Archive pour le Tag 'Donald'

« Donald Trump bluffe »

« Donald Trump bluffe »

Bertrand Van Ruymbeke ,professeur de civilisation et d’histoire américaine à l’Université de Paris 8 dénonce dans l’Opinion  le bluff de Trump .

 

En 2018, il a publié Histoire des Etats-Unis de 1492 à nos jours aux éditions Tallandier (880 pages, 29,50 euros).

La présidentielle américaine pourrait-elle être décidée par la Cour suprême comme le menace Donald Trump ? Est-il frauduleux de continuer le dépouillement après la date du scrutin ?

Non ! Chaque Etat américain a ses règles électorales. Certains autorisent le vote à l’avance longtemps avant l’élection. D’autres permettent le vote par correspondance jusqu’au jour même du scrutin. Il y en a qui dépouillent les bulletins de vote avant la date de l’élection ou qui, comme la Pennsylvanie, le font à partir du jour du scrutin. Il est convenu dans la Constitution fédérale que chacun d’entre eux régit ses élections et édicte ses lois. Chaque Etat a sa Cour suprême. Se mêlent, par ailleurs, l’autonomie, la fierté et la liberté des Etats par rapport au gouvernement fédéral. Donc, tout cela se fait dans la plus stricte légalité. De la part de Donald Trump qui en veut au gouvernement de Pennsylvanie pour avoir décidé de prendre son temps pour compter les bulletins reçus, c’est du bluff. Il veut seulement annoncer sa victoire le plus tôt possible. Le vote par correspondance ne date pas d’hier aux Etats-Unis. Là aussi, chaque Etat peut décider de la manière dont il l’organise tout comme d’ailleurs le vote à l’avance. Cela peut varier aussi d’élections en élections. C’est ce qui rend le tout aussi complexe.

A part en 2000 où elle avait tranché le différend Bush-Gore sur le recomptage des voix en Floride, la Cour suprême s’est-elle déjà mêlée d’une élection présidentielle ?

Non, c’était la seule fois. Cela n’empêche pas les luttes entre avocats du parti républicain et du parti démocrate ainsi qu’entre le système judiciaire de l’Etat et le système judiciaire fédéral, comme cela s’est passé en 2000 où la Cour suprême de Floride s’était prononcée en faveur d’un recomptage avant que la Cour suprême des Etats-Unis n’annule cette décision. Cela pourrait se reproduire avec la Pennsylvanie, mais dès lors que cet Etat suit ses propres lois et qu’elles ne sont pas considérées comme inconstitutionnelles.

Comment jugez-vous le déroulement de ce scrutin ?

Ce qui me frappe, c’est l’engouement suscité par ces élections. D’habitude, la participation tourne autour de 50 % pour les présidentielles et de 35 % pour les élections de mi-mandat. Là, on atteint des records. Cela ne reflète pas forcément un amour du politique, mais c’est une prise de conscience qu’il faut voter, qu’il faut s’engager comme si le pays était à un croisement. L’autre remarque, c’est que finalement, l’échiquier électoral a peu changé depuis 2016. Il y a deux gros blocs, solides qui voient la société américaine différemment.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Il va falloir attendre deux à trois jours pour y voir plus clair et que tous les votes soient comptés, notamment ceux des militaires stationnés à l’étranger. Vont commencer aussi les batailles juridiques ainsi que, je le crains, quelques émeutes ici ou là. Il y en avait eu en 2016 dans l’ouest du pays notamment. Maintenant, si Donald Trump emporte la Pennsylvanie où il dispose de 600 000 voix d’avance et gagne les élections, c’est bouclé. Tout comme si Biden emporte l’Etat et perd les élections, cela peut s’arrêter. Mais s’il gagne la Pennsylvanie et les élections alors là, il va y avoir une vraie bataille juridique qui va durer des mois. On va connaître deux jours assez tendus. Il va falloir être patient.

Elections américaines : « danger, Donald Trump prêt à tout !»

Elections américaines : « danger, Donald Trump prêt à tout !»

