championnats du monde, elle ne termine que neuvième avec seulement deux médailles d’or. » a estimé Stéphane Caristan sur France Info.  « Les Russes faisaient des performances extraordinaires et on ne savait pas comment. Maintenant on a une explication. C’est par la corruption qu’ils sont passés au travers des mailles. » La France n’est a priori pas concernée par les récentes révélations sur le dopage, mais elle n’est pas blanche pour autant. « L’année dernière on prend 23 médailles aux championnats d’Europe, et sur les deux victoires argent et bronze, il y a une athlète qui est dopée. On fait partie du lot, à un niveau moindre mais cela existe.« 

Dopage athlétisme : le bal des faux-culs

Dopage athlétisme : le bal des faux-culs

L’immense scandale relatif au dopage sportif en athlétisme semble surprendre. En fait la plupart des institutions été au courant mais ne souhaitaient pas révéler la situation pour ne pas porter atteinte à l’image de ce sport. Première responsabilité, celle de la fédération internationale d’athlétisme d’une part parce qu’elle a camouflé le résultat des tests pratiqués sur les athlètes, d’autre part parce qu’elle  est incapable de prendre des sanctions concernant des cas de dopage avérés. De ce point de vue, la fédération internationale est complice. Il conviendrait en effet de confier à un organisme réellement indépendant le soin d’effectuer à la fois des contrôles et de prononcer des sanctions. Par parenthèse on pourrait dire la même chose dans toutes les disciplines sportives. L’agence mondiale antidopage ne fait pas mieux. Il s’agit d’ailleurs d’un ersatz de structure administrative qui n’est guère plus indépendante que les fédérations sportives. Dans cette affaire c’est un peu le bal des faux-culs. Il est clair que le fric génère une course au dopage  et ce qui est en cause c’est surtout le support business. Le monde de l’athlétisme risque d’être pris dans une nouvelle affaire de dopage au vu des résultats de tests sanguins d’athlètes transmis à plusieurs médias, rapporte la BBC dimanche. Le Sunday Times et le groupe de radio-diffusion allemand ARD/WDR disent avoir eu accès aux résultats de 12.359 tests sanguins effectués sur plus de 5.000 athlètes sur une durée de onze ans. L’analyse des tests par des scientifiques montre que plus de 800 athlètes ont donné des échantillons sanguins qui étaient ou « anormaux » ou « suggéraient grandement » le dopage, rapporte la BBC qui dit avoir vu les documents. Des tests sanguins anormaux ne sont pas en eux-mêmes une preuve de dopage, mais la publication de ces données risque d’embarrasser la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) à moins d’un mois des championnats du monde d’athlétisme à Pékin. « Nous devons attendre la transcription de tout cela avant de faire des commentaires », a déclaré dimanche à la presse le secrétaire général de l’IAAF, Essar Gabriel. Le président de l’IAAF, Lamine Diack, qui doit quitter son poste ce mois-ci, a dit qu’il n’était pas au courant. « Si vous l’avez vu, vous pouvez me dire ce que ça dit », a-t-il déclaré, alors qu’il se trouvait à Kuala Lumpur pour une session du Comité international olympique (CIO). L’Agence mondiale antidopage (Ama) a quant à elle fait part de son inquiétude !!

 

Tour de France : dopage aux épinards

Tour de France : dopage aux épinards

 

Depuis des années on attend vainement la consécration d’un français au Tour de France. Espagnols, italiens, américains ou encore anglais trustent les victoires. Comme Popeye les étrangers se doperaient aux épinards tandis que  les français seraient condamnés au steak frites. Une enquête de l’union internationale cycliste serait en cours pour comparer les vertus respectives des menus gastronomiques. Ce pourraiat être aussi une  question d’assaisonnement mais les chefs cuisiniers des écuries cyclistes se refusent pour l’instant à fournir la liste des ingrédients qui font le succès de leur gastronomie. Une alchimie classée secret défense et comme pour Armstrong (et d’autres) il faudra attendre le déclassement dans dix ans pour savoir si Froome par exemple a bouffé du lion.  Auteur d’un véritable tour de force lors de la 10e étape du Tour de France, Christopher Froome a en effet signé une performance qui rappelle celle effectuée il y a deux ans sur les pentes du Mont-Ventoux. Ça tombe bien car celle-ci est revenue dans l’actualité grâce à une vidéo montrant sa montée du Mont Chauve, avec, en parallèle, ces fameuses données statistiques : vitesse, fréquence de pédalage, puissance et rythme cardiaque. Des données personnelles qui auraient été dérobées selon Dave Brailsford, le directeur sportif de la Sky. Antoine Voyer, ancien entraîneur de Festina spécialisé dans l’étude des performances dans le cyclisme, évoque, lui, une fuite interne dans l’équipe anglaise. Toujours-est-il que cette vidéo, mise en ligne ce lundi puis rapidement retirée, avant de réapparaitre le lendemain montre des chiffres édifiants. Alors que son rythme cardiaque n’a jamais dépassé les 165 pulsations par minute, sa vitesse passe ainsi de 19km/h à 30km/h lors de sa première accélération, la puissance développée s’établissant à 600 watts puis même brièvement à 1.000 watts sur la deuxième accélération fatale à Nairo Quintana… Des données si troublantes qu’As, le quotidien espagnol, s’est enflammé au point d’évoquer la présence d’un moteur dans le vélo du coureur de la Sky…