William Kristol, dissident républicain , s’inquiète dans une interview à l’opinion des réactions potentiellement destructrices de Trump à l’occasion des élections présidentielles

 

Comment voyez-vous la campagne présidentielle avec son dernier rebondissement : la mort de Ruth Bader Ginsburg et la volonté de Donald Trump de nommer rapidement un juge remplaçant à la Cour suprême ?

Ce type d’événement politique est totalement imprévisible. Cela peut basculer en faveur de l’un ou l’autre parti. C’est vraiment un joker… Nous nous trouvons dans une situation où nous avons un président sortant incompétent, dont le taux d’approbation est à un plus bas quasi-historique, qui est à la traîne de 6 à 7 points dans les sondages derrière Joe Biden – ce qui est prévisible – et, parallèlement, la période est folle avec la pandémie de coronavirus, Donald Trump qui met déjà en cause le résultat des élections, le ministre de la Justice qui critique son ministère… C’est un curieux mélange pour une élection et je pense que le pire est encore à venir. Nous avons un président qui doute de la légitimité du scrutin et qui est prêt à tout. Les semaines à venir vont être difficiles.

Il bénéficie encore de l’appui d’une base solide représentant environ 40% de la population américaine…

Il semble qu’il y ait un créneau pour la démagogie, la contestation et le nationalisme. Cela se voit un peu partout dans le monde, ces dernières années. Il y a une réaction à la crise économique, à la globalisation, à l’immigration… Nous, Américains, pensions que nous étions différents des autres face à ce genre de phénomène. Mais ce n’est pas le cas.

Quels sont vos principaux reproches à l’égard de Donald Trump ?

Son refus de reconnaître l’Etat de droit et la Constitution, ainsi que la mise en danger des normes démocratiques. Nous avons un système solide qui peut résoudre nombre de problèmes, que cela soit des conflits sociaux ou des brutalités policières, notamment parce que les gouverneurs disposent de beaucoup de pouvoirs : nous ne sommes pas un pays centralisé, ce qui limite la corruption. Mais nous avons un président qui encourage la confrontation au lieu de calmer le jeu. C’est ce qui le distingue de ses prédécesseurs. Face aux extrêmes des deux bords, il y a une voie centrale de gouverner qu’il devrait encourager.

Même sa politique au Moyen-Orient, région que vous connaissez bien, ne trouve pas grâce à vos yeux?

Le rapprochement initié entre Israël et les émirats du Golfe est une bonne chose mais je ne pense pas que ce soit stratégiquement fondamental, comparé aux accords de Camp David de 1978, conclus avec l’Egypte. Ce sont des pays qui n’ont jamais fait la guerre à Israël. Quant à sa politique de sanctions contre l’Iran, j’y suis favorable mais sans l’appui des alliés européens, ce n’est pas efficace.

Vous considérez-vous comme un républicain ? Quelle est la différence entre votre organisation Defending democracy together et celle des opposants de Trump réunis dans The Lincoln project ?

Je vais voter pour Joe Biden mais je fais partie des républicains opposés à Trump. Il a fait tellement de mal à ce parti et aux idées conservatrices, en l’entraînant sur une voie populiste et autoritariste. Ce n’est pas sain. C’est une situation désastreuse. Nous avons des différends tactiques avec le Lincoln project mais nous sommes complémentaires. Ils sont plus agressifs à l’égard de Donald Trump avec leurs vidéos , afin de le faire réagir, de lui faire perdre son calme, ce qui est bien. Nous avons une approche différente. Nous visons plus particulièrement les électeurs républicains pour qu’ils parlent à ceux qui avaient voté pour Trump en 2016, afin de les convaincre de changer d’avis.

Ne craignez-vous pas que Joe Biden soit l’otage de l’aile gauche de son parti ?

Un peu mais c’est le dernier survivant ! C’est un centriste, un modéré. Il a évité les pièges posés par l’aile gauche de son parti comme cette idée de limiter le financement de la police. Je pense que sa politique étrangère sera des plus classiques même si je suis en désaccord avec elle sur certains points, mais je crois qu’il va restaurer l’image des Etats-Unis. Dans un pays aussi polarisé que le nôtre, il mène une bonne campagne.

Donald Trump: un « menteur et un tricheur  » d’après sa sœur

Donald Trump: un « menteur et un tricheur  » d’après sa sœur

Le président américain Donald Trump est un être «cruel», «menteur» et dépourvu de principes, selon sa soeur, dont des propos secrètement enregistrés sont rapportés samedi 22 août par le Washington Post.

Maryanne Trump Barry s’en est notamment prise à la politique migratoire mise en place par le président, qui a conduit à la séparation d’enfants et de leurs parents à la frontière et à leur envoi en centres de détention. «Tout ce qu’il veut c’est plaire à sa base» électorale, selon ces enregistrements, que s’est procurés le quotidien américain. «Il n’a aucun principe. Aucun». «Ses fichus tweets et ses mensonges, oh mon Dieu», a-t-elle ajouté.

Les enregistrements sont l’oeuvre de la nièce du président, Mary Trump, qui a par ailleurs récemment publié un livre dénonçant «la famille toxique» dont il est issu.

La fausseté et cette cruauté. Donald est cruel», déclare encore Maryanne Trump Barry à sa nièce dans l’enregistrement. Elle affirme en outre que le milliardaire a triché lors de concours universitaires, une allégation également présente dans le livre de Mary Trump. «Il est entré à l’université de Pennsylvanie parce qu’il a fait passer les examens à quelqu’un d’autre», dit-elle.

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États-Unis : Donald Trump pour un report des élections !

  • États-Unis : Donald Trump pour un report des élections !
    • Le vent tourne et devient très mauvais pour Donald Trump qui du coup qui évoque l’hypothèse d’un report des élections. L’environnement électoral de l’actuel président des États-Unis devient en de plus en plus délétère. En cause,  une situation sanitaire complètement incontrôlée dès le départs et qui ne cesse de se dégrader. Le second point du mécontentement de l’opinion concerne l’état de l’économie. Donald Trump pensait  compenser ses insuffisances en matière de politique de santé par un bilan économique présentable. Mais la  situation sanitaire est tellement dégradée qu’elle a largement détruit une partie de l’économie. Du coup, le chômage se développe ce que confirme la baisse des emplois. Le président américain évoque donc le risque de contamination pour éventuellement reporter la date des élections. Ce jeudi, pour la première fois, Donald Trump a posé la question d’un report de l’élection présidentielle du 3 novembre au détour d’un tweet. « Reporter l’élection jusqu’à ce que les gens puissent voter normalement, en ­sécurité et sans risque ??? », s’est-il interrogé, après avoir critiqué vigoureusement le mode de scrutin par correspondance – ses adversaires veulent le privilégier en temps de Covid, mais lui le voit comme une porte ouverte à toutes les fraudes.

« Donald Trump : l’incarnation de la “blanchitude»

« Donald Trump : l’incarnation de la “blanchitude»

Trump cherche à forcer les électeurs à se positionner, à choisir pour ou contre lui, estime le journaliste et essayiste Guillaume Debré, dans une tribune au « Monde ». Une stratégie qui vise à réussir un nouvel « hold-up électoral » en novembre.

Tribune. Le contraste est saisissant. Vendredi dernier [29 mai], en réaction aux émeutes raciales dans le Minnesota, Donald Trump a menacé les manifestants, à majorité noire, dans un Tweet glaçant : « Quand le pillage commence, la fusillade démarre. » Quelques semaines plus tôt dans le même Etat, plusieurs groupes de militants armés, blancs pour la plupart, défiaient les autorités locales en protestant contre le confinement. Trump avait alors affiché son soutien en tweetant : « Libérez le Minnesota. »

Ces deux Tweet symbolisent à eux seuls la manière insidieuse avec laquelle Trump tente d’hystériser le débat politique pour diviser les Etats-Unis. Comme s’il voulait garder le pays dans un état de stress politique constant, depuis qu’il occupe la Maison-Blanche, il n’a eu de cesse d’attiser les flammes de la discorde. Dès qu’une controverse émerge, plutôt que d’apaiser, Trump cherche à polariser.

« Fils de pute »

En 2017, plusieurs joueurs afro-américains de football américain décident de protester contre les violences policières faites aux Noirs en s’agenouillant avant chaque match de la ligue. Le débat enflamme les Etats-Unis. Trump s’en empare en traitant ces joueurs professionnels de « fils de pute », qui devraient être « virés ».