Dopage : Armstrong a encore menti

Dopage : Armstrong a encore menti

 

Silence ou tout cas discrétion en France à propos d’Armstrong notamment de la part de l’organisation du tour de France qui n’a jamais vu la moindre trace de dopage ( normal pour une orgnaisation qui marche et qui rapporte !).. Lui,  le président de l’Agence américaine antidopage (Usada), continue et  est certain que Lance Armstrong a menti lors de ses aveux à Oprah Winfrey. Il a laissé jusqu’au 6 février à l’ancien cycliste pour venir dire toute la vérité sous serment.  Tygart a confié à l’émission 60 minutes, qui sera diffusée dimanche sur CBS mais dont des passages ont été dévoilés vendredi, qu’Armstrong avait menti plusieurs fois lors de sa confession télévisée la semaine dernière. Il a en particulier nié s’être dopé lors de son retour à la compétition en 2009 et 2010, ce qui serait faux.  Pour l’homme qui a fait déboulonner le mythe, Lance Armstrong a ainsi éviter de s’exposer à des poursuites pénales: les faits remontant à 2009 ne sont en effet pas encore prescrits – et le mensonge est un délit aux Etats-Unis.  Or, « d’après ses tests sanguins de 2009, 2010, il y a une chance sur un million que (les variations de ses valeurs) soient dues à autre chose que le dopage », a certifié Tygart, qui a dans l’ensemble défendu les conclusions établies par l’Usada dans le rapport explosif qui a servi à priver Armstrong de presque tous ses titres, dont ses sept victoires au Tour de France (1999-2005).  Bradley Wiggins, vainqueur cet été de la Grand Boucle, avait récemment traité Armstrong de « salaud de menteur » (sic) pour son démenti sur cette période.  « Au contrôle antidopage au sommet du Mont Ventoux (dans le Tour 2009), ce n’était pas le même coureur que j’avais vu à l’arrivée de Verbier une semaine auparavant », juge le coureur britannique. Travis Tygart a indiqué à CBS qu’il avait fixé la date butoir du 6 février à l’ancien cycliste américain pour qu’il vienne s’expliquer sous serment devant les autorités antidopage en échange d’une possible réduction à huit ans de la suspension à vie qui l’empêche de prendre part à des compétitions sportives.  Lance Armstrong a confié que même s’il brûlait d’envie de recourir, en course à pied ou triathlon, il ne pensait pas obtenir une telle réduction, signe qu’il n’est peut-être pas prêt à tout dire aux instances antidopage.  Mais Armstrong participerait volontiers, s’il était invité, à un programme « vérité et réconciliation » dans lequel les coureurs pourraient laver leur linge sale en famille sans avoir peur des représailles de la justice sportive.  La Fédération internationale (UCI) s’est rangée vendredi à cette idée défendue par l’Agence mondiale antidopage (Ama) et l’Usada.  « C’est le meilleur moyen de comprendre la culture du dopage et de mettre les choses à plat afin de pouvoir aller de l’avant », a déclaré Pat McQuaid, président d’une organisation soupçonnée, notamment par Tygart, d’avoir été bienveillante avec l’Américain au temps de sa splendeur.  Le président de l’Usada a expliqué à CBS qu’Armstrong avait bien forcé ses coéquipiers à se doper, contrairement à ce qu’il a dit lors de ses aveux: « C’était le boss, il est clair qu’Armstrong était un des meneurs d’une conspiration qui a permis de tromper des millions de fans et ses concurrents en utilisant des dizaines de millions de dollars provenant du contribuable. »  Pour le président de l’Usada, le Texan n’était pas au même niveau de dopage que les autres coureurs mais à un « tout autre niveau ». « Il avait un accès à des informations privilégiées, comment les contrôles fonctionnaient, quels tests allaient être utilisés et à quel moment, un accès spécial au laboratoire. «   Tygart a par ailleurs maintenu qu’Armstrong avait voulu effectuer, par le biais d’une personne qui est « toujours un de ses plus proches collaborateurs », un don d’environ 250 000 dollars à l’Usada en 2004.

 

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Sarkozy a couvert le dopage d’Armstrong ?

Sarkozy a couvert le dopage d’Armstrong ?

Nicolas Sarkozy a-t-il participé à l’omerta autour des pratiques dopantes de Lance Armstrong ? Oui, selon Pierre Bordy, l’ancien président de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui pense que l’ancien président l’a poussé au départ. « Armstrong me l’a raconté lui-même. Il s’est vanté devant moi d’avoir réclamé ma tête au président », raconte l’homme dans Le Nouvel observateur paru jeudi. « J’ai demandé un démenti à l’Élysée, même privé, je n’ai eu aucune réponse. J’étais consterné », poursuit-il. L’ancien président de la République, grand fan de cyclisme et du champion américain, avait reçu ce dernier à déjeuner à l’Elysée en octobre 2009. « Même Astérix prenait de la potion magique », aurait balayé Nicolas Sarkozy à propos du dopage. Moins d’un an après cette rencontre, Pierre Bordy démissionnait de l’AFLD. Une nouvelle que Lance Armstrong, rappelle Le Lab, avait sobrement commentée sur Twitter

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