En essentialisant son discours, en glissant constamment hors du champ du politique pour jouer sur les peurs et les rancœurs de ses électeurs et en injectant une forte dose d’anxiété dans sa narration, Trump a choisi d’activer des mécanismes identitaires pour consolider sa mobilisation électorale. Aucun président n’avait osé le faire avant lui.

La singularité politique de Trump est d’avoir voulu incarner depuis la Maison-Blanche une offre politique disruptive articulée autour d’un concept controversé : la « blanchitude ».

La « blanchitude » ne s’oppose pas à la négritude. La « blanchitude » s’oppose au multiculturalisme bien pensant, au politiquement correct, à la discrimination positive, au progressisme inclusif. La « blanchitude » rassemble un ensemble de symboles et de référents qui dépasse le champ du politique et active chez les électeurs un réflexe de protection identitaire. La sémantique et la sémiotique de Trump, comme son action politique et son positionnement électoral, ne prennent leur sens que dans le cadre de cette « blanchitude ».

Une rhétorique systématiquement « anti »

Trump est le premier président à avoir fait de l’homogénéité culturelle le socle de son offre électorale. Il est le premier président à ne s’être adressé qu’à ses électeurs en justifiant son comportement, son programme et son action par la nécessité d’incarner leurs exaspérations. Son « Make America Great Again » fait partie de cette méta-narration. Rendre à l’Amérique

Trump cherche à forcer les électeurs à se positionner, à choisir pour ou contre lui, estime le journaliste et essayiste Guillaume Debré, dans une tribune au « Monde ». Une stratégie qui vise à réussir un nouvel « hold-up électoral » en novembre.

Tribune. Le contraste est saisissant. Vendredi dernier [29 mai], en réaction aux émeutes raciales dans le Minnesota, Donald Trump a menacé les manifestants, à majorité noire, dans un Tweet glaçant : « Quand le pillage commence, la fusillade démarre. » Quelques semaines plus tôt dans le même Etat, plusieurs groupes de militants armés, blancs pour la plupart, défiaient les autorités locales en protestant contre le confinement. Trump avait alors affiché son soutien en tweetant : « Libérez le Minnesota. »

Ces deux Tweet symbolisent à eux seuls la manière insidieuse avec laquelle Trump tente d’hystériser le débat politique pour diviser les Etats-Unis. Comme s’il voulait garder le pays dans un état de stress politique constant, depuis qu’il occupe la Maison-Blanche, il n’a eu de cesse d’attiser les flammes de la discorde. Dès qu’une controverse émerge, plutôt que d’apaiser, Trump cherche à polariser.

« Fils de pute »

En 2017, plusieurs joueurs afro-américains de football américain décident de protester contre les violences policières faites aux Noirs en s’agenouillant avant chaque match de la ligue. Le débat enflamme les Etats-Unis. Trump s’en empare en traitant ces joueurs professionnels de « fils de pute », qui devraient être « virés ».

En essentialisant son discours, en glissant constamment hors du champ du politique pour jouer sur les peurs et les rancœurs de ses électeurs et en injectant une forte dose d’anxiété dans sa narration, Trump a choisi d’activer des mécanismes identitaires pour consolider sa mobilisation électorale. Aucun président n’avait osé le faire avant lui.

La singularité politique de Trump est d’avoir voulu incarner depuis la Maison-Blanche une offre politique disruptive articulée autour d’un concept controversé : la « blanchitude ».

La « blanchitude » ne s’oppose pas à la négritude. La « blanchitude » s’oppose au multiculturalisme bien pensant, au politiquement correct, à la discrimination positive, au progressisme inclusif. La « blanchitude » rassemble un ensemble de symboles et de référents qui dépasse le champ du politique et active chez les électeurs un réflexe de protection identitaire. La sémantique et la sémiotique de Trump, comme son action politique et son positionnement électoral, ne prennent leur sens que dans le cadre de cette « blanchitude ».

Une rhétorique systématiquement « anti »

Trump est le premier président à avoir fait de l’homogénéité culturelle le socle de son offre électorale. Il est le premier président à ne s’être adressé qu’à ses électeurs en justifiant son comportement, son programme et son action par la nécessité d’incarner leurs exaspérations. Son « Make America Great Again » fait partie de cette méta-narration. Rendre à l’Amérique

sa grandeur implique un retour dans le temps.

Marine Le Pen défend Donald Trump

Marine Le Pen défend  Donald Trump

On ne sait pas si Trump vait  vraiment besoin d’un avocat français mais le fait est que Marine le Pen   enfile sa robe pour défendre l’intéressé. Pourquoi ? On se demande pourquoi dans la mesure où 75 % des Français manifestent du mépris pour le bateleur de foire qu’est Trump. Toujours aussi approximative sur ces dossiers Marine Le Pen a déclaré « Avec (Trump) la Corée du Nord, ça n’a pas trop mal tourné » ! Marine le Pen  oublie sans doute que ces négociations entre Trump et le dictateur coréens sont aujourd’hui au point mort et que ce dernier s’est tourné vers la Chine. L’autre dictateur chinois doit d’ailleurs rendre très prochainement une visite officielle à la Corée du Nord.   »Oui bien sûr, on est inquiets de la montée des conflits dans le monde, de la montée des tonalités avec l’Iran », a affirmé la présidente du RN face à Ruth Elkrief, avant de vanter les mérites des techniques de négociations du président Trump à l’international. « Quand je vois les négociations qui ont eu lieu avec la Corée du Nord, je me suis d’abord dit ‘ouh la la ça va mal tourner », et puis pour finir ça n’a pas trop mal tourné », a défendu Marine Le Pen qui a déjà démontré combien l’état faiblarde sur les dossiers intérieurs mais qui démontrent laquelle est ignare en matière de politique étrangère.

 

Corée du Nord : Donald Trump se dit Trump prêt à discuter avec Kim Jong-Un

Corée du Nord : Donald Trump se dit Trump prêt à discuter avec Kim Jong-Un

Imprévisibles sont  ce qui caractérisent  les deux présidents fous. Hier prêt  en découdre avec l’arme nucléaire et aujourd’hui prêt à discuter d’abord de la participation de la Corée du nord aux JO qui se tiendront en Corée du Sud mais ensuite de l’aide alimentaire enfin des questions délicates concernant le nucléaire « Je crois toujours aux discussions », a déclaré le président américain depuis la résidence présidentielle de Camp David, interrogé sur la possibilité d’un échange téléphonique avec le leader nord-coréen. « Je le ferais bien sûr, je n’ai aucun problème avec ça« , a-t-il ajouté, tout en soulignant que cela ne pourrait se faire sans conditions préalables.  Donald Trump a salué les récents signes de détente dans la péninsule coréenne, marqués par la participation « vraisemblable » d’athlètes nord-coréens aux JO d’hiver en Corée du Sud, et a dit espérer que les discussions prévues entre les deux pays iraient « au-delà » du simple cadre sportif : « J’adorerais les voir aller au-delà des JO », a-t-il déclaré au sujet des discussions intercoréennes à venir. « Je veux vraiment que cela marche entre les deux pays, j’aimerais les voir participer aux Jeux olympiques et les choses pourraient peut-être continuer à partir de là », a-t-il expliqué.

Immigration : Donald Trump recule

Immigration : Donald Trump recule

Déjà englué dans des affaires de relations sulfureuses, c’est-à-dire financières, avec la Russie (qui ont contraint un de ses conseillers à démissionner), le nouveau président américain recule encore sur l’immigration. Comme il fallait s’y attendre, l’amateurisme de Trump se confirme. Il vient en effet de renoncer à son décret interdisant l’entrée des musulmans de sept pays. Il renonce aussi de solliciter la cour suprême craignant sans doute de perdre. Pour donner le change, il promet un nouveau décret qui n’aurait pas grand-chose à voir avec le précédent mais dont l’objet est surtout de sauver la face « Plutôt que de poursuivre ce litige en justice, le président a l’intention d’abroger son décret et de le remplacer par un nouveau décret, grandement révisé », ont écrit les avocats du gouvernement dans un mémorandum transmis à la cour. Le nouveau décret « éliminera ce que la cour a estimé, de façon erronée et  soulève des questions constitutionnelles », ont-ils ajouté. « En agissant ainsi, le président permettra une protection immédiate du pays, plutôt de poursuivre une action en justice potentiellement de longue en durée ». Ce mémorandum n’est qu’un souhait exprimé par le gouvernement et n’éteint pas automatiquement le litige juridique en cours. Le gouvernement demande d’ailleurs au minimum que la procédure soit mise entre parenthèses, en attendant le nouveau décret. Donald Trump a essuyé coup sur coup deux revers judiciaires sur son décret de fermeture partielle des frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans: le 3 février, un juge de Seattle en a bloqué l’application. Le 9 février, la cour d’appel de San Francisco a maintenu cette suspension. Malgré ces deux camouflets, le président américain s’était déclaré certain de remporter la manche décisive en donnant « rendez-vous au tribunal ». Sa mesure emblématique, qui a pris du plomb dans l’aile, fait toujours l’objet d’une double procédure.  Elle est attaquée par deux Etats devant ce même tribunal de Seattle, où doit s’organiser un débat sur le fond, tandis que la cour d’appel de San Francisco, cette fois en formation plénière, pourrait examiner à nouveau le dossier.

Donald Trump sera destitué

Donald Trump sera destitué


Robert Kuttner
Écrivain et économiste, fondateur du magazine « The American Prospect » prévoit la destitution de Trump.

 

Donald Trump tente de gouverner de manière impulsive, sur des coups de tête, par animosité personnelle, dans son propre intérêt et par décret… comme s’il était dictateur. Mais ça ne fonctionne pas, et il va déjà droit dans le mur au bout d’une semaine!

Les appels à sa destitution se multiplient parce que c’est le seul moyen de se débarrasser de lui, parce que beaucoup de Républicains sont en train de l’abandonner, parce que cet homme est psychologiquement incapable de s’assurer de la légalité des choses avant de les faire, et parce qu’il est de plus en plus évident qu’il n’est absolument pas qualifié pour diriger le pays. Les adultes qui l’entourent, même les plus serviles, passent le plus clair de leur temps à tenter de réfréner ses ardeurs, mais c’est tout simplement impossible. Le reste du temps, ils répondent aux coups de fil frénétiques des dirigeants républicains, du monde des affaires et des chefs d’Etat étrangers. Il a fait quoi??? Le pauvre Reince Priebus, chef de cabinet du président, évolue enfin dans les hautes sphères, mais il ne doit pas vraiment s’amuser. C’est une chose de vivre dans son monde quand on est candidat, et qu’on peut dire à peu près tout ce qui nous passe par la tête. En trompant suffisamment de personnes suffisamment de fois, on peut même parvenir à se faire élire. Mais quand on tente de gouverner ainsi, la réalité vous rappelle à l’ordre. Donald Trump a édicté des décrets impulsifs, qui n’ont pas été évalués par des juristes, des experts gouvernementaux ni des responsables politiques, et n’ont fait l’objet d’aucune réflexion stratégique sérieuse. Le voilà presque aussitôt contraint de faire marche arrière en raison des pressions politiques et juridiques… et à cause du monde réel.  Contrairement à ce qui se passe dans les différentes dictatures qu’affectionne le président, l’écheveau de mesures de contrôles politiques et juridiques mis en place pour défendre la constitution et empêcher l’avènement d’un régime tyrannique aux Etats-Unis tient bon, dans l’ensemble. Plus il est irresponsable, plus ces mesures se renforcent. C’est seulement parce qu’il a bêtement tenté de refouler certaines catégories de réfugiés (mais en laissant entrer ceux qui viennent de pays qui soutiennent le terrorisme, comme l’Arabie saoudite et l’Egypte, où il a investi à titre personnel) qu’il s’aperçoit aujourd’hui que les Etats-Unis ont des tribunaux. Des tribunaux, vous dis-je! Incroyable. Plus il se montrera imprévisible, moins les juges conservateurs accepteront de servir la soupe aux Républicains, comme ils l’ont fait si souvent par le passé. De la même manière, il serait imprudent de penser que la Cour suprême validera sans sourciller ses décisions les plus controversées. Depuis une semaine, les Républicains, connus et moins connus, s’empressent de se distancer des propos qu’il tient sur Vladimir Poutine, et tournent en ridicule ses soupçons infondés de fraude électorale massive. Ils ne savent plus où se mettre quand il s’agit de liquider le programme de couverture sociale universelle, l’Obamacare, sans nuire aux patients ni à leurs propres espoirs de réélection. C’est une mesure complexe, et Donald Trump ne fait pas vraiment dans la nuance. Tom McClintock, représentant de la Californie, a résumé les inquiétudes de nombre de ses confrères: « Il va falloir assumer les mesures que nous allons mettre en place » suite à l’abrogation de la loi. « Nos adversaires appelleront ça le Trumpcare, et les Républicains seront jugés sur pièce lors des prochaines élections, qui auront lieu dans moins de deux ans. » Le sénateur Lindsey Graham n’a, quant à lui, pas hésité à se moquer des habitudes du président sur les réseaux sociaux, en qualifiant dans un tweet la guerre commerciale avec le Mexique de « mucho sad ». Même le cabinet de Donald Trump a dû l’empêcher de poursuivre sa croisade insensée contre les Mexicains, notamment lorsqu’il oblige le président du Mexique à annuler sa visite officielle, avant de le rappeler 24 heures plus tard pour se rabibocher. Le président américain a aussi proposé de légaliser à nouveau la torture, mais les leaders républicains s’y sont opposés. John Thune, le sénateur républicain du Dakota du Sud, a ainsi déclaré mercredi 25 janvier que l’interdiction de recourir à la torture faisait jurisprudence, et que les Républicains au congrès s’opposeraient à tout retour en arrière. Un point de vue que partage le ministre de la Défense, pourtant nommé par Donald Trump. Après avoir claironné à qui voulait l’entendre que sa décision était prise, le président a docilement accepté de s’en remettre à ses conseillers militaires. Tout cela en une semaine seulement! Et, aujourd’hui, des tribunaux fédéraux commencent à restreindre ses prérogatives. Il y a deux semaines, au vu de ce que nous avions constaté pendant la période de transition, j’ai écrit un article proposant la constitution d’une commission et d’une campagne citoyennes de destitution du président. Depuis, l’association apolitique Free Speech for People a lancé une campagne similaire. Elle a déjà recueilli quelque 400.000 signatures. L’organisation bipartisane Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW) constitue de son côté un dossier car ses juristes ont introduit une action en justice suite aux multiples violations de la clause d’inéligibilité, dont le but est d’empêcher le président de tirer profit des actions d’un gouvernement étranger. Il existe déjà bien d’autres motifs de destitution, notamment liés au fait que Donald Trump place ses propres intérêts financiers devant ceux du pays, et son étrange alliance avec Vladimir Poutine, qui relève presque de la haute trahison. Moins connu que la clause d’inéligibilité, le Stop Trading on Congressional Knowledge (STOCK) Act de 2012, est l’équivalent du délit d’initié français. Il s’applique au président, comme à n’importe quel autre fonctionnaire. Bien entendu, la procédure de destitution est une mesure aussi politique que juridique, comme le souhaitaient les pères fondateurs des Etats-Unis. Or, une semaine après son investiture, ce n’est pas seulement Trump qui abandonne la constitution, mais ses alliés qui l’abandonnent, lui. En dépit de son comportement alarmant, les Républicains ont cru qu’ils pourraient se servir de lui pour parvenir à leurs fins. Mais entre sa déclaration d’amour à Poutine et son désir d’initier une guerre commerciale mondiale, Donald Trump n’a rien d’un Républicain. On ose à peine imaginer l’inquiétude et l’horreur que doivent exprimer en privé les cadres du parti. En 1984, le psychiatre Otto Kernberg a décrit le narcissisme malfaisant, un trouble psychologique qui, contrairement aux autres formes de narcissisme, est considéré comme une pathologie grave. Il se caractérise par une absence de conscience, une grandiloquence alliée à une immense soif de pouvoir, et une tendance au sadisme. Etant donné le danger qu’il représente pour la république et pour le parti républicain, la destitution de Donald Trump n’est qu’une question de temps. La question est de savoir quelles catastrophes l’Amérique devra surmonter d’ici là.

(Publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Bamiyan Shiff pour Fast for Word.)

Grande-Bretagne : une pétition dun million contre la venue officielle de Donald Trump

Grande-Bretagne : une pétition dun million contre  la venue officielle de Donald Trump

 

Un texte, déposé sur le site du Parlement, a déjà  été signé par plus d’un million de personnes lundi matin, ce qui implique qu’il devra être débattu par les députés. Il précise que Donald Trump peut être «autorisé à entrer au Royaume-Uni en sa capacité de chef du gouvernement américain, mais ne devrait pas être invité à une visite d’État officielle parce que cela mettrait dans l’embarras sa Majesté la reine».  Des manifestations sont prévues devant Downing Street et dans plusieurs villes de Grande-Bretagne lundi soir pour pousser Theresa May à condamner plus vivement les décisions de Donald Trump. Les critiques contre l’allégeance qu’elle a semblé montrer au président américain se multiplient, tant dans la société et dans l’opposition qu’au sein de son propre parti. Elle est accusée de privilégier la «relation spéciale» avec les États-Unis au détriment des droits de l’homme. Interrogée quatre fois sur le sujet, samedi, lors d’un déplacement à Ankara où elle rencontrait le président Recep Tayyip Erdogan, la première ministre s’était refusé à condamner les mesures contre les ressortissants de pays musulmans. «Les États-Unis sont responsables de la politique des États-Unis sur les réfugiés», avait-elle botté en touche, suscitant l’indignation. Face à la pression croissante, Downing Street a fini par ajouter dimanche: «Nous ne sommes pas d’accord avec ce type d’approche».

Présidentielles États-Unis : Donald Trump plonge

Présidentielles États-Unis : Donald Trump plonge

 

 

Depuis juillet,  les tendances se sont nettement inversées et Hillary Clinton est nettement passée devant Donald Trump. Il faut dire que ce dernier à accumulé  les bavures et les écarts de langage. Certains se sont même demandés si Donald 30 ne souffrait pas de troubles psychologiques. «Donald Trump est-il carrément fou?», s’interroge ainsi Eugene Robinson dans sa chronique du Washington Post. Il y énumère les derniers mensonges du candidat, si grossiers qu’ils ont été dévoilés en cinq minutes: celui d’une prétendue rencontre avec Vladimir Poutine qui n’a jamais eu lieu, celui d’une lettre soi-disant envoyée par la Ligue de football (NFL) pour décaler les débats, etc., dans le même journal, Robert Kagan, figure des néoconservateurs, proclame «Quelque chose ne tourne pas rond chez Donald Trump», c’est potentiellement plus embarrassant pour le candidat républicain. D’autant que l’auteur n’y va pas de main morte: «Le vrai problème, écrit-il, est que cet homme ne peut pas se contrôler. (…) Certaines de ses insultes sont politiquement incorrectes, d’autres sont juste puériles. Il se peut que le politiquement incorrect soit un effet secondaire de sa maladie.» S’il était élu, estime Kagan, «les déficiences de sa personnalité seraient le facteur dominant de sa présidence». Un sondage CBS publié lundi 1er août indique que l’ancienne première dame jouirait d’une confortable avance sur le milliardaire, avec entre 7 et 9 points d’avance. Un écart creusé grâce à un rebond de 4 point pour l’ancienne secrétaire d’État et une progression de seulement 2 points pour Donald Trump. Selon ce sondage, 46 % des sondés auraient l’intention de voter pour la première femme candidate du parti démocrate, contre 39 % qui sont acquis à la cause du magnat de l’immobilier.  Une enquête de CNN-ORC apporte des chiffres allant dans le même sens que la précédente enquête d’opinion. 52 % des votants sont dans le camp de l’ex-First Lady, contre 43 % pour Trump. Donald Trump est en proie à une polémique virulente en ce moment suite à une sortie sur un soldat américain de confession musulmane tué pendant la guerre en Irak.




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